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Peuple - Adhémente Zulkaroff - Propriétaire d'un salon de thé, entre autre... (FINI)

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Adhémente Zulkaroff
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Nationalité : Ambrosien, sur mes papiers...
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Date d'inscription : 23/04/2017
MessageSujet: Peuple - Adhémente Zulkaroff - Propriétaire d'un salon de thé, entre autre... (FINI) Dim 23 Avr 2017 - 20:49
Adhémente Zulkaroff
ft. Nastia Zhidkova de série/artiste
Surnom : Le Lapin Blanc pour les initiés. Quelques uns se permettent de l'appeler encore "l'albinos" mais pour le reste du monde c'est Mr Zulkaroff ou Adhémente, tout simplement.
Âge : 27 ans, bien que son allure singulière soit loin de le refléter à première vue.
Métier : Propriétaire d'un salon de thé réputé du second étage, La Maison Bleue. Rares sont ceux qui savent que cet établissement respectable sert de couverture pour d'autres commerces bien moins rutilants qui se tapissent dans son ombre. Dans le milieu on l'appelle Le Lapin Blanc. Il peut ouvrir bien des portes : jeux, femmes, drogues, fantasmes inavouables, expéditions en milieu hostile… Tous vos petits caprices, il se fera une joie, que dis-je, un devoir, de les réaliser.  

Nationalité et origines : Il vous dira qu'il vient d'une petite ville de campagne de l'empire. C'est d'ailleurs ce qui est écrit sur ses papiers. En réalité, ce que personne ne sait, Adhémente est originaire du sud de la Ligue Raclusienne.
Situation conjugale : Célibataire. Des rumeurs l'ont dit plus d'une fois fiancé à diverses personnes. Néanmoins, les gens à sa solde se doutent que son véritable amant n'est autre le grand patron.
Culte : Pour la bonne marche du commerce, Adhémente honore la trinité Mercantile. Comme pour beaucoup de choses cependant, ceci est surtout une illusion. S'il croit bien que le mal est proche, il n'appartient pas à la caste des impies à purement parler, tout en y étant familier. La Mangeuse d’Âme est assurément la divinité à laquelle il est le plus rattaché au fond de lui-même, de par son passé trouble et sa nature profonde.
Orientation sexuelle : En théorie, il est hétérosexuel. Dans son cas cependant, beaucoup de barrières sont très floues lorsqu'on le connait mieux.
Groupe : Peuple
Carnation : Laiteuse
Taille : 1,83
Corpulence : Fine, s'étirant en longueur
Cheveux : Immaculés, fins et raides, mi-long avec une frange, toujours impeccablement peignés.
Yeux : D'un bleu pâle tirant plus qu'ostensiblement vers le mauve.
Signe(s) distinctif(s) : La première chose qu'on remarque est indubitablement le fait qu'Adhémente est albinos. Cette caractéristique est déjà considérée comme dérangeante par certains. Cependant, on notera également que son apparence particulièrement androgyne, associée à un visage qui garde une candeur juvénile malgré les années laisse planer beaucoup de doutes à son sujet, tant sur son âge que sur son sexe. Il porte un soin particulier à ses toilettes, très structurées pour lui donner plus de carrure. Ses costumes, fait sur mesure par son tailleurs (toujours le même) sont le plus souvent sombres et distingués, alliant une rigueur pratiquement militaire à des détails plus inattendus, dont quelques atours qu'on laisse le plus souvent aux dames.
Caractère :

Adhémente est fait de plusieurs facettes, de plusieurs strates successives, il s'adaptera à son milieu et la personne qui se trouve face à lui. Pour mieux comprendre, il serait sans doute bon de séparer en plusieurs catégories distinctes comment s'articule son caractère.

Tout d'abord, il y a ses voisins, ses connaissances du monde, et les nombreux clients qui passent la porte du salon de thé. Ils vous diront que la première fois qu'ils ont croisé son chemin, ils ont été happé par le calme et la douceur de ses gestes s'accordant à la perfection avec son enveloppe hors norme. Un homme certes étrange mais d'une nature accommodante, doux et attentif, tout en étant impalpable. Il est d'agréable compagnie, sait avoir un bon mot ou garder un silence respectueux. C'est un hôte prévenant qui veille à connaitre le nom de chaque personne qui passe la porte de son établissement. Jamais très loin, se montrant toujours serviable et à l'écoute avec n'importe qui, quelque soit la situation.

Pourtant, on serait bien en difficulté de savoir ce qu'il aime ou déteste, d'où il vient, s'il a seulement une famille ou des amis proches. Adhémente ne parle que peu de sa vie, en dehors de ses activités professionnelles qui semblent occuper tout son temps. Son passé reste flou, il le dévoile avec parcimonie, le plus souvent à travers quelques anecdotes. Rien d'assez précis pour former un ensemble cohérent et intelligible. On met volontiers ses silences sur le compte d'un désir de ne point accaparer une discussion. Lorsqu'on lui fait la remarque, cela l'amuse beaucoup, et il répondra certainement que c'est ainsi qu'on lui accorde le plus d'attention, que les rumeurs sont bien meilleures pour son image que la banalité de la réalité.

On l'a vu lier bien des amitiés avec des personnes de tous horizons. De nombreuses rumeurs circulent à son sujet, ce qu'il ne réfute que rarement, comme si rien n'avait d'importance dans ces histoires fantaisistes et qu'il écarte d'un sourire innocent. Il a de nombreuses connaissances dans la haute-société, des alliés puissants dont il a su se faire apprécier. N'ayant pas de toit attitré, il vit à l'hôtel ou chez quelques amis qui ne peuvent plus se passer de sa compagnie. Sa discrétion et ses mystères le rende indispensable pour quelques temps, si bien qu'on a pu en tirer de nombreuses fois des conclusions qui n'avaient pas forcément lieu d'être. Adhémente est ainsi, infiniment proche tout en étant dans le retrait, un jour présent et le lendemain attaché à une nouvelle personne.

A vrai dire, peu le connaissent intimement. Il pourrait vous faire croire qu'il se dévoile, ce n'est pourtant qu'une multitude de détails savamment dosés qui donne l'apparence d'une véritable personnalité : complexe, affable et volubile, malgré tout sérieuse et attachante, digne de confiance. On ne pourrait la remettre en question tant elle est suffisante pour tout le monde. Ce n'est pourtant qu'une soie fine mais abondante qui recouvre un tissu bien plus rêche et obscur. Quand on croit avoir toucher à sa vérité, on en est encore loin.

Pour ses employés de La Maison Bleue, il est un patron pressant et particulièrement exigeant. Tout doit être parfait, rien n'échappe à son regard méticuleux. Mr Zulkaroff gère le salon de thé d'une main implacable, recrute lui-même chaque candidat, n'hésitant jamais à faire une enquête poussée sur ces derniers de façon à les tenir sagement sous sa coupe. Ils sont d'ailleurs liés par un contrat qui les contraint au secret professionnel. Il se montre sous son meilleur jour la plupart du temps, n'étant jamais avare en complimentes sur le travail bien fait et offrant bien des bonus. Il lui arrive même d'aller jusqu'à flirter chastement avec certains, par goût du jeu d'une part, et d'autre part pour mieux asservir un esprit qui se sera amouraché de sa personne. Il n'empêche que beaucoup en ont une peur bleue.

Lorsque quelque chose lui déplait, cet homme se montre bien moins agréable, il arrive également qu'il s'emporte brusquement. Ses crises de violence aussi fulgurantes qu'erratiques surgissent toujours à l'abri des regards les plus indiscrets. Il est très fort pour cela, rien n'effrite jamais sa couverture. Alors, on veille à rester à sa place, et on évite de toucher à la caisse, car il ne fera certainement pas preuve de compassion. La Maison Bleue est son véritable amour, et il tolère donc assez mal qu'on vienne entacher sa réputation. L'argent et l'ordre sont deux choses infiniment précieuses. Il entretient donc les secrets, sait dissocier ses affaires pour mieux régner sur son royaume. Aucune recrue, mis à par ses fidèles lieutenants Hilda et Rosemonde, n'a même idée de ce qui se joue véritablement en coulisse. Celui qu'il prendrait à avoir une oreille qui traine ou oserait ouvrir la bouche, il fera de sa vie un véritable enfer.

Et puis, il y a ses autres clients, des anonymes qu'il reçoit comme des amis de longue date dans le salon privé qui surplombe la salle principale. Dans un premier temps, il donne l'impression d'être un homme d'affaire qui sait mettre de coté toute moralité pour peu qu'on soit prêt à y mettre le prix. Le Lapin Blanc ne juge jamais, qu'importe la nature de ce qu'on osera lui demander. Son humeur est changeante, emprunte de fantaisies, dépeinte par des lubies en constantes évolutions. Il semble s'ennuyer tout en étant profondément occupé. Mais ainsi, il offre son appui, ouvre des portes fermés au commun des mortels. N'oubliez pas que rien n'est gratuit, surtout pas cette fausse affection en laquelle il pourra pourtant vous faire croire. Elle est fantasque, oscillant entre une main salvatrice et un poignard acéré.

Il ne hait point, mais il dévore tout de même ceux qui sont trop fragiles et cherchent du réconfort dans les mirages qu'il propose. Beaucoup y on cru, se sont laissés abuser par le champ de sirène murmuré à des oreilles confiantes et orgueilleuses jusqu'à les rendre plus accroc qu'un junkie en manque. Adhémente sait très bien faire oublier que ce n'est que du business mais ne reste pas moins à l'affût de la moindre rature dans un livre de compte. Il fait son travail et il le fait bien. C'est d'ailleurs pour cela que le Duc l'a choisi et laisse ses mains jouer la partition librement pour soutirer toujours plus à quelques riches imbéciles en mal de frissons.

Dans le milieu, il fait figure de tête pensante à la place de son seigneur qui s'affaiblit de jour en jour. Il est devenu indispensable à ses yeux, il l'a séduit, il l'a bercé, il prend soin de lui comme un amoureux transit. Le Duc est bien le seul à pouvoir partager véritablement son lit. Son secret, Le Lapin Blanc l'utilise comme une faiblesse alors que c'est une arme braquée sur la tempe de cet homme là. La confiance et l'amour sont des lames à double tranchant, il y a très longtemps qu'on lui a apprit à en jouer pour son bénéfice personnel. Le Duc le connait bien, mais pas encore suffisamment pour le voir tel qu'il est véritablement.

A présent, les lieutenants ne se font plus d'illusions, le maitre et le disciple ne sont pas forcément ceux qu'ils semblent êtres à première vue. Ils y voient pourtant bien des bénéfices, et personne ne se plain de voir le pouvoir changer lentement de mains. Le sucre et la baffe, la prison et la liberté, une bannière commune qui ressemble les associés de cette obscure mascarade. Adhémente l'a monté de toute pièce. Il hypnose par ses largesses et sa tendresse pour asservir d'autant mieux cette famille recomposée. Dans un même temps, les punitions qu'il inflige sèment la graine de la terreur. Il est semblable à une mère de famille, aimante et pourtant sévère. Les affaires doivent tourner et tout le monde sera gagnant, en l'honneur du Duc qui leur accorde à tous des privilèges. Le silence est la règle, la discrétion un commandement divin. Il évince rudement ceux qui ne rentre pas dans le rang. Quant à ses partenaires commerciaux, il sait les brosser dans le sens du poil. Ses offrandes pour la cause, sa minutie et son application font de lui un associé sur qui on peut compter en toutes circonstances.

Mais au fond, ce que tout le monde ignore, c'est qu'à ses yeux rien d'autre n'a la tendresse de l'agonie, le goût suave de cette nourriture pour son âme envolé. Il y a bien longtemps qu'on la lui a prise, et sous son regard limpide peu de sentiments se reflètent avec sincérité, bien que le miroir ne se voile jamais.

Il a appris, il a donné de son temps pour rentrer dans ce rôle, lui donner consistance, assurer une vengeance éternellement et rassasier la faim vorace de la bête qui l'habite. La plupart du temps il l'ignore, elle reste sage et silencieuse durant de long mois. Puis, lorsqu'une proie se montre, elle s'éveille et se met en chasse. Sa patience et son endurance ne connaissent pas de limites, affamée, la créature vampirique aspire toute vitalité, tout espoir, jusqu'à ce qu'une unique issue fatale s'impose à sa victime. Et quoi de mieux que son travail pour assouvir ses pulsions sous couvert d'être un simple homme d'affaire à plusieurs niveaux.

Adhémente ne laisse jamais ses mains baigner dans le sang, elles doivent garder leur pureté pour sa mission. Il pousse encore et encore vers le précipice tout en étant, pratiquement, un simple spectateur de la déchéance et de la mort. Rien ne lui plait d'avantage que d'assister à des funérailles sous la voilette du chagrin. Ce vide que l'autre à laissé ne pourra-t-il donc jamais être comblé ? Il l'ignore tout en le sachant, elle, elle était là, dans ce dos tant aimé, à chaque pas de plus vers l'abime du désespoir. Et si c'était elle qui l'avait fait chuter en fin de compte ?

Adhérente lui-même ne saurait dire où s'arrête ses mensonges. La majorité du temps, il croit sincèrement que toutes ses protections font véritablement partie de sa nature, d'ailleurs, peux-être est-ce vraiment le cas. Il est trompeur pour son propre esprit lorsque la faim s'éloigne, et il va jusqu'à l'oublier pour profiter de la vie qu'il s'est construite. Ce dédale ordonné est sa plus vaste cours de jeux, qu'est-ce que la vie si ce n'est pas cela après tout ? Une vaste blague, un grand bac à sable à bâtir et à détruire, avant de basculer de l'autre coté.
 
Histoire :

Makher, dans les vapeurs abrutissantes d'un été brulant. Deux jumeaux naissent dans l'arrière boutique d'un tanneur dans les cris d'agonie d'une pauvre femme délaissée par un amant marié. Ses bâtards dont elle ne sait que faire hurlent à plein poumon. Personne ne semble vouloir d'eux, pas même leurs grands parents miséreux. Ils sont une honte, leur apparence monstrueuse le prouve bien. Un garçon et une fille si parfaitement semblable l'un à l'autre, deux albinos. Alors, on sait ce qu'on va faire d'eux, car après tout il faut bien manger. Le garçon est vendu à une riche famille de Cairo qui ne peut avoir d'enfant, la fille à une des maisons closes les plus renommés de la ville.  

La fillette grandit dans l'arrière maison de ce temple des plaisirs. Ici, on cultive l'excellence et la rareté, on prend les enfants au berceau pour en faire des jouets de luxe. Elle aide les dames à s'habiller et à la cuisine, aux tâches ménagères, ces jours sont répétitifs. Jamais on ne donne le droit à un pas de travers car on a payé cher pour l'acquérir. Les établissements les plus prisés de l'extrême sud de la Ligue se font une guerre acharnée pour avoir l'oiseau rare qui les placera en tête et écrasera la concurrence. Alors, on forme ces jeunes filles à être de parfaites lady, des femmes accomplies, des poupées raffinées, une marchandise d'une qualité sans égale mesure. Danse, musique, politique, maintien, diction, tout est conformé, développé.

La concurrence est rude au sein de la maison, quelques places seulement sont disponibles. Chaque année, l'épuration renvoi dans les maisons basses celles qui ne sont pas à la hauteur de la tâche, parce que leur nez est trop large ou leur esprit manquant de vivacité. Mais cet enfant là, devenue une belle jeune fille au charme si unique est toujours première. Elle éclipse les autres, s'en faisant des ennemies mortelles qui ne pensent qu'à la faire tomber. Son esprit est pourtant plus dur que le leur, sa solitude, sa conviction, son intelligence les condamnes toutes aux bordels sordides des quartiers ouest, sans jamais un regret. Elle les écrase, ne recule devant aucune stratégie pour évincer ses rivales, affirment déjà un caractère manipulateur.

On lui donne enfin son nom de courtisane lors d'une belle cérémonie qui lance les enchères de sa vertu. C'est ainsi que ce passe les choses ici, dans un faste voluptueux, avec une étiquette digne d'une cours royale. Dès lors, elle sera Fleur de Lys, la pièce centrale d'un bouquet aussi rare que précieux. Dans ces robes d'apparats taillées dans les plus somptueuses étoffes elle irradie la maison de sa pureté, surplombe les autres de sa taille, les fait rougir de la finesse de son visage de porcelaine. Lys est plus qu'une femme, elle est une déesse, singulière et délicate. Si elle en rebute certains, ses plus fervents clients se disputent ses faveurs en dépensant plus que leurs salaires pour la couvrir de cadeaux fabuleux. D'autres viennent de loin, au delà même de la Ligue pour découvrir ce diamant et passer quelques heures à en sa compagnie pour avoir seulement le droit de toucher ses mains et de se faire servir à boire.

L'établissement n'a rien à voir avec ces bordels crasseux, pour y entrer, il faut y avoir été invité et être prêt à y mettre le prix. La maison blanche est éclairé d'une lanterne rouge, signe distinctif que le commerce est ouvert aux visiteurs qui peuvent se le permettre. Une institution décriée mais centenaire, que personne n'oserait seulement remettre en cause tant elle brasse d'argent. Il y a tant de choses à y faire pour passer les heures, accompagné par une hôtesse ou deux. On y conclut des contrats importants tout en se délassant avec un bon repas ou dans un bain de vapeur. On peut y jouer, y parier, déguster des alcools importés de tout le continent et au delà. Tout y est soigné, sans fausse note, parfait pour oublier la misère qui sévit hors de ces murs.

La vie y est douce pour ces invités. Pour les femmes qui y vive, il n'y a que la compétition qui ait de l'importance, sans qu'aucune ne se plaigne de son sort. Elles pourraient finir dans les maisons basses avec des bouseux brutaux. Elles apprécient les cadeaux de leurs adorateurs, le traitement de faveur qui est le leur, les toilettes soignées et une chambre personnelle. Ce sont des divas, des joyaux, et elles seraient prête à tout pour garder leurs privilèges, même lorsqu'elles vieillissent et se fanent.

L'arrivée de cet étranger, affable et tendre, à la bourse bien remplie attira les attentions. Au premier regard, il ne la veut que pour lui. Durant des mois il va et vient, propose des sommes toujours plus indécentes pour acheter sa belle. On lui refuse toujours. Son insistance et ses méthodes peu communes finissent par rebuter les autres clients, qui disparaissent. Alors, on accepte finalement le deal pour compenser la perte des bénéfices. Lys suit donc la marche, quitte la maison qui l'a vu grandir, affermir son caractère, la placer sur la première marche d'un podium rutilant. D'autres rêves de s'échapper ainsi, et elle lève la tête, fière de cet amant fou d'elle.

Miyrt ne l'accueille malheureusement pas par ses fastes. Arrivée de nuit en toute discrétion, personne ne l'a vue. Immédiatement elle devient le fantôme de cette grande et belle maison. Son nouveau maitre l'a immédiatement enfermée dans une chambre douillette où elle est nourrit par un passe plat. Ce fou est obsédé par l'idée qu'on puisse la lui voler. Il se montre violant, la dépossède de son nom si chèrement acquis. Depuis sa prison dorée elle observe le monde à travers sa lucarne. Chaque coup, chaque instant des ses bras s'apparente à une torture que ses excuses et ses présents ne parviennent à compenser. Elle le hait… et comme elle l'a fait avec ses rivales, elle le fera tomber lui aussi pour trouver une liberté que la jeune fille n'a pourtant jamais connue.

Par l'intermédiaire du passe plat, elle parvient à entrer en communication avec un jeune valet qui se prend de compassion pour sa situation. Elle apprend aussi que le maitre a raconté à ses gens de maison de confiance qu'elle était sa nièce, une folle défigurée et dangereuse qui ne devait sortir sous aucun prétexte. Un secret plus que tabou. A travers cette correspondance interdite, elle parvint donner tord à ces propos et à séduire le domestique. Enfin, Lys le convainc de s'enfuir ensemble après s'être débarrassé de ce monstre. Avec un poison qu'elle conseille au valet d'acheter, elle empoisonne progressivement le maitre de maison. A mesure des semaines, le maitre devient plus en plus délirant et faible. Lys se montre pourtant tendre et charitable avec son geôlier jusqu'à le berner lui aussi.

Pourtant, un soir, alors qu'il lui rend un énième visite, il est très aviné et devient agité. Il la soupçonne d'avoir fomenté un plan contre lui. Il l'a menace avec une arme mais elle se jette à ses pieds pour l'implorer et lui dire que le valet est le seul fautif. Un accident est vite arrivé, le maitre se relâche un instant décisif, ce qui signera son arrêt de mort. Un long moment elle regarde son corps gisant sur le tapis qui s'imbibe peu à peu de sang. C'est une vision dont Lys ne peut défaire son regard tant cela la fascine. C'est un tableau magnifique, pur et macabre dans ce cocon blanc, plein de contrastes saisissants. Elle n'ose toucher à son œuvre, comme de peur de détruire la magie de ce moment et la sensation d'apaisement qui rempli enfin son estomac.

Mais elle ne peut rester là, elle prend les clés de sa cellule, appelle son amoureux qui accourt pour la libérer. La jeune fille ne lui laisse pas le temps de voir son visage, qu'elle couvre d'un voile, et son corps d'un long mentaux. Cet accoutrement la rend invisible. Elle avoue alors qu'elle a été brulée, et qu'elle ne veut pas qu'il ait peur. Il lui répond qu'il le sera jamais et ils s'échappent dans cette nuit sans lune. Au matin, on retrouve un corps, noyé dans le canal avec l'arme du crime. La belle, elle, s'est envolée vers de meilleurs hospices.  

Lys change de cité et prend l'habitude de s'habiller en homme pour trouver du travail. Elle devient ainsi l'apprentie d'un thanatopracteur de Cairo. Elle se rappelle de ce corps sans vie, et cela lui plait. De sa passion pour son nouveau métier découle une confiance mutuelle avec son patron. Lys est souriante, toujours prête à faire de longues heures de nuit pour aider le petit commerce à tourner. La présence des morts est loin de l'inquiéter, elle la fascine, bien qu'elle cache ce trait dérangeant à toute personne qu'elle rencontre. Durant les heures sombres où elle est seule, elle inspecte, elle chercher à comprendre de quoi son fait les vivants. En son fort intérieur pourtant, rien de tout cela n'est suffisant pour l'apaiser pleinement. La présence des autres devient de plus en plus insupportable et elle s'isole doucement dans son monde cauchemardesque, si rassurant, si confortable.

Puis, un jour, un jeune homme se présente à la boutique. Tout deux restent interdit face à ce reflet saisissant d'eux-même. Ils ne comprennent pas immédiatement, sous le choc de cette apparition confondante. Bien des choses les lient pourtant mis à part cette enveloppe commune. Sa mère, hélas, vient de mourir. Cette femme était tout pour lui, sa seule assistance quand les autres se sont tant raillé de lui. Un fils unique, choyé et protégé, pourtant sujet des obsessions pour des sujets bien macabres qui ont créé tant de discordes au sein d'un couple pourtant si uni.

Plusieurs fois, le jeune homme revient. Ils se découvrent au court de longues discussions, parvenant à expliquer que leurs existences ont été séparé à la naissance. Ce vide, ils le ressentent tout deux, de même que cette affection bien étrange pour la mort. Tout ceci doit pourtant être tenu secret, Lys ne souhaite pas qu'on remonte jusqu'à elle. Quant au père adoptif, il serait mécontent d'apprendre que son fils passe son temps libre à aider sa sœur à embaumer des morts tout en se délectant des dernières histoires sordides dont regorgent les journaux.

Ils s'aiment alors en secret, lié par l'âme, vivant dans une bulle qui n'appartient qu'à eux et les protèges en apparence du monde extérieur. Pourtant rien n'est aussi simple, le jeune homme sombre peu à peu, toujours plus mal dans sa peau, exclu, fragilisé par le poids de ce deuil encore trop récent. Il n'en parle pas, gardant pour lui toute cette souffrance, tombant dans les bras trop tendres d'une sœur perdue qui l'illusionne avec ses contes ténébreux. Il commence à aspirer à partir lui-même, à rejoindre les rives d'un au delà qui lui semble si proche, si beau, si pur. La société dans laquelle il vit, il ne cesse de s'en plaindre et de pleurer de l'âpreté de son existence.

Puis, le nuit vient, il souhaite partir et il lui demande son aide, à cette unique personne en qui il a pleinement confiance, la seule qui le comprenne. Ensemble, ils sortent de la ville, marchent jusqu'à une falaise déserte où il partageront ces derniers instants. Mains dans la mains, ils s'endorment, bercés par le bruit des vagues. La nuit sera longue car Lys a fort à faire pour dissimuler ce corps, pour lui donner la sépulture qu'il mérite sous les bourgeons rosés d'un grand prunier. Cela fait des jours qu'elle attendait cette demande, tout est déjà prêt pour les accueillir dans un nouveau monde. Un lettre repose sur le l'établi du thanatopracteur, un adieu enjoué, la petite apprentie est partie chercher fortune à Ambrosia avec son fiancé. Un jeune homme aviné rentre chez lui à l'aube pour se faire passer un savon retentissant par son père.

Lys profite de cette ascension sociale pour continuer l'instruction qu'on lui a donné jadis, devenant sous les traits de son frère un étudiant en médecine. A présent, Lys est Monsieur et s'accommode très vite à ce nouveau nom. Monsieur est un bon élève, sérieux et appliqué, qui apprend vite à connaitre ses petits camarades et la vacuité de leurs existences privilégiés. Loin de s'offusquer de leurs railleries première à son égard, il se forge une personnalité fantasque et attachante. Doucement Monsieur s'invente guide, donnant ce qui manque tant à cette jeunesse proprette, lui qui connait si bien les mondes de la nuit.

Plus de traces de lubies morbides, des études satisfaisantes, de nombreux amis de bonne naissance, voila qui ravi un père adoptif qui ne s'attendait pas à ce changement. Mais que reprocher à ce fils qui a tout pour faire la fierté de ce dernier représentant d'une famille éteinte. Monsieur se fiance même à une jolie demoiselle que sera une épouse parfaite. Tout semble être redevenu si simple et si normal.  

Pourtant, Monsieur est convaincu que ce père et ces petits jouvenceaux ont poussé son frère vers son funeste destin. La bête à faim, elle hurle dans ses entrailles. A l'abri des regards, à présent que les tensions sont retombées, Lys fomente une insidieuse vengeance. Fort de ses connaissances en médecine, Monsieur manipule le dernier vestige de cette famille pour financer à perte un avenir grandiose mais illusoire. Les dettes s'accumulent bientôt, entre les études et le mariage resplendissant qui approche à grand pas.

Le drame survient à la veille des noces, comme un avertissement envers tous les mauvais payeurs. La maison part en fumée, emportant dans le brasier les quelques domestiques, le père de famille respectable et le fils prodigue, tous calcinés vivant et dont il ne reste que des cendres fumantes. L'enquête est rapide, on découvre les dettes accumulés, les bijoux et les objets de valeurs envolés. On soigne le cœur de la jeune mariée éplorée comme on peut. La cérémonies blanche est remplacée par une cérémonie noire.

Le vraie coupable, lui, court toujours, et il est déjà loin, prêt à embrasser sa nouvelle vie sous un nouveau nom. Ce sera Adhémente Zulkaroff, un jeune notable sans famille, instruit et avenant, venu tout droit d'une petite ville de campagne pour chercher fortune. Son voyage commencera par cette bourgade justement, avant de rejoindre la capitale de l'Empire de vapeur.

Adhémente entretient une correspondance avec un dignitaire de la capitale, proposant ses services comme secrétaire. Cette promesse de travail en poche, Monsieur Zulkaroff arrive à Ambrosia. Adhémente a eu bien des exemples pour s'instruire et il copie avec brio, en bon faussaire des identités qui ont croisées sa route jusque ici. Il compose sa partition sans se presser. Des cercles qu'il côtoie grâce à son patron, il tire quelques avantages, se fait bien des connaissances utiles.

Pourtant, Adhémente n'a rien oublié de ses talents, ni de cette faim qui revient régulièrement chatouiller ses entrailles. Le désirs viscéral d'annihiler ses figures qui lui rappellent le passé est obsédant. Ils ont détruit la seconde partie de lui-même, un crime qu'il se remémore à chaque fois qu'il ferme les yeux. Peut-être était-ce lui qui l'avait poussé dans cette voie fatale, pourtant le jeune homme ne veut pas prendre conscience de cette possibilité. Avec ses paroles Adhérente se glisse dans l'intimité de ces contemporains, les pousses vers leurs penchants dangereux, jusqu'à en faire un business, vivant à leur compte pour leur procurer des plaisirs interdits.

C'est ainsi d'ailleurs ainsi que le jeune homme se fait remarquer par Le Duc. Le Duc, c'est ainsi qu'on l'appelle dans le milieu des plaisirs obscurs du second étage. Bien que ce petit joue sur son terrain, il l'observe et reconnait un talent qui ne demande qu'à être exploité par ses soins. Une rencontre est convenue aux premiers vents annonçant l'hiver. Le Duc lui propose de reprendre les reines laissés vacantes par son précédent Lapin Blanc, ici-même, à La Maison Bleue, le théâtre insoupçonné et la maison mère de bien des commerces dont on tait sciemment les activités. Adhémente n'a pas vraiment le choix, c'est un oui ou il finira par rejoindre son frère dans l'au-delà.

Conformément à ses attentes, durant 6 mois, le jeune homme sera l'apprenti du Duc. Il devra se montrer digne de la confiance qu'on lui accorde, apprendre les règles qui régissent les existences des membres de sa nouvelle famille. Pour l'occasion, Adhérente rêvait son plus beau masque, démontre ses compétences sans regarder les jours et les nuits interminables qui défilent. Ces heures passées côte à côte avec Le Duc il les met à profit bien plus encore pour se lancer dans un inattendu jeu de séduction, comme Lys le faisait avec ses clients, il y a bien longtemps. Il ira jusqu'à révéler son secret le mieux gardé pour affirmer une allégeance unique envers son nouveau maitre. Ce n'est qu'un amour et une dévotion factice, qui agira pourtant merveille.

Adhérente obtient donc le poste, devenant le propriétaire officiel de La Maison Bleue par quelques arrangements procéduriers. Les mauvaises langues diront que Le Duc ne peut plus se passer de son animal de compagnie préféré, et cela est loin d'être faux. Adhérente n'est pas dupe, de cette intimité il peut accorder des avantages à ses détracteurs pour les mettre dans sa poche. Attentif à tous les désirs, indispensable à la bonne marche du business, sa renommée grandit, et des alliées n'hésitent plus à venir frapper à sa porte. Il invente de nouveaux protocoles, plus fiables, plus étudiés, plus spectaculaires, un marketing sans faille que personne ne remet en cause. On le craint et on le respecte, les beaux jours de chacun se déroulent sur l'oreiller.

Cette place là est faite pour lui, ceci est une trône de choix, qui lui permet de vivre et de se repaître des addictions et des malheurs que son commerce engendre. Pourtant, il est encore asservi par son compagnon. Le temps vient de le faire sombrer lui aussi, de s'en libérer une bonne fois pour toute. Pourtant, il ne doit pas se presser et agir comme à son habitude avec subtilité, sans éveiller de soupçons, même si les lieutenants sont déjà rangés de son coté. Ce sera le poison, une agonie lente, une maladie malingre qui va détruire doucement ses résistances. Il n'y aura qu'à jouer les gardes malades éplorés, prêt à tout pour soigner ce mal. Des pièces de théâtre, il en monte chaque jours de nouvelles pour refermer la cage sur son prisonnier alité depuis des mois déjà, et s'en délecter dans le silence de son esprit.

Aux yeux des profanes rien de tout cela n'existe, Mr Zulkaroff n'est que le propriétaire d'un magnifique établissement renommée; pour les rares initiés, le guide vers une monde souterrain et merveilleux, un cauchemars sans fin en vérité. Venez l'ami, suivez le Lapin Blanc jusqu'au fond du terrier…  

Divers :  

Adhémente est une personne très protocolaire et scrupuleuse. Il va s'en dire que pour accéder à ses services spéciaux ce n'est pas si simple. Il vous faudra être en possession de 5 cartes. Les 4 as et le joker. Ce sont des clés qui ne sont pas délivrées au premier venu. Il y a 4 cerbères à la solde du Duc qu'il faudra convaincre que vous méritez ce droit, que vous avez les moyens, et qui iront vérifier que vous êtes bien ce que vous prétendez. Le Joker doit être remis par un habitué qui devra se porter garant pour vous. C'est ce dernier qui achèvera de vous indiquer la procédure à suivre. Au terme d'un rendez-vous arrangé avec Le Lapin Blanc, il vous demandera de vous acquitter d'un objet précieux, sentimentalement parlant. Dès lors, cet homme là sera comme votre meilleur ami, il écoutera tous vos caprices, et y répondra en conséquence en vous ouvrant les portes d'un monde où tout est possible.

Date de naissance : 1990
Double compte : Effectivement... Une blondinette dans la lune et un rebelle chapeauté.
Où nous as-tu trouvé? :  Alors là, j'ai oublié. XD
Commentaire :  Heu... COUCOU !
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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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Nationalité : Ambrosienne
Messages : 1543
Date d'inscription : 14/01/2017
MessageSujet: Re: Peuple - Adhémente Zulkaroff - Propriétaire d'un salon de thé, entre autre... (FINI) Mar 25 Avr 2017 - 8:27
Re-Bienvenue parmi nous Adhémente! J'ai adoré et dévoré ta fiche, elle est superbe, les impies sont des créatures si étrange Very Happy

Tu es donc validé(e)

Tu as la possibilité de créer ton carnet de bal désormais ou encore de proposer des pv si tu en as besoin !
Si tu ne l'as pas fait, peux-tu remplir ton profil correctement s'il te plait?
Pas la peine de passer dans les registres puisque nous les mettrons obligatoirement à jour en te validant, top non ? Mais si jamais tu as besoin de nous communiquer quoi que ce soit, cette partie du forum fera certainement ton bonheur !

Maintenant tu as toutes tes clés en mains pour jouer, n’oublies pas, pour la bonne harmonie du forum, que quand tu as finis un rp, il faut passer par ici! En attendant et bien va comploter !

Que Syhn veille sur toi !





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Constantin Van Pelt
Héritier Thémisien
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Nationalité : Raclusien, originaire de la cité de Thémis
Messages : 666
Date d'inscription : 12/03/2017
MessageSujet: Re: Peuple - Adhémente Zulkaroff - Propriétaire d'un salon de thé, entre autre... (FINI) Mar 25 Avr 2017 - 9:22
Marfiiiii!!!! *câlin*

C'est vrai qu'ils sont bizarres... je ne les comprends pas du tout... mdr

Peuple - Adhémente Zulkaroff - Propriétaire d'un salon de thé, entre autre... (FINI)

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