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 :: L'histoire Ambrosienne :: Retour dans le passé

Contracter un pupillage intéressant

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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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Nationalité : Amethien
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Date d'inscription : 14/04/2016
MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Jeu 30 Mar 2017 - 23:50
Sincèrement, je ne savais pas ce que j’allais faire d’elle. Mais j’allais lui apprendre à vivre à la cour, lui apprendre plein de choses, faire en sorte qu’elle soit apte à se débrouiller seule. Je ne savais pas exactement comment régler tout ça, mais j’en avais une idée générale ! J’aviserai en fonction. Elle n’était pas la première pupille que j’avais eu et ce ne serait pas la dernière, sans doute, mais j’essayais déjà de me faire une idée de ce qui serait à faire… et quand elle répondit à mes questions… il y avait du travail. Beaucoup, beaucoup de travail ! Mais je n’avais jamais eu peur de l’effort. Ce n’était pas aujourd’hui que ça allait commencer ! Je lui souris, indulgent.

« Le Seigneur Ameth a dit un jour « l’ignorant qui ne cherche pas à le rester doit être loué, car il a compris que la vie peut être et doit être un apprentissage… » rassurez-moi, vous ne voulez pas rester ignorante, n’est-ce pas ? Nous sélectionnerons vos apprentissages ultérieurement. Et vous partagerez donc votre temps entre nos entretiens et moments que je vous consacrerais, vos leçons, et quelques menues taches à mon service ! Oh rassurez-vous, rien de bien transcendant, et rien de déplacé !  Il s’agira surtout, dans un premier temps, de jouer les secrétaires, de jouer les coursiers ! »

Je lui souris avant de reprendre.

« Cela vous offrira la possibilité de connaitre les lieux, et comprendre les usages écrit de la cour, dans un premier temps. Nous irons ensuite crescendo, pour boucler ces trois ans. Bien sûr, vous aurez des temps libres, pour la prière et pour la détente, c’est normal ! »

Oui, je lui donnais ainsi, un premier aperçu de la situation, un aperçu de ce qu’allait être son quotidien. Oh, difficile de se faire une idée précise avec des mots, mais au moins, je ne lui cachais pas qu’elle allait être très occupée pendant son pupillage ! Oh oui, elle n’allait pas s’ennuyer ! Loin s’en faudrait ! Je m’arrêtais donc là pour ne pas l’effrayer.

« Enfin, j’ai posé beaucoup de questions ! Aussi je crois, que vous pouvez en poser largement autant que vous voulez ! »

Oui, ce ne serait que justice ! J’avais instauré cette règle moi-même, une question chacun, etc. alors je ne comptais pas y déroger. Le seigneur Ameth seul savait quel genre de questions elle pouvait poser, mais j’avais l’impression qu’elle n’en poserait aucune qui soit vraiment déplacée… enfin, j’espérais… enfin, nous verrions bien !

« Une dernière chose avant d’entendre vos questions : sachez que je n’en veux jamais à personne de dire le fond de sa pensée, simplement il y a des manières de le dire et il y a des moments aussi. La cour n’est pas un endroit où il est bon de tout dire. Tout se fait dans le feutré… distinguer le bon grain de l’ivraie est difficile, alors faites toujours attention à ce que vous le dites, et encore plus à comment vous le dites. D’accord ? »


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Elena Spina
Herboriste
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Nationalité : Raclusienne d'Adop
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MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Mer 10 Mai 2017 - 22:00
Face à la réaction de son tuteur, Elena ressentit une vague de découragement s’abattre sur elle. Elle aurait beaucoup à apprendre… Elle qui pensait être déjà pourvue de plusieurs qualités intéressantes, elle se retrouvait à douter de ses atouts et de sa valeur. Même si Everard se montrait rassurant, elle commençait vraiment à désespérer…

« Enfin, j’ai posé beaucoup de questions ! Aussi je crois, que vous pouvez en poser largement autant que vous voulez ! »

Lissant le jupon de sa robe, Elena releva les yeux vers l’homme qui lui faisait face. En effet, il avait posé de nombreuses questions. Aussi, s’ils voulaient respecter l’accord qu’ils avaient passé, devait-elle en poser tout autant. En théorie, elle aurait donc dû les compter mais, à vrai dire, elle en avait perdu le compte. Non, en réalité, elle n’avait même pas songé à les compter. Parce qu’elle ne savait pas quelles questions elle pourrait lui poser en retour. Enfin, puisque tel était son souhait… Il ne lui restait qu’à trouver ce qu’elle pourrait bien lui demander. Mais avant même qu’elle ait pu songer à une seule question, il reprit la parole, la coupant dans son élan.

« Une dernière chose avant d’entendre vos questions : sachez que je n’en veux jamais à personne de dire le fond de sa pensée, simplement il y a des manières de le dire et il y a des moments aussi. La cour n’est pas un endroit où il est bon de tout dire. Tout se fait dans le feutré… distinguer le bon grain de l’ivraie est difficile, alors faites toujours attention à ce que vous le dites, et encore plus à comment vous le dites. D’accord ? »

Oh. D’accord, oui. Sous le coup de l’étonnement, ses paupières papillonnèrent un instant puis, s’étant reprise, elle acquiesça. Au fond, ce qu’il venait de lui dire était logique. Et avec son père, elle savait qu’il existait des choses qu’il ne convenait pas de dire, ou bien encore des manières d’en dire d’autres… Elle avait, en trois ans, particulièrement développé ses capacités à faire passer un message en usant de métaphores ou de codes. Il lui suffirait d’agir de la même manière à la cour. À ceci près qu’il lui faudrait apprendre de nouveaux codes, et être particulièrement vigilante, surtout au début. Bon, en attendant, elle avait des questions à poser. Du moins, elle était censée en poser. Que dire ? Elle avait reçu tant d’informations qu’elle peinait, en cet instant, à en faire le tri et à garder la tête hors de l’eau.

« Où vais-je loger, Monsieur ? » Certes, cette question lui semblerait sans doute une nouvelle fois très superficielle mais, d’une part, c’était tout de même relativement important, et d’autre part, eh bien cela lui permettrait de gagner un peu de temps pour songer à d’autres questions. « Aurai-je l’occasion de revoir mes parents ? J’ignore ce qu’il est prévu à ce sujet. » Était-elle censée couper tout contact avec sa famille et sa patrie d’origine, pour se plonger au mieux dans sa nouvelle vie – toute temporaire qu’elle était ? « Que se passera-t-il s’il s’avère que… Je ne suis pas à la hauteur ? » Après tout, son tuteur n’était pas n’importe qui…
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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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Nationalité : Amethien
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MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Lun 15 Mai 2017 - 18:16
Pauvre petite chose… oui, cette jeune femme, Elena Spina, me faisait l’effet d’une pauvre petite chose, parfois, assise là, devant moi, intimidée, fragile, même d’une certaine manière, au bord d’un précipice et hésitant à faire un grand saut dans l’inconnu… oui, hésitante, en effet, comme si ce saut obligatoire lui faisait fort peur. C’était logique, dans le fond ! jeu Elle s’avançait vers l’inconnu et son seul soutien en présence était un homme plus important qu’elle ne l’aurait imaginé, et qui avait à la fois le pouvoir, l’oreille des dieux, et un charisme impressionnant. Je parlais de moi, bien évidemment ! Enfin bon, l’heure était aux réponses. En effet, après tout ce que j’avais demandé, il était normal qu’à son tour, elle puisse poser des questions, toutes celles qui s’avéreraient nécessaires.

« Vous logerez chez moi, mademoiselle Spina. J’ai fait préparer la deuxième chambre pour vous. Il y a une chambrette attenante pour une femme de chambre, une domestique, ainsi qu’une salle d’eau et un boudoir privé. J’espère que cela pourra vous convenir. C’est austère, par exemple, j’ai condamné l’eau chaude, mais c’est une habitude à prendre, vous verrez ! L’austérité fait partie de ma manière de vivre, j’ose espérer que vous aurez bien vous en accommoder, ce serait une bonne chose… dans le pire des cas, je suppose que faire de petites entorses pour vous ne devrait pas poser de problème, tant que vous ne me les imposez pas ! »

Je restais silencieux, attendant une bonne éventuelle autre question… enfin, une autre question intelligente, j’entendais ! Le fait de savoir si ses parents pouvaient venir la voir était tellement trivial ! Je me contentais, pour rendre réponse de faire un bref hochement de tête. Bien sûr qu’elle pouvait recevoir de la famille, je n’étais pas un monstre, certes, j’étais un peu dur avec elle mais tout de même… je souris avant de reprendre un verre en l’écoutant. Ah ! Voilà une bonne question ! Une question qui méritait une réponse plus qu’honnête.

« Je suppose que c’est la votre principale angoisse, mon enfant !  Eh bien, j’ai une réponse fort simple ! Si vous n’êtes pas à la hauteur, je ferai en sorte que vous le soyez, coute que coute. Si définitivement c’est hors de vos cordes, vous me décevrez. Rien de plus, rien de moins ! Est-ce que cela vous surprendrait comme manière de penser ? Je suis sûr que vous pouvez vous montrer à la hauteur. Le seigneur Ameth, dans sa sagesse, nous a laissé, parmi ses paroles, un petit trésor de sagesse dont cette phrase fait partie : « La vraie force, la vraie grandeur, est celle qui résulte du dépassement de soi. Le dépassement de soi, pas à pas n’est jamais que faire quelque chose de plus que la veille. » Si vous êtes capable d’appliquer cette maxime, en quoi ne seriez-vous pas à la hauteur ? Nous sommes ce que nous sommes, ni plus, ni moins. Soyez-vous-même, ayez conscience des points à améliorer et ne vous épargnez pas d’effort pour cela ! »

Je souris et concluais.

« D’autres questions pertinentes ? »


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Elena Spina
Herboriste
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MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Ven 19 Mai 2017 - 19:32
Chez lui. À cette réponse, Elena sentit sa gorge se serrer. Elle aurait pourtant dû s’attendre à cette réponse. Pendant trois ans, il serait son tuteur. Il serait chargé de veiller sur elle, de lui apprendre comment évoluer à Ambrosia, il ferait son éducation, un peu comme un précepteur. Comment faire cela en logeant dans deux endroits différents ? C’était la solution la plus logique, voire même la seule solution possible. Pourtant, Elena ressentait une sorte de malaise à l’idée de vivre sous le même toit que cet homme qui, n’en déplaise à ce contrat qui les liait à présent, restait pour elle un parfait inconnu. Ce serait la première fois qu’elle vivrait avec une autre personne que son père et sa belle-mère. Elle sentait déjà que les premiers temps seraient particulièrement éprouvants pour sa pudeur et son innocence. Même s’ils ne partageraient pas la même chambre – encore heureux ! – il demeurait étrange d’habiter si près d’un homme sans que celui-ci ne fut son père, ou son frère, ou un autre membre de sa famille, ou même… son époux. Enfin, un tuteur était une sorte de famille, en théorie. Il agirait avec elle comme le ferait un père avec sa fille. En théorie.

« C’est austère, par exemple, j’ai condamné l’eau chaude, mais c’est une habitude à prendre, vous verrez ! L’austérité fait partie de ma manière de vivre, j’ose espérer que vous aurez bien vous en accommoder, ce serait une bonne chose… dans le pire des cas, je suppose que faire de petites entorses pour vous ne devrait pas poser de problème, tant que vous ne me les imposez pas ! »

Il avait condamné l’eau chaude ? Elena ouvrit les yeux en grand alors qu’elle assimilait cette information. Plus d’eau chaude ? Ni pour sa toilette quotidienne, ni pour un bain ? Si le fait d’avoir un boudoir et une chambre pour une domestique lui avaient donné une impression de luxe, par rapport à ce qu’elle avait chez son père, le fait de ne plus avoir droit à de l’eau chaude… Lui fit l’effet… d’une douche froide. Non qu’elle ait pris l’habitude d’utiliser de l’eau chaude quotidiennement. Il lui arrivait de faire sa toilette à l’eau froide, évidemment. Notamment l’été quand les températures étaient si élevées que l’eau froide ne l’était plus tant. Mais en hiver… Cela risquait de lui être très difficile ! Quant aux bains qu’elle aimait prendre régulièrement… « Serait-il possible… Que j’aie droit à de l’eau chaude pour mon bain ? Je conçois que vous ayez vos habitudes, et… Et je pense que j’essayerai de les suivre le plus souvent possible mais… J’ai un peu de mal à imaginer prendre un bain d’eau froide… J’essayerai de le faire. Parce que je ne veux pas heurter vos croyances ainsi que vos habitudes mais… Je vous avoue que pour commencer, je crains avoir quelque mal à… Me plonger dans de l’eau froide. » Qu’il n’aille pas voir dans cette confession un aveu de faiblesse, ou un manque de motivation. Elle essayerait, dans la mesure du possible, de se conformer aux habitudes et préférences de son tuteur. Car c’était à cela que servait ce tutorat : découvrir de nouvelles choses, apprendre. Alors elle ferait en sorte de limiter au maximum sa consommation d’eau chaude. Néanmoins… au début…

Cela dit, si l’austérité faisait partie de sa manière de vivre… son séjour auprès de lui risquait de ne pas être toujours drôle…

« Je suppose que c’est la votre principale angoisse, mon enfant ! Eh bien, j’ai une réponse fort simple ! Si vous n’êtes pas à la hauteur, je ferai en sorte que vous le soyez, coute que coute. Si définitivement c’est hors de vos cordes, vous me décevrez. Rien de plus, rien de moins ! »

Effectivement, c’était sa plus grande crainte. Que se passerait-il si elle n’était pas à la hauteur ? Elle n’avait pas demandé à participer à ce tutorat. Quand son père l’avait appelée dans son bureau, elle avait pensé qu’il comptait lui parler d’un mariage prochain, non d’un voyage de trois années à Ambrosia ! Que se passerait-il si son tuteur se rendait compte qu’elle était stupide, maladroite, sans espoir ? Sa réponse la rassura. Elle était pourtant très simple, dans un sens. Faire en sorte qu’elle le soit. Ce n’était pas tant une réponse, et pourtant, le calme de sa voix, la confiance qu’il dégageait, eurent pour effet d’apaiser ses craintes.

« Je suis sûr que vous pouvez vous montrer à la hauteur. Le seigneur Ameth, dans sa sagesse, nous a laissé, parmi ses paroles, un petit trésor de sagesse dont cette phrase fait partie : « La vraie force, la vraie grandeur, est celle qui résulte du dépassement de soi. Le dépassement de soi, pas à pas n’est jamais que faire quelque chose de plus que la veille. » Si vous êtes capable d’appliquer cette maxime, en quoi ne seriez-vous pas à la hauteur ? Nous sommes ce que nous sommes, ni plus, ni moins. Soyez-vous-même, ayez conscience des points à améliorer et ne vous épargnez pas d’effort pour cela ! »

Étrangement, elle eut envie de suivre cette maxime et ce conseil. Faire quelque chose de plus que la veille. Cela semblait si simple, si accessible, dit ainsi. Timide toujours, mais un peu plus sereine et déterminée, elle acquiesça.

« D’autres questions pertinentes ? »

D’autres questions ?... Non, pas en cet instant. Doucement, elle secoua la tête. « Aucune autre question ne me vient pour l’instant, Monsieur. » À vrai dire, elle mourait surtout d’envie de découvrir l’endroit où elle vivrait à partir d’aujourd’hui. Mais elle s'en remettait à lui pour le programme de la journée. Elle ignorait s'il avait d'autres rendez-vous ou d'autres choses de prévues. Aussi préféra-t-elle se taire et attendre.
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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Lun 22 Mai 2017 - 17:03
Je lui souris, pour me montrer plus rassurant, mais cela n’était peut être pas une bonne idée… peut être que cela allait la stresser encore plus qu’avant… enfin bon, j’essayais… je lui souris, silencieux, avant de me décider à réagir de manière bien plus posée et me lever très dignement et lui tendre le main, non pas dans une invitation à la saisir, mais une invitation à faire de même. Le but final était de  l’emmener visiter son nouveau chez elle… tout simplement. Oh pas dans les détail, libre à elle de visiter le palais pendant son temps libre, tant qu’elle était assidue à ses leçons. Toutefois, pour l’heure, il fallait faire quelque chose d’autre.

« Ma foi, si vous y tenez, vous aurez de l’eau chaude… je ferais venir un technicien ! Et avez-vous quelque chose contre les repas végétariens, sinon ? Car je ne consomme pas de chair morte par  éthique personnel. Ou avez-vous des consignes alimentaires ? Juste pour que les cuisines soient averties pour que vous ne tombiez pas malade... »

Oui, voilà, je lui montrais qu’elle pouvait voir en moi quelqu’un qui allait avoir un rôle paternaliste, car c’était le but d’un tuteur, être un professeur, un confident, un soutien, une aide, un ami, un initiateur en tout domaine… je l’invitais donc à me suivre en lui expliquant les règles de base en attendant d’être au palais. L’emplacement du ministère de l’éducation n’était pas le palais, il fallait prendre un whorse. Mais ce n’était pas un problème en soi. C’était de la bagatelle, de se déplacer ainsi ! Et puis les whorse étaient rapides. Et de toute façon, avant de lui faire montrer ses quartiers, il y avait quelque qui devait être fait !

« Nous allons d’abord passer chez les Marasset. Il s’agit de tailleurs assez réputé, il vous fait quelques tenues plus adaptées à la cour ambroisienne, qu’il s’agisse de robes, de bustiers, de pantalons aussi. Oui, cela commence à être la mode, et en tant que coursière, vous allez trouver cela tellement plus pratique ! Vous verrez, ils sont réputés, et vous pourrez choisir les tissus, en partie, en restant dans les couleurs sobres, bien sur. Ces temps-ci la mode est aux couleurs forestières. Je vous conseille de choisir dans ces couleurs, bien sur ! »

Je lui tapotais doucement l’épaule.

« N’ayez pas de craintes, ce sont des gens bien, même si ce sont de vraies pipelettes. Vous verrez directement avec eux pour les coupes que vous préférez dans le choix que vous avez. Et ne vous en faites pas, je vous laisse du temps pour vous habituer à l’atmosphère local. Il faudra une semaine voire une semaine et demie pour attaquer le programme ! Vous aurez le temps d’être prête je pense… toujours pas de question ? »

Si elle n’en avait pas, nous continuerions en silence jusque chez les tailleurs et je la déposais là, en lui spécifiant quelques petites choses :

« Normalement vous en aurez pour une petite heure… je repasserai vus chercher à ce moment… ne vous inquiétez pas, ils sauront que je vous envoie, pour peu que vous le leur disiez, ils mettront sur ma note. »


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Elena Spina
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MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Mer 24 Mai 2017 - 22:18
« Ma foi, si vous y tenez, vous aurez de l’eau chaude… je ferais venir un technicien ! Et avez-vous quelque chose contre les repas végétariens, sinon ? Car je ne consomme pas de chair morte par éthique personnel. Ou avez-vous des consignes alimentaires ? Juste pour que les cuisines soient averties pour que vous ne tombiez pas malade... »

Quel soulagement elle ressentit, à l’idée d’avoir de l’eau chaude ! C’était idiot mais… Le fait de pouvoir se plonger dans un bon bain bien chaud, à l’occasion, la rassurait. Après tout, elle allait vivre dans une nouvelle ville, loin de sa seule famille, avec un homme qu’elle connaissait à peine, entourée de gens qu’elle ne connaissait pas… Les bains chauds seraient au moins quelque chose de… constant. Par contre, quand il lui posa une question quant à ses préférences alimentaires… Elle eut une forte envie de lui faire une blague. Après tout, elle était herboriste, alors par éthique professionnelle ne devrait-elle pas ne manger que de la viande pour protéger les plantes ? Hm… Non, mieux valait se retenir. « Non, je… Je n’ai pas l’habitude de manger végétarien mais… Je suis ici pour apprendre, n’est-ce pas ? » En réalité, elle n’avait jamais mangé végétarien. Mais… Elle essayerait. « Et je n’ai pas d’allergies ni aucune intolérance. » Pas d’inquiétude à avoir à ce niveau. Mais il était trop tôt que pour parler nourriture. Pour l’instant, il était temps de quitter cet endroit. Un peu anxieuse, par rapport à ce qui l’attendait, elle suivit son tuteur dans les couloirs jusqu’à ce qu’ils aient quitté le Ministère de l’éducation. Là, il la guida vers un whorse. Un instant, elle resta immobile devant les marches de l’habitacle. Jamais elle n’avait vu de whorse en vrai. Quand elle vivait encore avec son père et sa belle-mère, elle n’avait jamais utilisé ou croisé que des fiacres ou des charrettes. Après quelques instants d’hésitation, elle accepta la main qui lui était tendue et monta dans l’habitacle. Aussitôt, le whorse se mit en marche, pour les conduire vers la demeure de son tuteur. Du moins, c’est ce qu’elle pensait.

« Nous allons d’abord passer chez les Marasset. Il s’agit de tailleurs assez réputé, il vous fait quelques tenues plus adaptées à la cour ambroisienne, qu’il s’agisse de robes, de bustiers, de pantalons aussi. Oui, cela commence à être la mode, et en tant que coursière, vous allez trouver cela tellement plus pratique ! » Des pantalons ? « … N’ayez pas de craintes, ce sont des gens bien, même si ce sont de vraies pipelettes. Vous verrez directement avec eux pour les coupes que vous préférez dans le choix que vous avez. Et ne vous en faites pas, je vous laisse du temps pour vous habituer à l’atmosphère local. Il faudra une semaine voire une semaine et demie pour attaquer le programme ! Vous aurez le temps d’être prête je pense… toujours pas de question ? » Une semaine. Voire une semaine et demi. Et elle devrait commencer à… Faire tout ce qu’elle devrait faire. Les leçons, les courses, les rencontres… Bon sang. À l’idée de la tâche qui l’attendait, elle sentit la nervosité la gagner de nouveau.

« Normalement vous en aurez pour une petite heure… je repasserai vus chercher à ce moment… ne vous inquiétez pas, ils sauront que je vous envoie, pour peu que vous le leur disiez, ils mettront sur ma note. »

Une petite heure ? Désorientée, elle tourna la tête vers Everard. Ah, chez les tailleurs ?! Elle acquiesça, un peu tremblante. Ainsi donc il allait la laisser seule. Cela dit, peut-être était-ce mieux. Elle aurait été bien trop mal à l’aise, s’il était resté là, et si elle avait dû essayer différentes tenues devant lui. Imaginez qu’il aperçoive ses chevilles, ou même ses genoux ! Si seulement elle savait qu’il en verrait bien plus, plus tard… Ils ne roulaient pas depuis longtemps, quand les chevaux s’immobilisèrent, devant une petite boutique modeste en apparence. Le style du bâtiment arracha un sourire à Elena. Souvent, sa belle-mère lui avait dit qu’il ne fallait pas se fier aux apparences. C’était généralement dans les boutiques les plus modestes, qu’on trouvait les meilleurs produits. Mais son sourire s’évanouit quand il lui fallut quitter le whorse. Rêvasser était facile. Mais elle ne pouvait se complaire dans ses rêves. Le plus élégamment possible, elle descendit de la voiture, s’attendant à ce qu’Everard la suive. Mais il n’en fut rien. Oh, effectivement il lui avait dit qu’ELLE en aurait pour une heure… Nerveuse, elle se passa les mains sur le corset. Après quelques salutations, elle se détourna et pénétra dans la boutique. Pendant un peu plus d’une heure, elle essaya divers modèles, choisit entre plusieurs tissus et dut écouter tous les bavardages des tailleurs. Elle était du genre patient mais là… Elle eut beaucoup de mal à tenir. Heureusement, au moment où elle pensait perdre pied, la clochette de la porte tinta et la voix de son tuteur résonna. Elle ne pensa pas être si vite contente de le voir mais… Mais c’était le cas. Dans une nouvelle robe, pour laquelle quelques reprises avaient été suffisantes, elle quitta l’arrière-boutique pour retrouver son tuteur, avec un visage reconnaissant. Plus de cinq robes et quatre autres tenues avec pantalon lui seraient livrées dans un peu plus d’une semaine. D’ici là, elle devrait tenir avec ses propres vêtements. « … » Comment était-elle censée l’appeler déjà ? « Votre Eminence… ? »
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Dim 28 Mai 2017 - 21:12
Bon, la question des repas, c’était fait, a question du tailleurs… eh bien elle était en cours… en fait, je profitais de cette heure pour faire une ou deux petites choses qui seraient utiles à ma pupille. En effet, pendant qu’elle s’occupait des vêtements avec des personnes plus qu’habiles pour ça, je voulais passer chez mon médecin, pour voir s’il aurait besoin d’une assistante, que je précisais comme étant débutante, juste pour le principe, au cas où… il valait mieux avoir de bonnes surprises. Le vieil homme était une bonne personne, une personne sage, une personne de bon conseil, et qui connaissait la juste cause qu’était le service d’Ameth. Médecin peu conventionnel, il exerçait dans un dispensaire pour le plaisir de soulager les miséreux, car il n’était plus en âge d’exercer de manière plus officielle ! À plus de soixante-dix ans… cela se comprenait. Mais son âge commençait à devenir problématique même pour exercer en étant non rémunérer…
En m’adressant à lui, je me doutais qu’il ne refuserait pas, et je lui laissais en plus le plaisir de tourner cela de manière dire qu’il me faisait une faveur, au lieu de dire que c’était moi qui lui en faisais une… oui, autant être réaliste sur le sujet ! Mais bon, si ce vieil homme pouvait le voir de manière plus positive pour lui, qui étais-je pour lui refuser un de ces derniers plaisirs ! Je lui avais donc laissé cela et il avait dit oui, très rapidement. Mais avec les temps de trajet, j’étais pile dans les temps quand je revins chez le tailleur.

J’entrais dans la boutique et tout le monde s’interrompis pour m’accueillir à grands coup de baisers sur la chevalière et de « votre éminence ! » Je leur souris et leur accordais ma bénédiction en regardant un peu de partout pour finalement voir Elena. Je lui fis signe de me rejoindre.

« Ah, mon enfant, êtes-vous prête ? Avez-vous trouvé tout ce que vous vouliez pour passer commande ? »

Mais je me doutais que oui, les tailleurs de cette boutique étaient très compétents. Mon banquier ferait verser sur leur compte la bonne somme d’argent. Et comme ça tout serait réglé ! Plus de problèmes ! Et comme ils n’avaient jamais gonflé leur facture de ne serait-ce qu’une roue de cuivre je le faisais absolument confiance ! Je proposais mon bras à mademoiselle Spina pour sortir et rejoindre le fiacre qui cette fois, nous mènerait au palais impérial où j’avais mes appartements.

« Avez-vous trouvé des tissus, des tenues, des modèles qui vous ont plu ? »

Je lui souris avant de reprendre :

« Pour ma part j’ai vu avec mon médecin, enfin, celui dont je vous parlais. Il officie en dispensaire dans les quartiers du premier cercle, gratuitement, pendant sa retraite, et il vous enjoint à le rejoindre quand vous le désirez, mais selon lui, il n’est jamais trop tôt pour apprendre… je crains qu’il soit un peu trop enthousiaste… aussi, quand vous serez prête commencer, dites-le-moi, et je lui ferais parvenir un message pour le prévenir la veille de votre début ! »

Voilà ! Il ne restait plus qu’à atteindre le palais impérial ! 


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Elena Spina
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MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Mar 6 Juin 2017 - 20:40
« Ah, mon enfant, êtes-vous prête ? Avez-vous trouvé tout ce que vous vouliez pour passer commande ? Avez-vous trouvé des tissus, des tenues, des modèles qui vous ont plu ? »

Si elle était prête ? Elle était même plus que cela ! Elle avait hâte de quitter cette boutique ! Non que les propriétaires étaient désagréables. Ils étaient au contraire très gentils, mais… Mais ils étaient un peu trop gentils. Et trop bavards. Surtout, trop bavards. « Oui, merci infiniment. Tous les tissus sont très beaux ! Nous avons choisi quelques modèles, et… Ils m’ont d’ores et déjà confectionné cette robe, j’espère que… J’espère que cela vous… convient ? » Bon, en réalité, elle avait voulu lui demander si la robe qu’elle portait lui plaisait mais était-ce convenable de poser une telle question à un homme qu’on venait de rencontrer ? Sans doute pas, même si cet homme allait agir comme un père avec elle, pour les trois ans à venir.

Élégamment, elle monta dans le fiacre puis observa le paysage qui défilait lentement tandis qu’ils avançaient dans les rues.

« Pour ma part j’ai vu avec mon médecin, enfin, celui dont je vous parlais. Il officie en dispensaire dans les quartiers du premier cercle, gratuitement, pendant sa retraite, et il vous enjoint à le rejoindre quand vous le désirez, mais selon lui, il n’est jamais trop tôt pour apprendre… je crains qu’il soit un peu trop enthousiaste… aussi, quand vous serez prête commencer, dites-le-moi, et je lui ferais parvenir un message pour le prévenir la veille de votre début ! »

Il n’avait pas perdu de temps ! « Oh, je… Merci. Beaucoup, Monsieur. » Elle était vraiment motivée à l’idée d’apprendre à soigner les malades auprès d’un médecin. Bien sûr, elle connaissait certaines notions, quelques remèdes… Mais elle en apprendrait plus encore, elle en était persuadée, puis si elle pouvait aider son prochain, ce serait mieux encore ! Cela dit, elle préférait attendre un peu avant de commencer. Après tout, elle commençait une nouvelle vie. Elle allait devoir découvrir cet homme avec qui elle allait être amenée à vivre pendant trois ans, prendre ses marques chez lui, elle aurait des leçons à suivre… « Je pense qu’il est plus raisonnable d’attendre un peu avant de débuter auprès de votre médecin. N’allez pas croire que je n’en ai pas envie mais… Je vais avoir beaucoup à apprendre et je préfèrerais, si cela ne vous ennuie pas, m’habituer un peu à… ma nouvelle vie, avant de prendre un autre engagement. Je ne voudrais pas avoir à manquer à ma promesse de l’aider par manque de temps, ou… J’espère que… cela ne vous dérange pas ? Je veux dire, si vous souhaitez que je commence dès demain, je le ferai, bien entendu mais… » Du calme, Elena, respire, tout va bien…
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Dim 11 Juin 2017 - 20:27
 Je me contentais d’opiner du chef, tout bêtement. Quand elle me demanda si sa tenue convenait. Oui, elle convenait parfaitement. Il n’y avait pas de doute là-dessus, la robe mettait légèrement ses courbes en valeur avec des couleurs sobres qui n’étaient pas non plus faites pour attirer l’œil. Et bien sûr, en toute logique, boutonnée jusqu’en haut du cou. Question, à mon gout, de décence ! Et puis, c’était une jeune femme de bonne naissance, fille d’un élu de sa ville, et dame de la cour. Elle n’était pas une courtisane, que diable ! Je tentais de me montrer affable. Et du coup je lui souris de nouveau avant de finalement acquiescer à ses propos.

« Il n’y a pas de problèmes, je comprends, vous voulez trouver votre rythme avant de commencer ce petit travail en plus. Dans tous les cas, je demanderai à un homme de confiance de vous accompagner quand vous voudrez commencer, question de principe, pour la sécurité ! »

Oui, par prudence, surtout dans les cercles les plus bas ! C’était dangereux, selon les endroits où on se trouvait, et le dispensaire avait quand même dû engager une petite troupe d’hommes d’armes, juste par sécurité, notamment à cause de certains produits contre la douleur qui y étaient stockées. Pour éviter les ennuis en somme ! Je restais silencieux et cessais de sourire pour reprendre la parole vis-à-vis de son programme.

« Je vais vous demander un rythme sans doute parfois difficile à tenir sur le long terme. Mais je le tiens depuis toujours, aussi je suppose que c’est une question d’habitude ! Mais je me lève à 4h30 pour prier avant de déjeuner le matin. Mais je ne vous force pas, dans un premier temps, à vous astreindre à cette prière. Toutefois, si vous désirez de plein gré vous joindre à moi, j’en serai ravi. Par contre les complies ne sont pas esquivables. Elles ont lieu le soir avant d’aller se coucher, soit, en général, vers onze heures du soir… et quel office suivez-vous une fois par semaine ? Que je puisse mettre cela dans votre emploi du temps…. Selon l’office, différentes plages horaires sont à mettre à disposition ! »

Oui, je ne lui avais pas demandé cela, plutôt ! Mais en parlant de la prière, cela m’était venu d’emblée, comme ça.

« En tant que coursière, en général l’après-midi, sauf quand vous travaillerez, bien sûr, vous aurez à apprendre à connaitre le palais, aussi, dans vos appartements, vous avez une carte de l’étage du palais, ainsi que des noms é repérer, pour vous familiariser. Dans le pire des cas, si vous êtes perdue, vous pourrez demander un peu d’aide pour vous orienter aux serviteurs… et bien sûr, vous pouvez me poser la question auparavant. Mais comprenez bien que j’ai beaucoup de mal à apprécier de me répéter… au contraire, même ! »

Oui, j’avais horreur de ça… donc elle devait comprendre rapidement, du premier coup.


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Elena Spina
Herboriste
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Nationalité : Raclusienne d'Adop
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MessageSujet: Re: Contracter un pupillage intéressant Jeu 6 Juil 2017 - 22:15
Qu’il comprenne qu’elle avait besoin d’aller à son rythme était rassurant, Elena ne l’aurait pas nié. Même s’il lui avait fait part de ses attentes, la concernant, et lui avait dressé un programme assez impressionnant, il était conscient qu’elle n’était qu’une jeune femme de dix-huit ans, venant de quitter sa famille et tout ce qu’elle connaissait. Qu’elle n’était qu’une humaine aussi, avec ses limites, ses peurs, ses craintes. Ses fragilités aussi. Du coup, l’idée d’avoir quelqu’un pour veiller sur elle était un autre élément rassurant. Timidement, elle acquiesça.

« Je vais vous demander un rythme sans doute parfois difficile à tenir sur le long terme. Mais je le tiens depuis toujours, aussi je suppose que c’est une question d’habitude ! Mais je me lève à 4h30 pour prier avant de déjeuner le matin. Mais je ne vous force pas, dans un premier temps, à vous astreindre à cette prière. Toutefois, si vous désirez de plein gré vous joindre à moi, j’en serai ravi. Par contre les complies ne sont pas esquivables. Elles ont lieu le soir avant d’aller se coucher, soit, en général, vers onze heures du soir… et quel office suivez-vous une fois par semaine ? Que je puisse mettre cela dans votre emploi du temps…. Selon l’office, différentes plages horaires sont à mettre à disposition ! »

Se lever à 4h30 ? Tous les matins ? Sous le choc, elle le dévisagea pendant plusieurs secondes sans autre réaction. Il lui arrivait de se lever tôt bien sûr, pour aller cueillir certaines plantes alors que le jour se levait à peine. Puis, elle avait beaucoup de travail à la maison. Elle devait aider à tenir la maison, aider sa belle-mère, son père… Elle ne pouvait dès lors pas dire qu’elle chômait. Elle se levait tôt, tous les jours mais… Pas si tôt ! Pourtant, même s’il lui avait assuré qu’elle ne serait pas obligée de se lever à la même heure que lui, elle savait déjà qu’elle le ferait. Elle essayerait du moins. Parce qu’elle était ici pour apprendre. Pour découvrir un autre mode de vie. Alors même si elle était déjà fatiguée rien que d’y penser, elle savait que dès le lendemain, elle se lèverait à 4h30, pour le suivre et prier avec lui. Ou du moins être là quand il le ferait. Parce qu’il prierait Ameth, alors qu’elle-même… « J’aimerais… participer aux offices dédiés à la Trinité populaire… Vous vous en doutez… Avec ce que vous savez de moi… Natos, Helia et Meira sont très importants pour moi. » Après tout, les deux premiers étaient importants pour les plantes, et Meira était la Mère… Le cœur de la famille. Entre le métier d’herboriste, et celui de sage-femme…

« En tant que coursière, en général l’après-midi, sauf quand vous travaillerez, bien sûr, vous aurez à apprendre à connaitre le palais, aussi, dans vos appartements, vous avez une carte de l’étage du palais, ainsi que des noms é repérer, pour vous familiariser. Dans le pire des cas, si vous êtes perdue, vous pourrez demander un peu d’aide pour vous orienter aux serviteurs… et bien sûr, vous pouvez me poser la question auparavant. Mais comprenez bien que j’ai beaucoup de mal à apprécier de me répéter… au contraire, même ! »

Une carte de l’étage du Palais ? Et des noms ? Eh bien, voilà une décoration intéressante… Cela la changerait des peintures pittoresques, et des représentations de fleurs et de plantes. À cette idée, elle ne put retenir un petit sourire. Se reprenant, elle cessa de sourire, et acquiesça. Ne pas l’obliger à se répéter, c’était noté. « Je tâcherai de ne pas vous faire vous répéter, Monsieur. »
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