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[Clos]Un diner presque parfait

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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Lun 6 Mar 2017 - 11:53

Je ne pus m’empêcher de sourire quand elle me dit ce qu’elle avait confié à son amie, cette bécasse d’Hélène, dont les œuvres, pour en avoir lues certaines, n’étaient que fade prose et mauvaise poésie… certains étaient justes doués pour répéter ce que faisaient les autres… et elle en faisait partie. En tout cas, savoir que cette bécasse savait m’était égal par contre imaginer cela de la part de l’impératrice, disons que ce n’était pas piqué des hannetons… surtout si c’était en plus pour jouer les impudiques et faire rougir de honte les copines… mais au moins, elle avait osé et je dois avouer que j’aurai sans doute fait le même genre de plaisanterie... ; peut-être même l’avais-je déjà fait, ; moi aussi, pendant mon pupillat, qui sait…

« Nous disons tous des âneries quand on est pupille… après tout, nous nous croyons alors plus intelligents que nous le sommes, non pas que cette phrase mente avec le temps d’ailleurs… enfin bref… oui, je vous trouve gentille... car à chaque fois que vous êtes dure, voire castratrice, je devine que ce n’est qu’une façade imposée… vous êtes profondément gentille, et cela se voir par vos actes... et c’est aussi pour cela que le peuple vous aime. Ne confondez pas dureté et méchanceté. Vous êtes profondément gentille, et vous vous montrez dure parce que vous êtes gentille et bienveillante... »

Normal qu’elle ait été surprise par le vocabulaire que j’avais employé… être gentille n’était pas un défaut, mais ce n’était pas non plus une qualité pour une souveraine. Loin de là, d’ailleurs je ne pus m’empêcher de développer. Tout en faisant cela, je me mettais face à elle et donnais l’exemple.

« Faites comme moi ! Bien droite, placez vos mains l’une sur l’autre, paumes vers le haut et lentement, au rythme de vos respirations, suivez l’air qui vient et va dans vos poumons… montant et descendant… »

Je fis une petite démonstration, alors, laissant ma respiration calme sortir de ma bouche, alors que les mains, descendaient et remontaient et tout en faisant cela, je calais, peu à peu, mes mouvements sur la respiration mais aussi sur les propres battements lents de mon cœur. C’était une méthode de décontraction et d’aide à la méditation que j’enseignais là, alors que je reprenais la parole, sans cesser de suivre mon cœur.

« Votre gentillesse comme souveraine peut très vite être perçue comme une faiblesse… et le sera. Un souverain gentil est un souverain qui ne s’attend pas à un coup de poignard entre les omoplates. Vous savez ce que disent les gens de chez moi ? Il y a une tour d’érudits dans les montagnes, ils vivent reclus, mais certains ont des idées un peu particulières de la hiérarchie… et on dit qu’un homme est lassé de vivre quand il cesse de cherches les morceaux de verre dans soin repas… c’est exactement la même chose avec la gentillesse. Et vous êtes gentille, trop clémente aussi ! Beaucoup de personnes ont vécu quand elles méritaient de mourir, beaucoup de personnes sont libres de leurs mouvements quand elles mériteraient d’être emprisonnées. Mais je n’en discuterais pas, vous êtes la souveraine, et c’est à vous que revient ce choix. Mais vous êtes trop gentilles. Vous tolérez même ceux qui ne restent pas à leur place, et vous les encouragez parfois même. J’appelle ça de la gentillesse mal placée. Mais c’est votre droit, votre choix. »

Je lui souris et passais à la suite, montrant le mouvement suivant. Le même rythme toujours, mais cette fois-ci, les mains étaient séparées, l’une au-dessus de l’autre, écartées d’une bonne paume et demie, et les paumes tournées l’une vers l’autre. En haut, formant une sphère, elles s’inversaient, idem en bas, tout cela sans que les bras ne changent de mouvement, juste par torsion des poignets. Sans douleur bien sûr.

« Focalisez-vous bien sur votre souffle puis sur votre cœur pour le mouvement… »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Jeu 9 Mar 2017 - 22:37
J’écoute avec attention ce qu’il me dit, un fin sourire sur les lèvres, détaillant son être sans perdre une seule miette. Pour autant, relever et encline à bien faire les mouvements qu’il m’indique, je ne réponds pas, pour l’instant je me sens percée, un peu à jour. Est-ce que cela me déplait ? Je ne saurais dire, Elrich ne m’avait pas tout à fait percé à jour, en tous cas, cela je ne le ressentais pas.

Concentrée sur mes mouvements, je ne cesse pas de sourire il n’a pas tort, pas tout à fait raison aussi et alors que j’exécute mes mouvements, j’inspire.

-Je suis gentille, vous avez raison, et cette gentillesse cherche une terrible justesse. Il est important de mesurer chacun de ses actes, c’est ce que je cherche à faire. Mais cela ne veut pas dire que je sois gentille au point d’en faire une faiblesse. Le monde ne le sait pas encore, mais si je donne la main et que l’on me mord le bras, je plains celui qui en prendra la tête.

Everard n’a pas tords, mais je n’ai jamais été capable d’être autre. C’est pour cela aussi que je n’aime pas me dévoiler, il repose un empire sur mes épaules et il est plus important que moi, je voudrais pour autant lui donner milles lettres de noblesse et le faire progresser, autant qu’il est possible de le faire.

Consciencieuse dans mes mouvements, je m’applique, écoutant ses conseils et suivant mon souffle, mes membres se détendent étrangement une tension s’estompe, je sens un calme étrange venir.

-Elrich pensait que j’étais beaucoup moins gentille que vous ne le dites…c’est amusant, c’était mon mari et il me connaissait et c’est vous qui me percez le mieux à jour. Pour autant, je concois que vous me trouvez trop clémente, avec les années je prends conscience que certaines de mes décisions n’étaient pas bonnes ou manquaient de force…mais je n’ai pas même 30 ans, je me pardonne un peu, et je deviens exigeante avec le temps. Pour autant, j’ignore si la mort est une bonne chose, comme réponse, parfois, une vie de misère, et de tourment est ce qui me semble le pire. Pourquoi offrir à quelqu’un, la possibilité de rejoindre les Dieux et de se faire juger ? Avant que l’âme ne soit dans une éternelle punition, le corps se doit de l’être aussi.

J’ignore s’il sera d’accord avec cela, mais je le crois. Priver quelqu’un de sa vie est facile, horriblement facile, je crois en la punition avant la mort, pas toujours…mais j’y crois.





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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Mar 14 Mar 2017 - 23:56
Les exercices que je lui proposais étaient enseignés aux enfants, mais ils étaient la base même de tout le reste. Plus que de simples gestes, ils étaient des règles de base du fonctionnement des styles martiaux platiniens, pas connus pour être les plus efficaces, mais que l’on surnommait en général « la caresse de la feuille sur l’eau dormante », une manière d’expliquer que l’on ne fait rien avec violence ni avec émotion. Le principe même était de laisser émotions et pensées à la porte, et de se laisser porter par la sérénité… on l’appelait aussi le paradigme de la feuille. Réprouver toute forme de violence était un de nos principes, mais quand la violence se traçait un chemin dans le nôtre, alors se laisser aller à y avoir recours… Nous n’étions pas les plus grands guerriers, mais des érudits, davantage.

En tout cas, c’en était devenue une sorte de rituel gestuel méditatif, ni plus, ni moins… je souris et faisais moi-même les gestes simples. Je me sentais un peu trop rouillé pour les figure les plus complexes qui appelaient entre aux à faire des sauts périlleux, des figures aériennes dignes d’un voltigeur… mais bon, je comptais bien en faire une petite démonstration. Mais bon, peu importait, car elle continuait à parler, parlant de sa propre gentillesse.

« La gentillesse n’a pas sa place au sein de l’exercice du pouvoir... enfin, selon certains érudits de chez moi. Ils estiment que la loi, rien que la loi et toute la loi doivent être suivies çà la lettre. Si on commence à se montrer gentil, on fragilise l’ensemble législatif. Ce qui chez nous reviendrait à trahir la Lignée… ce qui serait une hérésie… et nul n’est plus enfermé dans la loi que son exécuteur, en l’occurrence, vous. On ne peut se permettre de l’interpréter trop ouvertement. ; mais je suppose que vous comprenez cela n’est-ce pas ? »

Je fermais les yeux avant de me placer en face d’elle et de tendre les mains, paumes ouvertes dans sa directement comme si je cherchais à expulser mon énergie et qu’elle allait se décharger dans sa direction via mes paumes. Puis j’écartais les doigts pour passer à l’exercice suivant. Un exercice en tandem. Mais déjà je sentais peu à peu le vide se former dans mon esprit, mon petit espace de paix intérieure.

« Crochetez mes doigts avec les vôtres et laissez-vous guider, comme s’il s’agissait d’une danse qui ne se fait qu’avec les bras et les poignets. Il vous suffit de lâcher prise… »

J’attendis qu’elle le fasse pour me mettre à faire des mouvements, via des mouvements de haut en bas et d’autres, plus courts, circulaires pour dénouer les tensions des mains, des poignets, et des bras. Voilà qui devait lui faire beaucoup de bien.

« Elrich ne voyait parfois que ce qui l’arrangeait… et en général, c’était le meilleur des gens… il louait leur clémence et prônait un pardon sans limite. Une de ses citations préférées, si je me souviens bien, concernait le fait que « les plus cupides devraient être enclins à pardonner, car pardonner c’est recevoir beaucoup plus que ce que l’on donne… » pour ma part je préfère penser que les gens sont des imbéciles, ils croient que quelque chose est vrai parce qu’ils ont envie que ce soit vrai ou parce qu’ils ont peur que ce soit vrai. Et personne n’est épargné par cela. » Par exemple, vous tenez en votre idée qu’une vie de misère est parfois pire que la mort. Moi j’aurai tendance à croire que nous ne sommes que trop mal placés pour juger, et qu’en conséquence, il faut suivre les lois divines à la lettre. Et laisser le reste aux Dieux, voire à leurs représentants… qui sommes-nous pour juger la vie d’autrui et l’interpréter. Seuls les faits et strictement les faits. Nous ne pouvons juger autre chose. Qu’importe qu’un voleur ait volé pour nourrir sa famille ou pas. Le vol est un crime, et adoucir cela ne sera qu’une preuve de faiblesse. Car que vaut une main pour le bien de notre famille ? la punition du corps est bien souvent compliquée à estimer… quant à la punition de l’âme, elle ne nous revient pas, n’est-ce pas ? Elle concerne l’après vie… Barod nous fait prendre des chemins plus ou moins tortueux selon notre rectitude… et dans tous les cas, nous ne pourrions pas supporter le fardeau d’un véritable jugement… cela pèserait trop sur notre âme… la seule chose qui autoriserait, à mes yeux, un assouplissement de la loi, serait si la victime accordait un pardon sincère et entier à son bourreau… »

Je souris et rouvrit lentement les yeux avant de finalement changer de sujet.

« Si vous voulez, j’ai tenu un carnet de citations des propos que je trouvais intéressant sur l’exercice du pouvoir et du rôle du souverain. Cela remonte à une quinzaine d’années. Je l’avais fait pour mon frère. Il y avait des citations de beaucoup d’ouvrages différents… et finalement… finalement il n’a jamais estimé en avoir besoin et m’a lancé que j’étais davantage fait pour en user que lui. Après tout, il est vrai que je suis un dirigeant… à une moins grande échelle que vous, mais cela compte quand même… »

Oui, enfin, la fin était peut-être un peu prétentieuse… dans tous les cas je lâchais ses doigts et laissait mes épaules se détendre, comme si mes bras étaient deux poids morts et j’inspirais profondément…

« Si vous voulez nous pourrons répéter ses exercices et vous en apprendre d’autres à l’avenir… Mais ils nécessitent d’autres tenues… uen robe ou une bure ne sont pas des plus appropriés… »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Mer 15 Mar 2017 - 11:17
Discuter avec Everard est plaisant, pour autant, j’ai l’impression qu’il ne voit de moi que ma gentillesse, non que cela me dérange vraiment. Nombre de mes actes en tant qu’impératrice ne me font paraître autre, ma clémence, mes sanctions, pour autant je considère ma jeunesse et mes idées d’une manière et je prends bien en compte d’écouter mes ainés.
Pour l’instant pour autant, je ne me satisfais pas de prendre tout pour argent comptant, chaque être est différent, chaque enseignement aussi, chaque conseiller…un amethien tel que lui n’apportera pas les mêmes choses qu’un Ambrosien. De voisin serait d’ailleurs en désaccord, le connaissant, mais moi j’écoute.

Il serait bien présomptueux de me penser au-dessus de tous conseils.

-Comme je comprends d’écouter tous les conseils que l’on me donne. De peser pour ou contre mes avis, mes choix, d’y réfléchir, d’être en accord avec ma déesse, tout cela. Bien des choses en soit.

Souriais-je en réponse. Non je n’ai pas la science infuse, oui peut-être que mon règne laissera une trace comme celle de l’Impératrice gentille ou ce genre de chose, pour tout dire, j’ignore bien tout cela, je sais ce que je fais ou ce que je ne fais pas.
Gagnée par un apaisement étrange, comme si mon esprit s’évadait entièrement, je sens un relâchement au niveau de mes épaules, je viens crocheter mes doigts comme il me l’indique. Je retiens à moitié un soupir de bien être.
Les yeux grands ouverts et attentifs à Everard, je ne réprime pas un sourire sur les lèvres à la suite de ses propos.

-Je lirais volontiers tout cela.

Je n’ai plus trop la force d’engager une conversation sérieuse, à vrai dire, j’ai oublié ce que je voulais répondre et je souris simplement.

-Quelle genre de tenue ? Je suis en pantalon, mais peut-être trop endimanchée au fond, une tenue plus simple doit-etre de mise. Je suis désolée, j’ai l’air un peu plus…molle je dirais, mais ma tête est vidée entièrement.

Mais c’était bien le but de ces excercices, non ?



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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Mer 15 Mar 2017 - 12:56
Les petits assouplissements et petits mouvements de détente étaient finis pour aujourd’hui, tout simplement. Il fallait bien que nous nous arrêtions là. Nous continuerions ultérieurement… il y aurait moult occasions, j’en étais persuadé. Cela viendrait !  Je lui souris alors qu’elle continuait à parler de son point de vue. Je lui souris et opinais du chef, même si je n’étais pas exactement d’accord avec elle. Etre en accord ne suffisait pas. Et qui était-elle pour choisir ce qui était « en accord » avec la déesse ? Elle n’avait eu que l’instruction religieuse classique… elle n’était pas formée pour déterminer ce qui était en accord avec la déesse ou pas. Ça, c’était le rôle des prêtres d’Aernia ! Mais je n’avais pas envie d’ergoter, je n’avais pas envie de me disputer avec elle, pas maintenant en tout cas. Car c’était un autre point où nous ne nous entendions pas… je m’accorderai avec elle sur un désaccord plus tard !

Finalement, je regardais l’état général de l’impératrice. Elle était désormais bien plus relaxée. Aussi je lui souris et opinais du chef d’approbation devant son état général. Puis je lui indiquais son pantalon.

« Les tenues trop près du corps sont pénibles car elles gâchent certains mouvements. Ainsi, un pantalon plus ample serait bienvenu… même si j’ai appris à faire en bure la majeure partie des mouvements je trouve malheureusement cela plus qu’inconfortable… et même si je ne suis pas attaché à beaucoup de confort, il y a un minimum ! »

Je lui indiquais pour se faire, ma bure… puis je me mettais en position, de profil, pour placer mes mains, paumes ouvertes vers le haut, l’une à la suite de l’autre. J’écartais légèrement les jambes, pour avoir un bon appui et je donnais un coup, un simple coup, de la paume, dans le vide. Mon autre main, dans le même mouvement, vint se placer à l’horizontal, toujours paume ouverte vers le ciel, à la hauteur de ma hanche.

« Ne jamais fermer les mains, garder les paumes ouvertes. Car quand on ferme les mains, que l’on sort les poings, on ne peut ni donner ni recevoir. Et on se contracte inutilement, qui plus est ! »

Je voulais juste lui montrer un coup de paume classique, rien de bien exceptionnel, mais suffisamment rapide et maitrisé pour que cela donne un petit exemple. Je pourrais lui montrer d’autres enchainements, plus tard, dans une tenue plus approprié. Mais dans tous les cas, je lui montrerais, je lui en apprendrai une partie…

« On m’a appris deux types de mouvements, ceux qui opposent et ceux qui accompagnent. Ainsi, ceux qui opposent, comme le coup de paume, sont plus tourné en faveur de la force du donneur, alors que les mouvements qui accompagnent se servent de la force de l’autre, et la retournent contre lui… Vu votre carrure je vous apprendrai surtout cette méthode. Vous verrez, tout est assez intuitif au final, quand on a compris la mécanique ! »

Enfin, je repris une posture plus normale, plus détendue, pour me décider à m’incliner légèrement vers Lilith.

« Mais je crains qu’il soit l’heure de me retirer, si vous me le permettez, Votre Majesté… »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]Un diner presque parfait Lun 20 Mar 2017 - 16:46
-Je vous en prie Everard..

Répondis-je avec un sourire doux et fatiguée, j’ai été attentive à chacun de ses enseignements, et je serais bien aise d’apprendre plus de chose, mais les excercices ont eu raison de mes forces. Je me sens étrangement apaisée, incapable de réfléchir, peut-être que mon corps abdique face à l’épuisement. Si j’étais moins sereine, j’avoue que je pourrais m’en contrarier, mais je ne rêve en cet instant que de la présence douce de mes draps et de mon corps enfoui dans les coussins et sur le matelas.

-Je voudrais simplement vous remercier, d’être ainsi présent, à mes côtés.

Lui avouais-je en le raccompagnant. Il est important de sentir son soutient et même si nous ne sommes pas forcément en accord sur tout,ni même entièrement capable de nous comprendre tout à fait, je n’aurais peut-être pas le même état d’esprit s’il n’était pas là.

Je le laisse s’en aller, me retrouvant seule avec les chiens, finissant de me déshabiller pourtant, je parviens à ma chambre si lasse que je finis par retirer presque tout pour m’enfoncer dans le matelas et disparaitre sous la couette en compagnie des chiens venus s’installer déjà, au pied de mon lit.

Je suis épuisée, triste, mélancolique, en colère mais le corps est bien trop loin de ces préoccupations tant il est martelé par la fatigue. Je ne sais pas si je serais capable de réver, mais je peux me laisser un peu de répit avant de repenser à demain, et la journée plus que longue qui m’attends.



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[Clos]Un diner presque parfait

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