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[CLOS]Mon père, ce héros [Everard Zullheimer]

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MessageSujet: [CLOS] Mon père ce héro! Ven 22 Sep 2017 - 13:08
Cet homme était incroyable. Il était bon et généreux et il se souciait de mon sort dans la capitale. On peut dire que cela me touchait beaucoup. Il devait être ainsi avec toutes les autres personnes, mais j'avais l'impression d'être une privilégiée. J'avais bien conscience que ce n'était pas n'importe qui, c'était le Prieur Zullheimer, le frère du Prince Consort. Malgré toute l'importance de son statut, il avait l'air d'être resté une personne facile à aborder, simple, il n'avait pas renié ses racines Amethiennes et se comportait comme toute personne du Protectorat, l'esprit de la capitale ne semblait pas lui monter à la tête.

- Ne vous en faites pas pour moi, Prieur Zullheimer, Madame Flora m'a promis plus d'heures de travail si les affaires marchaient bien, et je pense qu'elle est satisfaite de moi. Ce n'est qu'une question de temps. Je lui souris timidement.

En effet, j'avais apporté dans cette boutique le savoir-faire Amethien en matière de composition florale. Je m'essayais toujours de m'appliquer au mieux et de satisfaire l'envie de chaque client. Certains d'entre eux me disait même que j'avais redonné vie et chaleur au lieu. Mais en toute modestie, je ne pense pas que ce soit uniquement de par mon fait, Madame Flora était quelqu'un de bien, elle avait simplement besoin d'une personne pour lui donner un coup de main. Nous avions de plus en plus de grosses commandes de fleurs pour les personnes de la haute société, il était même arrivé d'envoyer une paire de bouquets au Palais impérial. Je me demandais parfois si l'Impératrice aimait les fleurs et si elle avait remarqué mes compositions.

Il me posa alors la question que je redoutais le plus. Pourquoi avais-je quitté l'endroit le plus merveilleux du monde pour venir ici ? Je comprenais qu'il pouvait trouver cela étrange. Cependant je ne lui mentis pas totalement, mais je cachais la plus grosse vérité.

- Ma mère m'avait parlé autrefois de la capitale. A la mort du Prince Consort, j'ai ressenti une énorme peine. Bien que je ne connaissais pas personnellement votre frère, les gens parlait toujours de lui comme quelqu'un d'une grande générosité. C'est ce qui m'a décidé à venir, poussée aussi par la curiosité. Je baissais les yeux. Je ne resterai sans doute pas toute ma vie à Ambrosia, mais je suis heureuse d'en apprendre d'avantage sur les endroits que ma mère me décrivait, ma vie ici est comme une nouvelle expérience. J'ai beaucoup prié en la mémoire de votre frère, c'est une personne que j'aurais aimé rencontrer.

Je relevais doucement les yeux vers le Prieur.

- Je m'excuse si je vous cause de la peine en vous parlant de lui.

Pas toute la vérité non, mais c'était bien la disparition d'Elrich qui avait été le déclic qui m'avait poussé dans cette folle aventure pour retrouver mon père. Je n'avais peut être pas connu mon oncle, mais je voulais vraiment connaître mon géniteur avant qu'il ne soit aussi trop tard.

- Je vous remercie de votre bonté, mais je suis entièrement satisfaite de mon métier de fleuriste. D'autres personnes vivent tellement dans de plus mauvaises conditions que moi.

Je le regardais en lui souriant.

- Le Protectorat vous manque je suppose. Depuis combien de temps n'y avez-vous remis les pieds ?

Assez parlé de moi, je voulais maintenant en connaître d'avantage sur mon père.
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Mon père, ce héros [Everard Zullheimer] Lun 25 Sep 2017 - 19:03
J’opinais du chef quand elle parla de travailler plus dans l’avenir, je l’espérais pour elle ! Sinon… sinon, ce serait tellement dommage pour elle, elle finirait vite par se retrouver à la rue. Mais je comprenais bien que les temps puisse-t-être difficiles. Mon mode de vie spartiate était un peu facile dans la mesure où je ne manquais de rien. C’était une forme de luxe, d’une certaine manière ! mais pour elle, c’était une nécessité. Pas de choses superflus sous peine de mourir de faim ! je lui souris parce que c’était aussi ce qu’elle attendait de moi, son leader spirituel, ici.

« Alors il vous suffit d’être patiente… »

La raison de sa venue, par contre, même si j’aurai aimé y croire, me parut plus fumeuse… je comprenais fort bien la curiosité qu’elle pouvait éprouver pour Ambrosia, moi-même avant de faire mon pupillat, j’étais fort curieux. Et puis j’avais compris. Ici, c’était un peu l’antre du mal ! L’impiété était à un taux colossal, elle était corrompue par les païens et les impies. Alors oui, architecturellement elle était magnifique, mais en ce qui concernait le reste… il n’y avait pas de quoi flamber, à mon avis. Il y avait du travail pour les traqueurs d’impie, mais on les muselait… je soupirais profondément.

Mais bon, du coup je ne fis pas de remarque sur le sujet comme je le disais, ça semblait un peu fumeux, de parler de mon frère comme une excuse pour venir… j’avais un peu de mal à y croire… je posais juste ma min, un bref instant sur la mienne quand elle me parla du fait que reparler de ça me causait de la peine. Non, pas vraiment. Enfin si, mais j’étais heureux pour lui, d’une certaine manière, sa vie ne lui convenait pas, il ne s’y épanouissait pas.

« Cela fait dix ans que je n’y suis pas allé, et si je le pouvais, je retournerais vivre en monastère. Et vous devriez retourner sous le regard bienveillant de la lignée. La vie y est plus douce, la vie y est mieux en tout point ! Je ne vois nulle raison de rester dans cette ville, sincèrement… »


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MessageSujet: Re: [CLOS]Mon père, ce héros [Everard Zullheimer] Sam 14 Oct 2017 - 15:00
Oh oui, j'étais patiente, peut être trop même. Mais je savais que cette patiente dont je faisais preuve allait apporter ses fruits tôt ou tard.

J'écarquillais les yeux lorsqu'il me parla du Protectorat. Dix ans ! Dix longues années sans revoir ces terres riches et abondantes, ce climat doux et enivrant, l'endroit le plus merveilleux du monde. C'était très long.

- Comme ça doit tellement vous manquer. Je n'attendrais pas une si longue période pour y retourner je pense. Mais je ne suis cependant pas encore déçue de la vie que je mène ici, même si cela me change beaucoup du Protectorat.

Je ne savais pas du tout les obligations qui le retenait à Ambrosia. Le trajet était certes long pour revenir au pays, mais pourquoi ne pouvait-il pas y retourner un peu ? Quant à moi, je savais très bien ce qui me retenait ici. J'étais tellement heureuse d'avoir pu rencontrer mon vrai père, mais cela ne suffisait pas. Il avait le droit de savoir qu'il avait une fille. Mais ce n'était pas encore le bon moment, aussi comme pour tout, j'allais devoir patienter encore un peu avant de le lui dévoiler.

Je m'imaginais, stupidement sans doute, que nous pourrions recommencer une nouvelle vie tous les deux loin de cette ville, là où étaient nos racines, que nous nous apprenions à nous connaître. Mais ce n'était que pure illusion. Jamais cela n'arriverait.

Je finissais de manger le morceau de pain que j'avais dans la main avant de me lever poliment.

- Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, vous devez avoir beaucoup de travail. Je lui souris. Je vous remercie pour ce repas et je suis très heureuse d'avoir fait votre connaissance, Prieur Zullheimer. Aurions-nous l'occasion de nous revoir en ces lieux ?

Il fallait absolument que je le revoie. Aussi sautais-je sur l'occasion dont il m'avait parlé un peu plus tôt.

- Vous pourrez peut être me présenter à ce monsieur à la retraite qui a besoin d'aide ?

Même si le Prieur n'avait pas été mon père, cela restait une très belle rencontre. Cet homme ne pouvait sans doute pas savoir l'importance qu'il représentait à mes yeux, mais je voulais pas m'arrêter en si bon chemin, nous devions nous recroiser un jour.
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Mon père, ce héros [Everard Zullheimer] Dim 15 Oct 2017 - 18:09
Bon, la discussion n’allait pas tarder à tourner en rond, mais bon, je ne pouvais pas réprimander un fidèle pour avoir voulu prendre du temps pour autrui même si cet autrui était moi ! Je me contentais donc de lui sourire. J’avais fini de manger mon repas qui, bien que frugal, restait mon quotidien… je n’éprouvais pas le besoin d’avoir plus, surtout en cette période. Oui, je vivais de manière sommaire en terme de repas. Je picorais, le plus souvent ! Enfin bref, dans tous les cas, sa réaction me fit sourire. Le pays me manquait-il ? Oui, la Sainte Lumière de la Lignée laissait un vide béant dans mon cœur et dans mon âme. Mais j’avais dévoué ma vie à ma foi, à mon pays, à mes idéaux, et j’avais la charge de l’apprendre à un pays tout sentir. Un prophète en terre étrangère, pourrait-on dire ? Oui, peut-être. Mais la terre de naissance restait chère au cœur de l’exilé, même si le terme d’exilé n’était peut-être pas le meilleur qui puisse être employé ! même si à l’origine je n’étais pas venu en Ambrosia de mon plein gré, je ne le regrettais pas, et je n’étais pas en exil, j’étais en mission. J’étais un missionnaire en terre païenne.

« Elle finira par vous décevoir, croyez-moi. Je ne saurai que trop vous conseiller de rentrer le plus vite possible. Et oui, cela me manque beaucoup, je souffre de ne pouvoir mener une vie comme celle que je vivais au Protectorat… ne serait-ce que la délicieuse présence de la divine lumière de la Lignée apporte par son regard sur son peuple. »

Je lui souris, un peu nostalgique, avant de me dire que je devais sans doute aller me reposer, seul, chez moi, juste pour être sûr, pour être tranquille… prier sans doute, en solitaire, comme quand je vivais une vie monacale, et que je priais seul dans des moments parfaits. Oui, cela aussi me manquait. Ici, j’avais l’impression d’être bien trop souvent un administrateur, et pas assez un homme de prière… je comprenais ce que mon oncle pouvait bien ressentir… et je savais que je ne pourrais me satisfaire de cette vie indéfiniment. Il arriverait bien, un jour ou l’autre, que je demande à mon oncle le droit d’être relevé de mes fonctions…

Là elle me parla de prendre congé, oui, il était préférable que je ne tarde pas trop, j’avais du travail, beaucoup de travail, trop de travail ! Mais bon. Je lui souris et j’acquiesçais à ses propos. Oui, le repas devait prendre fin. Par contre j’étais désolé pour elle, mais je ne pouvais rien lui garantir concernant la revoir, je voyais beaucoup de monde et quand bien même elle était fort sympathique, j’avais un emploi du temps extrêmement chargé, au même titre que de la présenter à cette fameuse personne à la retraite…

« Ce serait un plaisir, mais n’ayez pas trop d’espoir… je suis très occupé, et c’est un véritable petit miracle si nous avons pu prendre le temps de nous restaurer… il faudrait presque y voir la réalisation de ce que je vous disais dans mon sermon… Toutefois, je suppose que le hasard des routes nous ferons peut-être nous recroiser…. Quant à cette personne à la retraite… je crains que cela m’oblige à m’absenter de mes fonctions trop longtemps. Mais je peux trouver le temps de vous griffonner des recommandations, par contre, vous voulez. »

Je me levais, et l’invitais à me suivre vers l’entrée de la chapelle, en silence, avec douceur, je posais la pulpe de mes doigts sur son front.

« Allez en paix, mon enfant, et n’oubliez pas : soyez une personne extraordinaire ! »  


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MessageSujet: Re: [CLOS]Mon père, ce héros [Everard Zullheimer] Lun 30 Oct 2017 - 14:43
Il me conseillait de repartir au Protectorat. C'était étrange, était-ce le conseil qu'il donnait à tous les amethiens venu à la capitale sans but précis ? Pour ma part, j'avais un but, même si je ne pouvais lui dire pour l'instant, je me contentais d'hocher la tête sans rien dire de plus.

Même si Ambrosia et ses habitants ne m'avaient pas encore déçu, la déception se lisait pourtant dans mon regard lorsqu'il me disait de ne pas trop avoir d'espoir de le revoir. Il avait beau être une personne très occupée, je gardais néanmoins cet espoir en moi, j'étais sûre que je le recroiserais un jour, peut être pas en ces lieux, mais quelque part si notre Dieu protecteur nous avait fait croiser nos chemins une fois, il pouvait faire en sorte que l'on se recroise de nouveau un jour. Et d'ici là, j'aurais peut être les mots pour lui parler.

Pour la personne à la retraite, je ne faisais pas cela par obligation envers le Prieur, mais bien parce que le cœur me dictait d'aider cette personne, quelque part il était bon d'avoir quelqu'un à aider mais cette personne pouvait aussi me venir en aide en retour. Alors oui, j'acceptais les recommandations.

- Je veux bien, merci.

Je suivais donc le Prieur jusqu'à l'entrée, le cœur un peu lourd de le quitter mais l'espoir de le revoir. Je fermais les yeux lorsqu'il posa ses doigts sur mon front, en ressentant ce dernier contact de tout mon être. Puis en les ouvrant à nouveau, je gravais cette image de lui une dernière fois dans mon esprit avant de quitter les lieux. Mais juste avant de franchir le seuil, je me retournais une dernière fois vers lui.

- Je voulais vous dire...

Je ne sais pas pourquoi j'avais commencé la phrase ainsi, vu que les mots ne sortaient pas. Ma bouche était restée entrouverte une fraction de secondes sans que rien ne s'en échappe. Je déglutis.

- Merci... merci pour tout Prieur.

Rapidement, je sortais de la chapelle sans me retourner. Non, je n'avais pas saisi la dernière occasion de la journée pour lui parler de mon secret. Mais un jour j'aurais les mots, un jour... peut être... Mais quand ?


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MessageSujet: Re: [CLOS]Mon père, ce héros [Everard Zullheimer]
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