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 :: L'histoire Ambrosienne :: 2nd niveau de la cité

[CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner.

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Emily de Brez
Ambassadrice eskroise / future cantatrice
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MessageSujet: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Jeu 18 Mai 2017 - 9:40
Emily regarde cette lettre avec de grands yeux horrifiés, du bout des bras, les doigts crispés sur le papier et la respiration lente, comme si l’Ankou, le galopin, lui soufflait dans le coup. Elle est terrifiée, non, ce n’est pas le mot, elle est…tant de chose. De l’effroi, du dégout, de la crainte, des envies de meurtre ou Dieux sait quoi encore, entièrement partagée entre l’envie de hurler et celui de déchiqueté, en guise de réponse, la lettre et tout le bordel, en tout petit morceau, minuscules, pour lui renvoyé dans sa face à l’autre fion !
Ça ça aurait été une bonne réponse, oui, déchiqueter cette lettre en toutes petits morceaux, les glisser dans une enveloppe et renvoyer le tout, à l’autre glandu ! Figée à mater ces lettres trop bien tracée, sur ce papier trop joliment décoré, elle inspire, repose la lettre, comme si elle fut un morceau qui lui avait brûlé les doigts et se regarde dans le miroir tout en pied, reprenant le brossage de ses cheveux, en ravalant, bruyamment et maladroitement, une grande goulée d’air.

Quelques heures plus tard, bien apprêtée, les cheveux en chignon serrés sous un haut de forme brun, et une robe de couleur similaire, une veste ceintrée sur les épaules, la demoiselle de Thoromir, pardon, la dame de Brez, grimpe sur son cheval, sans amazone, pour rejoindre l’adresse d’un restaurant. Elle ignore tout à fait une grande bonne femme en armure à sa droite, sur son cheval, aux cheveux courts, qui jette un regard mauvais à la foule de badaud.

Voilà ! VOILA ! Un chien de garde, on lui a affublé un chien de garde ! Lowell a fait porter la lettre par une gigantesque créature, se présentant comme Orlane de machin chouette, venue préserver la vertu (je t’en foutrais de la vertu) et la sécurité de la dame, alors que le pays Eskroi, mis en chambardement, annonce un merdier pas possible et ce sera sans oublier Lowell qui lui, se sortira les doigts du cul !

Digne et tout à fait bornée, la demoiselle se tient sur son cheval en ignorant l’autre bonne femme, mais il va être bien claire, pour les connaisseurs, qu’il s’agit là de la main gauche de Lowell, et voilà…voilà que les rumeurs vont continuer d’enfler, de grossir et Emily a envie de hurler. Dignement elle traverse la ville sur son canasson, qui n’a pas beaucoup de style mais qui est à Elle, elle Seule, d’abord ! «Mais foutez-moi la paix ! Bon sang ! Je sais pas, j’ai pas besoin de vous. Allez faire des confitures ! » Finit-elle par lâcher au bout d’un quart d’heure, en dévisageant la dame, qui, sans un mot, la regarde, l’air strict et sévère. « Oh, allez, c’est bon. » Mais rien. Lily soupire et se dirige vers l’élévateur. Les dames installées, Emily regarde un peu la disposition, attends et alors que l’engin va se mettre en marche, elle lance son cheval au galop, fendant la foule qui attends pour passer, et laissant derrière elle la vilaine même pas frisée !

Se perdant dans la foule, Emily se dépêche, de Bacuse ignore où elle devait se rendre et quelques minutes de tranquilité lui plaisent,alors qu’elle s’en va rejoindre Monsieur l’Envers, qu’elle n’aurait jamais cru revoir. Soucieuse, inquiète, stressée, le restaurant ne tarde guère à être dans sa proximité et abandonnant l’animal destrier au service du restaurant, elle rentre, avec précipitation, hoche la tête aux questions du serveur et l’ignore, en repérant Monsieur l’Envers. D’un geste rapide, elle se rapproche et tire sa chaise à son côté,saisissant le menu pour s’y cacher derrière, virant son chapeau qui pourrait la trahir. «Monsieur, je suis suivie. Une grosse bonne femme, vilaine, masculine, tout en muscle. Je suis certaine qu’elle va me retrouver. »

Baissant délicatement son menu, la silhouette d’Orlane se dessine aux vitrines du restaurant et surprise, elle remet rapidement le menu en place, non sans se le frapper un peu au visage. «
Voyez, elle est là ! »
Et elle entends, déjà, cachée derrière son menu, le cliquetis d’une armure, se rapprochant, un son brusque et  une présentation forte. « Orlane de Bacuse. »Lily descend le menu, enfoncée dans sa chaise. « Vous auriez du répondre à votre mari Madame, avant toute chose. Est-ce un rendez-vous inappropriée avec un homme ? »  La mai sur la garde de son épée. « Dois-je… »

«Non mais vous êtes pas bien vous, il pourrait être mon père, sans offense Monsieur l’Envers, c’est le tonton de l’Impératrice ! Et vous, vous grosse bécasse, vous voulez le provoquer en duel !? Non mais vous êtes pas bien ! »




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Jeu 18 Mai 2017 - 10:51
Faire pression pour obtenir ce que vous voulez n’est jamais un problème pour vous, à condition que vous ne soyez pas obligé de vous montrer en pleine lumière. Pour le coup, s’arranger pour cela ne fut pas particulièrement difficile. Laisser une petite note à un de vos contacts, en toute discrétion, à un des secrétaires de la ministre de l’éducation et des pupilles, et hop, ; ça passait crème. Et pour cause, vous aviez une pupille désormais. Vous saviez qu’elle était encore bien jeune dans sa tête. Et votre travail était du genre colossal avec elle, vous vous en doutiez. Mais bon elle devait être contente d’être pupille de son héros, non ? Vous regardiez un peu le petit restaurant de spécialités Amethienne où vous vous trouviez. C’était simple mais bon, quoi demander de plus ? Vous souriez. Il ne manquait plus qu’elle. Dès qu’elle serait là, une partie de sa vie commencerait là où une autre finissait !

Elle allait se retrouver plonger dans un nouveau monde et vous seriez son seul point d’attache. Et là vous commenceriez à la former. Géopolitique, théorie des idées politiques, gestion des finances, administration, bref bon nombre de domaines que vous connaissiez par cœur et que vous estimiez nécessaire pour une bonne future souveraine. Quoiqu’elle en dise, elle le serait. C’était logique. Aucun culte n’irait bouleverser un royaume pour satisfaire une jeune femme éprise de liberté. Même si elle avait été forcée, c’était elle qui avait prononcé ses vœux, selon vos sources… donc c’était compliqué de forcer le divorce… enfin bref, ; elle devrait se résigner, et quand ce serait le cas, elle serait prête, grâce à vous.

Ah, enfin vous la voyiez entrer dans le restaurant t vous vous leviez poliment quand elle s’installait. Vous lui sourîtes, toutefois, devant son manque de politesse, il n’y eut rien à dire. Puisqu’elle ne se montra pas polie, vous ne lui dites même pas bonjour. Et devant sa tirade comme quoi elle était suivie. Oh oui, elle l’était, une demie douzaine de personnes se relayaient à ce rôle, aussi surprenant que cela puisse paraitre. Des messieurs et mesdames tout le monde que l’on ne s’attendrait pas à imaginer comme espions. Beaucoup de mendiants et de sdf qui, ; contre les informations, gagnaient des repas gratuits aux frais du Trésor. Donc oui, elle était suivie. Mais bon, sa manière de qualifier la personne.

« Vous devriez donc bien vous entendre. »

Vous aviez prononcé des mots durs, secs, et loin d’être tendres. Mais bon, vous n’appréciiez pas les mauvaises manières. Et elle semblait s’y complaire. Qu’elle s’y complaise, qu’elle s’y complaise ! Mais cela ne durerait pas, il y avait beaucoup de travail, et pas de temps à perdre pour cela ! Vous lui sourîtes de nouveau, froid alors que ladite dame entrait dans le bar. Vous n’y voyiez qu’une personne qui avait fait un choix de vie, qui aurait pu être belle une fois apprêtée comme il fallait. Mais qui n’y entendait guère et ne voulait pas en entendre parler. Vous feriez quelques recherches sur elle, pour le principe.

Vous vous levâtes par politesse pour saluer la jeune femme, qui n’en fit rien, faisant mine de ne pas vous avoir vu. Continuant à parler avec la jeune femme comme si je n’étais pas vraiment là et une fois les explications données, vous lui indiquâtes poliment mais non sans lui faire comprendre par la fermeté de votre voix que ce n’était pas négociable.

« Vous pouvez disposer. »

Malgré le palissement soudain de son visage, il y eut comme un éclair de compréhension et même… même peut être d’admiration devant l’homme que vous aviez été : le meilleur chef de guerre du monde sans doute, de votre temps. Elle balbutia qu’elle attendrait à l’extérieur et battit en retraite. Vous vous assîtes de nouveau face à votre pupille. Une petite mise au point devant s’avérer nécessaire.

« Pouvez-vous m’expliquer ce qui se passe où* devrais-je vous tirer les verres du nez ? Je ne parle pas de cette dame et de la manière honteuse dont vous traitez votre… chaperon, je suppose… je parle de votre manque de politesse et de votre colère… c’est une chose que j’attends de vous, franchise et honnêteté. En toute politesse cela va sans dire. »

Le fait que vous connaissiez quasiment toutes les réponses par avance ne changeait rien. Vous jouiez à en savoir moins pour connaitre aussi sa propension à l’honnêteté si vous discutiez de sujets personnels. Vous rajoutâtes.

« De plus j’ai horreur de me faire remarquer. »
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Emily de Brez
Ambassadrice eskroise / future cantatrice
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MessageSujet: Re: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Jeu 18 Mai 2017 - 15:00
Emily écarquille les yeux tout rond, deux billes et elle regarde Nemrod et sa réplique, sans dire un mot. Scotchée ? Un peu. Elle ne répond pas et tortille ses lèvres, elle est masculine ? Et vilaine ? Masculine est un peu fort, ses épaules ne sont pas aussi carrées que des morceaux de bois taillée et…son égo en prends un coup. Mais elle ne dit rien, se contentant de rejeter la « chaperonne » dont elle ne veut pas. Emily s’installe sur sa chaise, correctement, boudant un peu, sans regarder Nemrod, elle tripote les dents de sa fourchette, sans le regarder et encore moins quand il parle. «Ce n’est pas ma chaperonne, c’est un garde, un garde du corps dont je ne veux pas et à qui je n’ai rien demandé. »

C’est tout. Emily est partie pour faire sa mauvaise tête, décidée à ne pas parler plus à Nemrod, elle joue avec les dents de sa fourchette, piquant son index pour l’éloigner et tortille sa bouche, de droite à gauche, elle relève les yeux et le regarde, l’air de rien, avant de pincer les lèvres et de rabaisser ses yeux.

Le rossignol ne se contente pas de faire la tête, assise dans ce restaurant, elle ne sait pas si elle parler à Nemrod l’Envers, pour le moment. Son invitation fort agréable lui a fait plaisir. «C’est bon…je suis désolé. » Admet-elle. «Je ne voulais pas vous faire remarquer. Je n’aime pas qu’on m’impose quelque chose ! » Sa voix baissé, elle marmonne. «Et on m’a imposé Orlane, elle s’est imposée. Lowell et ses tendresses. » Le serveur parvenu à les interrompre reçoit commande d’une bière, elle soupire et sort de la poche de sa veste la lettre froissée envoyée par Lowell et son « bon pour être ambassadrice. » «Avant de vous montrer ça, je voudrais juste….juste ne faites pas votre, je sais pas comment dire. Essayer juste de ne pas y voir le bon coté des choses, ou l’avantage, je suis pas sotte, j’y ai réfléchis, comme j’ai réfléchis à tout lui renvoyer en tout petit morceau dans une enveloppe. Avant de penser avantage, essayer de comprendre que ça m’emmerde. S’il vous plait. »

La requête faible est prononcée, plus on va lui expliquer que c’est bien et fantastique plus Lily s’opposera à l’idée que ça l’est. Têtue et butée comme une mule ? Oui ! Elle finit par soupirer, et glisser la lettre sur la table, en boudant toujours autant. Elle va lui laisser le temps de lire en se rongeant l’ongle, un peu avachie dans son siège à regarder la silhouette d’Orlane de Bacuse à l’entrée. Non mais lui envoyer sa main gauche ! Lowell prépare quelque chose et Emily le sait, elle le connait. Anxieuse, son pied tressaute sous la table.




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Ven 19 Mai 2017 - 13:05
Vous étiez un vieil homme, et durant votre longue carrière, qu’elle soit politique, qu’elle soit militaire, ou même qu’elle soit civile, vous aviez appris la patience, Vous aviez appris que le temps était quelque chose qui ne dépendait pas de vous, comme beaucoup d’autres choses. Et que tout venait à point à qui savait attendre ! Tout simplement ! Et vous ne diriez rien avant d’avoir les réponses. Vous étiez comme ça. Et si vous deviez vous occuper de cette jeune femme, il allait bien falloir qu’elle comprenne que tout ne se passerait pas toujours comme elle voulait. Pour son propre bien, pour son avenir. Elle était pupille, élève en somme. Votre élève. Et une élève obéissait à son professeur, même si elle n’était pas toujours du même avis. Preuve en était cette fois. Mais ça allait être long si elle jouait à ce petit jeu en permanence.

Et finalement, comme à chaque fois qu’on laissait assez de temps pour cesser les enfantillages, on finissait par avoir des explications. Et les explications, si elles ne vous satisfirent pas, ne vous déçurent pas non plus. Vous compreniez un peu la situation. Complexe, tout ça, mais rien d’inextricable, il fallait juste de la patience, tant pour elle que pour vous. Hélas, ce n’était pas dans ses qualités actuelles ; Encore une chose à lui apprendre… surtout que la patience ne s’apprenait qu’avec de la patience. Vous n’étiez pas sorti de l’auberge. Hélas. Enfin bref, vous prîtes la lettre et vous essayez de la lire comme ça. L’écriture était belle, on sentait l’application de l’auteur. Pour les mots… vous sortîtes de votre veston un monocle que vous plaquâtes sur le texte pour le grossir afin de le lire et vous lûtes la lettre en silence. Plusieurs fois. Pour être sûr d’avoir tout compris avant de vous racler la gorge. Le serveur arrivant vous commandiez un thé blanc. Rien de trop fort. Vous étiez vieux.

« Je comprends. Mais vous ne ferez jamais rien de bien dans votre vie si vous ne faites jamais que ce que vous aimez, que ce que vous voulez. Au final, on passe à côté de beaucoup de choses. Il faut savoir faire des sacrifices. Par exemple, si je vous disais que j’aurai aimé monté sur le trône ambrosien qui me revenait de droit, et que ça m’a ennuyé de le laisser à mon petit frère, même si je l’adore et qu’il a fait un bien meilleur souverain que je ne l’aurai été ? J’ai fait ce sacrifice pour le plus grand bien. Même si ça m’emmerdait. Pareil, je suis revenu ici quand mon frère m’a demandé de l’aide, quand je suis devenu ministre des armées. J’aurai pu renoncer quand ma femme et ma fille sont mortes en chemin. Je ne l’ai pas fait. Même si j’aurai voulu. Parfois, la meilleure chose à faire est de se sacrifier. Je comprends que ça vous emmerde et je ne vais pas vous mentir, vivre comme on ne le désire pas n’a pas toujours quelque chose de glorifiant, ça déprime, ça énerve… »

Vous cessiez là votre démonstration pour en venir au fait. Un fait établi et clair qu’elle ne comprenait peut-être pas.

« La seule chose importante, c’est de bien réfléchir avant d’agir, car rien ne nous dit qu’on ne le regrettera pas dans dix ou vingt ans. Quand vous serez vieille, aigrie, et ridée, comme moi, est-ce que vous ne regretterez pas un jour de ne pas avoir essayé, au moins de faire au mieux pour votre pays ? Et même plus simplement, si j’ai bien compris, pour Thorm ? Même si vous ne comptez pas suivre les demandes de cette lettre, vous comptez quand même reprendre, si j’ai de bons informateurs, au moins de rétablir la bonne lignée à Thorm. Je me trompe ? Même pour Thorm vous devrez faire des sacrifices. Ainsi va le pouvoir, on ne le garde pas sans contrepartie. Jamais. »

Peut-être la plus importante leçon que vous lui donneriez. Il y avait toujours un revers de la médaille… je soupirais.

« Cette lettre restera entre nous, et je n’en parlerai à personne, le temps que vous y ayez mûrement réfléchis, je vous le promets. Jouons au jeu des si, si vous le voulez bien. Et si vous refusiez ? Que pourrait-il se passer ? »

Ce fameux « jeu des si » était la base de la géopolitique, et de la politique tout court. Il permettait de mettre en avant les conséquences des actes, si on y jouait bien, et aidaient à réfléchir. Mais il fallait y jouer sincèrement. En incluant les bons et mauvais côtés... sinon, cela ne servait à rien !
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Ven 19 Mai 2017 - 22:03
Lily se frotte le front, elle soupire, jouer l’idiote avec Nemrod l’envers va être difficile. Mais il sait qu’elle n’est pas idiote, en quelque sorte. Elle manque de finesse et de précision, elle sait réfléchir mais elle n’a pas envie. Lui confier cette lettre est une bonne chose, elle le croit, de toutes façons, pour trois ans, elle ne va avoir que lui pour soutient, c’est ça le rôle d’un tuteur, professeur, soutient, il n’y a pas d’autre chose, non ? Elle ne sait pas, elle sait seulement que c’est une opportunité.
Enfoncée dans son siège, elle lui laisse le temps de lire, avec son gros monocle. Au final, elle croise les bras, en l’écoutant, observant la silhouette de la grande baraque blonde dehors. «J’ai le droit de dire que ça m’emmerde et que ça ne me réjouit pas, de passer ma colère et ma frustration, je vous ai demandé de me comprendre. Un instant, pas de me plaindre ou de me faire une leçon de morale Monsieur L’Envers, ça m’emmerde. Je n’ai pas envie de faire quelque chose de bien, non, je voudrais souffler un peu. Mais non ! Alors d’accord, je sais. On ne fait pas ce qu’on veut, mais ça m’emmerde, j’ai le droit de m’énerver d’abord et de réfléchir ensuite ! »

Elle le regarde. Elle ne veut pas être irrespectueuse, mais franche, oui, ce n’est pas poli, mais elle n’est pas arrondis aux angles, elle est comme ça. Lily n’aime rien de tout ça, rien du tout. «Vous pensez que je ne le sais pas ? Je suis quand même la nièce de Morgoth Thoromir, sauf que j’ai pas la fibre à la saloperie. Je pensais venir faire mes années de pupille et trouver les soutiens de Lowell pour les faire tomber, si si, c’étaient mes intentions. Comme essayer de faire tomber mon oncle, mais ça, j’ai juste à rester en vie, parce que je me méfie de lui. Si franchement j’allais pas réfléchir avant, j’aurais pris tout ça et j’en aurais fait des petits confettis, des milliers et  je les aurais renvoyé à Lowell. Mais non ! Je ne suis pas idiote, je ne suis pas finaude, j’ai pas la fourberie ambrosienne pour la politique, ni l’élan putassier raclusien, encore moins le gêne fratricide eskroi, ou la manipulation amethienne mais je suis pas idiote. Vous aviez vachement raison pour le rossignol, seul truc c’est que je suis pas délicate. Ouai. »

Elle boit sa bière, les yeux tout colère et la jambe toujours agitée. Emily ne veut pas, elle n’aime pas, caprice ? Oui, tout à fait. Elle déteste qu’on lui dise ce qu’elle doit faire, c’est inné, comme ça, et pas autrement, alors flûte.

«Si je refuse ? Lowell me ramène par la force, sa rustaude m’assomme et me fout dans une cale de navire jusqu’à Eskr. Oh oui, c’est son genre. Il sait que je ne veux pas…comment dire. Vous rendez-vous compte que si je l’avais écouté, je ne ferais pas mon tutorat encore ? C’est une offense à l’Empire ! Et il serait capable, lui et son égo surdimensionné, de vous dire merde. Il est pas con, il me dit soit je rentre, tout va bien, mais sinon je peux rester en étant utile. Et vous savez en fait ce que j’aime pas ? C’est que j’ai l’impression que la seconde partie, il l’a écrit en compagnie d’un de ses conseillers que j’aime pas. Donc et si je refuse, il me fera ramener. Je n’ai pas le choix. Et vous savez, ça fait deux fois qui me fait le coup ! La troisième, je ... » Elle saisit sa fourchette. «Je lui accorde la nuit de noce que j’ai toujours refusé et je lui plante une fourchette là où j’pense ! » Et elle fait le geste, pour appuyer ses paroles, piquant le vide méchamment d’un sexe imaginaire.

Elle soupire. «Je suis désolé de vous montrer mon plus mauvais jour, j’ai envie de….non, je n’avais pas de plus grande ambition que Thorm et j’en ai toujours pas. Je me fous totalement du monde entier, mais je fais quoi maintenant ? J’envisage de faire ambassadrice ? Allez pour la forme. Pourquoi pas ! Et rien qu’en vous disant ça, j’ai envie de hurler et de renverser cette table et frapper dans les petits chats ! » Elle soupire et le regarde, le visage grandement contrarié. Elle boude comme une enfant, car elle en est une, moins idiote qu’on pourrait le croire. « Regardez-moi, comment voulez-vous que je joue à ça ! Je fais que parler, un vrai moulin à parole, ça c’est parce que je vous fais confiance, je devrais pas ! On se connait pas ! Mais je vous aime bien, vous êtes pas facile facile, une bonne impression ! Oh et puis je le dis, vous êtes de l’Empire, votre passé, tout le bordel…et vous êtes mon tuteur, il parait que c’est un rôle très important, et un lien indéfectible, si on a de la chance, dans une vie. C’est ça la force du concept, ou alors je l’idéalise ! Ah oui ! Je l’idéalise ! » Elle s’arrête. «Je vous interdit de me traiter de pipelette. »




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Sam 20 Mai 2017 - 3:13
Ah non ! Non ! Ce n’était pas juste ! Ce n’était pas ainsi que l’on jouait au jeu des « si » … c’était trop facile de voir les choses de son petit nombril, mais ce jeu demandait beaucoup plus que juste de jouer le rôle de la grenouille au fond de son puits qui trouve le ciel petit. D’un autre côté, vous la compreniez bien !  Trop bien même. Vous comprenez qu’elle se retrouvait dans une position où toutes les options étaient mauvaises à priori et dans ce genre de cas, leçon de l’armée : essayer de choisir le moindre des deux maux. Tout simplement… quitte à choisir entre le marteau et l’enclume il valait mieux être frappé avec le marteau. Cela touchait une plus petite zone. Tout bêtement !

Vous la sentiez tellement stressée… aussi pourquoi ne pas la laisser parler ? Si elle en avait besoin. Vous étiez aussi là pour ça !  Vous restiez donc neutre à l’écouter, relevant de-ci, de-là, des éléments que vous notiez dans un coin de votre tête, car vous saviez, car vous vous vous doutiez que cela serait intéressant de revenir dessus. C’était intéressant à disserter… mais bon… si cela vous ferait bien plaisir d’en parler. A elle, sans doute beaucoup moins, c’était évident. Mais elle avait besoin de ça ! Et vous étiez là autant pour ça que pour le reste. Mais avant d’apporter vos idées, vos pensées, il allait falloir que vous finissiez par écouter jusqu’au bout.

« Moi, tout ce que je vois, c’est que vous vous exprimez parce que vous en avez besoin. Un enseignant doit savoir écouter autant qu’enseigner, peut-être même plus, car si je ne vous écoute pas, je ne vous comprends pas. Enfin je suppose. Mais sachez-le, tout ce que vous me dites restera entre nous, et nous seulement ! Même si certaines choses devraient être rapportées aux oreilles plus importantes de ce pays. »

Vous restâtes un instant silencieux avant de porter à vos lèvres votre thé, très parfumé. Puis, vous abattîtes votre tasse presque brutalement. Comme pour mettre fin à cette idée ou à d’autres idées qui puisse lui passer par la tête avant de reprendre la parole sur un ton beaucoup moins doux, pour repartir sur un ton qui se voulait plus dur, ou plus sec. Mais définitivement plus proche du militaire que vous aviez été.

« Bon, j’ai cru comprendre que ça vous emmerde ! Et bien je vais vous dire, ça me rassurer, et ça me rassurerai même que vous chiez dans votre froc. Vous n’êtes pas délicate je vais arrêter de jouer les gentilshommes. Je suis un vieux briscard de l’armée, je vais donc être plus direct. Ça vous emmerde profondément et c’est justement parce que c’est ça que vous êtes saine d’esprit. Seul un imbécile accepterait ça avec le sourire. Ce travail ça veut enchainer nuits blanches sur nuits blanches à réfléchir à des solutions, à tourner et retourner des problèmes dans sa tête, à culpabiliser de certains choix. Voilà pourquoi je suis d’accord, ça vous emmerde et moi, jouer les conseillers impériaux à titre officieux, ça m’emmerde aussi. Parce que même si on ne suit pas toujours mon avis, chaque fois que je le donne, ou qu’on me le demande, je suis là en train de me dire « et qu’est-ce que ça va causer ? » Vous entendre me dire que ça vous emmerde me rassure. Beaucoup. »

Voilà, vous employiez son langage pour lui parler. Et maintenant, premier cours de Géopolitique.

« Maintenant, voyons où vous avez merdé votre jeu des « si ». Bon reprenons. Le prince vous offre un ultimatum. Où vous le rejoignez officiellement, soit en le rejoignant, soit en le servant comme ambassadrice ici, Soit vous refusez. Voilà vos choix. Maintenant regardons un peu la région de Brez. Si je ne me trompe pas, Thorm est vassal de Brez de plein droit, non ? Vu que les terres de Thorm se trouvent sur duché. En somme, les Thoromir ont droit de féauté sur Thorm aussi longtemps que l’actuel duc Michael II de Brez l’accepte et le tolère, et, après sa mort Lowell aura ce pouvoir, s’il n’est pas encore devenu roi, bien sûr. Le seul moyen de ne pas relever de cette vassalité serait d’avoir un mandat du roi qui vous aurai octroyé ces terres directement sous son contrôle et donc indépendante. Ce qui n’est pas le cas de Thorm, j’ai mené mon enquête. Donc votre famille doit, par loyauté envers votre suzerain, faire partie des bannerets de Lowell. »

Bon, vous la laissiez digérer un peu avant de reprendre votre leçon. Il y avait déjà une belle masse d’informations…

« Parlons des risques liés à Thorm. Thorm a principalement deux gros défauts : leur climat et leur isolement. Donc ils ont besoin du commerce pour pouvoir continuer à bien s‘en sortir. Or en cas de refus de votre part, il pourrait y avoir des représailles économiques, une petite unité, en faisant le siège des cols pourrait couper tout approvisionnement en plein hiver, ce qui serait catastrophique. De même sans possibilité de vendre les fourrures, les Thormiens manqueraient de quoi payer tant les impôts royaux que ducaux. Autre possibilité des représailles contre votre famille en changeant le pouvoir en place sur ces terres, faisant instaurer à la place de votre oncle une famille de bons et loyaux sujets, vous coupant ainsi toute autorité sur Thorm de votre part ou de celle de votre famille. Enfin, il y a la possibilité de représailles militaires, bien sûr, qui ne sont pas à exclure, une razzia ou deux, en cas de refus de votre part… un massacre un pillage, pas officiellement, non, mais que voulez-vous, les patrouilles ducales ou royales ne ^peuvent pas être de partout… En somme. Vous l’avez dans l’os parce que vous ne pouvez pas refuser. Lowell vous tient par les couilles et vous le savez déjà. Désolé si j’ai dit bon nombre de choses que vous saviez déjà, mais je les estimais nécessaires ! »

Oui, douloureux rappel.

« Voilà donc la seule vraie question, pouvez-vous vous permettre de refuser de le soutenir ? Je sais, c’est cruel à dire… et si je vous disais que Lowell pourrait bien vous avoir donné les moyens de non seulement vous garder loin de lui, mais en plus de réussir en la jouant fine, de tenter de saper son potentiel pouvoir en Ambrosia par amour ? Je ne vous dirais pas quoi faire pour cela, tout ce que je peux, c’est vous aider à être une bonne ambassadrice. Ce ne sera pas drôle, ce sera même très pénible, mais bon, je suis que vous pourriez vous en sortir avec les honneurs… mais je ne vais pas chercher à vous convaincre là-dessus. Je vous ai juste donné peut-être des clés à réfléchir, dans le meilleur des cas, et au pire je vous ai dressé un tableau clair de la situation. »

Oui, inutile de continuer là-dedans pour le moment, vous aviez tant d’autres sujets à régler.

« Prenons des problèmes plus immédiats. Pour des raisons pratiques, il y a des détails qu’un tuteur et son pupille doivent discuter ensemble comme le temps que nous passerons ensemble, les cours que je vous ferai dispenser, votre logement, j’en passe et des meilleurs. Alors voilà ce que je peux vous proposer. Vous semblez ne pas vouloir de ce chaperon, et moi je veux pouvoir parler en toute liberté avec vous, en tant que mentor et pupille. Alors si vous acceptez de déménager dans mes appartements, au palais, à l’étage des grands, je vous promets de dire à la garde que cette femme est interdite d’accès au palais… vous ne le savez peut-être pas, mais c’est moi qui ai fondé la garde impériale… je connais toutes les bonnes personnes… utilisant très peu mes appartements, vous les utiliserez à votre convenance et je me contenterai d’une chambre. Pour le reste… avez-vous faim ? »

Parler pouvait ouvrir l’appétit… et c’était vous qui régaliez !
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Sam 20 Mai 2017 - 12:27
«En même temps, besoin de parler, vous savez que j’ai passé plus d’un an, à devoir me taire ? Je surenchéris un peu, mais pas tant que ça ! » C’est sarcastique. Emily n’est pas faites pour être une jolie potiche, elle n’a pas la fibre à grand-chose, son seul épanouissement féminin, gracile, délicat, c’est l’Opéra, c’est tout ce qui affine cette demoiselle, mal dégrossie. «Quelles choses ? »Interroge-t-elle par curiosité. Après tout, si des choses sont importantes, elle n’aurait aucune gêne à lui laisser rapporter, mais, elle doute qu’il ne le fasse pas si c’était réellement important, loin d’être dupe, la demoiselle comprend tout à fait qu’elle doit être intéressante pour un esprit intéressé Après tout, elle a fait partie de l’intimité de Lowell. Elle connait ses conseillers, ses amis, ses serviteurs, bref, tout un panel de chose.

Elle sursaute et se renverse un peu de bière sur le haut de la poitrine quand il abât sa tasse, ce vieil homme prend par surprise, il était si calme et puis non. Elle s’empêche d’essuyer son menton perlé de bière avec le revers de sa main et attrape sa serviette pour retirer les gouttelettes et essuyer le haut de sa robe. En l’écoutant, elle sourit, oui, ça aussi elle l’a envisé, franchement, qui verrait Emily Thoromir de Brez prendre des décisions capitales ? Pas elle ! Pas d’aussi grande ampleur ! «Oui ! Vous vous rendez compte ? Que je devienne la dirigeante de Thorm, c’est un petit patelin, franchement, entre nous, qui va aller demander son avis à un groupe de pécore comme nous ? Je peux gérer, je sais que je peux, mais ça…oh non. » Elle secoue la tête avec un frisson dans le cou. «En plus, je trouve l’idée bizarre, pas vous ? Non, Lowell est amoureux, d’accord. Mais je me mettrais pas pour autant ambassadrice, on me sous estime, quelqu’un lui a forcément glisser l’idée ! ça pue du cul ! »

Elle y a aussi pensé, ce n’est pas normal, on ne nomme pas sa femme, surtout chez les eskrois, ambassadrice, il y a cachalot sous gravier ! Emily est sous-estimée, lui donner cette importance…non, ce n’est pas possible. Elle pose sa bière et se redresse, écoute. Tout ce qu’il dit, elle le sait,Morgoth lui a déjà expliqué, mais il s’exprime mieux qu’elle. Rien que pour cela, elle sait qu’elle est incapable de tenir un tel rôle.
Son visage se décompose au fur et à mesure, mais surtout quand il balance que Lowell la tient, ça, foutre dieu, elle le sait ! Et c’est ce qui l’énerve le plus. Elle a envie de taper, de hurler, mais au lieu, elle reste parfaitement impassible. Les yeux baissés, réfléchissant.

«Je ne peux pas. Je le sais. Mais malgré votre discours, et ça va me passer, je suis encore dans l’idée de refuser. Mon envie de lui renvoyer les confettis de sa lettre est toujours là, je fais l’enfant, d’accord. Je sais. Ça va me passer, inutile de me dire d’arrêter, je le ferais encore plus fort. Je suis une tête de lard. Je sais ! » Elle parle plus posément, plus calmement. «Je ne comprends pas trop ce que vous voulez dire, par les moyens que m’a donné Lowell, il a fait intentionnellement exprès de m’offrir ce rôle pour que je sape son autorité ?Dans un but quelconque, poussant l’Empire, selon mes erreurs à je ne sais quoi, mais qui me retomberait dessus ? » Elle le regarde franchement. «Non à mon avis, c’est pas Sa décision. C’est une campagne de popularité. Si officiellement je suis son soutient, nous jouons un couple unis. Ce qui n’est pas le cas. Il séduit un peu les nouvelles générations eskroises, plus proche des esprits Ambrosien influençant avec le temps, une nation arriérée déconsidérant la femme. Parce que les vieux le soutiennent peu, les jeunes, par contre… »

Oh ça oui, il y en avait plein ! Lily soupire et secoue la tête, elle ne comprend pas tout. Mais quand elle se calme, qu’elle pose son exhubérance maladroite, elle devient intelligente. Le chaperon en vue, Emily fait une moue. « Vous me laissez le temps de réfléchir ? Je vous dirais oui ! Volontiers ! Mais j’ai peur que Lowell pense que…vous savez…que vous et moi avons un rapprochement plus horizontale, il est jaloux de nature. Vous êtes assez bel homme pour que ce soit possible ! Et je pense que si je lui réponds, autre chose que les confettis, je lui annoncerais, en douceur. D’ailleurs, j’envisage de réponse, les choses cheminent, je vous montrerais si je le fais. » Elle sourit un instant et annonce que oui, elle a faim, très faim ! La commande est rapidement prise et la vue de la nourriture la rend plus jouasse, «J’adore la nourriture Amethienne, elle est épicée, au monastère où j’ai trouvé refuge, ils faisaient un ragoût de curry …à tomber ! Sans un moreau de viande certain jour, qu’avec des légumes, c’était mon préféré. Même si je tuerais pour un bon vieux civet de gibier de Thorm, vous en avez déjà mangé ? » Elle réalise. «ça vous ennuis pas que je pousse la conversation à une pause sur la politique. J’aimerais bien…qu’on se connaisse un peu. Vous savez maintenant que je ne suis pas qu’une idiote, qui grimpe aux arbres ! » Un joli rire s’échappe de ses lèvres. « Je vous ferais un civet de gibier un jour, gibier chassé par nos soins, si vous aimez la chasse. Sanglier et cerfs ! »

Gourmande elle plante sa fourchette dans son entrée, une sorte de galette de céréale parfumés à plusieurs épices.




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Lun 22 Mai 2017 - 11:56
Oui, vous saviez cela, plus ou moins, aussi, vous ne voyiez aucun problème à l’écouter plus que lui parler, d’ailleurs vous étiez particulièrement doué pour cela… en même temps, c’était votre travail, votre talent, votre ambition. Écouter et traiter chaque information. Savoir ce qui était important ou pas, objectivement parlant. Être capable d’en faire une analyse précise et pointue. Voilà ce que vous saviez faire. Et même si vous ne le vouliez pas, c’était presque plus fort que vous, malgré vous, pourrait-on dire ! Vous restâtes silencieux. Car elle en avait gros sur la patate, comme disait le dicton populaire. Mais à sa place, vous auriez sans doute été pire… et de loin.

Une chose vous plaisait beaucoup, chez cette jeune femme… oh pas de quoi être amoureux, mais vous admiriez une belle qualité qu’elle avait et qu’elle révélait petit à petit. Elle semblait avoir, si ce n’était l’éducation ou de la culture, un esprit affûté et une bonne capacité d’analyse… et vous vous rendiez même compte que vous aviez été un peu faible en l’ayant largement sous estimée ! Mais cela voulait dire, sans doute, que vous alliez devoir faire attention à l’avenir à ce que vous diriez ou feriez. Plus que vous ne le pensiez, hélas… mais bon. Vous sourîtes. Son analyse était bonne, mais vous vous taisiez et vous écoutiez son raisonnement jusqu’au bout, même s’il vous semblait qu’elle zappait des éléments.

Elle avait raison de considérer que cela était étrange. Dans le pays archaïque qu’était Eskr, les femmes étaient des pouliches, des juments, propres à la reproduction mais sans plus. La comparaison était beaucoup moins glorieuse que d’autres, mais elle n’était pas dénuée de sens… le fait qu’une femme soit ambassadrice était étrange, mais en même temps, vous voyiez en cela la patte d’une personne extrêmement intelligente. Votre esprit acéré par des décennies de pratique avait déjà fait des liens entre l’idée de l’ambassadrice et le reste, plaçant dans lourd schémas des manœuvre politique le pion qu’elle représentait… un vrai génie… la personne qui avait « suggéré » cette idée était un véritable génie politique… l’avait-elle compris ?

« Bien sur, prenez le temps. Et si vous le désirez, je vous exposerai en quoi vous envoyer comme ambassadrice est un coup politique qui relève du génie, ni plus ni moins ! L’homme qui se joue de votre.. « époux », qui le manipulerait sans doute dans l’ombre, est un véritable génie politique géopolitique. Il ne reste ^plus qu’à espérer que ce ne soit pas un stratège militaire sinon, le trône est à lui… enfin bref, oui, commandons ! »

Pour votre part, vous portiez votre choix sur une magnifique pièce de poisson. Un magnifique morceau de loup farci aux petits légumes et relevé par un peu d’estragon et de diverses épices. Un pur régal pour les amateurs… et la conversation, avec le repas, en devint beaucoup plus légère. Parlant chasse et cuisine. Voilà donc un autre sujet qui lui plaisait… vous aimiez beaucoup cette idée… aussi vous étiez volontiers partisan de ce sujet plutôt que la politique !

« Plus jeune, je chassais en effet, mais je préférais la chasse au petit gibier… un petit groupe d’amis, en pleine campagne, chacun son chien, chacun son arquebuse et le plaisir de la traque dans la rosée du matin… un véritable délice… mais ce n’est pas tuer qui plaît, c’est le temps passer à traquer, à faire confiance aux chiens. La chasse aux lièvres de mer est ma préférée… mais pour ça qu'il faut des chiens rapides… quand j’étais en campagne, nous nous nourrissions de gibier ou de poissons péchés dans la journée. D’ailleurs, je pense que je préfère la pèche à la chasse… vous avez déjà péché à mains nues un poisson chat dans les eaux boueuses ? c’est aussi magique… je vous emmènerai essayer si vous n’êtes pas trop effrayée par l’idée d’être aisée par un vieil homme… c’est exaltant… mais ça demande de la forme physique… vous m’apprendrez les manières de la chasse à Thorm, et je vous montrerai la chasse au poisson chat ! »

Vous lui aviez proposé quelque chose qui pouvait même être dangereux. Mais c’était fort plaisant.

« Ce bar est vraiment foutu. Désirez-vous en goûter un petit morceau ? Je raffole du poisson ! Cru parfois, même avec un peu de riz et une sauce au vinaigre, avec une ou deux feuilles de chou émincées et des graines de sésame ou de pavot… délicieux »
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Mar 23 Mai 2017 - 19:15
Le Rossigol essaye de comprendre tout ça, ce n’est pas chose aisée, jusqu’à présent, elle s’est contentée de n’être qu’une donnée négligeable ou que l’on ignore, mais cela n’était pas dérangeant. Jusque-là, cela l’arrangeait. Sans méfiance, les gens parlent devant elle mais Lily a tout de même le gêne Thoromir, la chasse vous fait autant réfléchir pour anticiper l’animal et il a toujours été dans sa nature de réfléchir au fond, un peu trop ou pas assez. Loin de se considérer comme un esprit vif, préférant ne pas trop s’enthousiasmer sur sa propre personne, pour ne pas se décevoir, elle sait qu’elle fait pourtant un peu parti des gens intelligents, mais pas trop ! Emily Thoromir de Brez est plutôt timide pour s’offrir des qualités.

Elle tortille ses lèvres, un tic qu’elle ne perdra certainement pas de si tôt, la forçant à vouloir demander, mais elle a, elle-même, souhaiter qu’ils passent à autre chose. Pourtant. «Expliquez moi ! Je vous en prie, je ne tiendrais pas sans savoir, je suis curieuse ! »Elle l’est et elle ne peut attendre, autant qu’il s’avance maintenant. Nemrod verrait bien combien la jeune demoiselle est pleine de curiosité.

Si tant est qu’il veuille bien expliquer, Emily et lui commandent le repas, elle engage la discussion sur les choses qu’elle connait. Une dame devrait parler tricot et layette, de ces choses de dame eskroise, mais Emily est thormienne. Enthousiaste et heureuse, elle s’engage dans ces choses, et Nemrod la suit, rendant la demoiselle bien heureuse. Elle se dandine sur sa chaise en parlant, plantant sa fourchette et piaillant gaiement sur le sujet, elle écoute ainsi le vieil homme parler de son passé. Elle rit d’ailleurs. «A Thorm, chasser les panards dans la rivière ne se fait qu’en été et encore pour les téméraires ! j’adorerais chasser le poisson chat, il n’y en a pas chez moi ! Je n’en ai jamais vu, mon ami, Jonas, m’a convaincu qu’un poisson chat était comme une truite, avec de longue moustache de chat, c’est vrai ? » Si Jonas la fait passer pour une idiote du coup, il en prendrait pour son grade ! «Je veux bien, mais vous goûter aussi alors. » Fourchette à fourchette, Emily goute au bar et sourit, il est bon, elle hoche la tête. «Vous cuisinez ? ça m’a l’air finement raffiné ! Les ragouts, les daubes et autres tourtes sont les choses que je sais faire. Un ragout c’est facile ! Maman faisait une tarte à la compote…c’était si bon. » Un petit sourire timide. «Je n’en ai plus manger depuis qu’elle est morte, d’aussi bonne. Ça remonte, à mes cinq ans. Ça fait loin ! Personne n’a jamais su la refaire aussi bien ! Ou alors, un ami pense que c’est parce que je ne veux pas apprécier une tarte fait par quelqu’un d’autreque maman. » Elle hausse les épaules. «Je ne saurais pas dire. »

Un gros morceau de pain découpé, Emily sauce un peu son plat, encore bien garni, par plaisir. Elle aime le pain et la sauce. «Vous avez beaucoup voyagé non ? Quel est le pire que vous ayez mangé et le meilleur ? »

Elle veut le connaitre, alors elle pose des questions futiles, inutiles, mais il est important d'apprendre à connaître les autres avec des choses anodines, ce n'est certainement que les premières questions d'une longue sérieu, que Nemrod se le dise!




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: [CLOS]Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. Mer 24 Mai 2017 - 17:27
Oui, vous trouviez génial de mettre en avant une femme comme ambassadrice du régime de Lowell. Mais encore fallait-il le voir… pour quelqu’un comme vous c’était l’évidence même !  Vous étiez ravi d’ailleurs qu’elle soit curieuse à ce sujet. Une personne curieuse était plus facile à éduquer de part son envie de savoir… voilà qui vous plaisait beaucoup, et d’ailleurs vous compreniez que le moindre débiut de tout apprentissage avec elle… ce moteur vous plaisait beaucoup. Car il était la meilleure des motivations, la plus noble aussi.

« Non, je vous expliquerai pas précisément… je préfère que vous vous creusiez un peu les méninges pour comprendre, je vais juste vous donner les clés sur lesquelles réfléchir avec des questions. A vous de déduire les réponses : que pouvez-faire aux côtés de Lowell que vous ne pouvez pas faire ici ? Un bon indice en la matière serait la lettre qu’il vous a écrite. Ensuite, pourquoi vous comme ambassadrice ici ? Qu’est-ce que vous pouvez représenter grace à votre mariage ici, en Ambrosia, que nul d’autre ne peut représenter ? Pensez à qui vous êtes et d’où vous venez ! Je vous laisse donc réfléchir ! »

Voilà. Elle avait tout ce qu’il fallait pour être capable d’y penser, d’y réfléchir. Vous aviez le temps. Mais il était important qu’elle réfléchisse par elle-même. C’était ainsi que l’on formait l’intelligence, que l’on réalisait son potentiel. Tout simplement.

« Je préfère que vous réfléchissiez avec des clés que je vous donne, cela vous force à réfléchir, à assouvir par vous-même. Je vous offrirai la possibilité d’épancher n’importe quelle soif de connaissance, ais vous êtes une jeune femme pleine d’intelligence, et je ne veux pas gâcher votre potentiel, sincèrement. Et pour cela, c’est nécessaire que vous cherchiez par vous-même ! Soyez proactive de votre apprentissage. Il n’y a pas de sujets que ne refuserai de vous enseigner, tant que vous faites vos recherches. Je préfère une conversation enrichissante qu’un cours magistral. Qu’en pensez-vous ? Nous en reparlerons… disons demain, et nous verrons comment vous avez avancé dans vos réflexion. »

Enfin bref, vous mangiez, c’était l’essentiel, la raison de vos retrouvailles bien sur ! Oui, vous vous étiez retrouvés pour avoir un bon repas, tout simplement, ainsi que de vraiment faire connaissance avec elle, de manière à bien vous entendre une fois cela fait, au quotidien, vous vous verriez beaucoup, il fallait le reconnaître. Aussi, mieux valait s’entendre… alors elle parla de l’idée d’aller chasser le poisson chat… non, pécher était le bon terme, mais bon, vous supposiez qu’elle ne voyait pas de véritable différence entre la pêche et une chasse à l’affût. Et vous deviez reconnaître qu’il y avait des similitudes.

« Oui, ça y ressemble, mais je parle de truite avec des moustaches, on appelle ça des barbillons, qui font un mètre, un mètre et demi. Le plus gros, nous nous sommes mis à trois pour l’avoir, faisait deux voix votre taille… mais rssurez-vous il n’y aurait rien d’aussi fou à faire si je vous le montrais, c’est trop gros pour nous deux et je suis un vieil homme... »

Vous sourîtes devant la manière qu’elle ut de s’extasier sur le repas que vous savouriez. Vous compreniez qu’elle apprécie, mais il était vrai que sa viande était aussi délicieusement moelleuse et parfaitement assaisonnée… oui, deux bons plats, juste assez relevés pour être forts. Parfaitement dosés. Vous opinâtes du chef pour lui dire que vous aimiez cela. Un bon plat… quant à la suite… vous saviez déjà ce qu’il en était en vrité, c’est de la logique.

« Vous savez, à cinq ans, on retient encore difficilement la totalioté des gouts, aussi je pense que vous associez la tarte à la compote de pomme à votre mère… quant à ce que j’avai mangé de pire… hum… je crois que c’est pas tant le goût que ce que j’ai mangé. Nous étions en campagne, et faute de provisions, j’ai mangé du rat… et bien ce n’est pas si pire que cela… mais si je devais dire que je déteste quelque chose… de l’anhuille peut-être… quant au meilleur… au meilleur je dirais que ça remonte à longtemps. Les abricots qui poussaient dans les vergers impériaux. Avec mon frère nous les boulottions en cachette. Peut être pour ça qu’elles ne sont pas aussi bonnes aujourd’hui... »
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