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 :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: 1er étage

clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton.

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Emily de Brez
Ambassadrice eskroise / future cantatrice
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MessageSujet: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Jeu 25 Mai 2017 - 15:09
Emily est en retard, alors, elle court. Dès qu’elle s’est présenté à la porte du palais, faisant partie d’un cortège de courtisant venu suremet pour l’impératrice, elle court. Laissant derrière elle, malgré son envie de l’avoir à sa portée, Gaël, et puis, l’autre grande gigue. Orlane n’est pas méchante, mais elle n’aime rien des extravagances bien gentilles d’Emily. Elle a eu d’ailleurs bon ton de lui signifier de monter son cheval en amazone, ce que Lily a fait, non pour convenir à la dame, mais parce qu’elle ne voulait pas abimer sa robe. Une promesse de regard à Gaël s’il venait à se moquer, elle a lancé son cheval au pas, bien sagement. Elle tient le galop aisément à la cavalière, mais en amazone…elle pourrait finir comme une patate sur le sol ! Bien entendu, elle ne porte pas seulement cette robe, aux bras dénudés, bien entendu, et sois disant trop décolleté selon Orlane, mais aussi par-dessus, un fin manteau aux couleurs identiques, ainsi qu’un chapeau à l’assortis, une belle toilette pour une jeune fille, qu’elle s’est offert dans un de ces magasins d’usine.

Ce n’est peut-être pas super chic, débordant d’argent pour une dame, mais au vu du prix, ce n’est pas le premier pécore qui peut se l’acheter. C’est entre les deux…elle s’en moque, le principal est que cela lui plaise ! le son des bottines claque sur le marbre du palais, laissant voler derrière elle, le manteau et la jupe. Une main tient le jupon, l’autre le chapeau et elle file, bousculant des courtisans au passage, deux dames, dont l’éclat choquée des voix se répercute à ses oreilles, elle leur a lancé ses excuses, vraiment navrée, mais elle continue sa course, grimpant les marches quatre à quatre du grand escalier et parvient à un étage, enfin, dans lequel elle s’engouffre, filant dans le long couloir en faisant encore claquer ses pas et manquant de renverser une armure.

De justesse, elle la rattrape d’ailleurs et un domestique s’empresse de l’aider. «Oh par Soernial, j’ai…je…oh pardon, pardon pardon ! » Elle repends en excuse, faisant tomber l’épaulière, le bras…maintenant elle ne sait plus où se mettre et rougit. Le domestique lui assure que cela arrive souvent et l’invite à le laisser faire, hésitante, ne sachant où mettre le bout qu’elle tient, elle finit par le poser dans les bras déjà chargé et s’éloigne lentement, se présentant enfin à la porte des appartements de Nemrod l’Envers.

Inspirant un grand coup et s’arrangeant, elle sait ses joues toutes empourprées, pourtant,  elle frappe à la porte et finit par pénétrer cet endroit, se laissant annoncer, sagement, avant de se retrouver seule avec son tuteur. «Je sais, je suis en retard, cela devrait être impardonnable, j’ai une excuse. Mais je ne veux pas vous la donner…parce que ce serait me dédouaner alors que j’aurais du prévoir de parti en avance ! Je suis simplement désolé, du coup, et  vous présente mes excuses. » Emily fait un petit sourire en coin, charmante, elle sourit maladroitement avant de retirer son manteau, elle a chaud.

«J’ai plusieurs chaud à vous montrer ! Et je suis très impatiente de le faire. Et plein de chose à vous dire. Je peux ? » Sans attendre de réponse, la demoiselle ouvre ce petit sac en forme de bourse dans lequel elle a rangé plusieurs feuille de papier pliée. «J’ai écrit ma réponse à Lowell j’aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez. Mais j’ai aussi une lettre à ma belle-mère, la reine Ilberte. C’est mon initiative. Je…je vous les mets là. Pourrais-je utiliser en attendant vos … commodités ? »

Emily n’a pas envie de faire pipi, ni autre chose, mais elle préfère être « affairée à autre  chose » pendant que Nemrod lierait, pudeur ou autre, elle attends ses indications et disparait, rapidement, le laissant aux lettres brouillonnes.






A sa majesté Ilberte, reine d’Eskr
De la part d’Emily de Brez, sa dévouée belle fille.

Madame, il me revient ce beau jour d’hiver où je vous ai rencontré, vous, et sa majesté votre époux, qui nous a aujourd’hui quitté trop tôt, mais les Dieux l’ont ramené à eux avec toute la bienveillance qu’il soit et je suis certaine que son rire brillant accompagne désormais la vie de l’autre côté.
Je ne saurais que trop vous offrir toutes mes condoléances pourtant, et regrette de ne pouvoir me présenter à la cour Eskroise, mais vous savez combien j’ai dû me débattre pour que Lowell me laisse faire mes années de pupillat. Je crains que mon époux, certainement plein de chagrin, ne veuille encore me garder à son côté, et il ne faudrait pas, qu’il soit déprécié plus de la cour Ambrosienne. Je me fais gage d’être son image ici, lui qu’on diabolise plus que de raison, peut-être est-ce ma faute. Raisonnez-le encore au sujet de ces années de séparation, je fais cela pour son bien ! Je vous avais confié être toujours fâché à son encontre, mais loin de lui, j’ai réfléchis.

Au fond je me plains d’un homme amoureux, qui me respecte, et n’a jamais rien fait de mal sur moi. J’en ai pris conscience après avoir discuté avec votre fille Miranda, une grande dame, charmante, mais dont j’ai peut-être fâché la personne. Vous savez que j’ai l’humeur brusque et sans délicatesse, mais comme vous le dites, c’est bien ce caractère qu’il fallait pour Lowell !!!
Vos deux enfants sont des illustrations parfaite de la bienveillance que vous leur avez apporté, Lowell reste homme d’Eskr, mais suis-je censé lui en vouloir toute ma vie ? J’ai abandonné mes idées thormienne, et mon sang impulsif s’est calmé, peut-être ai-je été chagrine des préventions faites par vote fille en vérité, mais je pense qu’elle était fatiguée seulement de sa grossesse, on raconte que les femmes enceintes sont sujettes à des humeurs étranges…après tout ! L’hystérie est bien de notre sang, j’ai entendu cela de la bouche d’un médecin d’Eskr qui conseillait à mon mari de m’y assujetir. Heureusement Lowell est jaloux jusqu’au traitement médical et je réalise aujourd’hui, que j’ai été bien mauvaise.

Sornial je le crois, a guidé mon esprit.
Je tenais par cette lettre, à vous rappeler toute l’amitié que je vous porte et vous partager ma peine.

Votre belle fille.

Emily de Brez.


Emily est revenue certainement avant la fin de cette lettre, elle s’est assise dans un coin, et tortille le tissu de sa jupe en laissant Nemrod consulter ses papiers. Ce n’est qu’un brouillon facilement tourné, sa belle-mère est une femme douce et aimante pour ses enfants, elle peut s’avérer une source de renseignement magnifique. Voilà pourquoi tant de tournure. «Dans la seconde lettre, vous me pardonnerez, mais il y a un point que j’ai inclus avant de vous en parler. On pourra le voir ensembles bien entendu. »

Elle se tait et le laisse lire.






Vous savez que je suis toujours fâchée contre vous et je le serais encore pendant longtemps !
Je ne débute pas ma lettre autrement !
Je voulais tout vous renvoyer déchiré en petits morceaux.
Et puis…je n’ai pas su m’y résoudre.
Attention Lowell, n’emballez pas votre esprit quant à mes propos suivant, vous serez pardonner si vous daignez un jour me faire une véritable cour et une véritable demande en mariage ! Car oui, je vous le dis, j’ai réfléchis, loin de vous et d’Eskr…et je réalise des choses qui m’étaient inconnues avant.

Mon ami,

Il y a de l’effort dans mes propos, vous le remarquez !

Mon ami,

J’aimerais vous présenter toutes mes condoléances pour la perte de votre père, mais réjouissez-vous car la Mort est l’ultime bienveillances des dieux, qui nous emportent au-delà de l’existence et nous permet, de passer l’éternité dans le bonheur de la béatitude. Nous sommes mortels et avons le chagrin, mais c’est normal…
Je ne philiosophe là pas plus, je ne sais pas faire.

Cessez vos enfantillages ! Je suis partie ! Oui, je vous l’écris, mais pour votre bien. Vous saviez que je devais faire mon tutorat ! C’est pour votre bien, et votre mère vous le dira aussi. Votre bien ! L’Empire de Vapeur aurait déprécié ce manque de savoir vivre, alors, il suffit ! Et je recommencerais autant qu’il le faut, parce que ce sont les choses qui se font ! Vous comprenez ? Vous devez !

Mes sentiments ont toujours été vif, vous le savez, le sang impulsif de Thorm…et ma séparation m’a fait réalisé, peu à peu, que cet éloignement m’attriste. Oui, vous lisez bien, et je sais déjà que vous êtes fous à l’idée, mais c’est vrai. Vous me manquez. La capitale est étrange, je ne m’y sens pas à ma place, mais j’ai pour choix de vous faire honneur et avant de répondre aux côtés protocolaire, j’aimerais que vous considériez, comme un pas vers vous, nous, ceci : je ne me ferais désormais plus que appeler par mon nom d’épouse. Emily de Brez.

Ainsi, nous faisons un pas vers l’autre. Je ne vous promets rien, j’avance, vous avez eu des sentiments plus vifs, avant moi, vous avez été plus rapide, envisageons que je sois plus lente. Et que ma tête de mule se soit tue enfin. Ai-je cessé de vouloir vous donner tort, refuser votre amour, avec l’absence ? Peut-être…

Laissez moi du temps pour vous aimer, l’absence doit y faire beaucoup.

Lily, votre rossignol.

Pour la suite, mon cher époux, soyons procédurier, je vous imite ! Je deviendrais donc votre Ambassadrice et votre voix, car je sais que cela sera la seule chose qui nous accordera car je ne rentrerais qu’aux trois années obligatoires révolues !
Mais je crois que ce sera bien la seule forme de procédure, vous savez que je n’y suis point à l’aise. Je ferais comme vous m’avez indiqué, mais je suis sans domestique à Ambrosia et cela me chagrine. Je n’en demande pas beaucoup, vous savez que je déteste les dames de compagnies ou autres, j’ai remarqué que votre main gauche, Dame de Bacuse, avait à son flanc un palefrenier. En ayant l’idée de l’habiller convenablement, je me suis dis qu’il serait parfait en tant que coursier, messager, ce genre de machin…il m’a été si invisible de prime abord, qu’il me parait parfait pour le rôle ! Qu’en pensez-vous ? Je dois pouvoir m’assurer de la discrétion de mes prochaines missives et autres choses ! En plus, il est tout maigre et assez vilain, je demanderais à Orlane d’y glisser quelques mots pour vous le confirmer, vous n’avez pas de souci à vous faire !
Comme la vieillesse de mon tuteur doit vous rassurer !

Je sais que vous êtes jaloux !

Une pensée pour vous, et un chant pour vos peines !
Emily de Brez.





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"C'est fou comme c'est une chose pratique le mariage.
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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Jeu 25 Mai 2017 - 23:34
Bon, préparer l’arrivée d’une nouvelle pupille dans sa vie n’était jamais une chose simple, il y avait tant de dispositions à prendre, à mettre en application, vous vous sentiez déjà presque las de cette situation, quand bien même la jeune femme que vous aviez à votre charge était une  personne fort sympathique, et très intéressante !  C’était une situation qui pour vous aurait du rentrer dans la routine, mais avec les difficultés liées à la la tesion géopolitique, deu royaume d’Eskr, il fallait s’attendre à ce que cela ne soit pas simple… d’autant que cela vous obligeait à mettre davantage en pause vos propres occupations. Oh, il ne s’agissait pas de quelque occupation vitale pour l’empire, juste tout le réseau d’espionnage intérieur et extérieur du territoire. Rien de moins ! Et si en plus elle était en retard.. ; définitivement, cela commençait bien mal, sans doute…

Une semaine. Vous lui aviez laissé une semaine pour mettre en ordre ses affaires, et se préparer à tout ce qui allait s’en suivre, aussi vous n’aviez eu de contact avec elle que pour fixer ce rendez-vous, afin de démarrer les choses… mais voilà : rien ne se passant par hasard, vous étiez à l’heure, et elle pas . Pas de quoi paniquer, bien sur, mais comme par hasard vous attengdiez un compte rendu détaillé du comte de Penbray, votre espion à la cour eskroise. Alors bien sur, vous n’aviez rien de mieux à faire que d’attendre…

Agacé ? Oui, vous l’étiez ! Et avec raison !  Vous n’aimiez pas les retardataires… et surtout lorsque tout commençait. Cela donnait le ton. Si on arrivait en retard le premier jour, c’était de mauvais augure pour le reste du pupillat, n’est-ce pas ? Bon, allons, c’était peut être un concours de circonstance… ; et quand elle arriva, vous restiez silencieux et vous contentiez d’opiner du chef, non que vous acceptiez cette absence d’excuses. Vous aviez la mine sévère, car vous n’aimiez pas perdre votre temps. Et ce matin, vous l’aviez perdu. Vous ne lui sourîtes pas, vous vous contentâtes de lever un sourcil avant de commencer à lire les lettres, non sans un « faites, gfaites », un peu absent. Sentait-elle la colère ? Sentait-elle que je lui en voulais – un peu ?

Vous lutes en premier la lettre pour la belle-mère. Rien à redire, assez direct et en même temps très correcte. Quelques fiormules élégantes, quelques ronds de jambe… bon, la première lettre était bonne, bien que vous subodoriez quelques petites libertés prises avec la vérité… et vous trouviez cela un peu grossier, mais bon, si elle voulait tenter d’abuser sa belle-mère contre son intérêt c’étiait parfait… il faudrait lui apprendre une ou deux petites choses…

Comme elle était revenue, elle commenta la lettre pour son époux. Que cela  soit un époux de coeur ou forcé, cela revenait au même, jusqu’à nouvel ordre, elle était son épouse. Vous restiez silencieux, ne desserrant pas les lèvres avant d’avoir fini la deuxième lettre, qui faisait écho ) la première… logique. Sinon, la lettre était bien tournée, élégante même… vous trouviez cela fort plaisant… et fort complaisant de sa part ! Vous restâtes silencieux encore un moment , prnant le temps de les relire, les deux.

« Très bien.. ; votre lettre à votre belle mère et polie, mais manque sans doute de chaleur humaine… de plius, au lieu de jouer l’hypocrisie pure et dure, essayez de renforcer votre capacité à mentir en mêlant mensonge et vérité… vous verrez, cela s’avèrera utile… pour la lettre à votre épous, et ne levez pas les yeux au ciel, pour tous, et même devant les dieux, c’est hélas votre époux, que vous le vouliez ou non, vous vous montrez fort complaisante avec lui et je ne m’y attendez pas, je n’ai pas grand-chose à y redire. Il n’y a qu’un pioint qui me gêne… ce jeune homme… dont vous faites mention... »

Je faisais une pause pour lui laisser loisir de préparer ses arguments, mais j’en avais un auquel elle ne s’attendais sans doute pas.

« Ne serait-il pas un proche, localement, de vous ? Un homme du nord, peut être même de Thorm ? »

Le deviner était facile… elle n’avait même pas encore conscience de tous les devoirs d’une ambassadrice et avant déjà proposé un coursier là où elle aurait pu me demander de lui en « prêter un ». Conclusion logique ? Elle le connaissait assez bien pour lui faire confiance. De plus, bien que vous ne l’ayez pas vu de visu, elle prenait beaucoup de temps pour le « défendre » face à un mari qui, il était de notoriété publique – avait pour principal défaut la jalousie. D’où vorte raisonnement : elle le connaissait très bien. Or, elle n’était pas le genre à faire la viue facile à son entourage avant de ficher le camp du château de Lowell IV. Donc logiquement, cela remontait à avant… pour le reste… la déduction était logique à faire…

Vous lui révélâtes votre raisonnement logique avant d’ajouter.

« De plus, pour ne pas attirer les soupçons de votre chaperon, vous ne lui avez pas parlé depuis sans doute le moment où vous avez eu cette idée, pour que votre chaperon ne puisse pas soupçonner quelque chose, et donc, vous appuyez… donc vous avez assez confiance en lui pour que vous ne craigniez pas qu’il vende la mèche. Donc Thormien ou Haut-Arpentais, je dirais, car les deux sont très liés... »

Vous sourites, amiusé.

« Expliquez-vous, que je puisse vous aider, altesse... »

Bon, là c’était de la provocation, mais de la provocation nécessaire !

« Ah et je ne veux plus jamais de retard. Sommes nous d’accord ? Nous avons ,beaucoup, beaucoup de travail ! »
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Jeu 1 Juin 2017 - 15:36
Emily tourne ses yeux vers les hauteurs, le plafond est ma foi fort plaisant. Il a quelques moulures charmantes, fort bien orchestrés par l’architecte, sans parler, il faut le dire de cette peinture des Dieux qui chahutent dans les cieux cimentés. Comme elle n’ose pas regarder en direction de Nemrod L’Envers, elle évite la silhouette de son tuteur pour tomber le regard sur la chose à sa droite, qu’elle finit par tripoter du bout de doigt, et rattrape sa chute, soudaine d’une main, reposant alors la petite babiole l’air de rien. Ses mains se retrouvent sur ses genoux et elle les tournicote ensemble, avant de relever vivement ses pupilles sur son professeur, sans dire un mot. «D’aaaa…cord. Je peux la retravailler là avec vous, c’est pour ça que je les ai laissé en brouillon. » Souffle-t-elle avant de faire une grimace qui tire sa bouche à gauche alors qu’elle pince, en même temps ses lèvres. «Oui…j’ai du l’écrire dans la lettre mais je voulais vous en parler Avant, bien sûr. »

Elle veut ouvrir la bouche pour enchaîner quelques paroles, mais elle a l’herbe coupée sous le pied par le vieil homme qui lui pose alors une bonne question, pleine de vérité. Un instant de latence font venir sur le visage de la demoiselle une expression d’abord certaine de sa réponse, mais ses épaules se rabaissent et sa main retombe sur mes genoux.
Décontenancée la demoiselle s’avoue gentiment vaincue, soufflant, mais avant de plaider sa cause, elle réponds. «Je ne suis jamais en retard ! Et je ne l’aurais pas été si Bacuse ne m’avait pas dit que je devais monter comme une dame, sans lancer mon cheval au galop, et si elle n’avait pas vérifier ma tenue en plus. » Elle se ravise. «Pardon, plus de retard, c’est compris. »

Il ne sert à rien de faire dans la débandade d’argument, ni de se justifier, elle trouve cela bien vilain mais le terme altesse lui a fait grincer des dents. «Oui, c’est mon frère de lait. » Lâche-t-elle sans rien cacher. «Il a traversé tout Eskr pour me retrouver, réussi à rentrer au service de Bacuse, pour venir jusqu’en Ambrosia, c’est mon frère et j’aimerais le garder à mes côtés. Alors je ne suis pas finaude, je l’ai écris dans la lettre, mais il faudra changé pour que l’idée aille à mon époux. grimace-t-elle. «Je ne sais pas faire, j’ai besoin de vos conseils. Si toutes fois vous acceptez que Gaël soit à mes côtés ! Il n’est pas éduqué, mais il est brave, j’ai toujours fait attention à lui et lui à moi. Je ne sais ce que je pourrais dire pour vous convaincre, mais il est ma famille, alors, si vous acceptiez pour plus tard, ou au fil des mois, ce serait bien. Je n’aime pas le savoir à avoir faim et à dormir par terre, il ne mérite pas ça. »

Il y a d’autres sentiments, mais elle n’en dit rien, de la tendresse et beaucoup d’amour, FAMILIAL, FRATERNEL, bien entendu ! Il faut le marquer en épais et en gras pour ne point faire marquer mal. Le cœur du rossignol est lié à celui du garçon, mais elle ne voit que les liens les plus fraternels, ce n’est pas sa faute. Elle sourit à Nemrod. «Nous pouvons réécrire à deux ces lettres, ou des passages, j’ai mon sceau sur moi, tout neuf, de quoi les faire partir rapidement. Ensuite…ensuite nous pourrions…officialiser ! Je ne sais pas…non ? Je dis peut-être des bétises et je parles vite…

Elle noie le sujet de Gaël effrayée par un non ou une chose négative. Non pas qu’elle pense que Nemrod puisse être « méchant » mais il est plus « pragmatique » ainsi elle n’a pas envie de se sentir malheureuse alors qu’elle vient de retrouver son ami.




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Sam 3 Juin 2017 - 10:40
Vous la sentiez mal à l’aise, vous la sentiez gênée et vous sentez qu’elle ne sait pas où se mettre, mais vous êtes son enseignant, d’une certaine manière, quelqu’un en qui elle devrait avoir confiance pour penser à son bien avant tout. C’était le rôle d’un tuteur, non ? Savoir apprendre aux petits nouveaux, les pupilles, ce qui était bien pour eux, ici, à Ambrosia. Et vous aviez un travail monstre avec elle ! Mais cela ne vous faisait pas peur. Cela vous ravissait un peu, influer ainsi sur le destin d’une personne, pour la guider vers ce que vous pensiez être non seulement le mieux pour elle, mais aussi pour son pays… cela vous grisait même peut être un peu… pas au point d’en faire une drogue, bien sûr, mais cette jeune femme était une cure de jouvence à elle tout seule. Vous vous sentiez vingt ans de moins ! Mais il ne fallait pas laisser passer les petites choses, sous peine de gâcher son potentiel… mais je n’aimais pas cet « étranger » qui débarquait soudainement… non pas vis-à-vis d’un quelconque comportement de sa part, mais je pensais plus à ce que cette jeune femme pouvait avoir comme distraction à cause de lui… mais trêve de pensées inutiles, les choses une à une.

« Et nous parlerons de tout cela, croyez-moi, jeune fille ! Mais d’abord, j’estime que même si votre chaperon vous a obligé à faire quelque chose, vous êtes en retard. Au fond les excuses n’ont aucune importance. Car si moi je peux les entendre, voire même les comprendre, vos pairs s’en ficherons éperdument. Et votre retard passera pour un affront. Ce que vous ne pouvez pas vous permettre avec votre nouveau rôle. Une personne responsable fait en sorte d’arriver à l’heure. Point. Je ne vous le redirais pas, je n’en reparlerais plus, mais je vous fais confiance. »

Enfin bon. Voilà, ça c’était fait, et vous ne reviendrez, comme vous le disiez, pas dessus. Passons aux deux autres ordres du jour. Ceux qu’elle avait apporté bien sûr, ensuite il y aurait les vôtres… mais ils seraient beaucoup plus rapides. D’abord, le jeune homme en question. C’était le plus problématique.

« J’imagine qu’il vient juste d’arriver en ville, qu’il n’a que son travail de palefrenier de votre chaperon, qu’il ne connait, ici, personne à part vous, et que donc, il n’a ni recommandations officielles, ni soutien à par le vôtre. Mais il ne me suffit pas ! Ce n’est pas contre vous, mais, il faut plus que cela pour me satisfaire et pour me convaincreDemain, je lui parlerai et j’aviserai. Mais je doute qu’il puisse faire partie de votre entourage direct. Ce serait un grand affront à votre prédécesseur en tant qu’ambassadeur pourrait avoir un fils du même âge et qu’il serait plus logique de choisir pour ce même travail… aussi j’accepte de le rencontrer. Prêtez-lui un peu d’argent pour qu’il se lave, qu’il se peigne, et qu’il trouve des affaires correctes. Pour le reste, contentez-vous de lui dire que je le verrais. J’irai à lui demain en fin de matinée. Je ne peux rien promettre de plus… »

Et encore, vous trouviez que vous en faisiez beaucoup pour un jeune homme qui avait un risque de mauvaise influence sur votre pupille, mais bon.

« Altesse vous fait grincer des dents ? Habituez-vous, car désormais, nul n’a le droit de vous appeler autrement, normalement. Je ne peux moi-même pas décemment appeler ma nièce lilith hormis en privé… et encore, pas toujours…. Donc bon, autant vous aider à vous y habituer. Quant aux lettres, je pense que je vais me contenter de vous les annoter au fusain et vous modifierez selon mes annotations, une fois cela fait, je recorrige, etc. Ainsi, nous arriverons à un travail où vous aurez été artisane de votre propre réussite. Je préfère cet aspect aux cours, bien que ce soit parfois nécessaire. Comme cet après-midi. Cours de maintien et de savoir vivre ambrosien. Oui, je sais, vous n’allez pas aimer. Mais bon gré mal gré, vous êtes une princesse, et vous avez obligation de vous comporter en tant que telle, en public, tout du moins. Et ce soir, nous discuterons géopolitique internationale ensemble, pour vous former l’esprit. Ah et demain en fin de matinée, vous avez rendez-vous chez le tailleur impérial. Pour des robes qui aillent à vitre rang… oh des pantalons aussi, si vous le désirez ! »

Chargé, ça allait être chargé ! Vous vous mîtes à griffonner les lettres pour qu’elle puisse les corriger. Mais, en parallèle, vous continuiez à l’écouter si elle avait quelque chose à dire !

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MessageSujet: Re: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Sam 3 Juin 2017 - 21:37
Emily a les épaules rentrées quand le tuteur parle, elle a envie de dire zut ! mais ne le fait pas ! Elle a compris son retard, elle partirait d’avantage à l’heure désormais, voir en avance, pour éviter les tracas, histoire de ne pas se retrouver à se faire enguirlander. «Non mais je suis d’accord avec vous hein ! » Dit-elle sans élégance, en se retenant de rajouter, pas la peine de me faire la morale ! Mais ce serait mal poli et insultant, ainsi elle n’en fait rien et se contente de souffler en silence.

Parler de Gaël, son Gaël, ne lui plait pas forcément, elle craint de s’emporter, ou de simplement se retrouver à grincer des dents. Pour autant, la demoiselle se tait, elle attend. Elle hoche la tête, aux premières paroles et veut ouvrir la bouche quand il dit qu’il ne lui suffira pas ! L’interrompre serait mal poli ! Elle se tient et elle finit par avoir un sourire malicieux. Le vieil homme est bourrue mais elle pense que son âme est belle, alors elle a ce sourire, plein de gratitude. «Merci Monsieur L’Envers… » Elle se retient mais voudrait, lui indiquer comment Gaël est, pour autant, ce serait ne pas lui servir, que de prévenir, il ferait sa propre impression !

Il parle, vite, beaucoup, expéditif et elle entrouvre les lèvres sans rien dire avant de ronchonner. «Maintient et savoir vivre ? Mais…je sais que je suis une pécore pour vous mais je sais me tenir quand je veux ! » Oui, bon, ce n’est pas l’exacte vérité. « Je vais devoir un peu m’informer sur divers sujet… » Lâche-t-elle pensive. «Le tailleurs ? Pourquoi ? Mes robes sont bien, non ? Je ne veux pas faire du chichi…je suis pas compliquée et …oui bon j’irais voir le tailleurs. » Lâche-t-elle en signe de reddition, non sans un long soupir, peine perdue.

Elle se redresse de son siège pour se déplacer dans la pièce. «Vous savez que la mère de Lowell aime son fils par-dessus tout ? Et elle est … aimé des hommes de sa famille. Je ne la déteste pas, je dirais même que c’est une femme de grand cœur, qui m’a à la bonne... » De quoi parler ? La question est bonne, voilà qu’elle est au dessus de l’épaule de Nemrod sans rien dire, et sursaute quand il a terminé. Prenant à son autorisation les papiers, elle relit un peu. «Je peux commencer à les écrire, j’aimerais bien que nous passions les formalités rapidement ! Quitte à aller voir l’impératrice aux doléances ou Monsieur de Voisin. Non parce que ça me stresse, du genre angoisse, apréhension, une fois que c’est fait… » Elle moue le vent avec ses mains, pour faire comprendre que voilà ! « C’est comme éviscérer son premier daim, au début on chipote mais faut y aller une bonne fois pour toutes et pas faire sa mijaurée pour les viscères ! »Et après elle ose dire qu’elle sait se tenir…




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Dim 11 Juin 2017 - 18:58
Non, vous ne la traitiez pas comme une pécore, vous la traitiez comme elle se montrait, tout simplement ! Si elle ne voulait pas des cours que vous aviez prévu pour elle, et bien qu’elle prouve qu’elle n’en avait pas le moindre besoin, tout simplement ! D’ici là, vous voyiez qu’elle en avait besoin, à sa manière de se tenir, à la manière qu’elle avait de parler, qu’elle avait de se mouvoir, en bref, elle restait une nobliette de campagne qui ne connaissait rien aux us et coutumes de la cour. Elle ne survivrait pas sans cela, tout bêtement ! Voilà comment les choses allaient se passer, en toute logique, soit elle vous prouvait qu’elle n’avait pas besoin de ces cours, alors vous les lui retireriez, d’ici là, elle les subirait. Tout simplement ! Qu’elle vous prouve ses capacités et vous lui feriez confiance. Ou plutôt non, vous lui faisiez déjà plus ou moins confiance, mais disons que vous la laisseriez être bonne juge si elle pouvait vous prouver qu’elle n’avait pas besoin de ces cours.

« Les robes sont bien, mais ce sont des robes de petites nobles, de nobles campagnardes. Mais là, il faut des robes de princesse, d’ambassadrice ! Bref, des robes qui corresponde au rang, et pareil, plus de déplacements à cheval comme en campagne, sauf si bien sur, il y a partie de chasse. Un fiacre sera plus approprié ! Je ne veux pas vous brimer, mais je veux que les choses se passent bien pour toi. Sinon, tu risquerais de nuire à ton mari. Pire, à me nuire. Ce que je ne souhaites pas ! Pas plus qu’une jeune femme sous ma tutelle, n’est-ce pas ? Songez que l’apparence n’est, ni plus ni moins que la première impression que l’on donne. Et on ne s’en débarrasse jamais ! Et l’impression que vous devez donner est celle d’une princesse, d’une duchesse en devenir, d’une femme assurée et qui assume son statut ! Rien de moins. Aussi, les tailleurs de ma nièce seront à la hauteur ! Il faut me faire confiance ! Et croyez-moi, vous ne serez pas déçue…. Pareil pour le titre. Si je vous appelle altesse ce n’est pas pour vexer, mais il vaut mieux s’y habituer. Au même titre, si quelqu’un vous appelle « madame » il faut la reprendre sur le sujet. Le bon terme est « votre altesse », ou « Votre altesse princière ». Il faut que vous marquiez le fait que vous êtes une princesse de plein droit. »

Une bonne chose que de lui expliquer ça ! Vous lui sourîtes, car vous savez que ça l’agacerait. Vous saviez très bien que cela pouvait être difficile, même si vous, vous aviez le problème inverse : beaucoup de gens, dans l’idée de se faire bien voir, vous donnait du « votre altesse » alors que j’avais été écarté de la lignée du trône… mais cela revenait un peu au même, n’est-ce pas ? Vous restâtes un peu silencieux avant de l’encourager dans voie qu’elle envisageait, celle de la reine mère… une femme importante et qui avait une personnalité douce et affable !

« Alors faites-en vous une amie sincère, un soutien. Elle est influente, généreuse, et affable… même si elle est un peu influençable. Le peuple l’aime beaucoup. Parlez-lui, entretenez votre correspondance avec elle de manière régulière, soignez votre relation avec elle. Ele pourait vous être un soutien indéfectible ! »

Et là, la faute. Vous toussotâtes pour lui faire comprendre qu’elle allait sans doute un peu trop loin, là, dans ses comparaisons ! Oui, vous ne pouviez pas vous empêcher de vous dire qu’il y avait sur les manières beaucoup de travail. Trop peut-être.

« Plus de comparaisons semblables s’il vous plait, c’est ce qui vous fera décrédibiliser, au bas mot ! Je vous aiderai à avoir une audience avec ma nièce, l’impératrice ! Ou avec Sire De Voisin. Mais rien n’avancera jamais si vous ne surveillez pas votre langage. C’est pour cela que vous aurez des cours de savoir-vivre ! Vous apprendrez ainsi la discussion de salon, l’art et la manière de parler selon le rang de chacun, et bien sur, dès que votre rôle d’ambassadrice sera effectif, je tacherai de vous servir de conseiller. Et pour cela, c’est moi qui vous apprendrais la politique, la géopolitique, et autres sujets du même acabit. J’ai reçu dès l’enfance l’enseignement que vous aurez sous ma tutelle. Mais je ne suis pas un monstre, je vous ménagerai des temps de décompression et d’échappatoire à ce milieu qui n’est pas le vôtre. Ne vous en faites pas ! »

Enfin, vous vous approchiez d’elle.

« Je vous laisse donc rédiger tranquillement vos lettres et nous en reparlerons, Altesse. Maintenant expliquez-moi un peu ce que vous savez de la puissance, des faiblesses aussi… disons… de votre pays, Eskr… dites ce que vous pensez, et nous en discuterons ensemble ! Premier cours de géopolitique ! »

Le vif du sujet… 
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Ven 16 Juin 2017 - 9:38
Emily n’aime pas l’idée des robes de Princesse, ce n’est pas pour faire la têtue, elle n’en voit juste pas l’intérêt, elle ne serait jamais adepte des chichi précha des gens de la haute haute et si Lowell l’a choisi, c’est aussi pour ça ! Jamais elle n’a mis sur son dos des machins de dentelle, elle aime le simple, est-ce un mal, alors, elle croise les bras en observant Nemrod. «Sans vouloir vous offenser mes robes sont très bien. Même faites par les plus grandes mains, je ne veux ni dentelle, ni ruban, ni chichi, ni tralala. J’ai déjà du mal à supporter des vêtements, je les aime simple ! Je veux bien faire l’effort, mais je me déguiserais pas ! » Que ce soit clair ! Ses robes seraient peut-être de meilleures étoffes mais elles ne seraient pas des vêtures de chichiteuse. Ça non ! «Mais pourquoi plus de cheval ? » Elle râle, que de code, de prout prout et dentelle. «Pardon, je sais, je râle, je comprends mais je râle, vous le savez. Si je ne le faisais pas, ce serait anormal. J’aurais un fiacre, mais j’espère que je pourrais aller faire du cheval. En passetemps, en plus de la chasse. Les dames en font non ? Aux Ecuries de Lascelle par ici, j’me trompe ? »

Ah bah oui, si elle ne peut pas faire du cheval dans les rues et poser son cul dans un fiacre…elle va devoir compenser. «Comment font les femmes de la cours pour ne pas se taper un cul aussi énorme que les portes de ce palais ! Le cheval fait faire du sport. Le sport permet de garder une certaine ligne et une santé. » C’est ce qu’elle a appris. Mais bon, si les Ambrosien aiment avoir de grosses fesses. D’accord c’est un peu de mauvaise foi, mais elle le pense ! Beaucoup de mauvaise foi, mais tant pis ! Lily est ainsi faite pour en faire preuve un peu histoire de protester avant de se plier.

Le reste lui fait hausser les yeux au ciel, avachie dans son siège, elle soupire. Elle regrette déjà tout ça, et elle en a assez. Autant changer n’était pas ainsi prévu, ou en tous cas, autant faire semblant. Elle bougonne mais elle s’y pliera et déjà,elle se redresse dans son siège.

«Mui, jusqu’à ce que les conseillers de Lowell la trouve trop envahissante et la Mère finira surement avec un peu de poison. Non que je veuilles faire la dramatique, vous connaissez l’histoire du précédent roi Eskroi…précédent….deux trois générations…qui est mort fou ? Les pages de sa bible avait été empoisonné et sa femme l’avait découvert en ayant gardé le précieux ouvrages. Nulle doute que les hommes la feront passer pour folle de chagrin. » Lily soupire. «Pardonnez-moi je n’ai aucune confiance à la cour de Lowell et en aucun de ses conseillers, surtout ceux qu’on voit pas. Lowell me confiait sans s’en rendre compte des choses, pour m’impressionner. La mort de son père me fait penser que c’’est …. Pas naturel. Et sa mère y passera….mais ce sont que mes idées hein, peut-être que je stress trop. »

Elle passe une main sur son visage, elle n’aime pas la situation alors elle pense trop. Ce n’est pas sa faute, c’est comme ça. Elle pousse trop le vice surement. Quand il se met à tousser, elle hausse un sourcil, curieuse, avant d’entendre pourquoi. Là encore, elle hausse les yeux au ciel. «Quoi ? Je sais éviscérer un daim ! Non mais que c’est cul serré ! » Oui elle s’offusque. «J’ai aucune honte à la chose ! Les gens dans les palais sont des péteux, mais s’ils avaient pas leurs batisses et leur bordel, je leur donne pas cinq minutes. »

Franchement ! Mais dans quel monde vive les gens du palais ? Ce n’est pas parce qu’ils philosophent qu’ils sont plus intelligent qu’elle et surtout plus important. Elle déteste ça et elle ne dit plus rien, tapotant simplement du pied sur le sol en mordillant son ongle. Contrariée ? Un peu.

Elle écoute, Nemrod a beaucoup de patience et elle n’apprécie pas de le prendre comme bouc émissaire, il fait ce qui est bon ! Alors elle se relève pour le regarder et aller prendre les affaires pour recopier les lettres. Cette fois, elle s’assoit le dos droit, parfaitement positionnée, sans une once de mauvaise tenue et soupire. Elle applanit les brouillons avec les annotations,prends une feuille propre, encre et plume.

«Je vais vous offrir un stylo à réservoir c’est bien pratique vous savez ? » Elle lui sourit,c’est un signe de paix car elle se sent un peu sur l’offensive et commence à recopier. «Eskr, sa plus grosse faiblesse, c’est les guerres fratricides entre seigneurs, qui veulent le bout de terre de l’un ou de l’autre, néanmoins nous avons une armée terrestre assez bonne, habitués à tous les climats, notre pays est vu essentiellement comme une terre de débile consanguin et on oublie pourtant que nous avons les meilleurs forges et les meilleurs armes. Nous revendons à tous les pays, même à Ambrosia qui achètent les épées de ses armées chez nous. Nous sommes instruits quoi qu’on en dise mais ce sont les hauts seigneurs surtout, nos collèges sont visités par tous les pays, pour nos livres, certains Ambrosiens finissent même leurs études dans nos lieux d’érudition. On est desservis par nos tendances à l’acier et à être belliqueux. Les Eskrois ont le sang chaud, surtout les hommes, et pour certain, les femmes sont plus perfides car elles dirigent les hommes du royaume quand elles sont intelligentes. »

Emily redresse la tête, savoir si c’est suffisant. Pour débuter.




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MessageSujet: Re: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Jeu 6 Juil 2017 - 14:51
Ah, quelle fraicheur, pas de froufrous ni autres petites choses similaires, vous aviez très bien compris, et il serait fait en conséquences. Bon, après, vous n’aviez rien contre le fait de porter des pantalons, si elle le désirait, Lilith le faisait bien en public… mais il s’agirait de pantalons féminins, étudiés pour sa silhouette. Rien qui puisse rappeler ses origines plus que modestes aux yeux des courtisans Eskrois. Tout simplement. Question de respect et d’image. C’était essentiel. Vous restiez silencieux, avec ce petit sourire en coin qui avait tendance à penser que vous vous moquiez, mais non, pas du tout !  Vous étiez juste ravi de voir qu’elle se pliait, bon gré, mal gré, aux exigences de la situation. Des exigences bien plus énormes que ce que l’on pouvait attendre d’elle au quotidien. Et vous l’en auriez plaint si vous n’aviez pas su qu’elle était tout à fait capable de relever un tel défi. C’était l’évidence même !

« Vous pourrez chasser de temps à autres… mais n’escomptez pas aller à la chasse plusieurs fois par semaine pour vous détendre. Avec le rôle d’ambassadrice, vient un emploi du temps fort chargé. Toutefois, je puis vous organisez une à deux reprises par semaines aux écuries Lascelle si vous le désirez… Mais ce seront des récompenses, durant ces trois ans, tant que vous vous comportez comme il sied à une princesse, vous aurez tous vos petits privilèges, vos petites sorties. Avons-nous un accord ? »

Voilà qui était fait, mais à peine eu-t-elle continué que vous levâtes les yeux au ciel… pas pour son analyse de la situation à la cour Eskroise, bien au contraire, elle faisait preuve d’une analyse un peu réduite, certes, mais plus sur son avis concernant ses concitoyens. Elle n’avait définitivement aucune manière, et vous désappariâtes sa réponse d’un claquement de langue. Vous vous fichiez comme d’une guigne qu’elle sache éviscérer un daim. Le fait était que la situation était là et que si elle ne voulait pas finir avec six pouces d’acier entre les omoplates, elle allait devoir intriguer comme n’importe qui d’autres. ¨Pour la dernière fois, elle devait laisser la pécore au placard et agir en dame de la haute.

« Et ici et maintenant, dans ce monde, c’est moi qui ne vous donne pas cinq minutes avant de finir discréditée, ridiculisée et humiliée. Laissez toutes vos manières de pécore au placard. Vous pouvez penser qu’ils ne survivront pas dans votre monde. Mais l’inverse reste valable. Vous plongez la tête la première dans une fosse aux ours toute nue et enduite de miel… alors essayez au moins de ressembler à un ours, d’accord ? Moi-même j’y ai été forcé à mon retour ici… »

Vous lui sourîtes en voyant qu’elle se reprenait un peu, voilà qui était préférable et vous niâtes de la tête quand elle proposa un stylo à réservoir… votre bonne vieille plume métallique allait très bien, et votre petite bouteille d’encre aussi ! c’était inutile de compliquer les choses avec trop de technologie. Cette méthode était amplement suffisante à vos yeux ! mais vous ne dites rien, vous l’écoutâtes en silence. Enfin, la vraie leçon commença.

« La féodalité est en effet à la foi un point fort et un point faible, elle ne rend pas votre armée particulièrement efficace, chaque seigneur ayant son Ost. Car même si les seigneurs sont unis, la communication reste compliquée, chacun ayant son indépendance et ne répondant qu’à son suzerain direct… en somme ce sont presque des états chacun, à leur manière… par contre, pour la forge, je dis oui et non… autant vous forgez le meilleur métal, autant les plus beaux produits finis sont Raclusiens… pour le reste, je suis assez d’accord… mais maintenant essayez de davantage comparer avec ses voisins et non plus en tant que pays seul. Un pays dans un monde. Par exemple, les femmes, bien qu’elles soient plus perfides ou plus intelligentes que certains hommes, ce qui est valable de partout, leur place en pays Eskrois est tout de même plus limitée qu’ailleurs, ne serait-ce pas un défaut étouffant de grands talents ? Un autre exemple, ce serait ce que je disais pour l’armée. L’ost de chaque seigneur pourrait être comparé à l’armée de chaque Cité-Etat de la Ligue Raclusienne, mais chacune est mieux organisée, plus disciplinée, et la longue habitude de politique commune a réduit les indépendances en cas de déploiement de plusieurs cités états à la fois… voyez-vous ce que je veux dire ? Continuons, parlez-moi des relations interdépendantes entre Eskr et ses voisins… en particulier avec le protectorat, je vous prie… »
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MessageSujet: Re: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Mar 11 Juil 2017 - 7:38
Le rossignol n’est pas une farouche opposante de tout et n’importe quoi. Ses humeurs de liberté et de choix se plient facilement devant la nécessité. Il n’empêche qu’elle trouve tout à fait certaines choses plus stupide que la stupidité et fortement minable. Ses vêtements lui plaisent, la simplicité est de sa nature, elle n’a pas le gout vestimentaire de l’excès et ne l’aurait jamais, mais voilà qu’elle devrait s’y plier. Oh, bien entendu, elle ne ferait point de perte de temps dans le vêtement, le tailleur prendrait ses mesures, elle donnerait ses indications et basta. Tout cela dans le but fort utile de paraître…ça l’ennuyait mais elle s’y pliait.

«Je ne suis pas une petite fille que l’on gage d’une récompense parce qu’elle a bien appris. » Précise-t-elle sans pouvoir se retenir. «Mais nous avons un accord. Je préfèrerais y aller lorsque j’en ai envie, pas forcément parce que j’aurais bien travaillé. » Elle a l’impression, trop forte, de se retrouver avec son oncle et son système de récompense. De ce fait, elle préfère préciser, elle pourrait même ne jamais y aller, l’important est de savoir qu’elle le peut, quand elle le voudrait, c’est tout !

Bien sûr, elle tient à ses petites choses qui la caractérise et voilà qu’elle soupir alors qu’il la reprends, lui rappelle qu’elle rentre dans la cours des grands et elle ne peut s’empêcher de soupirer et croiser les bras. Un air de bouderie sur les traits, elle est agacée. Bien entendu, elle tourne la tête et reste à penser, en maudissant intérieurement les choses. Les Dieux n’ont pas été franchement sympa avec elle pour lui avoir mis dans les pattes Lowell. Elle ignore bien comment il a pu la découvrir parfois et elle le déteste tout simplement pour avoir posé les yeux sur elle !

Il aurait mieux fait d’être aveugle !

Elle ne dit trop rien, préférant se taire en décroisant les bras et regarder son tuteur avec un regard peut-être involontairement sombre, fâché. Elle préfère se plier, parler, bon grès, mal grès sans trop faire plus de cérémonie aux choses. En recopiant, elle s’arrête et réfléchit avant de soupirer. «Je ne sais pas pour le Protectorat. » Face à cette évidence, elle regarde Nemrod nullement honteuse mieux vaut dire qu’’on ne sait pas que l’inverse. «Je sais qu’il y a peu d’entente ou en tous cas, voulue. A la cours Eskroise, le Protectorat est traité de nation de fanatique, ils évoluent en leur compagnie parce qu’ils y sont obligés, mais je ne saurais définir mieux que cela les relations. Je sais qu’ils s’entendent un peu mieux avec les Raclusiens, il n’est pas rare que le serf d’un noble soit vendus à Raclus, histoire de combler des besoins ou que des esclaves soient libérés et encore le mot est grand pour servir dans les châteaux…mais après, je ne suis pas à l’aise, pas le moins du monde sur le sujet. »




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MessageSujet: Re: clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. Dim 30 Juil 2017 - 20:27
Vous compreniez sa réaction : vous saviez parfaitement qu’elle était assez grande pour éviter cette idée de carotte et de bâton. Toutefois, vous aviez mené trop souvent les hommes pour savoir que cela n’aurait aucun effet sur eux. Vous connaissiez bien la nature humaine. Enfin, celle des soldats tout du moins ! Mais bon, un soldat était un homme comme un autre, non ? Vous ne la traitiez pas comme une enfant, même si elle le croyait !  Vous lui sourîtes avant de lui rétorquer quelque chose de juste ! Même si elle n’allait pas aimer.

« Altesse, vous pensez que les marins à qui l’on donne une ration de tafia parce qu’ils ont bien travaillé, ou fait un acte remarquable, pour les récompenser, fait d’eux des enfants ? Allons, il faut être plus intelligent que cela. Pour mener les hommes et les femmes, pour les diriger, pour les éduquer, la seule méthode qui convienne est celle de la carotte et du bâton. Ici je propose un bâton. Je vous sucrerai vos loisirs sans hésiter si vous me décevez au cours de ces trois ans : ils seront jugés comme un frein et une distraction, donc exit les freins et les distractions pour vous permettre d’avancer. En somme que vous travailliez normalement ou mieux que d’habitude, peu me chaud, mais que vous négligiez vos devoirs sur n’importe quel plan que j’estime essentiel et exit les reprises et les promenades à cheval. Tant que le travail et les devoirs sont fait au moins correctement, si ce n’est excellemment, vous serez libre de monter à cheval, et autres. »

Vous ne la traitiez pas comme une petite fille. Bien au contraire. Vous la traitiez comme n’importe quelle nouvelle recrue d’un régiment, comme n’importe quelle personne à qui vous aviez commandé. Ni plus, ni moins ! Et concernant le reste… et bien… disons que vous préfériez volontiers avoir en face de vous quelqu’un qui vous disait qu’il ne savait pas, plutôt que de voir quelqu’un inventer.

« Je vois que vous n’avez pas une idée précise, mais de bonnes bases. Vous n’avez pas tort au sujet du protectorat. Ce sont des fanatiques. Ils croient davantage que les autres, leur sectarisme est dangereux car particulièrement manichéen. De plus le fait que leur souverain passe pour dieu vivant est quelque chose de dangereux, car ils estiment en conséquence être dans leur bon droit !  Le problème que peut causer le protectorat à Eskr est le même que celui qu’il causerait aux Raclusiens : le fait qu’il soit morcelé, enfin, c’est un bien grand mot, mais chaque seigneur étant uniquement inféodé à un suzerain, cela leur offre une certaine indépendance… et donc, il est possible de grappiller l’esprit des fidèles morceau par morceau, fief par fief. Le problème est que les en empêcher serait risquer de courir à la disette, si ce n’est grave, au moins légère : Le royaume achète une grande quantité de grains au Protectorat ! »

Vous lui sourîtes. Le commerce était la source de toute relation diplomatique avec la puissance militaire.

« Allez-y, faites la même chose pour la relation entre Eskr et la Ligue. Voyez toujours deux axes : commerce et militaire. Le protectorat n’ayant pas d’armée réelle – même si je subodore que toute sa population prendrait les armes comme conscrit en cas de problème majeur -  je n’ai pas traité cet angle-là. Mais faites-le pour Raclus ! »
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