AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
RSS
RSS


 :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: Rez-de chaussée

[CLOS]Rencontre à la carte [Pv]

Aller à la page : Précédent  1, 2
avatar
Richard Welton
Ministre de la justice
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 37
Date d'inscription : 04/04/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Rencontre à la carte [Pv] Lun 11 Sep 2017 - 18:09
Elle n’était pas enquêtrice et elle le reconnaissait alors pourquoi allait-elle se foutre dans ce merdier comme ça ? Elle n’avait rien à faire sur le terrain ! C’était sans équivoque ! Et qu’elle arrête de prétendre que sa majesté lui avait dit d’enquêter ! Elle ne lui avait jamais demandé cela ! J’avais été prévenu que madame Duval suivrait le dossier, mais d’un, je n’avais aucune obligation à lui transmettre les documents, elle pouvait suivre le dossier si elle le désirait, mais ça s’arrêterait là ! Je n’avais aucune obligation vis-à-vis d’elle, la seule chose que j’avais comme obligation, à ce niveau-là, c’était tenir au courant l’impératrice. Voilà ma seule obligation. Je lui avais dit, soit je faisais les choses comme je voulais, soit elle n’avait qu’à se trouver un autre ministre de la justice. Voilà comment je fonctionnais !

« Ne me raconte pas de sornettes. Je sais que sa majesté te fait suivre le dossier, ça ne veut pas dire que tu dois enquêter, alors je n’irai nulle part et toi non plus. Voilà, puisque tu refuses de trouver un compromis qui nous convienne à tous les deux, eh bien moi, je vais te donner un ultimatum. J’espère que ça, au moins, ça marchera. Soit tu retournes t’occuper des pupilles et de la bonne gestion des établissements scolaires depuis ton bureau ! Moi je vais continuer à retourner la ville méthodiquement, je vais continuer à faire mon travail et je coincerai le ou les coupables. Voilà ce que je te propose, et si tu refuses, je mets sa majesté en porte-à-faux : ta suspension ou ma destitution. Tu vois, moi aussi je peux jouer à ton jeu…tu veux avoir la bride sur le cou, mais il faudra pour ça passer sur ma carrière. »

Oui, voilà, je pouvais être une véritable saloperie ! Quand je le voulais ! C’était quelque chose d’essentiel, à mes yeux, que je sois capable de lui faire comprendre que je prenais suffisamment mon travail à cœur pour qu’elle se plie aux règles et aux lois.

« Tu me demande de te laisser faire, de me fier à ce que tu vois, ce que tu supposes, ce que tu déduis, sans aucune formation pénale, ni formation d’enquêtrice…. En somme, tu ne verras peut-être même pas ce que je chercher et le travail sera fait deux fois, en somme, c’est ton incompétence qui m’emmerde ! Et je me soucis de ta sécurité. Tu veux aller fouiner ? Oui, vas-y ! Va fouiner jusqu’à ce que quelqu’un t’égorge parce que tu en sauras trop sans même t’en rendre compte car tu ne sais pas quoi chercher précisément, va te faire tuer, mais puisque tu ne peux pas faire confiance aux gendarmes pour régler cette affaire, j’imagine que tu ne vois pas d’inconvénients à ce que je te retire toute protection pour tes enquêtes parallèles… tu penses faire mieux que les autres ? Vas-y mais tu le feras seule. »

Je lui reprenais toutes les cartes avant de me détourner et lui lancer par-dessus mon épaule.

« Ah ça me revient, j’oubliais un truc… »

Je revenais en arrière pour la regarder droit dans les yeux.

« Pourquoi est-ce que tu ne te contente pas de convoquer au ministère les personnes à qui tu veux parler ? Tu as besoin de ton petit frisson d’excitation à être sur le terrain ? Laisse tomber, c’est juste de la chienlit tout ça… au final tu feras ce que tu veux. Débrouilles-toi. Mais oublie-moi si tu as des ennuis. Tu veux jouer au héros et bien vas-y, j’irai cracher sur tes obsèques… »

Même pas foutue de comprendre que certains pouvaient s'inquiéter pour elle. Qu'elle aille au diable ! Je n'avais plus qu'à rentrer au ministère avec toutes mes affaires ! Peut-être qu'une foid qu'elle se serait fait une frayeur, elle comprendrait.

« J'en parlerai à Sa Majesté. Elle tranchera ! »
avatar
Mélusine Duval
Ministre de l'éducation et des pupilles
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t66-grand-melusine-duval-ministre-de-l-education-et-des-pupilles
Nationalité : Ambrosienne
Messages : 927
Date d'inscription : 26/01/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Rencontre à la carte [Pv] Lun 18 Sep 2017 - 15:05
Mélusine avait en face d'elle un roquet. Bien sûr que c'était son travail, mais le ton qu'il prenait avec elle lui déplaisait fortement. D'autant qu'elle avait pris sur elle pour ne pas s'emporter dans un accès de colère. Mais c'était trop.

Elle restait abasourdi en l'écoutant parler de la sorte. Alors voilà, il prenait cela comme une confrontation, comme une guerre entre les deux ministères. Que pouvait-elle faire ? Abandonner, le laisser faire son travail et rester derrière son bureau en attendant qu'il trouve le moindre petit indice et que pendant ce temps on continuait à voir des cadavres d'enfant et des disparitions se faire de plus en plus ? Cela allait contre ses principes, même si elle n'était pas agrémentée.

Elle constatait surtout que cela touchait l'honneur et l'amour propre du Ministre de la Justice. Comment aurait-elle réagit si quelqu'un venait faire la même chose vis-à-vis de son travail ? Elle ne savait répondre à cette question. Mais elle se sentait blessée par les paroles crues de Richard. Elle ne bougea pas, restant droite mais en serrant les dents. Elle le laissa prendre les cartes qu'elle tenait en remarquant qu'il n'avait pas prit le dossier qu'elle avait dans la main. Finalement il se fichait totalement de ce qu'elle avait bien pu écrire dedans.

Elle ne broncha pas jusqu'à ce qu'il fit demi tour pour lui rajouter les derniers mots qui la fit sortir de son mutisme. Alors qu'il avait les mains totalement encombrées de cartes, la main de la Ministre se leva subitement et la gifle résonna dans le couloir. Mélusine ne s'emportait jamais de la sorte, mais Richard avait été trop loin. Ce n'était certainement pas la meilleure chose à faire, mais il l'avait poussé à commettre cette chose irréparable et elle l'avait fait sans réfléchir avec colère. Alors, toutes les pensées du passé qu'elle avait eu jusqu'ici se brisa en petits morceaux. Il était devenu un personnage odieux.

La main encore tremblante de nervosité elle lui jeta par dessus ses cartes le dossier qu'elle devait lui remettre.

- Tu oublies ça.

Elle tourna aussitôt les talons pour ne plus à le voir dans les yeux.

- Je vais sur le terrain uniquement pour inspecter les orphelinats comme je l'ai toujours fait. Tu ne veux pas que j'enquête, très bien, j'attendrais que tu trouves le coupable rapidement. Mais j'irais toujours visiter les orphelinats comme d'habitude en faisant mon travail et rien d'autre.

Elle fit quelques pas dans la direction opposée avant de se retourner vers Richard une dernière fois.

- Si jamais il arrive quoique ce soit aux enfants disparus, je te tiendrais personnellement pour responsable de l'incompétence de ton Ministère.

Mélusine lui jeta un dernier regard glacial tout en maîtrisant sa rage intérieure. Puis, elle se retourna et disparu rapidement dans un virage du couloir. Elle savait cependant que malgré qu'elle ne pouvait plus rien faire, d'autres le feraient à sa place. Mais ça, le Ministre de la Justice ne le savait pas heureusement.

Au bout de quelques mètres, sa vue se brouilla de larmes. Elle les retint jusqu'à sortir totalement de l'enceinte du Palais et n'explosa en sanglot que lorsqu'elle se trouva seule dans sa calèche. La relation avec Richard allait prendre un autre tournant à présent.


Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chroniques d'Ambrosia :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: Rez-de chaussée-
Sauter vers:  
Il était une fois AmbrosiaNos Partenaires

Retrouver nous sur