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Acte I, Scène 3 : Ainsi vous m’avez convié.

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Valerian d'Andressy
Gentleman cambrioleur
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Nationalité : Ambrosienne
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MessageSujet: Acte I, Scène 3 : Ainsi vous m’avez convié. Ven 5 Mai 2017 - 22:45


Il faut cesser, cesser les rimes, non que cela me déprime, je vous avoue que cela me plait, et les instants où je cesse de vous en narrer, sont les véritables moments où je suis dissimulé. Valerian disparait, Ambrose apparait. Ambrose. L’homme qui ne rime pas. Le cambrioleur qui n’affabule pas. Il vient, il prend, il ne tue pas. Je suis lui, il est moi, deux facettes d’un homme qui se joue sans carbone, deux visages grimés…

Oui, deux visages grimés. Valerian porte l’affabulation de ses extravagances, il parle, il agite, il n’est qu’outrance, outrance exagération, mais il est moi au fond. Et Ambrose, l’homme qui ose, vole, détrousse, les honnêtes gens, pas si honnête apparemment. Oui nous sommes deux, deux et un, une seule personne je le sais bien…je le sais…je veux croire que je le sais.


L’ombre se glisse dans les appartements, maison de brique rouge irradiant, dans la pénombre de la nuit se dissimulant. La maisonnée est forte de réputation, après tout, ils sont une maison d’édition, ils publient les plus beaux auteurs, de notre époque de valeur et l’on dit souvent que le patriarche au cheveux blancs est un collectionneur évident. Il amasse, ramasse, tasse, tout ce que vous voulez, dans un besoin de combler l’espace, à la limite de l’obscénité. Ambrose Lampré n’est pas à son premier coup, dans cette demeure voyez-vous.
Mais en vérité, mes dernières acquisitions ici volées n’ont pas été divulguées. Diadème de l’Empire, bijoux de Monarchie, cet homme s’approprie. Les objets sont issu de vol, légendaire, historique et j’ai dans l’ambition, de lui couper la chique.

Je récupère ce qu’on a volé et j’irais le rendre à sa majesté, ou dans un de ses musées. Cela fait bien des années, que le diadème des Ambré a été dérobé, les racontars balancés disent qu’il est ici déplacé, je me dois de le récupérer et de le faire porter, anonymement, à la royauté. Tout l’art est donc de trouver, le bijou qui vient d’être racheté.
Mais me voilà à tourner dans les bureaux rangés, à chercher dans les chambres empesées, des traces qui m’aiderait. Pas un chat dans la demeure, pourtant au vue de l’heure, cela devrait au moins ronfler, mais il me vient une idée, saugrenue et le front frappée, je descends l’escalier sans tenue, en soupirant, parlant assez fort, cherchant celle qui abuse de mes efforts.

-Il m’aurait fallu mieux raisonner, je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé ! Ainsi vous brûler ardemment de me voir très cher et je brûle de deviner dans quel pièce vous vous cacher. Les Del’Acera ne sont pas là, ils reviennent demain, et comme vous êtes dans de vilain petits papiers, vous saviez que je serais attiré. Il vous a fallu un peu de temps, ou pas, pour me faire venir ? Que je sache si je me laisse aller…

Les gants blancs sont ôtés, le chapeau haut de forme levé, il ne reste que le costume noir bien misé et la cape de rouge doublée. Le visage grimé d’un maquillage épais et de rajustement parfait, je ressemble à une homme d’une bonne quarantaine d’année, à la chevelure grisonnante et au long nez. Un séducteur aux regards bleutés, Ambrose Lampré, tel est le visage caché. Je finis par soupirer.

-Ah vous voilà. C’est la deuxième fois cette année. Dis-je devant elle dressée. Zulkaroff vous êtes terrible, j’en ai déjoué trois de vos supercheries, mais me voilà prit ! Un jour on va croire qu’Ambrose Lampré, c’est vous.

Souriais-je avec bagou.




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Adhémente Zulkaroff
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Nationalité : Ambrosien, sur mes papiers...
Messages : 39
Date d'inscription : 23/04/2017
MessageSujet: Re: Acte I, Scène 3 : Ainsi vous m’avez convié. Lun 8 Mai 2017 - 18:42
Elle était là, elle se faufilait savamment, la créature, parée de cet déroutante pureté. Elle serrait des mains, s'enquerrait de la santé des uns, plaignait les malheurs des autres avec justesse. Là où d'autres crochetaient des serrures, cette dernière se faisait offrir les clés sur un plateau doré. Aucun amour ne pouvait étreindre son cœur véritablement mais elle donnait le change comme personne, comme si elle avait connu des passions dévorantes. Peut-être était-ce d'ailleurs le cas… Dévorante était un terme qui définissait assez bien son affection.

Dans la langueur de la nuit elle s'épanouissait telle un bourgeon sous les rayons d'un tendre soleil de printemps. Quelle lumière pouvait mieux dessiner son enfant que celle d'une lune parfaitement ronde.  Son teint paraissait d'autant plus immaculé, sa chevelure irradiait sous cet éclairage nocturne. Le silence n'était point pesant, lesté par le tic-tac rébarbatif d'une grande horloge à balancier. Chaque passage tranchait le temps sans remords telle la lame affutée de la guillotine l'aurait fait des âmes passées de l'autre coté en un éclair funeste.

Tick tock…
Goes the clock…


Un voyage avait emmené ces nouveaux amis au loin. L'homme arrogeant, la femme vénale et la progéniture empêtrée entre les deux extrêmes, tous partis, et dont il avait dû, presque à regret décliner l'invitation de jouer le bon ami. Car c'était ce qu'il était, le bon ami de l'ainé, portier à ses heures pour celui qui s'amusait d'être dans cette ombre grandiloquente. Séduire le père, séduire la mère n'était qu'une broutille pour un expert dans son genre. Et ce toit était devenu un peu le sien, naturellement, baignant dans les doucereuses confidences des désirs inassouvis de chacun des membres de cette illustre famille.

Une passade…
Quelques tours de passe-passe sur le grand échiquier de la vie…

L'innocence d'un jeu, pas sans conséquences. C'était arrivé une fois, et sans doute que le gentlemen grisonnant lui avait-il plu. Entre voleurs, il existait un lien invisible et tenue sur lequel il prenait plaisir à tirer, pour se distraire, entre deux tasses de thé, entre deux âmes à consumer dans les vices. Des Rumeurs passant de bouches en oreilles, quoi que plus aisé lorsqu'on tenait un commerce qui voyait défiler bien des noms connus. Elle court, elle court le rumeur, de maison en maison, jusqu'à trouver son destinataire.

Un destinataire bien méfiant, ce qu'on ne pouvait décemment lui reprocher et ajoutait un certain charme à la rareté de ce genre de tête à tête incongrus. Le bureau du maitre de maison tel était son repère en cette nuit. Armé de sa patience, éclairé par une lourde lampe à pied à l'abat jour pourpre, se délassant dans un fauteuil de cuir, le sourire aux lèvres, ainsi attendait Mr Zulkaroff, poussant la fumé hors de ses poumons lentement. Ses yeux se délectaient des volutes blanches évoluant poétiquement dans l'atmosphère surchargée de la pièce.

Ô douce nuit…
Enlace moi de tes bras voluptueux…


Discret le bruissement dans le profond silence. Bientôt l'ami, il approchait… Etait-il même en quête de cet autre qui œuvrait sous le masque de l'innocence juvénile ? Le rire léger de l'albinos s'écrasa sur les vitrines pour s'évaporer aussitôt, tout aussi volubile que son propriétaire. L'impatience seyait aux incertains et le succès de la démarche lui revenait comme un trophée. Enfin… Les gemmes se posèrent sur la haute silhouette de noir vêtue, sans surprise, sans empressement.

- Qu'à cela ne tienne, je m'en accommoderai, comme de chaque conte dont on veut bien me faire cadeau. Je m'inquiète d'avantage pour vous. Ne seriez-vous point jaloux qu'un tel titre me revienne alors que vous ouvrez si durement pour le faire briller dans l'obscurité ?

Il rit, doucement. Ses yeux rutilant s'accaparent le moindre soupçon de lumière. Son espièglerie ressemblait à celle d'un enfant, satisfait de tourmenter les adultes par quelques plaisanteries sans grande importance. Sa main se souleva du large accoudoir et dans une élégante rotation du poignet et de ces longs doigts graciles il fit signe d'approcher. Lui-même n'était qu'un invité de passage et pourtant il n'en donnait pas une seule seconde l'impression.

- Ne vous plaignez donc point de mes facéties, elles ont aussi leur utilité. Je m'ennuyais, mais vous êtes ponctuel alors… asseyez-vous donc. Je ne sais hélas plus ce que j'avais promis… La mémoire a décidé de m'ignorer. Il marqua une longue pause, inspira et exhala de nouveau la fumée, en proie à une certaine forme de réflexion nébuleuse. Connaissez-vous Mr Del'Acera ? Le père, non le fils qui serait d'un moindre attrait dans votre cas, je le crains.


Il était un oiseau sans pattes...
Il ne s’arrêtait jamais de voler et s’endormait dans le vent.
Il ne se posa qu’une seule fois dans sa vie… pour mourir
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Valerian d'Andressy
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Date d'inscription : 11/04/2017
MessageSujet: Re: Acte I, Scène 3 : Ainsi vous m’avez convié. Mar 30 Mai 2017 - 13:31
Quelle étrange fantôme que cette créature, qui tout en étant homme possède une immaculée parure. Il traque dans les jeux indécents, l’homme que je suis présentement. Je sais de ces secrets, je me méfie de son amitié, non que je sache ce qui se cache dans ses attraits, mais un homme comme moi discret, observe les gens des toits des maisonnées. Je sais qui sera tué ou qui l’a été et dans quel maison un homme encapuchonné a pu rentrer. Mais dans mes secrets les plus mérités, je reste sans rien avouer. S’ils savaient, ceux que je pouvais révéler, ils voudraient me tuer. Et comme je ne puis à la police me présenter, pour tout avouer, je me dois de rester sans rien révélé.

Un sourire vient chahuter mon visage grimé, alors que je laisse échapper un rire léger.

-Il faudrait voir les avantages, avant de penser aux inconvénients…

Soufflais-je sans préambule, bien qu’au final, l’imaginer en Lampré ne soit que ridicule. Je voudrais point souffler ses attributs masculins mais il est en vérité, inutile de cacher, qu’il n’y a entre lui et moi, aucune correspondance de quoi que ce soit.

Le corps appuyé à un meuble en meurisier, j’observe le fantôme parler, il me sied de l’observer ainsi présenté et je douterais de sa masculinité bien volontiers. Ses épaules sont féminines, elles sont de présence graciles, donnant l’envie d’un toucher ou d’un tissu à retirer, sans parler de sa gorge si fine, où point d’adam ne se peaufine. Pourtant voilà une chose qui nous sied à nous, hommes de toutes âges et de tout gout.

-Bien entendu que je le connais, je l’ai déjà volé. Mais quand on prends des affaires à un voleur, c’est une chose sans importance ! Vous le connaissez vous-même ? J’avoue avoir admirer son épouse sur bien des portraits…ah…les femmes, elles me perdront, parfois un beau sourire et tout est perdu !

Me voilà pensif et amoureux, imaginant Hélène dans un déhanché vaporeux, une robe d’été sur les hanches et mon envie se penche. Me voilà installée dans le siège désigné, la tête vers lui tombée, je ne peux m’empêcher, d’un sourire désigné.

-Vous savez ce qui me plait le plus chez les dames ? Leur cou. Il est dénué de cette horrible proéminence, cette pomme d’adam parfois exagéré. Non, elle n’ont pas ça, leur gorge est gracile…ah…je divague.




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