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[CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire

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Hélène de Valene
Comédienne
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Nationalité : Empire de vapeur
Messages : 298
Date d'inscription : 29/01/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Dim 12 Fév 2017 - 18:39
J'étais là.
Quelques mètres derrière Lilith, pas plus près. Le regard qu'elle m'avait lancé à mon arrivée avait été sans équivoque.
Je portais une robe simple et noire avec des manches en dentelles couvrant l’intégralité de mes bras. Un chapeau sur ma tête laissait descendre un voile fin devant mon visage. Aucun bijou ou accessoire, la simplicité régnait en maitre tout autour de moi. Je ne détonnais donc pas.

J'avais retrouvé le cortège dès le début et alors que celui-ci commençait à peine à avancer. Les premières notes de chants débutèrent. Le rythme lancinant de la chanson achevèrent de me mettre de mauvaise humeur.
J'étais en totale contradiction avec moi même.
D'un côté, mon cœur se déchirait en voyant la douleur que subissait Lilith devant la perte que représentait Elrich à ses yeux. De l'autre, si j'avais été seule peut-être me serais-je laisser à quelques éclats de rire devant cette scène si absurde. Quasiment tout le cortège n'avait jamais adressé la parole au prince consort. Combien étaient venus juste pour être aperçus afin que personne ne médise d'eux ? Combien étaient présent par obligation et non par volonté ?
Cet enterrement était l'événement le plus hypocrite de l'année et pourtant ce n'était pas ce qu'il manquait au palais.
Moi même n'étais-je pas un imposteur ?

Au fur et à mesure de l'avancée, une foule de plus en plus imposante d'inconnu se rassemblait derrière l’impératrice au son d'une litanie redondante alors que le battement des tambours donnaient la mesure de nos pas.
Everard se tenait à côté de Lilith. Mes yeux s’écarquillèrent alors qui lui prit la main. Ma surprise fut encore plus grande  lorsque Lilith ne le rabroua pas.
Je détournais mon regard par pudeur, je ne me sentais pas en droit de les observer, lui qui ressemblait si fort à son frère.

Mes yeux dérivèrent le long des visages près de moi, quelques uns connu telle la ministre de l'éducation, Sarah qui tenait le Vices et Délices, mais beaucoup de ne l'était pas.
Une de ces personnes était le tueur d'Elrich, celui responsable de la souffrance de Lilith.
Je regardai alors chaque visage essayant de déceler un air de tristesse feint, même une joie dissimulée maladroitement aux regards de tous.
Mais il était peu probable aux vues des centaines et centaines de personnes présentes que je tombe sur ce tueur par hasard.

Je continuais de marcher, la tête baissé, le regard perdu dans les pavés que mes pas foulaient doucement attendant d'arriver au temple.

La mort nous prendra tous un par un, aussi innocemment qu'une petite fille cueillant une à une les fleurs d'un pré

Que cette journée finisse.
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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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Nationalité : Amethien
Messages : 775
Date d'inscription : 14/04/2016
MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Jeu 16 Fév 2017 - 21:36
Event n°1:
Bûcher funéraire


La marche allait comme elle pouvait, lente et cadencée, alternant phases de silence et phases de chants, parfois galvanisants, parfois lancinants, parfois joyeux, parfois funèbres, comme une sorte de dialogue. Peu à peu les chants gagnaient en joie et en force, suivant l’ordre des Quantiques de la Fin des Serviteurs d’Ameth. Et moi je faisais comme eux, serrant parfois doucement la main de l’impératrice pour lui insuffler du courage, étant occupé à chanter à peine voix la joie de savoir le défunt en toute sécurité ! Enfin, nous arrivâmes au niveau du temple d’Aernia, une magnifique bâtisse aux parois sculptées.

Le corps y entra, les prêtres aussi, puis je m’y engouffrais, pour rejoindre le cœur du temple, là où l’Impératrice ne pouvait pas, hélas, s’installer. Puis je me tournais vers la foule et entamais les prières funéraires commencèrent s’enchainant dans l’ordre prévu pendant presque une heure avant qu’enfin, je ne m’adresse à l’assemblée, utilisant pour ce fait un micro monté sur pied.

« Impiété, blasphème, trahison, sacrilège, meurtre. Voilà ce qui nous rassemble ! Tuer un saint homme est un acte odieux, et qui dépasse de loin la tristesse ou l’absence de tristesse de chacun ! Chacun pourrait croire que cette perte, au-delà d’être choquante et d’être accablante pour les proches qui perdent un époux, un frère, et pour le peuple qui perd son prince consort. Cela va à l’encontre de toutes lois sacrées ! La mort et la violence gratuite sont l’apanage des corrompues et de leurs serviteurs impies. Cela dépasse de loin la simple peine que nous pouvions éprouver ! »

Je reprenais mon souffle avant de continuer.

« Il s’agit d’un acte ignoble, un acte sans commune mesure avec un simple meurtre. Cet homme, Elrich Zullheimer était plus qu’une simple personne mortelle, c’était un saint homme, une personne unique en son genre, voué au plus hautes fonctions, voué, qui sait, à devenir le Premier Intendant d’Ameth. Sa mort est un affront le plus complet à tout ce qu’il représentait. Généreux, doux, agréable, altruiste, il incarnait ce que l’humanité pouvait avoir de meilleur ! Aussi, seul un serviteur de l’Innommable aurait pu en vouloir à sa vie, aurait pu porter atteinte. C’est pourquoi je vous annonce la parole, devant vous, offerte par le Divin Saahar Namar Ur’ten Ameth, Héritier de Lignée. »

Alors j’entamais la lecture d’une missive assez brève, une quinzaine de lignes, qui faisaient état de la colère de la Lignée… et donc du risque de conflit ouvert si personne ne trouvait le coupable ! Ensuite j’invitais tout un chacun à méditer ces paroles et à croire.

« Comme le veut la coutume, je vais donc aussi vous ouvrir les lettres testamentaires, les remettre à qui de droit. Que l’épouse du défunt, l’Impératrice Lilith de Choiseul s’avance ! A elle s’adresse son époux en ces mots : « Ma chère et tendre, mon adorée, si vous entendez cette lettre j’ose espérer que c’est de la bouche de mon frère, j’ose espérer qu’il sera en asse grande forme pour la lire. Vous savez comme je vous aime et il y a d’ailleurs une lettre pour vous à ouvrir en privé, à part, qui font étalage de propos peu dignes d’être entendus par tous. Mais devant tous, j’en appelle à la loi sacrée du Devoir de Service pour demander à mon frère, et ce jusqu’à ce que vous trouviez un nouvel époux, d’intégrer la Chevalerie du corbeau noir, il vous fera part de tout ce que cela implique… »

Un frisson parcourut les rangs des Serviteur d’Ameth. Tous connaissaient vaguement ce titre, remontant à plusieurs milliers d’années au bas mot, qui conféraient un devoir de protection absolu à la personne auprès de qui on le demandait… c’était si lourd que le titre en avait été laissé à l’abandon, peu utilisé.

« … et j’ai fait la demande à la Lignée pour que le titre soit accordé. La réponse devrait vous parvenir dans le mois qui viendra. Je ne doute pas qu’il sache exactement ce qu’il a à faire auprès de vous, comme protecteur, défenseur, champion, conseiller, et soutien. » Là s’arrête les mot s qui sont destinés à tous. Le reste placé sous le sceau du secret, ne sera dévoilé qu’aux personnes concernées. Mais sachez par avance ceci : ce sera sans doute une grande clameur demain en ville, car l’hérétique, l’impie qui a causé cela sera traqué et mis au supplice comme il se doit ! Et toute personne refusant de répondre aux questions sera invitée à en discuter avec les Serviteurs. »

Je posais la lettre sur le corps.

« Que les mots lus et entendus par tous soient brulés par le feu du défunt, et que chacun, s’il le souhaite, puisse venir faire ses adieux au défunt… pour des raisons pratiques, je me vois contraint de demander à ce que seuls les personnes au sein du temple se déplace en deux colonnes dans l’allée centrale. S’il vous plait… »

Puis je me tus et posais la main sur le cœur d’Elrich en attendant la procession, restant ainsi jusqu’à la fon, les yeux déterminés vers le fondu temple…


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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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Nationalité : Ambrosienne
Messages : 1696
Date d'inscription : 14/01/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Ven 17 Fév 2017 - 15:34
La nuit est une étrange enveloppe, sous les lumières tremblantes des torches, nous voilà tous accompagner par les chants et je puise ma force dans mon peuple, ne laissant sur mon visage que l’abattement d’une compagne, sans pleur, sans larme, sentant la main de Everard pressé la mienne de temps à autre. Il suffirait d’un regard de trop sur ce geste pour que les rumeurs s’affolent, mais je suis fatiguée et j’ai besoin de ce soutient plus que je ne l’admettrais jamais.

Parvenus aux temples, je franchis les quelques marches et s’engouffrent comme ils peuvent tout le reste, un instant je pense à Kobalt chargé de la sécurité et je sais qu’il a placé autour de moi des anonymes, prêt à intervenir aux moindres problèmes.
L’intérieur circulaire, je redresse mon visage vers Everard apparu pour s’adresser à la foule. Un Amethien au centre d’Aernia…voilà une première que je n’ai jamais voulu vivre.

Les mots d’Everard raisonne et mes yeux tombent finalement sur le corps d’Elrich. Je l’ai toujours pensé bien peu fait pour être mon époux, même si j’aimais sa présence, mais il n’était pas taillé pour cela, pourtant il fut le choix du protectorat…
Les impies qui ont touché à lui seront punis devant les lois de Taren, mais ils n’échapperont à rien.

J’entends les mots de Everard mais au fond, je n’en suis pas proche, pas vraiment d’accord. Ce n’est l’homme bon qu’il était qui a été visé, seulement mon compagnon, alors, peut-être qu’il a aussi raison, ou peut-être pas, mais tout n’est pas toujours forcément lié à l’Innommable et ses méfaits, mais le protectorat est … plus enclin à une certaine forme d’extrémisme malheureusement.

J’inspire et redresse le visage à l’entente du potentiel conflit ouvert du protectorat,s errant les dents. Everard ne pouvait épargner ce genre de chose à l’enterrement de son frère ? Non, bien entendu. Il ne le peut. Mais cette information va me contraindre à user de beaucoup de diplomatie, j’ose à supposer qu’il m’envisage comme allié plus que comme un autre sur qui tomber sa colère. Au fond, nous ne sommes que des alliés funestes et les autres pays peuvent craindre une alliance, le Protectorat et l’Empire ensemble….est-ce que les Eskrois se soucieront de cela ? Est-ce que la Ligue cherchera à placer ses idées ? Oh oui…

Mais la colère d’une patrie ainsi exposée va faire germer des réactions et des idées dans les esprits, réellement.

Je m’avance de quelques pas, relevant mon visage, un sourire douloureux éclos sur mes lèvres avant que je ne fronce mes sourcils. Un murmure de la foule qui se voudrait discret, mais qui ne l’est pas. Qui n’a pas remarqué l’agitation des prêtres améthiens ?
Je n’ai que peu entendu ce genre de chose pour ma part et mon regard vers Hugo de Voisin ne se manque pas. Il hausse les épaules, en plissant les lèvres, visiblement, il ne connait pas, et mes yeux retournent vers Everard puis Elrich, je saurais bien ce qu’il en est…tôt ou tard.
Je viens à me demander de quand est dater ce testament,fronçant les pupilles…

Par contre la suite…le Protectorat ne peut faire sa justice sur mes terres et je devrais mesurer le Protectorat, pour le moment je ne dis mot, mais Everard me semble en profiter, pour autant, je me résonne qu’il est de nature moins fanatique qu’on ne le dit. Pour autant, il peut faire réagir le peuple et cela ne me convient. Mais tout le monde sait que seule la parole des dirigeants de l’Empire a une valeur. Comme je compte bien en discuter avant avec le protectorat, ces paroles n’ont que valeur le discour d’un grand prieur certes, mais Amethien, pas ambrosien.

M’installant proche du corps, entouré par des gardes visibles, je me tiens droite, regardant les derniers adieux qu’on lui fait, je ne suis pour autant pas accessible et je ferme les yeux, priant la grande conceptrice…



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MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Mar 21 Fév 2017 - 10:02
Malicia se tient au milieu des dignitaires assemblés à présent dans le temple. Cet endroit ne fait que renforcer l'aspect solennel de cet instant tristement historique. Un instant, juste avant que le grand prêtre ne prenne la parole, le regard de la veuve se pose sur celle qui vient également de perdre son époux. La tristesse se lit sur son visage, sincère ou feinte. L'institutrice n'est pas si désillusionnée pour penser qu'aucune femme ne peut sincèrement aimer son mari. Si à elle chance et amour n'ont pas souri, cela ne signifie pas que d'autres ne se soient vus accorder plus de fortune. Et Lilith de Choiseul de par sa position et sa personnalité fait sans doute bien des jalouses. Ce n'est pas le cas de la Dame Angeliez qui n'a pas ce genre de prétentions ou d'ambitions. Elle n'envie nullement les nombreuses obligations et responsabilités qui pèsent sur les dirigeants. D'autant qu'aujourd'hui c'est plus seule que jamais que leur impératrice devra se dresser. Une pointe de compassion se déverse dans le cœur loin d'être aussi dur que le souhaiterait la raclusienne. En plus du chagrin né de la perte, Lilith devra affronter l'adversité des querelles et complots politiques.

Le discours commence, chassant pour un temps les pensées de Malicia. Baissant la tête pour se fermer au reste, elle laisse les mots l'imprégner. Le frère du défunt ressent probablement un juste courroux même s'il reste digne. Ce n'est qu'à cet instant que la veuve réalise que cette mort pourrait bien lui attirer des ennuis. Certes elle n'a nullement commis l'acte qui a entraîné ce bouleversement pour eux tous. Cependant très vite les forces de l'ordre vont se mettre en quête de tous les empoisonneurs de la cité. Bien qu'elle se soit toujours montrée prudente, la jeune femme ne s'estime pas hors d'atteinte. Une minutieuse investigation l'innocenterait du crime d'Elrich mais d'ennuyeuses questions pourraient lui être posées. Voilà de quoi troubler son sommeil déjà agité depuis quelques temps.

L'institutrice n'a pas prêté une oreille attentive à la fin du discours. L'assemblée commence à se mettre en file pour avancer vers le gisant. Avec une mine bien plus sombre, la brune les suit. Ses yeux se relèvent vers la colonne à sa droite. La dame Angeliez se sent étonnamment fragile soudain au milieu de ces gens connus ou inconnus. Comme si tous pouvaient voir ses pêchés dans ce lieu saint. Son visage reste néanmoins impassible. Elle est passée maîtresse depuis longtemps dans l'art de cacher ses émotions, ses peurs, ses ressentiments. Et quand vient son tour, à nouveau les sombres idées ont quitté pour un temps le flot de ses réflexions. Malicia adresse une prière silencieuse pour cet homme allongé là, ôté à la vie injustement. Puis elle s'en retourne à la suite de la colonne.
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Ross Brisendan
Héritier de la Gobelin Bank
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MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Mer 22 Fév 2017 - 23:12
Ross garda le silence un moment. Il était si absorbé dans l’ambiance lourde et sombre de la scène qu’il regardait dans le vide. La haute silhouette d’un autre dignitaire nettement plus impressionnant, qui le précédait dans la file en formation, passa dans son champ de vision ; il ne la remarqua même pas, plongé dans ses réflexions. Puis il fit la grimace. On venait de le pincer. Il ferma les yeux une seconde, en expirant silencieusement par le nez, pour s’efforcer de se détendre ; puis il regarda sa femme. Que voulait-elle encore ? Le bras qu’il lui abandonnait – qu’il lui avait abandonné pour toujours, du moins jusqu’à ce que la mort les sépare – n’était-il pas assez ?

Puis son regard s’adoucit en la considérant. Elle était magnifique, même dans cette tenue de deuil qui ne la mettait absolument pas en valeur. Elle était vibrante de vie et de jeunesse, qu’elle aussi lui abandonnait pour le bien de leurs lignées. Et elle était jalouse parce qu’il la négligeait. Il savait tout cela. Bien qu’il soit persuadé de faire de son mieux dans les circonstances qu’ils vivaient, il ne pouvait que se souvenir des paroles de Lilith, lorsqu’il était venu la voir en apprenant le décès d’Elrich : il ne pourrait comprendre que s’il perdait lui aussi sa femme.

L’espace d’un instant, tandis qu’il l’enveloppait d’un bras réconfortant, il se figura la chose. Trouver une autre compagne qui soit aussi parfaite que celle-là pour la stratégie familiale… aussi indulgente envers ses petites frasques… reprendre à zéro ses efforts de procréation, qui lui étaient si insupportables… quoiqu’avec une autre, il aurait peut-être plus de chance, plus rapidement. Mais il ne voulait pas penser à cela pour l’instant. Inclinant la tête auprès de son oreille, il chuchota discrètement à Miranda :

« Lorsque nous aurons présenté nos respects, que diriez-vous de sortir ? Passer un peu de temps au parc, parler de tout et de rien... »

Elle leva sur lui un regard méfiant, qui le peina. « Pourquoi me faites-vous cette proposition ? Que cherchez-vous ? »

« A vous faire plaisir. »

Il haussa les épaules et reporta son regard sur la cérémonie en cours. S’il espérait une chose, c’est que les forces de police régulières – ou irrégulières, d’ailleurs – parviendraient à pincer le coupable avant qu’il sorte du territoire, ne fût-il qu’un espion commandité ; mais qu’en tout cas, les Nations elles-mêmes n’auraient pas à en venir aux mains. C’était très mauvais pour les affaires – et puis ça n’arrangerait rien. Lilith avait besoin de faire ployer ses ennemis, non son propre peuple réuni autour d’elle. Il avait parfois du mal à raisonner objectivement lorsqu'elle était personnellement concernée. Une idée lui traversa l'esprit, tandis qu'ils avançaient à pas lents vers le coeur de la cérémonie : pourquoi Miranda n'avait-elle jamais été jalouse du lien particulier qu'il avait avec Lilith ? Il fallait croire qu'elle le connaissait étrangement bien.
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Mélusine Duval
Ministre de l'éducation et des pupilles
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Nationalité : Ambrosienne
Messages : 656
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MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Jeu 23 Fév 2017 - 4:36
Mélusine suivait toujours le cortège funèbre en compagnie des grands de la capitale. Elle leva les yeux en direction du temple d'Aernia. Cela faisait déjà quelques temps qu'elle n'avait pas mis les pieds dans ce lieu de culte. Pourtant elle se souvenait d'être une bonne pratiquante lorsqu'elle était plus jeune. Mais le travail l'accaparait beaucoup plus que la foi. Elle se disait qu'il fallait qu'elle prenne un peu de temps tout de même pour venir se recueillir des derniers disparus. Peut être retrouverait-elle une sorte de sérénité intérieure à méditer un peu au calme. Alors qu'elle tentait de respirer calmement, le discours du prieur la tira de ses songes.

Elle l'observa avec un air étonné. Elle n'en revenait pas d'un tel discours de colère. Le culte d'Ameth n'était vraisemblablement pas celui d'Aernia. Elle eut un léger frisson en écoutant ces paroles. Etait-ce un avertissement ? Il semblait avoir un tel désir de vengeance, pensait-il que peut être le meurtrier était ici présent ? La Ministre observa discrètement les visages de ceux qui l'entourait, le visage de l'Impératrice et celui des prêtres. Un serviteur de l’Innommable présent parmi ce monde, tout près, ce serait pure folie. Tuer un innocent comme Elrich, faire disparaître des enfants, est-ce que quelque part, n'y avait-il pas un lien ? Everard devait déjà certainement chercher le coupable, peut être finiraient-ils par avoir des objectifs semblables.

La lecture du testament du défunt était tout aussi étonnante que le discours du prieur. Le lieu ne semblait pas approprié pour ces révélations. Décidément, le Protectorat d'Ameth réservait son lot de surprises. Mélusine remarqua l'agitation dans les rangs quand ils entendirent « Chevalerie du corbeau noir ». Elle ne savait strictement pas ce que c'était, et elle tendait discrètement l'oreille aux chuchotements autour d'elle pour essayer d'en savoir un peu plus. Est-ce que le rang d'Everard serait beaucoup plus important au sein de la capitale ? Voilà qui devenait intéressant...

La Ministre se serra dans l'une des colonnes centrales, les mains jointes sur son ventre. Arrivée au niveau du corps, elle ferma un instant les yeux pour adresser une dernière prière, mais aussi pour éviter de voir le défunt, puis elle adressa un regard de compassion à l'Impératrice et avant de reprendre sa place, lèvres pincées, en jetant un regard plutôt intrigant sur le prieur Zullheimer.
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Aÿmĕrik G. de Rauchechoyr
Secrétaire de la ministre de l'E&P
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Nationalité : Ambro-Eskrois
Messages : 207
Date d'inscription : 23/01/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Sam 25 Fév 2017 - 13:28
La farce d’un hommage posthume prit le masque d’une réaffirmation des échelles sociales en instituant les cultes des divinités au-dessus de l’importance de la vie humaine. Sincèrement, qui pourrait accorder une vision aveugle à une planification divine à retirer l’amour pure et sans limite d’une mère à des enfants dont le seul pêché serait d’être venus au monde. Devenu l’un des grouillots des puissants, le petit seigneur terrien avait depuis l’amputation de la moitié de son âme construit un rempart face à ses croyances très lucratives pour des serviteurs rarement aussi vertueux qu’ils le clament.
Les dossiers d’abus de religieux sur des enfants, l’usage d’autres de ces jeunes esprits aisément manipulables et fourvoyés dans des combats qui n’étaient pas les leurs, soit par des sacrifices utilisant leur innocente apparence ou par le façonnage de soldats divins complètement endoctrinés et naïvement jeter à la faucheuse pour servir un dieu incapable de communiquer autrement que par l’intermédiaire de prêcheurs extrémistes, bien plus concernés par leurs intérêts personnels que le bien communautaire.

C’est donc sous un regard empli de méfiances et de défiances, qu’Aÿmĕrik écouta un frère déployant une ferveur fraternelle, que les œillades gourmandes de désirs inavouables à l’impératrice rendaient malsaine, voir indécente. Toutefois, sous l’oraison et les louanges versées envers un prince consort, avant tout un homme, qui si pieux qu’il fut, il n’en demeurait pas moins un serviteur de la cour impériale. Du coup, s’imaginer dès lors qu’une pureté parfaite propre à ce que toutes entités vêtue de sainteté se doit d’adopter tout en exerçant une activité entachée de compromis et passe-droits institutionnels s’avère être automatiquement tâchée de l’habit du faux et de la tromperie.
Même le plus croyant ne saurait faire abstraction de sa nature humaine, une fois qu’il s’est attaché à une personne et encore plus si l’amour affiché puisse être feint. Et quand bien même par une illumination divine ce prétendant à la sainteté savait construire un amour personnel sans lui octroyer une primauté à sa dévotion humanitaire, il restait le goût au confort et au luxe d’une situation princière pour affirmer l’impossibilité d’une véritable pureté béatifiant son porteur.

Sans montrer le moindre signe extérieur de toute l’ironie et le peu de considération qu’il accordait au discours d’un frère s’auto-glorifiant en espérant un destin analogue à ce frère défunt. A partir de ce fait, toute cette farce cérémonielle n’avait qu’un mérite aux yeux du vicomte, lui offrir un long moment de recueillement à la mémoire de celle qui fut et continu d’être le seul amour de sa vie en dehors de ses enfants.
C’est alors qu’une bombe fût lâchée dans ce cortège d’individualités souvent présentes pour ne pas être perçues comme absentes. Certes, comme tout descendant de vieille famille ambrosienne, le vicomte de Bosset n’ignorait pas l’existence de cette de chevalerie sans hiérarchie faisant office de profession de foi et d’engagement individuel.
Était-ce vraiment la volonté du défunt de voir sa bien-aimée confiée à un frère qui pourrait avoir accéléré cette accession au Saint-Graal ?..

Deux frères amoureux d’une même femme qui aurait conclu un pacte de succession à la couche impériale ?..

Étrange, mais pourquoi pas ! La débauche au sein des familles nobles n’était qu’une norme de salubrité et de santé publique. Par une limitation des interactions charnelles au sein d’un cercle familial restreint, on limitait les risques de contaminations sanitaires issu d’échanges plus libertaire.
Cependant, cette claironnante limitation de proximité avait sans-doute plus la vocation de limiter les assauts d’arrogants courtisans dans l’esprit d’un homme aimant, auteur d’un blanc-seing à une relation que la morale religieuse méprise en règle générale.

Un malaise évident gémit d’une foule qui n’appréciait déjà pas vraiment que des rites améthiens osent s’imposer en un temple dédié à Aernia. Toute cette suffisance n’était pas grand-chose en comparaison de l’affirmation qu’une justice améthienne soit prépondérante à celle de l’empire, voilà une impudence que les ministres impériaux, surtout celui de la justice dont on défiait ouvertement l’importance dans cette affaire.
Et tout en gardant un œil sur sa patronne, qui pourrait bien se voir remplacer par une servante d’Ameth d’ici peu de temps, il avança pour rendre hommage au défunt. Qui lui, avait enfin atteint la tranquillité et le plaisant repos éternel, détaché des basses et contraignantes exigences terrestres, l’était-il suffisamment pour se libérer de ses souffrances, rien n’était moins sûr !

Cheminant en suivant le flux de la foule plus qu’avec le désir d’être projeté face à un corps vide de vie et d’intérêt à ce déploiement d’hommages dont bien peu était profondément ancrés dans le cœur de ces marionnettes assujetties à ce cirque de manières et d’apparences.
Puis, les attentes et les craintes d’un père de famille s’invitèrent dans la ronde des pensées incontrôlées et souvent confuses, pour ne pas dire brumeuses dans leurs sujets. Il lui faudrait contacter les rebelles d’Eskr pour ôter tout soupçon d’une ingérence de ceux-ci au sein des planifications améthiennes. Certes, une théocratie gagnant en puissance en contrôlant l’empire serait une nuisance aux projets d’émancipations du royaume d’Eskr, mais elle rendrait le renversement du pouvoir eskrois actuel bien plus complexe si une entité trop puissante se formait par la fusion du protectorat et de l’empire en une seule entité.

En même temps, les fantoches ducs et rois eskrois seraient focalisés sur le danger que cet ensemble constituait, mais ce niveau de raisonnement dépassait très nettement celle des rebelles qu’il connaissait.
Un doute essaima le germe d’une inquiétude, ne serait-il pas plus que ses messagers avec qui il entretenait un lien des plus discrets, une simple marionnette ?
Cela devenait une urgence, Aymerik se devait d’assainir son rôle au sein des rebelles dont il lui fallait en découvrir bien plus de savoirs qu’il n’en possédait pour l’heure. Sans toutefois se perdre dans une appartenance plus évidente qu’il n’avait affiché jusqu’à lors, voir même en réduire son empreinte.
Alors, quel ne fut pas sa surprise en percevant parmi la foule de ses badauds trois de ses contacts s’affichant en bon résidents de la cité d’Ambrosia en livrant leurs hommages aux défunts.
Fallait-il y voir une alerte d’un danger immédiat ou la volonté d’effacer toute implication par soupçons dans le trépas du serviteur d’Ameth ?..

Détachant un regard incriminant envers ces comploteurs apparemment détachés de toute responsabilité sur cette perte d’un prieur modérer, qui ne laissait comme héritage qu’un fou fanatique déjà lancé dans une guerre sainte. Se pouvait-il qu’il était lui-même l’auteur du crime qu’il quantifiait avec tant de véhémence comme une tragédie, un crime qui ne saurait rester impunis ? Le vrai problème n’était-il pas masquer par celui qui criait vengeance ?
Il était notoirement récurrent de voir derrière les plus infâmes félonies, ceux qui en proclamait la nécessité d’en faire justice. Seul l’absence de ses enfants éloignés de tout acte fou d’un terrorisme et bénissait la présence d’une gouvernante dont il savait qu’elle donnerait sa vie pour protéger celle de ses trésors. Et alors qu’il s’était laissé détourner de sa surveillance envers sa patronne par des pensées vagabondes, il gagna en lucidité en se remémorant un regain d’intérêt sur le visage de celle-ci lorsque fut mentionné une titulature dont les mémoires familiales se plaisaient à en effacer l’existence.
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Zenon de Lascelle
Propriétaire (fauché) d'un hippodrome
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Messages : 24
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Mer 1 Mar 2017 - 22:25
Bon plus la procession avançait, plus je passais du chantonnement au fredonnement, essayant de me caler sur un rythme que je ne connaissais pas… mais je faisais de gros efforts pour que ça marche ! Je regardais l’avant, ne parvenant rien à distinguer avec tout ce monde devant moi. Je soupirais par avance. Dans le meilleur des cas je serais au fond du temple, sans doute debout… génial… est-ce que le sermon, et la cérémonie, prendraient du temps ? Sans doute deux bonnes heures, au bas mot, surtout que je devrais sans doute attendre la levée des cendres comme tout noble qui se respecte… bon, la question était donc : est-ce que je me respectais… ben oui, un minimum, alors je prenais mon mal en patience !

Enfin, je pris place dans le temple. Comme il fallait s’y attendre, le beau-frère de l’impératrice, un autre crétin bouffi d’arrogance par ses titres ronflants prit la parole… bon, au début rien de bien étonnant ! Blablabla mort, blablabla, tragiquement, blablabla tristesse, blablabla saint homme… en gros un discours fort peu original dans ce genre de situation…

La suite du discours ne me laissa certes pas indifférent, mais bon, okay, ça allait être grosse enquête tout le monde soupçonné… je n’avais même pas les fonds pour racheter une porte à une de mes stalles, alors pourquoi je toucherai à un cheveu de la famille impériale ? Enfin bon, on verrait bien si je me trouvais inquiété ou pas… dans tous les cas, je ne pouvais rien y faire !  D’une certaine manière, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que ce serait une bêtise que de vouloir maitriser l’incontrôlable ! Alors bon, il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur, ou plutôt, pour être plus juste, contre mauvaise fortune bon réseau…

Toujours fut-il que je ne me déplaçais pas pour rendre un hommage au prince décédé. Je ne l’avais que vu de loin, donc bon. Inutile. Que ceux qui l’aimaient veillent sur lui !


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MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Ven 3 Mar 2017 - 9:32
Je suivais le cortège parmi le peuple et la foule, emmitouflé dans mon manteau, j’avais de plus en plus froid, d’un air triste, je ne comprenais pas le pourquoi de cet empoisonnement, j’avais entendu des rumeurs comme tout le monde mais pour démêler du faux du vrai ce n’était pas si simple cela pouvait être n’importe qui est surtout cet empoisonneur courait encore les rues, peut-être était-il à côté de moi, en regardant le ponde qui m’entourait, pour une fois j’avais envie d’être accompagné de me poser sur quelqu’un, un amant peut être.

Ce n’était pas le moment de penser à ça continuant à avancer dans la foule qui d’un pas cadencer, on approchait du temple, j’y mettais rarement les pieds car je n’avais pas vraiment l’utilité à y aller, çà me passait par-dessus la tête mais là pour une fois il fallait y aller pour l’Impératrice.

Je réussis à trouver une place tant bien que de mal, la cérémonie commence, des prières, des chants puis un message à l’assemblée, j’écoutai avec intention le discours du prêtre, peut être un peu long, n’en faisait-il pas trop ? oui il y a eu meurtre sur un grand homme mais bon à regarder autour moi beaucoup n’était pas si triste que ça finalement, ils étaient là pour faire acte de présence, ou peut être pour entre croiser le regard de l’Impératrice.

Comme beaucoup je m’avançais dans la colonne vers le défunt, du monde se pressa pour faire un dernier hommage, devant le défunt je fis quelques prières, je ne peux retenir une larme, quand j’eusse fini, un regard vers l’impératrice si fragile et je retournai dans ma colonne pour retourner à ma place.
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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: [CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire Ven 10 Mar 2017 - 22:40
Et bla bla bla…
Et je m’écoutes parler.
Et je fais de l’esbroufe.
Et je fais en sorte de terrifier tout le monde parce que mon culte se résume à tous vous faire peur. Peur de ce que vous êtes, peur de ce que vous ressentez, peur de vivre.

Mais pitié, que l’Innommable envoie un de ses élus pour le faire taire…

Sincèrement, je n’ai jamais vu autant de visage à pleurer, et Elrich était un saint, mais il vivait dans un palais et descendez de temps à autre faire preuve de bonne volonté…je répugne ce temps, je répugne cette populace tellement fausse, en train de pleurnicher. Mais combien sont en train de calculer que la place est libre. Ma chère cousine ne cesse d’être le centre du monde et la voilà de nouveau convoitée comme une chienne à pedigree si rare…

Je n’enrage pas, je me lasse. Et je fais semblant d’avoir la mine triste, d’être secouée par cette disparition, mais ce discours, ces mots. J’ai envie de me révolter. Qu’est-ce que je hais de me retrouver dans ce temple, j’ai la sensation que les élus me regardent et me jugent, ils ont bien raison. Mais je sais que Ekhet me sourit. Oui, je manipule l’art du mensonge avec une aisance…

Quand est-ce que le fanatique Zullheimer aura finis de parler ?
Probablement pas tant qu’il n’aura pas fait comprendre à nos petits esprits que Ameth va prendre bien de la place en Ambrosia, hum…à ce rythme ma cousine va se retrouver avec des réducteurs de liberté dans la grande capitale et elle devra se taire. Ça me fait rire. La progressiste va se retrouver avec des fanatiques cherchant justice, bonjour peuple opprimé ambrosien, voici la nouvelle ère.

Je féliciterais presque le coupable.

Mais je vais plutôt m’avancer et faire mes adieux, moi, « l’impie » mais ils se trompent, je suis une servante des élus. Ce sont eux les impies, tous…enfin peu importe, Zullheimer la ferme au moins désormais.


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[CLOS]Event n°1 - Bucher funéraire

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