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[Clos]Un diner presque parfait

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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Lun 6 Fév 2017 - 12:44
Je ne savais pas ce qu’elle pouvait bien ressentir au juste, personnellement une fois confessé, je me sentais plein d’une énergie nouvelle, et en même temps complètement vidé. Un paradoxe qui m’avait emporté vers un état souvent extatique par le passé. Mais tout le monde ne se sentait pas pareil après la confession, et en discuter était toujours particulièrement intéressant. Chacun pouvait ainsi se livrer sur la manière dont il voyait son lien avec les Dieux… et… et la nôtre relation avec nous-même… oui, au final, la connaissance de soi était aussi ce qu’offrait la confession. Le fait de savoir reconnaitre ses torts, de les prendre en compte, et de les appliquer, cela permettait de mieux se connaitre, d’avoir plus confiance en soi, de s’assumer complètement. Que du positif bien sûr ! Je restais donc silencieux, sans la regarder, attendant de voir si elle voulait échanger sur le sujet ou pas. Elle pouvait ne pas le faire, qui lui en voudrait, en soi, au final, la confession était quelque chose d’intime…

Je souris à sa réponse. Troublée ? N’avait-elle pas l’habitude de se confesser ? La confession « à l’Amethienne » n’était pas si différente que cela des façons de faire des autres cultes, si ? La pire était peut-être, je l’accordais, celle du culte de Taren, d’une sévérité sans pareil. Mais sinon, toutes les autres se valaient plus ou moins, pensais-je… ou alors je n’avais pas tous les éléments pour juger ?

Je restais silencieux alors qu’elle demandait si c’était bien moi ou le confesseur, je ne cherchais même pas à répondre, après tout, la confession était finie… et ce fut peut-être ce qui la décida en la matière… et les excuses qu’elle m’adressa m’allèrent droit au cœur. Aussi répondis-je sur un ton doux mais ferme qui trahissait une longue habitude des excuses post-confession.

« Il n’y a rien à pardonner. Il y a des choses que vous ignorez et que je peux vous révéler sur moi, et d’autre que j’ignorais quant aux circonstances de votre décision, une incompréhension mutuelle qui a posé problème… peut être devrions nous apprendre à nous faire confiance… tout simplement. Cela peut prendre du temps, mais il n’y a pas de raison de ne pas y arriver… et comme bon départ, je vais vous révéler une chose. »

Je me déplaçais vers l’entrée et récupérais le bâton posé au sol.

« Malgré notre pacifisme et malgré mon gout plu que modéré sur la violence, je peux tenir face à plusieurs personnes avec ça et ma foi… nous recevons quelques belles notions de combat rapproché… et si cela peut vous rassurer, je suis tout à fait d’accord pour apprendre à manier le pistolet ou la rapière. S’il n’y a que cela pour vous rassurer. De plus il m’arrivait, pendant les périodes les plus ascétiques de ma vie, de ne me nourrir pendant des semaines d’un simple bol de bouillon par jour… qui plus est… »

Je lui désignais le repas.

« Nous sommes tous morts altesse, car le repas aurait pu être empoisonné que personne ne l’aurait remarqué et que nous serions tous morts. A quoi bon lutter contre ce que l’on ne peut pas contrôler ? Un assassin peut être n’importe où et vivre dans la peur n’est pas sain du tout, vous ne pouvez pas vous le permettre… et moi non plus, :’un comme l’autre nous incarnons une sorte de repère, de phare dans l’obscurité pour nos peuples respectifs, n’est-ce pas ? »

Je lui souris et me taisais, ne disant rien. Il n’y avait rien à dire de toute façon, si ? ah si, je pouvais rajouter cela.

« Mais… qu’est-ce qui change tant entre une confession comme vous en aviez l’habitude et une confession à l’Amethienne ? »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Lun 6 Fév 2017 - 13:57
Un soupir échappé de mes lèvres, provoquant un sourire gêné, je baisse mon regard, passant l’index et le majeur, sur le centre de mon front, affichant que ma position est délicate, sans pour autant le dire. Que répondre à cette question ? Je n’en sais rien, mentir ? Ce serait indélicat après la confession, totalement une cause pour me confesser à nouveau.

-Vous ?

Lâchais-je en essayant de regarder ailleurs. Je ne sais pas s’il est de bonne idée de continuer et je sens déjà le malaise poindre. Pour moi-même, je soupire, levant les yeux au ciel, il ne vaut mieux pas continuer dans cette lignée, c’est une mauvaise idée, je le sens et je vais clore tout cela.

-Je discerne chacune de vos petites différences maintenant, et ça me trouble, je ne pensais pas les voir un jour.

Je suis une femme troublée et en deuil, mais je sais ce que je dis ou ce que je veux dire. Je n’aurais jamais cru discerner leur différence un jour , physique j’entends, et un peu gestuel, de ce simple fait, je n’aurais jamais penser être troubler par…ces différences, ce genre de chose.

-J’ai menti d’une petite excuse pour éviter de nous gêner mutuellement, mais je doute que vous preniez mes propos sincères d’une manière inadéquat.

Il pourrait s’offusquer et ça m’agacerait, je préfèrerais d’ailleurs. Me rapprochant de lui, je glisse ma main sur son bâton et sent la dureté du bois, du bout des doigts.

-Je suis très bonne à la rapière, c’est une arme qui me correspond.

Soufflais-je en le dévisageant.

-J’ai reçu une éducation d’Empereur, mon père était meilleur à la bastonnade, hélas, on m’a interdit cela, pour ne pas altérer mon visage, ce serait indélicat pour une femme. Mais si les hommes apprennent à manier l’épée, les Impératrices aussi. On a voulu un jour me faire apprendre l’usage des minuscules pistolets féminin, j’ai préféré du plus gros calibre. Je tire bien.

Je chasse après tout et j’ai une préférence pour courir mes proies sur un cheval et les tuer avec mon arme. Je retire mes doigts de son bout de bois.

-Je vous confie un secret ? Dis-je en approchant mon oreille. L’automate soupière détecte les poisons. Heureusement pour nous, ce pauvre de Voisin aurait la tête dans son assiette si on avait été visé. Mais oui, nous sommes des phares…et oui, je voudrais que vous m’appreniez, plus tard.

Le corps à corps n’était pas dans mes cordes, ce que j’avais souvent boudé par le passé plus jeune, on me disait qu’il ne fallait pas prendre le risque de déformer mon visage ou d’y laisser une cicatrice, l’entrainement à la rapière avait été faite a beaucoup de précaution, trop.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Lun 6 Fév 2017 - 22:52
La perturbais-je à ce point ? Voilà qui était important sans doute, savoir que je la perturbais… mais c’était étrange à entendre, car je ne m’y attendais clairement ps… je lui souris et restais silencieux alors qu’elle continuait… je comprends mieux pourquoi elle était troublée. Et pourquoi elle n’avait pas donné la vraie raison de son trouble, c’était gênant… je le comprenais et comme il siérait, je ne fis aucun commentaire en la matière, même si malgré moi.

« Oh… je n’ai jamais vu quelqu’un réussir… »

Même elle, elle ne m’avait pas distingué jusque-là… je me demandais bien quelles différences pouvaient nous différencier hors du caractère. La tenue sans doute. C’était aussi pour cela que nous n’avions pas été mis dans des monastères séparés… enfin bon, elle connaissait assez bien Elrich peut être pour avoir décelé les petits détails qui m’avaient à échapper, même à moi, et pourtant nous en avions passé du temps ensemble…

Quand nous partîmes sur le sujet des armes elle me parla au sujet de la rapière qu’elle maitrisait, comme si cela faisait partie de leur travail... à mon sens un empereur devrait davantage apprendre à manier le stylet, ou un objet similaire, que la rapière trop encombrante... et puis j’avais vu des armes comme celles des courtisans, une pierre précieuses au pommeau une garde d’ores et d’argent, et pas un seul pouce de bon acier. Non, définitivement, à mon sens la rapière… pas une arme royale…

« Ma foi je dois avouer que je suis curieux… même si j’ai toujours pensé qu’un bâton sur le crâne était une solution préférable à une lame entre les cotes… il est tellement plus facile de tuer avec une lame là où un bâton brise ou assomme. Je suis prêt à tester néanmoins si vous êtes d’accord pour m’apprendre… »

Je lui souris et tiqua quand elle s’approcha pour susurrer un secret à l’oreille. Mais il tiqua alors en l’entendant parler de cette histoire de lui apprendre le corps à corps… je réfléchissais à toute allure mais finalement éluder le sujet, car je ne pouvais sans doute pas lui apprendre…

« Je vois, ingénieux système… vous êtes mieux protégée que je ne m’y attendais ! Mais vous comprenez sans doute ce que je voulais dire quand je disais que l’on ne pouvait pas en permanence vivre dans la peur. Ça, c’est quelque chose que je peux vous apprendre… manier le bâton ou se battre au corps à corps, je ne peux vous apprendre cela, non que je ne le veuille pas, mais selon mes lois, c’est interdit… »

Nouveau sourire alors, bien que navré cette fois, alors que je me décidais à jouer une carte qui me plaisait moyen mais qui lui ferait sans doute un bon pas en leur faveur à tous les deux…

« Mais si cela reste secret, je pourrais vous apprendre quelques petites choses. Mais je vous préviens, cela peut être dangereux, et même douloureux, quand on y pense… alors je ne ferai pas cela sauf si vous êtes prête à avoir des bleus et des ecchymoses sans pouvoir les expliquer à qui que ce soit… être sûr que vous puissiez vivre. Voilà mon dernier cadeau à Elrich. »

Oui, un dernier cadeau.


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Lun 6 Fév 2017 - 23:54
Je le regarde, les pupilles posées sur son visage, il serait indélicat de le toucher, ou de faire le moindre geste, mais l’observer.

-Au coin de vos lèvres il y a quelque chose…je ne sais pas quoi…qu’il n’avait pas. Les lèvres d’Elrich étaient cruellement faites pour la prière, cela se discernait, comme une évidence, mais sur celle d’Everard, il y a quelque chose en plus. Et votre pupille…dans la sienne, il y avait une minuscule tâche, que je ne vois pas chez vous.

On peut me prendre pour une folle, à chercher ces bêtes infimes de différences, mais il y a bien quelque chose de plus différent encore chez Lui. Je ne veux pas le nommer, je ne veux ni le dire, ni le penser, quoi que si. Leur prestance, tellement différente, là où je me pouvais me bercer de celle de Elrich, celle d’Everard provoque une sensation plus prenante, d’opposition, d’affrontement. Mais nous sommes des dominants…

-J’ignore pourquoi je vois cela maintenant, je suis probablement fatiguée et je dis des bétises…

Pourtant mon esprit me montre obligatoirement que ce n’est pas Elrich et je ne veux pas que ce soit Elrich. Peut-être que j’affabule ou je suis trop fatiguée, je ne sais pas, j’ignore si j’ai vraiment dormi depuis sa mort et Hélène a raison je n’ai pas raqué, mais je ne le ferais pas, je suis l’Impératrice, je n’ai pas le droit.

Parler de rapière change le sujet, toujours aisé de parler d’arme et même si elle est ort peu impériale, noble, ou quoi il est de coutume que les de Choiseul n’ait jamais apprécié plus que cela de vraiment se plier aux règles.

-Personnellement j’ai toujours pensé qu’avec mon attirail d’inventrice surtout mes grosses clés, je ne craignais que peu de chose d’un assaillant, mon père n’était pas de cet avis. Il estime que si des hommes se battent pour nous, nous devons apprendre à nous battre pour eux. Ça causait de nombreux débats entre nous deux qui seraient bien long à vous expliquer. Mais je vous montrerais.

Débat stérile, j’entends. Mon père pensait que les dirigeants qui ne savaient pas se défendre étaient des boulets, je lui objectais qu’on devait être protégé, et il en pensait autrement, nous n’avions pas totalement tords l’un comme l’autre, j’avais au final appris à manier une arme…

-Oui j’ai compris et c’est bien la première fois de ma vie que j’ai éprouvé une peur idiote. Que voulez-vous perdre mon mari puis mon enfant…ça a du me secouer plus que je ne le veux. Et vous êtes le dernier homme de cette famille assez proche de moi. De ce fait tout est retombé sur vous.

La peur est pourtant encore là, et elle est sur lui. Je devrais m’en détacher, tôt ou tard ! Il me touche par ces derniers mots et je le regarde, un peu troublée.

-Ce sera notre secret dans ce cas…mais, que vous interdisent vos lois ? Nous pourrons cacher quelques bleus sous des séances d’entraînement à la rapière public, une chose que je pratique, l’entraînement public, encore qu’il faut être un véritable rat du palais pour savoir où ça se passe !

Mais les courtisans finissent par trouver, j’ai tellement l’habitude. Je pousse un soupir, un peu fatiguée et mon regard est attiré par un des gros chiens qui me suit de partout, me laissant glisser dans un fauteuil, je laisse la bete venir vers moi, rapidement rejoint par son comparse et les prends dans mes bra,s enfouissant mon nez dans le pelage pour leur faire des énormes câlins.

-Asseyez-vous, si vous voulez. Je m’installe dans un sofa. Balor ! Hop !Le danois gris saute sur moi et se met en travers de mes jambes il est lourd. ALors que le blanc regarde Everard avec espoir. Ne dois-je pas me taire maintenant ? Nous pourrions…rester là à câliner les chiens en commençant plus sérieusement les choses…je ne sais pas…j’ignore si je vais arriver à dormir ce soir encore. Pourtant ils ont été offert pour ça, ma sécurité et dormir dans mon lit. Elrich tenait à faire chambre à part… pour que je ne lui saute pas dessus. Olgor ronfle, comme son maître…

Je souris bêtement.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Mar 7 Fév 2017 - 22:56
La situation était… elle était bizarre en fait… je voyais la jeune femme face à moi sous différents angles, mais là, on se retrouvait à hésiter sur comment la traiter. Comme l’impératrice, comme une amie, comme une alliée, comme une confidente… tant de facettes à cumuler bien difficilement, mais je le devais, prendre la distance et prendre la proximité... je devais faire un choix, et je décidais d’oublier l’espace d’un moment les protocoles et autres. Et je me décidais à me montrer plus chaleureux. Voilà qui était préférable sans doute dans l’intimité, pour peu qu’on puisse parler d’intimité. Je la regardais, écoutant les différences qu’elle avait repérées, plusieurs en fait et toute justes. Néanmoins il y en avait une autre, et je glissais mon doigt dans mon col, démontant le bouton le plus haut et écartant la tête sur le côté pour dévoiler quelque chose, le long de sa jugulaire, à droite.

« Il y a aussi un grain de beauté ici, et … et un autre détail…qu’il ne sied pas de montrer. »

Cette autre petite différence était que je ne possédais pas sa cicatrice sur la fesse fauche. Il avait une légère cicatrice en croissant de lune. Mais inutile de dire qu’elle ne le saurait jamais… mis quant à pourquoi elle regardait maintenant, les différences, je ne le savais pas. Non. Après, j’avais bien une petite idée qui me trottait en tête sur sujet, enfin, ce n’était qu’une solution comme ça, sans réfléchir, mais d’une logique tout à fait valable. Je m’empressais donc de la lui donner !

« Peut-être parce que nous n’avions jamais passé autant de temps seuls ensemble et que donc vous n’aviez pas la possibilité de comparer… en tout cas c’est remarquable, je compte sur les doigts d’une main les personnes pouvant nous distinguer grâce à ces petits signes si légers et si peu visibles… je suis impressionner je dois l’avouer… bravo ! »

Oui, j’étais impressionné ! Est-ce que cela vous étonnait ? je savais reconnaitre les mérites des autres quand je les voyais. C’était aussi ce que l’on m’avait appris au Premier Monastère de Platine, savoir reconnaitre les mérites des autres pour ne plus les sous-estimer, même s’ils étaient contre la Foi d’Ameth… chose déjà peu supportable… mais bon, je ne pus m’empêcher de sourire quand elle raconta ses débats avec son père et le fait que deux bonnes clés à molette suffisaient sans doute à éviter les gros ennuis… mais je ne la croyais pas capable de vraiment se défendre avec de manière convaincante, aussi je préférais ne pas répondre, pour éviter d’être, peut-être, vexant… mais bon, elle posait une question légitime. Que m’interdisaient mes lois ?

« Elles interdisent hélas plus de choses qu’elles n’en autorisent… l’une des principales et de savoir que ce qui se dit et fait au monastère reste au monastère. Nous aimons conserver le secret de nos mystères divins. De plus, il nous est aussi interdit de nous battre sauf pour Ameth, il nous est interdit d’obtenir tout aveu par la contrainte, il nous est interdit de porter nos prières vers un autre Dieu sans mentionner le rôle d’Ameth auprès de lui, j’en passe et des meilleures… beaucoup d’interdictions. En en enfreignant une, je pourrais être jugé pour parjure et blasphème, mais je pense que vous pouvez en apprécier certains mouvements simples qui ne porteront pas à conséquence sur moi… normalement… »

A sa proposition je m’assis dans l’autre fauteuil, regardant le gros danois sur les genoux de l’impératrice et je dédaignais l’idée de faire la même chose à Olgor… non, ce n’était pas mon genre. Je lui indiquais d’un claquement de doigt ma cuisse et il vint y poser sa tête lourde, fermant les yeux dans je gratouillais doucement la base de sa truffe…

« Non, je pense qu’il n’est pire que son ancien maitre d’un autre côté je pense que ce n’est pas possible …II n’y avait pas pire ronfleur qu’Elrich à ma connaissance dans tous les monastères réunis… pour garder la période de silence de l’année du repos… ils ont été obligés de l’isoler pour dormir dans une autre aile de son monastère car deux frères avaient déjà trahi les vœux de silence pour le faire se tire… »

Je riais… pire, je gloussais devant cette anecdote Je ne sais pas si c’était vrai, mais c’était ce que certains disaient… et des personnes relativement fiables, il fallait le reconnaitre… alors pourquoi pas ? Je souris et rajoutais.

« Enfin, à ce qu’on m’a dit… »

Le chien gronda de plaisir dans je glissais la main pour gratter la base arrière de ses oreilles.

« Des servantes d’Ameth viendront finaliser le vœu de silence à l’aube après avoir purifié votre corps, et elles resteront avec vous jusqu’à la cérémonie. Donc profitez-en, parlez tout votre saoul. »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Ven 10 Fév 2017 - 22:13
Je l’observe défaire ce col, montrer et mes pupilles intéressées se pose sur ce grain de beauté que je découvre. Comment savoir la différence, je n’ai jamais vu Everard sans un col et je souris à la suite de ses propos, amusée un instant, mais dans un sourire pudique, un sourire que je ne peux retenir mais qui ne devrait pas être après tout.

-Je ne vous ai jamais vu sans vos cols, alors forcément…pour le reste mieux vaut ne pas montrer si cela est en dessous de vos vêtements, effectivement.

Une chaleur me semble s’être installée, quelque chose d’agréable, de naissant dans la complicité, que j’apprécie bien plus que le reste.

-Moi ? Impressionner le Prieur Zullheimer, voilà une fierté. Je laisse un silence, après cette taquinerie, avant d’inspirer. Nous n’avons jamais pris le temps, vous avez raison, à vrai dire, j’ignore pourquoi…manque de temps, d’envie, je ne sais…

Je ne sais pas, je l’ai souvent évité et j’ai eu l’impression qu’il faisait de même, Elrich passait du temps avec lui, mais moi je ne m’en mélais pas, j’aurais du, mais je n’ai pas voulu. Il faut une mort pour que cela change, et je me sens stupide de faire cela ainsi.
A la dérive de cette entrevue, je viens à parler de mon père et de nos débats. Nos avis endiablés me manquent, ils sont loin maintenant, mais ils sont dans mes meilleurs souvenirs, fort heureusement.

J’écoute avec attention ses paroles, réfléchissant, il n’est donc pas si fanatique que cela ? Je suis étonnée, du simple fait qu’il veuille bien m’apprendre quelques mouvements, mes pupilles posées sur lui, je me surprends à murmurer.

-Vous feriez cela pour moi ? Pour Elrich pardon…m’apprendre des choses…qui sont à vos secrets…nous garderons en silence cela si vous me promettez que cela ne risque rien pour vous Everard.

Je ne veux pas qu’’il soit puni ou défait de son rôle pour cela. Je puis me défendre seule ou je pourrais le faire sans cela, il me semble inconcevable qu’il puisse risquer quelque chose pour moi. Mais j’ai confiance en lui, s’il me dit que ça ira.

Délaissant notre proximité pour le fauteuil, les chiens entre nous, je câline la bête énorme aussi enfantine qu’un enfant quand elle se défait de ses atours de gardien. Je le regarde caliner l’autre, à sa façon et je retiens un sourire, même un rire, cachant mon visage contre l’animal, imaginant tant tout ce qu’il me raconte.

-Pardonnez-moi, j’arrive tellement à imaginer ces pauvres moines.

Je me ressaisis, inspirant.

-Elrich ne s’est endormie qu’une fois avec moi, mais il n’a pas ronflé. Comme j’étais fatiguée, je me suis endormie aussi, et quand je me suis réveillée dans la nuit, pour le chercher, j’entendais les ronflements provenant de sa chambre.

Nous faisions chambre à part, ce n’est pas un secret, Elrich ne dormait pas avec moi, trop peur que je ne l’assaille, il s’était endormie une fois sous la fatigue d’un soir mémorable…mais cela n’a duré qu’une heure ce sommeil en ma compagnie.

-Bien, l’aube n’est pas là avant un long moment et si jamais, je m’endors sur le chien, vous aurez un magnifique spectacle. dis-je d’un ton léger. Trouveriez-vous offensant que je me déleste de ma veste et que je défasse le bouton de ce jabot qui enserre ma gorge ? Si nous conversons un long moment, nous mettre à l’aise est une bonne idée.

Poussant le chien, pour me redresser un peu, je dépose un baiser sur sa truffe pour me faire pardonner. S’’il ne s’en offense pas, je retirerais la veste et au niveau de l’épaule, , je défaierais mon jabot, laissant apparaitre le col en V de la chemise, ne dévoilant rien de plus que la chaine d’un pendentif perdu sous les vêtements.

-Vous vous souvenez du jour où la jeune comtesse de Maltère a fait comprendre à votre frère qu’elle ne désapprouverait pas d’être sa pupille et éventuellement sa favorite. Je n’avais jamais vu Elrich aussi pâle, aussi choquée, quand j’y repense, je ne peux pas m’empêcher de rire. Il était…je me souviens, j’étais allée le chercher dans la chapelle. De grands gestes, et un air… j’accompagne mes mouvements à ma parole. Non Lilith, tu ne comprends pas…elle m’a…elle a…et il a réalisé qu’il m’avait tutoyé en plus….

Je ris, je ne peux m’en empêcher, portant une main sur mon visage, je secoue la tête.

-La petite comtesse de Maltère…on m’a dit qu’elle avait essayé aussi auprès de vous. Mais je n’ai jamais eu le fin mot de l’histoire.

Dis-je dans une tentative évidente pour le faire parler.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Sam 11 Fév 2017 - 21:30
Manque de temps ou d’envie pour ne pas avoir peu se voir davantage ni se connaitre davantage par le passé ? Je penchais davantage pour un manque d’envie qu’un réel manque de temps, après tout, je passais beaucoup de temps seul en compagnie de mon frère, donc il n’y avait rien d’étonnant à ce que ce soit l’envie plus que le temps, e je n’avais, pour ainsi dire, aucune honte à l’admettre, bien au contraire ! Nous avions nos occupations et nos cercles d’influence. Le seul point commun était donc Elrich. Quelque chose de si fort et pourtant de bien maigre… passant tout son temps ou presque dans la prière… au fond, il avait toujours rêvé d’une vie de pure contemplation sans rien de plus, enfermé dans un monastère à vivre en priant, et en priant par sa propre vie… quel saint homme… je souris tristement.

« Je vous apprendrai ci même ou dans mes appartements… en privé… l’intimité la plus complète sera de rigueur, et grâce aux passages secrets nous pourrons le faire… nous trouverons bien un code pour les leçons. Tant que cela ne concerne que nous et que nul n’en a jamais vent, cela devrait se faire. Personne ne devra le savoir, même si vous faites la plus absolue confiance à certains ils ne devront pas être au courant. Jamais. Ce serait trop risqué pour moi… et pour vous, Lilith, les serviteurs d’Ameth ne badinent pas avec ça… ; à bien y réfléchir, il y a bien peu de choses qui soient badines pour les serviteurs… »

Je souris, prenant ce que je disais à la fin pour une forme d’humour. Toutefois son propre sourire, voir rire à cause de son imagination des moines… et bien cela me plaisait moins… les moines étaient très respectables, tous… et apprendre qu’il gênait ainsi ses compatriotes avait fait pleurer Elrich de chagrin comme de gêne, même si, il fallait le reconnaitre, le fait en soit restait assez cocasse ! Cela me plaçait dans une sortie de dichotomie de pensée… mais bon, mieux valait en rire dans ce cas, non ?

« Oh ils ne riaient pas… ils étaient scandalisés croyez-le, et je crois même qu’Elrich quand il en a eu vent, en a versé une ou deux larmes et a fait une très sévère pénitence ! »

J’opinais du chef, sachant très bien le fond de l’anecdote qu’elle me narrait… et je savais surtout que c’était moi qui avait fait la bêtise de m’endormir à ses côtés… heureusement que cela n’avait pas duré toute la nuit, sinon, cela aurait été bien déplacé… heureusement que je m’étais réveillé et que je l’avais laissée pour filer à l’anglaise… j’avais eu très chaud cette nuit-là, il fallait le reconnaitre et loué soit Ameth que j’ai pu ouvrir l’œil assez vite !

« Il m’en a parlé… malheureusement pour tout le monde, il m’avait confié son horreur pour… pour la chose… selon lui, c’était que ;que chose qui souillait l’esprit de, pensées impures… comprenez-moi, il n’était pas inverti, loin de là, mais il ne trouvait pas son plaisir à la chose, et ce, malgré mes efforts pour qu’elle s’y essaye davantage… je me souviens que si on l’avait écouté, il n’aurait jamais quitté son monastère… la vie contemplative la plus totale était son rêve… il a tenté de faire contre bonne fortune bon cœur, et je me souviens d’avoir dû lui expliquer la chose… il m’avait regardé avec un regard mi répugné, mi horrifié en me lançant, tel quel, que lui ne le ferais jamais ! Je me souviens que cela a été notre principal débat sur le chemin pour venir en Ambrosia… et finalement, il a fini par dire qu’il ferait ce qu’il peut… aussi, parfois, mettais-je dans son breuvage des solutions énergisantes, si je puis dire, car Nemar Wyross nous pressais souvent sur la question de l’héritier… »

Non, je ne mentais pas, j’avais bel et bien eu recours à cela… pour le peu d’effet que cela avait donné… dans tous les cas, peut-être que cela lui donnerait du grain à moudre pour qu’elle ne se pose aucune question… juste pour couvrir mes arrière… voilà qui permettrait de régler un problème. J’avais les yeux dans le vide, aussi ne la regardais-je pas quand elle parla de prendre une tenue un peu plus décontractée, ; mais je faisais un geste de main dans le vague pour donner mon assentiment silencieux, la laissant faire, plongeant alors mon regard dans ceux du chien qui grondait presque de satisfaction… et déposais une quantité colossale de bave sur a cuisse… berk... enfin bon, je ne disais rien et eu quand même un air répugné… mais je me déridais quand elle me parla de la jeune comtesse de Maltère…

« Cette petite gourde avait de la suite dans les idées… et quand elle a commencé à porter des tenues décolletées jusqu’au nombril pour faire en sorte que je me propose pour être son tuteur… je lui ai fait croire que je lui donnais ce qu’elle voulait… et j’ai accepté… et je crois qu’elle a déchanté dès le premier jour… elle a eu la bastonnade que l’on donne aux enfants dans le hall du palais pour l’indécence de sa tenue… »

Je ricanais…

« Je crois qu’on peut dire qu’aujourd’hui elle fait partie de la partie la plus avisée et la plus conservatrice des nobles ambrosien… quel revirement… j’ose espérer y être pour quelque chose… pour le reste, je lui ai trouvé un excellent parti… l’actuel comte de Maltère doit avoir… quatre-vingts ans d’après ce que j’ai compris… et j’ai ouïe dire qu’elle avait pris gout à la bastonnade si bien qu’elle demande le bâton à son époux de temps à autres… enfin ce n’est qu’une rumeur bien sûr… »

Je concluais.

« Je me souviens aussi de ce Raclusien… il a cru qu’il pourrait s’imposer à la place d’Elrich entre vos fiançailles et votre mariage… il était déterminé et plein de fougue ce jeune homme… je me souviens qu’Elrich l’avait pris à part, en toute innocence et avait passé la journée avec lui, à la chapelle, à prier… je crois qu’il avait trouvé cette punition pire que d’être renvoyé chez lui… vous en souvenez-vous ? »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Mar 14 Fév 2017 - 22:44
Les serviteurs d’Ameth ne badinent avec rien et cette vérité me fait sourire puisqu’il le reconnait lui-même. Mais chaque pays a ses caractéristiques, cela ne peut-être nié, le protectorat est seulement un peu plus strict que d’autre.
Je ne peux m’empêcher de rire quant à la suite de ses propos sur les jeunes années d’Elrich, mordant ma lèvre inférieure pour me retenir un peu qui disparait pour un sourire tendre.

-Mon pauvre amour…

Cela ne m’étonne pas, s’il était là, je le prendrais peut-être dans mes bras et il me laisserait faire peut-être, surpris par cet élan de tendresse pure, toute simple, craignant que je ne le refasse jamais. Mais il n’en aurait peut-être pas été ravi.
J’écoute avec attention la suite de ses propos, me raclant la gorge, je me permets une réponse.

-oh…je comprends mieux pourquoi il était plus … excité certaines fois, si vous trichiez avec breuvages. J’en apprends une ! Au début, j’ai pensé qu’il était gay…ensuite j’ai hésité à le croire puceau, à vrai dire, je me suis même demandée si j’étais à ses goûts. Je peux tout à fait déplaire à un homme, on me dit trop grande… je hausse les épaules. Et castratrice. Je ris légèrement. ça ce sont ceux qui s’imaginent des choses…Je suis avide et partageuse,je n’y peux rien. Vous lui donniez peu souvent ces breuvages, de mémoire, je compte aisément ces soirs, c’était les seuls où il était entreprenant…

Et tant d’autres mots, mais je ne vais pas les dires à Everard ! Je cache toute de même ma surprise, j’essaye de le prendre bien,mais je n’ai aucune raison de mal le prendre, je le savais qu’il n’aimait pas, et je le déplore encore, c’était le point négatif de notre union.
Me libérant un peu des carcans pour me mettre à l’aise avec son autorisation venant à converser de la comtesse de Maltère.

-Moi j’ai entendu dire… Je m’arrête, réfléchissant, avant de reprendre, taquine. Qu’elle a commencé à faire exprès car elle était folle de vous et de votre bâton au fur et à mesure. Nul doute qu’elle prend celui-ci en espérant désormais que ce soit le vôtre. Mais ce sont des rumeurs, que vous êtes seul à pouvoir confirmer ou infirmer. Par la suite, je dois réfléchir un peu sur ce fameux Raclusien, avant de réaliser et de sourire. Oh oui…je ne me souviens pas de son nom ! Mais je me rappelle bien de cela ! Ce pauvre homme n’a plus jamais cherché à m’approcher !

Quand j’y pense…tout dans le calme et la prière, toujours.

-J’avais pourtant rejeté cet homme plusieurs fois,en lui faisant comprendre que non merci. Je soupire.Mais un non, parfois, ce n’est pas forcément clair à ce qu’il parait. Je regarde Everard. Il est bien vite repartis. Mais je dois avouer qu’il avait essayé de me convaincre par des sous entendus très graveleux. Du dégueulasse en fait, il pensait que j’aimais cela. Hélas pour lui, il m’a dégouté, pourtant je suis très badine, mais pas n’importe comment. Mais, au fait…je parle de badinage, et quelques langues déliées osent avouer que vous…êtes un peu plus séducteur qu’on ne pourrait le croire. Je commence à ne plus en douter, puisque vous donniez beaucoup de conseil à votre frère…

C’est une boutade que je lui lance en souriant, mais que je lui lance tout de même. Je ne sais trop l’imaginer autre qu’en homme de temple, c’est le plus évident pour moi, peut-être que je me laisse avoir par un manque d’imagination. Mais mon humeur retombe et je pousse un soupir pensive, avant de le regarder.

-Je plaisante mais le cœur se souvient de ses peines et je me sens triste d’arriver encore à rire ainsi, même si c’est léger. Je ferme les yeux, la tête en arrière, je reste ainsi dans le silence, pensant à lui ce qui fait éclore un léger sourire sur mes lèvres, si léger…


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Jeu 23 Fév 2017 - 1:26
La discussion était bien plus détendue maintenant, bien que nous parlions de sujet qui pouvaient s’avérer sensibles ! comme ces histoires de stimulants… le pire c’était que je n’avais pas menti… je lui avais bel et bien donné des substances pour essayer de le motiver, mais ça n’avait guère donné de résultats, et je savais d’ores et déjà que les nuits dont elle parlait étaient celles qui avaient été passées avec moi… je n’en avas que peu de doutes. A plusieurs reprises, Elrich m’avait reproché d’en avoir trop fait… mais ça avait été plus fort que moi, et de loin !

Je souris et attendis en silence alors qu’elle continuait à rebondir sur la petite Maltère et le Raclusien… si je me souvenais bien, ce dernier voyait en elle un potentiel trophée de chasse… l’impératrice, un trophée de chasse… quel imbécile… quant à la petite Maltère je me souvenais l’avoir mis en larmes à plusieurs reprises… et oui, je savais que d’une certaine manière je lui avais donné le gout de cela… mais bon, je me contentais de hausser les épaules. Encore une rumeur que je n’infirmerai pas, ou que je n’affirmerai pas, tout simplement. Le meilleur moyen de calmer une rumeur était bien souvent de l’ignorer… oh ça ne marchait pas toujours, mais pour ce genre là… oui, peut être…

Je souris quand elle parla de moi en utilisant le terme séducteur… ouais, bien sûr, logique… enfin, logique de le supposer, mais vers qui d’autres est-ce qu’Elrich serait tourné ? Oui, voilà… je soupirais avant de finalement lui sourire et lui lancer avec humour.

« Oh, oui, un séducteur hors pair, j’ai séduit la moitié du palais sciemment, et l’autre involontairement… aurai-je cela dans le sang ? Qui sait… peut être même vous êtes-vous pâmées à mon sujet auprès d’une amie en toute discrétion avant vos épousailles ! Auquel cas peut être devrais-je être me retirer en ascète. Retourner au monastère me ferait du bien… je m’en voudrai que ces dames voient leur vertu offensée… »

Je lui fis un sourire malicieux avant de rajouter sur un ton un brin railleur…

« Chacun a ses défauts, je suppose, moi c’est mon charisme débordant… le vôtre… le vôtre c’est peut-être… humm… je ne sais pas… j’hésite… trop gentille peut être ? Oui, sans doute cela… vous êtes peut-être trop douce et trop gentille pour votre propre bien… »

Etais-je sérieux ? Oui, non, peut être bien… hors de question que je le lui dise, d’ailleurs, je souriais doucement, comme pour mettre le doute… peut être avais-je eu un ton un peu railleur sur le sujet… je lui fis un clin d’œil avant de finalement conclure en me levant d’un bond, je venais d’avoir une idée sur comment occuper la nuit autrement qu’à discuter, oh, rien n’empêchait de discuter, bien, sur, mais j’avais quelques petites idées…

« Oh, je sais, levez-vous… je vais vous apprendre une ou deux petites choses que l’on nous apprend au monastère… il s’agit juste de quelques gestes qui permettent de s’apaiser et de se poser, en guidant sa propre énergie et en la régulant dans tout le corps. Ça aide à se reposer, à se détendre, à se recentrer, à se déstresser, et du même coup, à trouver le sommeil… rien n’empêche de discuter pendant ce temps bien sûr, mais quelque chose me dit que ça vous fera autant de bien qu’à moi… »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Mar 28 Fév 2017 - 19:51
Je regarde Everard d’une œillade perçante, nullement méchante, en vérité, il y a bien des choses que j’aurais pu lui dire si nous n’étions pas deux êtres en deuil et s’il n’était mon beau frère. Pour autant, je n’ai aucune honte à dire les choses où à m’habiller de pudeur, c’est donc avec un sourire que je reçois son humour et avec un air détaché que je me permets de répondre.

-Mais vous avez raison, quand j’étais plus jeune j’avais confié à Hélène, sans savoir pourquoi, que des deux frères, vous étiez d’apparence le plus viril et certainement d’une ardeur brutal entre des draps. Des amusements de jeune fille, n’y voyez rien de spécial. J’avais pour jeu de vous imaginer d’une autre manière, j’étais jeune…

J’avais imaginé bien des travers au jumeau que je ne connaissais pas, pour expliquer pourquoi l’autre frère était si fermé. Des idioties, rien de méchant, rien de vraiment intéressant,des trucs de gamines.

-En fait, je me souviens, des pupilles de nos âges, des demoiselles de cour, tout en pudeur, riant comme des pintades en parlant de vous et de votre frère. J’avais donc poussé le vice à dire plus qu’elles n’osaient prononcer. Un rire me prends en imaginant tout cela de nouveau, qui agite mes épaules et me fait secouer la tête. Elles étaient si rouges pivoines…

Je me souviens de ce que j’avais dis, j’avais parlé de grosseur de membre, de coup de rein brutal, et de souffle court avec cet homme les maintenant sous sa poigne. Après tout, elles minaudaient et parler de chose dont elles ignoraient tout et j’avais déjà vécu des amours de draps pour me permettre.

Je fus surpris par ses propos suivant.

-Vous me trouvez gentille ? Voilà qui est une première. je n’aurais jamais cru que l’on me qualifie ainsi. En quoi me pensez-vous gentille ? Votre frère disait que plutôt que j’étais froide et dure…d’autres hommes de cours prétendent que je suis castratrice, mais je pense que c’est la couronne.

Ce n’est pas une insulte que d’être gentille, mais je n’aurais jamais pensé que l’on me le dise un jour, personne n’a jamais réellement mis ce terme sur moi alors, il me surprend, forcément ! Ma réaction vive me fait manquer les détails qui pourraient signifier de l’humour et je le détail du coin de l’œil.

Redressée comme lui, dans une mimique signifiant pourquoi pas, je me retrouve quelques centimètres en moins, pas assez pour dire que je suis petite, je suis une femme grande et de haute stature, mais avec de la triche retirée, je ne fais pas sa hauteur. Peut-être deux trois centimètres en moins.

-Montrez-moi, cela m’aidera probablement à me détendre.

Et j’en ai bien besoin.


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