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[Clos]Acte I, scène 4: Damoiseau et gentilhomme

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Valerian d'Andressy
Gentleman cambrioleur
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MessageSujet: [Clos]Acte I, scène 4: Damoiseau et gentilhomme Mar 30 Mai 2017 - 15:04
Il est des mises en bouche que l’on fait avant un dîner, dont les dames de bonne lignée, ne sauraient se privée. Madame de Rostepierre est de ces maisonnées, qui savent le prix d’un après-midi bien fait. Et je vous gage, mesdemoiselles bien née, de prendre note de ce que je vais vous enseigner pour vous mettre en bouche avant le dîner. Cela peut marcher entre chaque intermède, petit-déjeuner, déjeuner et gouter, mais pour vous creuser l’appétit, rien ne vaut de jouer dans un lit.

Un lit…ou une autre chose, un endroit où vous pourrez prendre des poses, vous alanguir de ci, de là, et sentir votre corps même crisper ses doigts. Il y en a, plus ruraux, qui vous dira le foin, mais pour vos peaux sans chagrin, c’est un mauvais conseil. Il rendrait votre épiderme vermeil. Ainsi donc un endroit bien plaisant ou les moments sont envoûtants.
Quand vous aurez l’endroit indiqué, choisissez un homme, plus ou moins distingué, mais qui ne rechignera jamais à vous essouffler. Bien, une fois cela fait, vérifiez que sa constitution vous plait, qu’il n’y a rien à désavouez, et que tout est parfait. Rassemblez le lit, l’amant et quelques temps de votre vie, vous pourrez alors gouter au plaisir d’un après midi sans dormir.

Et si vous êtes un peu comme Madame de Rostepierre, une charmante dame, avec rien d’austère, veuve et belle comme la nuit, vous aurez des malices qui me poussent aux vices !

Aux vices, mais pas sans délice…
Me voilà nu, entièrement ! J’aimerais vous dire que présentement, j’ai l’air idiot séant, cette dame n’en fait qu’à sa tête, je lui dis que je ne peux rester tout en étant poète, elle se joue de moi et m’enferme là,  nu pour que je ne m’échappe pas. Si je ne craignais point de faire tourner des têtes, je m’en irais et la chose faite, traverserais le palais, en tenue de nudité ! Mais ce serait insolent pour ma chère Majesté, le reste, je n’en ai que vaguement rien à pisser.

Et le temps passe et je réfléchis, j’ai un grande répétition à sept heures et demi. Hélène va me tuer si je viens à la manquer ! Il me fait de quoi m’habiller, mais jusqu’à preuve du contraire, Madame de Rostepierre, a une taille trop fine pour que je chipe de ses habits, et que je m’en aille ainsi travesti ! Il me faut de l’aide…

Voyons…

D’un pas éloquent je me dirige vers la porte des appartements, j’ai une idée, je vais guetter, un serviteur ou je ne sais ?J’entends un pas arrivé…tant pis, si sa tête me déplait, je ne lui demanderais pas de m’aider ! Mais soyons conscient de ma veine, car je vois un petit jeune homme blême.

-Psss…pssss…

Il est passé sans me remarquer, ma tête seule est passée par la porte entrebaillée, je cache derrière elle, ma nudité.

-Psss psss mon jeune ami….sauveriez vous ma vie ?

J’ai l’attitude maligne des amants, qui après un coup de pine s’échappe tout séant, mais c’est un peu la vérité, bien qu’elle soit plus jolie que cette image donnée.




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MessageSujet: Re: [Clos]Acte I, scène 4: Damoiseau et gentilhomme Jeu 1 Juin 2017 - 13:33
Impie...

Il y revenait sans cesse. La façon dont ce terme avait résonné en son sein, agrémentée de remises en question perpétuelles, de prières dont la fausseté s'engouffrait comme un vent d'hiver dans le vide de son âme pour le désarçonner d'un mugissement face au cheval cabré de l'autel amethien... Un mystère aux sombres lueurs de vérité l'attirait dans ce mot, comme il avait été attiré vers M. Chesterfield, vers le danger et le chaos.

Sa déesse favorite était muette, comme toujours. Il n'avait plus aucune confiance dans le clergé, cherchant désormais les démiurges au-delà des ministères où le pouvoir se refondait tel un cierge sacré sur les autels devant lesquels se pressent les hommes idolâtres préférant la faveur réelle des puissants à l'hypothétique récompense des divinités. Les frontières de son esprit enfin abattues laissaient s'échapper une multitude de questions dont le vol n'était couronné que d'incertitudes, tristes lauriers pour des oiseaux confronté à des assurances volatiles et des doutes tenaces. Livré à lui-même, seul face à l'incertitude lui rongeant le coeur, sans nul confident ou protecteur, il entamait ce que d'autres appeleraient une oeuvre au noir. Seul dans les murs de son esprit, seul dans ce palais, solitaire encombré de mots qu'il arrachait aux pages des livres dont la compagnie lui était encore la plus supportable, il aurait aimé épancher ses craintes dans un coeur aimé, ou peut-être mieux un coeur ami. Myrcéa d'Albret n'aurait-elle pas été plus indiquée pour le sortir de son labyrinthe que l'amoureux vacillant lui-même aux embranchements de sa foi?

Happé par ces réflexions escortant ses pas lors des contingences terrestres emprisonnant son temps dans une mécanique huilée par le Prieur, il en manqua presque le visage flottant à travers l'entrebaillement de la porte. Qu'était-ce donc que cela? Une mauvaise farce sans doute...

"Et vous, sauveriez-vous la mienne?"

Combien tendent une main lorsque la chute menace l'homme agrippé au rebord du gouffre? Quelle valeur intrinsèque a la vie? Qui la charité guide-t-elle vers le secours d'un parfait inconnu? Trop de mélodrame pour une comédie légère, le ton n'y est pas. Il me faudra donc orner cette jeune face d'un sourire, mener le garçon face à son interlocuteur impromptu alors que son timbre s'enjouera d'une légèreté de courtisan. Sa course de l'après-midi s'était révélée particulièrement rapide, et il disposait d'une bonne heure avant la prière précédant le dîner.

"Allons, dîtes toujours, que puis-je pour votre service?"

Qui était cet homme assez fou pour lui demander son aide? Pas un habitué du Palais, ceux là spéculaient sur les raisons de sa présence temporaire auprès du Prieur. Il avait même entendu une dignitaire glousser au dernier sobriquet le concernant, "le pupille impossible". Son Eminence était son 4ème tuteur après tout: y en aurait-il un 5ème? Un 6ème? Allait-il battre un record? Qui sait s'il n'y aurait pas bientôt des paris le concernant...
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: [Clos]Acte I, scène 4: Damoiseau et gentilhomme Sam 10 Juin 2017 - 14:40
Sauverais-je sa vie ? Oh je ne connais pas ce damoiseau, je vous le dis, mais je sais que je ne laisserais personne, jamais, risque sa vie, sans avoir tout fait pour lui ! Alors la porte s’ouvre en grand, peu importe si je suis dès à présent, aussi cul nu qu’un petit enfant, peu m’importe ! Que les diables soient à ma porte, je les pourfendrais avec ma verve et je les tourmenterais, avec fièvre, je les tuerais !

Une main sur l’appendice masculin, je m’avance et cherche ceux qui ont outrance, d’en vouloir à cette homme. Mais je suis sa chance ! Et me voilà à demi-nu, dans des couloirs bien foutu, à chercher les mécréants qui lorgneraient.

-Qui !Qui en veut à votre vie ? Je vous jure pardi, je prêterais un peu de ma vie pour protéger la vôtre, et pour votre bonne fortune, je serais votre apôtre ! Alors dites-moi ! Où sont ces scélérats !

Bien entendu j’ai tout bien compris, et ceux qui me connaissent vous le dirait ceci-dit, je fais l’idiot et je monte sur la scène, c’est mon défaut que d’être un peu obscène. Heureusement pour moi, personne d’autre n’est là. Le couloir est exempté de personne qui pourrait me regarder, mais il ne pourrait déterminer qu’un corps odieusement parfait.
Les dames disent quand elles sont enfin prélassés que ma fossette est aussi sur mon cul représenté, je veux bien les croire en vérité, j’ai parfois du mal à aller jusque là regarder.

-Oh diantre, c’était une façon de parler ! Moi qui était prêt à tout casser !

Je souris à ce jeune damoiseau, un sourire tout à fait beau, je vérifie de ne point être épié et je me glisse dans l’appartement non-fermé. Un coussin est saisi, histoire de cacher mon vît, non que je ne veuille pas le montrer, mais ce sont des choses d’intimité que je ne pourrais décemment pas lui faire profiter…je ne voudrais pas l’offusquer ou le tenter…

-Comme vous le voyez, la dame de mes pensées, pensées d’après-midi. Précisais-je sans mépris. A trouvé bien charmant d’emporter mes vêtements. Il serait bien agréable que vous puissiez m’aider à en trouver et que cela reste discret. Ma Dame est mariée.

Et je suis pour elle guère plus qu’un objet mais je ne vais point le chipoter. Alors il reste à ce cher damoiseau, à m’aider à trouver un petit trousseau, de quoi me parer ! Je lui aurais bien, ses vêtements demandés, mais je risquerais d’aux embrasures les déchirer !




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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: [Clos]Acte I, scène 4: Damoiseau et gentilhomme Mar 4 Juil 2017 - 7:49
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