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[CLOS]L'Impératrice et l'Idiot, ou comment se faire rejeter en 10 leçons officielles (Lilith)

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MessageSujet: [CLOS]L'Impératrice et l'Idiot, ou comment se faire rejeter en 10 leçons officielles (Lilith) Sam 1 Avr 2017 - 15:31
Nastia était apparue bien trop tôt. Il ne pouvait l'éviter indéfiniment, elle était déjà au courant de tout, comme à l'habitude, à croire qu'elle avait des domestiques destinés seulement à espionner. Kostia savait pertinemment que cette visite était le préambule à la mission dont on l'avait chargé en l'envoyant faire son tutorat à Ambrosia. Il avait réussi à repousser cette échéance à ne répondant point aux lettres de la Haute-Chair. Tôt ou tard cependant l'ainée de sa petite troupe d'amazones prendrait les choses en main. Nastia venait le rappeler à l'ordre. L'échange n'avait pas été des plus cordial, rien de nouveau sous le soleil de la capitale.

Le jeune homme se savait un très mauvais prétendant. Séraphine Van Pelt croyait peut-être que son plan parfait tant que son fils était forcé de se tenir, du moins aux yeux des plus grands, mais il n'était pourtant pas décidé à jouer les séducteurs pour s'attirer les faveurs de l'impératrice. Pas de grabuge, pas d'insolences, très bien. Il jouait aussi très bien les idiots illettrés. Jamais une femme puissante qu'on disait si cultivée et férue d'avancés technologies n'irait s'encombrer d'un imbécile dans son espèce. C'était donc cette carte là qu'il lui restait à jouer pour s'en sortir à peu près indemne. La place de prince consort n'était vraiment pas faite pour lui, qu'importaient les désirs de sa famille.

Le grand jour était venu. Le miroir renvoyait l'image d'un jeune aristocrate apprêté, ce qui fut fatalement accueilli par une grimace désapprobatrice. A ses yeux ce genre de costume hors de prix fait sur mesure ne lui allait pas du tout. Le raclusien ressemblait de plus en plus au pantin que la matriarche avait fait de lui. Cette vision le dégoutait passablement. Rien ne semblait dépasser ou rebiquer, enterrant sa personnalité sous un emballage doré et lisse.

Avait-il peur ? Pas vraiment. Il oscillait dangereusement entre une résignation maussade et une colère prête à bondir à chaque instant. Ses pensées allaient à Alexandra dont l'absence de réponses de ces derniers jours laissait un goût plus qu'amer. Séraphine avait dû confisquer ses missives, tel un avertissement silencieux qu'elle lui adressait pourtant directement.

- Ce n'est qu'une éraflure de plus. A la tienne mon vieux, soupira-t-il à son reflet avant de prendre une gorgée de gnôle dans la fiole qui l'accompagnait partout d'ordinaire.

Aujourd'hui elle resterait sagement dans la poche de sa veste civile, élimée par les nuits blanches et les longues journées à retourner ce que ce monde jetait dans un coin sombre. Les fastes et les faux semblant, on l'y avait préparé malgré lui. A présent à ses portes, il se rendait compte combien il se sentait déjà un étranger. "Si je ne vous avez pas porté pendant neuf mois, je pourrais affirmer que vous n'êtes qu'un être envoyé par l'innommable."  Presque dix ans s'étaient écoulés mais ces mots résonnaient encore dans son esprit. L'histoire se répétait, différente et semblable, comme un mauvais rêve dont il ne pourrait jamais s'éveiller. Alors, pourquoi était-il là au juste, et pas entre des draps ?

Lorsqu'il était entrée dans la salle du trône, en cette heure d'affluence, il n'avait pas vraiment daigné observer les courtisans, trop pris dans par ce rôle de composition qui devait faire tellement plaisir à Nastia. Si le reste de l'humanité était plongé dans le brouillard de l'indifférence, la grande brune à ses cotés et son petit sourire satisfait, écœurant, étaient d'une netteté parfaite. Son regard s'accrocha furtivement mais avec gravité aux prunelles sombres de son ainée. Elle, elle semblait si à l'aise dans cette société avec son poste ronflant de Grande Secrétaire du Commerce et de l'Industrie  fraichement acquis. Intérieurement elle jubilait, il connaissait suffisamment ses expressions pour le percevoir. Qu'elle se rassure avec les compliments de ses pairs, ce ne serait jamais assez pour satisfaire Séraphine Van Pelt, pas même si elle devenait ministre. Elle courait après une reconnaissance veine, même après le destin tragique du véritable génie de la fratrie.

- Par ici, nous arrivons pour les doléances, ce sera parfait, souffla Nastia.

La dignitaire passa son bras autour du sien, guidant ses pas vers un attroupement de personnes, mimant une complicité qui était pourtant inexistante depuis toujours. En retour, sa prise se raffermit un peu violemment, de quoi lui causer tout de même une légère douleur sans être pour autant discernable. Nastia ne pouvait pas faire de scandale non plus, même si son visage afficha un instant une gêne discrète mais palpable pour son cadet. Transperçant le cercle des dignitaires ils assistèrent conjointement et en silence aux réclamations d'un homme d'une cinquantaine d'année, richement vêtu, aux tempes grisonnantes. Une histoire de litige commercial apparemment. Ce dont il se contrefichait royalement d'ordinaire et d'autant plus présentement.

Lorsque l'important marchand d'origine Eskroise eut fini, la scène était enfin libre pour la représentation qui allait se donner. Ce n'était que cela, une vile mascarade, un spectacle de marionnette orchestré par des mains agiles et délicates, à les kilomètres de ce palais. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer sous le masque du gentil homme. Nastia le tira en avant sans en avoir l'air, arborant son sourire le plus affable, alors que Kostia se faisait une joie de jouer les benêts complètement largué.

- Allez, murmura la grande secrétaire, ne joue pas les idiots.

L'espace d'une seconde, alors qu'il s'avançait seul, une leur malicieuse traversa les yeux du jeune homme avant de s'éteindre brusquement. Il s'inclina avec une certaine maladresse avant de laisser un blanc s'installer pour regarder tout autour de l'impératrice, faussement captivé par la couleur des murs et les fabuleux ornements. Kostia avait joué bien trop souvent cette pièce là dans les plus beaux salons de Thémis. Puis, enfin, il ouvrit la bouche.

- Madame L'impératrice, je vous salue en cette si magnifique journée. Constantin Van Pelt, fils de madame de Haute-Chair de Thémis Séraphine Van Pelt, pour vous servir. Je vous remercie de m'accueillir dans votre si belle et vaste ville.

Si Nastia, quelques pas derrières, n'en montra rien, le ton sciemment abêti et mou de Kostia était loin de lui échapper. Le jeune homme faisait toujours cela pour qu'on se lasse de lui rapidement et qu'il puisse aller s'amuser tranquillement avec ses connaissances pour le moins infréquentables. Ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait à l’œuvre. Il y avait donc bien des années que son ainée savait que ce garnement cachait bien son intelligence derrière ce stratagème bien huilé. On pouvait reconnaitre cela à l'unique fils de Séraphine Van Pelt, il savait aussi bien se faire oublier de la sorte que se faire mal voir avec ces frasques d'un goût pour le moins douteux.

- Ma mère m'envoie ici pour vous passer ses amitiés et vous remercier également du soin que vous portez à l'épanouissement de mes sœurs aimée, Nastia et Irina, ici-même à Ambrosia. Il s'arrêta d'interminables secondes, presque essoufflé, comme s'il avait perdu ses mots et cherchait ce qu'il avait oublié. Mais également… Il en rajoutait une couche sur la redondance de ses formulations. Pour vous faire savoir que le désir de la Haute Chair est que vous m'accordiez le privilège de me présenter comme un prétendant honorable, instruit de votre infini et odieux malheur. Je partage votre affliction, croyez-le, Madame l'impératrice.

Et voila, la nouvelle était annoncé, avec beaucoup de lourdeur, sous les chuchotements qui commençaient déjà à monter autour d'eux.
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]L'Impératrice et l'Idiot, ou comment se faire rejeter en 10 leçons officielles (Lilith) Mar 4 Avr 2017 - 21:19
La salle du trone regorge, les heures des doléances sont lourdes, j’écoute le peuple m’adresser des requêtes, des doléances, des plaintes, parfois en ultime recours, il vient ici pour espérer une dernière tentative, parfois pour d’autres choses, quoi quil en soit, les de Choiseul ont toujours eu pour principe de faire cela et ce n’est pas maintenant que je vais changer ça !

Bien entendu tout le monde peut venir, parfois certains pensent que je suis un roi Salomon disposé à trancher mieux qu’un juge mais je crois qu’ils se fourvoient,cela ne m’empêche pas de proposer une intervention ou une solution, afin de parfaire les choses comme il se doit. Je règle bien peu souvent les litiges, mais je peux donner un coup de pouce.

Quoi qu’il en soit, installée sur le trône, je vérifie les mots inscrits sur un papier, la taille corseté dans une robe de dentelle noire, sans offense mais à la majorité fine de ce tissu, doublée de la poitrine au pied par un tissu noir en dessous, les épaules seules sont dénudés et ma coiffure est haussée d’un chignon serrés, une perle diamantaire en diadème gouttant sur mon front. Mes pupilles félines observent le marchand.

-Monsieur, vous espérez que je prenne une décision à la place des juges, ou que je vienne à l’encontre de leurs décisions car vous vous sentez lésé, mais à ce que je lis, je ne puis accéder à votre requête.
-Majesté ! Vous devez demander de revoir le jugement.
-Est-ce un ordre que vous me donnez monsieur ? L’homme énervé me regarde, soudainement conscient de son impolitesse. C’est bien ce que je me disais. Nous convenons que les juges ont statué en toutes connaissances de cause.

Il hoche la tête, cet homme vient faire une réclamation alors qu’il a de l’argent par-dessus la tête t que je trouve le jugement plutôt léger en raison de l’affaire, il devrait s’estimer heureux de n’avoir que quelques roues à donner, c’est ainsi que l’affaire se termine.
A mon oreille on me donne le nom de celui qui s’avance, un froncement de sourcil, j’admire son entrée en scène.

En toute vérité, j’ai mainte fois assisté au séance de doléance depuis l’enfance, me positionnant sur les hauteurs ou parfois à coté de mon père, il me faisait observer les attitudes et parfois les expressions me soulignant des points et d’autres, depuis, je n’ai jamais perdu cette habitude. La lueur de malice éclaire le visage du jeune homme avant de s’éteindre et je me redresse un peu curieuse d’observer l’étrange contraste.

Voilà donc Constantin Van Pelt, fils de Séraphine, une femme redoutable, dont les observateurs espions ont narré bien des rapports, des on-dits, tant de chose et ce fils devant moi énervant. Les réputations précèdes, à votre avis, pourquoi se retrouve-t-il avec Alienor ? Je l’aurais confié à une donzelle délicate, j’aurais pris le risque qu’il n’en fasse qu’une bouchée, non que je le juge mauvais, j’ai tout ignorance de sa personne, mais je ne suis pas idiote, j’ai poussé à cet assemblage, discrètement.
Ainsi je le dévisage, et à l’entente de ses mots, j’hésite…

Volontairement mou ou magnifique bon dans le rôle ? La lueur malicieuse, si vive, si vivante, me trompe peut-être.

-Monsieur Van Pelt, l’honneur de votre présentation m’est fort agréable. Que votre mère a eu cœur de faire si long voyage à son fils pour passer quelques mots d’amitiés, vous voilà bien serviable, en plus de faire votre pupillat. La cour marmonne, un regard sur l’assemblée ramène le silence.

Elle s’agite, l’un des premiers à s’officialiser, un des premiers à s’officialiser et un raté en matière diplomatique.

-Vous direz à votre mère, cependant, qu’elle aurait pu vous éviter ainsi les murmures de la cour mon jeune ami. Ou vos sœurs qui s’épanouissent tant à la capitale. L’on ne s’adresse pas à l’Impératrice en la nommant Madame, votre altesse ou son altesse sont des meilleures ententes. Un sourire indulgent orne mes lèvres. Votre requête a été entendu, mais est-ce votre requête ou celle de votre mère ? Là et la question monsieur Van Pelt…par suite, je n’ai point d’accord à donner mon ami, vous vous présenter ou pas, comme un grand garçon…

Parce que ce n’est pas sa mère qui m’intéresse tout de même. Ni lui en l’occurrence mais c’est une autre histoire. Quand à donner mon accord, voilà le chose amusante, les incidents diplomatiques découlant d’un refus ne seraient guères agréables. Idiot, maladroit ou fils à maman ? Bonne question.


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MessageSujet: Re: [CLOS]L'Impératrice et l'Idiot, ou comment se faire rejeter en 10 leçons officielles (Lilith) Mer 5 Avr 2017 - 21:18
Que pouvait-on attendre de l'ortie qui pousse dans la fissure d'un mur ? On pouvait arracher la tige encore et encore, elle repoussait. Il aurait fallu abattre ce mur. Ce mur hélas était un des piliers qui soutenaient la demeure. Alors, il se contenait de croitre malgré les tentatives brutales pour le tenir à distance.

La foule compacte bourdonnait à l'unisson, répondant à son chef d'orchestre endeuillé. L'impératrice était à la fois telle qu'il se l'était imaginée tout en étant bien différente. Il ressortait de ce teint diaphane un éclat inattendu, contrasté et en cela même accentué par des atours nocturnes. Bien que ce mariage ne fût qu'un arrangement politique comme bien d'autres, le décès du prince consort ne remontait qu'à trop peu de temps pour être oublié, d'autant plus dans ces circonstances mystérieuses.

Kostia n'avait nul besoin d'imaginer combien il devait être pesant de se voir ainsi sollicité pour de nouveaux engagements. Lui-même, aussi jeune fût-il, trouvait que son veuvage avait été mal habilement écourté en le forçant à venir se désigner ainsi comme le dindon de la farce, une seconde fois. A la différence notable, et tout de même appréciable, que l'obligation ne stipulait pas que l'union était déjà sellée par quelques tours de passe-passe sournoisement effectués.

Alors qu'il se faisait réprimander par cette voix délicate, le regard sombre de Nastia brulait pratiquement sa nuque, incapable d'en faire plus pour contrecarrer ces agissements ridicules. Si son expression souriante resta intacte, nul doute que la honte qui l'accablait retomberait violemment sur son cadet, sitôt sorti de cette pièce. Cela ne pouvait lui faire aucun mal, il y avait des choses que même sa grande application ne pouvait contrôler. Il atteindrait ce cœur sec et friable un jour, et il faudrait bien qu'elle prenne le temps de plonger dans ses propres travers. Un désirs en apparence mauvais qui ne tendait qu'à ouvrir cet esprit étroit et délétère pour le libérer.

Rien qui ne l'étreignit, mis à part le sentiment d'avoir tiré du gros gibiers. Sa face perdit néanmoins le peu de contenance qui lui restait, son corps s'affaissa substantiellement sur lui-même, s'enfonça dans la gêne comme ses iris dans le sol. Les courtisans auraient de quoi jaser, c'étaient un de leurs passes temps favoris et il se féliciterait qu'on parle de lui en termes peu élogieux. Madame… Que ce mot était brillant. Le benêt en plus de fils indigne, il agrandissait ainsi la liste des adjectifs péjoratifs venait orner son éminent blason.

Tel était son choix, malgré le poignard prêt à taillader sa chair, si ce n'était pas déjà le cas. La carcasse rachitique et malingre d'une jeune fille au sourire de nacre, pouvait-il seulement se donner le droit de la rejeter ainsi, lui qui n'avait ni ambition, ni rêve ? La vacuité de son existence il la comblait de cette manière, il s'en rendait bien compte, au travers cet amour fraternel, au travers cette dette éternelle. Difficilement, il releva le regard, toujours engoncé dans ce simulacre de mortification qui déformait ses traits.

- C'est Mad… , il faillit trébucher sur le mot qui avait offensé tant d'oreilles dans un écho salvateur de la bêtise dont il se faisait acteur. Votre Altesse, son conseil a éclairé ma personne à mainte reprise, je ne peux le contredire. Je vous prie de croire que je suis profondément navré d'avoir été si malpolie à votre encontre, alors que je suis porteur d'un message qui m'est pourtant si précieux à titre personnel. Je n'ai guère l'habitude de tout cela, alors que c'est, croyez-le, une telle joie pour moi d'avoir le privilège de vous rencontrer… Son souffle saccadé brisa son silence un instant, avant qu'il n'ouvre la vanne à un nouveau le flot de paroles surchargées de fioritures inutiles. Et de vous exprimer ma sincère sympathie. Ma chère Nastia, ici présente, ne saurait mieux vous narrer combien il m'est agréable et pourtant si affolant de me trouver en face de vous, et devant tous vos si brillants sujets. Pour répondre à votre question, sachez que je me présente, en ce jour, porté assurément par une conviction toute singulière qui n'anime que ma personne présentement.
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]L'Impératrice et l'Idiot, ou comment se faire rejeter en 10 leçons officielles (Lilith) Mer 5 Avr 2017 - 22:56
Nul doute que je n’ai point levé mon regard de ce jeune homme, dévisageant ses traits et observant ses humeurs, impassible même sous les murmures des courtisans. Ce sont des choses auxquelles on s’habitude, des choses aisées, des rouages d’une machinerie fort bien organisée.

-Nous y voilà donc mon jeune ami, vous vous présentez au nom de Thémis je suppose, ou bien de la ligue entière ?

La ligue Raclusienne peut avoir choisis un élu ou bien les cités préférées chacun son poulain, les choses s’étaient déroulées ainsi auparavant, cela ne pourrait changer, ils sont comme ça. Quoi qu’il en soit, l’on peut affirmer que Constantin Van Pelt est premier ainsi officiel, qu’il n’ait pas l’air à la hauteur ne me dérange en aucun cas, parfois, à vrai dire, je me dis qu’un idiot fera bien plus l’affaire, me permettant ainsi de convenir aux règles de la société et de m’enticher d’un mari qui se contentera de…

De faire je ne sais quoi, comme aller arroser les géraniums par amour des plantes. Peut-être est-ce cela qui se présente, mais j’ai toute une année à supporter les choses, à les envisager et à les décider. EN attendant, j’ai le temps de discerner le défilé des idiots et des affables. Constantin est peut-être seulement idiot…

-Quoi qu’il en soit, votre présentation est ainsi faites devant les témoins de la cour, vous pourrez faire votre cour lorsque les choses le permettront. Néanmoins je ne puis vous accorder plus de temps, nous nous reverrons, Monsieur Van Pelt.

Ainsi je le congédie, rapide, bien entendu, mais il n’y a guère plus de chose à dire et je ne veux, ni ne peut lui octroyer plus de temps, d’une part le lieu ne le permet pas, de deux, je suppose que nous n’avons guère plus de chose à nous dire. Quand les délais le permettront, il pourra envisager de me faire la cour et je suis forte aise à l’idée de le découvrir sans les regards, qui jouent aussi parfois sur les comportements des plus jeunes…


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MessageSujet: Re: [CLOS]L'Impératrice et l'Idiot, ou comment se faire rejeter en 10 leçons officielles (Lilith) Ven 7 Avr 2017 - 19:09
Représenter Thémis ou la ligue, cela ne changeait rien pour lui, il était enlisé dans le même bourbier et on continuait sans ménagement d'appuyer sur sa tête pour qu'il finisse inexorablement par suffoquer. Plus ou moins de pression, mais certainement pas celle qui le faisait endosser ce costume stupide et blessant. Leurs affaires présentes ne l'intéressaient pas vraiment, ce qu'il en savait ne lui donnait que des aigreurs d'estomac. Sa préférence avait toujours été porté sur le passé puisque l'avenir était de toute façon bouché par des nuages aussi noirs qu'imposants. S'il arrivait simplement à s'éclipser de ces jeux politiques pour une vie plus simple il pourrait s'estimer satisfait pour un temps. Une bonne nouvelle s'accompagnait d'un fatal revers.

- Il y a eu quelques échanges, je ne suis que le premier de la liste, ainsi qu'on me l'a formulé de source sure. La brave cité de Thémis me soutient, et soutient également votre altesse dans ses choix, quelques qu'ils fussent. La ligue cultive ses différences en son sein, tel est pour ainsi dire la coutume de nos contrés.  

Un choix contestable mais point contesté. S'il n'y avait eu qu'un seul prétendant, il aurait été évincé depuis bien longtemps de la course, avant même qu'elle ne commence. L'indépendance des cités avaient ses points positifs et ses points négatifs. Séraphine avait été l'une des première a refuser de se ranger sous une unique bannière, ce qui n'avait rien de surprenant lorsqu'on savait qu'elle avait été ses intentions. Placer sa propre lignée à une place privilégié était plus réjouissant et écrasant qu'un quelconque étranger. Des étrangers, elle en voyait beaucoup, sur presque chaque visage qui ne lui était pas suffisamment familier.

Pour l'heure, Kostia ne sentait pas inquiet. Il entendait de voir qui d'autre allait se présenter au portillon impérial. Il aurait tout le loisir d'observer et de se renseigner sur ses rivaux, voire même de leur faciliter le travail. Avec ou sans costume d'imbécile, son profil n'avait rien d'enthousiasment pour ce poste. Il n'avait même jamais su faire beau dans un décors tel que celui-ci. Sa nature ne s'accordait pas avec la vie d'une cours, sauf si on souhaitait donner un piètre image des plus hauts rangs de cette société.

- Bien évidement, je ne voudrais pas abuser de votre temps si infiniment précieux. On me dit parfois que je m'entends bien trop en parole. Il serait bien plus sage que je me taise à présent. Du moins, j'ose en avoir l'espoir, jusqu'à une prochaine rencontre. Ce fut, n'en doutez point, un véritablement ravissement, votre altesse.

Il s'inclina de nouveau gauchement, tel un enfant encombré par ses habits du dimanche et qui ne sait trouver la place qui lui est dévolu dans ce temple. Kostia traina un peu, chercha du regard son ainée d'un air pratiquement apeuré. Nastia, impassible sous son masque aimable l'avait enfin quitté des yeux pour s'attarder en revanche sur l'assemblé bourdonnante. Il recula finalement de quelques pas sans même oser tourner le dos à la haute instance qui gouvernait depuis son trône la vaste nation.

Idiot peut-être, on l'avait toujours dit, et il n'avait jamais contredit les insultes qu'on lui jetait. Elles étaient son bien, sa porte de sortie, sans savoir pourtant où aller.
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MessageSujet: Re: [CLOS]L'Impératrice et l'Idiot, ou comment se faire rejeter en 10 leçons officielles (Lilith) Ven 14 Avr 2017 - 12:53
Il n’est pas si idiot que cela, ou en tous les cas, il a retenu les principes de ses terres. De ce fait bien simple, il attire tout de même mon attention, mais on aura bien compris, que depuis son arrivée devant moi ce jeune homme me fait poser des questions. Séraphine Van Pelt n’a guère traîné, je reconnais bien là, la dame dirigeante, main de fer dans un gant de fer, le velours m’a toujours paru bien abstrait chez elle. Mais elle est une femme qui tient son monde et je ne puis lui reprocher cela.

Je détaille un instant le jeune homme, incapable de me faire un point précis de son portait, un gentil idiot serait fort idéal, en quelques sortes, facilitant ainsi la prise de place à mon flanc. Elrich n’était pas ainsi, mais je dois remercier les Dieux d’avoir pu ainsi conjuguer le hasard pour former deux êtres tels que nous. En attendant, le suivant ne devra pas être trop intrusif, plus j’y réfléchis, plus une créature pour faire joli, un peu idiote, ne devrait pas me déplaire. Et ce jeune homme parait….

Enfin, il est un peu jeune, mais cela n’est en rien dérangeant, je ne sais guère ce qui sera…je réfléchis, je divague, j’incline mon visage en silence, le laissant ainsi s’en aller. J’en saurais plus à son encontre quand il me faudra supporter les invitations et les moments de politesse que je me devrais de lui accorder, comme de tout à chacun. Au fond, il m’a été bien aise d’être mariée avant ma naissance, ou promise, m’évitant ainsi de supporter les galanteries insipides de flatteurs…

La cour va parler avec plaisir de ce premier prétendant, ouvrant ainsi le bal aux autres, car comme on le dit, quand un s’est lancé, d’autres vont suivre.



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