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Clos | Bruit de verve et morceaux de vie triés [Pv]

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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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MessageSujet: Clos | Bruit de verve et morceaux de vie triés [Pv] Mer 3 Mai 2017 - 23:19
La situation était particulière, il fallait le reconnaitre ! Je ne savais plus sur quel pied danser, et elle non plus… et je n’aimais pas l’idée de devoir me retrouver ainsi, face à elle, presque seul, durant un diner. Nous avions fixé cela, entre nous au décès de mon frère, un repas hebdomadaire ensemble, e en général au moins un autre invité pour ne pas paraitre inconvenants. Je ne savais jamais qui elle comptait inviter à notre table », et je m’en moquais un peu. En général nous finissions la soirée à parler, elle avec sa cigarette, et moi, avec un verre d’une eau de vie bien de chez moi, car il n’y en avait pas de meilleure au monde. Quoi de plus logique, dans le fond ? Mais bon, cela n’était pas forcément une excellente idée… surtout après ce baiser que nous avions échangé… non, pas un baiser, une erreur, pour simplement. Ce n’était rien que cela ! E il fallait que ce ne soit que cela… sinon… non, il ne fallait mieux ne pas y penser.

Cette semaine, j’avais retourné le problème dans tous les sens, et j’avais même envisagé de feindre une maladie pour m’isoler un peu, ou alors de me lancer dans une période de contemplation pour la salut du pays d’Ambrosia… ce qui n’aurait pas été feint, histoire de ne pas croiser l’impératrice, mais c’était un peu compliqué en fait de faire ça… trop de logis=tique, et je ne pouvais pas demander à mon vicaire de me remplacer au pied levé… et rien ne justifiai mon retour à la ville sainte ans l’immédiat… cela aurait étonné plus de monde qu’autre chose. Mais bon, dans tous les cas, j’étais dos au mur, je ne pouvais pas décliner ni refuser, et me faire passer pour soufrant n’aurait fait que me donner l’occasion de reculer pour mieux sauter.

Du coup, je m’étais vêtu de ma tenue la plus austère, une bure qui n’avait ni le charme ni l’élégance habituelle e sans le moindre petit fil d’argent, noir sur noir. Plus d’espoirs ? Si, beaucoup, celle d’éviter de me retrouver dans une situation plus que gênante ! Autant éviter, et surtout devant un invité, quel qu’il soit. Enfin bref, tenue noire, e même je poussais le vice jusqu’à enfiler des gants de daim teints en noir que j’utilisais pour certaines cérémonies religieuses e que certains moines, dont ceux de Platine, gardaient aux doigts toute la journée ou presque. Le seul ornement que je m’autorisais, outre celui des gants qui était dans le creux de chaque paume, juste un petit P et un I entrecroisés de manière très jolie, était un médaillon, un disque d’argent d’un pouce de large où il y avait un cheval noir qui se cabrait. Voilà, j’étais prêt !

Je me rendais donc dans le lieu où je devais rejoindre mon ex belle-sœur et son invité… j’espérais juste que ce n’était pas De Voisin… Quelle barbe… cet homme, à l’image des Eskrois, était conservateur, obus, et arriéré parfois. Oh, il avait fait de bonnes choses, peut-être, mais il avait surtout eu l’intelligence d’avoir, à mon avis, des collaborateurs beaucoup plus intelligents que lui qui lui avaient cédé le pas en lui faisant remonter leurs idées !  Enfin bon, je regardais un peu sur le passage qui pouvait bien s’aventurer près des appartements impériaux. Personne. Quand j’arrivais et m’annonçais, le majordome, aussi connu sous le nom de Baptiste, voire même pour les briscards, de l’homme qui ne dormait jamais, étant donné qu’on, pouvait le croiser dans le palais à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit…

« Vous êtes le premier, Eminence ! Son Altesse impériale est retardée, je vous prie de patienter dans l’antichambre. Désirez-vous que je vous fasse porter quelque chose à boire ? »

« Merci, mon enfant, mais ça ira, je vais prier un peu. Prévenez-moi lorsque Son Altesse sera disposée à nous recevoir. »

C’était amusant de l’appeler « mon enfant » dans la mesure où il était plus âgé que moi, mais bon… je lui souris poliment avant de m’agenouiller en direction de la ville sainte pour commencer à réciter des pierres… mais finalement, je posais une question.

« Si je puis me permettre, qui est l’invité choisi par Son Altesse Impériale ? »

« Monsieur le Premier Ministre de Voisin. »

Foutreciel…


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Clos | Bruit de verve et morceaux de vie triés [Pv] Jeu 4 Mai 2017 - 23:05

La situation entre deux visages importants d’un monde ne pourrait être plus tendu. Alors que la tête de l’Empire s’est permise de saisir les lèvres du Protectorat, la couronne n’aurait jamais pu se sentir à la fois plus coupable et plus désireuse de recommencer. Recommencer….

Oui,je le dis ainsi, je n’ai qu’une envie : recommencer. Prendre,goûter, comprendre. Comprendre pourquoi ces lèvres m’ont tant marqué, pourquoi, ce baiser m’a rappelé milles autres, des autres qui accompagnent des souvenirs de nuits furieuses et endiablées et je me sens demandeuse. J’ai envie d’affirmer mais de demander une réponse, de lui souffler : c’était vous et de me sentir idiote. Je ne suis pas en colère, je ne sais pas pourquoi, je n’y arrive pas….

Parce que si tout cela est vrai, c’est tellement Elrich, incapable de réellement aborder le sujet, totalement capable de…laisser place. Au fond ça me rend furieuse, au fond j’ai envie de me l’affirmer par l’expérience, au fond j’ai envie de Lui.
Le mot est simple, il est sans entournure et je devrais avoir honte. Par acquis de conscience, j’ai honte. Honte d’avoir envie, consciente que tout cela est une erreur, une bêtise, une pulsion de chair et de corps que je n’ai pourtant pas envie de contrôler. Mais je le dois, tout simplement et je croule sous la honte et l’envie.

D’un corsage vert sombre, couvert d’une dentelle noire qui enferme le haut de mon corps en compagnie d’une chemise brune, découvrant mes épaules, je pousse un soupir. Je ne veux pas. Je n’ai parlé à personne de tout cela et tout retourne dans mon esprit, dans un amalgame étrange. Mes jambes serrés dans un pantalon brun, et des chaussures de talons élégante, je préfère renfiler par-dessus moi, la veste longue et sans manche qui parent la tenue pour ne pas me présenter trop provocante. La tenue est près du corps, du moins, je l’estime et je crains de paraitre aguicheuse. Ce qui est stupide, je ne suis pas une enfant et je me suis toujours assumée mais la chose est plus délicate.

Beaucoup plus…

Une petite toux…

Cela doit faire une quinzaine de minute qu’il attends et j’entre, auréolée d’un sourire, la chevelure coiffée de boucles capillaires rattachées ensembles, ornant les traits de mon visage immaculée, d’une auréole de jais, faisant ressortir mes yeux comme deux pépites azurées brillant sous des lueurs solaires.

Il prie. A-t-il besoin de paraître si noir en cet instant ? Je déglutis dans un silence impérial, préférant qu’il termine que de l’interrompre et ce n’est que lorsqu’il accepte de se redresser, que je me contente d’une révérence du visage, bien simple. Priant au fond qu’il ne me réclame pas de baiser sa bague je ne veux pas plus m’approcher de lui. Que fous de Voisin ?Je n’en sais foutrement rien et la chose m’énerve.

-Prieur Zullheimer.

Saluais-je.

--Pardonnez-moi votre altesse, murmure Baptiste. Monsieur de Voisin vous fait savoir qu’il aura du retard.
-De combien ?
--Une demi heure, tout au plus.

Je souris, remercie le majordome et regarde en direction de Everard. Je finis par lui sourire,de cette manière dérangée et honteuse que l’on peut avoir et l’envie, furieuse, bouillante, de sauter à ses lèvres et de le délester de cette bure..bon sang, quand est-ce que je suis devenue une curieuse créature agitée par les pulsions de ses chaires !

-Il fait chaud, Baptiste, ouvrez les fenêtres s’il vous plait et servez-moi un porto.

Les chiens viennent saluer à leur tour et je m’éloigne d’Everard,pour me diriger à la fenêtre, une cigarette, de l’air frais sera parfait. Mon attitude reste maîtrisée, et je m’installe sur le rebord, assise sur le chambranle de l’ouverture, une longue et fine cigarette à la main, une nouveauté Clark. Dehors, une pluie fine trouble la quiétude nocturne. Je saisis le verre servis et regarde le prieur.

-Comment allez vous Everard ?

Il faut bien discuter, le temps que Baptiste soit là….parce qu’une fois sortie, je sens déjà venir un silence énorme nous tomber sur les épaules….



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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Clos | Bruit de verve et morceaux de vie triés [Pv] Sam 6 Mai 2017 - 9:49
Je priais quand j’entendis la porte s’ouvrir e se fermer. Pas la lourde porte de l’entrée, donc forcément la porte des appartements de sa majesté, donc Lilith était là. Je refluais un instant le vent de panique qui se manifestait en moi et je composais su mon visage ce que j’appelais ma tête des confessions, c’était un visage neutre e austère, aussi inexpressif que possible, qui semblait avoir toujours un brin de réprobation pour la personne à qui je m’adressais. Un bon moyen de rester maitre de moi-même et sans doute de la situation. Enfin, j’espérais. Je restais silencieux afin qu’elle me salue convenablement, mais je ne lui imposais pas de baiser ma chevalière, comme elle aurait dû le faire. Je ne voulais pas de contact et je n’avais pas mis mes gants d’intérieur pour rien.

« Bonsoir mon enfant. »

C’était une bonne manière d’établir une barrière entre nous, histoire qu’il n’y ai plus de dérapage… j’avais apprécié ce dérapage, comme j’avais apprécié bien d’autres choses de sa part. Mais là… là j’aurai eu l’impression de trahir Elrich, d’abord, et ensuite, c’était… tellement déplacé… si j’avais des pulsions j’avais d’autres moyens de les exprimer, comme par exemple contacter Elena… je l’avais déjà fait et je le referai sans doute encore… il ne fallait pas que ça se reproduise, tout simplement. Et pour cela, tous les moyens, ou presque, seraient bons ! Je détournais le regard et acceptais le porto que me servais Baptiste en même temps qu’il servait la petite impératrice. Ainsi, il serait en retard… foutu de voisin, incapable d’être à l’heure quand on avait besoin de lui… sa présence aurai évité toute forme de dérapage à coup sûr… enfin bon, il finirait bien par arriver. Je restais silencieux pendant qu’elle s’aérait et je me contentais très laconiquement de répondre à ce qu’elle me disait.

« Aussi bien que le seigneur Ameth le souhaite. »

Plus impersonnel, c’était difficile. Ma réponse voulait tout dire et rien dire, mais elle me convenait parfaitement. Mais je ne l’interrogeais pas sur sa santé en retour, cela pouvait sembler bizarre. Mais c’était logique. A quoi bon demander ? Franchement, je n’avais pas envie de faire la conversation, et je doutais qu’elle apprécie une vraie conversation entre nous… je crois qu’elle comme moi nous surveillions comme du lait sur le feu. Je lui souris néanmoins, bien que ce soit plus une grimace qu’autre chose. Puis je posais une question sur un sujet plus neutre alors que je caressais les chiens, grattant derrière l’oreille pour leur plus grand plaisir… avant de foncer les sourcils…

« Balor a l’ai bien calme… est-il malade ? »

Même au repos, il avait l’air plus vif. Là, il avait l’air éteint… ou alors je cherchais juste une distraction, et du coup je cherchais là où il n’y avait ien à chercher…



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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Clos | Bruit de verve et morceaux de vie triés [Pv] Sam 6 Mai 2017 - 11:21
J’aimerais avoir la force de faire comme si de rien n’était, normalement j’en suis capable, mais je ne suis pas sûre de ne pas avoir envie de hurler, plus je le regarde, plus il est austère, plus j’ai envie de briser cela et c’est honteux. Honteux parce que je déraisonne totalement, alors il faut se ressaisir et maudire au passage Monsieur de Voisin, qui, pour une fois, n’est pas à cheval sur le temps. Il doit le faire exprès c’est impossible autrement. Il doit avoir un sixième sens qui lui indique tout simplement que pour emmerder son monde, il se doit d’agir différemment à d’habitude ! J’en suis totalement certaine.

En tous les cas, quand Baptiste nous laisse seul, il ne reste rien de plus que le porto, les chiens et le silence. Que j’apprécie tout à fait, je ne sais pas quoi lui dire, et je crains que chaque mot ne soit une offense ou une invitation ou quelque chose de ce genre-là. Est-ce que je trahis Elrich ? Allons bon, les souvenirs de ces lèvres me hantent, je les connais, je vous rappelle que je connais les différences entre les frères et ce baiser, Elrich ne m’en a jamais donné d’aussi…vivant. Alors je continue de croire à ma déraison, mais un moment, un jour, je poserais la question.

Avez-vous pris la place de votre frère dans le passé ? Oui, mais pas ce soir. Ce soir je n’ai aucun courage, je suis une lâche espérant fuir ce que nous avons convenus, parce que ce n’est pas possible, parce que son regard est si terrible, que je…que mes envies en sont honteuses, terribles, et sous le couvert du déshonneur, je suis aussi indigne.

Un son de bouche convenant au dressage des chiens, je fais venir Balor, je caresse le sommet de son crâne et il aboie doucement, content.

-Monsieur n’a rien, il fait son malheureux pour avoir de l’attention. Il le fait toujours quand je… Je suis mal à l’aise. Il détourne l’attention, c’est son art, je ne sais pas comment cela est arrivé avec le temps, on dit bien que les animaux ont l’art de vous surprendre, il l’a. Ne lui donne pas assez d’attention. J’ai travaillé toute la journée, avec des diplomates de toutes contrées, tendus et prêt à se battre, je n’ai pas eu le temps, de leur donner un peu d’attention. Mais je ne pouvais pas tenter de calmer des tensions mondiales et leur faire des gratouilles. –Je bois un peu de porto. – Saviez-vous que Baras une portion de terre divisée en deux, à moitié Eskroise, à moitié Raclusienne, souhaite se détacher entièrement de ses deux nations pour rejoindre l’Empire ? Le débat a été agité, je ne me suis pas opposée à l’unification de Baras sous le couvert d’un nouveau drapeau , le mien, le peuple réclame de ne plus être divisé, mais Eskr la veut tout entière, Raclus de même. Le fait est que la position de cette large île est intéressante, niveau stratégique, elle possède des vignobles réputés et je connais personnellement l’un des dirigeant Eskrois, d’origine Raclusienne pourtant. Un vrai casse-tête.

Parler de politique voilà, parfait. Le dirigeant ? L’ile n’aimant pas sa division essaye de se mélanger au mieux, ainsi, l’héritier eskrois est le fils de l’ancien dirigeant Raclusien. Bref, de quoi nous occuper.



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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Clos | Bruit de verve et morceaux de vie triés [Pv] Dim 7 Mai 2017 - 21:00
Oui, une bonne manière de changer de sujet de conversation. Tout simplement ! Nous étions en terrain glissant l’un comme l’autre… aussi, il n’y avait rien d’étonnant à ce que nous essayions de trouver un sujet plus qu’intéressant qui nous obligerait à passer outre le moment gênant que nous avions eu ! Je lui souris néanmoins alors qu’elle parlait de Balor… oui, je le savais un peu capricieux quant à l’attention qu’il réclamait, mais bon, il n’y avait pas de mal à réclamer un peu de caresses de la part de sa maîtresse. Et comme œil allait la voir, je caressais son compagnon de lait, son frère en somme, né en même temps que lui, et tout aussi beau... des chiens de race, aux pattes longues et à la mâchoire puissante. De parfaits défenseurs, il fallait le reconnaître. Dommage qu’ils ne soient pas en permanence avec elle. Difficile de les emmener de partout, en même temps... elle devrait trop s’en occuper tout le temps…

« Baras a déjà eu plusieurs conflits sur le dos par le passé... et aucune solution ne saura combler tout le monde. En somme, c’est une véritable poudrière qui ne manquera jamais de poudre. Personne ne pourra jamais résoudre définitivement le problème que pose cette lande de terre.. et la raccrocher à l’Empire de vapeur serait la pire idée possible... cette forme d’annexion non consentie volontairement par les deux autres parties en présence... »

Je lui souris, bien que mon regard soit dur, ou du moins essayais-je… Il était certain que je me devais d’essayer. Par principe. Il le fallait. Mais pour en revenir au problème géopolitique, il n’y avait pas de solution toute faite… toutefois, j’avais une petite idée à proposer concernant le sujet qu’elle avait abordé. Une idée fort intelligente, semblait-il… mais elle n’était sans doute pas à son goût.

« Économiquement, cette région n’a aucune valeur… il n’y a que les vignobles qui sont des intérêts privés… pas de mines, pas de charbon, rien de cela… donc c’est uniquement d’ordre militaire que cette zone est utile… donc ça ne vaut pas grand-chose dans un monde où Ambrosia empêche toute situation militaire de dégénérer à l’international… donc la meilleure solution serait de leur accorder une indépendance et une autonomie complète assortie de traités commerciaux très intéressants… et bien sur, pour empêcher toute annexion, offrir un protectorat de défense purement militaire. C’est sans doute la meilleure solution, et quoi vexera le moins de monde possible… c’est la seule solution qui résoudra le problème… même si la zone est à surveiller… ou alors allouer cette terre aux dieux, comme une sorte de privauté des dieux… un peu comme votre oncle l’a fait avec les terres qui lui ont été allouées… même si il les a offert à la garde impériale, bien sur ! Toute proportion gardée ! Comme une sorte de terre neutre spécifique aux dieux... »

Oui, allez trouver une meilleure idée sur le sujet ! Vous verrez bien ce que cela donnerait ! Je la fixais droit dans les yeux.

« Même le Protectorat s’opposera à une annexion ambrosienne pure et simple… ce serait une ingérence trop prononcée… remarquez, même mon idée serait une ingérence trop marquée… il faudrait leur proposer cette idée devant une table des négociations. Ou mieux faire en sorte que l’idée vienne d’eux… une terre indépendante serait la meilleure solution possible sans doute… mais ce n’est pas à moi de vous conseiller, et encore moins à moi de vous proposer de telles solutions. Tout cela est votre fardeau, non le mien. »

Oui, voilà !

« Je suppose que vous seule pouvez être juge de la situation. Et j’ai bien peur de ne pas avoir toutes les cartes en main pour conseiller habilement... »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Clos | Bruit de verve et morceaux de vie triés [Pv] Jeu 11 Mai 2017 - 11:33
Baras occupe généralement les politiciens et tout être normalement intéressés pendant des heures. C’est un amas de conseil, d’avis et tout ce qui va avec, en soit rien n’aurait été meilleur que ce sujet, pour occuper deux êtres dérangés. Au fond, je me demande pourquoi il n’a tout simplement pas moins honte que moi, je me sens l’instigatrice de baiser, de ces envies mais il est vrai qu’il a répondu, il est vrai qu’il a cherché mes lèvres et je suis intimement persuadée qu’il a autant envie que moi tout autant que de retenue face à cette hérésie.
Il y a bien des ambrosiens à la capitale qui pourrait attirer mes lèvres et mon être, mais parfois le corps cherche une créature qui lui correspond et je crois que c’est Everard pour moi. Je n’ai pas de sentiment à son égard ce n’est pas ça, mais l’attirance physique m’enjoint à le vouloir. C’est une hérésie, parlons de Baras.

-Mais je le sais tout à fait Everard, le souci c’est qu’ils sont bien capable de se proclamer indépendant et même si je n’ai pas pris de position véritable en ne m’y opposant pas, je n’y suis pour autant pas favorable.

J’aimerais, je le conçois que ce soit plus simple, ratifier les terres sans disputes mondiales, mais c’est demander aux hommes d’être moins vindicatifs, territoriaux, obsédés par le besoin d’en avoir plus que l’autre pour assurer sa domination. Bref, la vie.
Il sourit, et je fais de même, parvenant à me convaincre que nous pourrions occuper l’absence de de Voisin sans rester à se regarder dans le blanc de l’œil comme des idiots. Je réfléchis pendant qu’il parle.

-Intéressant, en faisant de ce territoire une terre dédiées aux Dieux nous convenons qu’une ingérence quel que soit serait une offense faites à nos divinités. Je n’y avais pas pensé. Cela règle tout souci de volonté d’appropriation d’un tiers, assure une autonomie et je doute que quiconque se sentent d’avoir les épaules de parjurer les Dieux…

La chose est possible, il ne faut pas se leurrer, mais ce serait se mettre à dos toutes les nations et rentrer dans la ligne de mire du Protectorat, probablement, sauf bon manipulateur, se mettre à dos aussi tous ses sujets. Le fait est que la nature humaine est stupide…

Il me décroche un sourire amusé, c’est plus fort que moi.

-Ce n’est pas votre rôle effectivement, mais une personne avisée écoute différents avis et différentes idées.

Je finis ma cigarette et l’éteint dans le cendrier, saisissant le verre de porto, je pense à Baras et mon air a l’air perdu dans les préoccupations politiques.

- Vous n’êtes pas conseillers et vous n’avez pas toutes les cartes en main, mais si on estime que je n’ai pas la science infuse, j’apprécie toute fois que nous en discutions. Ce que vous proposez pourrait être une solution, mais rien n’est encore joué, j’en discuterais avec les dirigeants de Baras. Peut-être que vous pourriez assister à un de ces échanges…

Je réalise que je suis à sa hauteur, je ne l’ai pas regardé pendant que je parlais, réfléchissant, son idée est bonne mais on ne sait jamais si elle intéressera, je dois y penser un peu plus de temps, un peu plus…je le regarde et finit par sourire.

Quelques secondes à peine me desservent sur mon contrôle, mais la porte est frappée, Baptiste entre sans avoir le temps d’annoncer Monsieur de Voisin qui rentre en trombe, chapeau en main, essoufflé.

-J’ai couru votre majesté, vous n’imaginez pas terrible désarroi quant à …-Il s’arrête, je détourne mon regard de Everard comme surprise. –Mon retard.
Il s’approche et nous bouscule presque dans sa hâte, façon de parler, il s’incline respectueusement, baise ma main, envisage de faire de même auprès de Everard.



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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Clos | Bruit de verve et morceaux de vie triés [Pv] Lun 15 Mai 2017 - 18:23
Baras était une parfaite mise en situation des cous politiques que recevaient les futurs dirigeants de ce monde : aucune solution ne convenait parfaitement. Chaque solution évoquée ne serait qu’un excellent moyen de vexer une des parties. Et si mon idée avait le mérite de forcer la main de ceux qui aimeraient récupérer ces terres tout en évitant une colère totale. Toutefois, dans tous les cas, la rancœur allait être présente et il faudrait des dizaines d’années, voire un ou deux siècles pour que cela passe et que tout ne devienne plus qu’une anecdote dans l’histoire. Mais mon idée avait un gros défaut : quel culte voudrait bien se retrouver à la gérance d’une telle terre… même le protectorat serait capable de refuser… alors peut être en faire une offrande aux dieu qu’il préfère… la mère serait ^peut être appropriée… mais le souverain serait un choix plus avisé, une sorte de rappel à tous… et au final, avec cette indépendance, il y avait de grandes chances qu’ils finissent absorbés par la ligue, à moyen voire long terme. C’était évident, une évidence telle que l’impératrice devait s’en douter, mais difficile de voir mieux comme solution apparente. Mais avec du travail et de la réflexion, nous y arrive… enfin, elle y arriverait.

« Sans vouloir vous donner des leçons, que vous y soyez favorable ou pas, vous n’avez pas votre mot à dire, tant que le Royaume d’Eskr ne fait pas appel à votre arbitrage… les problèmes internes des pays sont à régler en interne… votre superpuissance ne vous autorise néanmoins pas d’ingérences ainsi… et le fait que l’île en question souhaite être intégrée à votre empire vous donne la responsabilité de refuser et même de montrer aux Eskrois que vous n’en voulez pas… sinon, il ne fera pas long avant d’avoir des tensions supplémentaires. Surtout dans un pays qui est déjà en difficulté à cause d’une guerre civile en puissance… qui pourrait mener à une guerre qui serait fort meurtrière… surtout si c’e un certain prince en rébellion obtient le trône… »

Je la regarde. Je n’avais pas cessé de caresser le chien, de le gratouiller. Aussi je n’avais pas vu qu’elle s’était autant rapprochée de moi, qu’elle s’était autant approchée tout court, même ! Je me détournais et je reculais très légèrement. Pour ne rien risquer, pour ne rien céder. Je lui souris, comme pour faire passer ma « rebuffade » auprès d’elle, quand nous fûmes gracieusement interrompus, De Voisin arrivait ! Je lui souris et tendis la main pour qu’il puisse baiser la chevalière comme il le devait.

« Bonsoir mon enfant. Laissez-moi deviner : affaires d’Etat ? Le travail va bien finir par vous tuer à la tâche, ne pensez-vous pas que vous devriez lever le pied ? Votre santé risquerait d’y passer, sinon… »

De Voisin eut une inclinaison de la tête à mon encontre avant que Baptiste vienne nous prévenir que le diner était servi. Aussi lâchais-je les gratouilles du chien et suivais le mouvement pour m’asseoir là où on m’invitait à le faire. Mais j’eus à peine le temps de m’asseoir et de gouter au délicieux potage de l’entrée que Baptiste revenait pour dire que quelqu’un m’attendait dans l’antichambre.

« Si vous voulez bien m’excuser. »

Je me levais et me dirigeais vers l’antichambre pour parler au messager, un homme qui tenait un minuscule petit rouleau. En somme un pigeon voyageur. Je pris le rouleau, y jetais un œil. Il s’agissait des paroles d’un Serviteur de la cité, quelques petites informations très importantes et urgentes venant d’Eskr qu’il avait par un contact… mon propre réseau d’espionnage… je revins vers l’impératrice et De Voisin que j’avais du momentanément quitter.

« Je vous prie de bien vouloir m’excuser, mais je vais devoir y aller, Servir est un sacerdoce autant qu’une joie. »

Je m’inclinais.

« Monsieur le Ministre, Votre Altesse… »

Je terminais mes salutation et m’éclipsais à la fois soulagé de partir et inquiet du contenu du message…


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