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 :: L'histoire Ambrosienne :: Îles alentours :: Ministère de l'Education

Elementaire, mon cher Aÿmerik [Aÿmerik G. de Rauchechoyr]

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Mélusine Duval
Ministre de l'éducation et des pupilles
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MessageSujet: Elementaire, mon cher Aÿmerik [Aÿmerik G. de Rauchechoyr] Ven 10 Fév 2017 - 5:07
La Ministre arriva au Ministère de l’Éducation après le déjeuner, un dossier sous le bras et un air renfrogné. Elle parcourut les couloirs d'un pas décidé, sans s'arrêter pour discuter avec les employés occupés à leurs affaires. Passant par le bureau de son Secrétaire, elle lui fit un signe de la main qui expliquait qu'elle avait besoin de lui immédiatement. Il avait l'air très occupé mais ce qu'elle avait à lui dire était très urgent.

Elle entra dans son cabinet et ne referma pas totalement la porte derrière elle. S'approchant de son bureau, elle y déposa le dossier qu'elle avait sous le bras et regarda la pile de lettres qui l'attendait, soigneusement posé au centre du bureau. Du courrier juridique, des factures, des demandes diverses, bref tout un tas de choses ennuyantes. Mais une enveloppe tout particulièrement attira son attention. Il y avait écrit « confidentiel » dessus. Elle la décacheta et poussa un profond soupir en voyant que c'était le dossier du médecin légiste qu'elle devait recevoir. Sans attendre, elle feuilleta le rapport en découvrant les atrocités qu'avaient subis les deux enfants morts.

La cause de leur décès était dû à une éventration, ils avaient été ensuite vidés de leurs organes et écorchés post mortem. Les corps avaient été déplacés et exposés pendus à l'orphelinat White, seuls leurs visages étaient intacts et la directrice avait pu ainsi les identifier.

Mélusine posa une main sur sa bouche en ayant un haut-le-cœur. Le meurtre était ignoble et elle ne pouvait supporter les actes qui avaient été fait à ces jeunes enfants. Il n'y avait cependant aucune piste de plus dans le rapport du médecin légiste, pas d'empreintes, rien. La Ministre eut un autre soulèvement d'estomac suivi d'une nausée. Elle lâcha le dossier qui tomba à terre et couru jusqu'à une porte située dans un coin de son bureau. C'était sa salle d'eau privée. N'arrivant pas à se retenir, tout son déjeuner passa par la cuvette des toilettes. Elle se sentait mal et se rendait pour responsable de l'échec à retrouver les enfants disparus. Il fallait absolument retrouver les cinq autres avant qu'il ne leur arrive la même chose.

Après avoir fini l'évacuation buccale de la bile, elle se passa de l'eau sur son visage. Elle respira profondément en fermant les yeux. Cette histoire n'était pas à prendre à la légère, et cela pouvait être très dangereux, il fallait qu'elle en avertisse Aÿmerik. Il était le seul avec qui elle pouvait partager les secrets de cette affaire et qui pourrait l'aider. La Ministre de l’Éducation se lançant dans la justice soi-même, cela ne plairait certainement pas à son ami Richard...

L'Impératrice lui avait pourtant mis l'affaire entre les mains, et c'était son devoir de chercher les indices et trouver les coupables. Elle ne pouvait pas reculer. Les orphelins étaient une haute priorité. Ce qui était plus compliqué, c'était son statut. Elle ne pouvait pas aller fouiner dans les bas quartiers à cause de son statut de Ministre, trop de monde l'identifierait. Il fallait sans doute trouver une personne qui pourrait l'aider. Aÿmerik trouverait peut être une solution.

Elle but une gorgée d'eau pour faire passer le goût du vomissement et s'essuya le visage avec une serviette. Il était temps de commencer l'enquête...
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Aÿmĕrik G. de Rauchechoyr
Secrétaire de la ministre de l'E&P
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MessageSujet: Re: Elementaire, mon cher Aÿmerik [Aÿmerik G. de Rauchechoyr] Lun 13 Fév 2017 - 1:09
Toute la matinée, une bruine froide et cinglante avait accompagné du vicomte de Bosset, alors que celui-ci l’avait passé à fouiller pratiquement tous les bordels de la capitale ayant les plus mauvaises réputations. L’espoir de retrouver l’un des orphelins avait conduit l’homme aux mœurs monastiques à se faire violence en côtoyant des lieux de luxures, dont il verrait avec une certaine satisfaction la fermeture.

Oh certes, il savait bien que cette solution n’en était pas une, bien au contraire, puisqu’elle ne ferait que déplacer un problème en l’essaimant un peu partout. Car la demande de relations charnelles par certains hommes, voir à l’occasion certaines femmes, ne s’éteindrait pas avec la disparition de ses lieux de débauches. Tout en rendant les existences des travailleuses bien plus précaire et dangereuse qu’elles ne le sont actuellement. Sans parler des risques sanitaires, que l’obligation d’un suivi médical imposée au maison close sur leurs employés quelques peu particuliers avaient en partie éradiqués ou au minimum jugulés afin de circonvenir toute épidémie.

Non, le fonctionnaire ne connaissait que trop bien la bassesse humaine, qui se complaisait à asservir d’autres humains pour affirmer un besoin de supériorité, qu’il soit véridique ou illusoire. L’utopie d’une société égalitaire et civilement autocensurée n’était pas condamnable, tout juste amenait-elle railleries des crédules qui la professaient sans discernement et désabusement des réalistes.
Et quand en plus, une pluie vous trempe jusqu’aux os, tout en collant à sa peau des vêtements aux tissus fins et supportant mal ce genre de traitement, on devinait aisément que l’humeur s’assombrissait à la vitesse de la foudre. Le visage éclairé par cette dernière, il n’y avait aucun doute, ce cher Aÿmĕrik n’était pas d’humeur badine. Il aurait préféré rentré chez lui pour se changer et ainsi représenter plus dignement sa charge et son employeur, mais heureusement, il possédait ce que les célibataires nommaient un « baise en ville ».

Les petites secrétaires du ministère avaient quant à elles, une certaine satisfaction à contempler cette fière masculinité à travers une chemise rendue translucide par l’eau, mais apprécièrent encore plus un striptease improvisé. Sans oublier que ses habits conservés collaient son corps en le moulant au plus près, ca qui ne laissait que peu de place à l’imagination.
Les regards gourmands le déshabillant rendaient cet homme en quête d’une discrétion constante et permanente et lui accorderait l’invisibilité tant convoitée, un sentiment de gêne rosit pour la troisième fois dans sa vie un visage d’ordinaire froid et sans émotions affichées.

C’est alors qu’une tornade à l’apparence de la Dame Duval, dossier sous le bras, rompant ce moment d’embarras sous l’invective d’un geste qui ne souffrait aucune autre interprétation sur la signification de cette invitation. Il était demandé au fonctionnaire de la rejoindre sans attendre et sans question.
Malgré ses efforts à regagner une parcelle de la dignité à laquelle il avait habitué Madame la Ministre, cette espérance ne serait être accessible à ce moment précis, mais surtout nécessaire au regard de sa patronne.

Tentant de remettre un peu d’ordre dans ses notes et les dossiers du jour, il exécuta un déshabillage partiel afin de s’essuyer succinctement et d’enfiler une des chemises secs garder dans une petite sacoche conservé dans un petit cabinet de toilette privé accolé son bureau.
L’avantage de l’arrivée de Mélusine, c’est l’envolée du personnel pour un retour à leur poste, en offrant à ce cher vicomte la possibilité de préserver sa précieuse pudeur pour se changer. Pas totalement asséché, le gratte-papier enfila une jacket de tweed austère dans l’espoir que l’état émotionnel exposé par sa supérieure n’afficha strictement rien sur ce déplaisant moment.

Puis, avec la volonté de conserver tout le respect de son employeur, il suivit la furie dans son antre en embarquant une pile de feuilles et de dossiers. Il observa alors un spectacle extrêmement rare, Mélusine montra des signes de répulsions qu’il ne lui avait jamais connu. Même la fréquentation d’hommes un tantinet lourd et cherchant un contact physique des plus déplaisants pour elle n’avait causé un tel dégoût. Fronçant les sourcils, marquant l’anomalie de ce comportement chez sa supérieure et l’inquiétude de ce qui en découlerait.

En inclinant légèrement la tête sur le côté, le curieux bureaucrate découvrit des documents répandus sur le sol et identifia la nature de ceux-ci. Ce n’était rien d’autre que le dossier qu’il avait posé sur son bureau très tôt ce matin même. Comment la lecture de ces documents confidentiels pouvait avoir autant indisposer une femme de sa trempe, endurci par une vie marquée de malheurs familiaux, au point qu’elle le laisse tomber par terre ?..

Car, si son début d’enquête pour retrouver les sept orphelins disparus n’avait guère conduit à d’intéressantes pistes de recherches. Le père de famille en avait au moins retiré une information somme toute rassurante, il ne s’agissait pas d’une simple et vulgaire affaire de déviants pervers, qui abuseraient d’innocents malheureux et que la vie avait déjà pas mal amoché émotionnellement.
En fait, il en était même arrivé à la conclusion que les enfants s’étaient peut-être même enfuis desdits établissements dont les conditions d’hébergements excusaient facilement une fuite salvatrice.

Un peu dégouté par les bruits très évocateurs sur leur nature, surtout en étant associés à la belle madame Duval. Aÿmĕrik de Rauchechoyr chercha à entrevoir le contenu de cette source de refoulements bien trop sonores. Cette Grande Dame avait eu plus que son compte de malheurs et son secrétaire peinait à imaginer ce qui pouvait ainsi la faire défaillir. Le peu qu’il entrevit chassa toute question sur ce qui montrait une horreur insupportable, expliquant sans mots la réaction de dégoût ultime. Les yeux ronds de stupeur et une pâleur naissante firent leur apparition sur le visage d’un père, qui cauchemardait d’avance de voir ses propres enfants ainsi mutilés. Le mal-être laissa bien vite la place à une colère, s’enflammant en haine prête à brûler vif le monstre coupable d’une telle abomination. Un combat venait de naître et seules des souffrances affligées au responsable des ces actes seraient satisfaire et éteindre cette fureur brûlant son âme.

S’en suivit une montée de rancœur, qu’avait donc fait le ministre de la justice pour résoudre cette affaire des disparitions d’orphelins. Sans parents pour venir réclamer justice et une enquête sérieuse, il était évident que rien ne serait fait pour empêcher de nouveaux crimes. C’est alors, qu’il se souvint que le dossier en question portait certes le sceau du Ministère de la Justice, mais surtout celui de l’Impératrice.
Etait-ce ministère de la justice qui informait celui de l’éducation, simplement parce que ce dernier avait la charge des orphelinats ?
Ou avait-on ordonné à ce dernier de nous en informer ?
Attendait-il qu’on leur fournisse une réponse toute cuite à ce crime odieux ?
Ces crimes odieux !.. Comprit-il lorsqu’il découvrit une photo d’une seconde victime, qui pourrait aussi appartenir à la liste des disparus ?
Il n’avait pas des photos de tous les orphelins qu’il avait considéré comme des fugueurs… Toute aussi blafarde que son secrétaire, la ministre de l’éducation revenait à son bureau.

<<- Madame… Je n’ai pu m’empêcher de jeter un œil sur la source de votre malaise… Rassurez-moi, il n’y a aucun rapport avec l’enquête sur les orphelins disparus que vous m’aviez confié ?… ->>

Maintenant, qu’il avait partiellement parcouru le contenu de ce rapport, il pouvait au moins en ramasser les pièces le composant pour éviter que certaines ne se perdent. Les photos, même en noir et blanc, ne laissait aucune place à l’imagination et concernaient deux assassinats.
Et oui, il avait bien vu, pour l’une des victimes, il s’agissait bien de l’un des orphelins dont il s’était mis en quête de retrouver la trace, sans pour autant obtenir plus de résultats que la gendarmerie. Toutefois, ses recherches concernaient des enfants dont il avait conjecturé une utilisation nécessitant qu’ils soient vivants, et non les proies d’un meurtrier psychopathe. Ou pire, l’un de ses tarés d’ecclésiastiques extrémistes qui dépasserait les frontières de la raison et se lancerait le sacrifice humain au nom de l’exercice d’une foi religieuse.

Cependant, le terrain était miné, car il savait Mélusine croyante et pratiquante alors évoqué ne serait-ce que l’idée d’une pratique religieuse. Non, ça il fallait oublier...
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Mélusine Duval
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MessageSujet: Re: Elementaire, mon cher Aÿmerik [Aÿmerik G. de Rauchechoyr] Mer 15 Fév 2017 - 2:52
Mélusine se reprit en se regardant un instant dans le miroir et retourna à son bureau. Elle eut un léger sursaut en voyant qu'Aÿmerik était déjà là, et qu'il avait sûrement entendu la Ministre vomir son repas. Elle prit une profonde respiration.

- Malheureusement si, Aÿmerik. J'ai été convoqué par sa Majesté tôt ce matin qui m'a annoncé ce... cet acte abject, découvert à l'Orphelinat White.

La Ministre prit un air sérieux et alla vérifier que les portes de son cabinet soient bien fermées, de façon rester seule avec son Secrétaire et que personne ne les entende. Puis elle fit quelques pas vers son bureau et ouvrit un tiroir pour en sortir un cendrier et une cigarette. La Ministre ne fumait que très rarement, parfois lorsqu'elle était anxieuse, mais pour l'instant elle souhaitait surtout enlever le mauvais goût qu'elle avait dans la bouche. Elle se tenait debout en regardant son Secrétaire et elle alluma sa cigarette.

- Cette affaire de disparitions prend des tournures alarmantes. Cinq enfants sont toujours portés disparus, avez-vous trouvé quelque chose de votre côté ?

Mélusine tira sur sa cigarette et s'approcha de l'une des fenêtres. Elle était soucieuse, il fallait vite trouver une piste. Le mode opératoire du meurtrier n'était pourtant pas banal. Les organes des enfants devaient certainement servir à quelque chose qui ressemblait peut être à une sorte de rituel.  Elle se retourna en direction du Secrétaire.

- Je tiens à m'excuser Aÿmerik, mais vous êtes le seul qui puissiez m'aider dans cette sombre affaire. J'ai conscience que je ne vous ménage guère, et que cette histoire peut être relativement dangereuse. Je vous prie de faire preuve d'extrême prudence lors de vos recherches.  

Mélusine n'avait rien à perdre, mais son Secrétaire avait encore une famille et surtout des enfants. Elle ne souhaitait pas que cette sérieuse affaire de disparitions et de meurtres se retourne contre lui. Ce qu'il fallait c'était trouver une personne de confiance, quelqu'un qui pourrait aller discrètement dans les pires endroits de la ville pour poser des questions, chercher des indices, sans que cela ne retombe sur le Ministère de l'Education. Mais cette personne, ils ne l'avaient à priori pas à disposition.

- Connaîtriez-vous quelqu'un de confiance qui pourrait peut être nous aider dans nos recherches ?

La question se posait, même si personne ne se souciait des orphelins. Bien sûr, il était hors de question de penser aux gendarmes, ou tout membre de l'autorité. Ils n'étaient d'aucune efficacité. Mais si Aÿmerik connaissait quelqu'un qui se souciait un tant soit peu aux orphelins, peut être que cette personne pourrait les aider à jouer aux détectives. Dans le cas contraire, ils devraient alors se débrouiller seuls, en mettant les mains dans le cambouis.
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Aÿmĕrik G. de Rauchechoyr
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MessageSujet: Re: Elementaire, mon cher Aÿmerik [Aÿmerik G. de Rauchechoyr] Mer 21 Juin 2017 - 15:20
Un visage empli d’effroi apparu simultanément aux sombres pensées fruit du feu d’interrogations générées par la vision d’horreurs des photos documentant le dossier top secret. Bien qu’il est eut vent des rumeurs sur l’aspect sordide de ce crime, le vicomte n’avait pas imaginé l’ampleur maléfique et malsain de celui-ci.
Quel monstre serait capable de telles horreurs ?
Au point, qu’il en perdrait même son appartenance au genre humain, pour ne pas dire à la grande majorité des espèces animales, qui penchent plus sur le sacrifice personnel au profit de la survivance de sa descendance.
Observant sa patronne en quête d’une évacuation apparente de son malaise plus que légitime au regard de l’insoutenable apparence de la réalité. Et après s’être assurée d’un isolement exigée au regard du sujet de la réunion, une cigarette rougit voluptueusement sur les délicates et pulpeuses lèvres de la Vénus du Ministère. La sensualité de cette dernière s’imposait petit à petit sur le malaise issu du dossier en cours. Bien que cette ardente émanation charnelle n’était pas pour autant de son fait, elle savait en faire usage pour ses intérêts, sans aller jusqu’à ce commettre dans une dépravation libertine et incontrôlée.

D’ailleurs, ils étaient nombreux à se poser la question… Comment le fonctionnaire pouvait garder sa retenue et une noble conduite envers une dame, qui méritait certes ce respect de statut et d’état, mais dont la sensualité naturelle réveillerait la bestialité de n’importe quel hétéro.
Les années passées au service du couple Duval avait donné les clés de lecture sur le langage des visages et des corps de ses patrons. Ainsi, au-delà de cette vision fausse qu’émettait un corps créé pour plaire et séduire, le vicomte comprenait bien plus de chose que l’interlocuteur lambda en traduisant les micro-réactions en autant de directive non dites.
Du coup, Aÿmĕrik lisait le feu d’une colère volcanique et plaignait d’avance le fou qui se trouvait derrière ces déviances démoniaques. Surtout que lui-même sentait une fureur assassine se développer dans ses entrailles, imaginant ses enfants en victimes de ce monstre et une réaction incontrôlable si ce malade se retrouvait à sa merci.

>>- J'ai été convoqué par sa Majesté tôt ce matin … Cette affaire de disparitions prend des tournures alarmantes ... Cinq enfants … toujours portés disparus …. Avez-vous trouvé quelque chose de votre côté ? -<<

**_ Ouh lalaa !.. L’impératrice s’est levée tôt… On est vraiment dans l’urgence et sur la sellette, pour que sa majesté en vienne à demander directement l’aide de Mélusine dès l’aube. Une fois encore, les charlots de la justice et de la sécurité intérieure ne se sont pas illustrés par leurs avancées... _**

Certainement peu rassurant pour sa patronne, un masque soucieux se dessina sur un faciès d’ordinaire impassible, lui octroyant souvent l’appellation d’Ice-Man au sein du Ministère. Car, bien qu’il ait passé à la passoire toute la ville d’un large filet de fines mailles en quête d’indices ou mieux d’informations, les retours étaient peu nombreux, mais surtout peu encourageant pour la résolution de cette enquête. Du coup, il n’avait pas grand-chose à donner en guise de réponses aux interrogations de sa supérieure, échouant à satisfaire les légitimes espérances d’une supérieure, qui restait également une mère.
S’en suivait une question : Comment présenter une absence de pistes de recherches ou d’une quelconque avancée, quelques puissent-être leurs natures, pour qu’elles n’apparaissent pas pour de l’incompétence ?...
A part l’énumération de toutes les sources d’informations qu’il avait pris soin de prospecter et de vérifier, par anticipation à une potentielle sollicitation Impériale, le secrétaire de la Ministre n’avait mené qu’un embryon d’enquête. Cette absence de réponse ne correspondait guère au profil d’un secrétaire toujours efficace et discret.

Les voies d’explorations les plus évidentes avaient donc été empruntées par le glacial aristocrate, sans pour autant qu’il se montre trop intrusif, afin de ne pas se griller pour de futures investigations. Car officiellement, du moins jusque là, ses disparitions d’enfants étaient sous la responsabilité des services judiciaires dans une passation classique de ces affaires sous la compétence de la justice et de ses enquêteurs.

<<- Madame… Euuuhhh !.. Bien que j’ai anticipé qu’une telle demande serait faite par notre Impératrice… ->>
… murmuré plus pour lui que pour son interlocutrice… <<- L’incompétence du Ministère de la Justice étant proverbiale !.. ->> …Tout en se redressant, l’honorable et noble seigneur de Bosset adopta un ton plus ferme et sur de lui, dissimulant par cette comédie son absence de résultat… <<- Pour l’heure et selon les pistes évidentes que nous avons exploités, je n’ai guère de bonnes nouvelles à vous rapporter… … …
Du moins, pour le moment !.. ->>

>>- … cette affaire peut-être dangereuse … faite preuve d’une extrême prudence … Connaîtriez-vous quelqu'un de confiance qui pourrait peut être nous aider dans nos recherches ?... -<<

**_ Pas besoin de me le dire, je ne suis pas un super-héros… …et il n’est pas question que je fasse de mes enfants des orphelins du seul parent qui leur reste et qu’ils rejoignent l’une des institutions que je viens de visiter… … il faudrait que je renoue des liens avec la famille de ma femme, cela pourrait se révéler judicieux de garantir une adoption de mes enfants par des membres fiables de celle-ci !.. _**

<<- Je reconnais votre naturelle et généreuse bienfaisance à mon égard… Ceci dit, mes responsabilités familiales m’ont rendu plus prudent sans en avoir pour autant reçu la demande. ->>
… Le regard fuyant sur le sol en pensant à ses enfants, une brève mimique ressemblant à l’esquisse embryonnaire d’un sourire… <<- Et puis, nous avons un personnel très compétent, certes bien moins nombreux en effectif que celui des autres ministères habituellement chargés de ce genre de démarches… >> …un petit haussement de sourire laissait apparaître le peu de considération que le petit fonctionnaire avait de ces « supers enquêteurs » des services intérieurs. Une réponse sommes toute normale aux allusions à l’impact de plomb pour leurs subtilités que ses confrères exerçant dans les dits services…
<<- De plus, sur Ambrosia…
Comment dire…
… J’aurais les plus grandes difficultés à me rendre anonyme. Car, sans avoir votre aura et votre vie sociale, je me dois d’être assez souvent présent à vos côtés à différents événements mondains afin de vous seconder efficacement au service de la noble tâche que représente l’éducation...
Alors que nous avons une agente, à l’esprit fin et intelligent qui pourrait disparaître en la cité impériale et nous trouver une piste sur cet infâme meurtre. ->>

Parmi toutes les rumeurs invérifiables et les fausses pistes potentielles, l’une d’entre laissait entendre qu’une certaine forme de corrélation existait entre la disparition d’enfants en la cité impériale et un bond dans les adoptions au sein de nombreuses familles Eskroises. Sans-doute fallait-il plus y voir une rivalité ancestrale entre les deux pays qu’une piste sérieuse d’un trafic. Cependant, en faire automatiquement abstraction pour des considérations d’invraisemblances représentait un risque de passer à côté d’une piste.
Devait-il évoquer cette éventualité si peu crédible fut-elle ?...
Un doute mêlé d’inquiétude troublait l’esprit d’Aÿmĕrik, car enquêter sur cette piste l’éloignerait du rôle de protecteur de sa patronne que lui avait confié le mari de cette dernière. Mais en même temps, le royaume d’Eskr n’était pas le plus communicatif et lancer une enquête aux risques d’incidents diplomatiques majeurs.
Puis, se souvenant d’une invitation au parfum de recrutement du « seigneur Lowell, le Rebel », le vicomte de Bosset fronça les sourcils sous la pression d’une idée d’infiltration. Cette opportunité pourrait autant servir sa patronne que l’intérêt de ses enfants en gardant un œil sur l’héritage maternel de ses enfants au sein du royaume d’Eskr.
Que faire ?
<<- A dire vrai, il y a bien une autre piste viable sur les disparitions d’enfants, si l’on met ce crime odieux en aparté et comme l’œuvre d’un auteur différent à celui des kidnappings …
Si l’on prend cette hypothèse pleine d’espoir que les enfants enlevés n’ont pas été massacrés mais simplement volés. Il existe une rumeur qui pousserait à entrevoir un trafic d’enfants pour des adoptions illégales …
… Dans ce cas de figure, la suite des investigations seraient compliquées du point de vue diplomatique, sauf si j’agis sous couverture... ->>

Après un moment de retrait où le modeste secrétaire analysa sa prestation pour en estimer qu’elle portait bien plus d’espérances qu’il ne l’avait imaginé. Désormais, la décision quant aux suites à donner à ses deux voies d’exploration était entre les mains d’une femme sage et efficace, se révélant de plus en plus comme un excellent Ministre de l’Empire d’Ambrosia, bien au-delà de son rôle de Ministre de l’Éducation !...
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Mélusine Duval
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MessageSujet: Re: Elementaire, mon cher Aÿmerik [Aÿmerik G. de Rauchechoyr] Lun 24 Juil 2017 - 14:46
Mélusine laissa échapper de sa bouche des petits ronds de fumée. Elle avait conscience autrefois de sa beauté et de la sensualité qui émanait de ses courbes et de sa posture, mais c'était il y a fort longtemps, lorsqu'elle était jeune et insouciante et qu'elle cumulait les amants. Elle s'était rangée à la vie maritale avec Alexandre, et lorsque celui-ci disparut, elle n'avait pas pour autant négligé son apparence, mais refusait catégoriquement qu'on la courtise. Elle était devenue une machine à travailler, et sa vie personnelle avait été mise au placard.

Néanmoins, elle s'était sentie très proche d'Aÿmerik au fil des années, mais même s'ils n'avaient pas une énorme différence d'âge, elle l'avait toujours considéré comme un ami de la famille, voir même comme un fils. Il avait une énorme importance dans la vie de la Ministre, c'était une personne sur qui elle pouvait se reposer sans crainte, et son efficacité ne restait plus à prouver. Cette relation particulière faisait grincer des dents au sein du Ministère, il n'y avait personne qui arrivait à la cheville de son secrétaire et le personnel était bien conscient de ce favoritisme, même si la Ministre restait tout à fait juste envers chacun.

Mélusine regarda son secrétaire, il n'avait pas de pistes mais elle le savait déjà. Elle ne pouvait le blâmer pour cela, c'était une enquête relativement difficile et mystérieuse. Peut être ne cherchaient-ils pas au bon endroit, mais quelque part à Ambrosia il y avait de lourds secrets qu'il fallait révéler. La Ministre poussa un petit soupir en expulsant la fumée.

- Aÿmerik, vous avez carte blanche, si vous pensez que quelqu'un pourrait faire l'affaire au niveau discrétion et efficacité, et bien allons-y. Mais rapidement, le temps joue contre nous.

La situation était urgente, les dieux seuls savaient où se trouvaient les cinq enfants disparus, quelque part ils étaient sûrement apeurés et faibles, s'ils n'étaient pas morts, et cela rendait la Ministre totalement folle d'inquiétude. Toute solution était bonne à prendre dans pareil cas. Ceci dit, elle ne s'attendait pas à ce que son secrétaire soulève une deuxième hypothèse. Elle s'approcha doucement de son bureau tout en l'écoutant et écrasa sa cigarette dans le cendrier prévu à cet effet. Elle observa un instant Aÿmerik avant de répondre. Elle le connaissait bien depuis des années, cependant il lui semblait que son secrétaire lui cachait quelque chose.

- Que voulez-vous dire par « compliquées du point de vue diplomatique » ? C'est loin de la cité d'Ambrosia, c'est cela ?

Mélusine joignit ses mains dans un signe d'agacement. Est-ce qu'elle avait bien compris ce que lui suggérait son secrétaire ? C'était pourtant une piste à explorer, mais de là à partir de la cité, la Ministre aura-t-elle le courage de laisser partir son plus fidèle complice...



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