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CLOS | Douleurs et colères [Naomi Sunder]

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Mélusine Duval
Ministre de l'éducation et des pupilles
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Nationalité : Ambrosienne
Messages : 1013
Date d'inscription : 26/01/2017
MessageSujet: Re: CLOS | Douleurs et colères [Naomi Sunder] Ven 25 Aoû 2017 - 14:30
Mélusine savait qu'elle y avait été fort avec les menaces de tribunal et elle fut soulagée d'un côté que le directeur ne souhaitait pas que cela aille si loin. Il céda enfin face aux deux femmes endeuillées et en colère. Mélusine se redressa et eu un soupir de soulagement. Il était plutôt triste d'en arriver aux menaces pour une affaire qui aurait pu être conclue dans de meilleures conditions. Cependant il semblait douter quant à l'efficacité des expertises, surtout en ce qui concernait Naomi Sunder. Mélusine eu un regard envers la jeune femme. Il y avait peut être tout de même un espoir qu'elle puisse en apprendre plus sur l'accident, aussi mince soit-il.

- Bien, Monsieur le Directeur. Je vous laisse cependant écrire cet accord par courrier et nous l'envoyer à Madame Sunder ainsi qu'à moi-même dans les plus brefs délais.

Mélusine resta poli, sa colère se dissimulant peu à peu. La parole de cet homme était une chose, mais elle insistait tout de même à l'avoir par écrit. Si jamais il se moquait d'elles, ce papier serait une preuve de plus. Elle se retourna vers Naomi en hochant la tête. Ces affaires étaient maintenant entre les mains des experts et on ne pouvait rien faire de plus.

Elle salua un peu froidement le Directeur avant de sortir de son bureau. Il ne restait plus qu'à attendre le compte rendu d'expertise. Attendant que la porte soit bien refermée, elle se retourna vers Naomi en lui tendant une main chaleureuse.

- Je tiens à vous remercier Madame Sunder. Grâce à vous, nous avons pu obtenir cet accord, je ne l'oublierai pas. Certes, les expertises sont encore à faire, mais connaître la vérité sur ces accidents, c'est tout ce qu'il nous reste comme espoir.

Une lueur triste passa dans le regard de Mélusine. On ne lui rendrait pas unique son fils, mais connaître enfin les détails de l'accident pourrait juste apaiser sa conscience.

- J'espère que cela n'aura pas d'impact direct sur votre travail, mais sachez que si tel est le cas, venez me voir au Ministère, je pourrais toujours essayer de vous trouver un poste qui vous conviendrait.

Mélusine n'était que la Secrétaire du Ministre mais elle avait déjà de nombreuses relations, les postes étaient très prisés au sein du Ministère de l'Education et des Pupilles, mais elle trouverait bien un travail intéressant pour une femme comme Naomi.


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MessageSujet: Re: CLOS | Douleurs et colères [Naomi Sunder] Mer 6 Sep 2017 - 15:51
Naomi ne se faisait pas d’illusions, même si son cœur en rêvait. L’accident remontait à un an, ce qui était bien plus que pour le cas du fils de Mélusine. Si preuves il y avait, sans doute avaient-elles été effacées par le temps et l’usure, tout simplement. Elle devait s’y résigner. Peut-être que pourtant, cette recherche lui permettrait enfin d’espérer un peu d’apaisement. Une forme d’acceptation. Peut-être que cela suffirait à son cœur, qui laisserait alors son esprit au repos. Les « peut-être » étaient des idées fragiles, toutefois.

La veuve ne put retenir un sourire en entendant les conditions demandées par Duval. En voilà une qui savait traiter les affaires, et comment ! Exiger des preuves. Le genre de choses à coucher sur papier, auxquelles Naomi n’aurait jamais songé, embourbée comme elle l’était dans sa peine. Elle hocha la tête, d’autant que le directeur acquiesçait par force bredouillements et autres « bien sûr, évidemment » comme si cela tenait d’une logique certaine. Pourtant, il avait bien fallu les forces conjuguées de ces deux femmes pour en venir à arracher cette proposition. Le monde autour d’eux était de cuivre et de métal, Naomi n’aurait pas dû s’étonner que le cœur de certains soit fait du même matériau.

Elle salua le directeur à son tour, certes un peu plus respectueusement que Mélusine, et sortit de la pièce. Elle se rendit alors seulement de la tension qu’elle ressentait dans son corps, due à toute cette scène, quand elle se sentit débarrassée d’un grand poids, respirant mieux. Comme si on lui avait ôté un bloc de métal des épaules. Elle eut une profonde expiration, de soulagement, et saisit la main de Mélusine avec autant de fermeté que de cordialité.

« Vous avez eu une poigne de fer. On s’est aidées toutes les deux et je n’y serais pas arrivée sans vous... »

La poignée de main de Naomi se fit plus ferme, et plus douce, quand elle vit la lueur de tristesse traverser les yeux de la femme en face d’elle. Son cœur se serra, y trouvant un écho de sa propre peine, et des sentiments contradictoires qui pouvaient traverser chaque personne, à l’occasion d’un deuil. Colère et déchirement. Déni et souhait de vengeance. Regret et abattement. Toutes ces émotions qui prenaient tant de place, jusqu’à ce que la vie revienne prendre ses droits et s’imposer.

« C’est la seule forme de justice que nous possédons. J’espère que vous trouverez vos réponses, Madame Duval. »


La secrétaire du Ministre fit alors une proposition à laquelle elle ne s’attendait pas. Le travail était en vérité très éloigné de l’esprit de Naomi, à cet instant, tant la lutte menée avait été bien plus importante et nécessaire. Mais cette femme lui offrait, à son tour, un soutien certain, même si cela s’apparentait à du piston. Naomi en fut surprise, mais également reconnaissante. Elle hocha la tête, lâchant la main de Mélusine. Son regard était plus clair, et déterminé, comme si le fait d’avoir trouvé un nouveau but l’aidait à se redresser.

« Je vous remercie. Je pense que cela ira… mais je vous en tiendrais au courant. » Elle hésita un instant, avant de rajouter. « Je suis désolée pour vous et pour celui que vous avez perdu. Si vous voulez, nous pourrons nous retrouver, quand les dossiers d’expertise auront été menés. Ainsi cette affaire se terminera comme elle aura commencé, nous apaisant toutes les deux, je le souhaite. »

Le futur ferait qu’elle continuerait à travailler au sein de l’Impériale, mais pour l’heure, le soulagement des maux qui leur torturaient l’âme importait plus.
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