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[CLOS]Les ardeurs impériales [Pv]

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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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Nationalité : Ambrosienne
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Ven 14 Avr 2017 - 23:04
Mieux vaut changer la conversation, ou essayer, après le soutient de son regard dans le mien, après l’échange silencieux de pupilles azurées cherchant à se tenir l’une à l’autre, pendant un bref instant. Je suis idiote si je le dévisage,comme si je contemplais ses traits pour la première fois, notant dans mon esprit, différence après différence, souhaitant mettre en avant, toute l’évidence de la différence. Everard et non Elrich, vouloir absolument cela au point pourtant de l’oublier, pour ne pas dire, tiens il est différent mais seulement, tiens c’est Lui. Pourtant sans afficher de trouble, les mots viennent aux lèvres et s’en écoulent,librement et sans heurt, jouant d’un rire et d’un détour pour ne pas paraître étrange.

Le suis-je ? La sensation au fond de moi me dit que oui. Je suis étrange. Comme secouée par quelque chose dont je ne sais deviner la présence. Il est préférable de mettre le livre sous son nez et de gager quelques paroles, accompagné d’un rire. Il n’aurait pu mieux satisfaire la femme troublée, apaisant sans le savoir des ardeurs indélicates de veuve délaissée, sans le deviner même. Et même pour toute l’absolution du monde, je n’irais lui confesser.

Entre nous le livre est un rempart, un muret étrange où deux êtres se rencontrent et se touchent. Les doigts présents restent bloqués, un instant, avant de ne réaliser. Que fait-il ? Une omission ? Je ne sais pas, je continue de sourire en le regardant, sans un signe d’effarouchement, je n’ai jamais prêté ce genre de chose. Au contraire, je laisse ainsi ma main, sur le livre, sujette à laprésence de ses doigts, sans bouger, les prunelles adoucies de quelques lueurs indélicates sans que j’y puisse y faire une quelconque entrave.

-Est-ce que nous en viendront à faire ce ballet, les mains nues ? Vous m’avez promis de m’apprendre ce qui sera permis, jamais je n’égalerais votre art et je n’ai pas la prétention de le vouloir, mais la joute m’intrigue, j’aimerais la connaître, un désir…comme un autre.

Nulles rougeurs à mes joues sur ses mots, mais j’ai conscience de mes propos, le livre lui ait laissé, détachant enfin mes pupilles des siennes, un sourire embellit mes traits, plus malicieux et déterminé qu’il n’a pu voir jusque là.

-Je me défends, je vous l’avais dis.

Amusais-je mon corps à lui lancer cela dans une fierté jouée, nullement dans ma nature, je ris doucement, posant un coude sur l’accoudoir entre nous et effleurant mon front avec ma main un instant, je finis par poser le menton sur celle-ci et le dévisager sans offense, simplement, un regard plus…je ne saurais dire. Je le sens moi-meme plus intime qu’il ne le faudrait.

-Le héro de ce roman n’en est pas vraiment un. Il se bat bien mais il est un peu lâche, les pires situations qui ont fait sa réputation ont seulement tourner en sa faveur aux derniers moments. Mais j’aime la fantaisie de ses aventures, un peu comique, ce n’est pas du tout une nourriture d’esprit. Et parfois cela ne fait pas de mal. Excusez-moi Everard, vous avez…vous permettez ? Mais qu’est-ce que je fais….

Ma main avec une audace de femme, séduisante à loisir, s’en va vers lui, l’obligeant à se pencher un peu vers moi, pour tourner son épaule, et mon visage approché, l’indécence de la situation vrille dans mon ventre une sensation de feu, explosion ou implosion, je ne sais, je pars en quête d’une peluche sur son épaule, comme un prétexte, cela en est un entier et total, mais le corps semble vouloir déraisonner…

Arrêtée dans mon geste, je lui souris. Un homme sait quand une femme use de ses subtilités et je sais pourtant pas moi-même ce que je fais, mais je le fais. L’odeur du savon ? Cette odeur qui me rappelle des souvenirs…si indécent. Dictée par un instant que je ne saurais décrire, comme un hurlement me disant d’enfouir mon visage dans son cou, pour me rappeler…je ne sais quoi, un espace disparait.

Un seul…

Celui entre nos visages…

Je ne pense ni aux Dieux, ni aux courroux, ni à la décence, mais portée seulement par une odeur venue du passée, jouant la madeleine de Proust, je saisis dans un élan fébrile, la pulpe charnue de lèvres améthienne.



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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Dim 16 Avr 2017 - 10:54
Bon, vous connaissez cette impression où vous savez que vous devez vous carapate parce que vous allez avoir des ennuis, mais où, contrairement à ce que vous voulez, vos jambes continuent d’aller vers le danger. Vous savez que c’est une bêtise, mais vous y allez quand même… une bourde énorme, colossale, même ! Mais une bourde pareille, vous en aviez envie ! Vous vous entrez, et vous sentez tout votre corps se tende, vos muscles se bander pour pouvoir vous enfuir. Mais non, vous ne le faites pas ! Je suis un papillon. Elle est la chandelle. Et vous bruler semble être une chose impensable et pourtant si proche.

« Je ne sais pas. Pas avant des années… »

Je devais sembler n’avoir rien à faire de ce que je disais, tant j’étais comme... ailleurs… une telle proximité n’étais pas vraiment arrivée depuis quelques mois, et encore, c’était à son insu la plus totale. J’essayais de détourner les eux, pour repartir sur une ambiance plus normal, mais je n’y arrivais pas. Ou je ne le voulais pas ? Je lui souris, affable, essayant de dissimuler le reste là-dessous alors que je répondais sur le sujet de son livre de bas étages.

« Parfois… parfois s’enfuir est plus raisonnable… »

J’aurai du suive ce conseil et foutre le camp en quatrième vitesse. J’aurais dû… je restais silencieux quelques petits instants avant de finalement me laisser toucher, comme un animal effrayé, tremblant très légèrement devant sa main approchante, mais me calmant quand elle entra en contact avec ma peau. Sa main était très fraîche. Presque froide.
Ou j’avais trop chaud.

Mon premier réflexe fut de reculer… mais devant les lèvres qui vinrent s’apposer aux miennes, ce fut plus fort que moi… je répondis. Je ne devais pas, je le savais. Mais je lui rendis son baiser, allant même jusqu’à mordiller doucement sa lève inférieure... avant de me rende compte que je faisais sans doute une bourde immense… mais au fond de moi, une petite voix murmurait très doucement que « juste encore un peu, ça pourrait pas ne me faire de mal ! »
Oui, nous ne faisions rien de mal.
Si.

Je rompais le baiser, encore enivré par lui, un brin effrayé.

« Non. Il ne faut pas… »

Un instant, encore, juste un… je déposais ms lèvres un court instant sur les siennes, à nouveau… j’en avais trop envie…
Puis je fuyais, reculant, et me levant.


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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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MessageSujet: Re: [CLOS]Les ardeurs impériales [Pv] Dim 16 Avr 2017 - 21:40
L’embrasement…
Il vous prend comme un besoin, un besoin compulsif, qui ne saurait se taire qu’avec une satisfaction. Ici, cette bouche. Ces lèvres…une évidence simple qui apporte à l’âme, plus qu’au cœur, quelque chose d’évident.

L’embrasement…
Il relève des braises que l’on aurait cru éteintes, un feu de chair qui, venant naître dans les creux du bas ventre, s’émancipent dans tout l’être, poussant chaque geste à devenir avide.

Cet embrasement…
Il est évident, simple, présent, au premier contact. Qu’est-ce que je fais ?
Je suis devenue folle ? Pourtant…cette odeur me revient comme le songe le plus intense de mon univers. Je ne veux pas. Je ne veux pas m’en éloigner. Suis-je dictée par des instincts que l’Innommable ? Cette peur me parait irréelle. Stupide. Non.
Il essaye de se repousser mais il me répond et ma main vient sur sa joue, les yeux clos, ce mordillement. Je ne l’ai pas connu souvent, mais je le connais par cœur. Mon esprit embrasé ne sait y réfléchir en l’instant et quand le contact se rompt une fois, une plainte s’échappe de mes lèvres.

Je le regarde, le souffle court d’une course effrénée, la bouche entrouverte. Il revient, après quelques mots, un dépôt sur mes lèvres des siennes, je me relève. Je ne suis pas une femme qui parade d’amour, le trouble qui est miens porte des racines anciennes, j’effleure ma bouche du bout de mes doigts, c’est si rapide, je réalise.

-Ce n’est pas possible…ce n’était pas vous…ce n’était pas…

Je relève les yeux et je le regarde. Mes pensées affolées sont proches d’une hystérie furieuse. J’ai embrassé cette avidité, je l’ai déjà fait, je me souviens de chaque fois comme d’un souvenir clair, évident et là encore…je le regarde. Je pense, je…me sens perdue. Partagée entre cette évidence peut-être stupide, et si au fond, ces souvenirs clairs n’avaient été que prodigué sur conseil ?

Qu’ai-je ainsi provoqué ? Mon corps tout entier voudrait…mais je ne veux rien savoir de plus. Je le comprends. Fuir n’est pas ma nature, je me sens perdue, je voudrais le retenir, mais je n’ose.

-Je dois partir…

Je recule de quelques pas, il fuit, moi je m’en vais. Une fuite aussi, je ne veux pas savoir, je ne veux pas comprendre, tenant les pans de ma jupe, le pas pressé, je m’en vais, le plat de la main pousse la porte dans un bruit et je disparais. Une marche rapide me force le pas à mon bureau, les gardes ne sourcillent pas et je pénètre à son intérieur en refermant brutalement derrière-moi.
Le dos appuyé contre la porte, je ne m’effondre en rien et j’observe furieusement le paysage trahit par les vitres de la fenêtre. Un instant les pupilles sont closes, un autre, elles sont ouvertes.

Elrich…je viens de vous trahir, mais je n’ai pas honte de cette trahison. Ce baiser me paraissait plus familier que les nôtres, plus que cela, il me paraissait familier. Peut-être que mon esprit veut chercher quelque chose qui n’existe pas. De ces rares fois où vous partagiez vraiment ma couche, avec une ardeur qui durait presque au matin, j’ai des souvenirs précis. Un parfum dont l’odeur venait sous les premiers cris de plaisir, une odeur simple de savon et ces lèvres mordillées…je suis une idiote.

Une main sur mon visage, je m’éloigne de l’entrée, dirigeant mon corps vers un service d’alcool, glissant dans le fond d’un verre, la présence ambrée d’un whisky clair, dont j’abreuve mon corps pour remettre en action, son système entier.

Si c’est vrai…alors quoi ? Si j’affabule…ce serait mieux. Mais quelle chose m’a prise…Everard et moi commencions à peine…non ce n’est pas cela le pire. Tout cela est impossible et impardonnable, bordée par un contraire entier à la morale, mais si je me retrouve face à lui, seule, je ne jure de rien…et c’est cela le pire…



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