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Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos)

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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Jeu 25 Mai 2017 - 11:34
D’accord, c’était une simple question. Je m’inquiète pour vous, j’ai vraiment cette impression que l’on nous veut que du mal.

Je ne m’étalai pas plus sur le sujet, je voyais bien que Ross ne voulait pas en dire plus et pour cause une personne chère à son cœur encore un amour caché certainement.
Il chercha une chose autour de son cou, un objet qui devait peut être appartenir au passé, je découvrir totalement mon époux, des habitudes, des gestes dont je n’ai pour habitude de voir et pour cause ne nous vivons pratiquement pas ensemble pour le peu qu’il venait me rendre visite dans notre demeure.

Je sais bien que je n’y connais pas grand-chose au monde du business, mais n’y a-t-il vraiment pas moyen de faire avancer les choses ? Je pourrais peut être vous aider, vous soutenir à mon niveau. SI je peux faire quelque chose dites le mois pour évincer votre mère de ce pouvoir et être à la tête du conseil.

Il est vrai que je ne m’étais jamais au grand jamais intéressé au métier de Ross, ainsi qu’au monde financier pour moi l’argent tombait du ciel donc pour m’en soucier. Aujourd’hui c’est tout autre, les enjeux sont au plus forts et s’il faut je m’y mettrais pour aider mon époux à grimper les échelons, j’apprendrais, il faut que cela se fasse au plus vite avant la monter sur le trône de mon frère.

En tout cas il faut trouver un moyen de pression, il faut faire quelque chose avant que mon frère soit sur le trône et qu’il profite de votre mère, peut être manipulé mon frère, ou je pourrais demander de l’aide à ma mère mais ne va-t-elle pas nous trahir.

Je lançais des idées, certainement de mauvaise augure mais après tout mon frère ne mériterais que ça, si mon frère se retrouve sans rien, le peuple gronde, le trône sera libre, le faite de mon statut peut être avec l’accord de mon cousin, de ma mère et de la banque pourrions nous avoir un accès à un certain pouvoir dans le pays. Je divague certainement mais pourquoi pas.

Je l’espère pour Onésime, je m’inquiète pour lui, même dans l’entourage de l’Impératrice regarder il y a peut notre souverain. Une disgrâce oui certainement mais vous êtes proche de l’Impératrice si vous lui expliquer la situation je suis sûr qu’elle comprendra.

Mon époux se retenait je voyais que la situation lui faisait mal, je sais qu’une semaine cela peut être très long, je suis sûr que l’Impératrice peut tout à fait comprendre, et laisser Onésime partir sauf si vraiment cet apprentissage était si important que ça.

Ah ! Nous avons un point commun. Je vais finir par vraiment l’aimer ce petit, si nous avons la même façon de penser. Nous évidemment ils peuvent être amis, je n’y vois pas d’inconvénient, mais je ne désire pas qu’ils soient forcés en quoi que ce soit.

Je serais les dents a chaque fois que j’entendais le mot Impératrice, elle n’était pas dans mon cœur, je n’étais pas dans le sien et me dire que mon époux passait du temps avec elle me faisait mal au plus au point plus que ce qu’il voit ces amants. Ils étaient très trop proches à mon gout il se comportait avec elle mieux qu’avec moi, cela m’agaçait au plus au point, je me retiens de ne rien dire et rien ne faire paraitre par principe qu’impose la société.

Merci de m’avoir débarrassé de ce corsage, vous vous débrouillez plutôt bien. Oui si cela était possible je préférerais une baignoire à une douche.

J’aurais très pu me contenter de la douche mais j’avais vraiment envie de me détendre, de respirer, d’être bien et surtout de me laver j’avais l’impression d’être sali par ce qui s’est passé.

Je vais me contenter de ce qu’il y a mon ami, ne vous embêter pas, je ne vais pas jouer ma princesse, je pense que ce temps va être révolu, je le crains. Prenez ce que vous désirez, je ne pense pas sortir avant un moment d’ici et bébé va grossir plutôt des vêtements ou je me sentirais à l’aise, si vous le voulez bien. Par contre ne me laissez pas seule longtemps. Ou vous pouvez rester, mais je pense que la missive pour mon frère doit partir assez vite ainsi que le messager pour mon cousin, penser à prévenir Emily.

J’avais du mal à me dépêtrer de tout cela, vivement que ça se termine. La grossesse va être longue ici quasiment seule, le temps va me paraitre long, je n’ai plus ma dame de compagnie que vais-je faire ?

Me dirigeant vers la salle de bain, cette baignoire remplit déjà d’eau chaude, je fermai la porte à clé, je défais ma robe, le corsage qui me maintient au dessous, l’impression de respirer sous toutes ces tenues. Je rentrais dans le bain en fermant les yeux, je me sentais bien.

Peut être une heure passa, je me sentais beaucoup mieux, mes nausées étaient passées, je me sentais légère comme-ci que tout ce qui s’était passé était un mauvais rêve. Je sortis de la baignoire, je pris une serviette dans le placard et pris le temps de sécher ma peau délicate, j’espérais que durant ce temps Ross ne mettait pas sa vie en danger, n’ayant pas de vêtement, je pris une plus longue serviette que j’enroulais autour de moi.

Je sortais discrètement de la salle de bain, en regardant s’il n’y avait personne, je m’installai dans le lit en attendant des affaires appropriées, j’aurais bien mis la table et regarder s’il y avait de quoi manger mais en serviette cela ne mettait pas pratique.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Jeu 25 Mai 2017 - 13:10
A peine Ross eut-il laissé son épouse, dans l’intimité relative de cette chambre d’amis à peine aménagée, qu’il se reprocha d’avoir mis l’oiseau en liberté. N’allait-il pas ennuyer Miranda, chercher à s’échapper, semer des plumes partout ?… il valait mieux ne pas y penser. Ce n’était qu’un objet de divertissement sans importance.

Il sourit en songeant au nom de Cassiopée. Amusant que ce souvenir d’enfance lui soit revenu à l’esprit après toutes ces années. Il lui semblait voir un massif de fleurs et des étoiles loin au-dessus du cercle de feuilles, comme la voûte d’une tourelle. Il retraversa le chantier en s’enquérant des nouvelles avancées, puis réunit quelques personnes de confiance et leur recommanda de s’assurer d’une ou deux femmes de chambres fiables. Il n’était pas le seul à être marié, loin de là, mais la plupart de ses comparses ne souhaitaient pas forcément croiser leur moitié continuellement sur leur lieu de travail. Il se sentit fier et supérieur en comparant sa situation nouvelle à la leur, mais se retint de toute moquerie puérile. D’ailleurs, peu lui importait l’état du couple de la femme en question, il voulait juste qu’elle soit dévouée à sa personne et capable d’assurer le service d’une dame de qualité.

Il dépécha ensuite quelqu’un à l’agence principale de sa part, afin de ramener quelques affaires au hasard de la chambre de Miranda : livres, tableaux… ces diverses choses qu’elle avait achetées pour l’arrivée du bébé, et auxquelles il n’avait jeté qu’un œil distrait, au point qu’il n’aurait pas su les nommer. Une partie de cela serait destiné à la chambre provisoire qu’elle occupait ; le reste irait rejoindre au sous-sol tout l’amoncellement qui attendait d’être monté dans les étages lorsqu’ils seraient présentables. Quant aux vêtements, il n’aurait confié à personne d’autre que lui-même la tâche de se rendre à la boutique voisine, et d’y acquérir le nécessaire. Convenable pour une femme enceinte, la vendeuse le conseilla là-dessus ; et accordé aux teintes si particulières des yeux, de la complexion et des cheveux de son épouse, il y veillait personnellement. Toujours choqué qu’elle ait pu croire lui répugner, il tenait à ce qu’elle se sente sublime et radieuse.

Dans le même temps, il songeait à tout ce qu’elle avait pu lui dire. Il n’avait pas imaginé que leurs opinions politiques soient semblables. Leurs éducations, leurs fois religieuses, et leurs personnalités étant déjà différentes, il y aurait eu là une étrange coïncidence. De plus, il avait bien conscience que la sévérité affichée de la souveraine n’épargnait que ses plus proches, qui ne se comptaient peut-être même pas sur les doigts d’une main ; et que tous les autres, de l’extérieur de ce cercle de lumière, n’y distinguaient pas grand-chose d’attractif. Néanmoins, il était d’accord avec Miranda sur un détail : la protection de l’Impératrice ne représentait pas la sûreté. Pas à l’époque qu’ils vivaient. La sûreté n’était plus nulle part. Et il aurait voulu, lui aussi, avoir Onésime à ses côtés ; il s’imaginait, lui aussi, tous les dangers possibles. Il n’en dormait pour ainsi dire plus, et avait toutes les peines du monde à en détacher sa réflexion pour travailler. D’ailleurs, Miranda ne connaissait pas la moitié des périls qui pesaient sur sa tête. Lui-même n’était pas précisément au courant de tout.

Ross s’était pourtant mis d’accord avec lui-même pour respecter un légalisme absolu dans cette affaire, ou plutôt, il ne pouvait pas imaginer de faire autrement. Sa responsabilité personnelle avait été engagée, puisque c’était son pupille, présenté par ses soins, et en sa présence, qui avait commis une offense. Il était coupable et il rachetait sa réhabilitation tout autant qu’Onésime, quoique sur un terrain plus personnel. Ce qu’ils souffraient tous deux n’était qu’une faible rétribution face à la chance qui serait ensuite la leur de progresser ensemble sous le regard bienveillant d’un pouvoir apaisé. Car il comptait bien associer son compagnon – son amant, comme disait Miranda ; ce mot qu’il avait refusé à voix haute le faisait tendrement sourire en secret – à l’ascension qu’il poursuivait dorénavant. Et dans ce cadre, il aurait infiniment préférer bénéficier de sa mère comme conseillère que devoir l'évincer comme opposante... il se tenait prêt au jour où elle daignerait changer de camp.

Un sacrifice, se dit-il, est toujours un défi aux dieux. Voyez ce que je vous lance ; voyons quelle chute vous m’accorderez. De part et d’autre, notre alliance est dans la balance et de part et d’autre l’attente est aussi haute.

Lorsqu’il revint, le courrier posté, bon nombre des dossiers qu’il avait retirés sous bonne escorte de son bureau étaient arrivés à la nouvelle agence, et on l’attendait pour inspecter les contenus des coffres. Darienne, son maître d’armes, qui effectuait des rondes autour du bâtiment et qu’on avait fait rappeler, buvait à sa flasque d’acier, assise sur un coin d’escalier, en attendant son retour. Il lui fit signe de le suivre, et s’enferma avec elle.

Lorsqu’il ressortit du bureau, elle faisait la moue. La perspective de se déguiser en brave voyageuse ahurie – avec des jupons, même cousus d’or – la faisait visiblement tiquer ; mais c’était pour le service de l’Empire. Et puis, avec un peu de chance, il y avait tout de même la perspective de belles bagarres au long de la route, si on cherchait à l’arrêter. Ross lui avait fait promettre de ne pas chercher querelle à tout bout de champ, mais le danger restait assez haut pour qu’elle y trouve un minimum de divertissement. Elle s’éloigna de son côté, à grandes enjambées, pour préparer le nécessaire à son voyage. Première priorité : engueuler préventivement les employés de sécurité qui assureraient sa tâche en son absence.

En revenant dans la chambre, Ross annonça joyeusement à sa femme :

« Je viens de croiser une dame qui serait une bien piètre femme de chambre, comparée à moi… mais rassurez-vous, je ne vous infligerai pas mes services bien longtemps. J’ai réclamé que l’on vous trouve quelqu’un. Dans la soirée, vous pourrez rencontrer quelques candidates et choisir celle qui vous conviendra le mieux. »

L’antichambre qui se trouvait derrière la porte, encore aux mains des peintres lorsqu’ils étaient arrivés, était presque prête à être aménagée à son tour ; c’était une question de séchage. Impatient, Ross avait ordonné qu’on y mette en place une table ou un bureau pour qu’il puisse reprendre ses dossiers en main immédiatement, sans pour autant laisser Miranda seule. Un appartement d’étudiant, songeait-il. Avoir couru en tous sens lui avait chauffé le sang et le laissait moins préoccupé qu’auparavant. Il s’approcha respectueusement, les yeux baissés, et plaça sur le lit les achats qu’il venait de faire : sacs et cartons, boîtes et ballots, le tout composant un début de garde-robe estivale fait pour parer à l’urgence où ils se trouvaient. Teintes de cuivre et de bleu profond, nacre et perles, une simplicité de princesse aux pieds nus, un luxe comme en offrent certaines plages oubliées du monde.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Jeu 25 Mai 2017 - 18:18
J’étais bien allongée dans le lit, je regardais l’oiseau qui avait l’air de me regarder à son tour, d’un air attentif, il me fit rigolé. Je pensais aussi à ce bébé, j’avais hâte qu’il vienne au monde, le temps était long, trop long.

Serais-je une bonne mère ? Une chose est sûre je voulais l’élever moi-même, même si j’avais une Dame de compagnie pas de nourrice, je serais mal, je voulais garder toujours un œil sur mon petit. S’il pouvait marcher sur les traces de son père cela serait parfait ou rentré comme ministre dans la cour de Sa Majesté.

De beaux rêves mais parfois la vie nous réserve des surprises, si finalement il devait passer sa vie à fuir ? Ou bien même partir loin de nous, s’il devenait comme son père amour du même sexe, qu’allait je faire ? Des questions qui me turlupinent déjà même si j’avais tout à fait le temps.

Je songeais encore à toute la discutions que l’on a eu, Onésime, la mère, assassin, meurtre…dans quelle galère nous vivons ? Je me demande si nous devrions partir loin le temps que tous se calment, mais Ross et la société, je ne pouvais le laisser seul.

Et si je pense à ma famille mon cousin trop loin comme par hasard, mon frère qui profite et me menace, son épouse qui n’a pas saisie que mon frère n’était pas ce qu’elle croit loin de là même elle, elle peut être en danger. De toute façon j’avais envie de renier ma famille, elle répugne encore plus que mon époux avec ces amants.

Ross revient déjà, je lui souris, j’étais contente qu’il revienne aussi vite ce fût bien la première fois d’ailleurs. Soulagée qu’il aille bien les bras chargés.

C’est gentil monsieur de vous soucier de mon bien être. Il faut être sûr de la personne, nous pourrions peut être choisir ensemble pour être sûr.
Une demande délicate je sais que Ross, se moquait guère de tout cela mais cette fois c’était vraiment pour ma sécurité et je voulais être rassurée.

M’infliger est un bien grand mot, tant qu’il n’y aura personne de confiance, je préfère que ce soit vous qui vous occuper de moi, je sais que me toucher n’est pas facile pour vous mais juste m’aider pour les corsages je vous en serais reconnaissante.

Quoique bientôt je ne vais plus avoir ma belle ligne, et les corsages je devrais m’en passer, pour être plus à l’aise.

Puis je vais prendre un peu de ventre, je devrais peut être oublier les corsages et mettre des choses plus amples, je serais moins belle à vos yeux avec des vêtements pour femmes enceintes.

Me voyant déjà grosse alors que mon ventre se voyait à peine, j’ai du mal à concevoir que mon corps va changer, de ne plus avoir cette belle silhouette.

Merci pour tous ces cadeaux, j’apprécie, en déballant Vous avez toujours bon gout, vous savez me faire plaisir. Je vais m’habiller, je serais mieux que la serviette que je porte. Si vous voulez bien vous retourner quelques instants, je vous saurais gré.

Je pris une des belles nuisettes, aux teintes bleues comme il savait si bien choisir, j’attendis que mon époux se tourne même s’il m’avait déjà vue nue, j’avais toujours du mal à ce qu’un homme me regarde nu, la seule était ma dame de compagnie qui ma trahi.
J’en filai ma nuisette, qui m’allait parfaitement bien.

Elle me va parfaitement bien, lui donnant un baiser sur la joue. Que je suis heureuse que nous ayons parlé, que nous nous retrouvions un peu.

Je me sentais comme libéré, je pris les paquets et je commençais à ranger dans les placards, il fallait bien le faire, ce n’était pas mon rôle mais je n’avais pas le choix, j’étais décidé à montrer à Ross que je valais quelque chose que d’être princesse à ne rien faire.

Qu’allons-nous souper ? Je…Je me mettrais bien a la cuisine mais je crains de ne pas savoir vraiment faire, vous allez peut être me détester si vous mangez mes préparations.

En rigolant, je n’étais vraiment pas douée en cuisine et mon pauvre époux ne pourrait pas manger, enfin je dis je ne sais pas faire mais j’ai toujours été servis, je n’avais jamais cuisiné.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Sam 27 Mai 2017 - 10:09
Décidément, la question de sa beauté préoccupait son épouse, mais Ross se souvenait qu’elle avait quelques années de plus que lui, et se représentait fort bien qu’à son âge il serait autant, sinon plus attaché à cette grave question. Néanmoins, il tenta une chose pour la rassurer ; il la rejoignit et lui prit les mains, paupières closes, en lançant comme on propose un petit jeu :

« Voyez : je ferme les yeux moi aussi, littéralement. Vous savez que pour ma profession, je dispose d’une imagination débordante. Je vous imagine maintenant parfaitement posant pour un portrait, dans vos plus beaux atours, avec notre enfant sur les genoux. Vous êtes la plus jolie maman qui se puisse voir. En fait, que le bébé soit dans votre ventre ou dans vos bras, cela ne change pas grand-chose au tableau. »

Il rouvrit les yeux et la considéra avec le sourire sincère de celui qui ne se rend pas compte, dans tout l’éclat de sa naïveté, à quel point son compliment est horriblement asexué. Son ravissement à l’idée du spectacle auquel il songeait prouvait bien qu’il ne se représentait pas Miranda comme une femme séduisante, mais comme une amie. Néanmoins, c’était déjà si différent de ce qu’il éprouvait pour elle la veille encore, qu’il avait le sentiment de la chérir à l’extrême ; et d’ailleurs, elle en témoignait une certaine joie. Il ne faisait donc rien de mal.

« Vous savez ce qu’on dit : deux solitudes font de bonnes amies. Nous ne sommes pas de vilains caractères, vous et moi, quoique disparates ; je suis sûr que nous arriverons à nous entendre sur l’essentiel. Pour votre domesticité, je dois dire que je privilégie les personnes calmes et spirituelles. Ce sont les plus faciles à vivre. Mais quelqu’un de très maternel et sensible serait peut-être plus indiqué, étant donné ses futures tâches. »

Il ignorait quelle était la position de Miranda, en ce qui concernait le fait de remettre les soins accordés à l’enfant à une personne habilitée, mais de son côté il ne pouvait évidemment pas emmener un bébé à ses réunions et à ses rendez-vous, ou le déposer sur le coin de son bureau tandis qu’il faisait ses comptes ; le partenariat permanent avec des gouvernantes ou des précepteurs lui semblait donc aller de soi.

Il en avait eu son content, étant petit, et ne s’en était jamais trop plaint, quoique leur sélection à eux se soit guidée bien davantage sur leurs aptitudes intellectuelles que sur leur pédagogie parfois... et que la tendresse accordée à un petit garçon laissé seul sans ses parents la plupart du temps ait été largement laissée en option. Il lui en restait une sorte de sentiment doux-amer : il considérait tout de même que, plus il y aurait d’adultes prêts à apprendre des choses à cet enfant, mieux ce serait ; mais il avait en même temps l’impression qu’il manquerait quelque chose, s’il n’y avait que cela. Encore une fois, en invoquant la pensée d’Onésime à leurs côtés pour pallier à leurs manquements, il se sentit à la fois soulagé et terriblement malheureux. Il avait besoin de lui. Chaque seconde était interminable.

Pour l’heure, il n’était pas là ; seules leurs deux solitudes se donnaient la réplique. Cela le plaçait à égalité avec son épouse et, pour engager le dialogue, ce n’était finalement pas plus mal. Il réfléchit, en reprenant sur sa main l’oiseau impertinent pour le « ranger » dans sa cage, à cette affaire de souper. Bien sûr, il fallait qu’elle mange quelque chose de solide. Dans un autre temps, il lui joyeusement proposé de tenter de faire la cuisine ensemble, afin que leurs échecs respectifs leur apparaissent moins tragiques et plus comiques ; mais il se sentait étrangement vieilli et sérieux soudain. Ce n’était pas un jeu.

« Je dispose déjà de quelques employés sûrs ici : l’essentiel, un majordome, quelqu’un pour le ménage, mon chauffeur, quelques gardes… Ils mangent ensemble sur le chantier quand l’équipe de construction s’en va, en tout cas c’est ce qu’ils ont fait hier. Nous pourrions nous inviter et faire leur connaissance. C’est sans doute l’un d’eux qui vous trouvera votre nouvelle femme de chambre, ce sera l’occasion de discuter de vos critères de sélection. »

Modestement, il préféra préciser – sans s’étendre en revanche sur le fait que ces messieurs partageaient trois mansardes séparées dans les combles de la bâtisse, et avaient là-haut leurs raisons personnelles pour ne pas amener leurs épouses avec eux :

« La table ne sera qu’une planche posée sur des tréteaux, les chaises seront des caisses de matériel vide, et il se peut que le repas se compose surtout de pain, de jambon et de fromage, mais du moins nous resterons en sécurité. »

Il ne doutait pas que Miranda leur apparaîtrait à la fois comme une princesse de conte, et comme une sorte de menace diffuse dont il faudrait les rassurer ; pour ce deuxième point, le plus tôt serait le mieux. Le chauffeur avait déjà dû toucher un mot aux autres, en tout cas à celui qui partageait sa mansarde, de l’équipée qui avait ramené en grand mystère madame Brisendan auprès de son mari, et il était certain qu’il se posait des questions. Ils étaient parfaitement avertis de l’arrivée prochaine d’un monsieur qui vivrait avec leur patron et l’idée d’y amener une dame, fût-elle son épouse légitime, et fût-ce pour une nuit seulement, avait l’air d’une infidélité. De leur côté aussi, Ross estimait de son devoir de veiller à ce qu’il n’y ait pas de tensions.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Sam 3 Juin 2017 - 9:15

Que c’est poétique et pourquoi pas un jour le faire ce tableau ? Je sens mon corps changé et cela me fait un peu peur de ne pas retrouver, enfin de redevenir comme j’étais.

Je déposai un baiser sur la joue de Ross, j’aimais quand il me parlait ainsi, il me rassurait, ce tableau serait magnifique j’en étais sûr. Mais pour mon corps me verrait-il toujours une belle femme ? Encore quelques mois à attendre.

Il est vrai, mais je suis persuadée que nous pourrions parfaitement nous entendre. Oui une personne très calme, sensible je suis d’accord avec vous, protectrice aussi. Je pourrais tout aussi bien l’éduquer moi-même.

Moins qu’il y avait de monde autour de nous et mieux c’était, après si elle pouvait être une dame de compagnie ne plus de jeter un œil sur l’enfant pourquoi pas mais je préfère l’éduquer moi-même, avec l’aide de Ross et pourquoi pas le savoir d’Onésime après tout.

Mon ami, je suis en nuisette, peut être auriez vous une robe de chambre pour sortir plus convenablement. Je préfèrerais pour ce soir rester entre nous, mais je suis partagée entre le faite d’aller faire leur connaissance aussi mais est ce le bon moment. Cette journée ma fatiguée.

J’étais vraiment partagé mais il fallait bien aller manger, même si pour le moment je n’avais pas envie faire plus connaissance que ça, mais j’allais vivre avec ces gens là et puis que des hommes, même pas une femme, trouverais je ma place ? Cela n’est pas dans mes habitudes.

Comme un pique nique cela peut être drôle et me changer un peu les idées. Mais cela se fait il de s’inviter et de prendre leurs diners ?

J’étais amusé par l’idée, j’espère que ce repas allait bien se passer, j’avais quelques peurs, je n’avais pas l’habitude de ce genre de repas mais il le fallait et même vis-à-vis de Ross.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Sam 3 Juin 2017 - 14:59
Avec un petit sourire, Ross en écoutant son épouse sortit de sa veste un carnet dans lequel il notait ses idées, au cours de ses journées qui étaient maintenant agitées ; il n’avait pas toujours la possibilité de s’asseoir à un bureau et de rédiger tranquillement. Il montra la page à Miranda tandis qu’il écrivait, en face de quelques gribouillages six lignes inégales, qui ressemblaient au début d’un poème :

« Contacter peintre. Diptyque : avant, après.
Acquérir matériel éducatif premier âge. »


Ce genre de choses existait, il en était persuadé. Lui aussi, sans savoir que l’esprit de sa femme suivait le même chemin, était sûr qu’Onésime l’aiderait à trouver cela. Sans pouvoir se souvenir de sa propre petite enfance avec précision, il était même certain de pouvoir en retrouver dans les anciennes affaires de sa chambre d’enfant. Il prit alors seulement conscience d’un détail incroyable, qui l’aurait fait rire s’il n’avait pas été tragique en même temps : jusqu’à ce début de semaine, il avait dormi dans sa chambre d’enfant. Ce départ aurait dû avoir lieu bien plus tôt. Pourtant il s’en était parfaitement accomodé, et il y aurait encore été s’il n’avait pas eu vent de ces sinistres soupçons concernant sa famille.

« Ne vous inquiétez pas, » ajouta-t-il en allant fouiller dans les tenues qu’il venait d’acheter, « nous allons vous faire toute belle, et vous serez servie comme une princesse ; vous ne serez pas fatiguée du tout. Vous pouvez même emmener votre… oiseau, quelle que soit son espèce exacte. Soyez certaine que ces messieurs apprécieront grandement de faire votre connaissance : ils sont curieux de savoir sous quel nouveau régime ils vont travailler. Découvrir les nouvelles règles de vie en commun, et caetera... »

Ross était conscient que, mis à part le fait de rencontrer des inconnus, de mettre en jeu sa santé précaire et déjà touchée par la fatigue, et de frayer avec de simples employés, Miranda était aussi retenue par cette simple délicatesse de dame bien éduquée qui craint de déranger, notamment en piochant dans l’assiette d’autrui. Il ajouta donc avec un sourire malicieux :

« Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »

Une demi-heure plus tard, ils faisaient leur apparition dans la salle en chantier – qui deviendrait la salle d’armes : hors de question pour Ross de renoncer à ses exercices physiques sous prétexte qu’il déménageait, comme il l’avait expliqué à Miranda – et rejoignaient la petite bande qui mangeait déjà autour de la table improvisée sur les tréteaux. Les rires et les bouteilles circulaient déjà joyeusement, mais tout le monde se tut en remarquant l’arrivée du couple. C’étaient non seulement leurs patrons, mais aussi des gens qu’ils voyaient rarement ensemble. Cette vision avait quelque chose d’un peu déstabilisant, presque comme une menace. Et puis, Miranda était connue pour ne pas toujours se montrer tendre ou compréhensive envers les employés.

Ross tenait à ce que la paix se fasse de part et d’autre, et pour cela il importait que les différents protagonistes se connaissent. Il était certain que, s’il avait encouragé plus tôt Miranda à entretenir des rapports amicaux et égalitaires avec le personnel du manoir, d’une part elle se serait sentie moins isolée et moins sur la défensive ; et d’autre part, elle aurait eu plus de facilité à les considérer comme des personnes à part entière, avec leur histoire, leur famille, leur humour et leurs faiblesses, bref, ce qui les rendait agréables au quotidien.

« Messieurs, ne soyez pas si tendus. Vous connaissez mon épouse, bien sûr. Dame Miranda aurait besoin d’une collation réconfortante et de toute votre sympathie. »

Ce dernier mot parut briser le charme qui paralysait les convives ; tous se levèrent d’un même mouvement, les uns pour se porter au devant de leur invitée surprise et lui adresse un profond salut, les autres pour lui présenter toutes leurs condoléances ; deux d’entre eux lui proposèrent de prendre leur siège, et se regardèrent avec animosité. Ross eut un petit rire en constatant qu’ils rivalisaient pour se rendre agréables. C’était surtout pour lui qu’ils faisaient cela, certes, mais l’affection pour Miranda viendrait.

« Du calme, du calme. Nous allons simplement nous asseoir avec vous et manger un morceau. Très chère, si vous voulez bien vous donner la peine… Et voici messieurs Turkoy, Garan, Artem et Dennis, qui s’occuperont de tenir la maison ; et messieurs Farrisi et Heldgar, qui veillent aujourd’hui à la sécurité. Si vous ne vous souvenez pas de leurs noms, ce n’est pas grave, » ajouta-t-il avec un sourire protecteur. Il ne voulait pas qu’elle se sente incitée à fraterniser outre mesure. Cela viendrait naturellement ou pas du tout. Toute autre solution serait boiteuse et vouée à l’échec.

Il hésitait à lancer un sujet de conversation, intéressé de constater de quoi les autres se mettraient spontanément à parler s’il n’intervenait pas. Mais il se tenait cependant prêt à le faire, car s’il avait appris une chose lors des dîners mondains, c’est bien que les longs silences froids et observateurs n’amenaient jamais rien de bon. Cela dit, avec cette nouvelle situation familiale entièrement inédite, les sujets à explorer ne manqueraient sans doute pas. Notamment, la perspective des quelques personnes prévenues par cette petite équipe, qui arriveraient ensuite pour postuler au service de son épouse en qualité de femmes de chambre ou de dames de compagnie.
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MessageSujet: Re: Décision lourde de conséquence ( PV Ross) (rp clos) Dim 4 Juin 2017 - 10:48
Je fus étonnée par le comportement de Ross, de prendre des notes, je n’avais pas l’habitude de le voir ainsi. Il devait certainement manquer beaucoup de temps parfois pour avoir toujours un petit carnet de notes met au moins, il n’oubliait pas.

Je lis la page que mon époux me montra, je fis un sourire, des petites notes mais j’appréciais et encore plus que j’avais l‘impression pour une fois qu’il m’écoutait avec tendresse.

Merci pour ses intentions, j’avais préparé quelques affaires pour le bébé dans son ancienne chambre, des petits jouets, des vêtements, cela évitera de chercher et vous aurez des exemples.

Je suis devenu d’un coup nostalgique, de penser à cette chambre que j’avais pris soin de préparer pour une fois, j’avais mis du cœur à cet ouvrage, et de ne plus revoir cette chambre, de ne pas avoir mon bébé dedans me donna un frisson.

J’espère non seulement ne plus retourner dans cette maison mais avoir ma propre maison, enfin notre maison, je voulais même là faire construire, faire nos propres plans, j’avais de grandes idées mais ce n’était pas le moment. De toute façon dans cette famille jamais le moment.

Que vous êtes charmant mon ami, j’apprécie tout ce que vous faites pour moi, ils ont déjà pas mal de travaille je pense ne pas les embêter plus que ça et c’est vous le chef de maison je pense qu’ils savent déjà quoi faire.

Je me changeais pour aller manger et découvrir les nouveaux servants de cette maison, j’avais hâte mais çà la fois toujours sur mes gardes. Je rigolai à la petite boutade de Ross, il devait certainement à voir raison, une leçon, mais je ne voulais pas déranger vraiment. Je verrais bien l’accueil de ces messieurs, même si j’essaye de changer, j’ai toujours mon caractère et je sais être tranchante quand il le faut.

Quand nous arrivions dans la salle, les employés étaient de bon vivant, ils mangeaient, buvaient, rigolaient, j’espère avec notre arrivée que cela ne devient pas glacial et plutôt convivial.

Bonjour messieurs..

Comme je le pensais, d’un coup ce fût le silence, certains désolé pour moi, d’autres me proposèrent le siège, j’étais habitué aux grandes manières mais je ne voulais pas casser l’ambiance, ni avoir les grandes manières habituelles.

Merci messieurs pour vos condoléances, vous pouvez vous assoir et continuer dans la convivialité pas de manière ce soir je vous prie, il y a une chaise non loin je prendrais celle là.

Je pris la chaise qui était juste à côté de ce que l’on pouvait appeler une table, j’écoutais mon époux me présenter tout ce petit monde qui allait m’entourer durant un certain temps. Tout en m’essayant j’invitais d’un geste à tout le monde s’asseoir.

Je suis enchantée de vous connaître messieurs, j’espère que nous ferons plus amples connaissances, ce repas n’étant pas prévu, je suis venus les mains vides mais j’essayerai cette semaine de vous faire une petite collation, pour vous remercier de partager votre repas.

Je regardais mon époux avec un grand sourire, je voulais vraiment que cela reste convivial, ne pas recommencer mes manières même si j’étais une Dame, ils devaient mériter mon respect et pas mon dédain. J’espère juste avoir une femme pour tenir compagnie car je n’étais pas très à l’aise avec tous ces hommes autour de moi.

Si nous continuons ce festin ?

J’invitais tout le monde a reprendre, je dis festin pour rigoler car ce n’étais que de simples denrées mais toujours mieux que rien et gentil à eux de nous accueillir à leur table.

La soirée se passa très bien, nous retournions dans nos appartements, ou je puis m'endormir tranquillement.

A mon réveille juste un mot de Ross " Adieu, tu ne me reverras plus, j'ai l'aiguer la banque à notre enfant comme cela ton frère ne pourra rien te réclamer" sans rien d'autres, je m'écroule, je ne suis pas bien, des contractions montèrent...je cours au toilette pour vomir...Je ne voulais voir personne, restant enfermée pendant plusieurs jours, seule.

Je ne savais pas quoi faire, il fallait que je change totalement de vie, quoi faire de cet enfant ?enceinte jusqu'au cou....J'étais mal personne sur qui m'appuyer, personne de confiance, je ne pouvais pas retourner chez moi, mon frère me ferais assassiner.

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