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DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE

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MessageSujet: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Sam 4 Fév 2017 - 20:27
Giuliana Di Brescia
Surnom : "La Frondeuse"
Âge : 31
Métier : Multiples
Nationalité et origines : Cité-état de San Vicenzo – Ligue Raclusienne
Situation conjugale : Célibataire/
Culte : Officiellement, Jatren
Orientation sexuelle : Bi
Groupe : Dignitaires
Carnation : Claire
Taille : 1m70
Corpulence : Athlétique
Cheveux : Noirs de jaix, en dessous des épaules, souvent relevés
Yeux : Ocre
Signe(s) distinctif(s) : Quelques cicatrices – deux traces de lames (une au bras droit une à l'abdomen), trois impacts de balles (un à l'épaule, un à la cuisse droite, un en dessous de la poitrine)
Caractère : La description que vous recevrez du caractère de Giuliana dépendra avant tout de la personne à laquelle vous demandez.

Les hauts dignitaires et nobles diront qu'elle est sale, rebelle, dangereuse, extrémiste même dit-on dans certains milieux. D'autres adjectifs sont généralement lancés, comme effrontée, impolie, impulsive, violente, stupide, sans aucun respect ni d'intérêt pour les conséquences de ses actes.

Les scientifiques en revanche sont bien plus souvent élogieux à son égard. Elle est qualifée de critique, fine, curieuse, on dit d'elle qu'elle a une capacité étonnante à réfléchir en dehors des "cases" existantes, et qu'elle est très polyvalente, apprenant à une vitesse surprenante.

La plupart des gens du peuple la verront comme courageuse, prête à se sacrifier pour la "cause", juste, et encore plein d'adjectifs élogieux de ce type.

La vérité est, comme souvent, bien plus compliquée qu'une simple description donnée par des personnes peu objectives. Giuliana a pour obsession de faire ce qui est juste – au point parfois de ne pas penser à faire ce qui est intelligent, il faut bien l'admettre. Vu que je suis le narrateur (oui, je me présenterai plus bas, pour l'instant on s'en fiche un peu), je suis objectif donc je vais pouvoir vous en dire un peu plus.

L'ensemble des descriptifs qui sont faits d'elle sont justes. Grâce à l'éducation offerte par ses parents, elle a développé un intellect acéré et une curiosité qui lui ont permis de développer un vaste champ de connaissance. Elle n'est spécialiste dans aucun domaine scientifique particulier, mais a des notions d'une grande majorité des champs de la philosophie naturelle. C'est d'ailleurs en grande partie cela qui lui a permis de sortir victorieuse de la révolution des flammes, qui a animé San Vicenzo pendant de nombreuses années.

Sa pensée est que les hommes et femmes se distinguent par leurs actes, et leurs actes seuls. Elle ne croit pas à la valeur par la naissance, ce qui est le principe de base qui a lancé cette révolution : l'opposition des "bien-nés" de la noblesse de San Vicenzo, qui détenaient la richesse et le pouvoir, au reste du peuple et aux philosophes naturels de l'île, qui détenaient la force de travail et la connaissance.

Ainsi, si elle peut montrer le plus immense respect envers une personne agissant de façon juste et droite, elle pourra faire preuve d'un mépris loin d'être dissimulé envers des personnes plus hautaines ou violentes envers les autres. Le rang de la personne en question ne compte pas et ne changera pas son attitude. Si un noble est bon et généreux, elle sera amicale avec lui. Si un ouvrier est injuste et mauvais, elle le traitera comme un moins que rien – et de même si le noble et l'ouvrier sont inversés.

Cela ne signifie pas pour autant qu'elle manque de subtilité – elle choisit simplement quand et avec qui elle a envie d'être subtile. L'étiquette lui est connue, par exemple, mais elle fait le choix volontaire de l'ignorer si elle est en présence de personnalités qui l'écoeurent. Certains, même parmi
ses amis, lui reprochent cette attitude qui l'empêche de se faire des alliés... Des alliés certes douteux, mais tactiquement importants.

Enfin, elle est impulsive. En règle générale, cela lui a réussi : étant plus jeune, elle avait tendance à trop hésiter et à rater des opportunités. Elle a donc travaillé sur ce défaut et est maintenant capable de réagir extrêmement rapidement à de nombreuses situations. Néanmoins, il arrive parfois que ses réactions ne donnent pas du tout les résultats escomptés, elle se retrouve donc à devoir improviser tant bien que mal.


Histoire : Bonjour à tous ! Comme je l'évoquais précédemment, je suis le narrateur et c'est moi qui vous raconterai les pérégrinations diverses et variées de la dame di Brescia. Suis-je un homme ? Une femme ? Un noble ? Peu importe, en fait. Vous n'avez aucun moyen de le savoir, et en soi ça n'a que peu d'intérêt. Le fait est que je souhaite, avant de commencer à parler de Giuliana, vous donner un petit aperçu de qui elle est... Mais pour que cet aperçu ait du sens, je vais devoir commencer par vous parler de San Vicenzo. Alors, je sais, c'est une cité-état relativement petite et l'histoire n'est peut-être pas votre matière favorite... Mais un petit effort : c'est pour la bonne cause !

------------------------------------ SAN VICENZO

Donc... San Vicenzo... Vous connaissez peut-être ce proverbe, qui dit que la culture d'un peuple est définie par les ressources de son environnement ? L'île ne fait pas exception à cette règle, mais elle est pourtant très particulière. Voyez-vous, San Vicenzo est une île volcanique, pas minuscule mais pas immense non plus, environ 5000 km², un peu plus, à une vache près. Ses ressources naturelles ne sont pas monstrueuses. Du fer, d'une pureté plus que discutable, du zinc et du cuivre, quelques prairies et zones cultivables interrompues par des récifs montagneux dûs au volcan central, quelques mines de charbon.

Mais la géologie très particulière du volcan donnera aux habitants locaux un accès à des ressources inattendues. Au niveau historique... Disons que l'île a toujours été divisée mais a toujours donné naissance à des génies de la philosophie naturelle. La raison est simple, en fait : les ressources assez limitées ont forcé les habitants à devoir beaucoup utiliser leur cerveau pour trouver des solutions inattendues à des problèmes sévères. La sélection s'est faite et seuls les plus créatifs, par opposition aux plus forts ou brutaux, ont pu survivre.

C'est en -224 que la petite vie des Vicenziens a changé : la ligue Raclusienne débarqua pour la première fois sur les rives de l'île. Après quelques négociations rapides, les représentants Raclusiens offrirent aux habitants des lieux de rejoindre la ligue, ce qu'ils acceptèrent... Mais les représentants avaient fait l'erreur de penser que l'île était unie sous un seul gouvernement, c'est une supposition erronée qui sera à l'origine de plusieurs années de tumulte.

Car en voyant une ville de simples éleveurs, ils ont pensé que toute l'île serait de ce type. Ce serait comme arriver sur Terre en Antarctique et penser qu'il s'agit d'une planète glacée : supposition lourde en conséquences négatives. Ainsi, ils revinrent et commencèrent à s'établir en -221, sans vraie difficulté... Et attirant ainsi l'oeil des autres groupes de l'île.

Ceux-ci étaient très variés : certains avaient déjà inventé des moteurs à vapeur relativement primitifs, grâce au gaz qui s'échappait du volcan. Les acides volcaniques, se mélangeant à des nappes phréatiques dans les mines de zinc, entraînaient la création d'hydrogène presque pur qui s'échappait du sol à certains endroits. Les savants locaux eurent vite fait de se servir de cette source d'énergie.

Un autre groupe disposait, lui aussi, de moteurs à vapeur assez simples grâce à leurs élevages intensifs de cochons. La graisse de l'animal étant extrêmement inflammable, ils ont progressivement affiné l'extraction de cette graisse avant d'y ajouter divers composants pour en faire un carburant tout aussi efficace que le charbon. Enfin, un troisième groupe disposait de réserves de méthane grâce aux marécages ambiants : ils eurent vite fait d'identifier les créatures (des bactéries, qu'ils nommèrent "animalcules") produisant ce gaz et de les élever en masse.

Et aucun de ces groupes ne voulait de la ligue Raclusienne ; les premiers affrontements eurent donc lieu en -218. Les Raclusiens, pensant de bonne foi que toute l'île avait donné son accord, voyaient là les actes de rebelles ou de groupes marginaux de la population qui n'aimaient pas la décision prise par la majorité... Ils commencèrent donc les actions militaires mais n'arrivaient pas à avancer. D'ailleurs, les groupes locaux non-plus : c'était un statu-quo total. Celui-ci dura jusqu'en -199, quand arriva l'homme providentiel. Ou en l'occurrence, la femme providentielle : Alma Contrazzi. Ce fut elle qui parvint à unir tous les clans indépendants, qui mirent leur technologie en commun et parvinrent à rejeter la ligue Raclusienne de l'île.

Celle-ci revint pourtant à l'assaut en -196 avec une flotte de plusieurs dizaines de bateaux, avant de subir une défaite d'une grande sévérité à cause des navires d'acier des Vicenziens, qui semblaient sortir de nulle part. Ils ne comprenaient pas comment des éleveurs pouvaient construire des navires à vapeur et ce fut là qu'ils se rendirent compte de la grande hétérogénéité de l'île... Contrazzi comprit, de son côté, que ces affrontements ne pourraient jamais finir en leur faveur : la ligue avait l'avantage écrasant du nombre et plus le temps passerait, moins l'effet de surprise aurait d'importance. Ce fut finalement en octobre -191 que Contrazzi parvint à mener tous les groupes à un accord : l'unification de toute l'île en un gouvernement unique. Ce ne fut en soi pas si complexe : les locaux avaient bien vu à quel point leur union faisait leur force.

Elle négocia ensuite l'accord de Brescia, une ville dont nous reparlerons plus tard. Celui-ci proposait que San Vicenzo conserve une indépendance assez importante – plus que la plupart des cité-états de la ligue, en fait. En échange, San Vicenzo rallierait la ligue et partagerait l'ensemble de leur savoir scientifique avec eux, ce qui donnerait la garantie aux Raclusiens de ne plus se faire prendre par surprise. C'est en grande partie grâce à cet accord que, plus d'un siècle plus tard, la ligue sera en mesure de faire face aux Eskrois pendant aussi longtemps.

------------------------------------ TROUBLES

Voilà donc une petite idée de qui ils sont. Pas le genre à se laisser faire, capables de travailler indépendamment ou ensemble selon les besoins, malins et efficaces, mais ayant parfois tendance à ne pas réfléchir trop aux conséquences politiques de leurs actes. En fait, Contrazzi était la seule à avoir pensé à exploiter leur avantage afin d'obtenir un accord satisfaisant : de nombreux de ses contemporains auraient continué la guerre aussi longtemps que possible – pour sûrement la perdre, au final.

Mais l'unification aura une conséquence inattendue : cette identité indépendantiste perdra petit à petit de sa force et le système gouvernemental de San Vicenzo se retrouva corrompu au fil des siècles. L'industrialisation galopante, les nouveautés techniques dues au rattachement à laligue (puis à Ambrosia ensuite), les ressources limitées de l'île, ... tous ces éléments finirent par se combiner et faire de la Cité-État une sorte de dystopie industrielle où la pauvreté extrême des travailleurs côtoyait l'extrême richesse des dirigeants, bourgeois et nantis de l'île, le tout sous le regard "neutre" des divers philosophes naturels de génie qui peuplaient les lieux mais ne jugeaient pas utile d'intervenir.

Cette situation, qui commença à devenir sévère dans les années 350, continua jusqu'en 429. Ce fut cette année-là que les premiers partis et groupes d'ouvriers commencèrent à se créer et se rebeller contre ses oppresseurs, créant ainsi une sévère instabilité politique dans la région. Sauf que c'est bien joli tout ça, mais la situation était complexe : les dirigeants ne voulaient pas voir de révolte se lancer d'un côté, et de l'autre, ils subissaient de sévères pressions de la ligue afin que l'ordre revienne. Ce fut ainsi que l'état devint de plus en plus totalitaire, procédant à des exécutions en bonne et due forme à l'occasion, histoire de faire des exemples.

C'est dans ce contexte que Giuliana est née. Oui, on en arrive enfin à la personne qui nous intéresse ! Je vous avais bien dit que je finirais par parler de ce qui nous intéresse !

------------------------------------ GIULIANA ET LA REBELLION

Giuliana est donc née en 407 à Brescia, d'une famille plutôt respectée. La ville où avait été signé l'accord historique avec la ligue Raclusienne était devenue un centre intellectuel dans l'île, où l'industrialisation était limitée. Ses parents étaient tous les deux des philosophes naturels, travaillant principalement sur l'électricité qui en était à ses débuts. Ils l'éduquèrent selon des valeurs scientifiques, critiques, lui apprenant à toujours remettre en cause ce qui n'était pas prouvé. Ils pensaient que cela lui donnerait des outils dans le monde de la recherche, mais ils ne pensaient à l'époque pas que cela allait lui tracer une destinée inattendue.

Ce fut à la fin de son adolescence, en 425, qu'elle se rendit dans la capitale de San Vicenzo, Levatura, et constata le traitement réservé aux ouvriers. Et ce fut là qu'elle se posa la question : quelle preuve, objective, vérifiable, existe-t-il du fait que les nobles et les bourgeois valent mieux qu'un ouvrier ? Elle consacra une partie de ses études à cette question et y consacra même une étude philosophique et scientifique complète, qui créa un scandale innommable au sein de la ville... Car la réponse était : rien ne vient le prouver.

Cet ouvrage, "De la valeur de la naissance et de son mérite" rejoint les nombreux écrits prônant l'égalité qui avaient été rédigés dans les années 420, et fit rapidement partie de la base révolutionnaire des ouvriers. Quand ceux-ci commencèrent à se rebeller et que des copies de ses écrits furent trouvées chez de nombreux révolutionnaires arrêtés, elle fut emprisonnée à son tour en 430 pendant un peu plus d'un an. Ce fut en prison qu'elle écrit son deuxième livre, "Esprits en commun", clamant que l'intelligence était la seule ressource dont la quantité disponible augmentait quand on s'en servait. Elle élaborait également ses vues sur l'éducation et l'importance de l'égalité pour une société éclairée.

Par un procédé complexe et une complicité avec deux des gardes de la prison, elle parvint à faire sortir le manuscrit qui se diffusa très rapidement parmi les scientifiques de l'île. Certains y voyaient les divagations d'une prisonnière mais beaucoup comprirent que plus la situation perdurerait, plus l'île perdrait ses esprits de génie. De moins en moins de découvertes novatrices étaient faites et de plus en plus de "scientifiques" sortaient tout droit de familles extrêmement riches, alors que les premiers esprits brillants de San Vicenzo étaient des mineurs et des agriculteurs.

La prison de Poggioreale, où était incarcérée Giuliana, fut prise d'assaut par un groupe de rebelles en novembre 431, profitant d'une tempête de neige. Giu n'était pas la cible : un leader iconique des rebelles avait été emprisonné en septembre et devait être mis à mort publiquement le 1er janvier. Elle profita toutefois de l'occasion pour ficher le camp de là, rejoignant au passage le leader en question : Davide Stufato.

Au fil de l'année 432, elle mit en contact les groupes de rebelles avec les scientifiques révoltés et aida Stufato à unir les groupes de rebelles qui agissaient un peu "chacun dans leur coin". Elle utilisait l'histoire de l'île afin de leur rappeler que leur union seule leur donnerait la victoire et eut un certain succès en tant qu'oratrice, se faisant rapidement surnommer "la frondeuse" par ses camarades. Autant dire qu'elle devint rapidement un personnage gênant : une tentative d'assasinat eut même lieu envers elle. Celle-ci fut tentée par un faux révolutionnaire qui passa plusieurs mois à s'infiltrer pour ensuite tenter de lui couper la gorge. Hélas pour l'assassin, elle ne dormait pas et eut le temps de s'écarter à temps, ce fut donc son bras qui ramassa.

Les affrontements, escarmouches, jeux du chat et de la souris, continuèrent jusqu'en 433. La stratégie de Davide et Giuliana était simple : attirer l'attention sur le centre de la ville et sur eux, afin de la détourner du reste de l'île... Car en secret, les groupes de philosophes naturels mettaient en commun leurs intellects afin de trouver des moyens de réussir cette révolution et produire suffisamment d'armes d'une toute nouvelle génération. Armes à feu pouvant percer des plastrons de milice, arbalètes pouvant se recharger d'elles-mêmes, épées plus solides, commencèrent à être produites, ainsi que de grosses armures mues par un lourd moteur à vapeur, dont l'arme principale tirait des boules de graisse de porc enflammées. Ces boules ardentes collaient à tout ce qu'elles touchaient, faisant de ces armures des instruments d’intimidation extrêmement puissants. En soi, tout cela n'avait rien d'exceptionnel : de nombreuses armées, dont celle d'Ambrosia d'ailleurs, disposait déjà de munitions de ce type et d'armes à tir rapide. L'effet sur lequel comptaient les rebelles était, comme toujours, celui de la surprise : les miliciens n'étaient pas entraînés pour faire face à un arsenal militaire et ils s'attendaient à ce que les rebelles opèrent dans des opérations de guérilla et non en sortant un type inattendu d'artillerie. C'était d'ailleurs la raison du secret entourant la création de cet arsenal. Davide savait pertinemment que tant que la rébellion restait juste cela, une rébellion, alors la milice locale serait responsable du retour de la paix. Mais une fois que les rebelles auraient sorti tout cet armement, la situation deviendrait militaire : l'armée Raclusienne arriverait en renforts et la défaite serait inévitable. Il fallait donc parvenir à gagner immédiatement, en une seule attaque surprise massive.

Ces technologies étaient également pensées pour intimider plus que pour être efficaces. Elle savait que la victoire se remporterait dans les esprits et non sur les champs de bataille : une armure de ce type coûtait très cher, demandait de grandes quantités de carburant, et même si elle pouvait aisément tenir à 1 contre 10, elle ne serait jamais suffisante pour faire face à toute la milice de Levatura. L'idée était de faire exactement comme Contrazzi, des années auparavant : prendre un avantage provisoire grâce à une nouvelle technologie, et forcer l'adversaire à accepter des accords dans les conditions qu'elle souhaitait.

Ce fut en 435, après plus de 6 mois de planification, que l'assaut final fut donné sur le palais présidentiel de Levatura. L'effet de surprise fut total. D'un seul coup, ces ouvriers rebelles qui se battaient avec des bâtons et des couteaux de cuisine, se retrouvaient avec des armes à feu pouvant percer les plastrons de protection et des monstres d'acier tirant des projectiles enflammés. Une très grande partie de la police décida de ne pas défendre, ne sachant pas comment réagir et ne souhaitant pas finir carbonisée.

Le nombre d'armures à vapeur était bien insuffisant pour tenir tête à toute la police et ces armes à feu modernes n'auraient jamais permis d'obtenir une victoire totale... Mais Giu avait atteint son objectif : gagner une victoire psychologique par la surprise et par la peur du feu. Si la police leur avait tenu tête de façon unie et coordonnée, les rebelles auraient perdu et la révolution des flammes aurait immédiatement pris fin... Mais les policiers n'avaient aucune envie de finir carbonisés, tout ça pour des dirigeants tyranniques. À la place, les forces rebelles entrèrent dans le palais, sans faire face à une très grande opposition, le 19 mai 435.

On pourrait penser que les mises à mort seraient immédiates, mais pourtant non. En lieu et place, et contrairement à ce que souhaitait Davide, Giuliana conseilla de les garder en vie et de capitaliser sur cette histoire mentale. Elle voulait montrer au monde que les "grands" de la planète étaient, au fond, des personnes comme les autres et rien de plus. L'ensemble du gouvernement et des grands industriels qui avaient alimenté la tyrannie furent donc placés sur la Place de l'Accord, la plus grande place de Levatura, les fesses à l'air.

Chaque citoyen de la ville avait la possibilité de venir donner une fessée à chacun d'eux, comme on le ferait avec un gamin qui faisait un caprice. L'humiliation fut absolument écrasante. Les hauts dirigeants de San Vicenzo reçurent des fessées pendant plus d'une semaine, avant de finalement être jetés dans le premier transport de marchandises qu'ils purent trouver - il se trouvait qu'il allait à Ambrosia. Vêtus de guenilles, ils se retrouvèrent coincés dans des colis de déchets, et expédiés en classe poubelle. La victoire était acquise ? Peut-être, mais ce n'était pas terminé...

------------------ VICTOIRE ET RECONSTRUCTION

Car la Ligue Raclusienne n'était pas une grande adepte des révolutions, autant le dire. Après moins d'une semaine, la flotte Raclusienne débarqua en force à Levatura... Mais fut pourtant bien accueillie. Giuliana, Davide et d'autres représentants des révolutionnaires acceptèrent de rencontrer les dignitaires Raclusiens, faisant preuve du plus grand respect. Malgré cela... les négociations furent tendues et ne menèrent pas à grand chose. Ce fut finalement une improvisation totale de Giu qui permit de rattraper la situation... Gros risque qu'elle avait pris, mais un risque qui avait payé. Son monologue :

> Bien... Bon, moi je vais être claire car j'en au plus qu'assez. Cela fait maintenant une semaine et demie que nous jetons des lieux-communs sans intérêt au visage les uns des autres, que la ligue s'invente une position qu'elle n'a pas et que nous devons également faire de même. Je vais donc nous interrompre et reposer les faits – car c'est la seule chose qui m'intéresse. Vous avez une armée suffisante pour prendre l'île. Vous gagneriez probablement mais pas sans perdre énormément. Tous les ouvriers de toutes les cité-états de Raclus sauront que vous avez étouffé le peuple. Vous allez vous faire couler des centaines de navires, étant donné que nous en avons développé de nouveaux bien supérieurs.Vos hommes vont se faire brûler par des pluies de graisse enflammée et leurs balles ricocheront sur nos armures. En somme, vous allez lancer une deuxième Guerre Perdue. Ce que je vous propose, c'est le même accord que celui qui a uni nos peuples, celui de Brescia. Car soyez honnête : depuis quand San Vicenzo ne vous a-t-elle pas fourni de nouvelles technologies, conformément à l'accord ? Hm ? 1 an ? 10 ans ? Ne cherchez pas, cela fait presque un siècle, pile l'époque à laquelle les dirigeants que nous venons de renverser ont mis en place leur dynastie. La quantité de découvertes faites par an a diminué de plus des deux tiers et les rares choses intéressantes sortant de nos lieux d'études, ils se les gardaient. En quoi, au juste, y étiez-vous gagnants ? Tout comme la guerre perdue, tout le monde y était perdant à l'exception des personnes qui viennent de se prendre des fessées et jeter dehors. Vous voulez ces armures mécaniques ? Vous voulez des nouveaux navires, deux fois et demie plus rapides ? C'est en traitant avec nous que vous les aurez, car vous savez aussi bien que moi que nous respecterons nos accords et que nous ne nous sentirons pas "au-dessus" de ça. Maintenant, à vous de choisir. Allez-vous vraiment vous lancer dans une destruction mutuelle, de laquelle aucun de nous ne sortirait gagnant ? Allez-vous vraiment reproduire les erreurs de nos ancêtres ?

Une bonne partie de ce petit discours était du bluff : si les chercheurs Vicenziens disposaient bien de plans pour un tout nouveau type de bateau, utilisant des hélices au lieu de roues à aubes, les rebelles n'avaient ni les moyens ni le temps d'en produire assez pour qu'ils posent un problème. De la même manière, les armures à vapeur étaient extrêmement chères et complexes à produire, d'autant que pour les manier, il fallait un entraînement très particulier : impossible de "sauter dedans et y aller" n'importe comment... Il était donc inimaginable d'en avoir une armée complète. Autant dire qu'une fois l'entrevue terminée, Davide eut quelques mots (parfois impolis) à dire à sa comparse...

Le diplomate Raclusien revint, six jours plus tard, avec un accord proche de celui de Brescia. Celui-ci stipulait que San Vicenzo conserverait son autonomie et aurait le droit de mettre en place un système de gouvernement où le peuple dirigerait de manière directe. Les accords commerciaux resteraient en place et San Vicenzo obtiendrait un ambassadeur officiel de la ligue auprès d'Ambrosia. En échange, les scientifiques de San Vicenzo devraient rejoindre la guilde de philosophie naturelle de la ligue, et les nouveaux leaders de l'île accepteraient de ne pas diffuser de manière active leurs idées révolutionnaires dans le reste de la ligue – dans le sens où ils n'enverraient pas de groupes d'ouvriers dont le but serait de semer la discorde.

Cela fait... Tout restait à faire. Il fallait organiser le gouvernement, relancer l'industrie dans des conditions bien plus humaines et correctes pour les travailleurs, le tout en tenant compte des complexes réalités du monde moderne. Autant dire que cette partie n'était pas celle qui intéressait le plus Giuliana, qui était plus dans l'action que dans la reconstruction. Elle participa aux efforts, surtout au niveau scientifique : San Vicenzo se dota de sa propre guilde de philosophie naturelle, creusée dans la montagne et éclairée d'une lueur bleue caractéristique à cause du chlorure de cuivre présent en traces dans le gaz utilisé pour illuminer l'endroit. Elle fut aussi celle qui proposa le nouvel hymne de la cité-état : Il Sogno di Volare. Un épique musical qui lui était cher : l'élévation de l'humanité vers l'espace, au-delà de la Terre. Son rêve d'enfant était de visiter cette immensité un jour et elle espérait que par ce choix d'hymne, elle pourrait en inspirer d'autres. Mais le fait était que... la "flamme" ne l'animait vraiment pas, vis-à-vis de l'organisation du gouvernement et de ses nouvelles instutitions.

Ce ne fut qu'en 437 que la vie commença à reprendre... Très timidement. Il y avait bien des chantiers à mener. Les premières élections eurent lieu, élections auxquelles Giu ne fut pas candidate : elle était considérée comme une dignitaire mais n'aimait pas ce titre. Dans son coeur elle restait une révolutionnaire, une combattante autant au plan physique qu'intellectuel. Ce fut Davide, qui devint le premier président de l'assemblée – une assemblée constituée uniquement de travailleurs de toutes les zones de l'île. Les mutations de l'industrie se firent sous son égide, quoique celle-ci était plus symbolique qu'autre chose, le président de l'assemblée ayant plus un pouvoir symbolique.

Et ce fut justement au début de l'année 438 qu'elle réalisa quelque chose. L'accord passé avec la ligue impliquait que les idées révolutionnaires de San Vicenzo ne seraient pas répandues dans la ligue... Nulle part la mention du reste de l'empire n'était faite. Par ailleurs, elle savait qu'Ambrosia comptait des savants de grand génie, des esprits bien plus élevés que le sien ou celui de la majorité des Vicenziens : c'était une opportunité idéale de les côtoyer et de voir si son rêve d'exploration de l'univers serait ou non réalisable un jour... Peut-être en influencer certains pour qu'ils orientent leurs recherches vers ce domaine ? Quant aux personnalités politiques, peut-être pourrait-elle les pousser à rendre l'industrie moins brutale ? Elle accepta donc la position d'ambassadrice à Ambrosia, promise par le nouvel accord signé avec les Raclusiens, et embarqua vers la capitale de l'empire.


Divers :  

Rumeurs :

- Certains racontent qu'elle a eu et a même encore une relation intime avec Davide Stufato, le président de l'assemblée de San Vicenzo. (faux)
- Il se dit dans les milieux politiques qu'elle a corrompu le négociateur Raclusien afin d'obtenir ce qu'elle voulait. (faux)
- On entend dire, chez les grands et dignitaires, qu'elle a un contrôle idéologique presque total des chercheurs de San Vicenzo. (partiellement vrai)
- Il se raconte, chez les quelques ouvriers qui ont lu ses livres, qu'elle vient à Ambrosia afin d'assassiner les dirigeants de l'empire. (faux)
- Les marins racontent que lors de son trajet elle a posé beaucoup de questions concernant les orphelins disparus, après avoir surpris une conversation à ce sujet. (vrai)
- Certains religieux, exilés de San Vicenzo, clament que Giuliana est une incroyante sans aucun respect pour Ameth ou aucun dieu. (vrai)
- Une rumeur court selon laquelle elle n'aurait jamais partagé la couche d'un homme, c'est de cette rumeur que vient le surnom de "vierge rebelle". (partiellement faux : elle a bien eu des rapports intimes mais jamais de relation durant plus d'une semaine ; la révolution ça prend du temps)

Documents :

-  De la valeur de la naissance et de son mérite, livre de 314 pages écrit en 427. Il s'agit d'un essai scientifique et philosophique sur la valeur réelle du sang, mettant en avant le fait que le concept de "sang bleu" ou "sang noble" est illogique, d'un point de vue scientifique.
-  Esprits en commun, livre de 541 pages écrit en 430. Il s'agit d'un essai, scientifique et philosophique aussi, concernant la vitesse à laquelle peut se développer une culture et une technologie si tous les esprits sont mis en commun, sans système de classe limitant l'éducation des plus pauvres.
- Révolte des esprits, livre de 481 pages écrit en 434. Il s'agit d'un essai, philosophique et politique, expliquant l'importance de l'éducation afin de ne pas se faire manipuler par les classes dominantes et encourageant tout un chacun à apprendre tout ce qu'il est possible d'apprendre lorsque l'occasion se présente.
- Diverses affiches, produites entre 432 et 436. Il s'agit d'affiches de propagande révolutionnaire sur lesquelles Giuliana est représentée, en général en tant que figure émancipatrice et en tant que leader.

Faits basiques :

(ce que tout le monde ayant entendu parler d'elle sait à son sujet)

- Elle a mené la révolution de San Vicenzo.
- Elle a des connaissances poussées et variées en sciences.
- Elle est capable de la plus immense politesse comme de la plus grande grossièreté.
- Elle est devenue très habile au pistolet et à l'épée lors de la révolution des flammes.
- Elle dispose de gardes personnels qui l'ont suivie à Ambrosia, six au total, dont deux en mesure de porter des armures à vapeur lourdes. Les deux armures qu'ils ont amenées sont des cadeaux diplomatiques, à l'attention du gouvernement Ambrosien, en gage de bonne volonté.
Date de naissance : 11 novembre 1989
Double compte : Du tout !
Commentaire : Écoutez, laissez la police faire son travail, dès que j'aurai de plus amples informations croyez bien que vous en serez les premiers informés.
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MessageSujet: Re: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Sam 4 Fév 2017 - 20:36
Voilà une fiche qui a l'air très bien travaillée. Bienvenue !
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MessageSujet: Re: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Sam 4 Fév 2017 - 20:58
Bienvenue Giuliana, j'aime beaucoup ce choix d'avatar.
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MessageSujet: Re: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Sam 4 Fév 2017 - 21:22
Bonjour Guiliana et bienvenue.
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MessageSujet: Re: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Sam 4 Fév 2017 - 21:35
Merci beaucoup Smile

Malicia Angeliez a écrit:
Bienvenue Giuliana, j'aime beaucoup ce choix d'avatar.

Ha, merci ! Je l'ai trouvé totalement par hasard en plus. Il y avait tellement de photos super que j'ai eu bien du mal à en choisir une. Dans un monde idéal, je pourrais TOUTES les mettre à la fois mais bon Laughing
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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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MessageSujet: Re: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Sam 4 Fév 2017 - 22:26
Bienvenue ma chère, délicieuse littérature à laquelle j'ai eu droit!
Ce monde merveilleux existe, il s'appelle Signavatar -cela passera au hasard différents avatar- si tu veux!


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MessageSujet: Re: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Sam 4 Fév 2017 - 22:40
Hum, merci Embarassed

Et... Ce site... affraid
Je rêve de ce genre d'outil depuis des années ! Depuis que j'ai vu une amie s'en servir sur un autre forum en fait (enfin une sorte de forum, c'était à moitié jeu flash, c'était bizarre). Tu viens, chère (cher ?) admin, de me donner le saint graal des avatars Very Happy Merci !
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Sam 4 Fév 2017 - 22:41
Je t'en prie Wink Chère m'ira très bien!


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Sam 4 Fév 2017 - 23:31
Coucou ! Alors, je vais m’occuper de modérer ta fiche, car si elle est – o combien – exhaustive, elle n’en est pas moins à modifier ou à éclaricir sur certains points.

Je tiens néanmoins à te féliciter pour la fiche, car tu as fait un travail pour le moins impressionnant en la matière… tu pourrais presque faire un contexte / forum à part avec ça, et du coup, ça force l’admiration, d’une certaine manière. C’est particulièrement agréable de voir ce que certains membres arrivez à faire en vous basant sur le contexte que nous offrons ! Mais bon, allez, passons aux choses sérieuses ! Pour te simplifier la vie je vais te citer les passages qui me gênent et expliquer poruquoi si tu veux, comme ça tu sauras à quoi je fais allusion.

Giuliana di Brescia a écrit:
Culte : Aucun
Tu donnes à ta personnage un côté inculte, entends par là sans culte d’aucune divinité… or, le contexte est fortement influencé par justement les croyances divines… et l’impiété n’est pas bien vue, voire même carrément condamnée ! Et être un ambassadeur ne rend pas intouchable pour autant… surtut quand on sait que le protectorat d’Ameth aurait du, jusqu’à aujourd’hui, fortement influencer le potentiel héritier… finir écorché vif puis sur le bucher ne semble pas être un sort enviable… alors ne pourrait-elle pas, au moins, faire semblant ? Pour plus de cohérence avec l’univers ! ^^

Giuliana di Brescia a écrit:
C'est en -224 que la petite vie des Vicenziens a changé : la ligue Raclusienne débarqua pour la première fois sur les rives de l'île. Les représentants Raclusiens ont immédiatement déclaré le rattachement des lieux à la Ligue, mais les bergers locaux ne comprenaient pas bien ce qu'ils voulaient : ces représentants avaient fait l'erreur de penser que l'île était unie sous un seul gouvernement. C'est une supposition qui leur coûtera cher pendant de nombreuses années.
Dans l’absolu on est pas forcé de rejoindre la ligue, plus encore, il est peu probable voir impossible de rattacher un territoire comme ça à la ligue puisque chaque cité état tient à son indépendance et que rattacher un territoire commun aurait pu avoir des difficultés à être gérés au nom de tous… l’Antarctique réussit parce que c’est un désert glacé, mais comme tu le dis, ici il y avait de la population du coup, les memebres de la ligue n’ont pas pu rattacher de force…

Giuliana di Brescia a écrit:

Ceux-ci étaient très variés : certains avaient déjà inventé le moteur à vapeur, des années avant les autres, grâce au gaz qui s'échappait du volcan. Les acides volcaniques, se mélangeant à des nappes phréatiques dans les mines de zinc, entraînaient la création d'hydrogène presque pur qui s'échappait du sol à certains endroits. Les savants locaux eurent vite fait de se servir de cette source d'énergie.

[…]

C'est en -224 que la petite vie des Vicenziens a changé : la ligue Raclusienne débarqua pour la première fois sur les rives de l'île. Les représentants Raclusiens ont immédiatement déclaré le rattachement des lieux à la Ligue, mais les bergers locaux ne comprenaient pas bien ce qu'ils voulaient : ces représentants avaient fait l'erreur de penser que l'île était unie sous un seul gouvernement. C'est une supposition qui leur coûtera cher pendant de nombreuses années.
Personne n’est « forcé » de rejoindre la ligue
Celle-ci revint pourtant à l'assaut en -196 avec une flotte de centaines de bateaux, avant de subir une défaite d'une extrême sévèrité à cause des immenses navires d'acier des Vicenziens. Contrazzi comprit, toutefois, que cette guerre ne pourrait jamais finir en leur faveur : la ligue avait l'avantage écrasant du nombre et plus le temps passerait, plus ils trouveraient de moyens inventifs de contrer l'avantage technologique des Vicenziens. Ce fut finalement en octobre -191 que Contrazzi parvint à mener tous les groupes à un accord : l'unification de toute l'île en un gouvernement unique. Ce ne fut en soi pas si complexe : les locaux avaient bien vu à quel point leur union faisait leur force.
Elle négocia ensuite l'accord de Brescia, une ville dont nous reparlerons plus tard. Celui-ci proposait que San Vicenzo conserve une indépendance assez importante – plus que la plupart des cité-états de la ligue, en fait. En échange, San Vicenzo rallierait la ligue et leur ferait part de leurs connaissances technologiques. C'est en grande partie grâce à cet accord que, plus d'un siècle plus tard, la ligue sera en mesure de faire face aux Eskrois pendant aussi longtemps.

[…]

Car en secret, les groupes de philosophes naturels mettaient en commun leurs intellects afin de trouver des moyens de réussir cette révolution et produire suffisamment d'armes d'une toute nouvelle génération. Armes à feu novatrices, arbalètes pouvant se recharger d'elles-mêmes, épées plus solides, commencèrent à être produites, ainsi que de grosses armures mues par un lourd moteur à vapeur, dont l'arme principale tirait des boules de graisse de porc enflammées. Ces boules ardentes collaient à tout ce qu'elles touchaient, faisant de ces armures des instruments d'indimidation extrêmement puissants.
Ici, le point qui me gêne, c’est la manière dont tu présentes ton ilot… on dirait presque une mini ambrosia sur le territoire raclusien… or ça me gêne d’avoir l’impression qu’il y a une autre coté qui est à égalité avec, car ce n’est pas le cas… Ambrosia partage certaines connaissances mais garde un très fort temps d’avance sur tous les autres, c’est aussi grace à ça qu’elle est devenue centre névralgique de ce monde. Donc avoir une concurrente au sein d’un des trois pays rendrait les choses moins bien articulées que ce que nous voudrions conserver.
Bon, j’avoue que pour ça j’ai cité ce ui m’a le plus sauté aux yeux, hein ^^


Giuliana di Brescia a écrit:
Cet ouvrage, "De la valeur de la naissance et de son mérite" rejoint les nombreux écrits prônant l'égalité qui avaient été rédigés dans les années 420, et fit rapidement partie de la base révolutionnaire des ouvriers. Quand ceux-ci commencèrent à se rebeller et que des copies de ses écrits furent trouvées chez de nombreux révolutionnaires arrêtés, elle fut emprisonnée à son tour en 430 pendant un peu plus d'un an. Ce fut en prison qu'elle écrit son deuxième livre, "Esprits en commun", clamant que l'intelligence était la seule ressource dont la quantité disponible augmentait quand on s'en servait. Elle élaborait également ses vues sur l'éducation et l'importance de l'égalité pour une société éclairée.
Là c’est plus une question d’éclaircissement. Donc ta Giuliana était une personne du peuple et donc n’a pas fait ses années de pupillage à ambrosia ? Ou l’a-t-elle fait puis elle est revenue pour écrire son brulot anarchiste ? xD

Giuliana di Brescia a écrit:
Chaque citoyen de la ville avait la possibilité de venir donner une fessée à chacun d'eux, comme on le ferait avec un gamin qui faisait un caprice. L'humiliation fut absolument écrasante. Les hauts dirigeants de San Vicenzo reçurent des fessées pendant plus d'une semaine, avant de finalement être jetés dans un transport de marchandises, vêtus de guenilles, coincés dans des colis de déchets, et expédiés vers Ambrosia. La victoire était acquise ? Peut-être, mais ce n'était pas terminé...

Donc elle insulte bien l’empire de vapeur ? Je n’ai pas mal compris ? Et du coup, est-ce que c’est une manière de dire qu’ils n’enverront plus personne comme pupilles ?

Giuliana di Brescia a écrit:
Ce ne fut qu'en 437 que la vie reprit son cours de façon normale.
Par expérience personnelle, je sais qu’on ne se remet pas en un an d’une guerre civile… ça se compte en dizaines d’années hein ! Wink
Giuliana di Brescia a écrit:
Et ce fut justement au début de l'année 438 qu'elle réalisa quelque chose. L'accord passé avec la ligue impliquait que les idées révolutionnaires de San Vicenzo ne seraient pas répandues dans la ligue... Nulle part la mention du reste de l'empire n'était faite. Elle accepta donc une position d'ambassadrice à Ambrosia et embarqua vers la capitale de l'empire, espérant pouvoir éclairer les scientifiques locaux, peut-être quelques politiciens, qui sait...?

Alors là c’est à moi qui t’éclairer sur un point : une impie anarchiste ça va être difficile d’être prise au sérieux dans les hautes sphères… de plus l’idée de tous être égaux, c’est un peu le concept des « grands » qui sont de toute condition sociales et élevées non pas par une raison vénale ou héréditaire, mais selon le mérite unanimement reconnu…^^
Par contre si ta miss est ambassadrice, c’est de la ligue ou alors elle n’aura pas vraiment de poids réel, les affaire internes à la ligue ne concernent pas ambrosia, sauf si ça les menace ^^

Giuliana di Brescia a écrit:
- Elle dispose de gardes personnels qui l'ont suivie à Ambrosia, six au total, dont deux en mesure de porter des armures à vapeur lourdes.

Deux en mesure de porter des armures à vapeur lourdes… soit, mais sans leur armures qui ont du être mises sous scellés par l’empire pour des raisons évidentes de sécurité, dans le meilleur des cas…


Voilà, je pense avoir fait le tour ! Si tu le souhaites, tu peux me contacter par mp pour qu’on discute de tout ça ! Il suffit de cliquer sur ma signature !


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MessageSujet: Re: DIGNITAIRE - GIULIANA DI BRESCIA, AMBASSADRICE ET RÉVOLUTIONNAIRE Dim 5 Fév 2017 - 0:39
Everard Zullheimer a écrit:
Coucou !  Alors, je vais m’occuper de modérer ta fiche, car si elle est – o combien – exhaustive, elle n’en est pas moins à modifier ou à éclaricir sur certains points.

T'en fais pas, je me doutais qu'il y aurait des travaux à faire. J'ai plus ou moins improvisé "à la yolo" sur certains trucs et je n'ai aucun souci à éditer/bricoler/modifier si besoin histoire que ça soit cohérent bounce

Donc ! Tous les edits sont en orange sur la fiche ^^

-- POUR LE CULTE : ok je pensais qu'il s'agissait du culte qu'elle avait en soi, pas qu'il s'agissait du culte qu'elle affichait ! Du coup, officiellement, elle suivra le culte de la trinité artistique, plus spécifiquement Jatren.

-- POUR LE RATTACHEMENT : j'ai ajouté plus de nuance au truc du coup ! Une partie de l'île a accepté, impressionnée par la ligue et sa taille, sans demander l'avis des autres. La ligue ne connaissant pas encore bien toute la complexité du paysage Vicenzien, elle est partie du principe que toute l'île avait donné son accord pour les rejoindre, ce qui a provoqué le conflit par la suite (grosse incompréhension générale et gros bordel).

-- POUR L'AVANCEMENT TECHNIQUE : j'avais tablé sur le fait qu'Ambrosia n'ait pas grand chose à craindre en raison de la séparation des divers groupes de scientifiques (en "petits clans"), qui, ne mettant pas en commun leurs savoirs, n'étaient pas un danger et n'avançaient pas aussi rapidement que la capitale. Du coup en modifs, j'ai précisé que les moteurs à vapeur en question étaient assez primitifs (la raison pour laquelle le charbon a été utilisé est qu'il s'agit de ce qu'il y a de plus efficace ; les graisses animales et les gaz sont bien inférieurs). J'ai ensuite retiré le fait qu'ils l'aient découvert avant tout le monde (car ça porte à confusion - je voulais dire par là qu'ils étaient les premiers de l'île à l'avoir découvert, sans intervention extérieure, mais c'était formulé de façon pourrie Laughing ), et ajusté le récit pour modifier les forces en présence et réduire le danger potentiel présenté par l'île. La ligue a perdu à cause de la surprise ("d'où ces éleveurs de mouton sortent-ils des bateaux à vapeur !?") et non à cause d'un avantage technologique écrasant / comparable à Ambrosia.

Pour la deuxième partie (les mecs qui conçoivent des nouvelles armes high-tech), j'étais parti du principe qu'elles étaient high-tech par rapport aux forces de la milice Vicenzienne et non par rapport à celles Ambrosiennes. Enfin dans mon esprit, la capitale disposait déjà de munitions spéciales ou de machines complexes (ils ont bien des automates :p ). L'idée en soi était de créer un avantage lié à la surprise. La rébellion, habituée des opérations urbaines rapides, obtient subitement de l'armement militaire face auquel la milice n'est pas entraînée.

Du coup, j'ai ajouté ces précisions concernant le niveau technique par rapport à Ambrosia. Cela dit, et si c'est l'existence de technologies non-Ambrosiennes qui pose problème (aucune île/domaine/etc. ne peut être en mesure d'imaginer des choses aussi avancées qu'Ambrosia pour diverses raisons), bahhhhh je trouverai autre chose, je sais pas encore quoi mais je trouverai bien Smile

-- PUPILLE OU PAS ? Nop :p Elle est fille de deux scientifiques de moyenne envergure au niveau local, on est donc loin des marchands et des nobles. Je parlais là de la capitale de l'île de San Vicenzo et non de la capitale de l'Empire : j'ai donc clarifié Smile

-- CONCERNANT LES DIRIGEANTS HUMILIÉS : Non, du tout ! En fait, ce sont les dirigeants locaux, qui ne sont pas des Ambrosiens ni rien de ce genre, qui sont humiliés publiquement et jetés dehors. Il s'agit avant tout de politique locale, à aucun moment l'Empire, Ambrosia, ou un quelconque dignitaire Ambrosien, ne sont pris à parti. Mais c'est vrai que la destination peut porter à confusion ; le bateau allait à Ambrosia par hasard, ils ont juste mis les dignitaires en question dans le premier transport qu'il ont pu trouver et il se trouve qu'il allait là-bas. Je pensais aussi qu'il serait possible de créer des intrigues, si les dirigeants humiliés se trouvent à Ambrosia en même temps que Giuliana Very Happy
J'ai donc ajouté des précisions pour que ça soit plus clair !

-- CONCERNANT LE COURS NORMAL DES CHOSES : Oui, nan, pas son cours normal effectivement. Plutôt un début de reprise ; c'est édité et précisé.

-- POUR LE FAIT DE RÉPANDRE SES IDÉES : Houla non elle est plus finaude que ça :p Elle ne va pas rentrer dans la salle du trône en gueulant "VIVE LA REVOLUTION BANDE DE PTITS CONNARDS !", mettre son T-shirt du Che, et tirer en l'air (cela dit ce serait marrant en fait Laughing ). Je comptais, pour qu'elle soit prise au sérieux, sur le fait que ses écrits aient contribué à lui donner une certaine réputation d'intellectuelle : il ne s'agit pas vraiment d'un texte révolutionnaire mais d'une véritable étude comparée, scientifique et philosophique, des couches sociales. Elle maîtrise un certain vocabulaire et des concepts complexes grâce à son éducation. Ce n'est pas le Capital de Marx mais c'est plus proche de ça que du post d'un ado anarchiste sur le forum 15-18 de jeuxvidéo.com quoi Very Happy

Pour l'idée d'être tous égaux, hmmmm ! En fait, j'ai fait la même erreur que les Raclusiens dans mon petit récit à la con Laughing J'ai fait une supposition ! Vu que dans l'extrême majorité des univers cyberpunk, le monde ouvrier est très dystopique (conditions de vie extrêmement difficiles, oppression sociale et monétaire constante, grande pauvreté des travailleurs, etc.), je partais du principe qu'il en était de même pour Ambrosia. Si les conditions de travail Ambrosiennes sont nickel, du coup ouais, j'avoue, ça ne marche pas des masses XD Ceci étant dit, il y a un aspect que j'ai peu développé mais qui est important, son obsession pour le vol et l'espace. C'est un aspect que l'on voit dans son choix de nouvel hymne national : Il Sogno di Volare parle de l'envol de l'humanité au-delà des cieux, le seul endroit où elle se sentira chez elle, qu'elle remplira de merveilles et dont elle découvrira les mystères, etc.

J'ai donc ajouté des précisions concernant ces convictions scientifiques pro-voyage spatial et élévation spirituelle par l'exploration, et ajouté de la nuance dans les raisons de sa venue.

Pour le faire d'être ambassadrice, j'ai ajouté que l'accord garantissait qu'ils obtiendraient un siège d'ambassadeur de la ligue auprès d'Ambrosia pour avoir plus d'importance politique au sien de la ligue et en dehors.

-- LES DEUX ARMURES : ben en fait je partais du principe qu'ils pouvaient les porter, mais pas qu'ils les avaient avec eux. Enfin, pour moi les armures étaient restées à San Vicenzo Very Happy

Après, maintenant que j'y pense, ce serait peut-être une idée : Giu débarque avec ses deux gardes en armure (désarmée) pour se la péter un peu, et les offre en tant que cadeau diplomatique et en geste de bonne volonté pour montrer que, même si ça a été bien la merde chez eux, ils ne sont pas là pour foutre la merde à Ambrosia. Et du coup, elles seraient bel et bien sous scellés ou dans un laboratoire quelconque en train d'être décortiquées.


Bon ! J'espère que je n'ai rien oublié ! Au pire, s'il y a d'autres trucs à bricoler ou si certaines des modifications ne sont pas suffisantes ou posent problème, je n'ai aucun souci à changer Smile
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