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[CLOS]Livraison d'idole : rapide en 2 jours ouvrés [Ouvert]

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MessageSujet: [CLOS]Livraison d'idole : rapide en 2 jours ouvrés [Ouvert] Jeu 9 Fév 2017 - 19:33
Donc, la voilà qui arrive devant le temple avec l’idole. C’est quand même drôle, non ?

Non ? Ah, attendez, non deux secondes… C’est après la cérémonie d’inhumation du Prince, donc je ne sais pas si je vous l’ai déjà raconté ou non… Je ne vous ai pas raconté la cérémonie, si ? … non je ne pense pas, désolé je m’y perds un peu dans le temps. Ne rigolez pas : être narrateur ce n’est pas si simple ! On voit tout en même temps, donc on s’y perd un peu. Donc, oui, laissez-moi vous faire un résumé rapide histoire que vous ne soyez pas paumés.

Giuliana a entendu parler, lors de son voyage vers Ambrosia, d’orphelins ayant des problèmes. Bon, j’avoue, c’est un peu plus que « des problèmes » : les gamins avaient carrément disparu. Ce genre de chose était du genre à la contrarier (à l’exaspérer), elle avait donc décidé d’aller jeter un petit coup d’œil par elle-même. Ce fut donc ainsi qu’elle se vêtit de façon tout à fait neutre, comme quelqu’un du peuple, avant de se lancer dans les rues Ambrosiennes… En soi, elle n’eut pas un grand effort à faire pour passer pour quelqu’un de lambda : elle avait passé les dernières années à se planquer dans les ruelles, les égouts et les recoins sombres de son île natale. Si l’on ajoutait à cela le fait qu’elle ne soit pas du tout une figure connue en ville… Elle n’eut pas de grandes difficultés à se déplacer sans trop attirer l’attention.

L’ambassadrice – qui n’était pas enquêtrice et n’avait donc rien à faire là, soit dit en passant – décida de commencer par un petit tour à la boulangerie du quartier de l’orphelinat. Les boulangers, bouchers du coin, épiciers, voyaient généralement passer tout le monde dans le quartier et étaient souvent susceptibles de savoir qui fait quoi et où… Pas toujours, mais elle avait réussi à obtenir nombre d’informations critiques sur des opposants, lors de la révolution, grâce à un boulanger ou une épicière des quartiers riches. Ce fut donc ainsi qu’elle fit la queue quelques instants, avant de finalement demander une miche de pain et d’observer la rue.

> Ohlala madame micheline, vous avez vu ces pauvres enfants ? lança-t-elle avec une mine triste.

Oui, la boulangerie se nommait « Boulangerie Micheline et Alfred Busard ».

> Par Aernia, sainte horreur. J'ai pas vu les petits corps, mais on m'a raconté, répondit alors la boulangères avec un frisson. J'plains la pauvre Madeleine qui les a trouvé...

Voilà qui intéressait Giu : lors de la traversée, les marins avaient dit que les enfants avaient disparu. Mais là, leurs « petits corps » avaient été retrouvés. Clairement, elle avait raté quelques informations au passage… Mais d’un autre côté, entre son installation dans la ville puis la cérémonie…

> La pauvre femme... On ne s'en remet jamais vraiment de ça, vous savez ? Ma voisine a perdu son premier fils à cause de la grippe, elle est restée enfermée chez elle pendant plus d'un an ! Mais on ne l'a pas soutenue comme il l'aurait fallu, aussi. Et son mari, quelle histoire avec l'alcool... reprit-elle, jouant son rôle de commère de quartier. Vous savez si Madeleine est sortie de chez elle, depuis ?
> Oh perdre un gamin, ça vous détruit une vie ça...mais la pauvre Madeleine, c'était la surveillante des dortoirs, parait qu'un médecin a dû lui administrer un calmant tellement elle tremblait, enfin, j'ai pas vu, mais j'sais...j'lai pas vue dans le quartier depuis, j'suppose qu'elle est enfermé encore dans sa chambre à l'orphelinat, répondit alors la boulangère.
> Halala… C’est bien triste la vie. Enfin, il faut bien la vivre, hein ! finit-elle, dans un élan de pseudo-sagesse populaire, avant de saluer la boulangère et de quitter les lieux.

"Madeleine" avait donc découvert les corps, hein ? Mais qui était Madeleine, au juste ? Car c'était toute la limite de la technique "je fais comme si j'étais du quartier". Giuliana ne pouvait pas vraiment demander à la boulangère "euh, c'est qui Madeleine ?", au risque que les gens ne se posent des questions... Mais au moins, l'ambassadrice qui s'improvisait enquêteuse savait où chercher : sa chambre à l'orphelinat. Elle s'y dirigea donc d'un pas tranquille, avant d'entrer dans le bâtiment l'air de rien.

C'était la base, pour rentrer quelque part : faire comme si vous étiez censée être là. Bon, le fait que les lieux ne soient pas très surveillés aidait pas mal, il fallait bien l'admettre... Mais elle et ses compères révolutionnaires avaient réussi à rentrer dans beaucoup de bâtiments administratifs avec juste un uniforme vaguement ressemblant et un air confiant. Et dans le cas présent, le fait qu'il n'y ait personne qui ne fasse trop attention aux allées et venues aidait énormément.

Ce fut après avoir demandé à un gamin où elle pouvait trouver la chambre de mademoiselle Madeleine qu'elle finit par trouver sa destination. Après avoir toqué à la porte... Rien. Tiens. Tout le monde disait qu'elle ne sortait plus de sa chambre ? Toc toc ? Rien du tout. Pas un bruit. Fronçant les sourcils, la fouineuse décida d'ouvrir la porte, qui n'était pas verrouillée... Et tomba sur quelque chose d'assez surprenant. Clairement, celle-là, Giuliana ne s'y attendait pas du tout.

Madeleine était là, son corps inerte en train de se balancer au bout d'une corde. Manifestement, elle s'était pendue... Ou avait été pendue ? Car une fois la surprise passée (qui fut assez courte - hélas, Giu avait vu beaucoup de pendus, notamment certains de ses camarades), elle jeta un petit coup d'oeil rapide aux alentours et... pas de tabouret, pas de chaise, pas de petit banc, pas de seau, rien pour permettre à la pauvre femme de se réhausser. La corde était trop courte pour que Madeleine se soit pendue depuis son bureau ou son lit... Tout semblait montrer que quelqu'un l'avait assassinée.

Oh, mademoiselle Di Brescia avait appris à se méfier des conclusions hâtives : le meurtre était l'option la plus probable au vu des preuves mais elle n'excluait aucune option. Néanmoins, après avoir refermé la porte et fouillé rapidement la chambre... Le fait qu'il n'y ait pas de lettre d'adieux (alors que Madeleine semblait savoir lire et écrire) fut un autre indice en faveur du meurtre. L'enquêtrice improvisée se rapprocha alors du corps, qu'elle examina rapidement... Il était encore tiède, le forfait avait été commis récemment et elle avait probablement raté l'assassin de peu, ce qui lui fit échapper un mot très grossier dans sa langue natale. Fait étrange : elle avait, dans la main, une sorte de figurine en bois.

La dame du sud ne put toutefois pas approfondir : du bruit dans les escaliers indiquait que quelqu'un était en train de monter, il valait donc mieux ficher le camp avant de se faire voir. Ni une ni deux, elle prit congé sans dire au revoir avant de finalement rentrer chez elle...

Sa loupe en main, elle examina un peu cette étrange figurine. Elle ressemblait à une sorte d'idole mais à sa connaissance, aucun dieu n'était représenté par quoi que ce soit de ce type. Peu de détails... La silhouette était celle d'un homme... Le bois était plutôt quelconque - du pin, qui était le bois le moins cher trouvable - et il n'y avait pas d'inscription ou de signe distinctif. Clairement... Niveau luxe, on faisait mieux. La forme de l'objet semblait clairement montrer qu'il s'agissait d'un symbole religieux, mais de quelle religion parlait-on, au juste ?

Soupirant longuement et s'affaissant dans son fauteuil, la brune se mit à réfléchir. Qui pourrait la renseigner, par ici ? Pas ses gardes... Ils n'étaient pas des grands érudits de la religion. Ils priaient, connaissaient les principes basiques mais ça s'arrêtait là. Et ici, à Ambrosia, elle ne connaissait encore personne ou presque. Il y avait bien Everard Zullheimer, qu'elle avait rencontré au club impérial des philosophes, mais ils ne se connaissaient que tout juste... Et lors de leur discussion, elle avait peut-être laissé entendre qu'elle n'était pas quelqu'un ayant une énorme dévotion.

Du coup... si l'idole était un objet impie, elle finirait exécutée sans passer par la case départ. Laissant donc tout cela de côté, elle décida d'aller se coucher et de laisser la nuit lui porter conseil...

Ce qui fut une excellente idée. Réveillée au petit matin, elle eut une petite idée. Pourquoi ne pas laisser les prêtres réagir ? Le temple d'Aernia était immense et il serait relativement simple d'y laisser l'idole, surtout vu l'heure matinale qu'il était... La réaction des "experts" lui indiquerait donc s'il s'agissait d'un symbole religieux ou non. Ni une, ni deux, elle passa sa tenue de ville simple, embarquant au cas où ses armes. Il ne s'agissait de rien de spécial : une épée courte qui pouvait se replier, un peu à la façon d'un couteau papillon (une arme facile à dissimuler et donc idéale pour la révolution) ainsi qu'un pistolet lourd, bien moins élégant et léger que les modèles Ambrosiens, mais tirant une série de plombs.

Après une montée rapide, la voilà qui se retrouva près des marches du temple. Il n'y avait pas encore beaucoup de monde sur la grande place, mais il y avait quand même des passants... Il s'agissait donc d'être discrète. Comme toujours, elle fit ce qu'elle savait faire de mieux : faire comme si tout était normal et comme si elle était censée être là. D'un mouvement rapide, elle déposa l'idole en bois sur la rampe au bord des larges marches avant de continuer sa route, l'air de rien. Cela fait... Elle n'avait plus qu'à s'installer et attendre de voir si cet étrange appât allait faire mordre un poisson digne d'intérêt...
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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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Nationalité : Amethien
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Date d'inscription : 14/04/2016
MessageSujet: Re: [CLOS]Livraison d'idole : rapide en 2 jours ouvrés [Ouvert] Jeu 23 Fév 2017 - 1:25
La matinée débutait à peine, mais quoi de plus normal que je sois déjà sur le parvis du temple d’Aernia ? Ce soir auraient lieu les obsèques de mon frère et il était donc normal que je veille aux derniers détails, non ? Et même que je veille à tous les détails d’ailleurs ! Tout serait parfait, rien ne serait ignoré, et il n’y aurait pas un seul accroc ! Ce serait intolérable !  Dans mes pensées et suivi par un autre serviteur d’Ameth de moindre rang, je me dirigeais le long des marches pour monter dans le temple… enfin, tel était mon but, quand le jeune serviteur d’Ameth, qui ne devait pas avoir la vingtaine passée, toussota. Je l’ignorais, à quoi bon s’intéresser à un toussotement… aussi, continuais-je d’avancer, avant que finalement, il ne m’attrape par la bure pour m’obliger à me stopper. Je le foudroyais du regard. Que voulait-il au juste ? Je changeais néanmoins bien vite d’avis devant son air blême… lui qui semblait si bien portant quelques minutes auparavant. Il en tremblait, même… et c’est alors que je vis qu’il ne me regardait pas. Il avait vu quelque chose… je tournais la tête vers l’endroit qui avait capturé toute son attention visuelle… et mon cœur manqua un battement…

Là… sur la rampe… il y avait quelque chose, un objet que je n’escomptais voir ni ici ni ailleurs… une hérésie, une monstruosité… la statuette était en bois basique, en bois vulgaire, et la forme grossière interdisant toute silhouette distincte ne laissait pas le moindre doute… je regardais à droite et à gauche et cachais la statuette dans la besace que je portais, puis, d’un pas rapide je me dirigeais vers le cœur du temple, je devais parler au grand prêtre d’Aernia en priorité, et ce serait seulement après que je… non. Non, ce n’était pas une bonne idée… mieux valait d’abord recenser les personnes présentes. Et s’il y avait du monde, il y en avait moins pendant cette période de la journée… peut être que je pourrais faire boucler les lieux… non, ce n’était pas possible… c’était trop compliqué…

« Peste… »

Oui, je jurais drôlement aujourd’hui, mais bon… je fouillais la foule des yeux, cherchant un responsable à afficher en public, et je visualisais difficilement quelqu’un en particulier pouvant blasphémer à ce point… j’étais mal à l’aise et je suis à grosses gouttes… puis, finalement je me ruais dans le temple, j’étais ma sacoche au pied de la statue d’Aernia et commençait à prier, prier, prier, comme pour me débarrasser de la souillure d’avoir touché cette idole… l’avoir amené dans le temple était une bien mauvaise idée… mais elle était moins pire que l’avoir laissée dehors… je ne cessais mes prières que pour demander à mon suivant de filer demander une audience urgente au Grand Prêtre d’Aernia…

Puis, prostré, prosterné, légèrement honteux de m’être laissé souillé de la sorte. Oh pas de quoi avoir les joues ruisselantes, non, juste une lame métaphorique dans le cœur, mais je tachais de chasser cela aussitôt et me relevais, prenant ma sacoche comme si elle allait me brûler… et je me précipitais à la rencontre du grand prêtre à qui je parlais assez bas.

« J’ai trouvé ça sur la rampe à l’entrée, brulez-le au plus vite s’il vous plait, ou nous sommes tous damnés… »

Me connaissant assez bien, il regarda avec précaution le contenu du sac, blêmit aussi et opina du chef, m’indiquant l’arrière-cour où un feu brulait, un tas de feuilles pour la propreté du temple… parfait !


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