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Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos)

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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mar 23 Mai 2017 - 8:33
Je ravalais ma salive en entendant ces mots.

Non je n’en doute pas cela est sur.

Oui la souveraine, je sais qu’ils s’entendent bien tous les deux, tellement mieux qu’avec sa propre femme qui me rend pour le coup presque plus jalouse que ces amants. Je ne sais pas si je dois porter notre souveraine sur le cœur, elle est trop proche de mon époux. Et je n’ai guère apprécié son comportement la dernière fois.

Je le sais que ma froideur n’était pas des plus agréables, le manque d’amour ne m’a pas aidé non plus. Oui un soulagement d’avoir mes journées seules mais voilà ce petit être s’occuper des petites affaires, de préparer le chambre m’a beaucoup changée.

Je lui souris, je ne pensais pas d’ailleurs changer à ce point, j’espère quand l’enfant naîtra, je serais une bonne mère et pas cette femme froide que j’ai été. Au chaud près de mon mari son bras autour de moi, me réconfortait, j’ai pu fermer les yeux me reposer un peu.

Et pourtant mon frère a toujours été lâche. En baillant et m’endormant.

J’étais en train de me reposer, mais j’étais agitée, prise de panique et d’angoisse. Je vis Ross se faire assassiner, ma mère se faire empoisonnée, la maison prendre feu. Mon bébé ou est mon bébé, mon enfant à grandi une fille, elle passa sa vie à courir et regarder derrière elle, j’essaye de là rattraper mais on me retient, je tire, j’en déchire mes vêtements, mes pas s’enfoncent, je n’arrive pas à la rattraper et je ma fille s’éloigner de moi.

Ross me réveillant en sursaut, Constance ? elle va bien ?

Je n’étais pas encore très bien réveillée, je regardais autour de moi, nous étions toujours en retour, nous voyageons avec un ami ? pas encore tout à fait réveiller je me demandais de quoi mon époux me parlait.

Oui…oui, je vais un peu mieux, j’ai moins de douleur, merci. C’est avec joie que j’ai hâte d’arriver. Il vaut mieux en effet, il y pas eut de monde avec une chevelure comme la mienne, la discrétion est de mise.

Je laissais mon époux faire pour me couvrir, il ne faut pas que l’on me reconnaisse heureusement que mon ventre ne se voyait pas encore, si j’allais ressembler en quoi, en rigolant un peu cela me faisait du bien de retrouver un peu le sourire.

Ah oui, je croyais que..enfin des bruits de couloir. Nous en reparlerons au calme si vous le désirez, je pense qu’au calme mettre tout à plat serait bien pour nous.

Je lui souris, en déposant un baiser sur sa joue. Je voulais que tous se passent pour le mieux pour notre enfant, il fallait faire table rase. Que j’arrive à mettre ma jalousie de côté maintenant que l’héritier va bientôt être là, nous serons plus libres de nos gestes.

Donc c’est ici ? ça m’a l’air parfait, je pense que je m’y sentirais bien.

Nous descendîmes de la calèche, je restais tête baissée, en ajustant la capuche pour ne pas que l’ont voix mon visage, je restais proche de mon époux mais avec un peu de distance pour ne pas que l’on sache que c’était son épouse. Je le suivis jusqu’aux appartements.

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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mar 23 Mai 2017 - 11:02
Les bruits de couloir n’avaient jamais été les ennemis de Ross, plutôt des enfants turbulents et imprévisibles dont il s’efforçait de canaliser l’énergie afin d’en tirer quelque chose de positif. Il en créait bien assez volontiers pour ne pas s’effaroucher de ceux lancés par les autres. D’ailleurs, même s’il avait détaillé ses affections à Miranda (ce qui finirait par l’agacer, il en était certain) elle aurait peut-être eu des difficultés à se ranger à sa vision des choses. Il craignait qu’elle ne soit tentée d’appeler amant tout homme qui partageait avec lui une danse, une conversation tendre ou un baiser, et ce, même s’il ne s’établissait aucun engagement particulier. Il était bien conscient que de tels gestes devaient être absents du cadre où elle avait grandi, ou peut-être réservés aux amitiés féminines, il n’avait pas vraiment étudié cette question. Peu lui importait à présent, puisque, tout comme Miranda, il ne désirait sur l’heure aucun contact rapproché avec les individus du cadre en question.

L’essentiel, à ses yeux, était de lui faire entendre un jour qu’il ne chercherait jamais à l’offenser, qu’elle pouvait protester de ses actions si elle le désirait, et que la personne avec laquelle il espérait désormais partager sa vie tant qu’il serait possible observerait un respect semblable. En somme, il ne serait une honte pour personne. Cela lui semblait fort important à expliciter : l’affection qu’il portait, quoique ce soit à un homme, était digne des grands amours antiques et courtois que la littérature ancienne portait aux nues. Il réalisa soudain que Miranda devait le comprendre parce qu’elle éléverait leur enfant, et que cet enfant aussi devait se développer avec le sentiment que son père n’était pas un odieux libertin aux manières insolentes, à qui les dieux et les puissants fronçaient les sourcils. Qui sait quelle influence une telle image de son auteur pouvait exercer sur un jeune esprit impressionnable ?

« J’ai engagé un architecte étranger, encore peu connu ici, afin de m’assurer de sa reconnaissance, » déclara simplement Ross en descendant le premier, ramassant la cage au passage, pour donner le bras à sa femme. La vérité étant que la plupart des aménagements de type esthétique évoquaient un style entre oriental et orientaliste. Mais cela ne dénoterait absolument pas dans le luxe du quartier, où chaque détail paraissait gratuit et pensé pour charmer. Au contraire, c’est en plaçant dans ce petit monde un édifice aux lignes droites et aux arêtes austères qu’il aurait attiré l’attention.

Dès qu’ils eurent mis pied à terre dans la foule festive et animée du second niveau, il se tut, et observa cette attitude souriante et masquée à la fois qu’il affichait en présence des clients, comme un magicien lorsqu’il fait son numéro. Le fait d’apercevoir dans son sillage une silhouette qu’il ne présentait pas était loin d’étonner ses employés, qui convergèrent vers les éventuels interlocuteurs pour les détourner aimablement de leur maître, et lui laisser le passage libre. Il gagna rapidement la porte des escaliers privés, pour l’heure grands ouverts pour laisser passer les constructeurs, tandis qu’une autre équipe entreposait meubles et effets personnels dans les caves de l’établissement, avant de pouvoir les installer dans les pièces refaites à neuf.En faisant signe à son épouse de passer, il s’aperçut qu’il adoptait le langage corporel habituellement réservé aux proches amis, et s’amusa de voir Miranda participer de si bon coeur à ce petit jeu de travestissement, elle qu’il aurait imaginée absolument hostile à un tel subterfuge.

« Encore un étage à monter, madame, et nous pourrons bavarder en paix, de tout ce qu’il vous plaira. »

Une superstition inconsciente l’empêchait de parler clairement de son ancien secrétaire, dont il n’avait pas su protéger la vie, alors qu’il entreprenait la protection d’une autre vie ; quelque instinct profond lui disait qu’une telle confidence serait à la fois difficile à faire comprendre, du moins à quelqu’un qui était encore totalement extérieur à son mode de pensée et de vie, et en quelque sorte inconvenante envers le mort. Il chassa cette pensée au fond de son esprit et la mit entièrement de côté. Ils traversèrent deux grandes pièces pleines de vacarme et d’ouvriers, Ross dissimulant le visage de Miranda sous couvert de la protéger des nuages de poussière, et finalement passèrent une porte derrière laquelle une vaste chambre, qui évoquait celle d’un hôtel, commençait à prendre forme. Sitôt la porte refermée, le bruit extérieur fut réduit à une simple rumeur d’activité persistante.

Ross se débarrassa immédiatement du fardeau qui l’encombrait, en le déposant sur un guéridon inoccupé – quelques meubles se trouvaient là, mais affichaient des rayons vides – et retira le rideau, pour dévoiler un oiseau en bas âge, coloré de bleu et de jaune, à l’oeil froid mais malicieux, qui dansait d’un pied sur l’autre en les surveillant de sa petite tête bizarrement inclinée. La délicate créature ne semblait guère perturbée par le changement de décor, mais avec une telle espèce, cela restait difficile à dire. Du moins, pour un ignare tel que son nouveau propriétaire.

« Cette pauvre vendeuse a été incapable de me dire s’il s’agissait d’un ara bleu ou d’un ara hyacinthe, à cet âge et à cette taille..., et pour être honnête, je ne connais pas la différence, » déclara-t-il du ton désinvolte dont il parlait habituellement des animaux. Les couleurs, en revanche, comptaient à ses yeux, et le hyacinthe était une couleur fort particulière qu'il ne lui semblait pas déceler dans le plumage de l'animal ; mais il était à craindre que le naturaliste qui avait donné ce nom n'ait pas été aussi averti que lui dans les questions de nuanciers, et ait simplement voulu donner un nom qui signifiât "bleu", alors que bleu" était déjà pris.
« Toujours est-il que ce serait un pensionnaire intéressant pour le salon naval. Je songe l'appeler Cassiopée, ou quelque chose comme cela. Mais comme je sais que vous aimez ces créatures, peut-être accepterez-vous de cohabiter avec lui d’ici que vos perruches familières vous soient ramenées, et que le salon soit habitable ? »

Il indiqua à son épouse les sièges à sa disposition, y compris le lit si elle souhaitait se reposer davantage, et s’assit lui-même au petit bureau porteur d’un miroir, qui deviendrait une coiffeuse une fois garni ; reprenant son brouillon, il s’apprêta à rédiger le courrier au propre, non sans lancer au passage :

« Qui appelez-vous Constance ? »
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mar 23 Mai 2017 - 12:20
J’attachais sans y faire vraiment attention aux bruits de couloir, les servants n’avaient que cela à faire de toute façon. Mais parfois prêter l’oreille était fort intéressant comme cela que j’ai pu déceler et connaître un peu mieux mon époux et ces frasques qui m’avaient fait repousser et être si froide.

Le fait qu’il me touche alors que mon époux touchait d’autres personnes des hommes en plus me répugnait encore plus, plus Ross était loin de moi et mieux c’était. Les choses changent, des faits font que nous sommes obligés de nous remettre en question, ce qui se passe aujourd’hui.

D’accord mon ami mais je resterais sur mes gardes tout de même, ma confiance est fébrile depuis ce matin.

Je pris le bras de mon époux, je marchais droit devant moi la tête baissée parmi cette jungle, étonnée que tous se pousse sur le passage de Ross, celui qui était timide m’impressionnai. J’avais des sursauts au moindre bruit qui me paraissait louche. Je ne voulais pas non plus que l’on m’approche ou l’on me touche mais tout en travaux c’était bien difficile.

Je ne regardais pas les travaux, les décors tout étaient en train de se construire, ce n’était pas ma préoccupation, et je devais certainement oublier le luxe dans lequel je vivais, je ne sais pas si cela allait me manquer au final.

Je passais entre les débris au sol, en faisant attention à ce qu’il n’y est pas une mèche de cheveux qui face son apparition, j’étais entourée de la cape que je maintenais fortement autour de moi.

Encore un étage, cela me paraît une éternité monsieur.

Oui parler en paix bien ce que je voulais en effet, être tranquille et me poser. J’espère que cet appartement était confortable car je craignais qu’il n’y ait que le minimum pour le moment le temps me paraitra long avant que mes affaires ne me parviennent.

Je pouvais enfin me découvrir et respirer, la chambre est vaste, quelques meubles pas encore aménager mais de très bon gout, je reconnaissais bien là Ross. Je pense que je vais m’y habituer et m’y plaire toujours mieux que cette grande et vaste demeure qui finalement m’étouffait.

Qu’il est mignon, j’aime cette race d’oiseau, quelle bonne idée vous avez eu là. Par contre il est tout petit, on verra la race quand il grandira.

Je donnai un baiser à Ross, pour ce si beau cadeau, un sourire, une bonne nouvelle pour cette journée, Ross savait me remonter le moral.

Oui j’accepte volontiers, on gardera le nom de Cassiopée j’aime bien, ça lui va bien. Mes affaires arriveront quand d’ailleurs ? J’aimerais bien avec le temps d’avoir un petit chat, pour tenir aussi la compagnie de notre enfant.

Je préférais m’allonger, m’étendre un peu, mes yeux se fermaient presque tout seul, je ne faisais même plus attention au bruit du vacarme qu’il y avait dehors, je me sentais bien. Allongée sur le côté le coussin sous ma tête, je regardais mon mari commencer à écrire ce maudit courrier.

J’ai faits un mauvais rêve dans la calèche, ou vous étiez tous morts, notre enfant avait grandi et je lui courrais après, pour la protéger mais elle fuyait.

Je racontais tout cela tranquillement, en reprenant mon souffle de la journée, peut être que Ross allait trouver cela bizarre de ce que j’allais lui dire.

Je pense que c’est une fille, j’en suis persuadée, je ne sais pas l’expliquer et j’ai réfléchi au prénom, Constance. Quand pensez-vous ?

Je ne l’expliquais pas mais pour moi notre bébé ne pouvait pas être un garçon, on dit que c’est maternelle que de ressentir ses choses là, peut être un garçon mais je n’avais pas réfléchi à un prénom même pas venu à l’idée.

Le temps que vous écriviez la lettre, je vais me reposer, on parlera de choses qui me tiennent à cœur après si vous le désirez bien.

J’ai à peine eu le temps d’attendre sa réponse que déjà j’étais partie à dormir, un sommeil profond.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mar 23 Mai 2017 - 20:48
« Un chat parmi les oiseaux ? Madame, votre audace m’impressionne ; mais peut-être saura-t-on enseigner à cet animal des manières pacifiques. » Ross bénéficiait de son ignorance en matière de bêtes pour leur prêter des qualités de résilience humaines, et se plaisait à considérer que, tout comme les créatures à deux pattes, elles pouvaient avec le bon exemple être réformées tôt ou tard. « Cela dit, je crains de devoir m’y opposer tant que l’enfant n’aura pas un an ; on m’a dit que les chats aiment à s’étendre sur les bébés endormis, et les étouffent sans le vouloir. Mais pardon, je ne veux pas vous donner de souci. Songez donc à cette petite Constance, et rêvez paisiblement. »

Ce jeu inconnu le gênait encore aux entournures, comme un nouveau vêtement, mais le divertissait, et lui changeait les idées de ses sombres préoccupations. Il aurait aimé être ce mari attentionné, drôle et sensible, compréhensif et touché d’être compris, dont les dames déploraient parfois l’absence dans leur vie… avant de se réjouir de la présence d’un mâle dominant dans leur lit. Ce genre de dames n’étaient pas ses favorites, et de loin, mais à fréquenter la Cour on pouvait difficilement échapper à leurs refrains rabâchés en boucle depuis des générations.

Il songea silencieusement à ce rêve dont sa femme lui parlait, tandis que les mots s’alignaient sur le papier, parfaitement dessinés, comme sous l’emprise d’une douce émotion. Il singeait la graphie d’un fat conservé dans la dentelle. Constance ? Il réfléchit un instant, connaissaient-ils une personne portant ce nom ? Mais il semblait que ce soit réellement un pur produit de l’imagination de son épouse. Pour être bien franc, il n’avait pas d’autre prénom à proposer, ni même de volonté particulière sur le sexe de cette petite personne. C’était le cadet de ses soucis, plus loin encore que la couleur que prendraient ses cheveux. Sur cela, à vrai dire, il avait son opinion : il aurait aimé que quelque chose des cheveux de Miranda apparaisse même un peu, même à l’état de simple reflet.

A son sens, elle pouvait être tranquille : les rêves prémonitoires n’existaient pas. Il espérait en tout cas que les dieux savaient se montrer plus subtils que cela, lorsqu’ils souhaitaient communiquer leurs messages, pour guider les mortels avisés et égarer les autres. Ce rêve n’était jamais que l’incarnation de l’agitation éprouvée, qui cherchait à s’échapper de l’âme, pour lui rendre la paix. Il se relut, apposa sa propre signature, puis, afin de ne pas réveiller immédiatement la dormeuse, imita la sienne, un petit exercice amusant qu’il veillait à ne jamais utiliser à vil escient. Elle avait accepté le texte par avance ; elle ne s’en formaliserait certainement pas. Il n’avait pour ainsi dire pas changé une virgule aux mots qu’il avait proposés à bord du fiacre.

Enfin, le courrier fut rédigé et il le poudra pour en faire sécher l’encre, avant de préparer à son briquet le bâton de cire à cacheter. Sa chevalière au motif d’abeille vint s’écraser sur les gouttes rougeoyantes, comme un coup de talon dans une mare de sang. Il ressentait toujours la colère de naguère mais aussi une plaisante euphorie à rendre coup pour coup. Quelle vilaine tête je suis, songea-t-il à part soi : j’arriverais presque à tirer de ces horreurs une forme de réjouissance personnelle. Puis il revint à la pensée de cette conversation que souhaitait avoir Miranda. Il ne pouvait plus guère en reculer l’échéance. D’ailleurs, à l’échelle de leur fréquentation, elle tombait en réalité bien tard.

Il tourna son regard vers l’oiseau, qui avait trouvé intelligent de se pendre la tête en bas dans sa cage et mordillait les barreaux. Mignon… il fallait vraiment le dire vite ; on aurait dit un reptile en drag queen, mais tout de même, il ne pouvait pas simplement ignorer ses efforts pour attirer son attention ; déjà parce que ça l’aurait fait crier. Peut-être la pauvre bête avait-elle faim. On lui avait affirmé qu’elle mangeait des noix, comme tout un chacun ; Ross était bien certain d’en avoir vu dans le garde-manger peu garni qu’il avait là, pour ses pauses. D’ailleurs, il se pouvait tout à fait que sa femme se réveille de sa sieste affamée et qu’elle ait besoin d’une collation pour reprendre des forces. Il se leva et alla fouiller dans le placard presque vide, les sourcils froncés, embarrassé de devoir se débrouiller ainsi comme le dernier des jeunes mariés de la plèbe, confronté à une cohabitation inhabituelle dont il lui revenait de tenir les rênes.

Sa mère savait toujours où étaient les choses. Mais ce n’était pas sa présence à elle qu’il regrettait. Son cher Armik aussi savait toujours où était les choses, et quant à Onésime, il était infiniment plus dégourdi, sous les dehors de jeune gandin qu’il se donnait parfois. Et puis… Et puis flûte. Il n’était pas plus bête qu’un autre. Il se mit en demeure de sortir et d’étaler tout ce qui pouvait être comestible, quand il entendit du mouvement sur le lit.

« Miranda ? Tout va bien ? Je… cherchais à... » Il observa le fatras autour de lui, et soupira. Les biscuits secs conviendraient pour le perroquet, mais pour une dame de qualité... « Préparer un goûter pour votre réveil. »
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mar 23 Mai 2017 - 22:05
Je suis sur qu’ils pourront cohabiter, croyez moi, si nous le prenons tout petit, il sera habitué. Je savais que cela pouvait se faire, j’en étais persuadée il fallait juste qu’il soit habitué. Il est vrai, je pensais évidemment quand notre enfant sera plus grand, j’ai omis de le préciser.

Mes yeux, se fermèrent sur ces mots, de rêver de notre fille, quel bonheur, d’ailleurs il n’avait pas émis quoi que ce soit sur le fait que j’en étais persuadée ni même sur le prénom. Peut être serait il déçu si c’était une fille, si la famille Brisendan réclamait un garçon qu’allons nous faire ?

J’étais reparti dans mes rêves, entendre la plume gratter sur le papier, l’oiseau chanté.
J’étais entourée des personnes que j’aime, d’enfants je ne voyais plus notre enfant seul, je me voyais sourire et danser. Oublier toute cette torpeur, oublier cette famille maudite.
Je voulais retrouver calme et sérénité dans ma petite famille, peut être trouvée une personne à aimer, qui me donnerait gout à l’amour que je n’ai pas connu jusqu'à présent même si dans un certain sens j’aimais Ross mais j’avais compris que ce n’était pas l’amour parfait. D’ailleurs existait t’il l’amour parfait ? Me permettrais-t-il de voir un autre homme ?

Juste à y penser j’en avais la boule au ventre mais ce n’était pas le cas de toute façon.
J’entendis des bruits dans l’appartement, ce qui me fit me réveiller de peur qu’il y ait un danger quelconque, mais en ouvrant les yeux, il n’y avait que nous par soulagement.

Je m’étendis et m’asseyais au bord du lit, j’avais dû dormir quelques heures, je souris à mon mari.

Oui Ross tout va bien mon ami, juste le réveil un peu agité, je pensais à un danger, je suis rassurée que tout aille bien. Déjà cette heure, je suis navrée de vous avoir laissé seul aussi longtemps je…je ne pensais pas. Un goûter très raffiné.

Je me mis à rigoler car je savais très bien que dans l’état actuel, Ross a fait ce qu’il pouvait sans me quitter alors qu’il aurait pu sortir durant tout ce temps. Je pris un gâteau et le dégustai, il était bon malgré les apparences.

Je vous remercie de votre attention et d’être restée prêt de moi, cette maudite lettre vous avez fini de l’écrire, je vous ai laissé cette tâche à faire seule, je ne sais quoi vous dire.

Il était aussi de mon devoir d’être prêt de lui, mais je n’ai pu résister à l’appel du marchand de sable, trop de choses à digérer aujourd’hui.

Asseyez-vous prêt de moi je voudrais que nous parlions. Voilà le sujet est délicat pour vous comme pour moi.

Je pris une grande respiration car je ne savais pas comment Ross allait réagir.

Je…j’ai entendu dire que vous aviez un amant enfin quelqu’un votre pupille Onésime, il me semble. Je voulais savoir si c’était votre amant ou pas ou si vous aviez une autre personne ?

Je savais que ma question était délicate, je ne voulais pas l’offenser, mais il fallait que je sache.

La situation fait que ces appartements que je vais croiser votre amant si tel est le cas, je pense aussi que je vais rester ici un moment vue les circonstances pour le bien être de notre famille, je peux permettre à votre amant d’être comme un bienfaiteur auprès de notre enfant. D’essayer d’être ouverte pour faire sa connaissance.
Comme cela, Ross pouvait vivre cette amour, pas au grand jour mais éviter de me le cacher, je préfère le savoir et qu’il me le dise, au moins je le serais.

Je peux arriver à fermer les yeux, beaucoup de choses ses temps-ci m’ont fait changer d’avis, par contre si je trouve un amant me permettrez vous de vivre cet amour ?

Question tout aussi direct, pas facile non plus car je peux comprendre qu’il refuse pour la dignité de la famille. J’avais bien d’autres questions encore mais déjà j’attendais les réponses à ces questions là. En reprenant un gâteau qui me fit toujours aussi sourire.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mer 24 Mai 2017 - 10:32
La distribution fut rapide : des noix pour le perroquet – qui parut s’en accomoder avec cet étrange sourire figé des créatures à plumes – une orange et des biscuits secs pour les humains, ainsi que Ross se représentait un repas en prison. Mais il fallait néanmoins que cette dame en condition particulière se repose et se sustente, et il y veillait avec la maladroite attention de quelqu’un qui ne s’y connaît pas et veut se rendre utile. Assis en tailleur au bout du lit, attentif aux prudentes démarches que faisait Miranda pour s’enquérir de sa situation sentimentale et de leur avenir en commun, il brossait du revers de la main les miettes qui tombaient sur la couverture, en songeant dans un coin de son esprit qu’il aurait ensuite à passer le balai. Il n’était pas certain de savoir le tenir tout de suite. Peut-être si Miranda dormait à nouveau.

La seule mention du nom d’Onésime le fit sourire, du sourire triste dont on évoque un rêve lointain. Il secoua la tête négativement : non, il n’avait personne d’autre. Personne d’autre au monde entier, songea-t-il avec une soudaine impression de froid dans le coeur. Les autres étaient perdus à jamais, par sa propre faute avant toute autre considération. Il ne fallait pas qu’il perde celui-ci, ou sa raison ne s’en relèverait pas.

Il attendit que son épouse achève de parler, afin de la laisser se concentrer sur ces sujets qui, pour elle, étaient certainement difficiles à aborder ; et il la remercia tout d’abord, pour son offre de paix, d’un baiser sur la main. Il se sentait à son égard débordant d’une reconnaissance grandissante, et se promettait de veiller sur elle comme si elle ne faisait désormais plus qu’un avec leur futur enfant – ce qui physiquement était le cas, mais il avait eu du mal à réunir ces deux images dans son esprit jusqu’à ce jour. Pour lui, un enfant était tout le contraire de Miranda : rieur et aventureux. Il plongea son regard dans les yeux bleus qui le fixaient, et se lança :

« Je vais être tout à fait honnête avec vous : Onésime est un être exceptionnel, l’objet d’une réelle passion de ma part, et je serais au supplice de m’en détacher. Mais il n’est pas mon amant, à cette date. Nos esprits le sont, s’il vous faut une image… Nous les entrechoquons aussi sur certains sujets sensibles, et nous avons passé plus de temps en jeux d’esprits et en disputes qu’à quoi que ce soit. »

Ces mots n’étaient pas dits avec regret, mais au contraire, dans un petit rire presque admiratif ; il avait vécu sa jeunesse comme tout autre et les aventures physiques ne lui étaient pas inconnues, mais il était mille fois plus émerveillé de ces échanges d'idées et d'idéaux, même lorsqu’ils aboutissaient à des larmes ou à des brouilles passagères, parce qu’ils engageaient le coeur et l’âme au lieu des membres et des sens, avec cependant une semblable intensité. L’un n’était pas ennemi de l’autre à son avis, mais il était si fréquent de se contenter du second et de prétendre avoir accompli le premier, qu’il en venait presque lui-même à soupirer : « ah, les hommes ! » aussi souvent que la première marquise venue. Non, il avait trouvé là un interlocuteur capable de peser le mot « aimer » avant de s’en servir, et d’y placer tout un univers d’absolu et de serments. Un trésor perdu dans un infini de sable vide. Quoi qu’il advienne d’eux, cette découverte valait en soi la peine d’être célébrée.

« Mais c’est que nous sommes infiniment importants l’un pour l’autre, et qu’il se met en rage de me voir m’éloigner de ce qu’il considère comme mon bonheur. Et il considère que ce foyer, et cet enfant, en feront partie. Je vous prie d’en être convaincue : il me l’a dit en face. Vous n’aurez pas de plus grand allié que lui, pour convaincre votre époux d’être le meilleur chef de famille et le meilleur père possible. »

En fait, Ross n’aurait pas été à cet endroit, en train de bâtir cette petite forteresse, s’il n’avait pas eu cette image de lui-même. Et lorsqu’il était revenu du restaurant après l’annonce de sa paternité, il ne l’avait pas. Sa conversation avec Sarah lui avait fait entrevoir l’importance de cette tâche et les attentes écrasantes qui pesaient sur lui ; or, il n’imaginait pas pouvoir endosser le rôle, sinon en faisant semblant, et en laissant sa chère mère s’en approprier toutes les véritables responsabilités, à travers lui ou en personne. Ce qu’il voyait lorsqu’il posait son regard sur Miranda – une personne otage de sa famille, qu’il lui était revenu d’engrosser par devoir – ne lui donnait aucunement l’intuition d’un avenir brillant, conforme à ses idées du bonheur et de l’entente familiale. Il chassa ces fantômes en écartant une énième fois les miettes qui n’y étaient plus.

Ce n’était qu’un petit accès de nervosité. Ce qui comptait, à présent, c’était la question cruciale que sa femme lui avait posée. Il avait toujours plus ou moins su que ce jour viendrait, même s’il l’imaginait beaucoup moins apaisé et harmonieux, plutôt des cris et des grincements de dents ; et il avait toujours su ce qu’il répondrait, car il l’avait répondu à bien d’autres avant elle.

« De votre côté, vous ne me connaissez pas très bien, mais vous découvrirez que la jalousie est absente de mon caractère. Je crois sincèrement que l’affection existe en doses inépuisables chez les bonnes âmes, et que le reste n’est que comédie pour le public. Si vous m’êtes fidèle en amitié, si mon bien-être vous importe, vous pouvez avoir par ailleurs toutes les activités et toutes les compagnies qu’il vous plaira, et je serai ravi qu’elles vous rendent plus heureuse que je n’aurais su le faire moi-même. »

Il perdit alors son sourire, et se leva pour aller observer l’oiseau. Il s’en moquait bien, de cette bête, mais il n’avait pas envie de regarder sa compagne en face tandis qu’il poursuivait. Les faits étaient là : il n’était pas normal et il en avait bien conscience. Tout homme classique – et Miranda méritait de rencontrer un homme classique, surtout si c’était là que se portaient ses goûts – réprouverait une existence partagée entre ménages aussi disparates, et l’éducation d’un enfant de la haute société, promis à un avenir politique conséquent, au milieu de tout cela. Tel était leur temps. A moins de tomber sur un être doté d’une sensibilité rare et d’un esprit de conciliation extrême...

« Il est à craindre que votre éventuel compagnon ne soit pas du même avis que moi. Auquel cas, il vous imposerait de quitter cette maisonnée indécente où il ne saurait s’établir, et d’emporter avec vous votre enfant, pour lui raconter ensuite je ne sais quelles sornettes au sujet de son père. Je dois dire que j’en souffrirais, quoique je pourrais le comprendre et sans doute vous l’accorder. Mais il est inutile d’y songer tant que nous n’y sommes pas. »
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mer 24 Mai 2017 - 14:43
Je sais que d’un coup je lui posais plein de questions toutes confuses les unes que les autres mais j’avais besoin de réponse, car il fallait faire avec maintenant. Je n’avais pas le choix encore une fois mais il fallait que je pense au bien être de la famille.

J’ai compris par la tête de mon époux qu’Onésime était une personne importante pour lui mais jusqu'à quel point ? Mais d’un air triste, s’était-il passé quelque chose dont je n’avais pas entendu parler parmi les servants de la maison. Je compris aussi qu’il n’y avait personne d’autre un soulagement je me suis mise à respirer profondément.

Après son baiser je serrais fort sa main, car je sais que c’est un sujet difficile et qu’il y a beaucoup de choses à apprendre derrière, je voulais lui donner du courage à tout m’avouer c’était le moment ou jamais.

Mon ami je vous crois qu’il est exceptionnelle j’aurais peut être l’occasion de faire sa connaissance s’il le désire. Vous êtes dans une phase amour platonique si je peux nommer cela ainsi ?

Bon Onésime est une personne importante aux yeux de mon époux, il faudra que je fasse avec, que j’apprenne à le connaitre. Apparemment leurs disputes qui chagrinent mon ami mais faut il laisser le temps au temps Onésime devait être jeune, donc de la répartie et du temps pour que les choses se fassent.

Si vraiment Onésime tenait à vous mon ami, il fera en sorte que tout aille bien j’en suis sur, laissez un peu de temps à ce jeune homme. Ce sont les jeux de mots qui parfois rendent l’amour plus fort.

Je pensais véritablement tous mes mots sans hésitations, en prenant encore une fois sur moi, je voyais bien que ça chagrinait mon époux toute cette histoire, mais je ne voulais pas m’immiscer plus dans les histoires de cœurs de Ross.

Je vous crois, il a l’air d’être raisonnable ce garçon, dite le lui que vous seriez prêt de moi et que je vous donne ma bénédiction à tous deux, de permettre de vivre avec nous mais faire attention à l’enfant. Pour cela que je proposais donc pour Onésime d’être comme un protecteur pour l’enfant. Je suis sur que vous feriez un bon père et je serais toujours là pour l’enfant.

En respirant un bon coup car cette conversation était très difficile pour nous deux, si nous l’avions eu plutôt nous en serions peut être pas là et moi, moi avec ma jalousie débordante, pourquoi ? Par ce que je voulais que mon époux s’occupe aussi bien de moi que de ses amants si précieux que j’ai tant répugnés, Ross me dégoutait. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, j’ai réfléchi, j’ai faits un travail sur moi, il fallait que je dépasse cela.

Je serais toujours là pour vous, j’ai été jalouse très jalouse mais peux t-on me le reprocher ? J’aime votre présence je porte un amour certain à votre égard.

Ross se leva peut être mal à l’aise par ma question, un amant et oui vivre un amour véritable, mais je voulais être clair avec lui, posons cartes sur table. Je me lève à mon tour m’approchant de lui, je le voyais chagriné.

Je vous rassure je ne voix personne, c’était une question, à cet homme de comprendre ma situation et je restais la plus discrète possible. Jamais je ne partirais en vous laissant et surtout sans pouvoir voir votre enfant. S’il ne comprend pas, tant pis pour lui je dirais, je n’abonnerais pas ma famille.

C’était hors de question pour moi, c’était inimaginable, inadmissible soit cet amant acceptait la situation soit il partait, je voulais être discrète pour éviter les bruits de couloir, c’était à moi de faire en sorte que les choses se passe pour le mieux.

Je suis navrée mais j’ai une autre question que me chagrine, comme je vous ai dit je pense que c’est une fille et si votre mère réclame un garçon qu’allons nous faire ? Ou bien le contraire d’ailleurs.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mer 24 Mai 2017 - 16:46
Au fond, Ross ne trouvait pas que Miranda se soit montrée si jalouse que cela. Elle lui avait fait de petites scènes, qu’il avait esquivées ; elle avait sans doute émis des plaintes à l’égard de son attitude distante, auprès de ses amies, de la mère de Ross, des domestiques si elle se confiait à eux ; mais jamais il n’avait eu à se plaindre de grands éclats à son encontre. Jamais elle n’était descendue en sa présence du piédestal de sa dignité. Il cherchait dans sa mémoire mais ne trouvait rien ; et il se morigéna une fois de plus de n’avoir pas su percevoir, derrière cette façade glacée, la colère qui avait bouillonné en silence pendant des années. Dans un sens, il l’avait sous-estimée. Cette idée, bien sûr, le peinait, mais elle le gênait aussi intellectuellement, sans qu’il puisse dire précisément pourquoi.

« Vous êtes bien indulgente de me parler ainsi… de m’encourager dans la voie de mon inclination, et de me témoigner pareille affection. Mais j’imagine qu’à vivre réunis, on finit fatalement par s’attacher et par se détester un peu, les deux à la fois. Les lois du mariage, » sourit-il avec humour.

Il hésita quelques instants, puis ouvrit la petite porte de la cage et tendit sa main à l’oiseau qui grimpa sans gêne aucune. Il le souleva et le présenta à Miranda, priant pour que ce ne soit pas une de ces créatures horribles qui mordent les doigts des honnêtes gens. Mais celui-là semblait plutôt disposé à mordiller aimablement ; et il semblait écouter leur conversation de toutes ses oreilles, comme s’il n’avait jamais rien entendu de si intéressant. Le pauvre devait être soulagé de ce silence feutré, à peine troublé par la rumeur du travail à côté, lui qui logeait jusque là dans une cage donnant sur la rue, parmi les cris de ses congénères.

« Vous faites bien de me parler de ma mère. Je vais vous confier quelque chose que je ne dirais à personne, aussi, il me faut avant tout vous réclamer le secret. »

Quelque chose, dans le ton grave de sa voix, sembla inquiéter l’animal, qui fit en volant le tour de la pièce. Le banquier le suivit un temps des yeux. Il craignait de le voir heurter la vitre. Mais le perroquet se posa sur la barre des rideaux et commença à se toiletter paisiblement. Il avait simplement eu envie d’une petite promenade pour se dégourdir les ailes. Ross avait du mal à se sentir seul à seul dans la pièce, avec cette créature qui évoluait autour d’eux ; néanmoins, il revint au vif du sujet.

« Je soupçonne ma mère, avec l’intervention d’un certain employé qui n’a jamais toléré mes penchants, d’avoir fait assassiner un homme afin de m’isoler et de me rapprocher de vous. Je les ai vus tous deux dernièrement témoigner une hostilité affreuse à Onésime, et face à mes accusations directes, ils n’ont pas voulu nier. »

Il n’aurait pas dit cela s’il n’en avait pas été quasi certain. D’ailleurs, c’était presque une marque d’estime envers sa mère : il ne voyait réellement pas qui soupçonner davantage. Elle en avait la capacité, le sang-froid, la hardiesse d’exécution. Il croyait fermement qu’elle en avait l’intention et les raisons.

Il aurait pu, s’il avait été d’humeur vindicative, lui reprocher de lui jalouser son bonheur et sa liberté de sentiments, elle qui se contraignait encore chaque jour et l’avait fait chaque jour, l’âme enserrée dans un corset de plomb, persuadée qu’elle ne pouvait sans cela servir les intérêts sacrés de l’Empire. Le fait que Ross parvienne à un degré d’émancipation qu’elle n’avait jamais connu la rendait amère, il ne fallait pas être grand clerc pour s’en apercevoir, et il pouvait même l’accepter ; mais pas qu’elle se mette à faire du mal à ses proches pour l’en punir.

« Suite à quelque incartade, Onésime passe la semaine au palais, sous la garde du Prieur Zullheimer qui lui dispense son enseignement ; mais à son retour, il sera comme vous logé ici sous protection. Autant vous dire que je n’aurai plus aucune confiance ni aucun respect pour ma mère tant que cette histoire ne sera pas tirée au clair, ou réglée devant la justice. En attendant, cette demeure et tout ce qui s’y passe lui sont fermés, et je n’accepterai aucune ingérance de sa part. »

Bien sûr, Miranda ne pensait pas seulement à sa mère comme personne, mais à l’ensemble de la dynastie qu’elle dirigeait actuellement, depuis son poste de directrice de la banque centrale. Chaque pierre de cet édifice avait son mot à dire, puisque tous travaillaient pour le patrimoine qui serait concentré sur cet unique enfant un jour. La pression aurait même pu être plus importante.

Mais elle ne l’était pas. Là où sa mère voyait son jugement parasité par des considérations moralisatrices, la dynastie quant à elle avait un point de vue plus pragmatique : tant que le devenir politique et économique de leur nom était assuré, ils n’avaient pas à se plaindre. Et Ross avait justement prévu de quoi les apaiser. Il pouvait bien le dire à son épouse maintenant, puisqu’ils étaient alliés dans cette affaire :

« Par ailleurs, vous connaissez mon amie Amélia Clark, cousine de Sa Majesté. Ma famille n’a pas d’autre requête actuellement, quant à cet enfant, que de lui voir épouser un membre même éloigné de la famille royale ; et il se trouve que cette chère Amélia dispose de charmants jumeaux des deux sexes, en bas âge, qu’elle serait ravie de fiancer un jour, l’un ou l’autre, à un enfant qui serait le mien. Rien n’est signé bien sûr, ce ne sont que bavardages de salons, mais cela vous rassurera : ma famille verra d’un bon œil la naissance d’une fille. »
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Mer 24 Mai 2017 - 20:52
J’essaye que la situation se passe au mieux pour tout le monde. Il peut y avoir peut être des petites prises de tête mais croyez moi que en ce moment, je n’ai pas la tête à ça. Je pense surtout à l’avenir de notre enfant, à notre avenir, à mon père qui n’est plus.

J’étais attristée mais souriante à la fois car je comprenais très bien ce que Ross voulait me dire mais je pense que je pourrais tout à fait m’entendre avec ce jeune homme qui m’a l’air d’avoir la tête sur les épaules, j’avais vraiment hâte de faire sa connaissance.

Du bout de mon doigt encore tremblant, par l’agitation du matin je caressais l’oiseau si fragile, si innocent. Je voudrais bien être à ça place et pouvoir m’envoler ne plus avoir tous les problèmes et vivre une vie pleine de liberté.

Je tiendrais ce secret monsieur, ne vous en inquiétez pas.

L’ambiance devenait grave, je ne savais pas a quoi m’attendre, qu’est ce que c’était ce secret de famille si bien gardé que même vivre dans la même maison je ne le sue pas. Je baissai d’un coup la tête l’oiseau me frôla ma chevelure j’avais peur qu’il s’accroche dedans, nous le rattraperons plus tard.

Cela pourrait tout à fait être possible, votre mère peut être si froide, plus froide que moi je pense. J’ai l’impression que tous nos employés nous finissent par nous trahir.

J’avalais doucement la salive mon sang ne fit qu’un tour, je ne savais pas ou me mettre, est ce qu’il parlait bien de cet homme auquel je pense ? En tout cas j’étais mal à l’aise. Je gardais mon sang froid, je ne montrais rien qui puisse trahir quoi que ce soit.

Qui était ce cet homme ? Je le connaissais peut être ? Si Onésime est vraiment en danger, dépêchez vous de le ramener parmi nous, de ne pas le laisser seul bien qu’il soit à la cour, je me méfie de tout le monde.

Je pris les mains de Ross et les rassemblais, le regardant et lui priant de ramener Onésime au plus vite prêt de lui mais surtout qu’il ne me laisse pas seul longtemps.

Je suis d’accord avec vous, mais n’est il pas en danger malgré tout ? Envoyé lui une missive qu’il vienne parmi nous, je ne fais plus confiance en personne qui sait ce que notre famille nous prépare encore. Essayer de mettre votre mère hors de tout même de la banque soyez à la tête prenez sa place.

J’étais sérieuse comme cela c’était un coup dur pour la mère et pour mon frère, un bon moyen d’avoir la mainmise et les pions en notre possession. Il fallait miser sur toutes les armes que l’on pouvait et mettre hors état de nuire toutes personnes nous voulant du mal.

Non je n’ai pas eu l’occasion et je ne suis pas vraiment dans les petits papiers de sa Majesté voyez vous, je crois qu’elle ne m’apprécie pas. Vous voulez faire vivre à notre enfant ce que nous avons vécu ? Forcer un mariage ? Je ne vois pas d’un bon œil cette histoire même si je comprends, je préfèrerais laisser faire le destin. Surtout décider de tout cela sans même m’en parler.

J’étais redevenue froide, mon visage fermé. Je n’appréciais pas du tout cela même si un tel mariage serait bien pour la famille, mais ce n’est pas ce que je désirais pour notre enfant. Pas un de ces mariages forcés, non pas ça pas de nouveau, en plus sans me demander mon avis, c’est mon enfant et je le protégerais de toutes les manières que l’on fait subir aux enfants des grandes familles.

Comme vous dites, des bavardages, je l’espère bien et comme je ne connais pas cette Dame, je me méfie de tous n’est ce pas encore un coup monté ? je sais je me torture mais je me pose beaucoup de questions.

J’étais fatiguée et vidée, je me sentais mal après cette conversation, il commençait à se faire tard, je voulais me prélasser, me détendre. Notre petit ami a fini par retourner manger dans sa cage, je fermais délicatement la porte pour qu’il ne s’échappe pas de nouveau.

Mon ami, n’ayant plus de dame de compagnie pourriez vous m’aider à défaire mon corsage, j’aimerais prendre un bain si cela était possible, je voudrais me détendre un peu avant de manger. Les nausées de ce matin font que mon ventre gargouille un peu.

D’ailleurs retrouver une personne de compagnie serait bien mais qui ? et une personne de confiance, tout cela me devenait compliqué, surtout que beaucoup me voyait comme une femme froide ce qui n’était pas forcément le cas quand on apprenait à me connaître.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Jeu 25 Mai 2017 - 0:48
Oublié, l’oiseau. C’était un spectre qui volait autour d’eux. Pendant une fraction de seconde, Ross douta, puis il choisit de balayer définitivement ce malaise entre eux, et secoua la tête : « Non, madame, vous ne le connaissiez pas. Pas personnellement. C’était simplement quelqu’un de cher à mon coeur. Mais, comme diraient mes détracteurs, il y en a eu quelques-uns… Vous n’auriez pu tous les connaître. » D’un sourire amer, il chassa ce sujet dont il n’arrivait pas encore à parler, même un mois après les faits. Un simple serviteur… Une femme comme Miranda n’avait sans doute même pas remarqué son existence ; elle aurait accordé plus d’importance à un oiseau familier du jardin.

La pensée de ce jardin qu’il ne reverrait peut-être plus plongea Ross dans une confusion soudaine, et il chercha à son cou son médaillon habituel, qu’il ne portait plus. Allons, pas de faiblesse. Ce n’était pas le moment. Le présent était bien trop important pour se laisser distraire par une ombre du passé. Ils auraient tout le loisir, une fois ces dramatiques circonstances laissées derrière eux pour de bon, de ressasser d’anciennes histoires, et de pleurer les disparus. Pour l’heure, comme l’y incitait son épouse, il fallait se conduire en capitaine. Et pour cela, mieux valait connaître ses limites, les pires récifs qui soient. Son pouvoir personnel était un bon navire ; mais il ne pouvait le faire voler, et il le briserait à essayer.

« Notre banque ne fonctionne pas ainsi, un chef unique et tous les autres à ses ordres. Un coup d’État n’est pas envisageable. Au plus fort de ma colère, croyez-bien que j’y ai pensé. Je n’aurai que le pouvoir que je mériterai, et c’est ce que je compte bâtir d’ici… Je suis plus moderne que n’importe lequel d’entre eux, ou eux tous réunis ; j’ai appris de tous, et hormis mon père pour la justesse des pronostics, je les ai tous surpassés. J’oeuvrerai indépendamment, et je gagnerai la confiance du conseil. »

Il ne pouvait expliquer à une néophyte tous les rouages du fonctionnement interne de ce conseil, qui dirigeait les décisions générales d’un commun accord ; mais il pouvait du moins donner cette image de ministère uni, dont chaque tête pensante était dévouée à la progression commune ; et laisser planer l’idée qu’un jour, lorsqu’il ne resterait que lui de cette génération, il occuperait de fait la place laissée par sa mère. Les employés futurs, sans doute extérieurs à la famille ou plus jeunes d’une génération, viendraient lui réclamer ses avis, et ce serait lui qui infuserait ses opinions aux moindres agissements des agents répartis à travers tout l’Empire de vapeur, voire au-delà. Il n’aimait pas en parler, mais ils avaient toujours su, sa mère et lui, que c’était l’inévitable aboutissement.

« Quant à Onésime, dans l’entourage même de l’Impératrice il ne devrait rien lui arriver… Ce n’est qu’une petite semaine. Je tiens à ce que notre souveraine lui pardonne son petit écart officiellement. S’il fuyait maintenant pour me retrouver, c’est la disgrâce qui le menacerait. »

La disgrâce. Accepter une semaine de séparation était bien peu cher payé pour éviter cela. Il serra les dents comme si le fantôme d’un coup de cravache venait le mordre au visage, et considérant pensivement la femme à ses côtés, en se demandant combien de secrets et de peines enfouies il pouvait encore faire peser sur ses pauvres épaules. A présent qu’il lui avait accordé sa confiance une fois, il avait l’impression qu’une vie de confidences réclamait de se déverser à ses pieds, comme une confession aux pieds d’une statue de déesse, et cependant il ne voulait ni la fatiguer de ses plaintes, ni la faire regretter sa nouvelle bonté.

Il se contenta de lui accorder le petit service qu’elle lui demandait, attentif à ne pas pincer les cheveux longs dans les agrafes du corsage et les rubans qu’il dénouait, tout en poursuivant l’aspect de leur conversation qui lui paraissait le plus approprié à un couple en attente d’un enfant : l’avenir de ce dernier.

« Onésime est de votre avis, concernant les mariages arrangés. J’aurais droit à une nouvelle dispute si je proposais un compromis là-dessus en sa présence ; mais vous, m’en voudrez-vous de penser que présenter des enfants tout jeunes, en faire de bons amis et espérer qu’ils tissent des liens plus tendres n’est pas un crime en soi ? J’ai été ainsi présenté à l’Impératrice, savez-vous ? En tout cas, cela apaiserait mes glorieux ancêtres sur l’utilité d’une petite fille, et nous n’aurions pas à subir leurs récriminations. »

Il se sentait maladroit ; non dans ses gestes, car il montrait une dextérité inattendue, pour un homme aussi peu porté sur la bagatelle féminine, à manier les vêtements en question ; mais dans ses propos. Puisque Miranda n’appréciait pas Lilith, ou inversement, il était peut-être mal choisi de comparer cette amitié aux manœuvres qui aboutissaient à des mariages arrangés. Enfin ! De toute façon, maintenant qu’ils parvenaient à parler ensemble, il fallait bien qu’ils discutent de cela. Il fit la moue en retirant enfin le carcan qui emprisonnait la taille de sa femme, songeant qu’il faudrait bientôt qu’elle renonce à un tel attirail, afin de laisser son ventre se développer tout à loisir. Ce n’était peut-être pas une mauvaise chose qu’elle reste cachée ici : elle n’aurait pas à se soucier de sa manière de se vêtir, et pourrait opter pour une confortable robe de chambre.

« Vous voici délivrée. Je vous fais monter une baignoire confortable ; cette chambre dispose d'un coin douche, mais il est trop spartiate pour une dame. Nous avons déjà déménagé ma baignoire, si cela vous convient. » Il rouvrit la porte, en prenant garde à l’oiseau, et le bruit du travail voisin envahit de nouveau la chambre pendant quelques secondes, tandis qu’il transmettait ses instructions. Puis il revint, en ramassant au lavabo attenant à la chambre un simple morceau de savon.

« J’ignore quels… produits vous employez habituellement ; mais si vous le pouvez, il faudra pour cette fois vous contenter de ceci. Ou préférez-vous que j’aille faire des achats à la boutique du quartier ? De toute façon, il faut que je vous fasse quérir quelques vêtements au domicile principal. Je ne vais pas… rester alors que vous êtes dans votre bain, tout de même. » S'il avait été de complexion plus pâle, il aurait certainement rougi en prononçant ces mots.
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