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L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv]

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Zenon de Lascelle
Propriétaire (fauché) d'un hippodrome
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Nationalité : Ambrosien
Messages : 34
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv] Dim 11 Juin 2017 - 20:17
Se faire acheter… vous connaissez sans doute cela, non ? Et bien… c’était un peu comme de la corruption – voire même un peu comme de la prostitution selon ce que désirait l’acheteur ou l’acheteuse… pour ma part, j’étais plus là comme un employé, à mon gout. En effet, ce n’était pas la première soirée que j’avais fait en sa compagnie, et les résultats étaient là : j’avais eu plus de veine qu’elle pour le commerce, ou du moins pour représenter son commerce de tabac et autres joyeusetés addictives, presque aussi addictives que les paris… pris à mon propre piège… quelle horreur ! Et en même temps… tout investissement était un pari n’est-ce pas ? Enfin bref, j’étais sûr de mieux vendre ses propres produits qu’elle ! Et pour le moment, les contrats et les promesses d’achat étaient à… pour ça que j’imaginais très bien qu’elle allait me rendre la vie infernale – enfin, elle me le promettrait une énième fois. Ce n’était pas de tout repos, mais de là parler de vie infernale – sa manière de me dire merci, sans doute… une manière un peu particulière, mais toute aussi sincère !

La soirée touchait à a fin, d’ailleurs ! Enfin, Madame Clark avait décidé qu’il était assez et qu’elle se sentait lasse, aussi, non sans une remarque ou deux, fort bien amenées, à quelques personnes, je lui avais proposé mon bras pour sortir… que nous retrouvions l’air frais et le fiacre. Il ne seyait pas à une dame comme elle de monter à cheval. C’était trop pécore, bien sur ! Je lui souris et, comme il se devait, elle prenait mon bras jusqu’à la sortie et même jusqu’à ce que je la fasse monter dans le fiacre, bien aimablement… un instant d’ailleurs, elle fit mine de fermer le fiacre sous mon nez… mais bon, elle avait toujours fini par y renoncer. Voyant que me percher avec le cocher ne me gênait pas outre mesure... ; et puis, c’était inconvenant pour son cavalier, non ? elle en aurait pris un coup à la réputation, sans doute. Idem, j’avais eu droit à un regard noir, le genre qui vous donne l’impression d’être un magnifique verre de rhum dans une réunion d’ivrognes qui se soignent, une fois, alors que j’avais juste essayé de m’asseoir à côté d’elle… j’avais directement changé de banquette. Et le trajet s’était bien passé, bien que je n’ai pas osé une remarque ou une parole, pour éviter les ennuis ! Savoir se taire aussi relevait de l’instinct de survie !

« Avez-vous entendu la rumeur que ces gentes dames vous donnent ? Et me donnent par-dessus le marché ? A vous voir toujours au bras d’un gentleman comme moi, plusieurs m’ont demandé si nous comptions bientôt officialiser une union de manière plus formelle… je vous avoue que j’ai beaucoup ri quand  Madame de Montemps m’a rapporté cette rumeur… une autre prétendent que j’ai réussi à vous séduire, vous qui êtes l’une, si ce n’est la, des femmes non mariées les plus en vue de la capitale… outre le compliment et la flatterie qui m’est faite, je dois reconnaitre que vous ne pouvez plus vous passer de moi… il y a trois nouvelles personnes qui souhaitent vous acheter plusieurs tonnes de tabac pour l’exportation. Je n’ai rien signé, mais je me suis permis de leur dire qu’il faudrait fignoler tout cela avec vous. »

Je souris… elle allait sans dote m’envoyer une remarque un peu refroidissante, comme souvent, mais bon, qu’importe ! normalement, on allait d’abord chez elle, pour la déposer, puis, gracieusement, son fiacre me ramenait, question de principe. Il était de bon ton que je vienne à elle et on qu’elle vienne à moi… enfin bon, nous roulions bien quand soudain, nous nous arrêtâmes… que se passait-il ? J’allais passer la tête par la fenêtre pour voir ce qui se passait, mais je n’en eus pas besoin je compris bien vite, le canon d’un revolver passa la fenêtre avant moi.

« Bonjour m’sieurs dame, c’est pour l’aumône aux pauvres ! »

Un hold up ? On me fit signe de ne pas bouger et signe à ma cavalière de faire le contraire, de sortir. Genre plus facile de contenir une femme… et puis… autant ne pas mentir, elle avait une tenue bien plus belle que la mienne, un peu usée, qui prouvait qu’elle était bien plus en fond que moi… ou alors que monsieur surgatait sa belle épouse… quelque chose me disait qu’ils croiraient davantage ça…

« Allez ma jolie, fais pas ta mijaurée… si t’es sage, on te f’ra pas d’mal !   Sinon, j’pense que va y avoir des bobos… ton caisson l’premier ptetre ! »

Oh si au passage l’un des merdeux – à la voix, le Dédé la gâchette devait avoir à peine la vingtaine – la pelotait au passage, ça ne m’étonnerait pas… mais d’abord le blé… bon… comment je leur explique que je n’ai pas un rond ? Non parce que s’il… trop tard… il mettait le canon de l’arme sur la tempe de ma cavalière.

« Allez le vieux… file le pognon… » 


Prière de me MP sous le compte d'EVERARD ZULLHEIMER
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Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
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Nationalité : ambrosienne
Messages : 69
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv] Lun 19 Juin 2017 - 22:19
Il faut le reconnaître, de Lascelle est un homme ruiné mais il a le filon pour le commerce, et mes ventes n’ont jamais été aussi belles, depuis son arrivée dans ma vie. Je pense qu’avoir une jolie potiche à mon bras, me permet de vendre mieux. Je le prends totalement comme un bibelot magnifique rien de plus, et je me refuse à l’apprécier, pourtant ça arrive et je me laisse avoir de temps en temps, mais je sais parfaitement me reprendre.
Tout me va au final, il obéit contre l’argent, je fais ce que je veux de son existence et pour le moment, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. La vie ambrosienne n’arrête pas de murmurer que pour une fois le sieur ruiné fait dans la jeunette, et qu’il aura du mal à obtenir l’héritage, on pense aussi que nous allons bientôt annoncer nos fiançailles ce qui a le don de me faire franchement éclater de rire quand nous sommes en privés.

A qui aura droit au scoop du mariage ? Personne mais qu’ils pensent ce qu’ils veulent.

Fin de soirée enfin arrivé, je me dois de tenir son bras et de sourire comme s’il m’était agréable, il est étonnant de voir avec quelle facilité je trompe mon monde depuis toujours et même avec cet énergumène au bras, jusqu’au fiacre et dès que je peux le lâcher, je ne m’en prive pas.

Assise sur ma banquette dans ma robe bleue nuit et la capeline de fourrure blanche sur mes épaules, je le dévisage alors qu’il prend la parole et quand il parle de gentleman, mes doigts gantés cachent à peine le rire moqueur et fluet qui saisit mon visage. Gentleman j’aurais tout entendu !

-J’en aurais entendu des choses, mais vous, gentleman ? Alors là…Lâchais-je naturellement. Ils pensent que je suis comme toutes les idiotes qui ont composé votre vie mais tant mieux, les femmes divorcées déplaisent, et mes ventes s’arrangent grâce à vous car vous êtes ma potiche, vous le savez. Et vu ce que je vous paye, il y a tout intérêt à ce que mes ventes soient bonnes.

Oh oui, j’amorce un peu brutalement, je le reconnais moi-même et je n’en ai pas vraiment envie, d’être aussi méchante mais je ne peux m’en empêcher en vérité. Je finis par sourire en coin.

-Pardonnez-moi, Madame de Montemps m’a mise de mauvaise humeur. Et je n’ai pas à m’en prendre à vous. Je soupire et l’empêche de parler d’un mouvement de la main. Cela ne vous autorise pas à faire une seule remarque, une seule, sur ces excuses. Vous n’êtes pas un gentleman…

Qu’il ne prenne point trop d’aisance face à mon maigre compromis. Cela vaut mieux pour lui, je le dévisage, histoire qu’il comprenne tout à fait cela, et alors que le fiacre s’arrête, je redresse la tête et quand je vois le canon du flingue, mes pupilles s’écartent et j’inspire froidement. Au fond de moi quelques prières adressées aux élus. Regard perçant sur Zenon, je souris doucement, soupirant un petit rire quand l’autre idiot me parle.

-Vous demandez de l’argent au plus ruiné des hommes d’Ambrosia quelle fantaisie messieurs de ne pas même reconnaître ceux que l’on braque. On m’oblige à sortir et là…là…Le regard furieux sur l’homme, je lui fous une gifle et le dévisage. Si vous me touchez encore de trop près je vous arrache la joue avec les dents.

Et ça ne me ferait pas peur, si je sens encore sa main me peloter allègrement un sein. J’exècre qu’on me touche, ou qu’un homme le fasse, alors qu’ils ne cherchent pas trop.


L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv]

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