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Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith

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Marlyn S. Wordsmith
Machiniste itinérant
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Nationalité : Apatride
Messages : 105
Date d'inscription : 02/03/2017
MessageSujet: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 17:20
Wordsmith Marlyn Stingray
ft. Gael Garcia Bernal
Surnom : Lyn le jour, Gray la nuit
Âge : 38 ans
Métier : machiniste itinérant
Nationalité et origines : originaire d’Eskr, apatride
Situation conjugale : Divorcé
Culte : Lyn vénère Thorgen, par tradition familiale, et Gray surtout Siroc le Bourreau
Orientation sexuelle : Désorienté
Groupe : Peuple
Carnation : tannée par le soleil
Taille : 1m66
Corpulence : sec et résistant
Cheveux : mi-longs, bruns
Yeux : bruns
Signe(s) distinctif(s) : sa barbe grisonne un peu, mais tant qu’il la garde rasée, il est très difficile de déterminer son âge ; les plus supersititieux l’ont accusé de vampirisme pour cela. Notons aussi qu’il sait à peine lire ou écrire. La nuit, il porte un masque.
Caractère : Lyn est un paisible travailleur un rien marginal, qui a fait des bêtises dans sa jeunesse, et reconstruit sa vie maladroitement, assez difficilement. On pourrait le résumer ainsi. Il a des bribes d’anciens grands rêves, qui se sont morcelés au bagne mais auxquels il s’accroche comme à des vestiges d’un navire brisé. C’était un joli garçon, aimé de sa mère et qui plaisait aux filles, un travailleur simple et honnête, habile de ses mains et dur à la tâche. Il avait tout pour lui, mais parfois, lorsqu’on est si pauvre, ça ne suffit pas. Il ne reconnaît plus aucune terre comme sa patrie, et là où vivait autrefois dans son coeur le sentiment de loyauté, il n’y a plus qu’un vide sombre.

Il en garde une légère rancune contre la société, mais a croisé assez d’anciens aristocrates dans les geôles pour savoir que la malchance frappe finalement aussi indistinctement que la mort. Sans être politiquement très cultivé, il a une vague notion de la société dans son ensemble, assez juste la plupart du temps. Il faut dire qu’il est assez observateur, et qu’il a passé des années sans aucune autre stimulation intellectuelle que l’observation des êtres libres évoluant autour de lui, tandis qu’il purgeait sa peine. On dirait presque qu’il se tient perpétuellement sur ses gardes. Le gamin confiant et influençable qu’il était autrefois est bien mort. Il ne ressucite que pour hurler, si par accident Lyn se trouve enfermé quelque part, ce qu’il ne supporte plus.

Il a des yeux mélancoliques, mais un sourire éclatant, juvénile, un peu benêt parfois, cependant il ne sourit presque jamais devant témoins. Son comportement au milieu des machines est chaleureux et disert, tandis que les présences humaines le réduisent à l’état de quasi robot lui-même. Cette timidité maladive ne le gêne en rien dans son travail ; au contraire, il dispose d’une capacité de concentration assez remarquable. De ses voyages en mer et surtout de son passage au bagne, il a gardé le goût de l’eau claire, qui lui manquait dans ces conditions confinées. Il a également amassé une solide immunité à la plupart des germes qui circulent dans les couches populaires, et une certaine indifférence à la douleur physique.

Il peut passer une journée entière, de l’aube au crépuscule, à bricoler joyeusement en poussant la chansonnette et en se contentant de boire de l’eau. Concernant la nourriture, il est assez distrait, et pourrait manger à peu près n’importe quoi sans y faire vraiment attention. De façon générale, on peut dire qu’il n’est pas difficile, et même qu’il se complaît dans un certain mode de vie spartiate, comme s’il avait quelque chose à expier, en douceur, tout au long de sa vie. On dit que certains anciens prisonniers en conservent l’habitude. C’est assez inoffensif en tout cas ; mais le reste de sa personnalité l’est un peu moins. On peut dire qu’il ne contrôle pas totalement ses réactions nerveuses, et cela lui cause régulièrement des ennuis.

Description de Gray

La nuit, Lyn disparaît pour laisser la place à Gray, un fêtard invétéré, sans attaches, sans scrupules et sans principes ; il joue, boit, vole, insulte, frappe, s’endette, triche, flamboie dans la nuit, ne laisse personne voir son visage. Assez perturbé de façon générale, il dort très peu et fait beaucoup de cauchemars ; dépenser de l’argent en produits médicinaux serait un suicide économique pour le pauvre Lyn. Gray s’en moque, il sort noyer son insomnie dans de sinistres errances. Il porte un masque et des gants de métal qui alimentent toutes les légendes. Il parle le langage des bandits et cite sans en avoir l’air des noms qui font frémir. Gray pense sincèrement qu’il est fou. Les plus passionnés par son cas pensent que c’est un pseudonyme pour Gary Le Fléau, un paysan devenu pirate qui a disparu corps et bien avec son navire ; ayant perdu la raison, il n’est plus que l’ombre de lui-même et hante les anciens rivages où son nom semait la terreur.

Gray a pris l’habitude de répondre « présent ! » lorsqu’on l’appelle Gary. Toutes ces conjectures à son sujet le font rire de bon coeur, lui qui a tant souffert des médisances autrefois. Lyn n’en est pas remis, mais Gray s’en moque et s’en divertit. Lyn a des rêves, Gray n’a que des aventures, et s’en satisfait pleinement. Au bord du crime, il oscille sur cette corde raide en sifflotant un air égrillard. Un jour, il s’envolera, et se confondra avec sa propre légende. Il n’est pas pressé… mais il est prêt. Ce n’est cependant pas un criminel de carrière au sens propre. Il est à supposer que certains véritables criminels plus discrets le protègent de loin, afin d’utiliser sa personnalité mystérieuse et ostentatoire comme diversion, voire de le faire accuser de leurs propres agissements au besoin. De cela non plus Gray ne s’inquiète pas ; il ne retournera jamais vivant au bagne, et rien d’autre ne peut l’impressionner.

Enfin, il ment comme il respire ; ce que le timide Lyn rêverait d’accomplir, lui prétendrait sans gêne l’avoir fait.
Histoire :
Artisan du pays d’Eskr, son père habitait les côtes découpées d’un îlot inhospitalier, et très jeune Marlyn a commencé à voyager à bord des bâtiments de passage, en s’y rendant utile d’une manière ou d’une autre. Ses aptitudes à manier le métal, son caractère intrépide face aux difficultés du travail à bord, et sa bonne humeur communicative, le faisaient apprécier des plus féroces équipages, et il se rendit à peine compte qu’il tombait dans de mauvaises fréquentations. A ses yeux, les contrebandiers étaient des héros comme les autres, et un sourire méritait un sourire en retour, quelle que soit la taille de ses canines. C’est ainsi qu’il se trouva mêlé à diverses frasques ; mais le jour où il vit tuer un homme, il se retira de cet univers et s’embarqua sur un navire officiel. A ses yeux, il avait refait sa vie. Le prestige de ce modeste poste de machiniste l’enivrait, il se croyait irrésistible et se maria tout naturellement avec la première charmeuse venue. De son point de vue, il pouvait maintenant mourir : il avait réussi sa vie, et rendu ses parents fiers.

Il souffrait cependant d’une chose, son épouse se fatigua vite de lui, et se mit à lui reprocher les deux seules choses qu’elle pouvait vraiment reprocher à un homme tel que Marlyn : ses éternelles absences, et son illettrisme. Il faut dire qu’elle s’était entichée lors d’une telle absence d’un intellectuel désargenté du voisinage, qui gagnait sa vie comme fossoyeur ; elle préparait sournoisement le jour où Marlyn s’apercevrait de cette aventure, pour pouvoir l’en rendre seul responsable. Mais il pouvait difficilement être plus présent, étant donné son métier. Il s’employa donc à être plus instruit. N’ayant accès à aucune éducation classique, le jeune homme, alors âgé de dix-sept ans, se prit à cultiver la compagnie des voyageurs de haut rang qui empruntaient ses navires. C’est ainsi qu’il se lia avec un médecin, puis avec un ingénieur... et faute d’apprendre la littérature, l’histoire ou la théologie, il se passionna pour les ressorts de l’anatomie humaine et leurs pendants mécaniques. Une idée folle venait de germer en son esprit : créer un automate « complet ». Il y songeait alors comme à une poupée à offrir à sa femme, un bambin haut comme sa jambe capable de babiller, de manger, de dormir…

Elle avait un vrai bambin dans les bras lorsqu’il revint au port. Il s’en fâcha, et laissa en plan le pantin dont il réglait alors la capacité à cligner des yeux. Mais elle, impressionnée par ce début de réalisation, songea qu’elle pourrait tirer de ce garçon prometteur une rente assez importante si elle le poussait d’abord vers la fortune, puis s’en séparait officiellement. Elle lui mit l’enfant dans les bras, le força à l’attendrissement, et comme Marlyn avait bon coeur, elle lui mit en tête de poursuivre son travail, si ce n’était pour elle, du moins pour « leur fille ». La petite, nommée Louria par le fossoyeur intellectuel, s’attacha à Marlyn avec une obstination désarmante, sans même que sa mère ait à l’encourager. Finalement vaincu, l’artisan prit son courage à deux mains, et démissionna pour se consacrer à sa vie à terre, à sa famille, et à son prototype. Mais pour cela, il lui fallait de l’argent. Il n’avait jamais complètement coupé les ponts avec ses anciens amis ; ceux-ci lui avaient toujours dit que s’il avait besoin d’un coup de main, il n’avait qu’à leur rappeler le bon vieux temps ; de l’argent lui vint finalement, et sa femme se garda bien de demander d’où il venait. Une vie presque normale débuta dès lors ; et au bout d’un an, le prototype achevé fut présenté lors d’une foire artisanale tenue dans le Protectorat d’Ameth.

Il s’agissait d’une poupée de porcelaine, comme celles que possédaient déjà les fillettes de la bourgeoisie ou de la noblesse ; mais alors que celles-ci pouvaient au plus cligner des yeux, l’automate de Wordsmith remuait ses lèvres de latex, étrangement semblables à de la peau humaine, et prononçait quelques mots, ceux que voudrait entendre un enfant : maman, papa, j’ai faim, je veux dormir… Elle remarquait, à l’aide de capteurs situés dans ses yeux, les personnes qui passaient près d’elle lorsqu’elle avait les yeux ouverts ; et elle leur tendait les bras. Son créateur avait amené Louria avec lui et ce fut elle qui testa le modèle devant les jurys. La poupée, couchée, ne réagit pas ; puis la petite fille l’assit et elle ouvrit ses paupières. Elle tourna alors dans sa direction sa tête de porcelaine, ses lèvres s’animèrent tandis que le reste de son expression restait parfaitement fixe, et elle lança, d’une voix qui imitait celle de l’enfant : « Maman, porte-moi ! » Timidement, la petite la ramassa et jeta un coup d’oeil jaloux aux vieux messieurs et dames rassemblés. Allaient-ils la lui confisquer ? Elle savait que sa mère comptait vendre le jouet, et cela ne lui plaisait guère. Elle avait même fait don d’une partie de ses cheveux pour en couvrir la petite tête blanche.

Les réactions des philosophes chargés de contrôler la moralité des œuvres présentées prirent totalement Marlyn de court. S’il avait été un brillant ingénieur, ou un religieux, il aurait pu parler comme les prophètes et ériger son petit jouet innocent en sauveur de la création ; mais l’ambition comme le langage lui manquaient. On se mit à le questionner sur ses motifs. « Donner une poupée à sa femme » ne suffisait clairement pas. Il fut incapable de répondre à ce qu’il vivait comme une série d’accusations. Créer l’être humain parfait, au mépris des imperfections qui font l’humain ? Des enfants mécaniques que l’on pourrait commander sur catalogue, selon des critères de sélection personnels ? Quelle horreur ! Il en tremblait lui-même en écoutant les censeurs. Le jury cependant lui octroya un prix confortable, et sa femme estima qu’il était temps de prendre son envol, tant qu’il était sur le haut de la vague. Louria, d’après qui la poupée avait été parachevée sous la forme d’une enfant à son image, était horrifiée des paroles qui circulaient maintenant dans les journaux, où elle apprenait à lire. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec ce père indigne, ou avec ce jouet trop idéal. En quelques semaines, le monde de Marlyn s’effondra. Il se retrouva seul avec le prototype. Il aurait fallu le vendre ; mais il ne pouvait plus s’y résoudre.

Peu après le divorce, ses anciens amis peu recommandables vinrent lui demander de leur rembourser le prêt qu’ils lui avaient fait, sur le prix qu’il avait remporté ; mais le procès en avait ponctionné la plus grande part, et quant au reste, il tenait à le mettre de côté pour assurer la pension de sa fille dans les années à venir, car s’il reprenait le seul travail qu’il connût, jamais ses gages de machiniste n’y suffiraient. Il déclara qu’il avait déjà tout dépensé. Les bandits dénoncèrent alors sur la place publique toutes les anciennes malversations auxquelles il avait pris part, et l’origine de son investissement d’inventeur. La contrebande, sous toutes ses formes les plus hideuses, et même quelques meurtres sordides dont il n’avait jamais eu conscience, hormis celui qui lui avait fait quitter cet univers de crime. Il était alors reparti travailler sur un bâtiment marchand. Celui-ci fit escale à Ambrosia, où on remit la main sur le machiniste. On l’interrogea ; il dit la vérité. Ce fut le bagne. Sa poupée fut vendue aux enchères pour rembourser une partie de sa dette envers la société, et il ne sut jamais qui en avait hérité.

Lui qui avait toujours travaillé pour très peu, et vu travailler son entourage pour des sommes semblables, découvrit au bagne les pires remous de la société humaine : on y était enfermé pour s’être vendu comme pour avoir vendu l’autre. Il regarda les travaux forcés dérouler leur chaîne laborieuse et dépassionnée dans des galeries de ténèbres, il y prit part et en éprouva tout l’effort vide et sans but. La fierté du travail bien fait, la logique de la construction, le plaisir de la paye si minime soit-elle, avaient disparu dans ce gouffre. La proximité de cette nouvelle condition avec celle des esclaves l’éclaira sur cette dernière ; Marlyn, homme sans instruction, comprenait souvent mieux ce qu’il avait vécu dans sa propre chair. Avec beaucoup de retard, il réalisa ce qu’il aurait pu, ce qu’il aurait dû dire au jury qui avait examiné son œuvre. Ce qu’il dirait un jour à un pareil jury, s’il sortait de cette aventure vivant. Il se projeta dans un songe de fer et d’acier, parcouru de veines électriques, tandis que ses muscles trimaient à s’en user avant l’âge. Il n’avait pas que le rêve ; aux moindres occasions qu’il avait d’employer du matériel usé, ou d’en grapiller à la casse, il façonnait, assemblait, maintenait sa mémoire bien vivante. Vingt ans passèrent ainsi.

Toute trace de vulnérabilité s’était éteinte ; son comportement s’était raidi dans une posture de méfiance constante. Il fixait les autres comme un loup solitaire fixe une meute qui gravite autour de lui en l’observant. Il était des leurs, mais il se tenait prêt à tout instant à ce qu’ils tentent de le détruire. C’est ainsi que sa libération arriva à l’heure dite, sans qu’il ait commis la moindre faute, le moindre écart qui permette de la rallonger. Il avait expié ce meurtre commis sous ses yeux, qui l’avait tant horrifié, et auquel il avait tant regretté de n’avoir pas su s’opposer. Il estimait sortir de l’expérience grandi et meilleur qu’autrefois. Sa fille avait vingt-deux ans, quelque part dans le monde, et il serait certainement incapable de la reconnaître s’il la croisait ; mais il aurait d’autres enfants, nés de son cerveau cette fois, des êtres de métal qui changeraient le monde, en bien. Il se mit à travailler le jour et à bricoler la nuit. Il voyait des collègues le jour, qui le connaissaient assez pour se tenir à distance, et des fournisseurs la nuit, qui ne se mêlaient pas de ses obscurs travaux.

Il appelait cette solitude la liberté. Au bagne, enchaîné au coude à coude avec les assassins dont on le considérait membre, il avait appris à confondre le souvenir de la solitude volontaire avec celui du vent dans les cheveux, ou des grands espaces qui emplissent les regards, ou de l’eau claire bue dans le creux de la main : tout cela s’appelait la liberté, désormais. Il travaillait à reproduire son miracle d’autrefois ; son salaire suffisait à le nourrir, et puisqu’il habitait son atelier, il n’avait aucun loyer à payer. Mais cette fois, c’était un adulte qu’il voulait créer. Il s’attela aux détails qui ne penchaient ni vers le féminin, ni vers le masculin : ce choix l’épouvantait. Pour l’heure, il ciselait jusqu’à l’épuisement les traits d’un masque de fer, et quand il lui adressait la parole, il l’appelait : mon fils. Mais il n’arrivait pas à se décider. A quel labeur ignoble cette création se substituerait-elle pour délivrer les créatures ? Dans le lointain de sa rêverie se tenait un spectre, auquel il n’atteindrait peut-être jamais, la création d’un soldat idéal, car il avait également bien observé les gardes du bagne, et en avait fini par considérer l’armée comme un esclavage à part entière. Il haïssait ce projet et ses conséquences autant qu’il l’estimait inévitable.

Laborieusement, il créa ce visage qui n’était qu’un masque, et qu’il portait parfois ; il créa des mains, qui n’étaient qu’un squelette extérieur et qu’il passait comme des gants. Il restait en surface, en proie à un blocage incompréhensible. Il savait toujours, mais il ne pouvait plus. Le secret de son ancien miracle était muré au fond de son esprit comme dans un tombeau de marbre. Il en prit conscience un beau soir, alors qu’il s’apprêtait à se mettre au travail. Au lieu de cela, sans se demander pourquoi, il sortit. Il prit cette habitude : il ne dormait plus, mais il ne travaillait plus. Il sortait, son masque de métal sur le visage, ses gants de métal aux mains, effrayait les enfants qui veillaient trop tard, abordait des femmes qu’il giflait ensuite sans raison apparente, jouait aux cartes et aux dés avec les pires malfrats ; il riait avec eux, d’un grand rire clair, tout en les méprisant cordialement. Le jour, il travaillait trop dur pour y réfléchir ; mais il pensait au fond qu’il avait excédé la durée de vie qui lui était impartie sur cette terre, et qu’il devenait fou. Cela ne l’effrayait pas. Le bagne avait érigé son insouciance d’autrefois en fatalisme. Au matin, il se souvenait de tout, mais comme d’un rêve éveillé. Il ne reconnaissait pas ces actions comme les siennes. Et cependant, en se montrant le plus discret possible jusqu’au soir, il avouait tacitement qu’il en portait la conscience.

Divers : A part le vampirisme, on l’a accusé un temps d’avoir fait disparaître sa femme, et elle s’est bien gardée de venir rétablir la vérité. On le soupçonnait aussi d’hérésie au bagne, et de s’être créé une femme de métal et de caoutchouc avec laquelle il entretenait des rapports malsains. Ses travaux ont toujours été mal compris, interprétés de travers, on l’a taxé de mercantilisme, d’eugénisme, de vouloir mettre tous les manœuvres au chômage, de mépriser la nature humaine... Ceux qui le connaissent masqué racontent qu’il est balafré, brûlé, ou défiguré par les stigmates d’une maladie honteuse. Bref, il traîne toutes sortes de casseroles qui ne reposent au fond sur rien. Ce n’est pas un mauvais bougre, mais ses aptitudes sociales étaient toujours assez faibles : son caractère taciturne fait de lui un plus grand monstre qu’il n’est vraiment. Le fait que Gray se conduit mal et ne se gêne jamais pour frapper quelqu’un, quel que soit son âge, son sexe ou son statut social, ou qu’il ment comme un arracheur de dents, est cependant une réalité.
Date de naissance : I’m old, da ba di da ba da
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Commentaire : Ce personnage est un joker, vu mes lectures du moment on peut dire que c'est le fils de Jean Valjean et d'Arsène Lupin : selon les rencontres, il peut tout aussi bien devenir un serviteur du bien que du mal. Je laisse son avenir entièrement libre. A vous de jouer ^^


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Myrcéa d'Albret
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MessageSujet: Re: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 18:39
RE BIENVENUE !!!! cheers
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Ross Brisendan
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MessageSujet: Re: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 18:41
MERCIIIIII ! lol!
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Naomi Sunder
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MessageSujet: Re: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 19:33
Re-bienvenue, avec ce personnage qui a l'air passionnant et avec un sacré potentiel ! Je suis curieuse de voir comment il va évoluer. bounce


A qui cela n'est-il arrivé, d'être libre en apparence, et de se sentir les ailes empêtrées ?
       
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Ross Brisendan
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MessageSujet: Re: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 20:02
Pokemons, attrapez-les tous ♫ J'en suis curieux aussi. ^^ Merci !
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 20:11
Re bienvenue!!! Very Happy



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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 22:25
Re bienvenue


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 22:48
Hello Marlyn, c'est moi qui vait procéder à la modération de ta fiche!

Tout d'abord, je dois avouer que le personnage me fait plus penser à un Jekyll/Hyde -mais c'est mon avis- qu'à Arsène du coup -j'ai raté un truc, mais ça compte pas dans la modération XD - Entre cela, ça me fait penser, le côté Gray à une histoire des années 1900, on parlait du diable sauteur, le mec apparaissait avec une cape, faisait flipper les gens et disparaissait, il aurait sévit plusieurs fois et aurait disparut, je ne sais pas ce que tu vois dont je veux parler. -Je lis trop d'article divers je devrais me faire des notes -

Bref!
Pour la poupée, je vais devoir te demander de baisser un peu, parce que du coup, ça fait clairement automate l'ensemble et si Lilith a pu baser ses travaux sur ladite poupée, j'aurais préféré qu'elle soit moins capable que ce que tu présentes. -Se relever, cligner des yeux, détecter les gens en fonction et parler- Même si j'aime beaucoup l'idée que l'ancien Empereur ait pu offrir le jouet à sa fille et ça l'aurait inspiré etc etc. Mais en soit y a pas beaucoup de marge pour faire plus j'ai la sensation en lisant ^^ -Ah moins que je n'ai que l'impression de ça! -

Pour le coup du masque j'aurais une question, il couvre tout le visage ou une partie? J'avoue que j'ai un peu de mal à imaginer certains établissements le laissaient rentrer si on voit pas son visage, alors qu'une moitié peut-etre, façon Fantôme de l'opéra, passe mieux. - Disons que le masque dans l'univers steam me dérange pas, s'il est élaboré, le gars peu être un original au fond mais si ça couvre entièrement c'est un peu plus délicat.- A moins qu'il ne traîne plutot que dans les quartiers moins bien famés, ce qui ne me surprendrait pas mais je préfère savoir :p-

Voilà voilà mes remarques Very Happy



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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 22:51
AH VOILA! Sur le principe du personnage, ça m'a fait penser à https://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Talons-%C3%A0-Ressort

Même s'il saute pas....enfin, le principe du perso mystère etc

Encore mes délires à moi...je dis plus rien!



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Ross Brisendan
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MessageSujet: Re: Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith Jeu 2 Mar 2017 - 23:08
Merci tout le monde ^^

Le masque est celui de la signature (si tu veux que je le modifie, dis-moi à quoi il ressemble et je changerai aussi la signature, je préfère qu'elle reflète ce qu'on "voit" en jeu) et le jouet est une poupée interactive comme on en a dans notre monde, l'équivalent des marmottes qui sifflent et qui bougent la tête quand on entre dans un magasin de montagne. Elle n'exécute aucune tâche autre que produire un mouvement ou un son en réaction à ses capteurs. Je peux retirer une des deux fonctions si tu préfères. Bon Lilith avait le coeur bien accroché, de dormir avec ça dans sa chambre lol!

Sympathique créature que tu me montres là Wink Le bonhomme ne grimpe pas encore aux façades pour effrayer les bonnes gens, mais ça pourrait venir. L'idée le séduirait en tout cas ^^
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Peuple - Marlyn Stingray Wordsmith

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