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L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv]

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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv] Dim 11 Juin 2017 - 20:17
Se faire acheter… vous connaissez sans doute cela, non ? Et bien… c’était un peu comme de la corruption – voire même un peu comme de la prostitution selon ce que désirait l’acheteur ou l’acheteuse… pour ma part, j’étais plus là comme un employé, à mon gout. En effet, ce n’était pas la première soirée que j’avais fait en sa compagnie, et les résultats étaient là : j’avais eu plus de veine qu’elle pour le commerce, ou du moins pour représenter son commerce de tabac et autres joyeusetés addictives, presque aussi addictives que les paris… pris à mon propre piège… quelle horreur ! Et en même temps… tout investissement était un pari n’est-ce pas ? Enfin bref, j’étais sûr de mieux vendre ses propres produits qu’elle ! Et pour le moment, les contrats et les promesses d’achat étaient à… pour ça que j’imaginais très bien qu’elle allait me rendre la vie infernale – enfin, elle me le promettrait une énième fois. Ce n’était pas de tout repos, mais de là parler de vie infernale – sa manière de me dire merci, sans doute… une manière un peu particulière, mais toute aussi sincère !

La soirée touchait à a fin, d’ailleurs ! Enfin, Madame Clark avait décidé qu’il était assez et qu’elle se sentait lasse, aussi, non sans une remarque ou deux, fort bien amenées, à quelques personnes, je lui avais proposé mon bras pour sortir… que nous retrouvions l’air frais et le fiacre. Il ne seyait pas à une dame comme elle de monter à cheval. C’était trop pécore, bien sur ! Je lui souris et, comme il se devait, elle prenait mon bras jusqu’à la sortie et même jusqu’à ce que je la fasse monter dans le fiacre, bien aimablement… un instant d’ailleurs, elle fit mine de fermer le fiacre sous mon nez… mais bon, elle avait toujours fini par y renoncer. Voyant que me percher avec le cocher ne me gênait pas outre mesure... ; et puis, c’était inconvenant pour son cavalier, non ? elle en aurait pris un coup à la réputation, sans doute. Idem, j’avais eu droit à un regard noir, le genre qui vous donne l’impression d’être un magnifique verre de rhum dans une réunion d’ivrognes qui se soignent, une fois, alors que j’avais juste essayé de m’asseoir à côté d’elle… j’avais directement changé de banquette. Et le trajet s’était bien passé, bien que je n’ai pas osé une remarque ou une parole, pour éviter les ennuis ! Savoir se taire aussi relevait de l’instinct de survie !

« Avez-vous entendu la rumeur que ces gentes dames vous donnent ? Et me donnent par-dessus le marché ? A vous voir toujours au bras d’un gentleman comme moi, plusieurs m’ont demandé si nous comptions bientôt officialiser une union de manière plus formelle… je vous avoue que j’ai beaucoup ri quand  Madame de Montemps m’a rapporté cette rumeur… une autre prétendent que j’ai réussi à vous séduire, vous qui êtes l’une, si ce n’est la, des femmes non mariées les plus en vue de la capitale… outre le compliment et la flatterie qui m’est faite, je dois reconnaitre que vous ne pouvez plus vous passer de moi… il y a trois nouvelles personnes qui souhaitent vous acheter plusieurs tonnes de tabac pour l’exportation. Je n’ai rien signé, mais je me suis permis de leur dire qu’il faudrait fignoler tout cela avec vous. »

Je souris… elle allait sans dote m’envoyer une remarque un peu refroidissante, comme souvent, mais bon, qu’importe ! normalement, on allait d’abord chez elle, pour la déposer, puis, gracieusement, son fiacre me ramenait, question de principe. Il était de bon ton que je vienne à elle et on qu’elle vienne à moi… enfin bon, nous roulions bien quand soudain, nous nous arrêtâmes… que se passait-il ? J’allais passer la tête par la fenêtre pour voir ce qui se passait, mais je n’en eus pas besoin je compris bien vite, le canon d’un revolver passa la fenêtre avant moi.

« Bonjour m’sieurs dame, c’est pour l’aumône aux pauvres ! »

Un hold up ? On me fit signe de ne pas bouger et signe à ma cavalière de faire le contraire, de sortir. Genre plus facile de contenir une femme… et puis… autant ne pas mentir, elle avait une tenue bien plus belle que la mienne, un peu usée, qui prouvait qu’elle était bien plus en fond que moi… ou alors que monsieur surgatait sa belle épouse… quelque chose me disait qu’ils croiraient davantage ça…

« Allez ma jolie, fais pas ta mijaurée… si t’es sage, on te f’ra pas d’mal !   Sinon, j’pense que va y avoir des bobos… ton caisson l’premier ptetre ! »

Oh si au passage l’un des merdeux – à la voix, le Dédé la gâchette devait avoir à peine la vingtaine – la pelotait au passage, ça ne m’étonnerait pas… mais d’abord le blé… bon… comment je leur explique que je n’ai pas un rond ? Non parce que s’il… trop tard… il mettait le canon de l’arme sur la tempe de ma cavalière.

« Allez le vieux… file le pognon… » 


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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv] Lun 19 Juin 2017 - 22:19
Il faut le reconnaître, de Lascelle est un homme ruiné mais il a le filon pour le commerce, et mes ventes n’ont jamais été aussi belles, depuis son arrivée dans ma vie. Je pense qu’avoir une jolie potiche à mon bras, me permet de vendre mieux. Je le prends totalement comme un bibelot magnifique rien de plus, et je me refuse à l’apprécier, pourtant ça arrive et je me laisse avoir de temps en temps, mais je sais parfaitement me reprendre.
Tout me va au final, il obéit contre l’argent, je fais ce que je veux de son existence et pour le moment, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. La vie ambrosienne n’arrête pas de murmurer que pour une fois le sieur ruiné fait dans la jeunette, et qu’il aura du mal à obtenir l’héritage, on pense aussi que nous allons bientôt annoncer nos fiançailles ce qui a le don de me faire franchement éclater de rire quand nous sommes en privés.

A qui aura droit au scoop du mariage ? Personne mais qu’ils pensent ce qu’ils veulent.

Fin de soirée enfin arrivé, je me dois de tenir son bras et de sourire comme s’il m’était agréable, il est étonnant de voir avec quelle facilité je trompe mon monde depuis toujours et même avec cet énergumène au bras, jusqu’au fiacre et dès que je peux le lâcher, je ne m’en prive pas.

Assise sur ma banquette dans ma robe bleue nuit et la capeline de fourrure blanche sur mes épaules, je le dévisage alors qu’il prend la parole et quand il parle de gentleman, mes doigts gantés cachent à peine le rire moqueur et fluet qui saisit mon visage. Gentleman j’aurais tout entendu !

-J’en aurais entendu des choses, mais vous, gentleman ? Alors là…Lâchais-je naturellement. Ils pensent que je suis comme toutes les idiotes qui ont composé votre vie mais tant mieux, les femmes divorcées déplaisent, et mes ventes s’arrangent grâce à vous car vous êtes ma potiche, vous le savez. Et vu ce que je vous paye, il y a tout intérêt à ce que mes ventes soient bonnes.

Oh oui, j’amorce un peu brutalement, je le reconnais moi-même et je n’en ai pas vraiment envie, d’être aussi méchante mais je ne peux m’en empêcher en vérité. Je finis par sourire en coin.

-Pardonnez-moi, Madame de Montemps m’a mise de mauvaise humeur. Et je n’ai pas à m’en prendre à vous. Je soupire et l’empêche de parler d’un mouvement de la main. Cela ne vous autorise pas à faire une seule remarque, une seule, sur ces excuses. Vous n’êtes pas un gentleman…

Qu’il ne prenne point trop d’aisance face à mon maigre compromis. Cela vaut mieux pour lui, je le dévisage, histoire qu’il comprenne tout à fait cela, et alors que le fiacre s’arrête, je redresse la tête et quand je vois le canon du flingue, mes pupilles s’écartent et j’inspire froidement. Au fond de moi quelques prières adressées aux élus. Regard perçant sur Zenon, je souris doucement, soupirant un petit rire quand l’autre idiot me parle.

-Vous demandez de l’argent au plus ruiné des hommes d’Ambrosia quelle fantaisie messieurs de ne pas même reconnaître ceux que l’on braque. On m’oblige à sortir et là…là…Le regard furieux sur l’homme, je lui fous une gifle et le dévisage. Si vous me touchez encore de trop près je vous arrache la joue avec les dents.

Et ça ne me ferait pas peur, si je sens encore sa main me peloter allègrement un sein. J’exècre qu’on me touche, ou qu’un homme le fasse, alors qu’ils ne cherchent pas trop.


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv] Lun 26 Juin 2017 - 18:34
Je préférais me voir comme un représentant de commerce ! Et c’était vrai ! Au final, j’avais ce rôle, avec Amelia, même si c’était peu probable qu’elle daigne le reconnaitre… mais ce qui était encore plus fort, aujourd’hui, c’était qu’elle avait reconnu qu’elle avait eu tort ! Mais bien sûr, il était hors de question de lui faire la moindre remarque là-dessus… sauf sur un point, mais je verrais cela plus tard ! J’étais un gentleman, dans mon éducation, cela transpirait. Je devais faire de petits écarts, bien sûr, mais si, j’étais un gentleman, et c’était indépendant de sa volonté, ce point.

J’aurai volontiers ri à sa remarque quand elle se fit peloter, mais hélas, la situation n’avait rien de drôle, en effet, je savais que le moindre geste risquait d’être en trop ! La moindre parole aussi, d’ailleurs…. Et je tressaillis devant la réaction d’Amelia… elle est complètement inconsciente ! Je reste un peu silencieux, à attendre de voir comment ça se passe, et la réplique ne se fait pas attendre, un coup de crosse sur la tempe de ma cavalière. Oh, le coup n’était pas assez fort pour l’assommer, elle n’avait, après tout, pas perdu connaissance, toutefois, vu son air un peu sonné, ça avait du bien l’étourdir. Le vaurien la saisit et la colla contre lui avant d’appuyer plus fermement le canon contre la tempe d’Amelia.

« T’arrête de faire la maligne, la bourge ! Et ton mari va vite r’filer son pognon ! Et le tien… et le premier qui fait un mauvais geste j’lui file une dose de plomb dans la cervelle ! Vu ? »

Je regardais et j’hésitais, mais peu de temps avant de finalement glisser ma main dans ma veste et sortir ce qui me restait de mon salaire du mois : une rame d’or. Une fortune et en même temps pas grand-chose par rapport à la somme qu’elle me versait… mais bon, je posais sur la banquette la bourse et je retirais une de mes bottes pour sortir encore une rame d’argent et deux de cuivre.

« Voilà voilà, c’est tout ce que j’ai ! »

Je désignais ce que j’avais posé et on me dit de sortir. Alors je vis qu’il n’était pas seul, ils étaient quatre, un qui tenait le cocher en joue, un qui tenait les chevaux, un qui menaçait Mme Clarke et un qui tendait la main pour que je lui donne tout je posais tout dans sa main et il eut un air un peu dépité… comme si cela ne lui suffisait pas ! J’écartais les mains et haussais les épaules pour prouver mon innocence. Alors l’un d’eux fit un signe à ses compères et celui qui tenait les cheveux. Et avec un couteau il les détacha tous pour les faire déguerpir. Un fiacre sans chevaux… quelle utilité ! On me glissa un flingue entre les omoplates et on me fit avancer dans une ruelle transversale.

« Bon, vu le maigre butin, je suppose que ça ne te dérange pas qu’on joue un peu avec ta poule, dans la ruelle on sera au calme… »

Je plaignis Amelia qui semblait encore un peu groggy… mais il y eut une erreur… on se concentra trop sur la silhouette de ma « compagne ». En même temps, à force de tirer sur le tissu pour dévoiler quelque chose, ça finit par se déchirer… l’arme se décala de sa tempe… juste ce qu’il fallait… alors je me jetais sur son preneur d’otage et réussissais à le faire basculer et lâcher son arme.

Il y eut un coup de feu, et je sentis une violente douleur dans l’omoplate. J’hurlais de douleur et je répondais avec l’arme au sol que je prenais dans ma chute… et je manquais de perdre conscience sous la douleur…


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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv] Ven 14 Juil 2017 - 11:18
Je dois avouer que ma langue perfide et mon cerveau acide n’ont guère envie de jouer de leur art en cet instant. Ma tempe est frappée et je me sens plutôt mal, l’envie nauséeuse s’intensifie quand le voleur me parle à quelques centimètres du visage et me dégage son haleine putride sous le nez. Il y a comme une odeur de renfermée mêlée à des oignons et je ne sais quoi d’autre. A mon grand étonnement, point d’alcool, mais ma grimace vient sur mes traits, alors que je sens le canon de l’arme. Si j’étais folle, et je ne le suis malheureusement pas, j’injecterais à son visage ma langue perfide, mais je me contente de pincer les lèvres, sonnées, en invoquant les élus de poser leur regard sur eux.

Zenon file l’argent mais je n’ai pas trop conscience de la situation, sonné et énervée, passablement vipérine à l’intérieur, je me sens ouvertement furieuse et quand je comprends où il veut m’emmener histoire de, mon sang ne fait qu’un tour. Je tente de dégager mon bras, mais ça le fait rire, pendant quelques secondesje crois sincèrement que je vais devoir être … je n’ai pas même envie de le dire….

Il presse un peu plus le canon sur ma tempe, m’invitant à sérieusement arrêter de bouger, mais fort heureusement pour moi,Zenon entre en action. Tout se passe trop vite, ma manche de robe se déchire, le coup de feu résonne dans mes oreilles et puis.... un sifflet. Pas un simple sifflet non, celui des gens d’armes et quand le tumulte me secoue, que ej sens l’homme sous l’effet retiré son arme, je me sens soulagée ? Le mot est faible mais je me recule prestement, incapable de parler ou d’agir alors que c’est la débandade devant moi, je me retrouve contre le mur.

Quelques instants ou secondes, avant qu’un visage ne se présente devant moi, un homme de la sécurité de la cité, qui me reconnait et me demande si ça va. Je n’arrive pas à lui répondre, j’ai envie de vomir et ma paleur ne doit pas aider. L’idée de me faire trousser me répugne déjà au plus haut point alors je ne vous dis pas dans quel état je me trouve.

-Où es le comte de Lascelle ?

Finis-je par demander, d’une voix rauque, je n’ai pas envie que ce policier me touche, il me répugne tout autant, pourtant je finis par dire que cela va et je cherche Zenon du regard, préférant encore son contact que celui d’un autre homme encore et je me crispe pourtant quand l’agent me propose son bras, je le refuse en serrant les dents, poliment, où es ce foutu comte ? Il n'a pas intérêt de mourir, ni d'être inconscient ou je ne sais quoi, pourtant il est au sol et je me rapproche.

On me parle de je ne sais quoi, de ce qui vient de se passer, on veut mes mots et moi je veux rentrer, mais cela n’est pas étonnant non ? Pourtant je ne vais pas laisser le comte et je m'accroupis, alors que ma robe est déchirée et mes cheveux en bataille. On me parle mais je n'écoute pas, je ne suis pas inquiète pour le comte, je ne crois pas, mais plutot pour la perte qu'il représenterait pour mon commerce! Mais ce n'est pas une petite balle qui va avoir raison de lui, non?


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv] Dim 30 Juil 2017 - 20:55
Putain ça fait mal… putain ça fait mal, putain ça fait mal ! Je crois que ça m’apprendra à vouloir jouer les héros…. Tout ça parce que madame est incapable de se défendre… putain ça fait mal… et autour c’est un peu le brouillard… je sais que j’ai fait mouche car j’en ai entendu un gueuler… mais au-delà de ça… il y a peu de choses si ce n’est la cuisante douleur dans l’épaule, qui me lance… je sens que la balle y est toujours. Une jolie bille de plomb, sans doute !  Je reste allongé alors que je vois que ça s’agite autour. Des sifflets. Je lève les yeux… ça court pas mal… ce sont les gens d’arme. Tant mieux…

Je me relève lentement. Difficilement. On m’aide. On m’assoit sur le sol… je dis que ça va ! Mais ça ne va pas du tout. Je tente de me relever de nouveau mais je m’affale alors qu’on est en train de me soigner en vitesse avant de m’emmener au dispensaire… il faut bien soigner ma blessure… je vois la robe déchirée de ma comparse je lui tends ma veste elle a un joli trou. Mais bon, comme ça elle sera peut-être mieux. Puis je laisse faire tandis qu’on me finit le bandage sommaire.

« Je crains, madame, que nous devions mettre fin à la soirée sur cette mauvaise note. Et je ne veux pas vous imposer de rester avec moi au dispensaire… »

Moi, gentleman ? Allons donc ! je laisse retomber ma tête… la regarder dans les yeux pour parler était un sacré effort, mine de rien ! Et puis je connaissais mon interlocutrice… si elle m’accompagnait j’en entendrai parler pendant un bon moment… non pas que l’entendre râler soit vraiment gênant, c’était une

« Je suis sûr que ces messieurs auront la gentillesse de vous raccompagner si vous voulez… »

Je peinais un peu à parler et je parlais aussi d’une voix un peu faible… bon, vu ce que j’avais perdu comme sang…

« Ne vous en faites pas… je serai prêt à) reprendre du service très… très v…. »

Je sombrais dans l’inconscience.


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MessageSujet: Re: L'aumone aux pauvres plus ou moins forcée [Pv] Lun 31 Juil 2017 - 15:55
Je prends sa veste trouée à l’épaule…
J’aimerais sincèrement vous dire que je lui suis reconnaissante, voir même que j’ai quelques tendresses pour lui dans la situation, mais en fait, rien. Je ne sais pas. En vérité, je suis agacée, ce n’est pas une petite balle qui va nous le mettre en désarrois et pourquoi n’est-il pas déjà debout ? Je ne supporte pas son laisser aller. Allons bon !

Je passe sa veste et reste près de lui. Rien que cela traduit fortement quelque chose, non, je n’ai pas envie qu’il meurt, en vérité, je ne supporte pas l’idée que cela ne puisse pas aller. Avec qui vais-je me laisser aller à être moi-même, castratrice et désagréable, s’il se laisse porter par la douleur d’une petite bille de plomb dans son épaule ? Allons bon que de chichi pour si peu !

-Je vous serais grée de ne pas me dire ce que je dois faire Monsieur de Lascelle.

Lâchais-je sèchement. Oui, je déforme tout à fait les choses, mais je suis un peu inquiète, pour les raisons que j’ai déjà dites ! Et comme je ne peux me permettre qu’il se fasse des films, je reste égale à moi-même, tout à fait ferme et sans laisser de place à quoi que ce soit.
En plus le dispensaire.

Mais ce n’est pas le pire, il m’empêche de parler et de continuer, alors que lui s’est permis…le voilà qu’il sombre dans l’inconscience ! Il m’aura tout fait. J’ai envie de lui donner une gifle, mais je me contente de me relever et de déclarer qu’on l’emmène à l’hôpital, aux services de chirurgie d’un des meilleurs médecins que je connaisse….

Et que l’on ne m’agace en rien sur la situation. Alors que les gens d’armes commencent à s’agiter je me fais comprendre clairement et distinctement, je ne suis pas d’humeur à des petits excès de zèle et avouons-le ce n’est pas nouveau. De fil en aiguille et de tout en tout, les choses s’accomplissent, je me plis aux quelques questions du gens d’armes, Zenon est évacué à l’hôpital et jje peux enfin faire ce que je veux faire…

Il doit être tôt dans la matinée quand une infirmière du service vient vérifier les températures de Zenon et probablement d’autres choses que seule une infirmière sait. Je suis descendu prendre un café, dans une robe simple et bleu nuit, le corps tout corseté dans un jupon droit, j’ignore s’il compte se réveiller tôt ou tard, je suis rentrée me changer, prendre un peu de repos et je suis venue ici assez tôt sous le couvert que je n’étais pas de sa famille, on m’a emmerdé. J’ai rappelé que j’étais Cousine de l’Impératrice et potentiellement sa fiancée, ce qui j’espère ne s’ébruitera pas. Grand diable, il ne manquerait que cela…ainsi j’ai pu me mettre à son chevet, potentiellement agacée par son sommeil.

Il ne mourra pas cette fois, ce vieux comte, les survivants ne meurent pas pour une petite bille de plomb, je finis par remonter, un paquet de viennoiserie en main, alors qu’on apporte le petit déjeuner, le service est privé, c’est donc une pleine cafetière qu’on me laisse, je paierais pour le luxe et je me rassois dans le fauteuil, en prenant l’écho de vapeur du matin, aucun article sur moi et cette nuit, ce qui me ravit…

-Je suis certaine que vous tardez à vous réveiller pour m’énerver Zenon.

Marmonnais-je en dépliant bruyamment mon journal…


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