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Le corbeau aura beau se laver, il ne deviendra jamais blanc. -Astan-

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Hélène de Valene
Comédienne
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Nationalité : Empire de vapeur
Messages : 298
Date d'inscription : 29/01/2017
MessageSujet: Le corbeau aura beau se laver, il ne deviendra jamais blanc. -Astan- Jeu 6 Avr 2017 - 10:11

Suite à mon entrevue avec l'Impératrice, j'avais eu besoin de quelques temps pour moi afin de réfléchir au mieux aux évènements des derniers jours et à ce qu'elle m'avait révélé.
J'étais ensuite allée voir Everard Zullheimer, le Grand Prieur. Si Caroline avait essayé de m'en dissuader, je ne l'avais pas écouté ne pensant qu'au bien être de ma bien aimée.
Si j'avais été malmené, je ne regrettais pas au final cette conversation, peut être un peu la gifle, il faut l'avouer. Les gifles.

Il était maintenant l'heure de tenir la promesse que j'avais faite à Lilith, à savoir rencontrer Astan Chesterfield et voir ce qu'il savait du décès du Prince Consort.
Je n’appréciais pas spécialement cet homme.
Il avait été condamné, il y a maintes années maintenant, à la perte de ses titres, de son argent, de ses biens, bref toutes possession lui avait été confisqué et s'il n'avait été envoyé en prison, il fut rétrogradé domestique. Chose qu'il n'avait jamais connu, il n'avait jamais été du peuple, ne les avait pour sur jamais fréquenté. Aussi je pensais fortement que le juge avait préféré la sentence lui accordant le plus d'humiliation possible.
L'esclavage... Chose horrible que je ne pensais trouver encore dans la Capitale, je me souviens de la réaction de Lilith. Le dégout assorti à une profonde empathie pour les victimes de cet effroyable crime.
Ma réaction première avait été de vomir tripes et boyaux à l'annonce des méfaits causés. Je prônais la liberté d'être et de penser. Ce genre de procédé allait donc à l'encontre même de mon essence, de mon âme.
De plus, il avait associé cela à de la prostitution non déclaré. Qui sait ce que ces femmes et hommes avaient pu enduré de pire, dans l'ombre de la nuit, secrètement....
Cela me répugnait.

Quoiqu'il en soit, au bout de quelques années exemplaires, l'Impératrice le prit à son service. Il est vrai que je n'ai jamais compris la raison de sa décision, ces crimes étaient atroces et impardonnables à mon sens. Mais comme toute impératrice qu'elle était, elle devait avoir ses raisons et l'a respectant, j'admettais son choix.
Suite à ma conversation dans le petit salon plus tôt, j'avais d'abord été surprise puis rassurée de voir qu'elle ne lui faisait pas une entière confiance. En effet, si elle me demandait d'aller à sa rencontre afin de découvrir ce que potentiellement il pourrait savoir quant au meurtre de son époux, c'est bien qu'elle ne connaissait pas tout à son sujet.


Je me baladais dans le Palais à sa recherche.Il n'était pas l'heure du sommeil et le début d'après midi promettait un temps chaud et sec, derniers souvenirs d'un été ensoleillé.
J'avais commencé par le deuxième étage, supposant qu'il resterait vers les quartiers de sa maitresse à faire quelques tâches qu'on lui aurait ordonné. Cependant, après avoir requis sa présence auprès de plusieurs domestiques, aucun ne put me dire avec certitude ou il se trouvait.
Je me dirigeais maintenant vers les sous sols.
Alors que je descendais les marche, manquant de tomber sur une plus branlante que les autres, je me remémorais la dernière fois que j'avais vu cet homme.

Ce devait être il y a deux ans, peut-être un peu plus, alors que ma bien-aimée déambulait dans le jardin à la recherche de quelques fleurs, surement pour son mari, et que nous discutions tranquillement de sujet futiles, il était apparut à nous. Un énorme corbeaux flanqué sur son épaule croassant tant qu'il pouvait. La peau blafarde de son maitre paraissant transparente au soleil et j'avais été surprise qu'il ne s'enflamme pas sous la chaleur de l'après midi. Ses cheveux gouttaient. Était-ce de la sueur ou simplement le gras de ses cheveux coulant avec la forte température de l'été ?
Ma chère et tendre lui avait tendu le bouquet qu'elle avait composé et lui avait demandé de trouver de l'eau et un vase et de le mettre sur la table base devant sa cheminée.
Il s'était confondu en pirouette et en salutation, la regardant avec une grande admiration, exagérée à mon sens. Si beaucoup s'y trompait, ce n'était pas mon cas. Vil, manipulateur, sale et perfide, voilà comment je l'aurai défini à cette époque. Et si maintenant, je n'avais toujours rien à lui reprocher, je ne doutais pas que derrière le dos de tous, il n'était pas clair et continuait à  manigancer quelques plans sordides. Il n'aspirait probablement que retourner à sa gloire passée espérant le pardon total de Lilith après moult années de service.

Alors que je réfléchissais à cela, j'étais arrivée au sous-sols. Je détestais cet endroit sombre et sale. Les rats couraient le long des couloirs en couinant à la recherche de quelques miettes oubliés là.
La grosse Marie tentait tant bien que mal de les faire disparaître mais ils étaient trop nombreux et pour dix tués, une vingtaine apparaissaient le lendemain.
Elle s'était donc contentée de limiter sa chasse aux cuisines.
Et c'est aux cuisines que je le trouvais, mangeant comme un goret un morceau de fromage sur une large tranche de pain.

Je m’avançais vers lui, tranquillement.

-La Marie ? Pourrais tu servir à cet homme un verre de vin, le rouge que tout être viril et fort apprécie avec un bon fromage ?

Je m'assis à côté de lui alors qu'on lui servait le breuvage demandé.

-Bonjour Monsieur Chesterfiel, comment se passe votre journée ?

Je regardais à gauche puis à droite, sa saleté de corbeau n'était pas là. La Grosse Marie n'aurait pas accepté cela.

Le corbeau aura beau se laver, il ne deviendra jamais blanc. -Astan-

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