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 :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: Rez-de chaussée

[CLOS]Les ardeurs impériales [Pv]

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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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MessageSujet: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Jeu 6 Avr 2017 - 12:47
Du plus loin que l’on peut entendre, le chant des rapières résonne dans le couloir principal, faisant ramener des courtisans à la pelle. Les sœurs de la Vélière tiennent les pans de leur jupon pour presser le pas et grimper les escaliers ramenant au-dessus de la salle d’escrime et autre sport en tout genre. Les piaillements intempestifs sont observés d’abord d’un œil noir de la part du garde, lui, il sait, combien l’impératrice a pour horreur des piailleuses durant ses séances !

-Que se passe-t-il ? –marmone l’une d’elle en hissant la tête et la pointe de ses pieds, pour voir par-dessus l’attroupement. –
-L’Impératrice de vapeur a repris l’exercice, elle est déchaînée aujourd’hui !
-Mais je ne vois rien…oh par Aernia, laissez-nous voir !

Attroupement d’oiseau sur les pourtours du dessus de salle, dans les coursives protégées par des filets fins et métalliques, permettant l’observation sans que le corps ne puisse chuter, cela étant arrivé autrefois, les courtisans regardent. Pourtant, dans un coin, quelques gradés daignent commenter, admirant la tenue, la force et la puissance d’une femme.
Je déteste qu’ils m’observent comme des chiens de faïence, la salle, située dans une des plus grosse tour est d’une rondeur parfaite, dont le vitrail sur un coté laisse pénétrer une lueur clair, propageant le blason de l’empire sur le sol. Les grandes portes ouvertes du bas de la salle sont au nombre de deux, gardés, seuls les Grands et quelques rares noms ont la permission de rentrer.

La finesse du marbre se fait maltraiter par les pas brutes des échangeurs, moi et un autre, alors que je ne fais pas de pitié à l’autre. Il faut avouer  que les plus grands empereurs et impératrices se sont excercés ici, mon père avant moi prêter la boxe Eskroise, tout comme Louise de Choiseul, petite princesse d’il y a deux cents ans, exerçait les plus rudes pas de danse classiques. Observée tout autant par les gens de la cour. Des Empereurs ont saigné ici, sans gravité et d’autres ont blessé, tout pareil.

Pour tout vous avouer, ma brusquerie est dû à une chose fort intime, éparpillé depuis les années de mariages avec Elrich. Il y a des frustrations de femme qui me saisissent, le manque de plaisir engage mes humeurs, je suis humaine après tout et quand cela parvient, je me retrouve avec la nécessité d’évacuer une énergie qui restent concentrées. Le sport remplace le sexe, chose pour laquelle je ne puis me satisfaire entièrement seule, et allège l’esprit et le corps quémandeurs. Je sais fort bien qu’une semaine tout au plus est révolu quant à l’embrasement de mon époux, mais nous pouvons convenir que le mois a été franchi quant à la chose…

Le chagrin présent, les instincts naturels restent ce qu’ils sont. Je n’en fais pourtant pas échos et si j’en faisais part à Ross, il ne pourrait que me conseiller. Parvenir dans la chambre de Hélène serait aussi une idée, mais ce serait d’une cruauté sans nom.

Je me déleste de mes ardeurs, donc, d’une autre façon.

Je parre et touche, le repoussant au sol, un grognement sort de mes lèvres, alors que je retire le casque de protection et retire mon gant.

-ça suffit ! Retirez-vous Monsieur, votre retenue m’exaspère, vous m’énervez tous ! Personne n’est apte à me donner correctement le change ?

Mon vieux maître d’arme, meilleur du royaume, se tient sur un des bancs à sa disposition sur le pourtour, d’un air désolé, il hausse les épaules et désigne l’homme au sol.

-Il faut croire que vous les impressionnez ma Dame.
-Bien, si je les impressionne. Qui je n’impressionne pas pour offrir un échange correct avec moi ?

Prononçais-je fortement, permettant ainsi à un courtisan de tenter sa chance, mais le sérieux retient beaucoup de monde, laissant planer un silence lourd. Au centre de la salle, dans un pantalon serrés et une chemise, les cheveux simplement attachées en une longue tresse partant du sommet du crane, j’attends. Je ne suis point en bonne prestance, je suis dans une tenue de bretteuse, botte au pied, sans apparat mais qu’importe et déjà en sueur.

Pourtant une agitation fait marmonner les oiseaux au-dessus, piaillement intempestifs, m’obligeant à me retourner sur la silhouette qui vient d’entrer et faisant naître sur mes traits, un étrange sourire de satisfaction…


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Jeu 6 Avr 2017 - 16:54
Ma foi, c’était bien quelque chose qui me passait au-dessus, ça : ferrailler pour le plaisir. Je veux dire… je savais me battre, et beaucoup mieux que la plupart, mais je ne jouais pas à ça. Je ne me battais que pour ma vie ou mon dieu, pas pour l’esbroufe ! Je trouvais cela fort malvenu ! En toute logique, il n’aurait pas fallu que cela se passe ainsi ! Bien au contraire ! Il aurait fallu qu’n maitre d’arme entraine en privé chaque personne… reconnaitre que tel ou tel était un bretteur réputé ne servait pas à grand-chose… enfin bon, l’Impératrice avait peut-être vanté ses capacités, mais il ne restait qu’une seule manière à mes yeux de vérifier cela : être son adversaire. Quand bien même je n’approuve pas ! Après tout, il était normal, en tant que chevalier du corbeau noir de vérifier ce genre de choses… je restais silencieux et observais l’état physique de l’impératrice. Elle n’avait pas l’air essoufflée… tant mieux ! Je restais silencieux alors qu’elle commentait le fait que personne n’y allait à fond… ben voyons… comme si quelqu’un allait prendre le risque de tuer son altesse impériale, ou même de la blesser.

« Sa Majesté espère sincèrement qu’un courtisan risque d’encourir votre fureur ou vous battant ? Peu de chances. Mais bon, puisqu’il faut quelqu’un pour ce défi, je le relèverai… toutefois, suis-je forcé d’utiliser un de vos jouets au lieu de l’un des miens ? Je trouve ces armes-là fort peu efficaces. Après tout, il ne s’agit que d’estoc, n’est-ce pas ? Je n’y connais pas grand-chose… tout ce que l’on m’a un jour appris est qu’il suffit d’enfoncer la pointe dans le corps de l’adversaire… »

Je souris, amusé.

« Toutefois, si vous y tenez je peux l’utiliser…. Sinon, je puis aussi vous proposer une confrontation de style, les arts Amethiens sont peu connus car interdits à être enseignés aux étrangers, mais ils sont relativement efficaces… que diriez-vous de les confronter à ceux de la capitale ambrosienne. La paume contre l’acier… je vous laisse, votre altesse, le choix des armes ! »

Il était vrai que j’étais plus qu’exécrable en matière de combat à l’épée, toutefois, que l’on parle de bâton, ou de mains nues, je me savais capable de rivaliser. Après tout, l’épée n’était jamais que de l’estoc. Il ne s’agissait pas de ces vieilles armes antiques qui fonctionnaient davantage à la contondance qu’à la perforation ! enfin, dans tous les cas, je passais ma bure par-dessus ma tête pour la retirer, révélant une chemise de lin en guise de haut et un pantalon noir dans un tissu souple mais résistant. Puis, lentement, je remontais mes manches jusqu’au milieu des avant-bras en les retroussant proprement, sans un pli. Puis je pliais ma buire pour la poser en travers d’un râtelier d’arme, bien proprement.

« La main est vôtre, votre altesse. »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Jeu 6 Avr 2017 - 17:56
Je dévisage Everard toujours avec ce sourire, je ne l’aurais pas imaginé venir ici, ou plutôt, je n’ai pas réellement réfléchi. Le fait de sa présence permet de rappeler qu’il est devant les Dieux et le monde, mon protecteur ou mon garde du corps et que nous avons promis de donner le change. Bien entendu, je n’aurais certainement pas pensé le voir participer plutôt, disons que ce n’est pas le genre Amethien, mais je lui souris pourtant.

-Si vous tenez le défi, alors vous pouvez bien choisir vos armes Prieur. J’ai habitude que l’on me donne correctement le change, je ne demande pas plus.

J’en ai besoin.Je n’ai jamais boudé qu’on me vainc, je dois même dire que les quelques échanges présentés avec Ross ont souvent montré mes ratés, et il est toujours de mes amis. Les courtisans sont quelques idiots, mais je ne peux leur en vouloir, le fait est que je ne me sens pas rassasiée par tout cela, et que j’ai besoin de l’être.

-Le compromis me parait efficace Prieur, je garde mon arme, elle m’est fidèle depuis bien des années.

Je lance mon casque en direction d’un des domestiques, faisant naître une nouvelle ôde courtisane quant à leur impression. N’écoutant même plus ce genre de vacarme, je me contente de rajuster les manches de ma chemise remontée, celle-ci est une chemise d’homme ajustée à ma taille, je porte en dessous un corset souple pour soutenir mes effigies féminines et ne pas les sentir souffrir de mes gestes.
Des dames glousses en le voyant se dévétit et je ne peux réprimer un haussement de regard, la distinction de certaines phrases me retiennent un rire. « Il est si bien bâti », « Olallah, quelles épaules » et j’en passe, comme si elles étaient invisibles sous sa bure…

Mais étrangement, je l’apprécie dans ce pantalon et cette chemise, je reprends mes esprits et lance.

-10 touches gagnantes, je garde mon fleuret. Je vous laisse le choix Prieur, cela vous convient ?

Le domestique s’apprête à se rapprocher pour le casque mais j’ignore cela, préférant me positionner après l’accord de Everard, et engager sans mesure de retenue le combat. Je ne suis pas en colère pour faire n’importe quoi, au contraire, le seul désir est de passer intensément tout cela ! De ce simple fait, j’engage, une simple passe, peut-être mauvaise selon sa parade, j’ai besoin de voir ce qu’il va faire dans son art et il est probable que je laisse quelques premiers points filés, histoire de m’adapter.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Jeu 6 Avr 2017 - 22:46
Choisir mes armes ? Mais elles étaient déjà toutes vues, je posais le fleuret d’exercice et commençais à m’étirer. Dans mon art, c’était un passage obligé que d’assouplir une à une les articulations pour ne pas se faire mal. Je disais cela en l’écoutant parler… son arme contre la mienne. Son acier contre ma chair… je ne comptais clairement as l’épargner, même si j’étais un peu tenté, pour voir un peu ce qu’elle valait vraiment ! Au moins pendant les premiers points. Je ne repris la parole qu’une fois parfaitement échauffé que je ne lui répondais.

« Dix touches gagnantes ce sera donc, alors. Mais je vous prierais juste de bien me précisé une chose. Le fleuret, n’est que d’estoc, est-ce que je me trompe ? »

J’inspirais profondément et je me mettais en position de garde classique attendant de voir le genre de technique qu’allait tenter l’impératrice. En fine stratège, elle allait sans doute de me percer à jour alors je préférais montrer le moins d’informations possible. J’écartais mes pieds de la distance entre mes hanches, et fléchissais un genou pour pouvoir rapidement m’engager ou me désengager. La distance entre nous était optimale, elle était forcée de faire un pas en avant pour m’atteindre, étant donnée son extension probable. Enfin, je n’avais aucune certitude. Je verrais bien ! Je plaçais mes mains paumes ouvertes, l’une devant l’autre, la main de derrière presque posée sur la pliure de mon coude et j’attendis sa première offensive.

Quand elle attaqua, je me rendis compte que son offensive manquait de punch. Premier test, je me contentais d’un pas sur le côté d’un blocage de la taille de son fleuret. Facile. Je passais alors, à mon tour à l’attaque, sans temps de pause, me glissant contre la lame pour venir presque porter mon coup de paume sur son épaule avant de me dérober pour retourner hors de portée et attendre la suivante. Les premières phases furent longue. Nous nous testions sans que de réel point soit marqué. Oh il y avait bien les petits tests de départ, et lorsqu’environ trois points furent marqués par l’impératrice, je changeai de garde, éloignant davantage mes pieds pour que mon centre de gravité se rapproche du sol.

« Je vais porter mes coups. »

Première offensive, je passais outre sa garde et donnait un léger coup de paume dans son épaule d’épée. Puis je me reculais pour la laisser reprendre son souffle. Je ne souriais plus. Je devenais sérieux. Un point à trois pour elle. La vraie lutte commençait !


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Jeu 6 Avr 2017 - 23:17
Je souris, parfait. Porter ses coups incombent de passer aux choses sérieuses, c’’est bien ce que je t’attends, nous avons valser jusque-là et il m’a laissé le testé, mais j’ai dans l’idée qu’il a compris que je voulais le découvrit, trois points de marquer, un pour lui, je me contente de sourire. J’apprécie les échanges de combat, je ne le nie pas, mon corps et mon esprit en a besoin, tout comme j’ai besoin de me retrouver dans mon atelier.

Son sérieux entraîne le mien et l’ambiance s’alourdit, ce que j’apprécie plus encore, le sérieux de nos traits et la présence de nos personnes imposent un silence dans la salle. La chorégraphie du combat est plus spectaculaire d’un point de vue extérieur, mais je parviens parfaitement à faire abstraction des présences cœur et corps offerts à mon partenaire, Everard porte désormais ses coups, mais je ne m’en prive guère non plus. Deux points sont vites rattrapés, il me fait mal mais rien de dramatique, la remise en place de nos statures nous poussent à nous réengager. Il marque deux de plus rapidement, dont un en me faisant tomber.

Sans me déconcentrer, au contraire, me libérant au fond d’un poids pesant mais qui ne s’estompe pas encore, il tente encore de me déséquilibrer, au lieu de chuter, je l’entraîne en feintant une de mes bottes déjà montrée, et le fait tomber au sol en frappant sa jambe de mon pied, et touche. 4 à 4 mais fort agréable.

Les secondes qui défilent fait retenir les souffles, j’entends vaguement des « oh », « ah », « joli » venir en bruit de fond comme un chant murmuré des obligés de cour. Ma méfiance s’installe par la suite, Everard est bon, meilleur, mais c’est une évidence que je sais depuis un moment, et il n’épargne pas mon corps tordu.

La suite des points est plus difficile, je me méfie, il n’épargne rien, défensive moins offensive, je prends garde, non que je veuille gagner, peu m’importe, mais j’ai pour désir de le résister. Mais il reprend le dessus, me devance d’environ 2 points, le quart d’heure s’émancipe, il ne reste qu’un point au final à saisir pour lui, un retard de deux pour moi. Le corps mis en souffrance est un peu libéré, il se sent soulagé dans cette douleur des membres.

Je m’avance, j’espère obtenir le point de retard, volontaire mais réaliste, l’enchaînement d’Everard m’échappe, je vois son visage et une douleur à mes tempes me fait lacher le fleuret, titubée, l’équilibre coupé sur le coup, je tombe sur les fesses et cesse de bouger un instant…

Le dernier point lui est acquis, on marmonne autours et il me faut quelques instants, pour me reprendre, et sous les complaintes courtisanes, je reprends mon souffle, j’ai chaud, je me sens bien, et je regarde sa silhouette, je saisis la main tendue, m’empoignant fermement à son poignet, sa peau sous mes doigts, les siens sur la mienne, un choc électrique imaginaire me prend, je le regarde, la chaleur lancinante du corps s’agite.

-C’était parfait…


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Sam 8 Avr 2017 - 15:14
Je ne vais pas vous mentir. Je suis loin d’être le meilleur dans l’art des mille paumes ! Et Comme je n’avais pas le droit d’utiliser certaines techniques excepté pour défendre ma vie, je n’avais pas été poussé dans mon maximum. Disons que je m’étais battu du mieux que je pouvais compte tenu de la situation. Je l’aurai vaincu avec un écart bien plus important si nous avions été en privé. Mais elle n’avait pas besoin de le savoir ! A quoi bon. Légèrement haletant, je tendais la main pour l’aider à se relever, la rattrapant par les épaules une fois debout, n’ayant qu’un léger hochement de tête face à son compliment. Elle était douée, mais ce n’était qu’un divertissement pour elle. Pour nous c’était un art de vivre, presque. Ellle avait une arme, nous étions des armes !

« Faites attention, Altesse, vous risquez d’être étourdie encore quelques minutes. Je voulais marquer les esprits avec ce dernier coup … mais je l’ai peut-être asséné un peu fort. Avec ce coup je touche l’oreille interne… aussi vous risquez d’avoir des pertes d’équilibres pendant une petite vingtaine de minutes encore. »

Je m’approchais dangereusement d’elle, observant ses tempes, pour voir si j’avais laissé une marque. Pas à droite… mais à gauche… il y avait un légère zone marrons, du à un hématome… j’y étais sans doute allé un peu fort. Mais bon, à quoi d’autre pourrions-nous nous attendre, au juste ? Je m’étais un peu trop laissé emporter… je lui bloquais la tête, bien que ce soit contre les convenance pour observer la marque plus attentivement….

« Puis-je conseiller à sa majesté de consulter mademoiselle Spina ? Elle vous fournira un baume pour atténuer la marques… toute mes excuses. »

Je la lâchais et m’inclinais. Avant de présenter mon poing que j’enfermais dans mon autre main, m’incliant de nouveau, comme le voulait ma coutume pour ce genre de combat, avant de lui dire, sur un ton guindé mais sincère.

« Je vous prie d’accepter mes remerciements pour cet échange. »

J’avais encore très chaud… on me fournit une serviette légèrement humide et je me nettoyais le visage, éliminant les traces de sueur sur celui-ci. Pour le reste… disons que j’attendrais juste d’être seul. Ce n’était définitivement pas pour rien que les Amethiens ayant étudié au monastère n’avaient pas le droit de provoquer, ou d’accepter des duels. Le jeu était faussé d’emblée. Dans celui où j’avais été élevé, on racontait la légende que l’un des grands maitres des mille paumes pouvait arrêter une balle à mains nues, ou encore détruire un mur à coup de tête tant il avait appris à concentrer son énergie. On racontait même qu’il pouvait blesser sans même toucher, juste avec son aura, son chi.

« Si je puis me permettre, votre altesse, puis-je vous suggérer de retourner vous reposer dans vos appartements le temps que les étourdiment cessent ? »

Je venais de la reassaisir par l’épaule parce qu’elle avait, toujours à cause de mes coups, manqué de tomber… j’avais définitivement frappé trop fort…


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Sam 8 Avr 2017 - 16:05
C’est délicat de profiter d’un échange réellement sous les regards des courtisans. Le moindre geste, la moindre chose est épiée, non que j’ai quelque chose à me reprocher, ou que je pense avoir quelque chose à me reprocher, mais parfois, cela est plus agréable de ne pas avoir un public. Je m’y suis fait depuis le temps, mais je ne vais pas avouer que j’ai du plaisir dans cette éternelle représentation. Saisie par les épaules par Everard, il me redresse, nos hauteurs peu différentes, je suis un peu étourdie, mais il me parvient une certaine surprise, il me prévient, je ne sais si l’on peut taper plus fort, mais une chair tel que le mien marque aisément.

Enfant j’étais la princesse au bleu, dû en toute affirmation aux escapades dangereuses que je savais faire. La chair pâle marque, elle ne se retient jamais et quand il veut vérifier mes tempes, je ne dis mot, le laissant faire pour ne pas montrer de refus sous les regards étranger. Bien entendu, jedois me tenir surtout pour ne pas être comme je le suis à mon habitude, réticente à accepter les inquiétudes des autres.

-Ne vous excusez pas, c’était ce que je souhaitais en échange.

Une légère douleur aux tempes reste présente, mais je ne veux pas qu’il s’en inquiète ou se sente coupable. Non que je le pense enclin à cette chose pour le coup. Everard est un amethien fort bien entraîné, je ne suis qu’une faible combattante à ses côtés, néanmoins, je sais parfaitement que je puis me débrouiller, pas assez ce n’est pas mon rôle, mais il m’insupporterait d’être une godiche capable d’un peu de défense si un malheur voulait venir à moi.

Libérée de son emprise sur ma tête, je souris et incline mon visage, l’esprit vague ou plutôt le corps, l’arme est sur le sol, tombée de ma main après ma chute m’empêchant de saluer en sa compagnie.

-J’accepte vos remerciements prieur Zullheimer tout comme je vous présente les miens.

Dans mon esprit, je pense que son apprentissage serait intense et sous la sueur, nous aurons de quoi faire, les battements de mon cœur encore en alerte et les membres lourds de la chaleur de l’effort, je ne me sens pour autant pas autant en alerte que je le souhaiterais. Prenant la serviette d’un remerciement, je ferme et ouvre les yeux ainsi qu’on le fait pour reprendre un peu de contenance ou essayer de se ressaisir mis la main d’Everard est un meilleur soutient.

-C’est ce qui me parait le plus logique prieur.

Marmonnais-je en essayant de ne rien laisser paraître, puisant sur mes forces mais ne pouvant décemment lutter contre l’après-coup du sien. Non que je sois douillette, mais l’on ne peut aisément appréhender aisément une situation étrangère.

-Je serais au petit salon de lecture.

Soufflais-je à son encontre, l’invitant d’une certaine manière à me rejoindre pour discuter, à la petite bibliothèque privée de mes appartements justement. Avec élégance, Madame Loie, susnommée par la cour La Mère se rapproche. Petite femme dodue, dame de compagnie, elle fait partie de l’étrange cercle qui m’est proche. Grande connaissance de mon oncle, elle s’est ainsi vue promulguée à cette place, pour son silence –elle est muette en même temps- et son art, pour écouter ce qui ne va pas. Elle me rapporte toutes les rumeurs de la cour qui flottent et qui grossissent. Je l’apprécie grandement.

Soutenue par ma dame, ainsi je m’en vais, nullement question de passer par les petits salons, la Mère ne dit rien.

-Beaucoup de murmure suite à tout ça.

Ne pouvant parler avec les deux mains, elle hausse les épaules, nous prenons des coursives plus discrètes, nullement les passages secrets et je cesse de me faire soutenir pour marcher, en me tenant un peu au mur au petit salon comme indiqué. Elle se contente de déposer un verre sur ma table basse rempli d’eau et de revenir avec un linge humide pour mon front.

Assise, fort peu élégamment, coudes sur les genoux et tête penchés, je ferme les yeux. La sensation est fort désagréable.

-ça ira, vous pouvez disposer.

Sans insister, j’entends la porte du salon se refermer, seule, j’inspire et soupire lentement, un peu bruyamment, mais le cliquetis d’un mécanisme pousse mon visage à se relever, et mon corps, aussi lentement que la paroi de la bibliothèque révèle une porte….


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Lun 10 Avr 2017 - 17:34
L’échange était fini, je ne rêvais plus que d’aller me changer, après un bon lavage, voire même un macérage dans une baignoire d’eau chaude pour me délasser. Certes, en situation réelle il n’y aurait pas ce plaisir, mais bon, ; pour le reste du temps, à quoi bon se privé ! Je ne rêvais plus que de ça… ou peut-être d’un bain de vapeur bien de chez moi, à Ameth. C’était un véritable délice après le travail, le labeur, ou toute forme d’exercice physique ou mental ! Et surtout, cela délassait plus qu’aucun bain que je pouvais prendre. Hors, il n’y en avait pas au palais ! Il fallait aller en ville, et c’était public. Donc non merci. Je saluais une dernière fois l’Impératrice entendant son commentaire avant de finalement m’en aller, la laissant au bon soin de sa petite cour bien basse, suffisamment pour nettoyer ses bottes à coup de langue !

Je savais où elle serait plus tard, aussi prenais-je mon temps pour me nettoyer, faire de copieuses ablutions pour me sentir à l’aise, pus je revêtais à nouveau une chemise de lin propre et lacée au niveau du col, puis un nouveau pantalon, laissant dans une panière, plié, le linge sale pour les lavandières du palais. Autant faire les choses proprement ! Puis, je revêtais une bure relativement épaisse dans la mesure où je souffrais de l’air froid que certains auraient qualifié de doux. Mais je ne venais du sud après tout !

Enfin, je m’estimais prêt, aussi m’avançais-je vers la bibliothèque de mon boudoir et faisais ardument se déplacer une gravure dans le bois. Il y ut un déclic et la bibliothèque s’ouvrit par le côté pour me laisser entrer dans le passage secret, non sans prendre ma lanterne bien sûr, pour m’y engouffrer. C’était plus discret que d’allumer les torches tout le long passage. Autant indiquer d’où je venais si je les allumais, ; et je m’élançais dans le passage, savourant le plaisir de voir cette zone propre. Je l’avais nettoyée rapidement jusqu’au premier carrefour, histoire de ne pas me trahi en faisant rentrer des saletés dans mes appartements.

J’empruntais un escalier pour accéder à l’étage impérial avant de me stopper. Où était le petit salon de lecture déjà ? Je me souvenais avoir exploré un peu pour nos échanges secrets, avec Elrich, mais de là à m’en souvenir avec précision… j’hésitais pour finir par tomber dans un cul de sac. Non, pas par-là apparemment ! Je réfléchissais un peu avant e finalement revenir deux carrefours en arrière avant de finalement prendre à droite et de regarder par le judas, y collant mon oreille entendant l’impératrice demander à) ce qu’on la laisse seule. J’attends un peu avant de finalement déclencher l’ouverture de la bibliothèque, entrant dans le petit salon de lecture.

« Me voilà, Lilith. Comment allez-vous ? Et votre tête, ça va ? »

Je m’approchais d’elle. Un peu trop. Je voulais vérifier qu’elle ne soit pas blessée. Et dire que je m’étais retenu ! Je m’asseyais dans la même causeuse qu’elle afin de pouvoir discuter plus facilement, et ce, même si cette proximité puisse-t-être étrange…


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Lun 10 Avr 2017 - 18:37
Je ferme les yeux, la porte ne s’ouvre pas, l’étourdissement me reprends de nouveau, l’impression d’ouverture est une supercherie de l’esprit un peu désorientée, je me rassois, un instant, ou deux, il aurait déjà dû venir…
Peut-être n’a-t-il pas compris…

Mes pensées s’attristent de manquer une discussion en sa compagnie, avant de réaliser la lourdeur du tissu de mes propres vêtements, et la présence indélicate de la sueur courant sur ma peau me fait réaliser que  je devrais probablement ne pas rester dans cet amas indélicat de sueur et de tissu. A-t-il fait de même ?Cela ne m’étonnerait pas de lui. J’ai toujours remarqué chez le Prieur Zullheimer un sens rigoureux de la propreté, et  des manies précises liées à cela. Encore l’esprit fatigué, mais le besoin de me changer, je me redresse de mon siège, et m’avance jusqu’à la porte, trouvant Baptiste. De  quelques mots de ma part,le voilà éclipsé, Madame Loie de retour, elle m’offre son bras et je disparais dans la salle de bain de mes appartements.

Défaisant de mon corps, bottes et autres vêtures, les laissant au sol, la nudité impériale reflète dans un miroir d’ornement mural et fin, une silhouette pâle, aussi blanche que la porcelaine et dans l’observation de mon propre corps, un instant faible, je porte main à mon ventre, soucieuse, avant de secouer la tête.
Eloignée de la constatation,les visages habituelles des servantes amènent le nécessaire pour retirer du corps la sensation désagréable, leurs âges vieillissant traduisent de leur temps dans ce rôle, je connais leur vie à chacune, leur histoire, leur besoin, parfois, j’ai partagé leur bonheur, leurs écoutes, aujourd’hui, empressée, je leur échange pourtant quelques mots.

Elles me passent les linges humides, détachant du cuir blanc les traces, prennent soin, et viennent poser sur mes épaules,après tout cela, une robe d’intérieur lourde, d’un vert agréable. Je les remercie, les laissant arranger le chevelure en la détachant et en lui conférant une attache plus souple mais tenue,d’une tresse molle de coté, arrangée de courtoise façon.

Nous avons été rapide, mes sens retrouvé, je m’en retourne au petit salon, observant son vide, je soupire et saisit un de mes livres posés sur un meuble, abandonnée là après une lecture tardive, vérifiant le titre sur la couverture, je constate avoir pris un roman d’auteur raclusiens, narrant les péripéties d’un aventurier imaginaire, trouvant objets fantasques et magique, laissés par les Dieux pour les humains. Rien de palpitant mais d’assez plaisant en vérité, pour assurer à l’esprit un calme bienvenu, au lieu d’une petite déception que je ne comprends même pas.

Un soupir et me voilà placée dans la causeuse, ouvrage en main, je prends mon esprit dans le récit, ce n’est qu’un faible souffle, d’une brise venteuse d’un couloir caché, qui me sort de mon ouvrage, faisant naître sur mes lèvres, une esquisse soudaine, aussi douce que plaisante, sincère et presque trop…grande ?

La couverture se referme, je le regarde, se rapprocher et finalement s’assoir de l’autre côté de la causeuse. Etonnée, je l’observe faire, non s’être inquiété de moi.

-Je vais bien Everard. Il porte une odeur de savon, amené par quelques gestes, agréable parfum simple bien meilleur que la sueur d’à peine, qui, pourtant, n’avait rien de nuisible au vu de l’effort  Je vous remercie, vous auriez pu faire le geste final d’entrée de jeu. Mais j’avais besoin d’un peu d’activité…et vous vous êtes prêté à la chose. Vous êtes… Je m’interromps pour le regarder, les yeux ont vagabonder sans fuir et je le détaille maintenant, un arrêt ou deux de battement, je déglutis, réalisant une chose qu’il vaut mieux taire entièrement. Un combattant…magnifique. Bien mieux que le héro de ce livre. Riais-je en levant le bouquin et lui tendant, posant le coude et me penchant légèrement vers lui pour lui passer.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Ven 14 Avr 2017 - 22:18
Quand j’entrais dans le petit salon de lecture je la voyais déjà changée et toute fraiche pour une agréable période de discussion. Et quand je fus assis dans la causeuse, bien confortablement installé pour pouvoir discuter, j’espérais en mon fort intérieur qu’elle se remette bien. Et surtout, j’aimais l’idée qu’elle puisse apprécier justement la situation, mais elle l’avait compris, n’est-ce pas ? Elle avait compris que j’aurai pu lui mettre dix points à zéro si jamais commencé par ce coup plus qu’efficace. Et elle avait dû sans doute imaginer ce qui se serait passé si ça n’avait pas été mes paumes mais mes poings qui avaient frappé… les dégâts auraient été bien plus sérieux ! Je lui souris alors que finalement elle me répondait.

Bon elle avait conscience de la réalité. J’en étais soulagé. Ce n’était pas parce que l’on était quelqu’un de compétent que l’on ne tombait pas ^parfois sur quelqu’un de plus fort… et en plus de cela, avec le développement des armes à feu, ce genre de techniques devenaient de moins en moins utiles. Sauf en cas de guérilla, bien évidemment ! Mais bon, ne parlons pas de malheur. Je n’espérais qu’une chose : que l’on en arrive pas là. La paix était présente, fragile, mais présente, et j’espérais bien qu’elle durerait bien longtemps après moi. Je n’avais jamais connu une véritable guère, ni même une simple révolte, et je ne voulais en aucun cas que cela arrive. La quiétude de la paix, qu’y avait-il de mieux ?

Je plonge mes yeux dans les siens, silencieusement, la regardant alors qu’elle continue de ^parler, m’expliquant ce que je n’ignore pas vraiment… mais c’était différent… la manière dont elle le disait était troublante… et ça me donnait des idées… des idées que je n’avais eues depuis quelques mois déjà mais qui étaient plus que gênantes…et déplacées… heureusement, sa manière de détourner l’attention et changer de sujet me fis revenir à des émotions plus « saines » sans doute.

Je pris le livre qu’elle me tendit, effleurant avec beaucoup e douceur ses doigts en le faisant., restant même un instant bloqué comme ça, mes doigts sur les siens, sans chercher à les écraser ou autres.

« Ma fois, je suppose qu’il faudra donc que je le lise pour me faire ma propre idée… ou alors vous croire sur parole. Ça me semble quelque chose de sensé… mais sachez que la véritable beauté de mon style de combat se révèle quand deux pratiquants l’utilisent, face à faire, sans arme, à mains sues, dans un corps à corps…. Certains y voient même quelque chose de particulièrement beau… de… sensuel… »

Un mot qui m’avait échappé et je ne savais pas trop pourquoi…

« Enfin bref, je dois avouer que vos qualités de bretteuse ne sont pas non plus déméritantes face à ma manière de combattre. Vous faites une belle et fougueuse guerrière. »


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