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Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé

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Nemrod L'Envers
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Nationalité : Ambrosien
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MessageSujet: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Lun 13 Mar 2017 - 10:41
Vous rangez la correspondance avec votre ancien compagnon d’armes dans le secrétaire, bien en évidence. Si jamais quelqu’un retrouvait votre correspondance, il ne verrait pas que celle-ci avait été mis en évidence par vos soins pour camoufler d’autres documents plus délicats juste sous la plaquette de bois sur laquelle elle reposait… et il devrait aussi la démonter… à supposer qu’il trouve sa voie dans les chemins secrets, dans les passages cachés durant la construction du palais. Personne n’en connaissait chaque recoin. Sauf peut-être vous… vous y aviez grandi, et personne n’en savait autant que vous sur le sujet. Quoi d’étonnant, vous aviez passé la majeure partie de votre vie, soit à jouer avec comme un gosse, soit à les utiliser pour la discrétion et pour le travail…

Naturellement, pour plus de confidentialité, votre bureau se trouvant dans les passages secrets. Qui aurait pu se douter qu’un tel, espace, qu’une aussi grande pièce, aurait pu se trouver ici ? D’autant que vous aviez de la chance :  située au dernier étage, ou du moins, n’ayant rien au-dessus, la lumière venait dans cette pièce grâce à de petites et discrètes verrières qui laissaient filtrer la lumière du jour, et elle était chauffée par les cheminées des pièces voisines. Quoi de plus discret ?
Vous aviez mis en place votre bureau comme il convenait. Tout un mur blanc – ou du moins beige, se trouvait représenté avec les différents membres de la généalogie De Choiseul. Ils avaient été écrit à la main par vos soins. Et vous en teniez un compte précis. Sur un autre pan de mur, vous aviez installé toute une série de cartes aussi précises que possible des différentes nations, et d’ailleurs, au sol, se trouvait un long casier dans lequel d‘autres cartes, soigneusement enroulées, reposaient.
Sur le reste, il y avait des portraits, des affiches, des notes, notamment liées à des personnes à surveiller. Et au milieu de la pièce, entre deux lampes, se trouvaient un bureau en bois, de très belle confection. Même votre nièce ignorait une partie de ce qu’il contenait. Mais c’était normal, il ne lui était pas destiné… beaucoup de données étaient des archives. Mais plus important : rien ne sortait jamais de cette pièce, à part le rapport que vous remettiez à l’impératrice tous les deux jours, sauf cas de force majeure.

Aujourd’hui, ce n’était pas un jour de rapport, bien au contraire, mais vous étiez au travail depuis des heures, et vous sentiez qu’un peu de marche vous aérerait l’esprit. Aussi aviez-vous laissé toutes vos affaires, et vous prépariez-vous à déambuler un peu dans le palais, à la recherche d’occupation intéressante et d’un bol d’air un peu plus frais… Vous prenez votre canne, et vous vous dirigez vers le passage le plus discret, quoi donne directement sur les jardins. Malgré le temps, vous sentez votre cuisse encore douloureuse quand il fait froid ou très humide, et vous pester car votre claudication ne ‘s’est pas arrangée depuis des années… mais le parc est un endroit agréable.

Abandonné à vos réflexions, vous vous demandez si ce ne serait pas une bonne idée de réserver une place pour le théâtre ou pour l’opéra, ce soir. Vous en êtes particulièrement friand ! Alors vous vous dites que vous devez avoir le programme du semestre dans vos appartements. Vous y ferez un tour après… et peut être, un de ces quatre, ferez-vous changer le pommeau de votre canne. Une jeune femme très douée travaillait dans les sous-sols du palais… alors peut être pourrait-elle faire quelque chose là-dessus…

Ah oui, et il y avait encore cette histoire de rébellion Eskroise… vous n’aviez pas autant d’éléments que vous le vouliez… il allait falloir y remédier…

Vous vous assîtes sur un banc de pierre et inspirâtes à pleins poumons, avant d’avoir le regard dans le vide, réfléchissant plus ou moins… Peut être passeriez-vous voir comment les choses se déroulaient au ministère des armées… même si vous en étiez partie… vous continuiez à vous y sentir comme chez vous…
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Emily de Brez
Future cantatrice
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MessageSujet: Re: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Mer 15 Mar 2017 - 20:28
Il fait chaud à Ambrosia, vraiment chaud, le climat n’est pas le moins du monde adapté à une Eskroise du Nord, qui plus est Thormienne ! Toute la cour se presse dans des tenues couvertes et elle est la seule apprêtée dans une jolie robe estivale, dont le sur-corset corseté de cuir met en valeur sa silhouette. Une longue natte retient sa chevelure flamboyante, tombant lourdement sur le côté, alors qu’elle se sent un peu…à l’étroit.

Pas de tuteur pour le moment, voilà ce qu’on lui a dit ! Avec un ton…ce genre de ton qui vous dit que c’est délicat. Normal que cela le soit, Emily est l’épouse forcée d’un prince Eskrois, qui voudrait renverser le pouvoir. Bien entendu, elle a rapidement compris qu’on la soupçonnait de tout. Forcément, le pedigree qu’elle s’aligne n’aide pas. Une Thoromir en plus du reste. Le tableau est franchement pas des plus sensass’ !

Pas de tuteur donc. Ils doivent chercher qui ferait l’affaire. Elle n’est pas totalement idiote, ni crédule, contrairement à ce que l’on pense. Il faut choisir le bon, le Rossignol n’est pas arrivé depuis fort longtemps pourtant, hier tout au plus, et on lui a fait honneur de pouvoir loger chez sa tante, Myrcéa d’Albret. Ce passe droit lui parait étrange, pour autant, on lui a soutenu que sans tuteur, elle n’était pas réellement pupille encore. Alors qu’est-elle ? Une femme échappée aux griffes de son mari ? Une angoisse la prend avec étrangeté, comme une complainte dans son cerveau, un chant bien théatral, digne des pires drames d’opéra, quelque chose de fatale.

Lowell se risquerait à la reprendre ? Ferait-il affront à l’Empire ? S’attend-t-il à son retour après tout ça ? Emily compte bien se faire des relations nécessaires pour que cela n’arrive pas. Elle compte faire dissoudre ce mariage, non consommé. Ses craintes l’étouffent pour autant, et elle quitte le carcan de cette coure pour aller prendre l’air dans les jardins. Les joues rosies par l’émotion, elle inspire profondément, en regardant le ciel. Dieu qu’Ambrosia est pleine, surchargée, les gens aiment s’entasser, elle aime les grands espaces, ce n’est pas sa faute, son paysage natale est fait de neige et de renard blanc, vaste et sans entraves !

Son arrivée d’hier lui a permis de rencontrer sa tante, dans son âge, demi sœur de son père dont elle n’a jamais eu grand vent. Une fois ils s’étaient rendus chez ces cousins mais la petite enfant était étrange, nullement une compagne de jeu, préférant se cacher, Lily s’était montrée drôlement brutale pour ne pas donner envie à une autre enfant. Au fond, ils étaient rentrés après une petite semaine, sans que Lily n’ait jamais vu cette personne, elle logeait chez une inconnue, mais elle saurait la remercier. Son oncle lui ferait parvenir un manteau de fourrure immaculée, de l’ours thormien. Cela lui plairait peut-être !

En tous les cas, laissée à assez de liberté, elle se trouvait dans les jardins du palais impérial. Sans avoir vu un bout de pif de l’Impératrice ou de qui que ce soit réellement. Si des visages, des présentations, des gens…mais guère plus. Emily aurait préféré passer la journée à l’Opéra, cela aurait été plus simple, mais le conservatoire ne la recevrait que demain, pour débuter le tout.

S’éloignant d’un pas décidé, la jeune femme aperçoit un arbre sur laquelle elle serait forte aise, décidée à finir son temps ici en lisant, elle sort de la poche de sa robe un petit roman à la mode et grimpe. La lecture n’est pas fameuse, mais elle occupe l’esprit, bientôt, elle irait en acheter, son oncle aurait fait verser de l’argent, comme promis, ne pouvant garder la main mise sur l’héritage de la petite.

Perdue dans les lignes de son ouvrage, elle ne se rends guère compte du temps qui passe et quand elle parvient enfin, à la dernière page de son livre, elle pousse un soupir d’aisance, dépliant ses membres endoloris par la position ne sentant plus sa fesse gauche. L’après-midi bien avancée, elle s’apprête à redescendre de son perchage, avant de réaliser la présence, proche, d’un homme assis sur un banc, pas sous l’arbre, mais bien à côté.
Réfléchissant à une manière élégante de descendre, le Rossignol mordille sa lèvre inférieure avant de se dire tant pis. Rangeant le recueil, elle se racle la gorge pour se donner du courage, avant, de tout simplement, se tenir comme elle peut aux branches et descendre. Mais l’arbre est moins conciliant qu’à peine, sa bottine glisse, la gravité l’entraînant, elle chute dans un bruit sourd, et un hoquet de surprise, s’étalant sur son dos, au pied de l’homme d’un certain âge. « Bien le bonjour monsieur ! » S’exclame-t-elle l’air de rien en se redressant et époussetant sa robe. « Bonne journée. J’ai été forte aise de vous croiser. »

Ignorant bien à qui elle a à faire, Emily fait une sage révérence, inclinant la tête et décidée à passer cette proximité comme si de rien n’était, laissant son livre au sol, sans s’être aperçue de sa perte.




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Mer 15 Mar 2017 - 22:04
La température actuelle vous semblait presque idéale. Suffisamment d’air pour qu’un petit vent frais vienne vous chatouiller la barbe, du moins… aussi savouriez-vous en silence, sur ce banc, l’Automne était là et vous appréciez tellement voir les arbres, et notamment ce magnifique saule… vous vous en souveniez encore, n’est-ce pas ? Quand, enfant, votre père vous avait emmené ici, alors que vous disiez être assez grand pour être responsable. Vous aviez alors une petite dizaine d’année… Il vous avait donné une bouture, et vous avait fait creuser à mains nues avant de finalement l’y placer pour la planter. Vous n’aviez pas compris. Et il avait dit que cet arbre serait votre responsabilité. Qu’un arbre était un don pour l’avenir. Avant même d’avoir atteint l’âge adulte, vous y grimpiez pour le plaisir. Ce fut dans cet arbre que vous apprîmes à monter, à grimper, à votre cher petit frère. Père était passionné d’horticulture, en amateur, cela va de soi. C’était un talent qu’il vous avait légué. Le plaisir de la terre, l’amour des plantes. Peut-être auriez-vous pu être un bon jardiner… voilà une question qui méritait votre attention… vous sourîmes à cette pensée, ravi, comblé, de voir cet arbre à peine moins vieux que vous, qui se dresse fièrement, offrant une magnifique ombre, et même si vous en étiez désormais incapable, quel plaisir cela avait été de voir dans les branches des enfants jouer… vous vous souveniez d’avoir appris tant à Lilith qu’à Nicolas à y grimper, quand bien même votre frère le désapprouve car trop dangereux. Mais qu’importe… vous vous souveniez tellement des rires et des joies des deux enfants… tout comme cet arbre, ils avaient grandi… désormais ce magnifique saule était de plus de dix mètres de haut et vous aviez renoncé à le tailler vous-même depuis cinq ans… Lilith avait dû forcer votre main pour ça. « Mon oncle, vous êtes trop vieux pour ce genre d’acrobaties ». Ça avait fait mal à entendre mais vous vous étiez résigné… bon gré, mal gré ! Enfin… surtout malgré…

Enfin, vous vous reposiez et vous vous changiez un peu d’air, regrettant un peu de ne pas avoir un serviteur à temps plein pour votre bureau. Mais vous ne pouviez prendre aucun risque. Aussi, pour être sûr que vous ne vous asphyxiez pas, vous aviez besoin de changer d’air. Et du coup vous veniez soigner certains arbres ici, en amateur, vous aimiez cette impression des deux mains en train de soigner après avoir si longtemps porté le revolver et l’épée… c’était comme un juste retour des choses et vous ne pouviez qu’apprécier cela, n’est-ce pas ?

Un soupir… vous aviez entendu un soupire, n’est-ce pas ? Oui, certainement… enfin, vous levâtes la tête pour apercevoir parmi les branches une jeune femme. Que diable faisait-elle dans votre arbre ? n Enfin, il était solide ! Aussi ne risquait-elle pas de tomber. Vous sourîtes… quelle bonne idée... comme vous auriez aimé être à sa place là-haut, à savourer un traité quelconque. Vous aviez passé plus de temps à étudier dans cet arbre que dans une salle d’étude. Vous aviez vécu beaucoup de beaux moments ici… vous appréciiez cela… quel plaisir de voir quelqu’un d’autre dans cet arbre, à votre place… et quel pincement au cœur que ce soit aussi quelqu’un d’autre et pas vous… vous sourîtes en voyant qui était là et où elle était placée... à une ou deux branches du meilleur endroit de cet arbre… mais bon, c’était aussi beaucoup plus haut… une bonne douzaine de mètres au bas mot, sur les vingt-cinq qu’il devait faire au total. Une vraie merveille…

Et ziiip et paf… elle était tombée… vous souriez, indulgent. Voilà qui semblait bien, elle était une jeune femme pleine de talent mais redescendre en robe… voilà qui était une bêtise… il ne fallait pas s’étonner qu’elle choit ! mais bon, elle se relevait prestement. Elle ne semblait pas s’être fait mal. Tant mieux… toutefois, vous écarquillâtes des yeux ronds comme des billes…

« Qu’est-ce que ? »

Et ni vu ni connu, elle vous salue, bonjour au revoir… qu’est-ce que ? Quelle étrange jeune femme trouvez-vous... qui peut-elle bien être ? Voilà une question que vous trouvez digne d’intérêt… même si vous aviez des dessins et des croquis de toute personne à la cour, vous ne pouviez pas toutes les connaitre de visu… vous vous levâtes, avant de voir son livre et vous haussez la voix, alors que vous vous penchez péniblement pour le ramasser…

« Votre livre, jeune dame ! »

Vous le lui tendîtes en attendant qu’elle rebrousse chemin, au lieu de le lui donner simplement vous lui désignez l’arbre.

« Ce saule est beau, mais il est traître, son écorce est très lisse. Et si vous voulez descendre, je vous conseille de choisir mieux vos prises… observez bien le tronc, il devrait y avoir des aspérités, je les ai faites moi-même pour monter plus facilement, avec le temps elles sont devenues partie intégrante de cet arbre… »

Vous souriez, ravi de lui dire ça, avant de vous reprendre…

« Pardonnez mon impolitesse, je suis Nemrod L’Envers, à qui ai-je l’honneur ? »
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Jeu 16 Mar 2017 - 9:24
Emily ne va pas rester, non qu’elle ne veuille pas, mais il est préférable de faire comme si de rien n’était, après tout, elle est à la cour d’Ambrosia et de ce simple fait, les moqueries sont choses bien aisées. C’est un monde de bourge prêt à vous bouffer à la moindre occasion, puis, après tout, elle n’a pas envie d’entendre le vieil homme lui dire qu’elle a été imprudente, qu’elle ne se tient pas pour une dame, et patati et patata. Non, Emily veut juste que l’incident ne passe qu’inaperçu, disparaissant dans les méandres du, rien n’a été vu, rien n’a été entendu.

C’est donc d’une extrême politesse et avec un détachement fabuleux, à son sens, qu’elle balance trois petites phases communes, ni vu, ni connu, je t’embrouille, avant de passer, l’air de rien. Tournant le dos au vieil homme, elle sert le tissu de sa robe avec ses mains, et sans son, souffle d’un air de dire qu’elle a eu chaud. Mais chaud de quoi ? Ce n’est pas la mort ! Ah mais on ne sait jamais !

Pourtant, la voilà freiné dans son élan, le vieux indique quelque chose à propos de son livre et la demoiselle s’arrête, sans se retourner immédiatement, elle hésite. Ses épaules rentrées, le dos un peu vouté, elle voudrait bien…puis Zut !

Lily se redresse et se retourne en affichant un grand sourire à l’encontre de Nemrod. Un sourire plein de vie, illuminant ses traits et elle se rapproche du vieil homme qui lui montre l’arbre et entends ses paroles. Son visage prend un air rieur. « C’est la bottine, je vous assure, elle est traître. J’aurais du prendre celle à bout ferrés, mais on m’a dit que ça ne faisait pas demoiselle ambrosienne. Ce qui n’est pas dérangeant, je ne suis pas une demoiselle ambrosienne. » Elle soupire en venant s’installer à côté du vieil homme. « Mais j’essaye de ne pas faire tâche, je ne viens pas de contrée bien éduquée et chichiteuse comme ici. Les dames trouvent vraiment jolies de coiffer leurs cheveux tout en hauteur ? Je vous assure j’ai cru en croiser une qui avait fait un nid pour des oiseaux… »

Mince, elle ne devrait pas parler ainsi, Mais Emily est franche, voir directe, sans filtre, ce n’est pas une bonne chose, elle le sait fort bien, mais elle est comme ça. Cela lui fera défaut un jour, mais pas aujourd’hui peut-être !

« Emily ! Emily Thoromir ! » Dit-elle vivement, attrapant la main de Nemrod d’un geste assurée, pour la lui serrer comme s’il fut deux hommes, elle devrait s’habituer au baise main, mais … Lowel à cette façon de lui baiser la main, avec la bouche en cul de poule, il ne bave pas, mais ça lui fait cette tête. il est plutôt beau…pour un vieux. Lowell !Pas Nemrod. « De Brez. Pardon. Emily Thoromir de Brez ! » Foutue manie à oublier la fin. « Attendez…L’Envers ! Vous êtes Le Boucher ! »

Et bien bravo. La donzelle parle plus vite qu’elle ne réfléchit et elle ne réalise pas en plus. Saisissant son avant-bras, comme une groupie, elle arrondit sa bouche.

« J’ai adoré votre ouvrage « Céder et avancer » ! Vraiment ! On m’a dit…mais bon on est un con…on m’a dit que votre écriture était dégueulasse, mais je ne trouve pas au contraire ! Du coup, j’ai été tellement intriguée que j’ai lu « L’Histoire récente d’Ambrosia » par Carter. Vous êtes un de mes personnages historiques préférés ! » Et là, enfin, dans son esprit, s’éclaire une chose. « Oh pardon, je parle plus vite que je ne réfléchis. Vous m’en voulez ? »

Et si elle a vexé l’oncle de l’Impératrice ? L’ancien empereur ? Lily se maudit intérieurement, et voudrait bien se cogner le front en se traitant d’idiote mais, ça ira pour aujourd’hui, elle a déjà bien assez fait !




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Ven 17 Mar 2017 - 11:46
Vous souriez devant ses excuses pour la chute… et pour toute réponse vous ne voyez que « faites plus attention la prochaine fois… » ou encore « non, pas de bouts ferrés, ça abime les arbres ». Mais finalement vous restez silencieux, un brin rêveur… quel dommage de ne pas avoir eu une fille qui ait assez grandi pour l’entendre dire ce genre de choses… ça vous rendais un rien nostalgique ... mais bon, elle vous fit ricaner avec cette histoire de coiffure…

« Plaignez-vous à ma nièce Amelia Clark, c’est elle qui dicte la mode en Ambrosia… mais je reconnais qu’l y a des fautes de gout oui… mais par pitié… pas de bottines ferrées ou vous allez faire clac-clac sur toutes les dalles du palais… ça va donner des mots de têtes horribles ! »

Le ton sur lequel vous aviez dit ça et le sourire laissait clairement entendre qu’il s’agissait d’une petite plaisanterie anodine avant de passer au présentation en bonne et due forme… mais bon, vous saviez que vous la connaissiez, ou au moins que vous l’aviez déjà vue… mais où ? Vous vous replongiez un peu dans votre colossale mémoire… et enfin, elle dit son nom…

Thoromir… Thoromir… vous connaissiez ce nom, c’était celui de la petite nouvelle de la cour… l’épousée du futur duc de Brez… d’ailleurs, elle compléta bientôt très justement son nom… oui, voilà qui était plus logique. Vous opinâtes du chef, vous saviez qui elle était et vos espions ne devaient pas être bien loin, planqué. Vous ne les cherchâtes pas du regard, pour plus de discrétion. Et au même titre que vous, elle tendit la main. Vous ne serrâtes pas celle-ci. Mais vous glissâtes contre elle pour venir lui serrer l’avant-bras, à la manière des soldats. Vous n’étiez pas un courtisan modèle et devant une personne qui ignorait les us et coutumes de la cour en bonne et due forme, vous vous sentiez libre de ce petit geste plus dans vos habitudes.

Sa réaction suivante vous tira une légère grimace. Le boucher. Vous n’aviez jamais aimé ce surnom. Loin s’en fallait. Vous trouviez qu’il avait un aspect trop péjoratif. Vous aviez fait ce que vous estimiez être le mieux alors, sans prendre en considération que vous seriez affublés à vie d’un surnom comme celui-ci… cela ne vous rappelait pas que de mauvais souvenir, bien au contraire, mais vous ne pouviez réussir à vous résoudre à l’apprécier… qui aurait pu l’apprécier, d’ailleurs ? C’était une horreur que ce surnom. Et même si vous ne vous vexiez pas de ses conséquences, vous préfériez que l’on vous appelle juste monsieur l’envers, ou général L’Envers… ça m d’ailleurs, vous ne pûtes vous empêcher de rebondir, pour bien faire comprendre la vérité.

« Personne de bien ne m’appelle ainsi… mes hommes m’appelaient davantage l’orateur de sang… mais cela reste entre nous. Selon eux, quelques mots de moi et leur sang bouillait dans leur veines… ça me semble bien moins malsain que de me qualifier d’après un acte malheureux mais nécessaire doublé à la bêtise de la jeunesse. »

Vous en saviez beaucoup sur la jeune femme qui vous faisait face. Enormément, même !  Plus qu’elle ne pouvait s’en douter. D’ bord parce que le prêtre qui les avait mariés vous rendait des comptes en secret, et ensuite parce que vous deviez vous garder informé de tout. C’était votre travail, votre devoir, votre ultime vocation. Peut-être formeriez-vous Nicolas, le frère de Lilith, à vous remplacer… vous hésitiez encore à cause de l’impétuosité de sa jeunesse… mais vous l’aimiez beaucoup, alors peut être étiez-vous plus exigent avec lui qu’avec la majorité des gens.

Sa réaction était… exagérée, non ? on aurait dit qu’elle était votre plus grande fan… et là… là… vous sentez dans vos yeux, comme poindre une lueur… d’inquiétude ! Vous vous dégageâtes rapidement pour ensuite en profiter pour vous rasseoir… okay, plus de trucs comme ça, il fallait aller mollo dans ce genre d’actes avec un vieillard comme vous, non ? Vous n’aviez pas peur des contacts physiques. Jamais. Mais bon, il fallait vous ménager que diable ! Toutefois, c’était rare de voir un non militaire qui soit un admirateur… en général seules les soldats, les militaires, et les étudiants officiers lisaient mon livre... et quelques politiciens, aussi ! Mais bon, sa réaction vous fit rire… oui, l’écriture était particulièrement mauvaise… si vous aviez été doué pour écrire, vous ne seriez pas devenu soldat mais écrivain…

« Non, non, je ne vous en veux pas, ne vous en faites pas, mais je ne suis pas habitué à ce que l’on me parle ainsi. M’appeler boucher est une insulte et ce livre a été écrit en vitesse pour calmer certains esprits… quant à) être un personnage historique… je suppose… il n’y a pas beaucoup e princes qui renoncent au trône comme ça ! Mais bon, non, je ne vous en veux pas… il est difficile d’en vouloir à tant de fraicheur et de spontanéité. »

Vous souriez et vous regarder davantage la jeune femme dans les yeux alors que vous reprenez la parole.

« Et puis… on est peut-être le dernier des cons, mais il a raison… j’écris avec les pieds. Je suis trop habitué à n’écrire que des rapports et des ordres... mais bon… qu’est-ce que vous aimez tant chez moi… dans l’histoire je suis plutôt un personnage déprécié… c’est d’ailleurs aussi l’avis de Carter… ce pitre est à l’origine du surnom de boucher… et son passage sur moi dans son livre est… disons qu’il a été amélioré pour ne pas vexer la famille impériale… mon petit frère était très protecteur avec son grand frère en exil… et avec notre sœur qui a épousé un roturier, il n’y avait plus que moi à défendre….»

Vous souriez, un peu nostalgique de la belle époque… vous devriez peut-être passer voir votre nièce un de ces jours…
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Lun 20 Mar 2017 - 9:10
«Ah oui… » Grimace Emily. «C’est vrai... » Elle a beau avoir vécu au château de Brez, elle a l’habitude de Thorm et de ses demeures plus simples ! Chassant son air un peu…honteuse de pécore, elle sourit, c’est préférable. Le nom d’Amélia lui dit quelque chose,elle est presque sûre, voir certaine, d’avoir lu ce patronyme quelque part, nul doute que cela doit être dans les courriers récents, peut-être est-ce celle qui la convie à un dîner prochain…

Peu importe.

Emily se présente avec toute la fraîcheur de sa jeunesse et de sa façon de mettre les pieds dans les plats. Non que cela excuse son phrasé trop rapide qui file comme le vent. Spontanée est un mot qui lui va bien, elle parle plus vite qu’elle ne réfléchit parce qu’elle n’a rien à cacher, c’est une chose peu donnée à tous.
Pour autant, la demoiselle aurait préféré se cacher dans un trou de souris que de rester face à Nemrod l’Envers, à la suite de ses propos, elle le réalise bien qu’elle a fait des bêtises, rien que de lui dire le surnom de Boucher, mais le mal est fait.

Le regard horrifié par sa propre bétise, la jeune femme baisse les paupières. «Par Soernial et tous les Dieux, je suis une bécasse ! » Lâche-t-elle. «Je ne voulais pas…non…c’est…je suis parfois incapable de maîtriser ma spontanéité. Lowell trouve ça charmant, du coup j’essaye de me corriger. » Oui parce que cela lui ferait les pieds qu’elle ne soit plus charmante ! Non mais ! Mais malgré sa petite honte passagère, il faut avouer que l’entendre parler de son passé l’enthousiasme plus ! «Mais j’aime beaucoup entendre parler des histoires de notre passé, alors, vous savez…l’Orateur de Sang, c’est beaucoup plus joli et classe. »

Emily enchaîne les stupidités, la main posées obtient une réaction d’opposition, d’un mouvement, elle se recul, un peu plus confuse et ne sait vraiment plus où se mettre. S’en aller ? Non, d’un coup, sans subtilité, son esprit appelle au calme. Elle ne fait rien de mal, elle est vive et jeune, ce ne sont point des excuses mais elle est ainsi. Cela fera une mauvaise première impression, mais cherche-t-elle à faire bonne impression ?
Non !

L’air ailleurs, elle sourit à sa réponse, observant les jardins sans mot dire. «Il faut dire que cela ne joue pas en ma faveur pour faire bonne impression, je parle sans réfléchir et je dis tout ce qui me sort par la tête. Cela doit encourager le surnom qu’on me donne…mais je m’en fiche. Je n’ai pas honte d’être vive et spontanée, enfin, tout dépend de qui je vexe.Mais si vous n’êtes pas fâchée, alors j’en suis heureuse. » Souriante, Emily s’est rassurée, pratiquement seule. «Et bien, je pense qu’il existe peu d’homme capable de faire un choix qui les fera déprécié de tous justement, l’acte en lui-même n’est pas ce qui me plait, c’est vous. Vous avez assumé. Ce n’est pas toujours facile d’assumer, sincèrement, avec tout le poids que cela a pesé peut-être pour vous ! »

Elle avait dévoré le livre, mal écrit ou pas, peu importait.

«J’aime les écrits relatant le passé et qui montre quelque chose de la personne qui les écrits, par exemple, je n’ai jamais pu avaler une ligne des récits de voyage de l’aventurier Cavill, il se la raconte ! Pourtant j’étais intriguée de ses voyage à la Ligue ! Enfin…j’ai de la passion pour l’histoire et pour l’Opéra, aucune pour la diplomatie ou les convenances. Mais en même temps, Thorm est connu pour être…peu délicate ! » Lily parle encore et encore, mais elle sourit en regardant le vieillard. «On m’appelle le Rossignol de Thorm…vous savez pourquoi ? Parce qu’on prétends que j’ai un crâne de piaf, mais c’est aussi pour mes capacités d’Opéra. Le crâne de piaf, c’est juste qu’on me sous estime. » Quelle assurance a-t-elle en disant cela !




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MessageSujet: Re: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Sam 1 Avr 2017 - 10:22
Elle était… rafraichissante… en fait, même si vous continuiez à vous demander si elle disait la vérité ou pas… une excellente comédienne… vous demanderiez peut-être son avis à Hélène pour être fixé… une bonne comédienne devrait en repérer une autre, supposiez-vous ! Mais vous l’admettiez sans mal : elle était soit très douée, soit très fraiche, encore intacte des vices et sévices de la cour. Dommage que cela ne dure pas… vous lui souriez, indulgent, comme on peut l’être habituellement seulement vis-à-vis d’une enfant… mais c’était une enfant à vos yeux. Elle avait quoi ? la vingtaine, difficilement plus ! Elle aurait donné, si vous n’étiez pas aussi méfiant, de la prendre sous votre aile.

« Merci, mais vous savez, ‘ai toujours pensé que c’était plus pour terrifier l’ennemi que pour encourager les alliés… quant à votre spontanéité… je crains que vous ne la perdiez ici… les gens biens se font manger au petit déjeuner par les autres courtisans, hélas… mais si vous aimez les histoires du passé, je pourrais vous faire parvenir des œuvres anciennes… lisez-vous l’ancien ? »

L’ancien était une langue désormais morte depuis plus de mille ans et qui était encore présente grâce à des odes, des poèmes, des œuvres d’histoire naturelle et d’anatomie. Ces anciens avaient découvert beaucoup de ce qui avait permis à votre pays de s’élever, de monter en puissance et en technologie ! Si elle lisait l’ancien, vous pourriez peut-être lui faire parvenir certains de vos livres et traités qui pourraient l’intéresser. Peut-être. Vous verriez

Vous aimiez en tout cas beaucoup sa vision des choses, très, et même trop, naïve, mais bon, ça avait le mérite de rappeler que tout n’était pas aussi tordu qu’un courtisan… c’était agréable, reposant, et cela mettait en, confiance. Méfiance donc !  Le jeune Lowell cherchait des soutiens à la cour d’Ambrosia, et personnellement, vous saviez fort bien à quel point la stratégie d’avoir envoyé son épouse de cette manière était intelligent. Et qui se serait- méfié de l’apparence qu’elle revêtait ? Aussi, vous ne voyez qu’une seule chose : il fallait la garder à l’œil de près. De très près. Il fallait que son tuteur ou sa tutrice soit une personne de confiance, une personne qui soit fiable et qui vous fasse des rapports réguliers, presque quotidiens…

« Le seul poids que j’ai eu à supporter est la légèreté de mon âme et le repos de mon esprit… gouverner est harassant, usant, et à voir comment mon père avait des insomnies à cause des décisions moralement discutables mais nécessaires pour l’Etat… je suis heureux d’avoir passé la main. Je suis persuadé que de toute façon je n’aurai pas géré l’empire aussi bien que l’a fait mon frère. Beaucoup disent que Père m’a plus ou moins forcé la main. Je ne l’ai jamais démenti. Mais la vérité est que cette idée d’abdication est venue de moi. Régner ne m’a jamais intéressé. Je suis un soldat avant tout. Et je préfère affronter l’ennemi que je connais que d’affronter le peuple et les charges du pouvoir. Et qu’est-ce que je déteste cette chienlit de paperasse ! »

Vous vous rendîtes alors compte des mots employés…

« Veuillez excuser, madame, le langage d’un vieux soldat. »

Mais bon, vous vous repreniez et réfléchissiez un peu avant de finalement l’entendre reprendre la parole…Thorm n’était pas considéré comme délicate ? Ce n’était pas ce que vous aviez entendu ! Bien au contraire !  Ne disait-on pas que la situation et les relations avec Thorm étaient plus délicates que du verre de Thémis ? enfin bon, vous n’alliez pas la contrarier… et puis, quand elle parla de son surnom, que vous appréciiez à sa juste valeur, vous ne pûtes que rajouter, alors, avec soulagement. Celui de ne pas parler de ces crétins de Thormiens.

« Je ne dirais pas crane de piaf d’abord parce que certains oiseaux sont très intelligents, et ensuite parce que certains sont de vrais danger quand bien utilisés… je dirais plutôt que le rossignol a une jolie symbolique… une belle voix, de base, et puis… savez ce qu’est un rossignol, sur l’étal d’un marché ? En général on donne ce surnom aux objets invendables … si on combine les deux idées, je trouve qu’on obtient une troisième signification fort sympathique… une voix digne des anges qui se retrouve à être sous-estimée. En somme le faucon avisé dissimule ses serres… en somme, e suis d’accord pour dire que l’on vous sous-estime. Vous devriez demander à Mademoiselle de Valene. Cette jeune femme est une personne fort intelligente que beaucoup prennent pour une bécasse. A commencer par un certain premier serviteur d’Ameth… »

Oui, vous la complimentiez, c’était évident ! Quant à votre dernière phrase… est-ce que cela se sentait que vous n’aimiez pas la personne de monsieur Zullheimer ? Peut-être...

« Dans tous les cas, puis-je vous conseiller de bien garder votre fraicheur sous un beau boisseau de mimétisme social ? Je ne dis ça que pour votre bien… »
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MessageSujet: Re: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Lun 10 Avr 2017 - 10:23
«Mon oncle m’a appris les bases, je ne suis pas excellente, mais ça ne peut que m’aider et si…jamais…je bute, nous pourrions en discuter ! Si vous le souhaite! » Se lance-t-elle avec assurance ! Son oncle parle plusieurs langues, ainsi que quelques mortes, il dit toujours que les gens ne font pas plus attention que cela aux langues du passé et que cela n’est pas un mal. En fait, elle pense qu’il communique parfois avec un code ancien, mais elle n’y pense pas plus, ce n’est pas à l’à-propos. « Cela pourrait être enrichissant, pour moi. Je ne pense pas avoir beaucoup à vous apporter en échange, si ce n’est la satisfaction de transmettre. Je crois… »

Lily sourit en haussant les épaules, incertaine de ses propos ou de son idée, elle ne voudrait pas paraitre…elle ne voudrait pas ressembler à une profiteuse ou une jeune femme collante. Comme elle a fait preuve de  fanatisme adolescent, tout à fait involontaire, il pourrait penser qu’elle veuille trouver un moyen pour être avec lui. Cela la ferait rougir si elle ne s’en fichait pas. Car en vérité, elle sait bien que ce n’est pas ça, alors, elle lui dirait si il pense et l’évoque !
Elle rate de retenir son amusement quand il parle de paperasse et cache à peine son sourire de sa main. Cet homme est fort agréable et sans chichi, ce qui la met bien plus à l’aise. «J’ai bien plus l’habitude du langage nature et brut, à Thorm,  nous sommes un peu loin de la cour et tout le reste, je n’ai pas honte de dire que nous sommes des pécores provinciaux, isolés du monde selon la saison,  nous sommes aussi bourru et têtu, un peu ronchon et nous avons un langage que j’ai du un peu combattre. »

Parce que Lowell trouve cela charmant et Emily ne veut pas qu’il trouve ça charmant, elle ne veut rien lui offrir de tel ! Alors, histoire de ne pas convenir à ses attentes, elle a lutté, mais pas sur tout, elle ne peut irrémédiablement changer, qu’il est compliqué de plaire à un homme qui se ravit de ce que vous êtes. Elle devrait en être heureuse, elle aurait pu, s’il avait fait une cour normale et non…forcé.

Un rougissement idiot pointe sur ses pommettes alors que le vieil homme donne une autre explication, c’est avec un sourire timide qu’elle répond, la voilà gênée, elle ne devrait pas ! Lily inspire et redresse ses épaules. «Je dois avouer que je suis touchée par votre prévenance…je veux dire, c’est agréable d’entendre ce genre de chose, je me sens un perdue à Ambrosia et seule, alors…de la part d’un inconnu de mon cercle proche, ça fait du bien. Merci Monsieur l’Envers. » C’est vrai que ça fait du bien, le vieil homme est gentil, mais le terme ne lui parait pas adéquat. «Je ne connais pas la Favorite, sauf pour son rôle au sein de la cour, peut-être que je pourrais la rencontrer ! Mais je ne sais pas comment. Je trouverais, j’irais. » Ainsi elle s’engage à rencontrer Hélène, ou le décide, comme ça, pourquoi pas après tout ! «ça m’ennuie un peu de faire comme tout le monde, je ne sais pas pourquoi, fort probable que je sois du genre têtue, ça ne joue pas en ma faveur, jele sais bien, j’essaierais de suivre votre conseil, mais je sais que ça va m’énerver rapidement ! »

Elle soupire avec lourdeur comme fâchée contre elle-même. Il n’est pas aisé d’être ainsi, mais il est bien de reconnaitre que ce n’est pas pour le mieux ! La thormienne ne va pour autant pas se fâcher avec elle-même pour si peu, ce n’est pas bien. «Je ne suis pas bien faite pour les grandes cours, je crois, je n’ai qu’une hâte c’est rentrer à Thorm pour soulager mon oncle du rôle qu’il a endossé le temps que j’ai l’âge nécessaire. » Elle sait parfaitement que son oncle n’attends pas encore son retour, mais elle sourit en disant ça, avec une malice non dissimulée. Elle ne connait pas tous les détails, mais elle n’est pas idiote, elle sait que son oncle aime être à la tête de Thorm mais il n’est pas l’héritier ! Quoi qu’il en soit, cela ne regarde pas Nemrod l’Envers. «A votre différence j’ai envie de reprendre la main sur le comté de Thorm, et assumer le bien être de mes terres, je vais moi-même un jour me faire enquiquine rpar une chienlit de paperesse. » Rit-elle. «Non que je compare la petitesse de Thorm à l’Empire, mais à moindre échelle…. »

Précise-t-elle.




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MessageSujet: Re: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Ven 14 Avr 2017 - 20:30
Vous aimez l’impression qu’elle dégage, celle de la naïve campagnarde qui semble aimer les passe-temps et moins les savoirs attendus par la cour. C’était monnaie courante, chez les nobliaux campagnards. Vous commenciez à en avoir l’habitude… mais elle dégageait quelque chose de plus… c’était presque palpable, et vous aviez l’impression qu’elle pouvait être similaire à ces fleurs qui sont difficiles à faire pousser mais qui révèlent, si réussies, des couleurs chatoyantes, tellement chatoyantes qu’elles semblaient irréelles. Vous n’aviez jamais réussi. Mais qui sait, elle aurait pu être intéressante dans le rôle de ce germe. Après tout, vous vous étiez proposé pour être tuteur, et elle n’avait pas, si vous en croyiez vos petites fiches sur tout le monde. Il n’y avait personne qui n’ait pas une petite fichette à son nom avec quelques petits détails intéressants, croustillants, quand ce n’étaient pas les plus noirs secrets. Des informations pouvant changer des vies. J’avais trop de monde à mes ordres pour louper des détails intéressants.

« L’enrichissement dans un apprentissage est toujours double s’il est bien dispensé. Car l’enseignant apprend toujours de son élève. Car il n’y a pas deux élèves pareils.  C’est pareil sur un champ de bataille. Il n’y en a jamais deux de parfaitement identiques. Chacun a ses propres caractéristiques qui le rendent unique. Montrez-moi deux champs de bataille que vous trouveriez identiques et je vous montrerai qu’ils ne pourraient être plus dissemblables. Et quand bien même, la satisfaction de transmettre est une belle récompense en soi, si on a l’impression que l’étudiant met de la valeur dans ce que le professeur lui enseigne ! »

Vous lui sourîtes, car elle vous plaisait beaucoup dans ses manières de pensée. Et vous imaginiez à quel point elle pourrait devenir une femme bien, après un bon pupillat. Vous vous promîtes de vous renseigner sur le sujet, savoir qui allait devoir s’en occuper. Oh, vous ne voyiez pas que les bons côtés, bien au contraire, vous imaginiez fort bien que la canaliser allait devoir être particulièrement ardu, vous semblait-il ! Et oui, personne n’était parfait en ce monde. Pas même vous ! Et elle reconnaissait bien d’autres torts.

« Moi je n’ai jamais entendu nulle part que les Thormiens étaient peu doués pour la diplomatie et les bons mots… on m’a dit plutôt qu’ils étaient particulièrement doués pour jouer sur les mots comme sur les promesses. On leur prête la réputation d’être des félons permanents alors si vous suivez la tradition de chez vous, vous serez une courtisane particulièrement habile ! »

Elle vous dit qu’elle essayerait de suivre votre conseil et vous trouviez cela judicieux… mais plus vous parliez avec elle, plus elle vous faisait penser à quelque chose… ça n’avait pas grand-chose à faire avec elle en particulier, mais avec son mari… si ses espions étaient efficaces, le mariage avait été légèrement original… aussi, vous vous doutiez que la situation n’était pas simple pour elle. Mais vous voyiez surtout l’opportunité de pouvoir vraiment choisir le meilleur camp pour l’empire dans la rébellion Eskroise… si, comme vos dossiers vous l’avait appris, le prince Lowell avait été assez stupide pour enlever sa fiancée avant de l’épouser de force, alors elle pourrait l’influencer aisément… une telle situation géopolitique vous donna un frisson, et même légèrement le tournis et vous vous appuyâtes sur le dossier du banc en pierre.

« Hum euh... oui, oui, je comprends. »

Vous aviez un peu perdu le fil de ses paroles. Mais bon, ce n’était pas si grave, si ? Vous lui posâtes alors une question que vous trouviez fort judicieuse.

« Vous voulez retourner à votre ancienne vie pour vous occuper de votre village... mais ne pourriez-vous pas davantage améliorer son sort par votre époux… je veux dire, il n’y a personne de mieux placé que lui pour ça… et personne ne peut mieux influencer un homme que son épouse. Surtout s’il est allé jusqu’à l’enlever pour l’épouser, non ? N’est-ce pas là un dilemme de choix ? De plus, dans une vision à plus long terme, vous porteriez le futur roi d’Eskr, possiblement… et si c’est le cas, vous seriez la mieux placée pour enseigner au futur roi les valeurs les plus essentielles à vos yeux à ce royaume. La possibilité de le réformer en profondeur contre l’abandon de votre village à votre oncle et sans doute à un autre descendant de la famille. Qu’est-ce qui a le plus de valeur ? »

Oui, voilà qui méritait réflexion…
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: Clos | Bol d'air frais pour vieil homme préoccupé Mar 25 Avr 2017 - 9:32
Lily se sent bien dans ce jardin, comme elle ne s’est pas sentie bien depuis un long moment. Elle sourit à Nemrod l’Envers avec douceur, heureuse de cette rencontre. Il aurait fallu être idiote pour ne pas l’apprécier, il incarne une figure historique étrangement bienveillante, qui ne l’a en rien jugé sur son comportement et qui n’offre que des mots agréables. Sa solitude continuelle semble un peu érodée par la rencontre, les siens lui manquent toujours autant, la séquestration lui a laissé le besoin de les voir ou de les trouver, mais elle ne le peut…elle ne le peut jamais.

«Vous ne connaissiez pas mon père… » Réponds Lily sans le contredire. «Il y a dans la famille deux sortes de personnes, mais il est vrai que le monde connait bien plus les mauvais. Ils sont quasiment illustres. Je ne les détestes pas, mais j’aimerais bien reprendre la main pour que les bons Thoromir ressortent un peu du lot. A voir si mon oncle me laissera faire, j’ai quelques doutes... » Calmée, elle pouffe dans un rire doux, discret, et les mains sous les jambes, à plat sur le banc, elle sourit, laissant son regard sur le sol, comme pensive.

Il est vrai que les plus illustres des siens sont comme il l’a dit, elle pense plus exactement de fieffés connards, des organisateurs de putsch, mais il faut changer cela. Avec la fin de Morgoth il n’y aura plus qu’elle, et elle ose penser redresser l’avenir de sa propre famille et de ses propres termes d’une magnifique façon. La suite…oh la suite..

Lily détourne son regard pour observer le vieil homme, penchée en avant, lui appuyée en arrière, elle le dévisage, plissant les yeux, elle entend ses paroles, mais elle en a peur. Elle ne veut rien faire avec Lowell, rien voir avec lui, rien devoir supporter. «Thorm. » Affirme-t-elle sans une once d’hésitation. «Je ne suis pas une génisse Monsieur, et je ne veux absolument pas avoir la responsabilité de tout le royaume Eskrois dans mon ventre. Je n’ai pas les épaules pour intriguer, et s’il m’aime vraiment c’est parce que je ne veux rien de lui. Je suis certaine que le jour où je concèderais à l’aimer ou à éprouver pour lui une quelconque complicité ou une sympathie, il me répudiera. Vous savez, je l’ai maintes fois observé, ce qui lui plait c’est de dompter les caractères, je ne veux pas croire en son amour car je le trouve effrayant et répugnant. » Elle se redresse, elle se braque, trop jeune, trop décidée à ne faire que le but qu’elle s’est imposée, la demoiselle ne veut rien de Lowell, ne veut pas jouer aux intrigues qu’on lui souffle. Mais elle retrouve son sourire et se retourne, les mains dans le dos, l’air léger. Elle dissipe sa colère. « Je suis bien désolée Monsieur l’Envers, je me dois de filer. J’ai un cours majeur dans peu de temps et il va falloir que je cours ! Je serais ravie de vous revoir, je n’ai pas de tuteur pour l’instant, je loge chez ma tante. Mademoiselle Myrcéa d’Albret. J’ai été ravie de notre rencontre ! »

D’une révérence rapide, Emily s’en va, elle court le long de l’allée, mais passée le coin, elle marche poliment, se tenant comme une dame, et salut d’un signe de tête deux courtisanes impériales. Une fois passée leurs personnes, elle reprend sa course et s’enfuit aussi vite qu’elle est apparue.
Nul doute que la donzelle méfiante est effrayée par son statut d’épouse forcée, elle ne veut pas œuvrer si grand, elle pense œuvrer plus bas. Faire en sorte de couper les arrangements financiers de Lowell est une chose par exemple, ou bien fournir quelques noms de sympathisants…têtue et obstinée et jeune. Voilà des éléments dévastateurs pour un ensemble joli mais qui ne sait encore vraiment rien de la vie.




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