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 :: L'histoire Ambrosienne :: 2nd niveau de la cité

La maladie d'amour [PV Elena - Valerian]

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Olympiane de Thiam
Violoniste
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MessageSujet: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Dim 9 Juil 2017 - 19:22
Cela faisait maintenant plus d'une semaine que j'étais arrivée à Ambrosia, presque deux à vrai dire. Et mes maux ne disparaissaient pas. Ils empiraient à vrai dire... Des nausées, des vertiges, des difficultés à dormir. Et j'en passe et des meilleures. J'avouais que cela m'inquiétait quelque peu. D'autant plus que je n'étais toujours pas allée voir l'Impératrice pour lui présenter mes condoléances. Ni même mon cousin. Je ne voulais pas prendre le risque de les contaminer s'il se trouvait que j'avais quelque chose de plus grave qu'un simple mal de terre ou un problème d'oreille interne.

Je m'étais alors décidée pour contacter la seule personne que je connaissais à Ambrosia et susceptible de m'aider. Une femme gentille qui m'avait laissé un très bon souvenir de ma première venue ici lorsque j'étais plus jeune, Elena Spina. Je m'étais promis de revenir la voir une fois ici. Mais je ne pensais pas que cela serait dans ces circonstances. J'avais apprit qu'elle consultait parfois à domicile mais surtout pour le palais et les grands de ce monde. J'avais tenté ma chance, me demandant si elle se souviendrait de moi et elle avait finalement accepté de venir chez Valerian. Une chance, si on peut dire... Vu qu'aujourd'hui je ne pouvais pas me lever tellement j'étais malade.

J’espérai bien qu'Elena pourrait me dire enfin de quoi je souffrais. Et qu'elle pourrait m'aider à guérir. Quelques jours c'était une vraie torture. Et je n'avais pas besoin de ça pour commencer ma nouvelle vie. Je n'avais toujours pas pu me présenter à l'Opéra pour montrer mes talents de violoniste. Je ne comptais pas vivre aux crochets de mon tuteur durant ces trois ans. D'autant plus que Valerian n'avait pas l'air d'avoir forcément beaucoup d'argent. Cet appartement me changeait considérablement de ma maison à Ameth. Mais il était tout de même chaleureux. Enfin, si tant est que j'aurai rendu un peu de verdure à ces pauvres plantes de la terrasse. Je soupirai rien qu'en y pensant. Notre jardinier en serait malade de les voir dans cet état.

Je fermai un instant les yeux, essayant de me reposer et prenant de grandes respirations pour calmer ces fichues nausées. Il n'y avait pas de douleurs, non... C'était plutôt étrange d'ailleurs. Mais bon, je n'étais pas médecin après tout. Le vieux majordome vint alors frapper à ma chambre et m'annoncer qu'Elena était là. J’espérai bien qu'elle n'avait pas eu trop de mal à monter les quatre étages de l'immeuble. Je savais bien que cette consultation était surtout affaire de femmes. Mais j'avais demandé à Valerian de rester. Nous ne nous connaissions que depuis peu mais il était mon tuteur après tout. Il se devait de savoir le mal qui m'affectait. Le pauvre, je ne voulais pas trop qu'il se fasse du souci pour moi. C'était aussi quelque part pour le rassurer que j'avais voulu qu'il reste auprès de moi. Et peut-être me rassurer moi aussi.


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Elena Spina
Herboriste
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MessageSujet: Re: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Lun 10 Juil 2017 - 20:26
Elena avait été étonnée de recevoir ce message de la part d’Olympiane de Thiam. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait plus vu cette personne. La dernière fois qu’elles s’étaient vues, Elena n’était qu’une jeune femme, pupille encore, et Olympiane n’était qu’une enfant ! La cousine de son tuteur. À l’époque, celui-ci n’avait pas encore fait d’elle une femme, si elle se souvenait bien. Mais peu importait ! Nerveusement, elle se passa les mains sur sa jupe, tandis qu’elle sortait du fiacre qu’il l’avait amenée jusqu’à la demeure du tuteur d’Olympiane. Valérian d’Andressy. Ce nom lui disait vaguement quelque chose… Valérian d’Andressy. Valérian… Secouant la tête, elle repoussa ses réflexions à plus tard. Elle n’était pas ici pour une simple visite de courtoisie. Ce n’était pas l’ancienne pupille de son cousin qu’Olympiane avait appelée, mais l’herboriste. Bien sûr, Elena n’était pas médecin. Mais elle avait non seulement des notions en plantes, mais elle avait également travaillé auprès d’un médecin, grâce à Everard. Avec un peu de chance pourrait-elle aider la jeune femme, souffrante. De sa main gantée, elle donna quelques coups à la porte et attendit patiemment, serrant dans ses mains délicates les anses de sa sacoche. Celle-ci contenait tout un assortiment de remèdes, de crèmes, de sirops. Le tout concocté par ses soins, bien évidemment. Grâce à l’Impératrice, elle disposait, en effet, d’un office bien fourni, et de tout le matériel nécessaire à l’exercice de sa profession. Ou plutôt, de ses professions. Pas plus tard qu’hier, elle avait aidé une dignitaire à accoucher d’une adorable petite fille. Au souvenir de la mère souriant à son mari aimant, leur petite fille dans ses bras, Elena sentit son ventre se serrer. Connaitrait-elle un jour la joie d’enfanter à son tour ? Instinctivement, elle posa une main sur son ventre, par-dessus son corset. Fermant les yeux, elle s’imagina alitée, avec un petit être dans les bras… Et aussitôt le visage d’Everard apparut dans son rêve éveillé. Si seulement elle pouvait porter son enfant… !

Comme la porte s’ouvrait, elle rouvrit les yeux. Après s’être présentée, elle suivit un vieux majordome à l’intérieur. Elle prêta à peine attention au décor. Encore une fois, elle n’était pas ici pour rendre visite à Olympiane. Ou du moins, il ne s’agissait pas d’une visite de famille. Elle était ici pour son travail. Olympiane souffrait de nausées depuis plusieurs jours, d’après son message. Et les nausées, ce n’était jamais gai. Elle avait donc préparé toute une série de remèdes à base de plantes diverses, pour calmer ses maux. Mais avant cela, il lui faudrait trouver la cause de ceux-ci. Faire passer les symptômes, c’était bien, mais guérir le mal qui les provoquait, c’était mieux.

Le majordome l’ayant annoncée, Elena pénétra dans la chambre de l’Amethienne. Elle s’était attendue à la trouver au lit, bien évidemment. Mais elle ne s’était pas attendue à trouver, dans sa chambre, un autre homme. Un très bel homme, soit dit en passant. Instinctivement, elle s’inclina dans une gracieuse révérence, à l’attention de cet homme, avant de se tourner vers la demoiselle qu’elle avait tant apprécié, lors de leur première et unique rencontre. Même s’il était évident qu’il s’agissait de la même personne, Olympiane était beaucoup changé. Ce n’était plus une enfant. C’était une femme à présent. Elle lui offrit un sourire tendre avant de s’approcher d’elle.

- Olympiane, c’est un plaisir de vous revoir. J’aurais préféré que ce soit dans d’autres circonstances toutefois…

Avec un nouveau sourire, elle lui caressa la joue, en profitant pour vérifier si elle avait de la fièvre – la réponse était non. Lui prenant la main, elle se tourna vers l’inconnu, pour lui demander de bien vouloir les laisser seules. Elle ignorait que c’était Olympiane qui lui avait demandé de rester.
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Dim 30 Juil 2017 - 22:40
J’ai toujours eu le chic en vérité, pour m’attirer les soucis comme jamais. Je pense que c’est le don de Valerian, toujours plein de péripétie, sans le vouloir, sans les avoirs choisis, mais qui rythme délicieusement sa vie.

Ainsi donc me voilà surveillant autant que je le peux, une petite pupille dont le corps est nauséeux. Je n’auras jamais pensé qu’un mal de pays soit autant vif ceci dit, nous n’avions guère pu visiter ce que nous devions visiter, j’étais inquiet et je voulais qu’elle consulte plus tôt en vérité, mais elle n’en avait rien fait. J’aurais préféré, mais je l’avais ainsi laisser choisir ce qu’elle souhaitait, car c’est ainsi que l’on fait ! En tous cas, dans un pays civilisé !

Dans l’appartement de modeste envergure, trahissant parfois le « comédien fauché », on aurait pu sans mesure, y loger plusieurs gens, mais il n’était en rien plein d’excentricité, point de superflus en vérité, qui n’aurait servi à rien, si ce n’est à décorer. Valerian ne peut avoir le luxe d’un Lampré. Et j’avais, jusqu’à préférer choisir un vieux domestique, tenant debout parce que c’était chic !

Mais je l’apprécie mon vieux courbé, je le connais depuis tant d’année, qu’en plus d’être à mon service, nous sommes de vieux complices amusés, il ne sait rien de Lampré, mais il sait que je suis toujours à me représenter, sur une scène imaginée, que la vie se doit de composer.

-Ah vous voilà arriver ! m’exclamais-je en venant me redressant, coupant le silence dans son élan ! Elle se rapproche de l’enfant, je souris présentement. Valerian d’Andressy, ainsi que vous supposiez à le demander ! Voilà qui était fort d’une arrivée, elle me snobait ? Ou alors, j’ai rêvais ! Je ne suis point là de mon plein grès, Pia m’a demander de rester. Je veille sur elle depuis son arrivée, mais quand on a vu vomir une protégée, on n’est plus à cela près ! J’ai même tenu ses beaux cheveux pour ne point les abîmer !

Voilà que je suis en train de jouer, si la jouvencelle me demande de me retirer, je le ferais, mais je suis là pour être à ses côtés, ainsi, c’est comme il lui plait.

-Oh non point de rougissement Pia, nous n’en sommes plus là vous et moi ! J’ai toujours pensé qu’il y avait avec une femme tant d’intimité, et puis, le plus franc, reste celui de voir l’autre tout rendre de son déjeuner. J’essaye de la faire rire avec cela depuis que c’est arrivé….mais ce n’estt pas encore chose gagner !

Je viens à sourire…


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
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Olympiane de Thiam
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MessageSujet: Re: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Mer 2 Aoû 2017 - 0:20
Quand Elena entra dans la pièce, je vis à quel point elle avait changé. Cela faisait huit ans après tout que nous ne nous étions pas vus. Elle était devenue une belle femme, encore plus belle que dans mes souvenirs. Je me demandai soudain si Everard avait vu cela en elle. Ou s'il s'était contenté de rester rigide et austère comme il en avait l'habitude devant moi. J’espérai bien qu'il était moins coincé qu'il n'y paraissait.

Je lui rendis immédiatement son sourire, enfin, tant que je le pus. J'avais passé une assez mauvaise nuit et mes traits tirés pouvaient en témoigner.

"Le plaisir est partagé Elena. Il est vrai que j'aurai préféré ne pas me présenter sous mon plus mauvais jour..."

Je la laissai faire, je me doutais bien qu'elle commençait son auscultation. Je voulus répondre mais Valerian vint à mon chevet. Et le voilà qui faisait une fois de plus son numéro de charme. Je me demandai de suite si c'était une bonne idée que de l'avoir laissé rester au près de moi... Je souris alors qu'il essayait d'attirer l'attention mais mes joues rougirent lorsqu'il commença à parler de ce fameux moment sur le bateau.

"Valerian..." lui dis-je très gênée, priant pour qu'il se taise.

J'avais beau me dire qu'Elena dans sa qualité d'herboriste avait dû en voir plus d'une dans sa vie. Mais Je restai tout de même mal à l'aise avec cet épisode peu glorieux de ma vie. Je détournai le regard de la jeune femme, fronçant les sourcils vers mon tuteur. Puis je le vis sourire et je soupirai alors.

"Je suis désolée Elena... Je vous présente mon tuteur, Valerian d'Andressy comme il vous l'a dit. Il ne faut pas vous offusquer de son exubérance. Il est toujours comme ça. C'est effectivement moi qui lui ai demandé de rester car il s'inquiétait beaucoup de mon état. Plus que moi à vrai dire. Mais il va se tenir tranquille, n'est-ce pas ?" dis-je en lançant un regard sourcils froncés à l'homme en question. "Et s'il y a besoin qu'il sorte pour des examen plus... intimes et bien, il sortira. En attendant, je n'ai rien à lui cacher."

Soudain, je sentis un nouveau vertige et porta ma main à la tête, fermant les yeux. Mauvaise idée, tout tournait autour de moi. Je les rouvris lentement, essayant de reprendre mon souffle calmement. Je n'avais rien mangé depuis hier soir, la faute à ces fichus nausées et cela n'arrangeait surement pas les choses. Je portai ma main à ma bouche rien qu'en pensant à de la nourriture...

"Je sens... que je vais vomir..." arrivai-je à articuler.

Et si personne n'apportait quelque chose, ça allait être le parquet qui allait accueillir le peu qu'il y avait dans mon ventre...


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Elena Spina
Herboriste
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MessageSujet: Re: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Mer 2 Aoû 2017 - 18:58
Elena gardait de très bons souvenirs de la jeune femme qui se trouvait à présent alitée devant elle. C’était une enfant, quand elles s’étaient rencontrées. Bien sûr. Mais Elena se souvenait surtout qu’elle était souriante, gentille, un peu timide peut-être, mais pleine de vie. Ce qui rendait son état actuel plus saisissant encore. Sans faire plus attention à l’homme qui se trouvait avec elles, Elena s’était empressée de gagner le chevet de sa patiente. Plus vite elle commencerait son examen, plus vite elle pourrait aider Olympiane à aller mieux. Le fait qu’elle n’ait pas de fièvre était bon signe. Combien de personnes ne perdaient pas la vie à cause d’une fièvre trop tenace ? Elle lui adressa un sourire, avant de tourner la tête vers l’inconnu, avec l’intention de lui demander de les laisser. Mais avant même qu’elle ait pu formuler la moindre demande, il se présenta. Sans doute avait-il compris ce qu’elle s’apprêtait à lui demander… Valerian d’Andressy, ainsi que vous supposiez à le demander ! Eh bien, à vrai dire, elle ne comptait pas le lui demander… Mais peut-être aurait-elle dû. Cela aurait été la moindre des politesses. Je ne suis point là de mon plein grès, Pia m’a demander de rester. Je veille sur elle depuis son arrivée, mais quand on a vu vomir une protégée, on n’est plus à cela près ! J’ai même tenu ses beaux cheveux pour ne point les abîmer ! Une protégée, hein ? Cet homme – ce bel homme – était-il donc le tuteur d’Olympiane ? Se trouvaient-elles chez lui en cet instant ?

"Valerian..."
-Oh non point de rougissement Pia, nous n’en sommes plus là vous et moi ! J’ai toujours pensé qu’il y avait avec une femme tant d’intimité, et puis, le plus franc, reste celui de voir l’autre tout rendre de son déjeuner. J’essaye de la faire rire avec cela depuis que c’est arrivé….mais ce n’estt pas encore chose gagner !

Cet échange dérida l’herboriste qui laissa échapper un sourire amusé.

"Je suis désolée Elena... Je vous présente mon tuteur, Valerian d'Andressy comme il vous l'a dit. Il ne faut pas vous offusquer de son exubérance. Il est toujours comme ça. C'est effectivement moi qui lui ai demandé de rester car il s'inquiétait beaucoup de mon état. Plus que moi à vrai dire. Mais il va se tenir tranquille, n'est-ce pas ? Et s'il y a besoin qu'il sorte pour des examen plus... intimes et bien, il sortira. En attendant, je n'ai rien à lui cacher."

A priori, ces « examens » plus intimes ne devraient pas avoir lieu. Il était fréquent d’avoir des nausées et des vomissements. Ce pouvait être dû à plusieurs facteurs. Nourriture, froid, maladie… Ce n’était probablement rien de grave. « Très bien. Je suis enchantée, Monsieur d’Andressy. Veuillez pardonnez mon entrée quelque peu impolie. J’ignorais que vous étiez le tuteur d’Olympiane. » Voyez, Elena pouvait se montrer très bien élevée quand elle le voulait. Malheureusement, Olympiane se rappela à eux. Enfin, malheureusement pour la jeune femme, qui se sentait de nouveau nauséeuse ! Quand elle menaça de remettre, Elena reprit aussitôt son sérieux. « Un seau ou un pot-de-chambre. Vite. » Heureusement, un domestique avait été prévoyant, et elle put rapidement glisser quelque chose près d’Olympiane, pour qu’elle puisse vomir sans salir ses draps ou ses habits. Imitant – visiblement – Valérian, Elena retint la chevelure de l’Amethienne en arrière, jusqu’à ce qu’elle ait terminé de se contracter au-dessus du seau. « Monsieur, pourrais-je vous demander de nous faire porter de l’eau fraiche, un verre et des linges propres, s’il vous plait ? » Olympiane aurait bien besoin de se rincer la bouche après cela. Quant au linge propre, ce serait pour la rafraichir. Cela ne pourrait lui faire que du bien. Aidant la jeune pupille à se redresser, elle l’installa confortablement dans son lit, et lui caressa la joue, comme une mère l’aurait fait pour réconforter son enfant malade.

« Quand les nausées et les vomissements ont-ils commencés ? » Peut-être était-ce dû à quelque chose qu’elle avait mangé ? Mais cette explication n’était valable que si les vomissements avaient commencé depuis peu de temps. Un jour, deux tout au plus. Si cela faisait plus longtemps, Elena devrait chercher la cause de ce mal ailleurs.

Comme l’eau fraiche venait d’arriver, elle l’aida à se rincer la bouche, avant de recracher le tout dans le seau. Peut-être devrait-elle l’examiner… Alors elle le repoussa de côté. Elle humidifia ensuite un linge et le passa sur le front de la jeune femme. Même si celle-ci n’avait pas de fièvre, vomir n’était jamais agréable. La fraicheur du linge l’apaiserait. Ne fut-ce que quelques instants. Elle passa ensuite le linge humide sur les lèvres d’Olympiane, pour que celles-ci ne deviennent pas sèches. Le corps avait besoin d’eau. Mais Elena craignait que cela ne la fasse vomir de nouveau. Aussi un peu d’eau sur ses lèvres était-ce mieux que rien.

« Je vais avoir besoin de repousser vos draps, à présent… Pour palper votre ventre. » Elle jeta un coup d’œil explicite vers Valerian. Elle ne demandait pas explicitement qu’il sorte, bien sûr. Mais pour préserver la pudeur de la jeune femme, elle préférait lui laisser l’opportunité de demander à ce qu’il aille attendre derrière la porte.

Ensuite, elle se déplaça et vint s’assoir sur le bord du lit d’Olympiane, et se mit à appuyer à divers endroits, au niveau de son ventre. Vers le haut, surtout. Si c’était une maladie liée à la digestion, Olympiane ressentirait quelque vive douleur. Si ce n’était pas le cas… Eh bien, Elena continuerait de chercher.
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Ven 4 Aoû 2017 - 17:45
Il aurait été fort dommage de ne pas respecter mes adages. Alors je vous l’avoue en vérité, je m’amuse et je joue comme il me plait, cela n’empêche pas d’être inquiet ! Oui inquiet pour ma protégée, curieux de savoir quel mal est allé la ronge, à vomir sans arrêt, je ne sais même plus que lui faire manger et je suppose qu’elle aurait aussi d’autres incommodités, si c’était une maladie de digestion ou de ventre torturé.

Regardez-moi en train de gesticuler, je ne suis pas peu fier de l’avoir fait pouffer,mais je dois avouer qu’elle a de la grâce et de la beauté, de ces choses que je n’aurais pas deviner, si on ne me l’avait pas présenter. Non, je ne suis point amoureux juste admirateur soucieux, peut-être que je pourrais dès lors l’inviter à déjeuner pour que nous puissions mieux nous présenter..

La voilà qui me présente, ne laissant pas Mademoiselle Spina dans l’attente. Je ne sais pas si je pourrais rester mais je ne veux pas le résultat ignorer. Je m’incline séant maintenant qu’elle me connait à présent, je peux donc tout à fait deviner que ce n’’est pas une mondaine, peu branchée à la société. Car personne ne peut réellement passer à côté des pièces dans lequel je puis jouer. Ou bien elle n’aime pas le théatre et préfère rester près de l’âtre. Une supposition ou bien une autre, n’allons point lui reprocher ses gouts autres.

Avec une habileté, que Lampré m’a enseigné, je saisis ce que l’on me demannde, sans même hésiter, tenant le pot en observant, les jets qui viennent sortir dès à présent. Je crains m’être habitué à l’odeur de son vomi, non que j’en sois friand, je vous le dis, mais je ne fais plus que légèrement grimacé, alors qu’auparavant j’aurais moi-même régurgité.

-Pia il va vraiment falloir trouver ce que vous avez, je ne veux point vous paraître désobligeant, mais à force de rendre vos aliments, déjà que vous n’étiez point vraiment épaisse….

Nul besoin de terminer, elle sait. Elle est aussi épaisse qu’une feuille de papier et je n’ose pour autant vraiment imaginer, ce que cela serait si cela vient à continuer.
Le majordome vieillissant est envoyé, alors que je retire le pot de chambre nouvellement décoré, m’enjoignant à être plein de bonne volonté, je vais le vider. Un haut le cœur vient m’attaquer, mais je le maitrise avec habileté, alors que d’un hochement de tête, je comprends qu’il est temps pour moi de sortir à présent.

-Je suis à la porte…

J’abandonne le pot de chambre sur un meuble haut, alors que contre le mur je pose mon dos, tendant l’oreille pour écouter, la porte est restée enntrebailler, mais personne ne peut les observer, le lit n’est pas dans l’angle de l’ouverture.

-Vous me direz quand je pourrais rentrer !

Qu’elles ne m’oublie pas !


Lampré ou d'Andressy?
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MessageSujet: Re: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Lun 7 Aoû 2017 - 19:02
Comme je le pressentais, ce ne fut pas qu'une nausée et mes entrailles se vidèrent alors dans un bruit et une odeur infâmes. Heureusement mes vêtements furent épargnés, je n'aurai pu supporter une telle odeur sur moi. Je la supportais déjà assez peu dans les contenants que je remplissais... Je m'en voulais de faire subir ça à Elena et Valerian. Je n'aimais pas les inquiéter. Mais je n'avais pas vraiment le choix.

Je me laissai guider et installer sur le lit par Elena, appréciant sa main sur ma joue. Cela me rappela ma mère. Elle faisait la même chose lorsque j'étais malade enfant. Elle tenait absolument à s'occuper de moi elle-même et la gouvernante ne pouvait qu'abdiquer devant son entêtement. Cette pensée me fit sourire légèrement, me rendant un peu nostalgique. Mais les questions de mon médecin du jour me tirèrent de mes songes et je me mis un peu à réfléchir. Je rassemblai mon self contrôle et pus répondre bien que difficilement aux interrogations.

"Les vomissements... presque deux semaines. Comme l'a dit Valerian, le premier a été sur le bateau qui nous a mené de La Volière au continent. Mais je n'en ai pas vraiment eu par la suite. Ils sont revenus il y a deux ou trois jours. Et de façon plutôt virulente... Et généralement le matin. Mais les nausées... Elles sont apparues quelques jours avant que nous n’accostions sur les terres d'Ambrosia. J'étais encore sur le navire qui me menait à ma nouvelle vie..."

Ma voix était un peu éraillée et je remerciai le majordome pour le verre d'eau. Je me rinçai la bouche ainsi qu'elle me l'avait dit. De toutes façons, une seule gorgée avalée m'aurait fait rendre à nouveau le maigre contenu de mon estomac. Le linge sur mon front et mes lèvres était aussi un vrai soulagement. Même sans fièvre, cela faisait un bien fou. Le tout me permit de me détendre quelque peu. Je pensais bien que la consultation n'était pas prête d'être fini.

Et d'ailleurs, mon coeur s'emballa un peu quand elle indiqua prolonger ses examen sous les draps. Mes yeux cherchèrent Valerian et je pus que hocher la tête pour le rassurer alors qu'il sortait de la pièce. Plus pour moi que pour lui à vrai dire... Je n'avais jamais trop aimé les consultations chez le médecin, je n'aimais pas être malade. Vous me direz : qui aime ça ? Mais le fait est que je n'aimais vraiment pas être clouée au lit sans rien faire, l'ennui me tuait. Je préférai courir les rues ou les chemins, danser, m'amuser, vivre...

Lorsqu'elle posa ses mains sur moi, ce fut plus doux que ce à quoi je m'attendais. Ce n'était pas réellement douloureux. Plus dérangeant qu'autre chose à vrai dire. Je me tortillais légèrement sous ses mouvements.

"Je... je suis désolée. Ce n'est pas que vos palpations me font mal mais c'est assez désagréable à dire vrai..."

C'était comme si j'étais à fleur de peau, n'appréciant que brièvement le contact étranger sur ma peau. Et puis mes traits étaient tirés, non pas seulement à cause de mes contractures nauséeuses mais aussi à la fatigue qui me tenait compagnie depuis quelques jours. Forcément, quand on ne trouvait pas le sommeil, cela s'en ressentait la journée. Il fallait vraiment que cela cesse, je ne pouvais pas rester comme ça indéfiniment. L'opéra avait déjà consenti à reporter mon audition grâce à la lettre de Nicolas, je ne pouvais pas me permettre de laisser passer ma chance une nouvelle fois. Mon regard se posa alors sur Elena, comme la suppliant de trouver enfin le mal qui me rongeait et me menait la vie dure depuis que j'étais ici.


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Elena Spina
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MessageSujet: Re: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Mar 8 Aoû 2017 - 20:28
"Les vomissements... presque deux semaines… Mais les nausées... Elles sont apparues quelques jours avant que nous n'acostions sur les terres d'Ambrosia. J'étais encore sur le navire qui me menait à ma nouvelle vie..."

Cela faisait donc plusieurs jours qu’elle souffrait de nausées et de vomissements. Il ne pouvait dès lors pas s’agir d’un problème de digestion. Si elle avait mangé de la viande avariée, ou si elle avait bu de l’eau impropre, elle n’aurait souffert que quelques jours, le temps que son organisme se nettoie et élimine les germes. Ce devait donc être autre chose. Ce qui était malheureux car cette hypothèse de l’indigestion était la meilleure hypothèse. Quelques tisanes pour l’aider à se purifier et elle aurait été de nouveau en pleine forme. Après une petite grimace désolée, Elena se tourna vers Valerian, pour lui demander de sortir afin de les laisser seules.

-Vous me direz quand je pourrais rentrer !

Elena s’était attendue à ce que Valerian résiste et refuse de les laisser. Au fond, peut-être même aurait-elle accepté qu’il reste, s’il avait proposé de se tourner pour ne pas regarder. Mais puisqu’il avait accepté de sortir… Elena rabattit les draps sur les jambes de la malade, afin d’avoir accès à son ventre plat. Valerian avait raison. Elle n’était déjà pas bien épaisse, alors si elle continuait de ne pas manger et de remettre tout ce qu’elle avalait… Sachant ce qu’elle avait à faire, pour l’avoir déjà fait à maintes reprises, Elena plaça ses doigts sur le ventre d’Olympiane, pressa doucement, puis recommença, quelques centimètres sur le côté. Si elle avait souffert de l’estomac, elle aurait dû montrer des signes de douleur. Mais son visage ne s’était pas crispé, et elle n’avait pas gémi non plus. Hm. Bon, ce n’était donc pas à cause d’aliments avariés, ni à cause d’un mal digestif. Alors que la jeune pupille s’excusait, Elena secoua la tête.

"Je... je suis désolée. Ce n'est pas que vos palpations me font mal mais c'est assez désagrable à dire vrai..."
« Voyons, Olympiane, vous n’avez pas à vous excuser. C’est tout à fait normal. Avez-vous ressenti la moindre douleur ? » Sait-on jamais qu’elle parvienne particulièrement bien à cacher ses émotions ? Mais c’était peu probable, surtout dans son état.

Se redressant, mais restant assise au bord du lit, Elena réfléchit. Ce n’était pas dû à un aliment qu’elle aurait consommé récemment. Ce n’était pas non plus une maladie habituelle, qui affectait le système digestif. « Dites-moi, Olympiane… Êtes-vous particulièrement anxieuse ces temps-ci ? Se pourrait-il que l’anxiété vous ait rendue malade ? Ce ne serait pas la première fois que je serais confrontée à ce cas… » Cela dit… Un élément auquel elle n’avait pas prêté attention jusque-là lui revint d’un coup. Qu’avait-elle dit au sujet de ses vomissements ? Perplexe, Elena fronça les sourcils et pencha doucement la tête sur le côté. « Olympiane… Vos nausées… Sont-elles plus fortes… à un moment de la journée en particulier ? » En fait, Elena ignorait pourquoi elle lui posait cette question. Ce ne pouvait pas être ce à quoi elle pensait. Elle devait se tromper. C’était plus probablement dû à la nervosité. Après tout, elle savait ce que c’était que de quitter son pays, sa famille, sa vie, pour trois années de tutorat. Quelques tisanes et elle se sentirait de nouveau pleine d’énergie.

Toutefois… Elle ne parvenait pas à totalement oublier l’autre hypothèse. Or, elle ne pouvait pas l’ignorer sciemment. Dès lors qu’il était question de santé, elle ne devait négliger aucune piste. N’est-ce pas ? Même si cela impliquait… « Pardonnez-moi cette question très indiscrète, Olympiane, mais… » Bon sang, comment formuler sa question ? « Quand avez-vous… saigné pour la dernière fois ? » Et surtout… « Êtes-vous toujours vierge ? »
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Olympiane de Thiam
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MessageSujet: Re: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Jeu 10 Aoû 2017 - 18:45
Je secouai la tête de droite à gauche lorsque Elena me demanda si j'avais souffert de ses gestes.

"Non aucune douleur."

Je ne savais pas trop si cela était une bonne ou une mauvaise nouvelle. A voir son visage, il aurait peut-être mieux valu que j'ai mal lorsqu'elle me touchait. Je commençai à m'inquiéter la voyant elle-même plutôt embêtée. Je me mis alors à jouer avec le bord du drap en l'écoutant tout en réfléchissant. Anxieuse moi ? Pas spécialement. Enfin... c'était vrai que j'étais dans un nouveau pays, loin de ma mère, chez mon tuteur que je connaissais assez peu. Sans parler de mon audition pour l'Opéra et que j'avais eu ma première fois juste sur le bateau qui me menait à tout ça avec un homme tout à fait charmant...

"Oui peut-être un peu anxieuse..." répondis-je alors sans grande conviction.

Le stress n'avait jamais été un véritable problème pour moi, pourquoi en aurait-il été autrement en ce moment ? Je relevai la tête alors qu'elle me demandai des précisions sur mes nausées, un peu interrogative. En quoi cela aurait-il eu une incidence ? Enfin, ce n'était pas moi le médecin après tout.

"Et bien, les nausées sont plus intenses le matin, je ne peux quasiment rien avaler à ce moment-là."

Je la regardai alors, elle semblait tourner maintes choses dans sa tête. Je fronçai alors les sourcils, essayant tant bien que mal où elle voulait en venir. Mais avant même que je ne m'adresse à elle, Elena me posa une question bien étrange et tout à fait surprenante.

"Je je je... comment ?..."

Mes joues s'empourprèrent alors en entendant sa demande et je détournai les yeux. Finalement, on y venait aux examen plus intimes. Je ne pensais pas être autant dans le vrai en disant ça plus tôt. Je m’apprêtai à lui répondre et alors que je ne pensai pas pouvoir être plus gênée, sa deuxième question me percuta de plein fouet. Je m'entourai alors de mes bras, détournant plus encore le regard vers la fenêtre. J'étais finalement contente que Valerian ait quitté la pièce. Je n'avais certes rien à lui cacher... mis à part ma vie intime... Tuteur ou pas, je comptais bien garder une part de jardin privé pour moi.

"Et bien... pour tout avouer... je ne suis effectivement... plus vierge... depuis peu à vrai dire..."

Ma voix tremblait légèrement alors que je lui parlais. Mais après tout, c'était parce que j'avais confiance en elle que je l'avais contacté non ? Alors autant jouer franc-jeu. Elle n'avait pas besoin de tous les détails mais je devais lui en dire d'avantage si je voulais enfin savoir de quoi je souffrais. Et si j'avais attrapé quelque chose sur ce bateau ? Je n'y connaissais rien alors si elle jugeait ces questions nécessaires, je devais y répondre avec franchise. Je pris une grande respiration et continuai de lui parler.

"En fait, c'est sur le bateau que je suis... enfin... que je suis devenue une vraie femme si on peut dire." Je soupirai un bon coup avant de poursuivre. "Quand à la dernière fois que j'ai saigné... J'avoue ne pas trop y avoir pensé... Mais maintenant que vous le dites... Cela doit bien faire plus d'un mois..."

Je n'avais jamais été très régulière à ce sujet là. C'était aussi pour cela que je ne me formalisais pas dessus. Cela venait quand ça venait. Même si généralement, cela ne prenait pas autant de temps. Je cherchai son regard alors à présent. Là, j'étais vraiment inquiète.

"Elena ? Est-ce... en quoi cela est si important ? Est-ce que... c'est grave ?" lui demandai-je me remettant à triturer un bout de drap.

Tout à coup, j'avais très envie d'avoir quelqu'un près de moi à qui me cramponner pour me rassurer...


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Elena Spina
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MessageSujet: Re: La maladie d'amour [PV Elena - Valerian] Jeu 10 Aoû 2017 - 20:15
Olympiane ne pouvait pas être enceinte. Elena se refusait à y croire. Néanmoins… Elle se devait d’envisager cette hypothèse. Ne fut-ce que pour la réprouver. Mais le fait que le mal dont elle souffrait ne soit pas dû à un aliment, qu’elle n’ait pas ressenti de douleur lors de son examen, qu’elle n’ait pas non plus de boule suspecte, et qu’elle ne soit pas convaincue par l’hypothèse de l’anxiété… n’était pas pour la rassurer. Le fait que ses nausées soient plus fortes le matin, non plus. Car c’était généralement l’un des symptômes d’une grossesse. Les jeunes femmes se levaient barbouillées, puis les nausées passaient, pour recommencer le lendemain matin. Certes, parfois, les nausées duraient toute la journée, mais elles étaient plus fortes tout de même au début de la journée. Ce qui semblait être le cas pour Olympiane… Seigneur Ameth, faites qu’elle se trompe ! À son âge, Olympiane devait être encore vierge, surtout qu’elle commençait seulement son tutorat… Enfin, elle avait vingt ans, elle n’était donc plus une enfant… Et elle-même, à cet âge, n’était plus vierge… Mais c’était justement lié à son tutorat… puisqu’elle avait perdu sa virginité avec Everard…

« Quand avez-vous… saigné pour la dernière fois ? »
"Je je je... comment ?..."

À l’instar de la jeune pupille, Elena rougit. Parce qu’elle se sentait gênée, elle aussi, de lui poser une telle question. Mais c’était important, comme sa question suivante.

« Êtes-vous toujours vierge ? »
"Et bien... pour tout avouer... je ne suis effectivement... plus vierge... depuis peu à vrai dire..."

Oh non… Pas ça. Ce ne pouvait pas être ça !

"En fait, c'est sur le bateau que je suis... enfin... que je suis devenue une vraie femme si on peut dire… Quand à la dernière fois que j'ai saigné... J'avoue ne pas trop y avoir pensé... Mais maintenant que vous le dites... Cela doit bien faire plus d'un mois..."

Le visage d’Elena se défit, et elle se passa une main sur le visage. Nausées, vomissements… Nausées plus fortes le matin… Plus de saignements depuis plus d’un mois… Pour Elena, il n’y avait plus de doute possible. Malheureusement.

"Elena ? Est-ce... en quoi cela est si important ? Est-ce que... c'est grave ?"

Grave ? Oh oui ! Pas comme elle le pensait, sans doute, car elle n’allait pas mourir, du moins n’était-elle pas mortellement souffrante… Mal à l’aise, Elena ferma les yeux, inspira profondément… Bon sang comment allait-elle bien pouvoir le lui annoncer ? « Olympiane… » Rouvrant les yeux, elle remarqua à quel point la jeune pupille était anxieuse. C’était sa faute. En la laissant ainsi dans l’attente, craignant le pire… « Ce n’est pas… « grave »… Mais… » Bon sang, il était aisé d’annoncer à une femme mariée qu’elle attendait un enfant. Cela l’était bien moins quand il s’agissait d’une jeune femme célibataire ! Sans savoir comment lui faire part de ses doutes, elle se mordilla la lèvre. « Vos nausées… Je pense que… Olympiane… Je pense que… vous êtes… enceinte. » Tout en disant cela, elle prit sa main dans la sienne, pour la soutenir, comme elle le pouvait. « Il n’y a pas d’autre explication possible… » En temps normal, la nouvelle d’une grossesse était une heureuse nouvelle. Mais dans le cas d’Olympiane, cela ne tombait pas exactement au bon moment. Elle était une toute jeune pupille. Elle venait de quitter sa mère et d’être confiée à un tuteur pour trois années. Inquiète, Elena ne cessait de la dévisager, guettant sa réaction. Comment réagirait-elle ? Serait-elle heureuse ? Serait-elle paniquée ? Cette dernière hypothèse était plus probable… « Le bon côté, c’est que vos nausées cesseront bientôt… Et que je sais comment les apaiser… » Le mauvais côté… C’était qu’elle serait bientôt mère, et qu’elle ne pourrait pas cacher son état bien longtemps.
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