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 :: L'histoire Ambrosienne :: 4 ème niveau de la cité

[CLOSDans les bras de la nuit, funeste est son destin [LIBRE]

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Richard Welton
Ministre de la justice
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Nationalité : Ambrosien
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MessageSujet: Re: [CLOSDans les bras de la nuit, funeste est son destin [LIBRE] Sam 14 Oct 2017 - 2:57
Bien, elle s’excusait ! C’était, certes, la moindre des choses, et je me doutais bien qu’elle s’excusait contraint été forcée, mais je n’allais pas le lui reprocher ! Elle faisait ce qu’elle devait faire, qu’elle soit partante ou pas, d’accord ou pas. Tout simplement. Et je me doutais que son supérieur hiérarchique présent en cet instant n’était pas là pour rien ! Il était donc là pour lui rappeler sa place, à elle, tout simplement ! Oh et sans doute aussi pour me rappeler que je devais respect et déférence envers les prêtres et prêtresses de Mirai…. Je lui souris poliment et rétorquais à la jeune femme que ses excuses étaient d’ores et déjà acceptées et les évènements, oubliés, dans la mesure où elle ne ferait aucunement preuve de récidive. Après tout, pensais-je, nous n’étions pas dans un petit patelin paumé où les prêtres étaient parfois la seule forme d’autorité…

Je restais silencieux et j’écoutais tout en me caressant le moment, en pleine réflexion sur ce qu’elle disait de sa rencontre avec la jeune femme, sur le comment, sur ses hurlements, ses propos… mais, je ne comprenais pas quelque chose… je ne comprenais pas en quoi la faucheuse pouvait être devancée, dans la mesure où toutes les morts lui étaient dues, d’une manière ou d’une autre… n’était-ce pas une sorte de blasphème que d’admettre que cela ne soit pas possible ? Voilà ce qui me mettait mal à l’aise. Ou alors, c’était juste des divagations d’une personne presque morte, j’avais constaté cela, régulièrement. Mais pas assez souvent pour en faire une preuve formelle…

« Une enfant ? Allez-vous bien ma sœur ? Il ne s’agissait pas d’une enfant, mais d’une jeune femme, dans la vingtaine…. Parlons-nous bien de la même chose ? »

Oui, là, j’étais confus. Je ne comprenais pas… de quoi me parlait-elle en abordant l’idée d’un enfant ? Avait-elle assisté à un autre meurtre ? Voilà qui changeait les perspectives… quant à la suite de l’enquête…. Je n’allais pas répondre à sa question, que je jugeais comme rhétorique. Il n’y avait pas de réponses à donner.

« Les gendarmes font tout ce qu’ils peuvent, donc si vous les laissez faire leur travail, ne doutez pas que nous aurons bientôt toutes les réponses à toutes nos questions ! »

Je ne lui reprochais rien, avec ces mots, je me faisais juste fort de lui dire que je ne lui révèlerai rien comme ça…

« Rien à apporter à votre témoignage ? »
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MessageSujet: Re: [CLOSDans les bras de la nuit, funeste est son destin [LIBRE] Dim 26 Nov 2017 - 22:49
Dans la vingtaine ? Alessia ne se rendait probablement pas compte de l'age de la défunte. Sa pensée était restée ancrée dans le visage encore juvénile de la demoiselle. Si elle n'était plus une enfant de part les courbes de son corps, sa voie effrayée la renvoyait à une fillette apeurée. Et la Sœur n'avait pu retenir que cela...
Une jeune fille terrifiée, mourant dans les bras d'un inconnu. Seule.

-Nous parlons de la même chose, Monsieur Welton. Veuillez m'excuser, elle me parait tellement jeune pour avoir subit le traitement que l'on pense deviner d'après les marques de son corps...
Ses mains serrèrent doucement ses genoux. Mais nous parlons bien de la même jeune femme.

Alors que le Ministre lui assurait que les gendarmes trouveraient quelque chose, une piste peut être ? La sœur eut un petit sourire crispé. Il estimait et estimerait jusqu'à la fin sa présence comme une gêne. Même si elle avait pu paraître indélicate, elle ne pensait pas à mal. On la mettrait à l'écart, et pour cause, elle n'appartenait pas aux forces de l'ordre. Elle n'était qu'une simple prêtresse.
Soit. Elle s'informerait d'elle même.
Une marque de plus ou du moins sur son corps ne ferait aucune différence à son sens. Or, les flammes lui apporteraient toujours une réponse.

-Ne vous inquiétez pas, Monsieur le Ministre. Si ma conduite a été déplacé, soyez sûr que cela ne recommencera plus.

Elle regarda du coin de l’œil le haut-prêtre Julien, une mimique de satisfaction se dessinait sur son visage. Cachait-il ses plus sombres pensées derrière ce genre d'expression ?

Son témoignage ? Que pourrait-elle apporter de plus à ses propres dires ? Elle lui avait déjà conté les événements de la Nuit en prenant soin de n'omettre aucun détail. Elle ne pensait pas que ses souvenirs puissent lui faire défaut.

-Je pense vous avoir raconté la totalité du déroulé jusqu'à votre arrivé.
La prêtresse baissa les yeux, doucement. Je regrette simplement de ne pas avoir ouvert la porte avant. Peut être ne serait elle pas morte ? Peut-être aurais je pu apercevoir son agresseur ?

La Sœur avait beaucoup de question, et très peu de réponse, mais elle ne doutait pas que cela ne durerait pas.
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Richard Welton
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MessageSujet: Re: [CLOSDans les bras de la nuit, funeste est son destin [LIBRE] Mar 28 Nov 2017 - 14:13
La vision qu’elle avait donc eu de la scène était légèrement différente… mais bon, il fallait mettre cela sur le compte du choc. Paradoxal pour une prêtresse de Miraï, sans doute… je lui souris, le plus aimablement que je pouvais. Toutefois, je lui lançais une remarque un brin ironique, faisant froncer les sourcils de son supérieur. Mais c’était normal ! Après tout, nous étions dans un lie de respect des morts et de la Mort.

« C’est vrai qu’il y a un âge auquel subir un tel traitement est normal… »

Enfin bref, cela ne changeait pas grand-chose à la situation, mais bon, il était vrai qu’elle était encore bien jeune pour décéder. Voilà une vérité et une justesse… je restais un moment silencieux, replaçant dans mon schémas mental les propos qu’elle me tenait. Mais bon, il n’y avait rien de bien nouveau là-dessus… je réfléchissais alors aux questions les plus intelligentes à poser. D’ici là, elle me présentait de nouveau des excuses, ce à quoi je répondais nonchalamment ou presque.

« Oui, je n’en doute pas. Vous faites la différence entre la campagne et la ville. Ici il y a des gens pour investiguer… mais passons donc, pleurer sur le lait renversé ne l’a jamais remis dans la cruche… »

Mais bon, tout ça pour revenir sur cette histoire des questions qu’il aurait été bien aisant de poser, en ce qui concernait le dérouler de la soirée où elle avait été dérangée par la victime… oui, c’était un peu froid de ne pas m’apitoyer sur son sort, de ne pas davantage la plaindre. Mais pour ainsi dire, c’était presque secondaire… l’important était de faire en sorte que ça ne se reproduise plus. Enfin, il faudrait un examen du corps plus poussé pour savoir quels indices avaient laissé le ou les coupables…

« Bon, revenons donc un peu sur ce témoignage. Rien à signaler, quand vous êtes sortie du logement ? Visuellement, ou auditivement ? Le moindre détail compte…. Pas de poursuivants ? Pas la moindre ombre de trop ? »

Cela faisait beaucoup à lui demander… et ensuite, hop, coup classique, lamentations sur ce qu’elle aurait pu faire ou pas… je restais interdit, un peu, histoire qu’elle vide son esprit et son sac, seulement ensuite, je prenais la parole… mais je n’étais pas forcément le plus à l’aise en matière de réconfort, alors je laissais tomber les discours convenus et l’envie de réconforter, je dis simplement ce que les manuels de l’école de gendarmerie disaient sur le sujet. Je me souvenais, comme de tout ce que je voyais, grâce çà ma prodigieuse mémoire.

« Il ne faut pas vous torturer avec ça…. Je vous enverrais l’adresse où vous rendre pour un léger suivi psychologique… pour vous aider à vous remettre du choc… »

Pour la suite, j’improvisais.

« Et n’oubliez pas : avec des si on coupe du bois, on fait de la musique, mais on mettrait Ambrosia en bouteille… »

Une manière de dédramatiser ? Possible… probable, même ! »  
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MessageSujet: Re: [CLOSDans les bras de la nuit, funeste est son destin [LIBRE] Lun 18 Déc 2017 - 9:43
Les pommettes de la Soeur se tintèrent à nouveau d'un joli rouge tomate, elle mit la main devant sa bouche avant de répondre.

-C'est simplement que Sarkemos ne l'attendait en son antre avant longtemps, la Faucheuse n'aurait pas dû aller la chercher, si tant bien que ce soit elle qui soit venue, si tôt.

Alors qu'il l'envoyait doucement paître avec son histoire de cruche et de lait, elle sentit le regard du Haut-Pretre Julien sur elle, froid et calculateur. Non. Elle se faisait des idées.

-Honnêtement, je pense vous avoir tout dit. Maintenant, si l’Innommable était derrière elle, comme elle l'a hurlé tout en cognant à la porte, c'est qu'à mon sens elle n'était pas seule dans cette rue.

La Soeur s'était penchée vers le ministre, s'emportant une nouvelle fois dans ses conclusions hâtives. Aussi, se rappelant sa leçon à l'aube, ses joues en témoignant encore, elle murmura tout en baissant la tête humblement.

-Ce que j'imagine, vous avez conclu depuis maintenant longtemps.

Elle s’adossa au dossier de sa chaise, calmement.

-Pour ce qui s'agit des ombres... La Nuit était noire, la pluie battait son plein, le vent était présent. Tout n'était qu'ombre menaçante. Si quelqu'un s'était trouvé là, lorsque le vieux avait ouvert la porte, il a pu rapidement se cacher. Si, bien sûr, il y avait quelqu'un.

Dès qu'elle serait de nouveau seule, elle interrogerait Miraï. Mais pour l'heure, c'est vexée qu'elle répondit au ministre, d'une voix froide et d'un regard  glacé.

-Un suivi psychologique ? Monsieur le Ministre, je vous remercie mais je suis quotidiennement confrontée à la mort. Quelle qu'elle soit. Soyez sûr que quelques heures de prières seront largement suffisantes pour me remettre du... choc.

Elle ne doutait pas que l'entretien serait bientôt terminé. Ils tournaient en rond. Elle ne l'aidait aucunement, mais si la Faucheuse daignait lui donner quelques informations.... Elle retournerait le voir.

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Richard Welton
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MessageSujet: Re: [CLOSDans les bras de la nuit, funeste est son destin [LIBRE] Dim 25 Fév 2018 - 22:35
Sincèrement, j’espérais qu’un peu de recul ferait remonter plus d’informations dans sa mémoire, mais au final, non… j’avais espéré quelque chose, à tort sans doute… mais bon, ce n’était pas si grave. Mais elle mettait les doigts sur un détail qui était, je trouvais aussi, très intéressant. En effet, si la victime avait pu parcourir de la distance avant de frapper à la porte, je doutais que cela fasse des kilomètres de distance. Donc, il s’agissait soit d’un acte ayant eu lieu dans la rue, ; soit da ns un bâtiment proche… on ne l’aurait pas laissée s’enfuir aussi loin, dans cette tenue, dans cette situation… donc l’assaillant devait être caché dans les ténèbres alentour…

« Nous sommes en effet d’accord sur ce point… »

Pour le reste, au-delà de cette conclusion, je n’envisageais pas de lui en dire beaucoup plus… toutefois, je préférais profiter de l’occasion pour parler d’un détail que le légiste avait entraperçu… et du coup, je préférais demander à des religieux qu’à des profanes, juste au cas où… même si du coup, la question s’adressait plus au grand prêtre qu’à la blonde… je lui fis un sourire, néanmoins, alors que je sortais la photo de son œil, où y avait la fameuse marque, la leur mettant sous les yeux, juste au cas où… mais d’abord, je répondais à ce qu’elle semblait trouver offensant, cette histoire de suivi psychologique.

« Il n’est pas besoin d’être un détective d’exception pour savoir que vous êtes nouvelle en ville, et je ne doute pas qu’ailleurs, la notion de meurtre devait être abstraite, non ? Aussi, quand bien même vous ayez l’habitude de la mort, cela ne vous habitue pas forcément à des circonstances brutales comme celle-ci… mais bon, de toute façon, en la matière, ni vous ni moi ne sommes décideurs…. Ce sera à votre supérieur ici présent de prendre la décision. D’ici là, si vous vouliez bien vous pencher tous les deux là-dessus… c’es quelque chose que nous avons découvert après vous avoir forcé à vous éloigner du corps…pouvez-vous éclairer ma lanterne sur ce symbole ou pas ? »

Oui, inutile de jouer les prudes ou autres. En effet, là, comme ça, ils pouvaient vite me dire si ce symbole était lié à certains mystères de leur culte ou à des rituels impies… je souris et je restais silencieux attendant de savoir ce qu’ils en pensaient. Mais s’ils ne pouvaient pas me renseigner, alors, dans ce genre de cas, je prendrais poliment congé.

« Je vous remercie du temps que vous m’avez accordé et de votre coopération… nous vous tiendrons au courant du moment où vous pourrez venir récupérer le cadavre à la morgue… »

Puis je m’en irais, tout simplement ! 
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MessageSujet: Re: [CLOSDans les bras de la nuit, funeste est son destin [LIBRE]
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