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Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé )

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MessageSujet: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Dim 12 Mar 2017 - 22:06
Constantin Van Pelt
ft. James Bay de
Surnom : Kostia
Âge : 21 ans et quelques mois
Métier : Il a une formation d'orfèvre mais n'a jamais vraiment pratiqué ce métier. C'était plus pour la forme qu'autre chose dans sa famille.
Nationalité et origines : Raclusien, originaire de la cité de Thémis. Dernier enfant de Seraphine Van Pelt, Haute-Chair, et représentante de la cité.
Situation conjugale : Hélas (ou non), veuf depuis déjà 2 ans.  
Culte : Par habitude familiale, il dirige ses offrantes envers Timan et Taelle  
Orientation sexuelle : Comme il le dirait lui même " Qu'est-ce que ça peut bien vous faire ce je fourre dans mon lit ? En tout cas, pas toi, et toi non plus, ça c'est sur. "

Groupe : Pupille
Carnation : Pâle
Taille : 1,84
Corpulence : élencé
Cheveux : Châtains foncé aux nuances cendrées, mi-longs
Yeux : Bruns
Signe(s) distinctif(s) : Une fâcheuse tendance à garder son chapeau vissé sur la tête quelque soit les circonstances, et surtout, quand il ne faut pas. Ce qui énerve beaucoup sa mère.
Caractère :Chiant, voila un mot certes un familier mais qui définit assez bien notre homme. Chiant ! Du moins, c'est ainsi que le voit sa mère, comme un sacré fauteur de troubles qui ne lui cause que des soucis. Si seulement il pouvait arrêter d'être aussi désagréable de façon générale et de mettre tellement de mauvaise volonté à faire ce qu'elle lui demande ? Mais non, monsieur fait sa rébellion depuis plus de 15 ans. On évite donc de le faire sortir en public quand on le peut, on l'occupe au mieux, et on essait surtout de lui faire fermer son grand clappé pour n'incommoder personne.

Puisqu'il n'a pas vraiment le choix, il se soumet, il l'avoue, bien que l'envie le démange de prendre son indépendance et des les envoyer copieusement balader avec leurs histoires d'économie et de politique dont il se contre fiche. Voila ce qu'il est, un pion, un simple pion sur le grand échiquier de l'avenir de la cité qui l'a vue naitre. Soi disant qu'il devrait être reconnaissant pour ce qu'il a et ce qu'il pourrait devenir. Seulement, voila, on ne peut pas dire qu'il soit d'accord avec les "plans" de maman. On peut même dire qu'elle l'irrite passablement cette "reconnaissance de m**** " . S'il s'est fait une certaine raison et s'est tout de même assagi avec les années, la majorité du temps il n'en reste pas moins en contradiction avec les préceptes qu'on tente de lui faire appliquer.

Il exaspère et il dérange avec grand plaisir ces gens bien sous tous rapports qui cachent seulement leurs petits jeux dans leurs manches bordées de dentelles hors de prix. Et ça, l'hypocrisie, il déteste, quitte à passer pour un rustre désabusé. C'est ce qu'il montre en tout cas, que tout ça le dégoute. Alors, au lieu de  l'exposer au grand jour comme ses chères et délicieuses soeurs, on le désigne pour accomplir les basses besognes, celles où son mauvais caractère ne sera pas un problème majeur. Enfin, le but est surtout de l'occuper pour qu'il évite de faire du grabuge, il l'a bien compris depuis longtemps.

Ce qu'il souhaite, il ne le sait pas vraiment. Ce n'était pas comme si on lui avait donné le temps, ou même le choix d'y penser. Il n'est pas née esclave, pourtant c'est bien ce qu'il est, l'esclave des ambitions et des manœuvres d'une mère toute puissante qui ne le voit depuis toujours que comme une épine sous son pied. Si elle l'aime, elle ne le lui a jamais montré. Alors oui, les femmes, il s'en méfie, encore plus que des hommes. De toute façon, il n'aime pas grand monde, dont il trouve toujours une raison de se moquer ou pour les insulter, de façon plus ou moins enjolivée. Ce monde est décidément peuplé par beaucoup de "gros connards " à son humble avis. Des "gros connards" avec le sens de la présentation, ce sont certainement les pires.

Il ne se fait plus beaucoup d'illusions, il peut aussi se placer dans cette catégorie. Mais enfin, au moins, il en conscience et il l'accepte plus ou moins. On le dit blessant et cynique, il s'estime seulement réaliste, tant pis si personne ne veut voir que les choses ne sont pas aussi rose qu'on veut le faire croire. Un bel emballage ne garantie pas toujours la qualité. Pour savoir la vérité, il vaut mieux visiter l'arrière cuisine. Alors, il se fait toujours un plaisir de ramener le cafard directement dans le plat de service.

Parfois, il se dit qu'il aimerait qu'un immense cyclone ravage Thémis, parce que sincèrement, ça lui ferait de vacances si les autres bécasses pouvaient arrêter de le prendre pour un pantin et de grimacer à chaque fois qu'il pose un pied dans la salle à manger avec 10 minutes de retard. Et même s'il cherche un peu de tranquillité, on ne pas dire qu'elle le trouve. C'est plus fort que lui, des qu'il y a une embrouille qui se profile à l'horizon, il faut qu'il aille systématiquement mettre le nez dedans. De quoi se faire remarquer pour ses nombreuses conneries de jeunesses, plutôt que par ses exploits.

Il n'est pas bête, personne n'est dupe depuis qu'il est en âge de dire maman. Et pourtant, il fera tout pour passer pour un quasi illettrés devant témoins. Plus on lui demande et moins il aura envie de faire. Ce qui est dommage, puisqu'il pourrait rivaliser avec ses soeurs s'il se donnait la peine. Ce qui l'intéresse vraiment, il préfère le garder pour lui, loin des parasites. Il aimerait peut-être bien écrire un bouquin un jour, sur son incomparable famille. Ce serait surement un gros succès et ça éclabousserait pas mal de monde au passage. Il en jubile d'avance.

Mais pour l'heure, il ne peut rien faire. Il se sent surtout ligoté et jeté en pâture aux lions, ce qui le rend d'autant plus désagréable. Accepter son sort, ce serait une bonne chose, pour commencer ? Ou non !

Dans cet océan de crétins, il existe une exception à la règle, une personne pour laquelle il tient bon et se retient de jeter une chaise par la fenêtre à chaque fois que la Haute-Chair ouvre la bouche. Cette frêle et maladive créature de 2 ans son ainée, il l'aime sincèrement. Elle le tempère et elle ne le juge pas, elle comprend tout sans qu'il est besoin de parler. Sa présence l'apaise et il toujours peur du jour où il la perdra à tout jamais. Si ce n'était pas pour elle, cela ferait longtemps qu'il serait parti, mais il ne peut la laisser. Alexandra est à la fois sa plus grande force et sa plus grande faiblesse, le seul point de pression dont on dispose pour le contrôler.
Histoire :

Déjà au plus tendre âge de l'enfance ce petit faisait tache parmi ses quatre sœurs ainées, toutes plus gentilles et disciplinés les unes que les autres. Alors oui, peut être que sa mère aurait préféré que cela continue dans cette ligné, mais à présent Constantin faisait parti de cette famille, menée d'une main de maitre par les femmes de la maison. Il avait beau être chouchouté, cela l'énervait plus qu'autre chose. On sait comment sont les jeunes filles avec un petit frère tout mignon, elles s'amusent et il devait jouer le page systématiquement.  Cela Kostia s'en lassa rapidement, trop rapidement. Si bien qu'il en devint le pire camarade de jeu qui soit, ruinant les jolies histoires de ses chères grandes sœurs avec un plaisir presque malsain. Maudites femelles !

Faire sa place dans une famille comme la sienne, avec pour modèle un père qui dit oui à chaque claquement de doigts de sa si grandiose épouse, ce n'est pas une chose si aisée. La place du "mouton noir" lui fut pour ainsi dire attribué d'office. Celui dont on se serait bien passé mais qui est là, et on doit faire avec. Et là, pour le coup, cela le ravissait au plus haut point. S'il n'y avait encore eut que la mère, la grande, que dis-je la "majestueuse et si brillante" Haute Chair de Thémis, Séraphine Van Pelt, mais non, il y aussi ses quatre infernales sœurs ainées : si parfaites, si délicates, si intelligentes, si bien éduquées, qui pensaient exactement comme la matriarche.

Je vois ce que vous vous dites ? Une grande maison, des parents riches et influents, une vie dorée en perspective, mais de quoi se plaignait-il au juste ? Et bien, de toute ces fariboles justement, qui bouchaient la lumière à l'amour d'une mère. Séraphine était peut-être une tête bien pensante, avec l'aplomb nécessaire pour faire tourner toute l'économie de cette cité, mais elle était avant tout une mère qui brillait par son absence et par ses multiples remontrances, sur tout et n'importe quoi. Avec une telle femme en face, vous aviez tout intérêt à marcher droit et à ne rien attendre en retour, si ce n'était qu'elle se taise. Car oui, le silence était encore le plus beau des compliments qu'elle pouvait vous faire.

Mais ça, pour un gamin dans son genre ce n'était pas suffisant. Puisque la course à la grandeur était déjà peine perdu dans son cas, il lui restait encore la possibilité de profiter simplement de la vie, sans se mettre de pression. Si seulement, pour changer, ses sœurs avaient cessé de se plaindre à tout bout de champ pour une simple blague avec un pauvre petit crapaud et des rognures d'oncles dans leur petit déjeuné… Et voila comment on tombait de plus en plus bas dans l'estime de Séraphine. Si bien que son œil était sans arrêt braqué sur vous, vous entravant sans aucune justice.

Mais voyons, Kostia n'était qu'un enfant avec de l'énergie à revendre, sans doute un peu hyperactif et manquant d'attention pour les cours de ses précepteurs ! Rien d'un drame, en théorie. Sauf que si, justement, c'était un drame. Et plus on le forçait, plus il devenait insupportable et dissipé. Mais Séraphine n'était pas du genre à attendre que la crise passe, alors les punitions pleuvaient et les cours étaient de plus en plus longs et de plus en plus difficiles pour lui faire rattraper son retard. Oh, ça oui, de cette tête de mule elle comptait bien tirer quelque chose, qu'il le veuille ou non. La bataille ne faisait que commencer.

Lorsqu'il eut 10 ans, Kostia ne tenait plus en place. Son caractère c'était encore affirmé contre l'autorité parentale, contre l'autorité tout court serait plus juste. Il avait brulé ses livres de classe,  poussé au bord de la dépression une ribambelle de professeurs, et continuait sans relâche de s'en prendre à la garde robe de ses chères sœurs quand ce n'était pas à leurs animaux de compagnie, ou leurs cheveux. Il ne manquait ni d'imagination, ni de précision dans l'exécution de ses plans. De quoi faire enrager sa mère, ce dont il se délectait fatalement.

Puis, vient la goute qui fit exploser le vase. Un matin, on ne le trouva point. Le professeur s'impatientait mais impossible de mettre là main sur Kostia. C'était là sa première fugue, le premier acte d'une pièce que se jouerait encore des années après. Livré à lui même dans les ruelles de la cité, il ne tarda pas à trouver les meilleurs compagnons de jeu qui soient, des gamins de basse extraction qui chapardaient sur les étals du marché. C'était bien plus passionnant que de rester enfermé à apprendre la géographie et les mathématiques. Autant dire qu'il n'avait aucun envie de rentrer et qu'on dû le faire ramener par la garde qui le traina hurlant et gesticulant sur 3 pâtés de maisons.

On eut beau le priver de diner, l'enfermer dans sa chambre, lui donner une bonne correction, rien n'y fit. Il réitéra encore et encore. Une seule solution restait, le pensionnat. Ainsi, il quitta la ville pour se retrouver cloitré entre quatre murs austères avec pour seuls compagnons des garçons stupides qui avaient trop peur du surveillant en chef pour broncher. Ce qui était loin d'être son cas. Il était de toute façon plongé dans une colère noire que lui inspirait sa mère et l'inutilité apparente de son père. Si c'était ça être un homme, il ne voulait certainement pas devenir ainsi. Et il recommença son cirque jusqu'à se faire mettre tout simplement à la porte 2 ans plus tard, alors qu'il venait tout juste d'atteindre 14 ans.

Il rentra à la maison, et pour une fois,  ne sachant pas part quel bout prendre cette affaire, Séraphine l'ignora tout simplement, le laissant faire ce qu'il voulait tant qu'il ne sortait pas de la maison. Telle était leur entente plus ou moins tacite. Il aurait dû s'en contenter, pourtant, cet état général trop calme le dérangeait fortement. Depuis quand était-il devenu invisible aux yeux de sa propre famille ? Et c'est sur cette constatation qu'il se prépara à faire la plus grande erreur de sa vie.

Alexandra était la plus jeune de ses sœurs, sans doute la plus gentille de toutes, celle qui pleurnichait le moins lorsqu'il s'en prenait à ses affaires, et se laissait convaincre par ses jérémiades. Pourtant, s'il devait reconnaitre certaines de ses qualités en comparaison des 3 autres qui ne lui accordaient pas une onces de confiance, il ne s'était jamais vraiment intéressé à elle. Ce n'était qu'une fille après tout.

Mais ce jour là, elle était seule à la maison avec lui, et la trêve avait suffisamment durée. Cette maison était en train de le rendre dingue. Il ne pouvait tolérer de rester ici une minute de plus alors que le soleil brillait au dehors. Il n'hésita qu'une demi seconde avant de faire le mur comme par le passé. Enfin, il était libre. C'était sans compter sur Alexandra qui avait remarqué sa disparition bien trop rapidement et s'était lancée à sa poursuite. La jeune fille avait 2 ans de plus que lui mais il la dépassait déjà en taille et elle ne pouvait guère employer la force pour lui faire entendre raison. Alors, il fit ce qu'il faisait de mieux, la faire tourner en bourrique et la faire courir à perdre haleine dans toute la ville pour le ramener à la maison avant qu'on ne remarque qu'il avait enfreint allègrement le règlement. Alexandra était définitivement aussi bête qu'elle était généreuse.

Rien ne se passa comme prévu, ce qui devait l'amuser follement tourna au drame. Lorsque l'adolescent s'était retourné pour voir si elle le suivait toujours, il se rappelait simplement avoir vu les gens s'écarter en panique et Alexandra traverser la rue, elle était bien trop préoccupé par lui pour faire attention. Il avait hurlé mais il était trop tard, la jeune fille s'écroula en pleine rue, jeté violemment à terre à un des cheveux fous, les jambes broyés sous les roues de la charrette dont l'attelage s'était emballé.  

Un mois durant elle garda le lit, entre la vie et la mort, une forte fièvre agitait son esprit. On avait dû amputer ses jambes jusqu'au dessus de genoux pour éviter que la gangrène ne l'emporte. Passé la colère, on ne lui avait adressé qu'un grand mépris. Il était coupable, pleinement coupable d'avoir ruiné à jamais la vie de son ainée. Mais qu'importait les regards, qu'importait qu'on lui interdise de mettre un pied hors de sa chambre, il était bien trop mal lui même pour y faire vraiment attention. Il portait cette faute sur ses épaules et elle ne le quitterait jamais.

Séraphine profita de cet état de faiblesse pour s'imposer. Son fils était pour une fois à sa merci et elle pouvait jouer de sa culpabilité pour le faire aller là où elle voulait. Fidèle à la tradition familiale, il dû faire son apprentissage dans l'une des boutiques d'orfèvrerie qui appartenait à la famille. Pour une fois, il tenta de se tenir tranquille, de faire ce qu'on lui demandait. Sous l'abattement, il se sentait pourtant bouillir, mais la culpabilité était plus forte. S'il ne mettait pas spécialement d'application dans cet apprentissage, il ne l'évitait pas non plus. Ce qui était aux yeux des autres une juste punition et une nette amélioration.

Depuis le jour de l'incident, Kostia n'avait pas revu sa sœur. On disait qu'elle allait mieux, que ses jours n'étaient plus en danger mais qu'hélas rien ne serait plus jamais comme avant. L'adolescent redoutait plus que tout de se retrouver face à la jeune fille qui devait à présent le détester, elle qui pourtant avait été l'une des dernières à lui accorder un peu d'affection et de protection. Il avait même perdu cela, inconscient et hargneux qu'il était. Mais un jour elle demanda à le voir, et il dû se faire une raison, il devait faire face à ses actes bien qu'une peur et honte sans commune mesure étreignaient tout son corps.

Plongée dans la semi obscurité des chandelles, elle n'était plus que l'ombre d'elle même, blafarde et rachitique, sa chevelure terne encadrait son visage devenu osseux. Et surtout, il y avait ce fauteuil à roulettes, témoin silencieux du fait qu'elle était à présent prisonnière de ce corps jadis si plein d'énergie. Il osa pourtant s'approcher puisqu'elle lui tendait la main dans un étrange sourire. Comment avait-il fait pour ignorer si longtemps la bonté qui se cachait derrière ses iris si pâles ?

Alexandra ne lui en avait jamais voulu, pas même une seconde. Ce qu'il ne parvenait pas à comprendre, encore aujourd'hui. Comme elle le disait à chaque fois qu'il tentait de s'excuser,  elle seule avait pris la décision de le poursuivre. Les dieux avaient décidés de son sort, ce n'était pas à lui d'aller à l'encontre de ce choix. Mais puisqu'il ne pouvait décemment pas oublier ou lui faire part de ses doutes, il se contenta de venir à son chevet le plus souvent possible. Ils parlaient, jouaient ensemble à des jeux de société et se lisaient des romans d'aventures. Pour la première fois de sa vie, Kostia découvrit qu'il avait une amie, une alliée, quelqu'un qui ne le rejetais pas. Il était cependant bien triste de savoir que sans ce tragique événement il n'aurait jamais daigné lui accorder l'attention qu'elle méritait.

Alexandre lui donna sa force. A présent il devait vivre pour elle aussi, ce qui était un poids considérable tout en étant une flamme nouvelle. Elle était au dessus des autres, presque divine, et personne en ce bas monde ne pouvait lui arriver à la cheville. Un cœur pur qui s'accommodait sans se plaindre. Alexandra comprenait, jusqu'au feu qui le ravageait à présent qu'il était en cage. Alors, à l'abri des oreilles indiscrètes, elle l'encouragea à retrouver celui qu'il était, même si cela ne devait pas plaire à leur mère. Petit à petit il retrouva ses mauvaises habitudes, à la différence près qu'il pouvait à présent les partager avec quelqu'un qui en rirait de bon cœur.

Pourtant le courroux maternel n'était jamais bien loin. Avant que cela n'empire il fallait trouver un moyen de l'entraver, de le rendre utile. Une idée germa rapidement dans son esprit. Sans en parler au principal intéressé, de peur de le rendre incontrôlable, Séraphine Van Pelt arrangea un mariage, un mariage qui allait lui apporter de l'argent et de la renommé. Lorsque tout fut parfaitement préparé, elle verrouilla les accès. Kostia entra dans une colère noire lorsqu'il apprit que dans une semaine tout juste il serait uni, de grès ou de force à Drucilla Vanderhägen. Il était hors de question qu'il se retrouve enchainé à cette fille à papa toute juste bonne à manger des sucreries en gloussant comme une dinde. Séraphine avait les arguments, le priver de la compagnie de sa soeur et remuer dans la plaie encore fraiche de la lame aiguisé de la culpabilité.

Cela marcha, Kostia obtempéra, avec une mauvaise volonté manifeste et en tirant une tête de dix pieds de long, mais ce n'était qu'un détail à ses yeux. Drucilla Vanderhägen devint Drucilla Van Pelt conformément à la volonté de fer de la Haute Chair. Les deux jeunes gens avaient à peine 16 ans et on ne pouvait pas dire qu'ils avaient beaucoup de points communs. Ils se détestèrent cordialement et faisaient tout pour passer le moins de temps possible ensemble. Drucilla s'empiffrait et s'empiffrait encore en compagnie des pimbêches qui lui servaient d'amies, se délestant de son venin sur son époux. Réciproquement, Kostia, qui avait tout de même acquis par ce mariage un peu de crédit, préférait trainer en ville avec des fréquentations peu recommandables. Il continua de subir les brimades de sa mère, ne se conformant que temporairement aux exigences de sa mère. Sa réputation était loin d'être bonne lorsqu'il atteignit 18 ans.

La ligue faisait heureusement bien les choses et le service militaire l'éloigna donc des problèmes dans lesquels on l'accusait de se vautrer systématiquement, et délibérément. C'est avec une certaine satisfaction que Séraphine l'envoya donc dès le lendemain de son anniversaire faire son devoir. Si elle croyait avoir la paix, ce n'était hélas qu'en surface. L'autorité, quelque en soit le visage, donnait encore et toujours de l'urticaire à Kostia. Ainsi, il passa plus de temps au trou pour insubordinations en tous genres et bagarres à répétitions que sur les terrains d'entrainements. La seule correspondante à laquelle il daignait répondre restait Alexandra, qui lui apportait un peu de lumière dans la fosse boueuse et glaciale où il devait essayer de faire sa place à grand coups de pied dans la figure.

Se réjouir de la mort de quelqu'un est assurément quelque chose de détestable. Pourtant, s'il ne sauta pas de joie il fut tout de même soulagé d'apprendre, à l'aube de ses 19 ans, que Drucilla était décédé. Les circonstances de sa mort étaient d'ailleurs particulièrement risibles. La jeune fille, passablement énorme à force de se goinfrer à toute heure de la journée, sans doute pour pouvoir survivre au stress que sa belle mère lui causait, avait fini par faire une crise cardiaque à l'heure du thé. Elle était tombée raide dans sa tasse en riant à gorge déployé à une blague de mauvais gout. Il y avait pire mort à bien y passer, bien qu'elle fut fauchée dans la fleur de l'âge par une santé plus que défaillante.

Les supérieurs de Kostia festoyèrent gaiment le jour où, enfin, après 2 longues années à supporter ses insolences et ses coups de sang, le jeune homme quitta la caserne. Le balluchon sous le bras, il rejoignit Thémis sans se presser, conscient que ce qui l'attendait ne lui ferait certainement pas vraiment plaisir. Une seule chose le réjouissait, retrouver enfin Alexandra. Pourtant, celle-ci s'était encore affaiblie durant son absence. Elle lui sembla si vieille et si faible dans sa robe bleu qui cachait à peine les prothèses qu'on l'obligeait à porter sous sa robe pour ne pas trop déranger les âmes sensibles. Entre temps, Irina et Nastia, les deux ainées, étaient parties pour Ambrosia, où elles charmaient la cours par leurs connaissances et leurs matières.

Quoiqu'on puisse en dire, le service militaire avait assagi Kostia. Il était un adolescent rebelle en partant, un homme cynique en revenant. Cela ne convenait qu'à moitié, vous vous en doutez. Il n'avait été et serait jusqu'à sa mort une immense déception. Le climat familial n'était pas vraiment au beau fixe, mais il fit avec quelques mois. Il s'était presque attendu à ce que Séraphine l'accueille avec une nouvelle fiancée, heureusement, il n'en était rien. Un soucis de convenance sans doute, ou aucun parti suffisamment lucratif, peut-être l'alliance des deux. Très vite l'atmosphère étouffante de la demeure lui revint en mémoire, tous ses faux semblants qui agitaient les salons, cette cage dorée qui l'écrasait. Il pensa à fuir, à voler quelques pièces dans les coffres de la boutique et à tourner définitivement le dos à tout ça. Mais il y avait encore et toujours Alexandra, dont la solitude et la faiblesse était un déchirement. Il lui proposa de partir ensemble, mais elle était bien plus raisonnable que lui. Qu'aurait-il fait d'une malade ? Aurait-elle seulement pu survivre à ce voyage vers on ne savait où ?

Il s'était fait une raison, ce qui ne lui allait guère et qui le poussait dans ses retranchements les plus sinistres: l'alcool et les mauvaises fréquentations. Séraphine comprit qu'elle pouvait utiliser ce penchant sombre pour avoir des échos de ce qui se tapissait dans l'ombre des ruelles les plus sordides de sa cité. Alors, elle ne fit rien pour empêcher cela, la discrétion était le seul mot d'ordre auquel il devait se réformer. Elle n'aurait pas hésité à l'envoyer ailleurs, loin d'Alexandra, s'il avait véritablement contrarié ses projets. Il ne pouvait se le permettre, il avait trop peur de ne plus jamais la revoir.

Mais tout ceci, c'était avant que la tragique nouvelle se répande comme une trainée de poudre dans tous les royaumes. Elrich Zullheimer, le consort de l'impératrice, était mort dans des circonstances mystérieuses. La suite de l'enquête fut suivit de près par les représentants de la Ligue, déjà on concevait l'hypothèse de l'assassinat par le poison. Si l'affaire faisait grand bruit et que le Protectorat D'Ameth n'avait pas entendu pour s'indigner face à ce meurtre sacrilège, d'autres y voyaient des opportunités. Et Séraphine appartenait plutôt à la seconde catégorie qu'à la première, bien qu'en apparence elle donnait très bien le change en s'insurgeant publiquement contre ce meurtre odieux.

Kostia était loin d'être stupide. Il y avait miles raisons pour qu'on s'en réjouisse plutôt que l'inverse. Ils étaient beaux les dirigeants de ce monde ! Avec Alexandra, ils suivaient aussi l'affaire, se laissant aller à quelques traits d'humour noir, sans s'attendre véritablement à ce qui allait suivre. Il l'avait rien d'un prétendant honorable. Il se croyait à l'abri pour une fois mais il se trompait lourdement. Kostia avait 21 ans, il n'avait pas encore fait son tutorat. Séraphine préférait encore l'avoir sous la main malgré l'obligation quasi formelle qu'elle avait d'envoyé son "cher" fils à Ambrosia. Mais c'était l'occasion, le moment ou jamais pour son petit de se rendre plus utile dans la capitale de l'empire de vapeur qu'au chevet de sa sœur agonisante. Elle savait qu'il ne serait pas facile de le convaincre, pour cela elle devrait se montrer ferme.

Elle lança l'ultimatum sans attendre d'avantage, les papiers étaient déjà fait et le voyage prévu. Kostia irait à Ambrosia et il se tiendrait sage, du moins autant qu'il le pourrait. S'il faisait la moindre vague, il pouvait dire adieu à Alexandra. Elle les séparerait pour toujours, les priverait de la compagnie de l'autre pour aussi longtemps qu'elle vivrait. Une fois de plus la Haute Chair de Thémis abattit ses cartes de mains de maitre, l'accusant encore des années après d'avoir détruit pas ses caprices la vie d'une personne dont il n'était même pas digne de cirer les chaussures. Il se devait au moins de l'honorer. Kostia ne pouvait contredire tant cette blessure le faisait souffrir. Il s'apprêtait à hurler, à détruire tout ce qui pouvait passer à sa porté mais il resta de marbre alors qu'il enfermait la haine qui ne demandait qu'à bondir. Elle jaillirait plus tard, mais pas devant cette femme qu'il devait néanmoins appeler mère.

Pour Alexandra… Il le ferait pour elle. Son ainée devait survivre, seulement trois ans, trois années jour pour jour et il serait de nouveau auprès de la seule âme qu'il chérissait. Et s'il ne pouvait revenir, il l'arracherait aux griffes de Séraphine Van Pelt, c'était une promesse.

Divers :  
Famille Van Pelt :
Séraphine et Auguste Van Pelt, Une cinquantaine d'années chacun.
Ils ont 5 enfants, 4 filles et le petit dernier, un garçon de 21 ans, Constantin.

Auguste et Séraphine se sont mariés jeunes et sont tous les deux issus de grandes familles de commerçants particulièrement influents de la ville de Thémis. Le père d'Auguste était déjà le leader proclamé de la guilde des orfèvres. Il s'agissait plus d'un mariage arrangé, visant à réunir deux grands noms de l'orfèvrerie sous une même bannière, des histoires d'argent autant de position sociale.

Séraphine est une femme occupée, qui tient depuis toujours fermement les commandes de son ménage d'une part et de ses activités commerciales de l'autre. C'est une femme brillante et ambitieuse, prenant toujours très à cœur l'expansion économique de sa cité, (et le sien aussi par la même occasion). Elle a tendance à faire passer les intérêts de Thémis avant ceux de la ligue, bien qu'elle évite de s'en venter et agisse de préférence dans l'ombre afin de pouvoir retourner sa veste à n'importe quel moment. C'est une grande oratrice, reconnue par ses pairs pour ses talents de femme d'affaire. Certains la dise fine joueuse et manipulatrice pour arriver à ses fins. Malgré ses détracteurs et grâce à l’appui inconditionnel de son époux elle a parvenu à se hisser jusqu'au rang de Haute Chair depuis quelques années.

Elle en délaisse un peu sa famille depuis des années pour raffermir toujours plus sa position, et s'occuper des affaires de la cité. Néanmoins, elle se montre tout aussi exigeante envers sa progéniture qu'avec elle même, ils sont eux aussi géré comme un commerce à part entière. Et attention à celui qui ne va pas son sens. Son mari est pour tout dire mis à l'écart des grandes décisions, il ne sert pratiquement qu'à l'appuyer et à la soutenir financièrement. Elle n'hésita pas à envoyer ses filles ainées à Ambrosia pour assurer que son nom et son influence s'étendent jusque là et à marier son fils pour le tenir tranquille et sous bonne garde.
Date de naissance : 1990
Double compte : Vous savez, une blondinette un peu cheloue qui est ceinture noire en maniement des aiguilles à tricoter ? L'obsédée des tartes aux fraises ? Comment elle s’appelle déjà ?
Où nous as-tu trouvé? : En me parlant à moi-même
Commentaire : Pas encore...
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MessageSujet: Re: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Dim 12 Mar 2017 - 22:27
Aiguilles Zombicides Master! Re-Bienvenue!
J'espère que vous aurez autant de chance que moi dans l'attribution de votre tuteur. Wink

(Encore un prétendant au club des frigidaire?)
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MessageSujet: Re: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Dim 12 Mar 2017 - 22:57
J'espère surtout que c'est ce pauvre tuteur qui aura la chance de ne pas tomber sur moi. XD

(C'est plus prétendant tout court... (le pauvre...Surprised ))
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Lun 13 Mar 2017 - 9:26
Rebienvenue !


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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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MessageSujet: Re: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Lun 13 Mar 2017 - 9:35
Re bienvenue petit gars!


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Mar 14 Mar 2017 - 21:44
Sacrée fiche ! Rien à redire et ça fait plaisir à dire !

Tu es donc validée

Tu as la possibilité de créer ton carnet de bal désormais ou encore de proposer des pv si tu en as besoin !
Si tu ne l'as pas fait, peux-tu remplir ton profil correctement s'il te plait?
Pas la peine de passer dans les registres puisque nous les mettrons obligatoirement à jour en te validant, top non ? Mais si jamais tu as besoin de nous communiquer quoi que ce soit, cette partie du forum fera certainement ton bonheur !

Maintenant tu as toutes tes clés en mains pour jouer, n’oublies pas, pour la bonne harmonie du forum, que quand tu as finis un rp, il faut passer par ici! En attendant et bien va comploter !

Que Timan et Taelle veillent sur toi !




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MessageSujet: Re: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Mar 14 Mar 2017 - 21:51
COOL ! Merci M'sieur.

Par contre, je viens de capter un truc. Je suis en bleu... Alors que je devrais être en jaune en fait, comme le pupille que je suis. C'est normal, genre le temps de lag ou je ne sais quoi ? Ou pas ?

Si c'était pas clair dans ma fiche du coup, bah, je reprendrais la fin pour plus de clarté. ^^
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Mar 14 Mar 2017 - 22:00
Nan mais c'est une erreur de ma part !  JHe rectifie ça une fois que j'ai dit bonjour à ton père (opu à ton oncle, je ne sais plus, ptetre les deux en même temps vu sa gueule !)
Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Mar 14 Mar 2017 - 22:02
Tu m'as tué ! *se roule de rire par terre* Les deux assurément.
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Pupille - Constantin Van Pelt - sans emploi ( Terminé ) Mar 14 Mar 2017 - 22:04
En même temps, ne pas le faire aurait été criminel ! Et je m'étonne que personne ne l'ai fait avant !


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