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[CLOS]Politiquement vôtre [Everard]

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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: [CLOS]Politiquement vôtre [Everard] Jeu 18 Mai 2017 - 22:48
Les voix fusent depuis plus de deux heures, agitant les corps, les esprits et les avis plus que je ne l’aurais souhaité, je suis entouré de bébé, je ne vois, hélas, pas d’autres mots. D’enfants capricieux, tapant du poing, exigeant, refusant, et j’avoue masser mon front un instant, assise dans mon siège, inspirant un grand coup. Ce n’est pas la première fois que cette salle située à la tour nord se retrouve composé d’une telle délégation : ambassadeur Eskrois, raclusien et représentant du protectorat, sous ma présidence. Oh cette salle en a vu des échanges, de débats,des avis, des refus, des exigences, je puis vous l’assurer. Mais c’est aussi cela le rôle des de Choiseul, gérer ces débats stériles, essayer de jouer aux médiateurs, sans pour autant porter ingérence ou imposer une décision, quoi qu’il en soit, il s’agit d’une décision mondiale.

-Messieurs ! MESSIEURS ! Je dois élever la voix. J’aimerais que nous écoutions au moins, la proposition du représentant de Baras !
-Un représentant ? La moitié de Baras est eskroise, est-il eskrois ?
-Ou Raclusien ?

-Si vous me permettez. –Depuis là silencieux, entré à la fin de ma phrase, il se rapproche et se râcle la gorge. –Je suis Mario Bretzio de Baras, héritié de la partie Eskroise, mais aussi le dirigeant élu aux dernières élections par la partie Raclusienne. Oui, ma nationalité est double. Si vous me permettez, je vais vous fournir un dossier chacun, exposant nos demandes. Et e vais me permettre de vous faire un petit discours.

Je souris favorablement à Mario, alors qu’il s’avance et dépose ce qu’il a à déposer, avant de se recentrer et de nous faire un point sur la situation de l’île, remontant à un historique, j’empêche les interventions pour écouter, Baras est ainsi divisée depuis une guerre qui n’a trouvé comme compris que la séparation zappant les volontés du peuple et plongeant alors la petite île dans une situation fratricide. Tout l’exposé parle des oppositions, de l’inutilité d’une telle chose, bref, tout le mal que cela apporte, en soulignant quelques rares points bénéfiques.

Une bonne partie écoulée, Mario Breztzio parvient à sa conclusion.

-Ainsi, si, et nous le comprenons, l’Empire ne peut accepter notre ratification, au vus des oppositions évidentes qui s’avanceraient dans de telles choses. Une demande d’indépendance, faisant de nous une nation officielle n’est clairement pas une bonne idée, nous ne doutons pas du boycott immédiat et de notre rapide appauvrissement commercial. Nous avons pris contact avec les hautes instances de chaque trinité, enjoignant de sacraliser notre morceau de terre. Enjoignant l’indépendance de notre pays, comme terre sacrée des Dieux, chaque trinité aura ainsi l’élévation d’un temple et nos terres deviendraient un  lieu de pèlerinage pour les priants.
-Qui dirigerait ?
-Les premiers temps, moi-même entourés des conseillers des divinités.
-Tous les Dieux seraient représentés.
-Toutes les trinités oui.
-Et Ameth ? –Questionne l’Eskrois d’un sourire narquois, tout en coin.
-Oui et Ameth ! –Renchéris le Raclusien en se redressant tout content de cette intervention. -
-Ameth ne fait encore partie d’aucune trinité. –Déclare le représentant de Baras avec fermeté.

J’ai besoin d’un verre par avance car je sais que l’homme a gauche va adorer tout cela, mais hélas, je ne suis qu’un arbitre. Le monde politique aime s’’amuser du Protectorat,il faut le considérer, mais reconnaître Ameth..difficile. Je ne dis rien.

-Il ne sera donc pas positionné sur vos terres ! –S’exclame bienheureux le Raclusien !-
-Ameth n’est pas un dieu officiel des trinités donc non.

Et là, je sens…je sens que les choses vont implosées. Mais je me contente de rester silencieuse, sans un mot, observant Mario.L'idée de Everard était bonne, mais comme il ne faut aucune ingérence, nous avons trouvé cette idée. J'ai trouvé, je l'avoue. Ameth ne fait parti d'aucune trinité divine, il est donc de par nature exclu. Cela peut causer des conflits, mais tout peut-être discuté. Tout, absolument tout.

Reste à savoir comment le protectorat va encaisser  ça.



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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Politiquement vôtre [Everard] Lun 22 Mai 2017 - 17:02
La réunion, de point de vue, ne se passait pas bien… en somme, il s’agissait d’une vulgaire querelle de voisinage… pourquoi étais-je là à perdre mon temps au juste ? Surtout qu’au final, le protectorat n’avait pas vraiment son mot à dire, alors faire acte de présence juste pour entendre deux autres émissaires se mettre des avoinées verbales… autant de temps que j’aurai pou passer à prier. Mais au moins, cela me divertissait suffisamment pour que je ne pense pas trop à la nuit dernière. Et au même titre, hormis le salut protocolaire, je n’avais pas adressé un regard à Lilith. A l’impératrice. Je regarde les différentes personnes, les différentes parties prenantes, essayant de comprendre ce qui se passe derrière la façade. Le seul réel point d'intérêt de cette terre est le port de commerce, le point de rattachement entre deux terres. Le vin était bon, certes, mais cela ne suffisait pas. Alors je ne comprenais pas en quoi la solution était si compliquée à démêler. J’avais posé une idée qui devait être relayée ici et maintenant. Qu’attendait-on ? Que je le fasse ? Que je m’emporte ? Une bonne raison de m’éloigner de cette table des négociations où, au final, le protectorat n’avait pas à dire grand-chose ?

Et voilà, enfin le pavé dans la mare. Mon idée… je souris légèrement, oui, c’est une excellente idée… normal, elle était de moi, cette idée, et j’avais impatience de voir ce que tout le monde aurait à dire de cela. D’autant que l’impératrice avait clairement donné à ces gens sont point de vue : tous les dieux seraient représentés. Mais voilà que l’on commençait à jouer avec mes propres convictions, avec les convictions de tout un peuple. Et avec un sourire en coin en plus… je restais silencieux, mais je commençais à ne pas du tout apprécier cette nonchalance. Aussi, je serrais les oings en attendant qu’ils aient fini.

« Messieurs, j’ai une question, suis-je invité à votre petit marchandage de terres sordide pour entendre votre gausserie au sujet d’un dieu vénéra par toute une nation ? Estimez-vous au dessus des espérances de tout un peuple parce qu’Ameth n’appartient pas à votre version tronquée de la cosmogonie ? Dois-je réclamer un respect qui nous est dû d’emblée ? Comme le dit l’impératrice, Tous les dieux seront représentés. Le seigneur Ameth n’est-il pas un dieu digne des hommes qui foulent cette terre ? Et pire, pensez-vous que le Protectorat se laissera exclure de la sorte ? Surtout nous ? Ambassadeurs, qui fournit les vivres à la fin de l’hiver, quand vos propres ressources sont à sec ou en passe de l’être ? »

Je ne les laissais pas répondre à une question somme toute assez rhétorique.

« J’imagine que vous allez devoir vous amputer d’une partie des vignes pour faire pousser plus de semences… et je suppose que le protectorat n’en aura rien à faire. Il ne commande pas votre vin, et ne vous vendra aucun grain, et même, j’oserai dire qu’il ne vous vendrait même pas des orties pour de la soupe  dans ces conditions. Ceci est une table des négociations, et vous venez d’exclure le premier producteur de denrées alimentaires du monde. Vous espériez peut être une offre pour que nous ayons l’immense honneur de voir le culte d’Ameth au côté des cultes des autres Dieux, n’est-ce pas ? Comme si nous devions acheter notre place ? On n’achète pas une place légitime. Vous ne voulez pas honorer notre Seigneur comme n’importe quel autre ? Et bien soit. Je vous laisse entre gens éclairés décider de la manière comment vous aller subvenir aux besoins de cette communauté sans le soutien de nos greniers et de nos plantations. Messieurs... »

Intérieurement, je bouillais de rage… je n’avais pas aimé que l’on nous traite par dessus la jambe, comme si de rien n’était. C’était insultant, c’était impossible, c’était déplacé. Il me fallait faire quelque chose… et quitter la table des négociation comme ça serait marquant. La seule chose que je pouvais faire. Aussi me levais-je brusquement et me dirigeai-je vers la porte. Je l’ouvris et lançais à la cantonade avant de sortir.

« La terre de Barras ne sera soutenu en rien par les semences amethiens et sera considérer pour tout amethien comme terre impie interdite de séjour… nous salerons nos champs plutôt que de reverser la moindre graine à Baras. Même commercialement. ‘est un outrage que nous refusons d’entendre plus longtemps. L’Héritier de la Lignée en sera avisé par le biais du Premier Intendant Wyross. Messieurs, votre altesse, au revoir. »

Je claquais la porte derrière moi. Nul protocole autre que des mots. Et je reste dans l’antichambre, pour décolérer, avant de sortir vraiment. Je préfère éviter de paraître énervé auprès de tout le monde. Ce n’est que dix minutes après que je sortis, traçant mon chemin entre les courtisans qui attendaient de savoir s’ils pourront sortir leur épingle du jeu. A la première occasion, je pris un passage secret pour me rendre la chapelle et je me mis à prier.


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Politiquement vôtre [Everard] Lun 22 Mai 2017 - 20:48
Que puis-je dire de tout cela ? Que le Protectorat s’emballe ? Que les deux ambassadeurs sont à blasphémer ? Que tout ceci n’est qu’une stupidité sans nom. Barras n’est pas sortie de l’auberge et je me retrouve seule avec son dirigeant. Inutile de rapporter plus en détail les cris, les mots de trop et toutes ces choses. Le dirigeant de Baras est désemparé et moi j’arbore un sourire, peut-être que je n’ai fait cela que dans le but de voir Barras finir par se rallier à ma bannière ? Je ne vais pas le préciser, je souris avec bienveillance, préférant ne pas l’inquiéter plus que de raison. Sa logique est simple, en prenant le choix d’exclure Ameth des trinités, puisque cela incombe qu’il aurait déjà vaincu l’Innommable et qu’il fait donc partie de la trinité primordiale, ceux dont seuls les Amethiens ont la certitude, il espérait une plus ample neutralité de l’île.
Je tente de le rassurer alors qu’il frémit à l’idée qu’on puisse considérer sa terre comme celle des impies et je lui rappelle sans le dire véritablement, que les Amethiens ont l’impiété facile. Il me faut une bonne heure, presque deux pour virer les deux ambassadeurs poliment, et reporter à quelques jours tout cela et calmer Mario Bretzio, inquiet, terrifié, quant à l’idée aussi de subir quelques rixes involontaires tardivement. Si telle chose arrivait, j’en aurais une discussion avec un certain Prieur, incapable de mentir par vœux.

Le départ de Bretzio fait, je reste un instant pensive dans cette salle. Cela fait peut-être cliché, mais la rondeur de la table des négociations privilégie l’égalité, pour que chacun puisse donner son avis, sauf que cela ne suffit pas, ils parlent, ils s’agitent, ils s’offensent et dans ce brouillon, il ressort parfois du bon, parfois du moins bon. Pensive, je le suis et je ne cesse de l’être en quittant la salle, en me laissant côtoyer par quelques courtisans, tenus éloigné par un ou deux gardes alors que je souhaite me renfermer dans mes appartements.
Deux heures sont largement passées quand je décide d’aller discuter d’un point avec le Protectorat,non Everard, mais le Protectorat. Ignorant où peut se trouver le Prieur, c’est Baptiste qui obtient rapidement l’information et me la livre discrètement, me permettant d’engager le pas dans les dédales secrets, la chapelle impériale n’est pas d’accès à tous et je peux me permettre d’aller à l’encontre de Everard dans ses entrailles, quelques minutes me suffisent, pour rejoindre le tout et la porte du passage annonce mon arrivée, le faisant surement se retourner, si ce n’est pas le cas, je me permettrais de toussoter un instant avant de me rapprocher de l’autel d’Aernia et d’allumer quelques cierges.

-Pouvons-nous un instant discuter de tout cela ? Non que je veuilles vous influencer ou tenter de régler quoi que ce soit. Je pense qu’il serait bon, d’y réfléchir, simplement. Ce que j’aurais apprécier faire devant les autres. Mais peu importe. Avant que vous ne préveniez quiconque, j’aimerais vous exposer un point.

Je suppose qu’il accepte ou qu’il va m’objecter divers points, mais j’allume différent cierge, le bout de mon index et de mon majeur se pose sur mon cœur, plus grande création de ma déesse, sur mes lèvres, puis mon front alors que je regarde le sieur Prieur.

-Je comprends les intentions de Bretzio, non ne vous emballez pas. Néamoins les agitations des deux autres partis n’ont pas permis l’exposé jusqu’au bout. Et je ne souhaitais en rien intervenir. Vous devez comprendre que seul le représentant de Barras devait parler. Vous savez pertinemment qu’en prenant le choix de s’appuyer ainsi sur les trinités officielles, il ne cherchait que la neutralité. Vous pouvez être en désaccord, Ameth est pour les plus ignorant, comme tous ceux hors Protectorat, point encore placé dans la trinité, puisque cette place lui sera octroyée quand il aura vaincu l’Innommable. Quoi qu’il en soit, Ameth aurait été présent sur l’île, il y aurait désaccord des autres partis.

Ah les soucis avec un état Théocratique, et fanatique, sont délicats, malheureusement, je ne peux faire plus. Sous mon exposé rapide, je l’observe.

-Rien n’est encore fait, ne l’oubliez pas.

J’attends sa réponse, le fait qu’une île entière risque d’être déclarée impie, un lopin de terre, un rien pour certain me déplait, mais cela ne signifie pas pour autant que le monde entier acceptera. Tout ce que je ne supporterais pas, c’est de voir la prise à la gorge de Bretzio, et l’histoire traînera des siècles peut-être…



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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Politiquement vôtre [Everard] Lun 22 Mai 2017 - 21:22
Je priais en pais, pour ne rien cacher, c’était mon principal moyen d’exutoire, avec les arts martiaux bien de chez moi, bien sur ! Oh, je comprenais fort bien que les lieux devaient rester neutre, dans cette histoire avec Barras…, je n’étais pas stupide, et j’étais même plus que compétent en matière de géopolitique. Or, s’il s’agissait d’une terre des dieux, ne pas y mettre ameth était insultant… je ne demandais même pas un siège à la direction de l’île . Il n’y aurait aucun revenu. Mais c’était pour le principe. De plus, si on parlait de tious les dieux mais que l’on excluait Ameth, alors il faudrait compter sans les ressources du protectorat. Etant donné les revenus liés à la vente des surplus des greniers, nous nous en sortions très bien et ce morceau de cailloux aurait été un marché fort négligeable… et puis s’ils ne vouaient pas d’Ameth, et bien soit, Ameth ne voudrait pas d’eux. C’était réglé, non ? Voilà qui était d’une clairvoyance presque sainte à mes yeux. A quoi bon forcer la main. J’étais un tendre par rapport à mon onclme et je n’avais pas parlé de ce que j’estimais être une sanction politique ajusée, mais à ce que mon oncle ferait. J’étais émissaire, mais je n’avais pas le dernier mot. Et ça, peu de gens l’oubliait… et ils oubliaient aussi souvent que j’étais un homme de foi autant qu’un homme politique.
Mais ils savaient tus que mes menaces étaient sérieuses, puisque je ne mentais, pour ainsi dire, jamais. Et ça, ça avait plus de poids que tout le reste. Aussi j’avais pris la porte et des mesures d’intimidation. Mais si rien ne changeait et bien cela continuerait ainsi.

J’entendis au bout d’un court moment – en priant je me rendais difficilement compte du temps qui passait, un raclement, celui de la porte du passage secret contre le sol de la chapelle impériale. Une seule personne pouvait désormais arriver comme ça. Inutile de préciser. Aussi, je ne bougeais pas, à quoi bon, je continuais à prier jusqu’à ce qu’elle parle. Je n’avais aucune raison de changer de position. Mais cela ne voulait pas dire que je ne l’écoutais pas.

« Je vous écoute, mon enfant. Mais sachez que je ne participerai à aucune tractation pour qu’Ameth soit présent sur place. Ce serait sordide et déplacé. »

Le ton était donné. Mais bon, au moins je reconnaissais que j’acceptais de l’écouter. Il n’y avait rien à éclaircir, toutefois, la position était claire. Mais bon, je lui devais bien ça étant donné la difficulté à mener ces négociations. En somme, parce qu’ameth n’était adoré que dans le protectorat il ne comptait pas. J’en prenais bonne note. Si un jour, le Premier Intendant Wyross appelait à la révolte générale pour le Dernier Instant, ils se rendraient compte, les idiots. Ils se rendraient compte qu’ils avaient eu tort de nous négliger.

« J’ai bien saisi tout ça. Je suis aussi calé en géopolitique que vous. Mais vous avez tort. Pour tous les ignorants et tous ceux qui continuent à croire dans une foi tronquée, Ameth n’exxiste pas, c’est une idole. Croyez-vous que je l’ignore. Seulement, ils choisissent leur camp. Ils préfèrent avoir dans le camp les beau produits à forte taxe. C’est leur choix. Ne me reprochez pas de les prévenir que le protectorat ne lèvera pas le petit doigt pour eux quand il crèveront de fin. Votre grand-père le savait très bien… s’il n’avait pas accepté la vénération d’Ameth et ce mariage sur ses terres, il aurait du se débrouiller sans les vivres amethiens. Nous aidons nos prochains, mais pas s’ils nous crachent dessus. Rien n’est décidé, je vous l’accorde, je le sais fort bien. Mais je les ai prévenu. Ils prennent ou ils se passent. Mais mon oncle n’est pas aussi tendre que moi. Il serait déjà en guerre s’il le pouvait. »

Oui, il était belliqueux, le Premier Intendant.

« Quant à déclarer une terre impie, j’y suis peut être allé un peu fort, mais cela s’en rapprochera. Aucun amethien n’y mettra les pieds de plein gré. Aucune denrée amethienne. Tout simplement. Ne voyez pas en cela des menaces. Il s’agit de prédictions, tout simplement. Je connais mon concle et je sais comment il réagira ! Mis nous ne réclamons pas une reconnaissance officielle. Ni un siège à la gestion de l’ile, nous savons que ce serait disproportionné. Mais si le Seigneur Ameth n’est pas reconnu là bas, alors que c’est la terre des dieux, pourquoi nous porterions-nous vers eux ? Comprenez ma position. »

Je soupirais profondément.

« Je retournerais à la table des négociation. Mais à la première insulte, au premier blasphème, vous en assumerez les conséquences. Je refuse que l’on traite ainsi notre foi, par dessus la jambe. Que ces grossiers personnages mal dégrossis le comprennent bien. C’est sine qua non à mon retour d’une part, et à notre potentielle voie commerciale de denrées alimentaires. Comme tout le monde, ils viendront supplier pour du grain sur leur maudit caillou. Mais qu’ils commencent déjà par nous considérer comme il se doit. »

Et pour conclure.

« Et je refuse de marchander la présence du Seigneur Ameth contre quoique ce soit. Si Il est présent, nous pouvons potentiellement négocier. Tout simplement. C’est non négociable. Ce n’est pas partie du marché, c’est un prérequis pour en envisager un. »

Voilà la position amethienne développée. Restait à voir ce qu’elle pouvait bien avoir à y redire !


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Politiquement vôtre [Everard] Lun 22 Mai 2017 - 22:16
J’aurais pu hausser les yeux au ciel, mais je ne le fais pas. Au contraire, je reste plutôt imperturbable, observant l’Amethien. Je n’ai pour le protectorat aucune affinité particulière, j’accorde sa réaction logique du point de vue Amethien mais je ne peux la valider. Est-ce que je crois en Ameth ? Non. Pas comme ils y croient. Je crois en sa venue, oui, mais j’estime qu’il n’est pas encore arrivé, les avis diffèrent, pour autant je respecte les croyances de tous, ma déesse est Aernia et je la servirais jusqu’ à trépas.

-Votre réaction est normale Prieur. Que votre oncle soit belliqueux n’est en rien surprenant et je déplore véritablement que les choses se soient ainsi abruptement terminée alors que nous n’en étions qu’aux premières idées.

Je marche sur des œufs, comme d’habitude, mais chaque Pays a sa fonction, hélas le monde se doit de coexister. Et c’est vraiment fatiguant d’essayer d’éviter qu’il ne s’entretue, pourtant, j’arrive à comprendre le protectorat.

-Vous vous trompez quant à l’idée que tout le monde considère Ameth comme une idole, il a été crée par Aernia, je crois en sa venue. Je respecte toutes les croyances, je ne bafoue aucun des Dieux qui peuplent nos vies. Quoi qu’il en soit, si Raclus et Eskr ne s’étaient pas amusés, nous aurions pu en parler calmement. Bretzio n’a jamais parlé de refuser Ameth, il stipulait d’être entouré par les dirigeants des trinités…et chacune aurait été représenté. Il n’excluait en rien Ameth de connaissance de culte au fond, mais peut-être ai-je mal interprété.

Je pousse un soupir.

-De tous les cas, je vous serais grès de revenir à la prochaine réunion, et d’essayer d’aviser de considérer les deux autres ambassadeurs avec moins d’intérêt, au fond, ils ont obtenu un ajournement de la situation, voir plus, et je considère que c’était ce qu’ils cherchaient à faire. Je pourrais exiger la venue d’autres, mais je suppose qu’ils ont des ordres au dessus d’eux.

Je crois n’avoir rien de plus à dire, on se comprends au final dans l’aboutissement de tout ça. Ameth s’impose dans la partie, comme toujours, comme chaque pays, parfois j’aimerais que ce soit plus simple et parfois je l’avoue, j’aimes que ce soit si compliqué. Peut-être que j’ai trop baigné dans cela depuis l’enfance.

-Je ne veux point vous déranger plus longtemps dans vos prières Prieur, et je ne puis décemment plus en parler avec vous. Je vous demanderais une seule chose, d’attendre quelque peu avant de prévenir votre oncle de la situation, j’aimerais laisser ses chances à Barras, et Raclus et Eskr ne font que retarder les choses, il serait dommage de ne pas laisser une chance à cette île. Politiquement ce serait une première.



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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Politiquement vôtre [Everard] Lun 22 Mai 2017 - 22:40
Comprenez-moi bien. Je n’étais pas insensible à la situation de chaque pays. Je comprendais que chacuna vait des devoirs, avaient des objectif. Mais à la différence d’eux, nous étionssur une visiée purement spirituelle… au final, peu nous importait les frontières des autres, il n’y avait pas de raison de nous en mêler vraiment, mais traiter le Seigneur Ameth par dessus la jambe, c’était inacceptable ! Et sur ce point, il faudrait que tout soit bien clair. Je respirais profondément. Pour rester calme. Oui, je savais que j’exagérais peut être, mais cette idée me blessait prfondément… j’essayais de prendre sur moi, mais c’était une blessure dans ma foi autant que dans mon orgueil. Au final, ils montraient qu’ils avaient sans doute raison de ne ps y croire, puisqu’il n’y avait jamais aucune réelle conséquence aux blasphèmes et aux insultes. Si ça avait différent, peut être que ce serait bien passé, mais là, non, je ne pouvais pas décemment traiter avec ces gens s’ils continuaient de la sorte… je me tournais enfin vers elle et je me relevais pour la rejoindre, afin de discuter plus aisément. Mais bon, ses propos me plaisaient moyen… en somme, j’avais l’impression qu’elle était là à vouloir que je revienne, mais je ne voyais pas l’intérêt… aussi, c ‘était un point à ne pas négliger. Au final, je n’avais rien à dire, cela ne me concernait pas.

« Je sais que vous essayez de simplifier les débatrs, d’aider au dialogue. Mais vous ne pouvez pas venir me dire qu’il faut que je sois prsent dans la mesure où dans le fond, le protectorat peut être insulté sans répliquer. Je ne peux permettre ce genre de choses. Je ne peux m’écraser, je ne peux me taire si de pareils affronts sont réitérés. Et je ne réintègrerai la table des négociation que si  ce genre de propos n’est pas réitéré. Ils traitent Notre Seigneur et Maitre à tous avec une légèreté qui ne pouvait pas continué ; Il sont obtenu un ajournement, et ils en auront autant qu’ils voudront sur ce tableau. Je ne resterai jamais si cela continue. Tout simplement ! Je me fiche de leur donner ce qu’ils cherchent. Tant que le Seigneur Ameth n’est pas à sa juste place, le Protectorat ne bougera, hélas, pas d’un Iota. Et surtout pas pour une chimère ! »

Oui, avec tout le respect que je devais à son altesse l’impératrice, il fallait reconnaître que son plan pour me faire revenir était irréalisable. Il n’y vaait qu’une seule chose qui aurait pu me motiver, une raison politique qui me ferait céder, mais je n’en voyis pas le bout, hlas… aussi je soupirais bien profondément avant de prendre la parole, sur un ton que je voulais ferme…

« Majesté, je crains que vouloir faire une première n’intéresse personne. Vous aimeriez laisser ses chances à Barras, mais le feriez-vous au prix du respect du à votre pays, à votre nation ? Je n’en suis pas sur… accepterioez-vous de voir souillé Mérimin pur le bien d’une île ? Bien sur que non, il est le fondateur de votre civilisation, de votre prospérité. Il en est de même pour moi et le seigneur Ameth.  l’heure actuelle vous ne me donnez qu’une idée de première politique. Mais le Protectorat n’y gagne rien, et ces réunions en nécessitent même pas forcément ma présence, hélas, excepté en matière d’expert cultuel. Ce qui est bien maigre. Le protectorat, à l’origine, se fiche comme d’un guigne que la terre soit raclusienne ou eskroise. Ils veulent leur indépendance, soit, mais le protectorat doit être intéressé et motivé. Rien de tout cela n’a été fait. Tout ce que je vois, c’est que nous passons pour des guignoles... »

Oui, voilà, tout bêtement.

« Alors, Altesse, un seul argument valable et qui me convienne, un seul et dès la prochaine réunion, vous me verrez aussi impassible qu’une statue devant les différents quolibets. Toutefois. Parce que vous êtes une souveraine plutôt juste et plutôt avisée, je veux bien recevoir au nom du protectorat, l’envoyé de Barras pour qu’il m’expose en privé, en votre présence toutefois si vous le désirez, son projet en entier, sans interruption raclusienne ou eskroise. Voilà mes propositions. »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Politiquement vôtre [Everard] Lun 22 Mai 2017 - 23:16
Il s’est rapproché et je le regarde. Mes yeux attachés sur les siens, j’écoute et j’entends, vous ne pouvez imaginer combien les délicatesses de nations me fatiguent. Je trouve puéril ceux qui offensent, dans une petite guerre enfantine, je dévisage pourtant Everard ainsi qu’il s’est approché, détaillant ses traits avec impassibilité, avant de sourire.

-La prochaine fois, au lieu de vous en aller si abruptement, attendez un peu et je vous montrerais qu’il est hors de question de laisser passer quoi que ce soit.

Lachais-je simplement. S’il n’était pas parti si vite, mais je n’accepterais pas entre nous une deuxième petitesse, voyez-vous, considérer la théocratie du Protectorat est complexe, croyance ou pas croyance, l’important est qu’il y a un peuple, qui suit avec ferveur leur culture, une nation entière, de ce fait tout bête, je ne puis accepter encore cela, la prochaine fois, je vais hausser le ton, et entre nous, tous ceux qui ont participé à des débats et des connaissances savent qu’à partir du moment où je hausse le ton, les choses vont être plus que rigoureusement cadrée. Non que ce soit forcément une bonne chose, mais c’est quelque chose d’important.

-Je vous ferais rencontrer Bretzio, à votre convenance, mais pour l’argument, laissez-moi le temps d’en trouver un bon, demain matin, il sera vôtre, je vous fait alors la promesse que vous reviendrez à la table des négociations mais je ne vous demande pas d’être impassible, juste…enfin, vous m’avez compris. Je vous remercie Prieur…

Je me dois de rentrer et c’est avec respect que j’attends quelques secondes pour qu’il me permette de baiser sa chevalière. Ce n’est pas la première fois que je rattrape les choses, ce ne sera pas la dernière. Le Protectorat a déjà insulté Raclus et Raclus Eskr et dans un méli mélo diplomatique, qui n’a pas insulté l’autre !
Un sourire sur les traits, je recule et me dirige vers le passage secret, j’ai à faire…



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