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Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy]

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Olympiane de Thiam
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MessageSujet: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Jeu 8 Juin 2017 - 0:18
Un jour comme les autres en somme parmi les autres pupilles. On m'avait dit que je devrai loger ici en attendant que mon tuteur soit désigné. Soit. Je ne désirai aucunement de traitement de faveur de la part de mon cousin. Après tout, j'étais une fille comme les autres et je tenais beaucoup à le rester. Les serviteurs d'Ameth se doivent d'être humbles et de servir leur dieu sans chercher forcément le pouvoir. C'est ce que l'on m'a enseigné et ce que j'appliquais au quotidien. Et puis, je voulais pouvoir me débrouiller sans lui et qu'il voit enfin que je n'étais pas la petite fille de cinq ans qu'il croyait que j'étais.

Cependant, aujourd'hui, j'allais enfin rencontrer mon tuteur. Un certain Valerian d'Andressy d'après ce qu'on m'avait dit. Je n'en savais pas plus à son sujet mais j'étais certaine que nous allions bien nous entendre. Je ferai tout pour servir mon tuteur comme il se doit et faire honneur à ma mère. Après tout, il n'y avait pas de raisons que ça se passe mal.

Une nausée me souleva le coeur alors que je fouillais ma malle pour savoir quoi me mettre sur le dos. Encore une... Décidément, les voyages en bateau ne me réussissaient pas. Ou alors j'avais du manger quelque chose d'avarié durant ma traversée. Il faudrait vraiment que j'aille voir un médecin, ça commençait à durer depuis un certain temps. C'était assez inquiétant. Mais pour le moment, j'avais autre chose en tête.

Je soupirai quand à la vue de toutes ces fanfreluches dont ma mère avait garni mes valises. J'en prit une au hasard, de toutes façons, je les trouve toutes atroces ces robes. Elles sont beaucoup trop guindées à mon goût. Note pour moi-même, aller faire les magasins pour renouveler tout ça. Je me vêtis donc d'une robe un peu pimpante de couleur rouge et or. Dieu que j'étais enserrée là dedans ! Cependant, je laissais mes cheveux onduler sur mes épaules. Hors de question de passer trois heures à les coiffer, ils étaient très bien comme cela.

Quelques temps après, un secrétaire vint me chercher et me pria de le suivre dans une salle. Il me dit d'attendre ici et que mon tuteur ne tarderait pas à arriver. Je fis le tour de la pièce, je n'étais jamais vraiment venue dans ce coin là du bâtiment. Puis je finis par m'assoir sur un des sofas disposés là. Et c'est là que je m’aperçus que j'aurai relativement du mal à me relever avec cette fichue robe. Je finis par soupirer et balancer mes jambes d'avant en arrière, attendant là que quelqu'un daigne entrer pour me tirer de mon ennui.
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Jeu 8 Juin 2017 - 20:14
Je suis préoccupé, l’esprit accaparé, quelques jours viennent de passer et c’est la mort de Lampré qui est demandé. Empoisonneur, comploteur, conspirateur ! MOI ! Ah si ils savaient ! S’ils Savaient ! Jamais ils n’oseraient ! Je n’ai jamais tué, je l’ai toujours prouvé, je n’ai jamais blessé et ma réputation est entaché, comme si j’étais le pire de ceux que la terre a porté ! Regardez…regardez mon esprit soucieux et mon attitude de malheureux.
Je me dois de retrouver, un peu de charme et de gaieté mais je me sens ombragé, persécuté, pris dans un étau mensonger où les véritables coupables sont en train de me regarder ! Je le sais, je dois commencer à penser ! Valerian ne sait rien, mais Lampré en sait trop !

Il ne voit rien, mais l’autre sait ce qui est faut.
J’ai vu des choses qui dérangent et ils le savent !
Je ne vois point d’autres raisons à mon accusation de coupable !


Sous les tourments de ses pensées, je marche l’air ailleurs et préoccupé, je voudrais pouvoir tout deviné, mais si je sais chez qui l’homme s’est caché, celui qui a tuer la dernière femme des affaires classés, je ne puis en aucun cas le révéler. Parole de voleur ne fait pas honneur ! Alors je vais me devoir confondre, manipuler, chercher et trouver. Ainsi pour l’instant je me tais, je ne sais comment de tout cela je vais m’extirper.

Je pense, je réfléchis, je m’agite dans mes pensées, mais je dois me remettre à danser, fanfaronner, sinon, je vais inquiéter. On dira que les soucis d’argent me rendent moins marrant et je ferais semblant ! Mais alors que sur le cheval monté, je galope vers ma destinée, je ne peux m’empêcher de penser. Visage fermé et préoccupé, les prunelles azurées toutes pleines de fermetés, quand je viens poser pied à terre, je balance mon attitude austère !

Monsieur d’Andressy, voilà ce qui était écrit, Monsieur d’Andressy vous allez désormais prendre soin d’une vie ! Bon, c’était moins joliment dit, mais je vous transmets à ma sauce la vérité. Une vie vous est confié. Jeune fille du protectorat toute en beauté –ça non plus ils ne le disent pas, mais j’espère qu’elle est aussi mignonne qu’un petit chat-Jeune fille du protectorat toute en beauté, elle serait votre pupille pour trois années. Nous avons eu à chœur de vous la confier, pour trois année et son nom est :

-Olympiane de Thiam…-Une Exclamation quand je pousse la porte de sa prison. Nous étions destinés ! Je l’étais, vous l’étiez ! Dès que vos bienveillant parents vous ont nommé, votre destin était signé. Olympiane… Répétais-je lentement, prenant soin de détacher les syllabes de son nom lentement. De … Thiam…vous rimez ! Nous étions destinés !

Me voilà à jouer, devant de la scène de la vie je foule tes planches fatiguées, je viens à m’avancer, vers ce joli petit oiseau tout en beauté. Rouge comme le sang, la robe qui sied son petit corps présentement. Elle est délicieuse dans ses habits parés et je me plais à la regarder !

-Valerian d’Andressy, pour vous servir.

Voilà une révérence de messire, le visage bien bas et incliné et le corps un peu exagéré, je reste un instant penché avant de mon visage, seulement relevé.

-Vous et votre avenir.

Voilà qui est fait pour la première impression !


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
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Olympiane de Thiam
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MessageSujet: Re: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Jeu 8 Juin 2017 - 23:18
A quoi pouvait-il ressembler ce Monsieur d'Andressy ? Je tournai le tout dans ma petite tête, passant en revue toutes les possibilités imaginables. J’espérai bien qu'ils soit gentil et souriant. Et pas trop casanier. Après tout, la ville est si belle et si grande. Il ne fait pas bon rester enfermé. Je finis par m'enfoncer encore plus dans les coussins derrière moi, attendant patiemment sa venue.

Alors que je me morfondais sur mon sofa, trouvant le temps long, la porte s'ouvrit soudain, laissant la place à un homme plutôt grand et ma foi fort beau garçon. Il me fit légèrement peur en clamant mon nom et je sursautai. Apparemment, il lui plaisait beaucoup. Et cela me fit sourire. Ma mère me disait souvent que c'était le plus beau nom du monde et qu'elle et mon père l'avaient choisit avec amour. Cet homme était amusant. Avec ses grands airs, il me rappelait les comédiens des pièces de théâtre que j'allais voir avec ma mère étant enfant. Se pourrait-il qu'il en soit un ?

Il se présenta à moi comme Valerian d'Andressy. Ainsi, c'était donc lui mon tuteur ? En voilà une entrée en matière ! Et bien, il était ma foi charmant. Je me doutais rien qu'à le voir que nous n'allions pas nous ennuyer ensemble. Et cela me plaisait beaucoup. Je lui souris lorsqu'il s'inclina devant moi avant de m'adresser à lui.

"Je suis enchantée de vous rencontrer Monsieur d'Andressy. Je me serai bien levée pour vous faire une belle révérence mais voyez-vous ma si jolie robe m'enserre à tel point qu'elle me cloue sur ce joli canapé."

Je haussais légèrement les épaules, un brin gênée. Ce que je pouvais haïr ce genre de vêtements... Je soupirai finalement et entreprit de me dandiner jusqu'au bord. Je sais, cela n'avait pas l'air très gracieux et digne d'une dame. Mais je ne pouvais pas rester cloîtrée sur ce fichu canapé toute la journée. Une fois bien sur mes jambes, je lissais ma robe et m'éclaircit la voix. Puis j'imprimais une jolie révérence comme ma mère me l'avait apprise.

"Voilà, c'est tout de même mieux ainsi" lui fis-je avec un nouveau sourire. "Alors, comment dois-je vous appeler ? Quand devons-nous partir ? Est-ce que vous me ferez visiter la ville ? Vous habitez loin d'ici ? Êtes-vous marié ?"

Oui, je l'abreuvais de questions le pauvre. Mais c'était dans ma nature, je n'y pouvais rien. J'avais toujours été un moulin à paroles, curieuse de tout ce qui m'entourait et voulant toujours en savoir plus. Et ce n'était pas près de changer. Surtout avec cette nouvelle ville qui me tendait ses bras. Il y avait tant de choses à découvrir !
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Sam 10 Juin 2017 - 17:26
Quel étrange animale tout coincé dans sa robe sur son canapé. De quelle espèce exotique vient cet étrange loustic ? Le Protectorat a des charmantes femmes trop pleines de raison, mais dont le sublime n’attend aucune floraison. Elle me parait enjouée et plaisante, tout ce qui me plait et me tente ! Mais je ne voudrais pas déjà la saisir dans mes bras, ce n’est pas ce rôle que je joue là !

Je l’observe se débrouiller, l’air intrigué, gentilhomme aux regards bleutés, qui reste sur sa personne ancrée. L’air un peu plein de réflexion, j’ai à cœur de paraître plein de raison, pour toute la chambouler quand je viendrais, le contraire, prouver ! Bien gentille et éduquée, j’espère qu’elle n’est point trop coincée, mais elle me parait rigolote. Ce serait parfait si qui plus est, elle a de la jugeote.

-et bien que de question ! Vous voulez me noyer ! Oh mais vous avez raison, puis-je avant demander ? Pourquoi une robe avez-vous choisis de porter ? Il n’aurait pas fallu vous ennuyer, je n’aurais pas crié. Il est vrai que vous auriez pu tomber, sur un esprit mal affuté, qui vous aurez embété ! Vous irez vous changer, si vous êtes engloutie par un canapé, qu’est-ce que ce sera quand nous devrons galoper !

Je toussote légèrement, lui faisant signe de s’installer, où elle veut à présent, pour que nous puissions discuter. On nous apporte dans la foulée, du thé et/ou du café, je prendrais le second proposé, je n’ai aucune envie d’eau chaude infusé.
Les gestes théâtrales et l’allure tout autant, j’espère ne pas être trop caricatural, ce serait navrant. Mais j’ai la folie dans mes gestes et dans la façon de me tenir, je ne sais pas mettre seulement des zestes dans ma façon d’agir.

Me voilà le cul posé sur un rebord de fauteuil rosé, jambes croisés, à la regarder.

-Valerian est de bonne augure, pour me nommer. Je vous appellerais comme il me sied, en l’instant de ma folie, d’un nom qui me fera envie. Mademoiselle de Thiam, Olympiane, ma chère, mon amie, Mademoiselle de la robe avalée, ma douce, mon adorée…non…ça non c’est un peu trop plein d’intimité. Je verrais ! Je trouverais. Il ne faut point l’abuser, elle a devant ses yeux tout le portrait de son tuteur adoré. On aurait du la prévenir, mais je l’ai surprise sans m’enquérir, qu’elle pourrait être effrayé de mon style démesuré. Nous partons après avoir gouté, il est important que de prendre au moins un café ! Et nous irons visiter la cité ! Oh il faudra supporter un peu du ferry, mais ça ne durera pas trop promis. Ensuite nous remonterons à mon étage d’habitation et nous vous installerons. Ce soir sortie ! Où voulez-vous aller mon amie ? Il est important qu’elle sache ce qu’elle veut visiter, je l’y emmènerais. personne n’habite cet îlot, si ce n’est ceux qui s’agitent dans ces bureaux ! Et je ne suis point marié, pas de dame qui me supporterait !

Je viens à mettre un sucre dans le café, mais je l’empêche de parler !

-Ah mon tour de faire des questions ! Il faut que nous nous découvrions, c’est mon tour, faites vous une raison ! Aimez-vous le bleu ? Que pensez-vous de L’impératrice de Vapeur ? Me jugez vous vieux ? Et qu’est-ce qui vous fait peur ?

Ah oui, important que tout cela, je veux savoir ces choses là ! Si elle n’aime pas l’impératrice, je m’offusque et la met sur mes cuisses, pour une fessée bien méritée ! Je puis vous l’assurer !


Lampré ou d'Andressy?
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Olympiane de Thiam
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MessageSujet: Re: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Mar 13 Juin 2017 - 1:53
Je ris légèrement à sa remarque suite à mes questions. Il est vrai qu'on me dit souvent d'arrêter d'en poser et de me laisser plus porter par la vie. Mais je n'y peux rien, je suis curieuse. J'ai à coeur de tout savoir. Et bien souvent, cela évite les faux-pas. Même si ce n'est pas toujours le cas.

"Voyez-vous mon cher tuteur, vous me voyez ici engoncée dans une bien jolie robe il faut le reconnaitre tout simplement parce que ma mère n'a pas jugé utile de mettre autre chose dans ma malle" lui répondis-je en souriant. "Je comptais justement parcourir la ville afin de remédier au problème."

Comme il me proposa de me rassoir, je m'exécuta. Mais plus de sofa pour moi, j'en avais eu ma dose. Je choisis une chaise bien droite d'où je pourrai me tirer sans soucis. Et pour ma part, je choisis du thé. Le café m'a toujours rendu malade. Et j'avais bien assez de hauts le coeur pour cela en ce moment.

Je l'écoutais finalement, il avait de la patience pour supporter mon interrogatoire et prendre la peine de me répondre. Je souris à "Mademoiselle de la robe avalée" mais rougit quelque peu à "mon adorée". Personne encore ne m'avait appelé comme ça. Je me demandai s'il oserait vraiment le faire... J'étais cependant ravie qu'il veuille bien visiter la ville à mes côtés. Ainsi je me sentirai moins perdue. Par contre, choisir où aller n'était pas des plus simples. Il y avait tellement de lieux qui me faisaient envie... Alors il n'était finalement pas marié ? Étrange, malgré ses grands airs il est plutôt bel homme tout de même.

Décidément, il avait lui aussi la parlotte. Je ne pouvais pas en placer une, même pas lui répondre ! Mais enfin il se tut après m'avoir posé à son tour toute une flopée de questions. Je pris quelques instants pour imprimer toutes les informations et les interrogations et finis par lui sourire une nouvelle fois.

"Que vous êtes amusant mon cher Valerian" lui dis-je, me mettant moi aussi à rimer sans m'en rendre compte.

Je laissai échapper un léger rire avant de reprendre.

"Et bien je vais jouer le jeu bien évidemment. Tout d'abord, je n'ai aucun problème avec quelque couleur que ce soit. Le bleu est très bien. Après tout, c'est un peu la couleur de mes yeux" ajoutai-je avant de lui faire un clin d'oeil amusé. "Ensuite, au sujet de l'Impératrice je ne saurai trop vous dire. J'avoue ne l'avoir jamais croisé. J'en ai entendu du bon comme du moins bon. Mais je ne me fis jamais à ce que les gens clament dans les rues. Je suis certaine que c'est une femme bonne, sinon mon cousin ne l'aurait pas épousé après tout. Paix à son âme..." fis-je un peu amère.

Je me repris tout de même, il ne servait à rien de pleurer, le mal était fait après tout.

"Vous désirez savoir si je vous juge vieux ? Et bien, à vous voir, non. Vous êtes fort agréable à regarder, je dois l'avouer. Alors qu'importe votre âge après tout. Tant que vous avez la santé et la bonne humeur. Enfin, qu'est-ce qui me fait peur ?"

Je me mis alors à réfléchir sérieusement, touillant mon thé alors même que je n'y mettais pas de sucre. Une mauvaise habitude prise depuis longtemps.

"Sans doute me retrouver seule" répondis-je finalement. "J'ai été élevée par ma mère, une femme bonne et aimante mais seule et désirant le rester. Je suis également fille unique. Je n'ai pas été malheureuse, loin de là. Mais je crois que me retrouver seule pourrait être vraiment effrayant pour moi. Car je me sentirai plus vulnérable à l'impie."

Reportant mon regard curieux sur lui, je portais mon thé à mes lèvres. Délicieux breuvage qui réchauffait le coeur et le corps. Je posai ma tasse sur une de mes cuisses avant de m'adresser à lui.

"Et vous Valerian ? Qu'est-ce qui vous fait peur ?" lui dis-je finalement. "Ne me dites pas rien car cela serait un mensonge. Nous avons tous peur de quelque chose après tout."

Cette discussion prenait une tournure particulièrement intéressante. J'étais tout à coup pleinement concentrée et j'attendais sa réponse avec impatience. Mais avant même qu'il ne réponde, je renchérissais sur autre chose.

"Et d'ailleurs, pourquoi dire qu'aucune femme ne pourrait vous supporter ? Êtes-vous si horrible avec elles ? Après tout, je suis une femme, même si je n'en ai pas l'air pour certains. Et je devrai bien vous supporter pendant ces trois prochaines années. Alors c'est quelque chose que je devrai sans nul doute savoir, vous ne pesnez pas ?"
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Lun 19 Juin 2017 - 17:28
-Ah les mères, elles veulent si souvent bien faire ! Et vous voilà engoncé dans une robe meringuée ! HAHA ! Et ce haha est un éclat de voix, magnifique et superbe, en rien une moquerie, qui coupe là ma propre verbe, pour ainsi dire que c’est fini ! Nous irons acheter demain ce qu’il vous plait ! Nous n’aurons pas le temps d’aujourd’hui, y aller !

Il faudra qu’elle achète ses propres vêtements, car je n’ai officiellement pas d’argent. Mais je serais bien charmé de lui offrir un ruban doré, pour qu’elle en orne son joli cou qui me parait si doux. Je verrais ce que je ferais, pour l’instant nous n’en sommes qu’à nous présenter !

Je me laisse porter de quelques verbes lancés, pour lui répondre et lui parler, m’amusant à lui donner, les plus épanchement que je fais.

-Ah oui, j’aime m’amuser, prendre la vie du bon coté et me laisser porter ! Ce qui n’est pas vraiment bien vu quand on sait, que je suis connu pour mes frasques agitées et mes gigues endiablées !

Oui, il est de coutume de penser que la tête, je fais tourner. Mais c’est vrai qu’il faut avoir le corps et l’esprit bien accroché quand on veut m’approcher de près.

-Et des miens ! C’est pour cela que je demandais. Savoir si elle aimait le bleu, c’était deviner qu’elle aimait la couleur de mes yeux. Je joue le narcissique, comme si c’était un vilain tique, mais ce n’est que pour jouer et dissimuler tant de vérité. Je suis un exposé de comédie, personne ne peut connaître ma véritable vie ! Ah votre cousin l’a épousé car un accord avait été passé ! Sur cela on ne peut juger ! En vérité, je tenais à m’informer car je suis un Impérialiste affirmé ! Et j’aurais bien refuser tout pupille qui pourrait injurier sa majesté ! Vous ne risquez point trop de la rencontrer, mais je suis ouvert à discuter ! Mais… Je réalisais. Votre cousin ? Vous êtes apparenté ?

Voilà qui était…une surprise ! Je n’avais pas eu l’information, une fille du protectorat oui, mais pas la cousine d’un homme de choix !

Voilà qui me prend au dépourvu. Regardez l’homme que je suis qui soudain s’est tût. Il la regarde sans rien laisser passer, mais son œil trahit un peu sa pensée. De l’étonnement et de l’amusement, ensemble communément présent. Cela ne me dérange pas mais je ne pensais pas avoir à un telle pupillat !

-Quoi qu’il en soit la mort du prince fut une douleur, en tant que cousine un malheur. Il sera de bienséance de porter vos hommages à sa majesté, demander une audience au palais. Elle est de votre lignée, par alliance passée, mais vous vous devez de bien vous présenter. Je vous accompagnerais pour que vous vous présentiez, et peut-être aller avec votre cousin prendre le thé ! Hum…voilà une étrange idée, pourquoi me la faites vous germer ? Je viens à l’accuser avec un air suspicieux, mais c’est un manège il faut jouer le jeu, je la laisse réfléchir avant de rire. Je vous taquine ! Je n’irais pas boire le thé avec le Prieur Zullheimer ! Ma place n’est pas là et je n’oserais pas.

Avec beaucoup de jeu, je fais le timide, à comprendre que j’oserais, j’en ai dans le bide, mais que même milles fois payé, je n’irais. Sauf si elle me le demandait avec un sourire tout bien rosé. Alors là, je ne pourrais que céder ! Ah ! AH cette fille va me mener par le bout du nez !
Me voilà à me redresser, fringuant et amusé, de son petit jugement sur ma jeunesse présentée et puis vint les peurs…

Sa réponse vient à me toucher, plus que je ne l’aurais pensé, la solitude je connais et me voilà tout calmé, offrant à son regard un sourire posé.

-Les gens du protectorat ne sont jamais seul à ce qu’il parait. Vous êtes un peuple soudé et c’est ce qui fait votre fierté. Mais je puis vous assurer, que si vous prenez mes bons et mes mauvais côtés, je ne vous abandonnerais jamais. Nous sommes liés pour l’éternité, tuteur et pupille, comme un fil dans une aiguille.

De cela, elle ne devait plus s’inquiéter je promettais. Et je le ferais !

Mais la voilà à me regarder et me demande ce qui peut m’effrayer, un sourire amusé sur les traits, dans mon siège je viens délicieusement m’enfoncer, une jambe croisé.

-Je suis un homme agité, tout le temps à bouger, les femmes s’épuisent de me supporter et j’aime tant leur peau que parfois je me laisse trop envoûter, ma fidélité est un peu…souvent ébranlé. Mais ce n’est pas de l’impiété. Je vole de bouche en couche avec la gourmandise vraiment peu farouche, je me laisse abandonner et puis je vais me confesser. Je ne peux m’empêcher, je suis incapable, il faut l’avouer de vraiment m’attacher. J’ai peur de la normalité, de devenir fade et de m’effacer, j’aime surprendre et faire rire, le meilleur et le pire. Les esprits les plus religieux m’aiment peu, mais je n’ai le cœur fidèle qu’à une chose, l’Empire et à la déesse que je dois servir. Il n’y a pas plus fervent serviteur que votre peu modeste tuteur !

Voilà qui n’est que la vérité, je pourrais m’épancher sur des craintes pleine d’intimité, lui expliquer comment je crains de m’attacher, que ma noblesse rattrapée viennent m’empêcher d’aimer, que ma folie ne viennent le rejeter. Quelle femme accepterait de soigner un cœur qui ne veut rien révéler de ses plaies mal pansées ?

-Mais je ne pense guère à la fin vous épouser, donc vous devriez me supporter et si je viens à vous fatiguer, j’irais dehors m’agiter !

Riais-je pour plaisanter !


Lampré ou d'Andressy?
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MessageSujet: Re: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Mar 20 Juin 2017 - 22:08
Je fis un léger sourire lorsqu'il me fit la remarque sur mon lien de parenté mais ne dit mot. Alors on ne l'avait pas prévenu ? J'étais quelque peu en joie de lui avoir coupé la chique ne serait-ce qu'une seconde ou deux. Monsieur Valerian d'Andressy ne savait pas tout apparemment. Je le laissais ensuite poursuivre, me conseillant d'aller présenter mes condoléances à l'Impératrice et j’acquiesçai de la tête. J'y avais évidemment pensé. Mais je serai relativement soulagée qu'il m'accompagne. Aller au palais m'intimidait fortement, il fallait l'avouer.

Je fis cependant une grimace non feinte lorsqu'il me proposa d'aller prendre le thé avec mon cousin. Je n'avais aucune envie d'y aller pour ma part. S'il voulait le faire, je le laisserai bien seul avec lui. Je n'avais surement pas envie de subir l'oeil condescendant de mon cousin qui me croyait encore la petite fille de douze ans débarquée d'Ameth sans pouvoir rien faire seule.

Je continuais à répondre à ses questions et cela le remit visiblement d’aplomb. Après avoir énoncé mes peurs, il me sourit et je le lui rendis. Il avait tout de même un sourire bien charmant, je devais le reconnaitre. Et la réponse qu'il me donna me fit chaud au coeur. Il ne me connaissait pas mais me promettait déjà d'être toujours là pour moi. Je trouvais ça touchant et espérais que ce n'était pas des paroles en l'air. Car sans ça, il aurait affaire à moi. Je ne me gênerai pas pour le houspiller s'il venait à oublier sa parole.

Mais c'était à mon tour de continuer le jeu. Et je voulus en savoir plus. Malgré mon sourire plein de malice, il me répondit de façon plutôt franche. Ou alors, il était un très bon acteur pour aussi bien cacher la vérité. Je le laissais m'expliquer pourquoi on le disait si horrible avec les femmes, l'écoutant avec attention. Mais après tout, il n'y avait pas de mal à être volage. Et puis, j'étais mal placée pour lui jeter la pierre après ce que j'avais fait sur ce bateau... Le souvenir de Nicolas me fit étirer un léger sourire. J'espérai vivement le revoir. Même si je ne savais pas très bien ce que je pourrai lui dire.

Le rire de Valerian me ramena au présent et je ris avec lui de bon coeur. Ne dit-on pas que le rire est communicatif ? Je finis par poser ma tasse sur la table la plus proche tout en me levant de mon siège. Bon point pour moi, je ne restai pas coincée comme une dinde farcie pour une fois.

"Je suis sûre que nous allons bien nous entendre vous et moi Valerian" lui fis-je alors, m'approchant de lui pour lui caresser la joue en souriant.

Ce geste tendre, il n'était nullement destiné à l'attirer dans mon lit ou comme mari. Non, en tant que pupille il prendra surement soin de moi. Mais moi aussi je me devais de prendre soin de lui. Je voulais tout connaitre de lui, il paraissait si enjoué. Peut-être cela cachait-il quelque chose d'autre ? Ou peut-être pas ? Qui sait ?

Allons bon, voilà quelque chose qui par contre venait tout gâcher. Je fus soudain prise d'un vertige et dû me retenir au bras de son fauteuil pour ne pas vaciller, m'écartant tout de même de lui pour ne pas lui tomber dessus au cas où. Nouveau symptôme que voilà... Mais me plier comme ça était une terrible idée car je fus assaillie d'une nouvelle nausée. Cette horrible robe me comprimait tellement le corps que j'avais du mal à respirer...

Je réussis finalement avec toute ma force rassemblée à me diriger vers le fauteuil le plus proche sans trop tanguer et dénoua quelques lacets à l'arrière. La bienséance pourrait attendre car si je m'évanouissais ici sur le sol, elle ne me servirait plus à rien. Je pus enfin prendre une goulée d'air salvatrice et me renfonçait dans le fauteuil pour que ma tête ne danse plus la valse.

"Je suis désolée de ce petit contretemps..." dis-je à mon tuteur lorsque j'eus reprit un peu mon souffle. "Depuis que j'ai débarqué sur les côtes d'Ambrosia je me sens légèrement patraque. Je pensais que cela passerait avec le temps mais finalement, ça empire" ajoutai-je alors en souriant. "Qui sait ? Peut-être ai-je le mal du pays ?"


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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Ven 23 Juin 2017 - 15:29
Nous entendre ? Oh il le fallait, sinon quelle galère que ces trois années ! Déjà, si je puis l’indiquer, il me faudrait un peu gruger pour pouvoir être Ambrose Lampré, mais il faut espérer qu’elle ne serait pas toujours à mes pieds !
Mais je sens déjà que cela sera compliqué.

Bien il ne reste qu’à finir ce café et peut-être un peu bouger, nous en aller serait une idée, si elle veut visiter, je pourrais en bien des lieux l’emmener, mais nous avons déjà une traversée ! Je suis-je vous l’avoue, bien heureux et tout fou. J’ai dans mes proches désormais, une pupille qui me plait, ce qui aurait pu jamais ne m’arriver, mais en tant que véritable ambrosien, c’est une étape obligatoire sur mon chemin !

-Voilà qui va être compliqué, car nous allons encore, en mer, aller. Si vous avez quelques ennui de santé, il faudra aller à un médecin consulter ! Vous n’avez vraiment rien pour vous changer ? Il serait bon que vous soyez à l’aise pour la traversée !

Me voilà soucieux qu’elle soit bien, je cherche comment faire pour que nous prenions chemin ! Je me redresse et vide d’u trait ma tasse de café, me brûlant au passage, ce qui offre une grimace à mon visage ! Je me ressaisis et je lui dis.

-Laissez-moi une petite demi-heure, je reviens au maximum dans trois quart d’heure, posez-vous, respirez, j’envoie un chaperon pour vous surveiller !

Sortie de cette pièce sans détour, je pars pour faire un petit tour, laissant ma pupille avec une des gouvernantes du ministère, qui saura, je l’espère point trop austère ! Mais en vérité, qui ne le serait, après que l’on m’ait rencontré !

Une vingtaine de minute après, mes bras chargés, je pénètre dans le petit salon privé, fort ravis de mes agissement, je tiens plusieurs vêtement.

-Bien, j’ai trois pantalons, deux chemises immaculées, rien de bien féminin je me dois de vous l’accorder. Allez vous changer, ma ceinture je vous passerais, vous êtes un peu fine pour ces vêtements achetés à des pupilles croisés ! Le visage redressé. -Non, je n’ai rien volé, j’ai été à la volière un peu cherché. D’ailleurs si vous croisés une jolie brune aux yeux dorés, vous ne m’avez pas croisé.

Un rire amusé et un clin d’œil jouet, la chaperonne me jette un regard de Harpie ! Elle me ferait presque peur celle-ci ! Je chasse sa présence de ma pensée et je regarde ma protégée.

-Quoi ? Cela vous déplait ?


Lampré ou d'Andressy?
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MessageSujet: Re: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Sam 1 Juil 2017 - 1:20
Il semblait soucieux de moi et de ma santé. Et cela semblait sincère. Quelle sotte je faisais, je ne voulais pas l'inquiéter plus que nécessaire. D'autant plus que cela ne devait être rien de grave. Enfin, il fallait l'espérer tout du moins. Je soupirai intérieurement en me disant à quel point mon entrée dans ma nouvelle vie était quelque peu catastrophique.

"Hélas non, je n'ai que ces robes meringues comme vous dites. Je pensais en changer une fois en ville mais pour le moment, je dois me contenter de cela. Ou alors mon pyjama si cela vous plait plus" ajoutais-je en riant légèrement.

Mais il gardait son air soucieux sur son visage. Et alors que j'allais ajouter quelque chose, il but son breuvage d'un trait et se leva d'un bond, non sans grimacer. Cela me surprit et je sursautai légèrement. Ils sortit alors bien vite, me laissant plantée là seule. Enfin seule... C'était sans compter sur la chère gouvernante qu'il m'avait envoyé pour me chaperonner. Peut-être que sourire l'aurait tué vu la mine qu'elle affichait. J'en profitai alors pour respirer, je me sentais tout de même mieux avec ce laçage défait. Je me demandai ce qu'il était allé faire. Qui sait ce qu'il pouvait avoir en tête ? Les quelques mots que j'avais échangé avec lui me permettait d'affirmer qu'il semblait totalement imprévisible.

"Que pensez-vous qu'il est allé faire ?" demandai-je alors à la porte de prison qui me servait de chaperon.
"Tenez-vous tranquille mademoiselle" se contenta t-elle de me répondre.

Je soupirai alors et me renfonçai dans le fauteuil. J'avais subitement envie de partir d'ici et cela, le plus vite possible. Si toutes les gouvernantes étaient comme elles, ce ne devait pas être très jovial par ici. Je recommençai à balancer mes jambes sur mon assise, je n'aimais pas rester à rien faire. Je portai mon regard par la fenêtre, regardant la neige au dehors. Tout était recouvert d'un blanc immaculé. J'aurais aimé que ma mère voit cela. J'eus un regard triste en y pensant, j'espérai qu'elle allait bien. Il faudrait que je lui envoie une carte une fois chez Valerian, pour la rassurer.

En parlant de lui d'ailleurs, il passa à nouveau la porte les bras chargés de vêtements. Je le regardai avec des yeux arrondis alors qu'il me parlait et me présentait ses prises. J'eus un léger sourire quand à sa remarque sur la jolie brune mais je me demandai bien ce que j'allais pouvoir faire de ces vêtements... Reportant mon regard dessus, je me mis à réfléchir.

"Non ! Pas du tout !" lui répondis-je alors. "C'est juste que... enfin... Ce sont des vêtements d'hommes. Mais soit, je serai effectivement moins serrée dans cela plutôt que ce que j'ai dans ma malle. Cela ira pour la traversée au moins."

J'attrapais un pantalon et une chemise et le délesta de sa ceinture. La gouvernante insista pour m'accompagner. Elle n'était peut-être pas aussi froide qu'elle en avait l'air après tout. Au bout de quelques minutes, je revins alors attifée comme un homme. Ma foi, ce n'était pas si désagréable à porter au final. Je m'y sentais déjà beaucoup mieux que dans mes précédents atours.

"Alors comment me trouvez-vous ainsi ?" dis-je à mon tuteur en souriant. "Vous aviez raison en tout cas, je me sens beaucoup mieux comme cela."

Je fis quelques tours sur moi-même, profitant de cette nouvelle liberté. Puis me plantant devant, les mains sur les hanches.

"Bon nous y allons alors ? J'ai hâte de découvrir votre antre mon cher Valerian. Et d'enfin voir la ville de plus près. Je me demande si cela a beaucoup changé ? Cela fait huit ans que je n'y ai pas mit les pieds."

J'attendis alors qu'il me montre le chemin et je lui emboitai le pas. Je n'avais pas menti, j'avais hâte de découvrir ce que cette ville avait à m'offrir.


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MessageSujet: Re: Clos | Une vie nouvelle pour Olympiane [PV Valerian d'Andressy] Mar 4 Juil 2017 - 18:42
Des vêtements d’hommes, mes épaules sont haussées. Peu importe non en vérité ? Une moue inintéressée, une main dans ma poche glissée, je lui fais signe de la main d’aller se changer. Les vêtements ne sont que des déguisements, comme je porte séant, habillant le mortel pour qui joue de son vivant, la pièce de la vie qui est le présent. Alors homme, femme, peu importe la forme des vêtements, ils sont ce qu’il faut présentement ! Des choses bien plus agréable à porter, que sa robe toute empeser, qui la faire souffler de ne point respirer.

Laissé seul pour qu’elle aille se changer, je me mets à penser. Dans l’esprit agité, tournent trop d’idée. Que la neige se soit mise à tomber ne vient pas me perturber, les accusations sur Lampré…je sais pertinemment que je n’ai rien fait, mais voilà que ce genre de chose ne suffit jamais.
Il faut que Lampré aille Welton trouver et je réfléchis à la manière d’y accéder. Cela ne sera surement pas compliqué, les gens d’arme n’ont que peu l’esprit affuté, il n’y a que Rivère pour être douer et Welton. Je ne parle pas de Kobalt, je ne le pourchasse pas, avec lui, je ne joue pas mais avec les autres c’est tout à fait ça.

Dans mes arrangements de pensée, je suis extirpée, mes bras relevés, je regarde la pupille habillée.

-Ah c’est parfait ! Tout a fait parfait ! En plus pour la traversée ce sera plus agréable à portée ! Je l’admirais avec félicité, bienveillant à l’unanimité avant de venir me rapprocher de la gouvernante renfermée. Ma dame, si j’osais, vous saviez. Je resterais bien volontiers en votre compagnie, vous, moi… Murmure. La nuit.

Numéro d’enjoleur, ma main sur sa hanche a glissé, nos corps sont serrés, cote à coté dans une rapide intimité, malgré les regards de ma pupille préférée ! La gouvernante vient à glisser alors que je continue mes phrasés délaissant quelques notes pesées pour la charmée.

-Ainsi je compte sur vous, pour que les bagages nous suivent grâce à vous ! Et puisque vos connaîtrez mon adresse, espérons que vous veniez m’apporter un peu de votre liesse.

Voilà qui était fait, un baiser sur sa main déposée, quelques regards bien lancées, je lui dis à bientôt, mais elle ne reviendra pas, ce n’était qu’une fois, elle y repensera…

Je fais signe à Olympiane de me suivre, rattrapant mon manteau, d’un café seulement ivre, nous partons nous jeter à l’eau, ou plutôt, prendre le bateau. J’espère qu’elle aime faire du cheval, j’enfile mon habit, pour me tenir chaud je vous le dis, je ‘mavance, mains dans les poches, sans révérence.
Elle doit presser le pas certainement pour me rattraper, mais entre vous et moi, voilà pourquoi des habits d’homme je lui ai fais porter !

-Nous allons rentrer, le cheval, ça vous plait ? Nous le prenons jusqu’au ferry, prenez ce qu’il faut, vos affaires sont préparées ! Et le manteau, grand dieu, il ne faut pas l’oublier ! Ce soir à Ambrosia vous coucherez ! Et sur le bateau nous allons discuter des quelques exigences que je vais vous demander. Rien de bien compliquer !

Nous voilà dehors, avec ce froid du nord, qui nos visages viens mordiller, alors que la neige vient sur nous tomber. Cette fois, je prends un instant pour la regarder, le vvisage dressé vers le ciel ombragé et je souris avec gaiété. La neige, une chose qui va encore plaire à Lampré !


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
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