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 :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: 2nd étage

[CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard]

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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Mar 6 Juin 2017 - 21:39
Il fait jour depuis plus d’une heure, et pourtant, les nuages oppressent le ciel  et forment une masse qui grise la journée. Les prêtres de Helia, les meilleurs météorologues du monde prédisent la chute de la neige pour aujourd’hui. Le froid qui vient mordre la capitale est semble-t-il décidé à rester, annonçant une vague glaciale sans précédent depuis quelques siècles. Des dispositions sont prises rapidement dans la cité, mais ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus…non.

Je suis agitée, me voilà à tourner en rond dans mon bureau, incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. Si je le pouvais je me poserais mais j’en suis inapte. Quoi que l’on puisse croire, je n’ai pas oublié, je n’ai pas laissé le souvenir de Elrich s’étouffer, je n’ai pas encore lâché l’idée de voir justice être faite pour sa mort. Everard me parle des « impies » à l’origine de tout cela et je lui demande d’arrêter. Les hommes se tuent entre eux depuis des siècles, ce n’est pas parce que mon époux était un saint-homme, qu’il pouvait être épargné.

Oh bien entendu le sujet est épineux, mais je n’en parle pas avec lui dans l’intimité, ou très peu. Les meurtriers paieront et c’est bien pour ça que j’attends Richard aujourd’hui

Il fait chaud dans mon bureau, une tenue masculine harmonisée à la mode féminine traînant dans des teintes bordeaux plutôt sombre, les cheveux tressés, je n’ai pour parure que le diadème impériale, consistant à goutte sur le front, plusieurs roue sertie d’ombre. Je porte de nouveau quelques décolleté discret, le plus souvent harmonisé de dentelle.

Je ne comprends pas que Lampré n’ait pas déjà été arrêté, il file entre les doigts et je ne peux pas l’accepter,  j’ai besoin de déterminer avec mon ministre de la justice bien des choses. Cet homme, je le connais depuis l’enfance, quel que soit les coucheries qu’on lui prête avec ma mère, j’ai pris choix de faire confiance pour ne pas le détester. Sa femme fut ma couturière, son ex-femme et son fils offense l’Empire autant qu’il le sert. Je ne veux point me mêler de ce que devrait faire Lawrence !

Ai-je un peu d’affection pour cet homme ? Oui, il est de ces gens de cours qui veillent sur les enfants des têtes couronnées. J’ai maintes fois été assise à son côté pour lui poser des questions, à laquelle on ne me répondait pas, je lui ai demandé adolescente comment il jugeait Hélène et moi, intriguée d’avoir son jugement, et je peux dire qu’il a jalonné mon existence.

-Votre grâce, Monsieur Richard Welton est arrivé.
-Faites le entrer.

Baptiste s’éclipse et laisse pénétrer Richard vers lequel je m’avance, je ne peux que sourire en le voyant, à un âge plus … frivole,j’espérais l’épouser. Comme quoi, j’ai toujours eu un faible pour les hommes qui sont mes ainés, mais ce n’était qu’enfantillage de demoiselle, voyant en l’homme une sorte de Héro de temps moderne, des fantaisies !

A l’âge adulte, je suis bien loin de ces fariboles.

-Monsieur Welton ! Richard…je vous souhaite le bonjour.


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Richard Welton
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MessageSujet: Re: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Dim 11 Juin 2017 - 20:10
Ça pue. Oh attention, je ne parlais en aucune façon de l’odeur ambiante, qui sentait davantage le Kaf qu’autre chose. Ma drogue, mon moyen de m’en sortir… mais bon, je m’écartais du petit coin dédié à Taren. Pour mes prières quotidiennes, c’était parfait. Pour l’hebdomadaire, aller une fois par semaine au temple n’était pas quelque chose de trop compliqué… je soupirais… non, ce qui allait être compliqué, c’était maintenant de trouver une bonne raison à fournir. Je n’étais pas stupide. Une convocation matinale de l’impératrice n’était pas anodine. Après tout, le conseil des ministres aurait à peine lieu quelques heures plus tard… mais là, j’avais beaucoup de travail… et toute cette histoire avec Lampré… infame salopard… entre lui et les saloperies de fuites… que pouvais-je espérer, au juste ? J’allais me prendre sans doute un savon parce qu’il courait toujours… et bien pour le moment, même si l’impératrice n’aimerait pas cela, ça m’arrangeait beaucoup… tant qu’il courait, l’enquête restait ouverte…

Enfin bon, il ne fallait pas faire attendre son altesse impériale… je montais dans mon fiacre pour laisser les bâtiments du ministère de la justice et de l’intérieur… allez, un mauvais moment à passer sans doute. Malgré sa perspicacité, le manque de résultats ne plairait pas à son altesse, je le savais d’avance… du coup, autant que cherche à faire les choses bien ! Je profitais donc du trajet pour essayer d’ordonner d’éventuels arguments… et j’étais tellement pris dans mes pensées que le trajet passa comme ça, sans que je ne m’en aperçoive et quand on me prévint que j’étais arrivé, j’en fus presque surpris. Je descendais donc pour me diriger vers la porte du palais.

J’entrais et je me rendais sur les lieux de la convocation. Je m’entretenais avec le majordome et le prévenais que j’étais attendu. Il me fit dire qu’il allait prévenir sa majesté, et que je devais attendre ici. Je restais silencieux et attendais que l’on m’invite à entrer. Puis je rentrais d’un pas vif, juste assez pour arriver à l’endroit où, protocolairement, je posais un genou à terre et attendais d’avoir l’occasion de baiser la chevalière impériale.

« Votre Altesse. »

Je ne lui souhaitais pas vraiment le bonjour, parce que c’était compris dans la salutation, de base. Les gens demandaient rarement avec envie de savoir comment ça allait ou souhaitaient le bonjour par principe plus que par préoccupation. Non pas que ce soit son cas, bien sûr ! J’attends l’ordre de me relever, pu au moins un signe et je le faisais pour lui sourire, bien que toujours plus sévère qu’elle…

« Puis-je connaitre la raison de cette convocation, Majesté ? »

Mais je m’en doutais ! Fortement, même !
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Lun 19 Juin 2017 - 12:37
D’une invitation à se dresser, je lui désigne le fauteuil du bureau du côté invité, je préfère rester debout. La neige ne tombe toujours pas, mais le temps semble s’être assombri, il n’y a pas de surprise à me voir agitée, à l’habitude je le laisse gérer les affaires du ministère assez facilement, ne demandant que des rapports réguliers. Mais cette fois, je vais être intrusive.

-Où en sommes-nous Richard ? Soufflais-je en me tenant droite et tenant le dossier de mon siège. Je veux dire, comment se fait-il que Lampré court toujours et qu’il n’ait donné aucun signe de vie depuis la découverte des preuves. Nous n’avons jamais pris cet homme comme un danger, il vole, il agit depuis des années et il vous échappe. Il n’a jamais été dangereux maintenant il l’est.

Je suis agitée par la colère et la frustration, il est clair que lorsque je reverrais Everard ce soir, j’aurais de quoi tourner en rond pendant des heures, à m’énerver, pester. Ce n’est pas parce qu’il est mon amant que j’en oublie mon époux. Elrich ne méritait pas ça et je n’en démords toujours pas, pourtant me retrouver ainsi agitée, ce n’est pas ma nature. Je crois que je suis sur les nerfs. Je commence à me dire que certaines choses..je ne sais pas, j’ai des inquiétudes que je chasse inlassablement dans le fond de mes pensées pour ne pas y faire face.

-Sans parler que de Lampré j’aimerais aussi que nous fassions le point. On m’a rapporté trop de chose pour que je ne vienne pas vous demander ce que vous comptez faire. On me parle de duel en recrudescence, d’affaire de vol, et je ne parle même pas du protectorat qui espère grappiller de l’autorité avec ses traques à l’impie. Il est temps de faire quelque chose de plus précis sur leur liberté en Ambrosia à ce sujet.

Ce n’est qu’une amorce d’un projet, il me faut voir le grand prêtre de Tarren pour les détails, mais il va falloir que le protectorat se plie à une justice plus ouverte, même si des membres de Tarren y assiste je ne peux pas les laisser trop en faire dans mon Empire, dans cet Empire. Pour autant la question est délicate mais j’ai l’horrible sensation que des choses m’échappent dans mon monde et je déteste ça !


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Richard Welton
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MessageSujet: Re: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Lun 26 Juin 2017 - 18:27
Je m’asseyais, mais je savais parfaitement que je n’avais pas de quoi être parfaitement à l’aise. J’allais être passé au crible, je le savais ! La preuve, à peine commencé et déjà on me rappelait que Lampré devait être arrêté pour meurtre… pourtant je savais, je me doutais qu’elle ne serait pas capable de voir d’emblée la raison pour laquelle je laissais un peu piétiner pour Lampré. J’avais mes raisons. Des raisons évidentes et logiques. Mais elles n’étaient pas forcément autant teintées de l’évidence pour elle que pour moi, qui avait le nez là-dedans en permanence C’était, après tout, moi, le limier. Pas elle.

Mais je ne dis rien, je ne me justifiais pas. Je n’avais aucune raison de le faire, bien au contraire, autant qu’elle vide son sac pour que je puisse faire le tri et répondre aux seules qui étaient valables et intelligentes. La recrudescence des crimes, ça, hélas, c’était normal, qu’elle se retrouve un époux qui plaise un peu au peuple, et d’un seul coup les vols et autres seraient en baisse, tout simplement. La force armée chargée de préserver la vie ambrosienne ne pouvait pas être partout. Je ne le savais que trop bien. Mais bon, maintenant que je voyais tout ce qui n’allait pas à son avis, je pouvais « choisir » ce à quoi je voudrais répondre !

« Nous sen somme au point où beaucoup de monde fait n’importe quoi à tous les niveaux, si vous me permettez de parler franchement. »

Par exemple on me convoquait pour entendre des excuses alors que je pourrais être en train de continuer d’enquêter ! Rapports inutiles. Des résultats, voilà tout ce que j’aurais dû avoir à fournir, et ne pas avoir à justifier le fait que ça mettait du temps à arriver. Tout simplement ! Je soupirais profondément avant de finalement prendre la parole aussi posément que possible pour aborder le premier sujet.

« Majesté. Quand vous étiez enfant, vous rappeliez-vous quand votre nourrice vous mettait sous le nez une gâterie, un péché mignon, pour vous calmer quand vous étiez dans tous vos états ? Eh bien Ambrose Lampré dans toute cette histoire, c’est ma gâterie, mon péché mignon. En bref, c’est un voleur, mais pas un meurtrier ! Mais je ne suis pas un enfant. Je laisse mes hommes, ou du moins la plupart, courir après Lampré. Cert homme étant ma némésis – nous en conviendront tous les deux – c’est ce que le véritable coupable s’attend à ce que je fasse. Et pendant ce temps j’ai confié à Rivère, oui, je sais qu’il vous est un peu antipathique, mais c’est un gendarme d’exception, une petite équipe d’enquêteurs triés sur le volet pour continuer à explorer des pistes différentes de celles qu’on nous a lancé. Qu’Ambrose continue à courir pendant ce temps. Je finirai par l’avoir… mais de là à l’emmener çà l’échafaud pour du vol… »

Je n’avais pas forcément de preuves tangibles de mon avis, juste des intuitions. Mais c’était mon véritable atout : on ne trouve pas des preuves sans intuitions… pour le reste des sujets abordés, ils sont presque tous sans importance, mais nous y viendrions plus tard. D’abord la laisser digérer ça et me demander de plus amples informations.
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Ven 14 Juil 2017 - 17:43
Richard est un homme qui se soucie peu de la manière dont il parle et n’hésites pas à rappeler que ce qu’il fait, il le fait bien et comme il se le doit. J’avoue sans honte être assez sur les nerfs et détester la situation telle qu’elle est, ce qui me pousse à vouloir savoir où cela en est. Pour moi, rien ne bouge, tout est fixe à la limite de l’immuable, et nous n’avançons pas. Il faut le reconnaître, la mort d’Elrich n’a pas avancé depuis les dernières découvertes, mais je ne devrais pas m’en plaindre, n’est-ce pas ? Après tout, il y a des affaires dans l’histoire du monde qui n’ont jamais été résolue ! Mais je n’y arrive pas.

Assise dans le fauteuil au final, je le dévisage, j’ai envie de lui dire que je suis à bout et que je veux plus d’action mais je ne suis pour autant pas stupide. Je finis par pousser un soupir, après qu’il ait complètement parler, parfois il m’énerve avec ses manières ou sa façon d’être mais je l’apprécie tout autant.

-Lampré n’est donc selon vous qu’une carotte mise sous notre nez pour détourner l’attention ? Lâchais-je en le fixant. Ne pensez-vous pas que vous prêtez bien des lettres de noblesse à un voleur qui agit selon son bon vouloir depuis des années.

Oh je ne porte pas Lampré dans mon cœur, il faut dire que les voleurs ne sont pas forcément ma tasse de thé, et même s’il n’a jamais rien fait contre l’Empire, il ne se prive en rien pour voler certaines personnes, plus qu’il ne le faut. Je finis par soupirer en passant une main sur mon front.

-Je vous fais pertinemment confiance Richard, mais j’ai tendance à être sur les nerfs avec cette histoire. Et je déteste avoir l’impression de devoir venir vous demander ce qu’il en est.

Nous pourrions en débattre pendant des heures, sans que cela soit nécessaire, mais il a la fâcheuse tendance à ne pas trop s’épancher, ce qui ne m’est en rien agréable, qu’il se trouve un secrétaire de confiance pour me tenir au courant, surtout quand la chose m’est personnelle, que ce soit clair. Je prends un peu de temps avant de reprendre.

-une de mes domestiques ne vient plus depuis quelques jours, elle était une de mes personnelles, à vrai dire depuis la découverte chez La Veuve Poison, elle n'a cessé de se faire porter pâle. Hier,elle n'est pas venue. J'ignore ce dont je dois en penser.

Dis-je simplement. etais-ce lié où je me faisais des idées en devenant paranoïaque ?


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Richard Welton
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MessageSujet: Re: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Dim 30 Juil 2017 - 20:58
Bon serait-ce bientôt fini ? J’avais d’autres chats à fouetter que de dire à sa majesté le fond de ma pensée sur les enquêtes sur lesquelles je travaillais pour elle. Oui, c’était ma patronne, mais surtout, surtout j’avais des problèmes face à l’autorité. Etonnant, non ? J’étais l’autorité… enfin, pas loin mais vous voyez ce que je veux dire, non ? Je souriais en silence avant de finalement grommeler dans ma barbe – enfin c’aurait été dans ma barbe si j’en avais eu une.

« Tout ce qui précède un mais n’a aucune valeur, vous le savez autant que moi, majesté. Et vous ne remettriez pas en cause mes conclusions basées uniquement sur des faits si vous me faisiez confiance. »

Voilà qui était réglé à mon sens, mais bon, je savais très bien que cela ne lui suffirait pas. C’était trop évident. Elle voulait des résultats et ne souffrirait pas de l’avoir dans des mois, elle les voulait maintenant. Et elle connaissait assez bien son chien de chasse pour savoir qu’il avait raison. Mais non, cela ne lui suffisait pas. Et bien soit, j’allais lui en faire la démonstration. Mais d’abord cette histoire de servante disparue.

« Je sais, la garde impériale m’a déjà prévenu. Des inspecteurs doivent être en train d’interroger sa famille. Tout simplement ! J’attends les résultats pour voir comment lier cela à cette affaire. Je ne peux rien faire de plus sur le sujet pour le moment. Mais revenons à vos doutes sur Lampré si vous le permettez »

J’inspirais un grand coup avant de reprendre mes démonstrations sur le sujet.

« Depuis le temps qu’il sévit, Lampré a souvent commis des cambriolages audacieux, tournant en ridicule les gens d’arme. Nous sommes toujours incapables de trouver son identité, certes. Mais ! Tous ses cambriolages suivent une forme de schémas. Pas dans leur exécution, mais dans leurs règles. Ainsi, Lampré est coupable de vol, d’escroquerie, mais jamais de meurtre. Dans toute une carrière. Et quand bien même un meurtre aurait simplifié son vol, il l’a toujours évité… pourquoi aurait-il tué quelqu’un alors, aujourd’hui ? Il est trop intelligent pour cela ! Pareil ! Quel imbécile laisserait un mot, comme ça. Lampré aime le spectacle. Il aime qu’on le voit, qu’on le soupçonne. Il a un côté théâtral. Il s’annonce, il prévient. Et s’il voulait cambrioler le palais impérial, il vous enverra un carton d’invitation. Mais il ne signerait pas un coup a posteriori. Aucune classe ! »

Je soupirai profondément.

« Rien ne colle. Lampré est un os à ronger. Et tout le monde s’attend à ce que je prenne et que je fonce sans réfléchir. Officiellement, je le fais. Officieusement, j’en suis à remettre en n même la disparition de la veuve poison. On m’a trop donné sur un plateau d’argent pour que je ne cherche pas une possible mystification… Le coupable est celui à qui profite le crime. Et je ne vois aucune raison qui fasse que Lampré profite de toute cette histoire. Surtout en s’annonçant. Alors vous avez deux choix : soit vous me faites confiance et vous me laissez continuer comme je l’entends, soit…. Soit tout le monde suivra les pistes que vous voulez voir explorer mais je suivrai moi-même les bonnes pistes. Quitte à remettre ma démission. »

J’y allais un peu fort, je le savais. Mais la justice se devait d’être impartiale et implacable. Le pouvoir, qu’il soit en place par la grâce d’Aernia ou par la grâce de n’importe quel dieu, ne pouvait faire obstacle à Taren. J’en restais fermement persuadé !

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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Lun 31 Juil 2017 - 14:36
-Je vous en prie Monsieur Welton.

Le ton est presque las, alors qu’il parle de démission. Il sait et je sais parfaitement que nous n’en venons jamais à ces extrémités et je me permets de le dévisager. Je ne demandais rien de plus que ce que nous venons de faire. Je déteste ce qui m’échappe, peut-être est-ce le mal des gens qui ont du pouvoir. Je n’aime pas cette sensation désagréable d’incapacité et je dois avouer que je pourrais tout à fait maudire la situation, mais voilà, nous sommes au bon moment.

-Néammoins je vous présente mes excuses Monsieur le Ministre, pour mon impatience, et mon comportement entier. Et je vous remercie de m’avoir ainsi fait partager vos avis sur les choses, car c’était bien la chose qu’il fallait.

Nous pourrions en parler des heures, il voudrait certainement avoir le dernier mot sur cela en me disant que nous perdions du temps en blabla ou encore, que sais-je que nous aurions dû nous abstenir de cette réunion. J’ai confiance en lui, mais il semble en douter, mais je ne vais pas lui expliquer. Je n’ai pas à le faire.

-Vous savez pertinemment que je vous fais confiance.

Mais cela n’empêche en rien mon esprit de cogiter et de s’emporter. Il ne peut tout à fait ignorer que j’ai quelques nécessités à savoir et je ne veux pas passer par mon oncle pour qu’il lui colle deux trois espions aux fesses, quoi que, n’en a-t-il pas déjà un ou deux ? Probablement, j’imagine que mon oncle n’est pas idiot…

-Quoi qu’il en soit…

Je m’arrête de parler avec une certaine stupeur, alors que j’entends frapper à la porte, ou gratter, le siège distinctif que Baptiste doit me parler avec urgence. Je m’excuse donc auprès de Richard et lui annonce de rentrer, observant son air grave, je le détaille et il vient me parler à l’oreille, me délivrant quelques mots, qui me font me redresser la tête, je le dévisage, surprise et il me demande s’il la fait entrer.

-Baptiste vient de m’informer que Martine, une des plus vieilles blanchisseuses, veut absolument me parler, à propos de la perte de mon enfant.

Ce n’est pas compliqué à comprendre, personne n’est au courant à part une poignée de gens, restreinte et la rumeur n’a en rien enflé dans le royaume. Je dévisage Welton.

-Que faisons-nous à votre avis ?

Oui, quoi donc ? La vieille femme toute courbée attends à la pote, les mains nouées et rongés par les produits lavant, les rides marquées, maigre comme un vieux cheval affamé, mais bon pied, bon œil…je la connais car ej prends soin de connaître au moins le nom de toutes les petites mains du palais, j’essaie, et je ne sais trop quoi dire en l’instant.


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Richard Welton
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MessageSujet: Re: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Mar 22 Aoû 2017 - 22:55
Je n’aimais, définitivement, pas rendre des comptes… ça me donnait l’impression qu’on allait juger mes actes et mes pensées. Je n’appréciais pas du tout cela ! J’aurai cru qu’elle serait plus maligne que ça, en se renseignant de manière moins formelle, et moins directe, mais le chagrin et la colère avaient sans doute eu raison de sa subtilité en ce domaine. Chose compréhensible compte tenu de sa situation… je restais un moment silencieux et seulement ensuite je m’exprimais, mais sans ouvrir la bouche, juste d’un hochement de tête. Il n’y avait rien de plus à dire, après tout ! Je lui souris néanmoins pour essayer de lui dire que je n’avais pas trop pris ombrage de son impatience… et d’un autre côté, je n’avais pas vraiment le choix ! Elle était l’Impératrice après tout !  Je restais silencieux et j’attendais, encore et encore…

Je regardais Baptiste entrer et parler à ma souveraine, avant qu’elle ne m’explique. Je restais à réfléchir quelques instants avant de me décider à répondre pour lui proposer une solution qui me paraissait être intermédiaire… un bon moyen de ne rien louper tout en lui permettant de s’exprimer librement. Car même si j’aimais bien savoir ce que cette lavandière avait à dire, mais ma présence, loin de donner le courage de parler, avait tendance à encourager à se taire, par méfiance :  qui sait ce que le limier allait comprendre ou deviner en trop et qui vaudrait des ennuis…

« Je crains que je ne sois pas une bonne idée que cette dame me voit, majesté. J’ai tendance à trop facilement intimider les gens… peut-être y aurait-il en droit où je puisse m’installer, à portée d’oreille, tout en étant dissimulé, ou du moins en étant à peu près dissimulé, afin qu’elle puise, comme prévu, s’entretenir avec vous… ça ferait trop « interrogatoire de gendarmerie » si je restais là… qu’en pensez-vous, majesté ? »

Il était vrai que sans être terrifiant, j’étais suffisamment intimidant pour couper court… alors il était une bonne idée que la lavandière s’entretienne « seule à seule » avec l’impératrice !

Elle savait que j’avais raison, n’est-ce pas ? Dans tous les cas, Baptiste me désigna une petite alcôve dans laquelle je m’enfonçais tranquillement, et une fois presque invisible, je signalais à Baptiste que j’étais prêt à écouter, déployant, si besoin était, ma prodigieuse mémoire absolue pour que chaque mot reste à jamais gravé dans ma mémoire…
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MessageSujet: Re: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Lun 4 Sep 2017 - 19:14
Je suis d’accord avec Richard, en fait, je hoche simplement la tête, avant de réfléchir quelques instant, il ne faut guère de temps pour que je lui indique la place attenante au bureau, mon atelier, qui lui permettrait toute l’entente possible de la pièce, bien entendu, le couloir est la meilleure des idées sauf que je me permet de déplacer la poupée de mon enfance, qui déjà grésille son maman, comme une complainte terrifiante. Je l’installe à coté et revenu à mon bureau, d’apparence seule, je laisse rentrer Baptiste, suivit de la fameuse domestique.

La vieille femme est encore en pleine de forme, ses mains portent les stigmates de son métier usant, son dos courbé semble n’avoir jamais connu la droiture, les épaules tombantes à l’avant, elle se présente avec humilité, faisant la plus simple des révérences que lui permet son corps vieillissant. Sous son chignon protégé d’un bonnet, quelques mèches s’échappent en des filets gris.

Une fois les salutations d’usage, e la laisse s’installer, arborant un sourire à son encontre, il aurait été impossible de rayonner, je suis intriguée et soucieuse de ses mots et je ne peux que me demander ce qu’il va arriver.

-Vot’ Majesté, je suis au service de vot’ famille depuis que j’ai 14 ans, à la responsabilité de vot’ linge depuis que vous êtes né. J’sais que personne n’a su que vous étiez…mais c’était facile pour moi de le savoir, je lave vos draps, et les draps d’une dame…

Elle sourit avec bienveillance. Je ne suis pas émotive, mais elle adoucit mes traits, elle porte le temps sur son visage, le son traînant de sa voix parait lourd, elle inspire, cherche ses mots.

-Je vous fais confiance Martine, je sais que vous savez tenir vos lèvres fermées, vous êtes fidèle à notre famille depuis toujours.

-Par Aernia, vot’ Majesté, comment pourrait-il en être autrement ?

Nous nous nous observons dans un sourire un petit moment. Elle n’a pas l’air à l’aise de se tenir assise en face de moi, dans une discussion simple, je pourrais la comprendre, mais j’essaye de ne pas paraître…oui, même en essayant de ne point être trop impériale, je ne détache guère de mon habituelle prestance de moi. Ce n’est pas de la vantardise, c’est simplement le résultat de bien des années d’éducation.

-L’aut’ matin, je me trouvais dans les sous-sols, il était tôt, mais je devais nettoyer une de vos robes. Elles sont difficiles à nettoyer pour certaine et bien trop précieuses pour les laisser ent’ des mains plus jeunes, je n’ai pas encore assez formé la petite Suzon. J’suis du genre discrète, j’ai vu quelqu’un passer, au début, j’ai pas fait attention, je faisais mes affaires. Il pensait être seule quand il a parlé, j’ai reconnu la voix de votre confesseur. Il a dit « Le ventre de l’impératrice est vide, le poison a fait son ouvrage. »

Ces quelques mots me laissent sans voix, j’avoue ne pas savoir quoi lui répondre, mon confesseur était bien entendu au courant de ma grossesse, mais je ne pensais pas qu’il y ait….je bredouille d’abord quelques mots, essayant de retenir mon envie de…non, de rien, je faisais confiance en cet homme de Dieu, c’est tout.

J’interroge Martine sur quelques détails, demandant des précisions, avant de la congédier en la remerciant et en lui demandant ce que je peux faire pour elle. Elle ne veut rien, elle s’inclines eulement et baise ma main. Je reste assise à mon bureau le visage fermé d’incompréhension.


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Richard Welton
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MessageSujet: Re: [CLOS] Où en sommes nous Monsieur Welton ? [Richard] Dim 10 Sep 2017 - 11:19
Tranquillement dans l’alcôve j’attendais d’entendre tout ce que la vieille femme pouvait avoir à dire. Mais là où d’autres ne verraient jamais que de petits détails, moi j’en voyais d’autres, beaucoup plus grands, beaucoup plus importants. Par exemple, la vieille femme, martine, donc, disait avoir entendu tout cela, moi j’entendais juste que du coup, tout avait été fait dans le quartier des laveries du palais… donc cela signifiait que ledit confesseur impérial avait des complices parmi les serviteurs. En effet, même si ce palais était vaste, on se s’y déplaçait pas comme chez soi, seuls les serviteurs allaient dans la buanderie impériale… Le confesseur n’avait rien à faire là-bas, et qui plus est, cela signifiait que non seulement il y avait des complices dans les serviteurs, mais au moins un commanditaire. Oh, je ne parlais même pas de la personne ayant commis un tel acte. Seulement, maintenant, je me devais de faire un petit bilan silencieux de l’affaire.

Un serviteur, très certainement, un serviteur qui n’était pas revenu travaillé avait empoisonné la boisson d’Elrich et ensuite s’était assuré que l’impératrice perde son enfant. Premier fait. Donc première déduction : le commanditaire savait qu’elle était enceinte. Or à ma connaissance-il, n’y avait qu’un petit groupe de personnes au courant dont l’impératrice, son mari, sans doute le frère de celui-ci, la chambrière, et sans doute une sagefemme ou affiliée. Et bien sûr, quel pieu n’irait pas le signaler à son confesseur ? Parmi ce groupe, nous avions d’entrée éliminé le confesseur, un homme de foi et de dieu uniquement, qu’aurait-il eu à gagner à tout cela ?

Ensuite, il y avait cette question toute simple : à qui profitait le crime ? C’était toujours la question à se poser. Techniquement si l’impératrice était décédée, Nicolas de Choiseul aurait accédé au pouvoir. Mais le poison, donc, ne visait qu’à forcer un avortement… Qui aurait eu à gagner e la mort du consort et de l’avortement. A l’évidence il s’agissait forcément d’un étranger. Mes soupçons, bien sûr, se portaient sur un certain Eskrois arrogant… mais bon à ce jour, il n’était pas encore pleinement déclaré comme tel. Donc, a priori, le coupable était soit un prétendant, soit un de leurs partisans.

Concernant le modus operandi, le poison, on accusait Ambrose Lampré, mais cela n’avait aucun sens. Cela signifiait qu’il avait vu quelque chose d’intéressant… je me doutais qu’il viendrait men parler, d’une manière ou d’une autre ! Pour moi, le poison était une fausse piste ! Pas dans sa provenance, mais dans son achat ou son vol. Combien avait-il pu y avoir d’intermédiaire ? J’aurai mis ma main au feu de cet état de fait.

Le meurtre était définitivement politique ou idéologique. Elrich gênait et l’impératrice n’aurait pas repris de prétendant si elle avait attendu un enfant. Donc un des prétendants avait des soutiens au sein du palais. Et assez importants pour avoir accès au quartier des serviteurs. Je sortais enfin de l’alcôve, mais pensif.

« Nous avons désormais encore plus de questions que de réponses… et interroger votre confesseur ne sera pas évident…. L’accuser sur les seules preuves d’une conversation, et surtout entendue par une vieille servante, ça n’a aucune valeur ou pas lin… je ne peux même pas demander au grand prêtre de m’accorder un entretien avec votre confesseur… alors j’ai une demande à vous faire, votre altesse, une demande qui ne va pas vous plaire, mais qui risque d’être plus qu’efficace, c’est une manière plus qu’originale de faire les choses… »

Je restais silencieux avant de dire.

« Et si nous laissions fuiter sa culpabilité présumée près des chapelles dédiées à Ameth ? »

A elle de voir, que voulait-elle ? Des réponses rapides ou continuer les enquêtes qui pour le moment tournaient en rond. Les traqueurs étaient… assez efficaces… même si ça m’arrachait la gorge de le dire, il fallait savoir utiliser les moyens à sa disposition. Tous les moyens.

« Et je vais faire interroger tous les domestiques. D’autres l’ont forcément vu, et ont peut-être vu qui était son interlocuteur… »
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