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 :: Prologue final :: La salle des archives

Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos)

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MessageSujet: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mer 17 Mai 2017 - 14:11
J’étais attristé et effondré d’apprendre la mort de mon père, même si je lui en voulais d’avoir accordé ce mariage mais il n’a suivi que l’influence de mon frère. Je ne m’attendais pas à une telle nouvelle surtout de l’apprendre par un simple journal même pas par la famille ou un délégué.

Je me sentais très mal, mon état et ma position ne faisaient qu’empirés, comme à mon habitude j’ai demandé un thé pour me calmer, mais voila que ma servante était une espionne de mon frère, elle a failli m’empoisonner en plus de me proliférer des menaces, provenant de mon frère.

J’avais peur pour ma vie et mon bébé, je pensais le passé derrière moi mais il me rattrape plus vite que prévu, je ne savais pas quoi faire ? J’étais effondré, en colère, j’avais besoin de mon époux qui à son habitude était absent certainement à son boulot mais peu importe il fallait que je le voie d’urgence.

J’essaye de reprendre mon calme pour ne pas attirer l’attention, j’envoyai notre majordome, le plus fidèle à mon époux enfin je l’espère, un petit mot pour mon époux de me retrouver au plus vite au Temple d’Aernia, sans rien rajouter d’autre ne sait on jamais.

Je m’habillai le plus discrètement possible avec un peu de blancs, pour aller au temple prier la mort de mon père mais surtout parler à mon époux de tout cela, je ne savais pas quoi faire, j’étais perdue, moi qui d’habitude étais sur de moi.

Je me dirigeais d’un pas franc mais pas trop rapide vers le temple, assise dans une alcôve à prière, il n’y avait personne j’étais tranquille, je prierais pour mon père ne pouvant peut être pas allé près de son corps, j’espérais surtout voir mon époux arrivé et vite, je craignais pour ma vie et celle du bébé.  

Une chose était sûre je ne voulais pas trahir, mon cousin, ni Emily pas possible pour moi, je détestais plus que tout mon frère…et le bébé que nous avons eu tant de mal à avoir que faire ? Un renversement politique quand mon cousin pourra accéder enfin au trône…Réfléchi Miranda, Ross l’heure tourne je t’en prie d’arriver vite.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Jeu 18 Mai 2017 - 12:06
Ross se trouvait encore une fois sur le chantier de son agence personnelle, qu’il transformait en véritable forteresse, tout en se donnant des airs de décorateur d’intérieur exigeant et frivole. Les artisans n’étaient pas dupes : ils savaient fort bien à quoi correspondaient ces requêtes de passages secrets « charmants », d’insonorisation « optimale », et de serrures « subtiles ». Tout effarés de recevoir de pareilles requêtes, ils se regardaient sans rien dire, mais se réjouissaient secrètement de la paye royale qu’ils en retireraient.

Le majordome envoyé par sa femme le trouva posté devant l’entrée du bâtiment, une lettre froissée à la main, qu’il s’était isolé pour lire et relire. Et bien qu’il l’ait laissée sur place, il avait encore cette lettre à l’esprit lorsqu’il rejoignit Miranda, quelques minutes plus tard, à l’endroit indiqué. Avant même de se trouver auprès d’elle, il lui lança de loin, constatant l’absence de toute âme qui vive et, à vrai dire, trop agité pour modérer sa voix malgré le regard de la déesse pesant sur lui :

« Je viens de recevoir une lettre de Lowell. A vous, je présente toutes mes condoléances. A lui, je répondrai quand je serai remis du ton qu’il emploie. Je tâcherai de mettre ses manières déplorables sur le compte de son chagrin, sans doute ; mais il pourrait tout de même se faire relire. »

Cependant, il n’était pas là pour se plaindre de courriers reçus ; il lui avait semblé que la femme qui le convoquait était davantage que la mondaine pincée avec qui il entretenait généralement des conversations plates et superficielles. Il y avait à présent un véritable sujet à traiter. Surpris, il s’aperçut qu’il la prenait maintenant au sérieux. Il se sentait si délivré vis à vis d’elle qu’il ne ressentait pas la gêne glacée que son approche lui infligeait autrefois. Non, à présent ils étaient libres d’entretenir des rapports normaux, ceux de deux personnes sensées et civilisées. Et sur ce point, il n’aurait pas de trop d’une alliée dans le bras de fer qu’il venait d’engager. Il prit soin de confirmer cette intention à son épouse en se risquant, arrivé auprès d’elle, à un geste qu’il n’aurait pas tenté lorsqu’ils étaient physiquement plus proches : il lui prit les mains et s’inclina pour les embrasser.

« Notre famille est désormais la vôtre, si cela peut vous apporter le moindre réconfort, et je veillerai à ce que ce triste événement n’ait pas de répercussions sur votre situation. A ce propos, il faut que je vous avertisse d’un terrible laisser-aller dans le recrutement de nos domestiques. »

Et il ne parlait pas seulement, cela se lisait sur son visage, de petites discordes sur la manière de faire les lits ou de nettoyer les vitres. Miranda avait pu prendre de telles fautes comme des offenses graves par le passé, mais désormais elle et lui pouvaient converser ensemble de manquements bien plus sérieux.

« Il y a non seulement des incapables, mais je crois, des assassins. J’ai effectué une certaine… sélection » – purge aurait été plus approprié, mais même si le recours à des techniques plus drastiques faisait à présent partie de la panoplie de l’héritier, le langage qui l’accompagnait lui répugnait toujours.

« Ma mère conservera les sinistres individus qu’elle voudra, cela ne me regarde plus. Quant à moi, je ne serai plus servi que par des fidèles. Mon maître d’armes, Darienne, est personnellement responsable de ma sécurité. Et je ne saurais trop vous engager à faire montre de la même prudence. »
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Jeu 18 Mai 2017 - 16:07
J’étais au bord du stress, au bord des larmes, j’avais du mal à avaler, le souffle coupé a chaque respiration, en attendant mon époux, enfin le voilà, soulagé peut être je ne sais pas je suis sur mes gardes, serait il capable aussi de me trahir ?

[color=#d2b48c] Mon cher et tendre vous voilà, heureuse que vous ayez reçu mon message, c’était que je parlais ainsi à mon époux mais j’étais sous le choc. [b] Oui, mon cœur est en berne, je peux être près de lui vue mon état je ne peux faire un aussi long voyage.

J’ai été fort étonnée enfin oui et non que Lowell face pression sur tous ceux qui m’entourent le fourbe, qu’a-t-il bien pue écrire à mon mari pour qu’il agisse ainsi, l’argent de la famille Brisendan.

Votre baiser me touche, lui prenant les mains les miennes étaient froides et tremblantes. Je lui rendis le baiser sur la joue Venez prêt de moi, j’ai un sujet plus que sérieux à vous dire, enfin je ne devrais pas mais j’ai peur Ross.

Je me blottissais contre lui, sa chaleur me réchauffait ce n’était pas dans nos habitudes mais j’avais besoin d’être rassurée, la main posée sur mon ventre, j’avais besoin de lui plus que jamais aujourd’hui.

Je vous en remercie, j’aurais certainement besoin de me refugier ailleurs que chez nous, je ne désire plus y mettre les pieds, je ne sais pas ou je serais en sécurités.

Je regardais autour de moi, toujours tremblante, la peur au ventre, je n’avais plus confiance en personne, j’essaye de reprendre mon souffle, un mauvais passage mais est ce le seul.

Le tri mon tendre mari, il est trop tard, en baissant d’un ton une peste envoyée par mon frère depuis un moment à notre service à voulu m’empoisonner.

Oui je n’avais pas reçu de courrier de mon frère mais des menaces, que je prenais plus qu’au sérieux.

Elle m’a menacée enfin surtout le bébé, un message de mon frère, il est devenu fou, elle ma dit de le dire à personne mais…je n’ai guère le choix que de vous en parler. Un mauvais chantage, je ne sais pas quoi faire.

Je prit le temps de reprendre mon souffle et que mon époux puisse assimiler et comprendre ce qu’il venait de se passer sous son toit. Oui il fallait me protéger mais pas que moi, le bébé aussi. Je ne voulais pas céder à son chantage mais je ne savais pas quoi faire. J’attendis la réaction de mon tendre avant de continuer.

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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Jeu 18 Mai 2017 - 17:32
La décision de Ross fut prise en quelques secondes : le temps de compiler les informations reçues. Elle était en danger elle aussi ; il ne pouvait pas la laisser là. Cette vieille demeure où il avait toujours vécu n’était qu’un nid de vipères, où une sorte de sombre malédiction semblait s’abattre sur tous ceux qui l’entouraient, et qui étaient un tant soit peu innocents. Il n’avait pas d’autre choix que de saisir le peu d’influence qui était la sienne afin de les défendre. Quel genre d’homme aurait-il été s'il n'avait pas fait son possible pour cela ?

A vrai dire, la colère froide et silencieuse dont les événements de la veille avaient ouvert les vannes était maintenant toute prête, comme une arme, une fidèle épée toute neuve à son côté, pour réagir à un tel événement. Il se sentit presque soulagé de pouvoir recourir désormais à ce sentiment qu’il avait toujours fui comme un poison, craint comme un péché, et qui s’avérait pourtant si plaisant à manier face à l’adversité.

Ah, on s’introduisait jusque chez lui pour menacer sa femme. Ah, on la surprenait dans son moment de plus grande faiblesse, pour réclamer d’elle qui sait quelles conditions indignes… Il n’éprouvait même pas l’envie de connaître les termes du chantage ; pour l’heure, il était trop scandalisé. Décidément, les agissements du personnage étaient en accord parfait avec ses talents d’écriture. Il songea un instant qu'il fallait un procès pour vérifier de telles informations ; qu'après tout, le camp adverse aurait eu beau jeu d'envoyer cette meurtrière auprès de Miranda pour la tromper, et empêcher toute alliance avec Lowell ; mais c'était une réflexion qu'il aurait pu tenir autrefois. Tel qu'il était désormais, il repoussa ce réflexe de clémence et de raison comme une tentation honteuse.

D’une voix blanche, il affirma : « Nommez-moi la coupable. Si elle a commis l’erreur de rester sur place, elle sera pendue. Si elle tente de s’échapper, je me chargerai de son sort. Quant à vous… Je vais vous mettre en sécurité. »

Sa main rejoignit celle de son épouse sur le ventre encore discret où se dissimulait la vie, et dans un geste hésitant, il entrelaça ses doigts aux siens. Il avait toujours détesté la toucher, lui qui se montrait pourtant si rapide à enlacer et à étreindre les personnes chères à son coeur ; mais il y avait désormais entre eux cette présence qui, d’une certaine manière, les séparait et évitait toute équivoque. Il ne considérait plus Miranda comme une épouse à supporter mais comme une connaissance à soutenir ; c’était une personne pareille aux autres, finalement.

D’elle, il n’attendait aucun soutien. Il avait décidé de mener seul sa barque à présent, et de séparer clairement conversations familiales et relations professionnelles. Peut-être, ainsi, aurait-il droit à un peu de clarté dans ses affaires, à un peu de contrôle sur ses employés.

« Il n’est pas trop tard. Nous ne sommes pas perdus. Je ne savais pas que vous seriez vous aussi la cible d’ennemis de cette cruauté, mais puisque c’est le cas… Nous allons, en effet, quitter la maison familiale. Je dis ‘vous aussi’ parce que j’ai eu à en souffrir, mais vous ne vous rappellerez peut-être pas de cette vieille histoire… Je vous expliquerai après. Dites-moi déjà ce que votre frère a réclamé exactement. »
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Dim 21 Mai 2017 - 21:41
Mon époux près de moi était proche, je sais que ce n’était guère son habitude, mais pour cette fois, ce n’était pas grave, il y avait bien plus grave cette décision à prendre.

Je vie qu’il emmagasinait tout ce que je venais de lui dire, il y avait beaucoup à comprendre, à agir, à faire, je pense qu’extirper de son travailler cela ne devait pas être facile pour lui.
Non elle est parti en me laissant à terre, je ne sais pas ou elle est allé, j’ai surtout pensé à vous prévenir de suite enfin le temps pour moi de me remettre de ce qu’il venait de se passer.

J’étais encore bien tremblante, les vomissements se sont passés, les yeux encore humides, je me sentais encore pâle.

C’était ma servante, Charlotte, elle travaillait pour nous depuis notre mariage.

Je pense deviner que c’était mon frère que nous l’avait envoyé, elle a bien su jouer son jeu cette garce.

Je sentais les gestes de mon époux hésitant à venir se poser sur mon ventre, mais c’était notre enfant, que je portais, c’était ma vie, notre vie. Je comprends aussi son hésitation, je sais depuis longtemps que ce n’ait pas moi qu’il aime, enfin si certainement d’une certaine manière mais c’était notre vie.

Non je n’ai pas ce souvenir, je suis navrée de ne pas m’en souvenir, je ne sais plus quoi penser. En serrant les doigts de Ross Je ne veux vraiment plus y mettre les pieds mais pour aller ou ? J’ai peur.

Dis-je cela la voix tremblotante, j’ai froid, je ne suis pas bien, pour une fois je veux rester avec mon mari, ne plus le quitter, je n’ai plus confiance en personne. Je pris ma respiration pour expliquer l’odieux chantage.

Il voudrait que je convaincs, son épouse Emily Thoromir de Brez de le rejoindre, j’ai parlé avec il y a peu, elle est venue me rendre visite, c’est une personne très libre et je ne là vois pas arrêter son pupillage pour rejoindre son époux et qui l’enferme pour de bon. J’ai essayé de lui expliquer que mon frère n’ait pas ce qu’elle croit mais je pense qu’elle n’a pas compris, je le regrette sincèrement.

Cette demoiselle était un électron libre, si elle devait y retourner plus jamais elle ne rêverait le jour si je puis penser ainsi, je ne peux pas faire cela.

Et vous mon époux, que vous appuyez mon frère sur le trône, elle m’a menacé que si je parlais de tout cela, il tuerait notre enfant aujourd’hui ou dans plusieurs années.

Je sanglote, je ne savais pas quoi faire, ni quelle décision prendre.

Mon cher et tendre comprenez que je ne désire pas mettre notre enfant en danger mais je ne peux trahir mon cousin, je ne sais même pas s’il est au courant de ce qu’il se passe, je ne désire pas être une traitresse, ni de perdre notre enfant. Je ne sais pas quoi faire pour cela malgré les menaces je vous ai faits venir.

Il fallait que l’on trouve une solution pour protéger notre enfant, j’espère que Ross n’appuiera pas mon frère qu’il y ira pour une fois dans mon sens.

J’ai dit à Charlotte que j’enverrais une missive à mon frère, une fois ma décision prise, en me tournant vers lui  Je vous conjure mon cher et tendre pour moi pour ce qu’il m’a fait de ne pas l’appuyer mais pour le bébé je ne peux prendre cette décision seule.

Je repris ma respiration, j’attendais sa réponse, j’étais prête à tout même à fermer les yeux sur ses amants, de laisser vivre Ross, de m’occuper de notre enfant, j’attendais sa décision mais il fallait être sûr que notre enfant ne soit pas en danger.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Lun 22 Mai 2017 - 10:32
Il aurait été logique de courir à la police, mais le banquier ne pouvait pas en vouloir à sa femme d’avoir craint cette solution et ses répercussions. Les forces de l’ordre pouvaient fort bien préférer prendre le risque d’un passage à l’acte afin de faire tomber une sentence plus lourde, or pour la famille frappée, une telle perte serait de celles dont on ne se relève pas. Lui-même aurait dû courir chez sa mère pour l’avertir, après tout, et s’y refusait catégoriquement ; la figure dominante de l’empire financier ne lui semblait plus de nature à préserver les innocents et à frapper les coupables.

Non, s’il voulait que sa vision de la justice soit appliquée, il devait la prendre en mains, il n’y avait pas d’autres alternatives possibles. Une seule chose le tourmentait : l’idée que sa mère se soit dit la même chose jadis, et que cela ait fait d’elle, au fil des années, cette puissance tentaculaire et désincarnée qu’elle était devenue aujourd’hui. Mais il n’était pas temps de s’interroger sur de si lointaines considérations.

Il tenta de rassurer ou de calmer quelque peu Miranda par cette étreinte dont elle semblait avoir tant besoin, mais elle était naturellement dans un état de panique absolu. Rien qu’à la tenir dans ses bras, il la sentait vibrer de pleurs contenus et frémir d’une tension douloureuse. Et Ross prit alors conscience de tout ce qui bouillonnait sous le masque d’indifférence royale dont elle gratifiait la maisonnée depuis son arrivée. Elle ne se drapait pas dans sa solitude : en réalité, elle en souffrait. Il avait tant pris garde à ne pas l’importuner davantage que leur relation ne l’imposait déjà, qu’il avait complètement ignoré cet aspect jusqu’à présent. Saisi de honte, il l’embrassa de nouveau impulsivement, sur la joue cette fois, dans un emportement de tendresse confuse et délivrée qui le laissa lui-même déstabilisé quelques instants.

« Madame, je vais avoir besoin de votre calme. Je sais que c’est beaucoup vous demander en un moment pareil, mais je vous en prie : faites-moi confiance et respirez paisiblement, songez que pour affronter l’adversité nous aurons besoin de toutes nos forces, de toute notre sérénité. »

Il s’écarta ensuite pour retirer sa veste et la passer autour des épaules de sa femme, soucieux de mettre fin à ce tremblement perpétuel qui lui donnait des airs de petit animal perdu, et s’étonna de la voir enveloppée ainsi, elle qui avait toujours mis un point d’honneur à respecter une étiquette vestimentaire draconienne.

« Maintenant, écoutez-moi bien. La politique n’a plus rien à voir là-dedans. On nous attaque de façon personnelle ; nous allons nous mettre en sûreté, puis répliquer sur le même ton. Notre honneur l’exige. Vous allez me suivre à l’agence Wolter, celle qui dépend entièrement de moi, et je vous installerai dans les appartements de fonction qui se trouvent à l’étage ; je les faisais justement aménager pour m'y installer. Pardonnez-moi, mais je vous pensais heureuse dans votre tour d'ivoire auprès de ma mère, et j'envisageais de vous y laisser. Je vois maintenant que nous devons faire front commun. Chez moi, vous ne serez entourée que d’amis. »

Il se sentit un instant gêné. Sa définition du mot d’amis était largement soupçonnée par sa femme ; c’étaient pour la plupart des gens avec qui il avait, à un moment ou à un autre, entretenu des liaisons, des passades des flirts ; quoique platoniques, ces relations passées risquaient de donner à cette nouvelle maisonnée une ambiance quelque peu étrange, à laquelle une dame de l’aristocratie finirait par répugner. C’était en même temps cette ambiance qui lui garantissait la loyauté du petit groupe, car leur intérêt personnel était dans le maintien d’un tel protecteur, instruit de leurs inclinations et, non seulement indulgent, mais favorable.

De plus, l’heure était grave, et il se souciait fort peu d’être ultérieurement traîné dans la boue. Il comptait bien désormais répliquer à chaque assaut comme l’escrimeur qu’il était. En fait, ce serait amusant. Donc, tant pis si Miranda en venait à assister à des marques de familiarité dépassant quelque peu la relation maître-valet, ou si elle se retournait un jour contre lui, ces accusations à la main ; sur le champ de bataille, on ne réfléchit pas à des détails comme ceux-là. Il se releva donc résolument, et tendit la main à son épouse afin de la conduire où il l’avait décidé, le seul havre qui leur reste.

« Ensuite, nous allons écrire à votre frère, et lui donner l’impression que nous sommes terrifiés, que sa méthode a fort bien réussi, et que nous sommes à ses ordres. Il y croira ; tous les rapports qu’ont pu lui faire les espions sur notre ménage l’engageront en ce sens. »

Il sourit malicieusement. En même temps, dans le fond de son esprit, il se livrait déjà à toutes sortes de calculs de probabilité. Le frère de Miranda n’avait sans doute même pas réfléchi au fait que Ross puisse avoir une réaction, ou une opinion personnelle : il avait dû se demander ce que choisirait la mère de Ross, puisque toute la banque suivrait cette décision souveraine. Et s’il avait parlé d’un tel chantage à sa mère…

Les exemples de pareils scénarios étaient somme toute rares, dans l’histoire de la famille, mais ils s’étaient produits, bien sûr. De loin en loin, des aventuriers au sang chaud avaient tenté leur chance face au dragon. La réaction avait souvent été de leur accorder tout ce qu’ils réclamaient, afin de les mettre en confiance, puis de leur proposer davantage encore, et une fois piégés, de leur reprendre au centuple tout ce qu’ils avaient pris de force, y compris l’amour-propre. Du point de vue du monde extérieur, on considérait sans doute qu’une telle banque cédait aux chantages qui pouvaient lui rapporter quelque chose en retour, mais que cela portait malheur. Lowell avait sans doute décidé que le risque en valait la chandelle, ou se croyait peut-être au-dessus des châtiments divins, à lire sa prose c’était une possibilité.

« Après tout, personne n’a aucune raison de se méfier de moi. Je ne suis jamais que Ross, le petit dernier de ma dynastie, fragile d’esprit et de coeur, toujours dans les jupes de sa mère… le petit génie incapable d’indépendance, n’est-ce pas ? C’est une image que j’ai moi-même cultivée, en prévision d’un jour comme celui-ci. Vous voyez, madame : nous ne sommes donc pas sans armes. »
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Lun 22 Mai 2017 - 18:14
Ce fus la première fois pour moi que Ross se comporta ainsi avec moi, lui qui l’habitude était si distant qu’il me comprenait ma détresse, ce besoin d’être étreinte, je savais qu’il détestait me toucher, j’appréciais l’effort qu’il faisait.

Je me sentais rassurée, je me calmais, enfin j’essayais de me calmer, il m ‘embrassa sur la joue, ce qui m’étonna, je pris une de ses mains et l’embrassa à mon tour n’osant pas non plus aller trop loin dans cet élan de tendresse venant de sa part.

Je vais essayer de me reprendre, déjà être prêt de vous me rassure. Vous êtes le seul en qui j’ai confiance, même la famille je ne peux leur faire confiance, confiance en personne, déjà que j’étais méfiante de tous mais pas assez visiblement.

Oui avoir une petite compagnie même si c’était une servante me faisait un grand bien dans cette maison mais ce n’était pas la bonne personne, je ne pouvais pas le savoir.
J’essayai de reprendre mon calme et de me redresser légèrement, pour paraître plus sereine aux yeux de mon époux, sa veste me permit de me réchauffer un peu plus.

Je vous remercie pour votre veste.

Je restais subjuguer par ce que je venais d’entendre, mon époux aller me laisser seule avec sa mère, il avait un appartement, ce n’était pas le moment d’une querelle même si c’était mieux ainsi mais tout de même.

Je suis d’accord avec vous, il faut que nous fassions front, je suis heureuse que vous me compreniez et ne pas suivre mon frère. Je vous remercie de me permettre d’être dans cet appartement mais quand allez vous m’en parler ? Je sais pas le moment mais je…non je n’y suis pas heureuse et être avec votre mère, ne me rend pas plus heureuse, je ne disais rien pour ne pas vexer personne et pour le bien du futur bébé.

En y réfléchissant, je savais très bien à quoi servaient ces appartements mais je fermerais les yeux la situation l’exige. Il faudra bien que je m’y habitue lui aujourd’hui qui a compris mon mal être, peut être devrais je mettre un peu d’eau dans mon vin aussi et le comprendre.

A un moment plus propice en parler calmement de tout cela, pour être au mieux entre nous mais nous aurions tout le temps pour cela car je vivrai un peu plus proche encore de lui qu’a la maison ou il n’y était quasiment jamais.

Des amis vous en êtes bien sûr ? bien que je soupçonne qui sont ses amis, n’est ce pas mon cher et tendre ? Je vous rassure, je ferrais l’effort de fermer les yeux. De mettre de côté cette jalousie.

Je le dis en soupirant car ce n’était pas facile pour moi d’accepter tout cela, j’espère aussi que Ross allait le comprendre, nous devons partir maintenant au plus vite d’ici avant de se faire repérer le temps passe.

Je l’espère, je l’espère, je dois vite lui donner une réponse et qu’allons nous faire ? Pour mon cousin et Emily il faut leur dire que nous ne désirons pas les trahir, il me semble aussi que mon cousin va bientôt partir à l’étranger.

Tout cela se corse, je craignais vraiment pour la vie de mon bébé, qu’allaient ils tous penser ? J’espère que Ross sait ce qu’il fait il advient de mon, notre avenir, il ne faut surtout pas que notre frère accède au trône.

Et ma mère, je crains pour la vie de ma mère ? Il est devenu fou , il serait prêt à faire n’importe quoi.

Je, on ne pouvait rien y faire de toute façon, j’espère juste que ma mère va bien, que mon frère ne la mettra pas en danger.

Pour moi ce n’est pas ce que vous êtes à mes yeux, laisser les ouïs dire de côtés, je vous pense plus fort que tous le pensent et bien plus intelligent que la plupart.

Même si notre couple n’était pas dans la plus grande forme je me foutais de ce que pouvait penser les autres, pour moi mon époux n’était pas parfait loin de la mais il avait un grand cœur et toujours présent auprès de ceux qu’il aime.

Il faudrait que nous prenions route, j’ai peur qu’à force on se pose des questions sur notre présence ici.

J’espérais que notre calèche n’était pas bien loin, que l’on puisse parler un peu plus en huis clos, en commençant à me lever en tenant la main de mon mari.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Lun 22 Mai 2017 - 19:29
Avec davantage de conviction que de réel succès, Miranda s’efforçait de réagir à la détresse qui l’accablait. Le seul fait qu’elle en fasse l’effort était déjà très bon signe ; on ne pouvait lui réclamer de chasser à la fois le chagrin d’une perte, l’angoisse d’une pression tout sauf fraternelle, la menace de représailles sur sa descendance, et l’odieuse honte d’un chantage. Elle parviendrait sans doute mieux à se rasséréner lorsqu’elle aurait sous les yeux les preuves de cette alliance inattendue qui se proposait à elle. De simples paroles étaient encore un baume bien mince pour de telles blessures d’amour-propre.

« En fait… » confia Ross en quittant l’édifice, au cas où quelque religieux ou autre fidèle les croise et surprenne leurs propos, « j’ignore comment au juste vous avez vécu la nouvelle de cette naissance à venir, mais de mon côté, je me suis senti très… incapable. Ce que je préparais doit vous apparaître comme une fuite, et vous êtes en droit de me le reprocher ; mais je croyais sincèrement que vous me haïssiez, et que mon départ vous serait un soulagement. »

Il ne savait pas comment résumer autrement cette agitation fébrile qui l’avait fait errer par toute la ville, et même au loin de ses rivages, sous l’impression qu’il ne pouvait pas rentrer, qu’il n’était plus à sa place sous le toit familial. S’il n’avait pas été accompagné d’Onésime, encouragé par ses injonctions plus ou moins autoritaires de relever le gant, de cesser de s'apitoyer sur lui-même et d'affronter le résultat de ses actes, il ignorait quand, comment et dans quel état il aurait finalement réintégré son domicile.

Depuis, régulièrement, le sentiment de ne pas être légitime dans ce nouveau rôle qui était le sien l’avait hanté. Il s’était distrait un temps en jouant le futur père radieux – et il soupçonnait maintenant Miranda d’en avoir fait de même, de son côté, avec son rôle de mère – mais chaque jour qui passait le rapprochait de l’échéance où il devrait passer de la théorie à l’action. Et il ne se considérait vraiment, vraiment pas capable d’élever un enfant dans cette demeure. Il n’en avait pas l’autorité. Cet enfant serait la seconde chance qu’il offrait à sa mère pour créer un héritier digne de ce nom, après le semi-échec qu’il représentait. Il ne lui appartiendrait pas : il serait la créature de la dynastie. Et comme il aurait été égoïste d’en souhaiter autrement, puisque cette dynastie lui apporterait tout ce dont il aurait besoin !

Puis il avait opéré un revirement drastique, qui venait de s’achever dans ce temple, en réalisant peu à peu que ni lui-même, ni l’enfant, n’étaient réellement à l’abri dans cette demeure a priori sacro-sainte, et qu’il fallait au contraire la fuir pour se protéger réellement ; que ce n’était ni difficile, ni hors de sa portée, et que c’était là son rôle.

« Mais c’est fini, désormais, » assura-t-il en payant une dîme à la hauteur de sa reconnaissance tandis qu’ils quittaient l’édifice. « Nous allons nous parler franchement, à partir de maintenant. Et pour commencer, quant aux amis en question… J’ai eu des écarts, c’est vrai, mais j’espère que vous n’imaginez pas une sorte de harem impie ou hostile. Vous serez traitée comme une princesse, avec tous les égards, et je vous promets de bien me tenir en votre présence. »

Dès qu’ils montèrent dans le fiacre, il abandonna ce sujet de petite famille heureuse pour revenir à ce qui les préoccupait principalement : la famille étendue et ses dangers. Il perdit son sourire gracieux en s’installant après avoir fait monter son épouse à bord, et s’assura que les portières étaient bien fermées avant de reprendre d’un ton plus assertif :

« J’ai eu moi-même maille à partir avec quelque main assassine que la justice traque encore. Divers événements de ce type m’ont conduit à lancer l’aménagement de cet appartement. Il est en chantier depuis hier, mais une chambre est déjà prête : vous vous y installerez en attendant que vos affaires soient apportées. »

Tout en exposant ses directives, il avait pris de quoi écrire, un simple brouillon posé sur la banquette à ses côtés pour l’heure ; et il se souciait fort peu ce jour-là de trouer le papier et de tacher le cuir. Une personne qui n’aurait vu que sa main rapide et assurée, traçant les lignes alors même qu’il conversait de tout autre chose, aurait eu peine à le reconnaître.

« Si votre mère a un peu de jugeotte, elle usera de sa période de deuil pour se mettre à l’écart dans quelque retraite sûre, et de là, si vous le souhaitez, nous lui ferons parvenir de l’aide. Mais vous devez penser à vous avant toute chose, et cette digne femme vous dirait aussi de le faire, si elle pouvait vous parler en cet instant. »

Enfin, il acheva son écrit, et passa sur la banquette de Miranda pour lire avec elle ce qu’il venait de rédiger. La lettre de Lowell était encore bien présente et brûlante à son esprit, comme un soufflet ; il s’en était remémoré les tournures en y répondant, et il suffirait de relire, de calligraphier au propre et d’envoyer le résultat lorsqu’ils arriveraient à la nouvelle agence.

Spoiler:
 

« Voici ce que nous enverrons à votre cher frère ; nous signerons tous deux, et si son ego s’enchante de ces génuflexions, sa bourse, elle, n’aura reçu que du vent. Cela nous gagnera du temps pour envisager l’avenir. Quant à votre cousin, nous lui ferons parvenir par un messager secret, solitaire et apte à pister sa trace, une forte somme d’argent sans message écrit, qui lui garantira notre soutien de manière bien plus concrète. Je vous laisse vous assurer de faire entendre à Emily la réalité de notre position, lorsque vous la reverrez : une telle annonce doit désormais se faire de vive voix, à l’écart de toute oreille indiscrète. »
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Lun 22 Mai 2017 - 21:15
J’espère que mon mari sait ce qu’il fait, j’avais confiance, mais j’avais si peur. Je voulais partir loin, tout oublier, refaire ma vie, mourir peut être…j’étais très mal, je ne voulais plus entendre parler de cette famille de fous, qui me laisse tranquille une bonne fois pour toutes.

Je ne l’ai pas bien vécue et pour cause, je sais que vous ne m’aimez pas dans le sens amour à sa femme, que me touche vous répugne par le fait de se mariage forcé.

Dis je attristé, n’ayant vraiment pas eu le choix, je détestais cet enfant à venir, mais les mois passent et j’ai pris sur moi car ce petit être n’a rien demandé.

J’ai appris avec le temps qui passe à aimer cet enfant à venir, j’aimerais lui offrir un meilleur avenir que le nôtre. Je suis surtout étonnée, plus que fâchée aujourd’hui, je n’ai jamais été non plus aimante envers vous, comment vous le reprochez ? Une fuite, une peur ? vous haïr mon frère nos parents que je haïes pas vous, vous êtes comme moi, avons nous eu le choix ?

Peut être oui son départ pouvait être un soulagement, mais pas avec un enfant, je pensais vraiment mettre les rancœurs de côté pour élever cet enfant, le faite de devenir mère ma rendu certainement plus douce plus attentive, moins froide. Aujourd’hui, j’ai besoin de mon époux plus que jamais, je désire rester prêt de lui enfin trouver une solution.

Je l’espère oui que tout cela soit derrière nous, recommençons une vie meilleure si je puis dire cela ainsi. Je sais que notre couple est voué à l’échec. Non je n’imagine pas il y a eu des échos parmi nos servants, je sais avec qui vous êtes et d’ailleurs j’aurais une petite idée pour que tout aille au mieux.

Mais j’allais en parler plus tard le moment n’était pas appropriée en montant dans le fiacre. J’ai vue mon époux changé de visage plus ferme, nous allons rentrer dans le vif du sujet.
Je vous en remercie encore une fois, tant que je, nous sommes protégés, j’ai hâte d’arriver et de rentrer, de m’installer, j’ai mal au ventre depuis quelques douleurs passagères, j’espère que le bébé va bien.

J’avais mal au ventre, des petites contractions mais je ne pense pas que le bébé soit réellement en danger plus mes frayeurs qui font réagir mon corps. Mon mari comme ça a écrire, j’écoutais ses directives attentivement.

Je préférerais vivement de la savoir en sécurité, mais comment le savoir, je soupçonne même que mon père ne soit pas mort de mort naturelle, j’ai des affreux doutes.

J’attendais de lire la lettre écrite par Ross, j’avais peur et effrayée que tous nous prennent pour des traites.

Votre lettre est parfaite, je vous fais confiance, j'apposerais ma signatures à côté de la vôtre, je vous laisserais, la mettre au propre et la poster, si vous le voulez bien. Pour Emily elle ne m’a pas écoutée la première fois et je doute qu’elle m’écoute encore, à vrai dire, je ne désire plus vraiment sortir pour ne pas me mettre en danger.

J’avais vraiment hâte d’arriver, de me coucher et de dormir, j’étais fatiguée, je voulais me reposer sous le regard protecteur de mon mari.

A tout vous avouer, je ne désire plus faire affaire avec ma famille, ni leur parler ou communiquer avec eux, je sais que j’ai vous, mon cousin, votre amant et nos quelques amis fidèles, je ne sais pas ou plus sur qui je peux compter. J’ai hâte de rentrer, me poser j’aurais des petites choses à vous dire que j’ai pensé depuis ce matin.

Je posai ma tête sur l’épaule de mon époux, fermant les yeux le temps d’arriver.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Lun 22 Mai 2017 - 22:50
« Ma pauvre amie, vous ne me répugnez pas, voyons. Il est vrai que je ne suis pas porté vers les charmes féminins, mais je sais tout de même les reconnaître et les admirer. Croyez-vous que ma chère souveraine me répugne ? »

Ross souriait avec douceur, tandis que les cahots légers les berçaient en les rapprochant de l’abri qu’ils se ménageraient. Il espérait de toute son âme que le malaise de son épouse n’était qu’un symptôme passager, et que la découverte du nouveau visage que son mari lui offrirait désormais l’aiderait à se remettre de cette crise dans son existence. D’ailleurs, il cessa de plaisanter et lui assura, à voix basse, constatant qu’elle semblait s’endormir peu à peu :

« Non, si je vous approchais le moins possible, c’est que notre vie intime était un désagrément imposé, et que je me faisais horreur de vous faire vivre de telles nuits. J’aurais aimé que, du moins, vos journées soient entièrement à vous, sans aucune intrusion de ma part, qui aurait pu vous incommoder. Et puis… pardon de vous le rappeler, mais votre froideur aristocratique m’a parfois grandement intimidé. »

Tout cela semblait bien derrière eux à présent, puisque c’était Miranda elle-même qui prenait appui contre lui en cherchant le repos, et qu’il n’avait pas un seul de ces maudits frissons d’horreur rétrospective en passant autour d’elle un bras réconfortant. Elle n’avait plus rien de froid ; il ignorait s’il devait cette trêve peut-être momentanée au danger qui la menaçait ou à cet enfant auquel elle avait su se résigner ; mais même si cela ne devait durer que quelques jours, il appréciait que ce soit précisément durant ces jours où il se défaisait de l’ombre éternelle qui avait pesé sur sa vie.

« Je n’arrive pas à croire que l’on soit aussi lâche. S’en prendre à des innocents, à des femmes enceintes... » Il ne poursuivit pas, mais les tristes nouvelles concernant sa chère Lilith le tourmentaient encore chaque fois qu’il y songeait, d’un chagrin qui refusait de s’éteindre.

Il allait poursuivre, mais le ralentissement de la respiration contre son épaule l’avertit que son interlocutrice n’était plus à même de l’entendre.

Ross leva sa canne et frappa du pommeau doré l’arrière du siège où, à l’extérieur, se tenait le conducteur. Ce dernier, connaissant le signal, immobilisa la voiture dans une petite rue tranquille. Miranda dormait. Ross la considéra curieusement quelques secondes : son épuisement semblait la somme de plusieurs épuisements cumulés, et pourtant, elle n’était pas vilaine à voir, la pauvre femme. Il l’inclina délicatement contre le coussin de la banquette, la couvrit de sa veste au mieux, et quitta l’habitacle en songeant que pour un seigneur fortuné, il était tombé bien bas, de savoir son épouse plus paisible et plus en sécurité dans cet abri équivoque qu’à leur domicile conjugal. Il s’appuya contre la portière en songeant, tira son briquet de sa poche, joua avec quelques secondes, puis fixa son regard sur la boutique en face, et sur les articles présentés en devanture.

Un petit œil doré l’observait derrière les barreaux d’une cage. Il resta immobile de longues secondes, comme dans l’attente d’un réflexe qui ne venait pas. L’oeil cligna ; il répliqua d’un clin d’oeil semblable, mécanique. La boutiquière sortit pour lui parler.

Il laissa filer une demi-heure, pour permettre à son épouse de reprendre des forces, puis remonta à bord en envoyant cette fois le cocher tout droit à l’agence Wolter, au second niveau de la cité, où celui-ci se rendit à bride abattue. En voyant Miranda cligner des yeux, que ce soit du fait du repos enfin accordé, du bruit du dehors, ou de la nouvelle présence à leurs côtés, il lui posa machinalement la main dans les cheveux, et s’étonna soudain de n’avoir jamais eu un tel geste envers elle, depuis qu’il la connaissait. Elle avait pourtant une chevelure magnifique.

« Ne craignez rien, madame, nous voyageons avec un ami, » sourit-il en lui montrant la cage couverte d’une sorte de rideau qu’il avait acquise, et déposée sur la banquette d’en face. C’était un achat compulsif, et qu’on aurait pu qualifier de parfaitement ridicule. Mais quelque chose lui disait qu’elle ne le lui reprocherait pas.

« Vous sentez-vous un peu mieux ? Nous allons arriver à destination, d’ici quelques minutes. Vous pourrez vous enfermer entre quatre murs, et vous n’aurez plus rien à craindre. Avec votre permission, nous allons couvrir vos cheveux afin que votre arrivée ne soit pas connue immédiatement. Ainsi, votre tranquillité sera complète : vous aurez disparu aux yeux du monde. »

Il saisit sur la banquette les pièces de vêtement qu’il avait retirées, et entreprit, avec des gestes artistes qui n’en étaient pas à leur coup d’essai, de grimer son épouse. En plus de la veste, le chapeau rabattu sur le front et le foulard qui couvrait le bas du visage achevaient de la dissimuler.

« Je n’ai pas d’amants au sens où vous l'entendez, depuis bien des années, » murmura-t-il enfin, après une longue hésitation, en regardant par la vitre. Ses manières avaient perdu leur assurance. L’époux qu’elle connaissait refaisait surface, avec sa sensibilité à fleur de peau. « Je suis épris, c’est vrai. Vous êtes bien aimable de m’accorder cette joie poignante, comme je vous l’accorderais si c’était votre cas. Mais j’imagine qu’il vous serait douloureux d’en parler maintenant, aussi, recevez simplement mes humbles remerciements. »

Ils arrivaient maintenant aux environs du Casino, dont le haut bâtiment apparaissait dans toute sa splendeur ; dans l'ombre d'un tel monstre d'opulence et de sécurité renforcée, il semblait à Ross que rien ne pouvait les atteindre. La petite agence voisine, sa façade refaite à neuf un mois plus tôt, était le théâtre d'allées et venues permanentes de personnel et d'ouvriers ; il les désigna à son épouse, ainsi qu'un vitrier, à l'étage, qui posait de nouvelles fenêtres au dessin alambiqué, conçu pour préserver des tirs extérieurs ceux qui habiteraient ces pièces donnant sur la rue.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos)
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