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 :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: 2nd étage

[CLOS]Out in the darkness, a fugitive running | Lilith

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MessageSujet: [CLOS]Out in the darkness, a fugitive running | Lilith Jeu 2 Fév 2017 - 15:47
Ce n'était pas la première fois que Samuel Kobalt avançait dans la palais impérial, afin d'aller y rencontrer Lilith de Choiseul. Il n'était pas homme à s'émouvoir facilement, pourtant, les fondations massives et les ornementations qui l'entouraient, n'avaient jamais cessé de l'impressionner. Après tout, il n'était point issu de ce monde-là, et cette splendeur ne faisait que lui rappeler le – long – chemin qu'il avait parcouru, pour arriver ici, en ce jour. La grandeur du palais ne faisait que redoubler les sentiments de respect et d'obéissance inspirés par la cour impériale. Voilà un limier qui ne risquait guère de se retourner contre ses maîtres.

Samuel Kobalt n'était pas aveugle pour autant, et l'heure était grave. Le meurtre d'Elrich Zullheimer ne pouvait rester impuni, pour des raisons évidentes, mais il avait des raisons de craindre que ce ne fût que la scène d'exposition d'une pièce plus ambitieuse, mais tout aussi tragique. Une certaine tension s'était installée, à Ambrosia. Il n'aurait su dire si cette impression n'était que le fruit de son imagination, ou si le vent avait effectivement tourné, mais un je ne sais quoi changeait, forcément.

Les gardes impériaux étaient quelque peu à cran, mais pas assez au goût de Kobalt, qui s'était senti obligé de rappeler à l'un d'entre eux que les mesures de sécurité étaient aujourd'hui plus cruciales que jamais ; et ce même lorsqu'il avait affaire au commandant général.

Il finit quoiqu'il en soit par se retrouver en présence de Lilith de Choiseul, laquelle il salua avec le respect qui lui était du. Kobalt se montrait certes plus humble à l'égard des grands, que des petites gens ; sans que cela fût forcément conscient. Il n'en demeurait pas moins réservé, voire sur la défensive. Après tout, il ne se sentait pas pleinement à sa place en ces lieux, sans compter que... N'importe qui était suspect, tant que le meurtrier courait toujours. Il n'entretenait pas ce genre de méfiance à l'égard de l'impératrice, mais il n'était nullement dans son intérêt et surtout ses intentions, de la décevoir.

Il plongea son regard brun dans celui, si troublant, de l'impératrice, sans se risquer trop longtemps dans ces eaux troubles. Il songea à l'enquête qui ne faisait que débuter, et pour laquelle il n'avait encore que trop peu d’éléments. La scène du crime avait été observée, mais rien de très probant n'en était sorti.

▬ Madame, dit-il simplement.

Il avait envie de solliciter davantage d'informations, ou de moyens, pour enquêter, mais une part de lui lui soufflait, et lui répétait, qu'il ne pouvait pas être aussi brut du décoffrage, auprès d'elle, que de n'importe qui. Il n'était pour autant pas le plus astucieux des orateurs, et se retrouvait souvent dans une impasse, lorsqu'il s'adressait à l'impératrice. Hélas, ce malaise persistait avec les années, sans pour autant lui donner l'air maladroit, ou timide. Il demeurait plutôt un homme de loi difficile à cerner, à moins que son humanité ne fût que trop étouffée par la plaque qu'il portait.
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Out in the darkness, a fugitive running | Lilith Ven 3 Fév 2017 - 14:01
Un cigare aux lèvres, je me détends. Autant qu’on peut se détendre quand votre mari vient d’être assassiné, que votre enfant vous a été arraché et que le monde vous regarde par la lorgnette de sa longue vue, en épiant le moindre de vos geste et de vos regards…

Elrich n’est pas mort depuis plus de 24h, que les courtisans s’affolent, que le monde se tient à cause de la politesse des bienséances, mais qu’il n’attends que le moment propice pour s’affoler. Moi je pense à mon deuil eux tout simplement au pion qu’ils pourraient glisser sur l’échiquier. Donc oui, j’ai besoin de me détendre, dans moins d’une heure je devrais plonger dans le bassin des opportunistes. Si Mélusine vient de passer ce matin, qu’Hélène viendra plus tard et que Ross finira ma journée, pour l’heure, la fin de la matinée s’annonce comme l’heure de l’invention.

Baptiste à l’arrière, aussi figé qu’un automate et soucieux de me passer les outils tremblent un peu à l’idée d’une explosion. Je ne vois pas pourquoi. La machine que je teste sous mes mains est un moteur, j’ai dessiné les plans depuis quelques mois, il est plus performant, et plus petit, je l’envisage pour des petits engins à deux roues. Le but étant de parcourir de nouvelles distances sans être forcé de pédaler, ou simplement, de s’aider en côte.

-Majesté je doute que cela fusse une bonne idée d’affoler le palais s’il venait à entendre un bruit un peu vif, trop brusquement. –Se risque Baptiste.-
-Allons, cela vous amusera tout autant qu’ à moi de les voir courir dans tous les sens. Elrich sera bien le seul à ne… Je m’arrête, réalisant ce que je vais dire. Pas s’inquiéter, il me connait.

Le malaise s’installe et je me redresse de ma machine, redressant les épaisses lunettes de mon visage pour regarder Baptiste.

-Nous aurions bien rit avec le prince effectivement. –Lâche-t-il dans un sourire courtois. Nous échangeons un regard et je lui souris tristement.- Peut-être que je pourrais rire avec son frère à la place.
-Je ne suis pas certaine qu’il trouve cela fort drôle.
-Certes Majesté, une certaine différence avec Sire Elrich.
-Une énorme oui…

Pensive un instant, je chasse mes pensées et soupire. Reposant l’outil et retirant les lunettes je me demande à quel point Everard est différent. Ils se ressemblent trop, la seule différence doit être sur leur poitrail, puisqu’ils ne viennent pas des mêmes monastères.

-A quoi penser vous Majesté ?
-Au poitrail de Everard…
-Plait-il votre grâce ?
-Non, je me disais juste qu’ils étaient si semblable…seul le symbole de leur monastère sur leur poitrail peut les différencier. Pouvait…à l’heure actuelle…l’un est mort…l’autre… Silencieuse encore, le silence gênant revient.
-Je suis navré votre majesté, je ne sais quels mots pourraient vous consoler, mais je sais que sa grâce préfère que je n’en use pas.
-Et je vous en remercie Baptiste.
-Je vous en prie votre Majesté.Puis-je me permettre de vous rappeler qu’il est l’heure de votre rendez-vous avec le Commandant Kobalt ?
-Vous pouvez…aérer je vous prie.

Ce qui signifie qu’il était temps que je délaisse mes occupations. Défaisant le tablier de cuir protégeant ma tenue, Baptiste ouvre une des larges fenêtre, alors que je m’éloigne de la large pièce attenante à mon bureau et composant mon atelier.

Attrapant au passage le boitier de cigarillo, je m’en allume un, une odeur charbonneuse trotte dans la pièce, signe que j’ai travaillé et je me dirige à mon burau pour passer derrière et ouvrir. Baptiste tente d’être plus rapide sans résultat et il s’empresse plutôt d’aller ouvrir à Samuel Kobalt.

-Commandant. A l’heure, comme d’habitude. Parfait. éloignant le cigarillo de mes lèvres, je le pose dans le cendrier. Bien, commençons. La sécurité des obsèques…les interrogatoires des domestiques…votre avis sur comment on a pu empoisonner mon époux…je vous prie, de choisir en premier, nous aborderons de toutes manières tous les sujets.

Il a bien dû faire débuter l’enquête, entre autre chose, alors qu’il m’indique tout ce que je puis ignorer.


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MessageSujet: Re: [CLOS]Out in the darkness, a fugitive running | Lilith Dim 19 Fév 2017 - 11:42
Ceci était triste à penser, mais le commandant n'était pas certain que beaucoup déplorassent la mort de Zullheimer, malgré la tempête ambrosienne que cela avait entraîné. L'empire ne lui semblait pas être en deuil, mais en ébullition. Les rues n'étaient certes pas plus calmes – non pas qu'il l'avait espéré -, mais il lui semblait que certains groupuscules minables profitaient de cette faille pour mener leurs affaires à bien. Lilith elle-même semblait débordée. Il ne remettait pas une seconde sa tristesse, ou son caractère irréprochable, en doute, mais il ne doutait pas que les courtisans, soit disant venus présenter leurs condoléances, étaient légion.  La charogne n'était pas encore froide, que les vautours se serraient autour d'elle. Malheureusement, il n'y avait rien de bien surprenant à cette démarche du monde.

Dans la mesure où il avait pris rendez-vous, et qu'ils avaient des... sujets urgents à traiter, Samuel n'eut pas à attendre longtemps, avant qu'on lui ouvrît la porte. Il salua Baptiste d'un signe de la tête, avant de pénétrer les lieux, avec le sérieux qu'on lui connaissait. Il ne balaya guère le décor du regard, pour la simple raison qu'il était déjà venu, et qu'il n'était point du genre à se montrer indiscret. En revanche, certains détails lui échappaient difficilement, comme le fin limier qu'il avait pris l'habitude d'être. L'odeur qui imprégnait l'atmosphère le laissa supposer que Lilith n'avait au moins pas perdu le goût pour ses travaux. De telles activités pouvaient surprendre, venant d'une femme si haut placée, mais il jugeait cela louable de sa part.

« Commandant. A l’heure, comme d’habitude. Parfait. Bien, commençons. La sécurité des obsèques…les interrogatoires des domestiques…votre avis sur comment on a pu empoisonner mon époux…je vous prie, de choisir en premier, nous aborderons de toutes manières tous les sujets. » dit-elle, un cigarillo à la main.

Il posa un regard neutre sur celui-ci, étant fumeur occasionnel lui-même. Le commandant n'avait certes que très peu de vices – voire de moyens de distraction – mais fumer en faisait partie. Naturellement, il ne se serait pas permis, dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, surtout face à Lilith. Celle-ci allait droit au but, sans perdre de temps avec quelques échanges de banalité ou de politesse. Il lui en était reconnaissant.

▬ Votre grâce... J'ai mobilisé le maximum des effectifs possibles, pour assurer la sécurité des obsèques, et couvrir l'ensemble de la zone. L'hypothèse selon laquelle ce meurtre n'est pas une fin, mais un moyen, n'est pas encore exclue, déclara-t-il, en restant droit, face à elle. De plus, faute d'incident lors de la cérémonie, mes hommes pourront surveiller l'assemblée et me rapporter tout comportement, ou commentaire suspect. Naturellement, certains continueront à exercer leurs activités normales, précisa-t-il, peu désireux de délaisser le reste des secteurs de la ville.

▬ Je crains que les interrogatoires n'aient pour l'instant rien donner. Nous ignorons encore qui a pu empoisonner votre époux, et surtout, en donner l'ordre. A vrai dire, se risqua-t-il, j'ai besoin de plus de moyens, et de plus de réponses. Avez-vous remarqué quelque chose d'inhabituel, ces derniers temps ? Votre position implique nécessairement des ennemis, mais l'un d'entre eux avait-il une raison d'en venir à ce geste ? L'acte a été prémédité et méthodique, sans aucun doute, mais êtes-vous certaine que ce n'est pas, eh bien, votre grâce vous-même, que l'on cherchait à atteindre ? conclut-il, avec le même stoïcisme, mais le regard pénétrant.
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Out in the darkness, a fugitive running | Lilith Ven 24 Fév 2017 - 15:50
Travailler n’éloigne pas le chagrin, mais il occupe l’esprit. Recevoir des gens de mon empire n’éloigne pas le chagrin, mais occupe l’esprit.

Face aux charognards en train de guetter le mouvement d’une bête à l’agonie, je préfère me retrouver derrière mon bureau, pas encore assise, tenant dans mes mains plusieurs papiers qui forment un dossier quelconque. Je vérifie quelques missives, une tête au sommet d’une immense hiérarchie se doit de savoir ce qui agite son monde. On me narre l’activité dans la cité, les observations, toutes ces choses là.
Je ne suis pas de ses dirigeants badinant, je ne le serais jamais. Aucun de Choiseul ne l’a jamais été et c’est guère maintenant que cela va commencer. Déposant les documents sur le bureau, je récupère le cigarillo.

-Bien, je suppose que vous placerez des hommes en civils. Il est important que l’on ne voit pas trop de gendarme en uniforme autours de moi, une présence trop renforcée pourrait laisser penser à l’ennemi qu’il a terrifié l’Empire, et ça c’est hors de question.

Oh, que ce soit clair, cela n’arrivera pas et cela n’arrivera jamais. C’est pour cela aussi que je garde secret ma fausse couche, pour le moment il est d’évidence que les choses doivent être tenues d’une main de maître et ce sera le cas. On peut essayer d’affaiblir l’Empire, mais il n’y a nul doute que l’Empire ripostera, en temps, en heure et sans hémoglobine si possible ou alors pas innocente.

Recrachant la fumée, je soutiens le regard du commandant, pensive et sans crainte à la fois. Cet homme a un regard inquisiteur, qui pourrait terrifier aisément des coupables, mais ce n’est pas le cas. Je n’ai pas fait demander Richard pour cette affaire, car Richard, bien qu’excellent limier, est malheureusement indisponible. Et je ne veux pas lui parler de la perte de l’enfant, il se risquerait à un peu trop de comportement paternel et je n’en veux pas. Non que je le repousse,en vérité, mais je ne me sens pas apte à l’accepter donc à le supporter.

-Justement, ce que je vais vous dire va agrandir votre enquête. Oui, c’était bien mon époux qui était visé pour la mort dans la chapelle, il y passait le plus de temps. J’ai aussi été visé….on m’a fait boire, à mon insu, un breuvage nocif. L’expression de mon visage laisse apparaitre une douleur, que je combat dans un froncement de sourcil, de la peine, oui, j’en éprouve mais je tente de rester…digne. Qui m’a fait perdre l’enfant que je portais. Cette information doit rester absolument secrète. Elena Spina et Everard Zullheimer le savent. La première a déterminé la nature des plantes du breuvage, je vous conseille son intervention pour la nature du poison, et mon beau-frère était dans la confidence de l’heureux évènement.

Je sors de derrière mon bureau pour me déplacer dans la pièce,coinçant le tabac au coin de mes lèvres, je ne fais cela que pour me détourner de son regard et observer par la fenêtre la vision des jardins et plus loin, de la cité en contrebas, je n’ai pas envie qu’il détermine ma souffrance, je préfère la cacher.

-Le breuvage a été apporté par une servante des cuisines que je ne connais pas, une nouvelle, pour les ennemis, vous avez le choix !Un eskrois soutenant la rebelion ou l’inverse ? Un Raclusien fort peu satisfait de l’’affaire de Thémis ? Un courtisan voulant tout simplement la place ? Les seuls que je ne soupçonne pas, c’est les membres du Protectorat, ou plutôt son dirigeant. Il avait obtenu tout ce que nos négociations passées lui avaient promis. Je pense qu’on a voulu toucher aussi au Protectorat dans tout cela. Mais cela reste une supposition.

Je me retourne un peu, normalement, il ne devrait pas à avoir à se charger des affaires du palais, malheureusement cette affaire est un peu plus délicate et je pense que les gardes royaux seront plus efficaces avec les gendarmes en action, en tous cas je le crois,peut-être que Richard trouvera à y redire mais pour le moment, nous n’en sommes pas là.


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MessageSujet: Re: [CLOS]Out in the darkness, a fugitive running | Lilith Mer 8 Mar 2017 - 12:42
Naturellement, malgré son regard critique vis-à-vis de bien des aspects des mœurs de la cour, Samuel Kobalt appréciait le dévouement que Lilith apportait à sa tâche. Elle n'employait pas le deuil comme un prétexte pour se délester de la plupart de ses fonctions et c'était tout à son honneur, surtout aux yeux d'un homme fait comme le commandant.

▬ Ils seront en civil, acquiesça-t-il, suite à la suggestion judicieuse de son impératrice.

Il est vrai qu'il n'était pas dans leur intérêt de faire d'Ambrosia une ville semblant régie par la loi martiale. Ils n'avaient nul intérêt à passer pour des tyrans ou des couards. Les terroristes voulaient enclencher des climats de terreur : qu'à cela ne tienne, ils réagiraient plus intelligemment que cela.

Même si sa relation avec Lilith était strictement professionnelle, et qu'il ne recherchait rien de plus... complice, il appréciait sa présence, quand d'autres le dérangeaient. Elle n'était pas femme à détourner le regard, même lorsqu'il se montrait, consciemment ou non, inquisiteur, et cela était autant une preuve de bravoure que de la présence d'un caractère qui n'avait rien à se reprocher. Comment aurait-il pu douter que Lilith fût irréprochable ? Elle était son impératrice, et il ferait tout pour la servir.

Son regard se fronça lorsque Lilith lui confirma que son époux était la cible directe du poison, mais qu'elle aussi avait souffert de ce complot. Il ne dit rien, peu désireux de l'interrompre, alors que ce qu'elle s'apprêtait à dire semblait être éprouvant. Même s'il n'était guère démonstratif ou expressif, son visage s'aggrava lorsque son interlocutrice ajouta qu'elle était enceinte, et que le poison qu'on lui avait administré avait déclenché une fausse couche... Il mit sans doute un certain temps à assimiler l'information avant d'entrevoir, à tort ou à raison, l'ampleur du complot qui pouvait se tramer.

Tout en lui tournant le dos, l'impératrice reprit la parole, apportant quelques détails supplémentaires, tout en peaufinant leur liste de suspects, ou non.

▬ Madame... dit-il, enfin. Si votre époux et votre... enfant ont été pris pour cibles, il est possible que vous soyez la prochaine victime de ce complot, qui, selon toute vraisemblance, cherche à ébranler l'empire, ou vise peut-être même un coup d'état. La priorité est de renforcer votre sécurité, et ce même si cela a déjà été fait. Quant à vos serviteurs, ils seront interrogés, sans exception. Après tout, le coupable était sans doute au courant de cette grossesse pourtant secrète. Sauf tout le respect que je vous dois, vous avez tort d'accorder des secondes chances, plus que de raison... Comme avec ce Chesterfield. Croyez-vous que ces gens-là se montrent reconnaissants ? Non. Qui vous dit qu'il n'a pas cherché à se venger de sa disgrâce, même s'il n'a évidemment rien du cerveau de cette sinistre affaire ?
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MessageSujet: Re: [CLOS]Out in the darkness, a fugitive running | Lilith Mer 15 Mar 2017 - 11:15
Je me retourne vers Samuel, la femme est ébranlée, mais se tient fière et droite, le poids sur mes épaules est ce qu’il est, je ne peux le poser à côté de moi et le regarder comme si de rien n’était, comme s’il n’existait pas. La fidélité du commandant est une chose dont je n’ai jamais douté, sa réaction m’a décroché un faible sourire, une sorte de moue peinée. Penser à ce genre de chose en cet instant m’épuise. Tout était encore si agréable hier et voilà qu’aujourd’hui…je secoue la tête.

-Astan Chesterfield est un être affable, méprisable, mais je pense qu’on l’a rendu ainsi. La chance que je lui donne est de devenir meilleur qu’il ne le sera jamais.

Je ne crois pas avoir fait une erreur avec Chesterfield, je crois que la condamnation à mort est une facilité, vivre pour expier sa faute et y travailler, certes de force, par contre. Je ne comprends pas encore le malaimé, mais je suis certaine d’y arriver un jour. Paraitrais-je un brin naïve ? Il est dans la nature des de Choiseul d’être ainsi fait, mon oncle me dirait que non je pense.

-Je suis bien incapable de l’imaginer auteur d’une telle chose, mais vous marquez un point, participant peut-être, persuadé de pouvoir s’élever plus haut. Pour autant, il n’était pas au courant pour ma grossesse, Everard Zullheimer était au courant et mon confesseur. Pas plus…Chesterfield s’occupait de certaines affaires de blanchisserie ce soir-là, il ne m’a pas servi ce breuvage.

Je pousse un soupir, je ne veux pas non plus lever tout soupçon de cet homme, mais je ne peux le prendre pour cible ainsi juste parce qu’il est de ce genre de personne dont on se méfie toute sa vie. Il y a des êtres faits ainsi que l’on dénigre par tout temps et que l’on déteste tout simplement. Il est à croire qu’il est de ceux-là !

-Quoi qu’il en soit, personne n’a encore revendiqué l’acte, ce qui est étonnant. Pas de lettre de menace, pas de communication quelconque, ce que je ne comprends pas le moins du monde. Non c’est vrai, je ne comprends pas. Pourquoi ? Pourquoi ne pas avoir pris la possibilité de me tuer ? Cela aurait été simple, non ? Alors pourquoi seulement l’enfant ? Seulement mon époux ? C’est prendre le risque de se mettre le protectorat et l’empire à dos !


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MessageSujet: Re: [CLOS]Out in the darkness, a fugitive running | Lilith Mer 12 Avr 2017 - 17:18
Samuel écouta la réponse de Lilith, concernant Astan, avec un air indéchiffrable qui dissimulait l'indignation qu'il éprouvait à entendre de telles sornettes. Penser que ces criminels étaient « abîmés » par la société était plus que leur donner des circonstances atténuantes, mais revenait à justifier leurs actes. Pourquoi la société les punirait-elle, si elle était responsable de leurs écarts de conduite, après tout ? D'ailleurs, l'impératrice semblait avoir pour seule préoccupation d'offrir une nouvelle chance à Astan. Ceux dont il avait détruit la vie, en avaient-ils seulement une ? Les hommes ne changeaient pas, et l'impératrice l'apprendrait à ses dépends. Quelqu'un qui avait fait l'apologie de l'esclavage, et certainement d'autres vices, ne méritait nulle compassion, et nulle seconde chance.

Naturellement, il garda ces pensées pour lui. De toute façon, Samuel n'était pas ici pour discuter et débattre de sujets presque métaphysiques. Échanger son avis avec les autres, il n'en avait que faire. Non seulement cela ne le ferait pas changer de position, mais ceci lui ferait perdre du temps. Il préférait simplement garder à l'esprit les informations qui lui permettaient de faire avancer l'enquête. En l'occurrence, il ne faisait aucun doute que Lilith avait confiance en Astan. Soit, à raison. Soit celui-ci n'en avait que trop conscience et en profitait.

Heureusement, Lilith était raisonnable et ne se laissait pas aveugler par sa bienveillance. Elle n'exclut pas totalement la possibilité que Chesterfield pût être mêlé à cette affaire. Mais des faits jouaient en sa faveur, s'il n'était au courant de rien, et avait un alibi, au moment des faits. Il allait de soi que Kobalt comptait vérifier les propos de Lilith, mais pour le moment, il n'avait rien à ajouter.

▬ S'il vous est si dévoué, qu'il le montre. Chacun sait qu'il est toujours dans un coin à fureter et à faire le sournois. Peut-être serait-il susceptible d'entendre des éléments qui échapperaient à la police. Peut-être pourrait-il en apprendre davantage, dit-il, peu délicat à l'égard de ce serviteur, mais néanmoins prêt à l'utiliser.

« Quoi qu’il en soit, personne n’a encore revendiqué l’acte, ce qui est étonnant. Pas de lettre de menace, pas de communication quelconque, ce que je ne comprends pas le moins du monde. Pourquoi ? Pourquoi ne pas avoir pris la possibilité de me tuer ? Cela aurait été simple, non ? Alors pourquoi seulement l’enfant ? Seulement mon époux ? C’est prendre le risque de se mettre le protectorat et l’empire à dos ! » s'exclama-t-elle.

▬ Ce n'est peut-être pas un meurtre politique, ou de raison, répondit-il. Nous cherchons peut-être une logique où il n'y en a pas. Le crime est prémédité, sans aucun doute, mais peut-être est-il passionnel, expliqua-t-il, avec le ton monocorde habituel, qui contrastait tant avec un tel mot. Peut-être que quelqu'un vous hait suffisamment pour vouloir vous savoir seule et désespérée. Ou peut-être quelqu'un vous aime-t-il assez pour en venir à ces mêmes extrémités... Cela vous évoque quelqu'un, ou quelque chose ?
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Out in the darkness, a fugitive running | Lilith Ven 14 Avr 2017 - 15:48
Astan Chesterfield, vaste sujet que cette créature funeste. Lui faire confiance ? Non. Mais de là à le soupçonner de tout ? Pour moi, il aurait été trop évident de le faire, trop facile. Nul doute que cet énergumène risquait la mort à une nouvelle incartade, bien simple, contre mon avis de lui offrir l’opportunité de se racheter. Bref.

Lui offrant un véritable alibi et confiant qu’il ne savait rien, j’aurais tout de même une conversation personnelle avec le serviteur,un échange, quelque chose. Non que je le veuille vraiment, il me paraissait rôder comme une créature amoindri, courbé et aigre en quête de quelque chose, qui l’obsédait entièrement. En sommes, d’un être terrifiant que l’on n’aurait pas croisé les jours les plus sinistres.

-Oui, il est de sa nature d’être présent, dans l’attente d’entendre des choses, nul doute qu’il pourrait offrir quelques renseignements…

Pour autant,je ne comprends point encore pourquoi personne n’a revendiqué l’acte, laissant en haleine le monde ambrosien, sans offrir quelconque coupable pour satisfaire les choses. Prenant part à poser des questions, j’attends des réponses, ou une ouverture pour y réfléchir avec Kobalt. Ainsi, à ses propos, je redresse la tête et le regarde.

Jamais il n’y eut d’homme aussi calme que celui-là en parlant de passion, un crime passionnel. Je le fixe, passablement surprise et il ne me vient pas à l’esprit un quelconque être tant passionné qu’il en viendrait à de telles horreurs.

-Pour la haine, qui que ce soit, il le dissimule. Quand à l’amour, je n’ai pas le cœur vagabond, ni la désobligeance au désir. Pas d’amant, pas ces choses affables avant de me marier, je n’ai aimé qu’une personne et je doute bien qu’elle soit capable de telle chose. Comme il n’y a pas de secret à mon lien passé avec ma favorite, je ne pense guère que Mademoiselle de Valene soit ainsi capable de tuer, elle trouverait une mouche sans aile, qu’elle chercherait un moyen de lui en greffer. Nul prétendant n’a jamais montré d’ardeur à mon encontre, et je n’ai pas de souvenir de telles choses.

Je pousse un soupir, plus de lassitude que d’autres choses, passant une main sur mon visage. Hélène est à exclure entièrement.

-Mais je n’ai jamais su attarder mon humeur sur des amoureux potentiels j’étais promise à Elrich, à mon sens cela a de par toujours suffit à ne pas pousser des hommes à éprouver quoi que ce soit. Quant aux années durant mon mariage, je n’ai pas connaissance de tels faits. Non Monsieur Kobalt, votre idée est bonne et nous sommes dans l’incertitude entière. Elrich a a été empoisonné, ainsi que la personne qui a examiné le corps me la confié, on lui a fait ingérer un poison animal dont la morsure est responsable de la mort. Mademoiselle Spina, puisque c’est elle,pourra peut-être vous servir c’est elle qui a examiné Elrich…non ?

Il pourrait travailler ensemble éventuellement, je ne sais trop, il prendrait ainsi renseignement à la source de ce poison, mieux vaut cela, que je ne dise des bêtises. Je ne suis après tout pas experte en la matière et je reconnais bien volontiers mon ignorance !



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