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 :: L'histoire Ambrosienne :: 1er niveau de la Cité :: Quartier littéraire

La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude.

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Emily de Brez
Ambassadrice eskroise / future cantatrice
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MessageSujet: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Lun 10 Juil 2017 - 21:24
Se tenir droite, sans affaisser ses épaules et sans courber le dos. Penser avant de parler, réfléchir, se tenir, s’affirmer, regarder….et patati et patata et fait ceci, fait cela. Emily sature. Emily n’a de cesse de faire bien ou mieux, mais il y a toujours quelqu’un pour lui rappeler que ce n’est pas parfait et ça l’agace. Les conseils qu’on lui donne, comme si elle ignorait ce qu’elle doit faire, l’épuise totalement. Vous devez faire ceci et cela, comme ça et comme ci. Elle sait ! Elle n’est pas stupide, elle sait ! Parfois, elle oublie ou bien elle rate mais ce n’est pas faute d’essayer de se reprendre.

Il ne faut pas s’émerveiller sur la neige, il ne faut pas faire cela …. Pfiou, que le monde politique est compliqué. Ils ne font rien de plus que se tenir comme des statues de sel, en se permettant à peine de sourire, sauf pour pouffer devant une erreur, les courtisans la saoulent. Sa jeunesse la rend vive et peut-être emportée, elle se tait, prends sur elle, renferme ses petites manies et rentre dans un costume serré aux encolures mais c’’est comme ça !

Aujourd’hui, elle a besoin de décompresser et dans le fiacre qui l’emmène, elle reste pensive à regarder les rues enneigées. Un joli sourire trône sur ses lèvres, la vue de la neige lui provoque cela. C’est le temps qu’elle adore, il lui rappelle chez elle. Thorm lui manque vraiment, son époux la fatigue de lettres amoureuses dont elle n’a que faire. Ce n’est pas la faute à son cœur si elle ne l’aime pas. Il aurait peut-être gagné celui-ci en ne la mariant pas de force, mais le Rossignol de Thorm est têtu et rancunier. Alors elle n’arrive pas à lui pardonner et franchement, le pourrait-elle de toutes façons ?

En façade oui, en vérité pas du tout.

Un manteau de cuir et de fourrure sur les épaules, la jolie demoiselle porte une toque doublée faisant ressortir ses yeux, elle tapote du pied sur le sol de l’habitat en espérant arriver plus vite, pestouillant intérieurement quand il s’agit d’attendre dans les rues mais finalement la bibliothèque ambrosienne finit par se faire voir.

Sans empressement qui pourrait être mal jugé, la demoiselle prend son temps de descendre, de signaler à son chauffeur de revenir en fin d’après-midi et elle grimpe pour aller s’enfermer dans la bibliothèque, non sans avoir envie de croiser le bibliothécaire taciturne mais pas méchant pour un sou des lieux. Elle s’installe à des tables privatives, qu’elle réserve chaque jeudi après-midi et dépose ses affaires. Elle ignorait bien qu’il était possible de faire cela, mais apparemment être altesse donne des privilèges.

Tranquillement, elle prend son petit carnet de note, pour les cours de géopolitique et d’autres, et ne pas paraître bébète face à son tuteur, elle se doit d’aller chercher certains ouvrages, notamment des très ennuyeux parlant de tension et autre. Elle se glisse rapidement dans les allées, en prenant son temps, ce n’est qu’au bout de quelques minutes, qu’elle trouve enfin son bonheur. «Bonjour Monsieur Oak ! Vous vous portez bien ? J’ai besoin de vous pour trouver des livres s’ilvous plait ! »

Face à sa légendaire maladresse, Emily a pris soin d’une habitude, demander au bibliothécaire de lui prendre ceux les plus en hauteurs. Elle serait bien capable du pire ! Ce qui a peut-être déjà faillis se produire. Mais elle aime bien aussi parler avec cet homme, ou essayer en tous les cas. Elle est comme un enfant qui se tourne vers l’homme qui les aime le moins et qui pourtant ne leur fait pas de mal. Elle sourit à l’homme avec ses grands yeux clairs et elle se tient sagement avec sa robe beige. «Si cela ne vous dérange pas bien entendu. »




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On passe de fille de pécore à future duchesse de Brez"
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Dante Oak
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MessageSujet: Re: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Mer 12 Juil 2017 - 21:17
Grisaillant et froid, un vrai temps de chien. C'est ce que Dante préféré, parce qu'il pouvait de cette manière, passer impunément du temps supplémentaire au sein de la bibliothèque. Ce n'aurait pu être qu'un lieu de travail, mais cela ressemblait plutôt à quelque chose comme... toute sa vie. Il y consacrait énormément de son temps et s'acharnait plus que de raisons à veiller à ce que tout soit en ordre en quittant le lieu tard le soir. La météo n'était qu'un prétexte pour rester plus longtemps entre ces murs. Bien qu'en vérité, la bibliothèque avait un charme réconfortant et il était bon de se trouver là, alors que dehors le vent se déchaînait en bourrasques.

Malheureusement, avec un temps tel que celui-ci, les gens aimaient peu sortir de chez eux. C'est pourquoi la bibliothèque était plus silencieuse et plus vide qu'habituellement. Dante aurait pu s'ennuyer, mais que nenni ! Même sans visiteurs, il avait trop peu de temps devant lui pour faire tout ce qu'il désirait. Ranger les livres, veiller à leur bon état, se charger du registre des emprunts, se mettre en quête de nouvelles acquisitions pour l'endroit. Sans oublier les autres tâches moins reluisantes mais toutes aussi importantes : épousseter étagères et bibliothèques, changer les lumières quand celles-ci rendaient l'âme, aérer les espaces tout en faisant attention que pluie et neige ne rentre pas en ces lieux, porter les livres abîmés au relieur, etc. Passons, il avait de quoi occuper le plus clair de ses journées, et quand il le pouvait, il feuilletait les quelques acquisitions de l'université pour sa bibliothèque afin de savoir au mieux de quel sujet en retournait le livre, afin de savoir où le placer sur les étagères.

C'était justement ce à quoi il était occupé (ce livre de médecine était bougrement surprenant!)  lorsque une voix fluette et agréable, reconnaissable entre toutes, se fit entendre auprès de lui.

« Bonjour Monsieur Oak ! Vous vous portez bien ? J’ai besoin de vous pour trouver des livres s’il vous plaît ! »


Dante se tourna pour faire face et accueillir la jeune femme qu'il avait bien reconnu : Emily Thoromir. C'est ainsi qu'elle avait signé le registre lors d'une de ces précédentes visites. Et celles-ci étaient fréquentes. Cela faisait effectivement plusieurs semaines qu'il l'avait remarqué. La jeune femme avait pris pour habitude de le quémander pour lui trouver un livre, puis elle filait s'attabler près de la grande fenêtre le plus au fond de la grande salle pour lire et étudier semblait-il. Ce qui fut une habitude devint un acquis quand Dante privatisa la table pour elle chaque jeudi.

Le bibliothécaire se doit d'être honnête. La dite Emily Thoromir l'a rendu bien curieux, et comme à son habitude, quand c'est le cas, il laissa traîner ses oreilles à droite, à gauche, dans chaque recoin, de chaque réception, de chaque événement pour collecter quelques informations sur son compte. On contait énormément d'aventures et de sujets divers au sujet de la vie de cette jeune femme. Il avait bien conscience que la moitié de tous ces bavardages n'étaient que des qu’en-dira-t-on futiles et abracadabrantesques. Mais il avait également appris au fil du temps, que toute rumeur prend sa source suite à un événement véritable. Quoiqu'il en soit, il portait peu d'importance aux racontars, et privilégiait l'expérience personnelle et réelle avec la personne concernée. Pour faire court, il apprendra bien par lui-même qui était la jeune femme. Chaque chose en son temps.

« Si cela ne vous dérange pas bien entendu. »

Manifestement Dante avait tardé à répondre et cette phrase était là comme pour le sortir de son songe. Il s'était perdu dans sa contemplation de la jeune femme. Si elle avait un sourire doux et emprunt d'innocence, son regard était quant à lui vif et déterminé. Elle semblait tout à la fois énergique et impulsive. En voyant une jeune femme telle qu'elle, il ne pouvait s'empêcher de penser à son Eliza, sa sœur cadette, se demandant à quoi elle pouvait bien ressembler aujourd'hui, de quelle manière elle agirait en public, comment elle se présenterait, quelle attitude elle adopterait. Et il espérait secrètement qu'elle serait comme la jeune fille rousse qu'il avait devant lui. Bien que certainement plus jeune que l'âge que devrait avoir Elizabeth aujourd'hui, il voyait en Emily comme un reflet de sa sœur. C'était quelque peu ridicule, un brin fantasque. Enfin, bien plus que cela même. Mais Dante ne pouvait réprimer cet impression, ce sentiment.

« Bonjour Mademoiselle. Je vais bien, je vous en remercie. Et vous-même ? »

Madame ? Mademoiselle ? Ou autrement encore ? Il ignorait tout à fait la manière dont il devait s'adresser à elle. Si besoin est, elle le reprendra, il l'espérait. Et devait-il laisser paraître ce qu'il savait déjà d'elle ?

« Bien évidemment, cela ne me dérange pas. C'est mon travail que de vous aidez. »

Elle avait pris pour habitude de faire appel à lui pour attraper un livre trop haut perché. Ce qui était quelque peu ironique puisqu'elle mesurait près de quinze centimètres de plus que lui. Mais quand bien même le dit livre aurait été trop élevé sur l'étagère, une dame n'avait pas à monter à l'échelle. Il repéra celle-ci un peu plus loin et s'avança déjà prestement vers elle, paraît à toute éventualité.

« Que souhaitez-vous ? »  
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Ven 28 Juil 2017 - 9:12
Le bibliothécaire n’use jamais de votre altesse. Emily n’en a jamais rien dit, oubliant la chose, mais elle lui a souvent rappelé qu’elle était mariée et donc qu’un madame serait plus convenable. D’ailleurs elle a bien finit par signé Thoromir de Brez et puis seulement de Brez. Elle n’a aucune envie que les choses dérapent et que Nemrod n’en soit au courant. Son tuteur aurait eu tôt fait de lui rappeler, par de long blabla, qu’elle est princesse et mariée, et ambassadrice et patin et couffin. Ce qui a le don de la fatiguer. Elle déteste les longs blabla de discours, elle a l’impression d’être prise pour une cruche et elle est loin d’en être une !

Elle sourit quand il lui répond enfin. Le bibliothécaire a l’air un peu renfermé, mais c’est fort probable ce qui attire le plus Emily, comme ces enfants qui ont le chic pour aller s’acoquiner avec les gens qui les supportent le moins ! «Plutôt bien…mais n’oubliez pas Madame. » Lui dit-elle d’un sourire plein de malice et avec un clin d’œil. Oui, il faut un peu tenir les choses bien quand même ! «Ah merci ! Je risquais de perdre pas mal de temps en cherchant des heures ! »

Un temps précieux ! En plus monter à l’échelle prendre un livre, ce n’est pas un truc de Dame. Stupide ! Mais elle s’y plie pour convenir à son rang d’ambassadrice et ne pas se faire reprendre. Le bibliotécaire est bien plus petit qu’elle mais il faut bien se plier à des évidences sociales, absurdes selon elle, mais que tout le monde emprunte avec respect. «Je souhaite les derniers volumes des Guerres Ambrosiennes, le Recueil …. » Elle a oublié…alors, elle déplie un petit papier griffonné, les lignes sont lisibles, ainsi elle le tend à Dante en souriant. «Des gros bouquins bien pompeux ! »

Ecrit sans faribole mais nécessaire, de bons ouvrages, mais qui lasse Lily dès les premières lignes. «Il n’y a pas grand monde aujourd’hui ! J’adore quand la bibliothèque est comme ça ! Moins de gens qui toussent, qui se râclent la gorge, qui reniflent, ces derniers temps le nombre de renifleur a sérieusement augmenté ! » Elle dit des bétises pour parler avec Dante avant de se mettre au travail, il est gentil, il ne la juge pas sur toutes ces maladresses, ou en tous cas, elle en a l’impression et elle se sent moins entouré par des chichiteurs prout prout. «Nous pourrons boire un thé ensemble quand ce sera l’heure ! Vous m’en avez un fort bon la dernière fois et comme il n’y a personne, nous pourrons papoter ! »

Non ? C’est une belle idée !




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Dante Oak
Bibliothécaire à l'Université
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MessageSujet: Re: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Dim 30 Juil 2017 - 16:20
Rayonnante. C'est ainsi qu'il qualifierait la jeune femme. Elle était de celles qui égayaient votre journée par leur simple passage, leur présence, leur sourire et leur bonne humeur. Emily de Brez dégageait ce qui ressemblait le plus à un doux réconfort. Elle était synonyme de sécurité et de bien-être. Un sourire, un petit clin d’œil, et Dante se trouva de nouveau à l'aise auprès d'elle. Quelques paroles de sa part, et comme les fois précédentes, il était parfaitement détendu. Ce qui était loin d'être le cas avec tout le monde. Il lui rendit un sourire sincère, quoiqu'un peu faible.

Grande bavarde, elle monopolisait la conversation, mais il se cacha bien de lui dire combien cela lui convenait. Il l'écouta parler et réclamer quelques livres « pompeux » selon elle. Elle sortit une feuille de papier, sur laquelle une liste assez conséquente de titres étaient inscrits.

« Puis-je me permettre ? » demanda le bibliothécaire à la jeune femme en tendant la main afin de voir quelles étaient les œuvres en question. Elle lui tendit sa liste et Dante se mit aussitôt à la recherche des bouquins désirés. Ils étaient intéressants en effet, mais plutôt soporifiques ou ardus comme elle l'avait si bien dit. Cependant, elle tenait vraiment à les avoir et à pouvoir les parcourir, et il admira cela chez elle. Il lui indiqua d'un geste, l'allée correspondante aux volumes recherchés, et pendant que les livres s'entassaient entre ses bras, il l'écoutait toujours parler avec intérêt. « J'aime aussi quand il y a peu de personnes. Je ne devrai pas dire cela, n'est-ce pas ? Cela va à l'encontre de mon rôle ici. » Il lui lança un regard complice, ses lèvres se soulevant doucement en un fin sourire.

Le bibliothécaire l'accompagna jusqu'à son espace privé de travail et déposa les livres sur la table, alluma la petite lampe, et lui tira sa chaise, l'invitant à s'asseoir. « J'ai trouvé tout ce que vous souhaitiez, hormis Naissance de l'automate, chronique STEAMique, qui est actuellement sous emprunt et absent de la bibliothèque. Je vais regarder quand vous pourrez l'avoir à votre tour. » Il s'apprêtait déjà à rejoindre son pupitre pour parcourir son registre quand elle lui proposa de boire le thé ensemble. Dante s'arrêta dans son élan, et après un instant, acquiesça gentiment. Il est vrai qu'il s'était déjà assis pour partager un moment tous les deux, buvant le thé et échangeant quelques banalités. Cela était bien arrivé, après que la jeune femme l'avait surpris en train de boire sa tasse dans son coin. Elle lui avait adressé un grand sourire, comme une demande. En bon gentleman, il l'avait invité à le rejoindre. Sans un mot de plus, il l'abandonna à son étude, se remettant à sa tâche de son côté.

Seulement, son regard revenait souvent vers elle. Dante voyait bien que son Altesse peinait dans ses recherches, qu'elle soupirait doucement de lassitude, s'impatientait à force de ne pas trouver ou de ne pas comprendre. Après quelques longues minutes d'hésitation, il revint discrètement auprès d'elle, se tint bien en face et toussota légèrement pour attirer son attention. « Vous désirez peut-être un peu d'aide dans votre étude, Madame ? Ces volumes poussiéreux sont parfois d'un profond ennui, mais à deux, cela peut l'être un peu moins... » Il attendait son approbation, pas certain qu'elle accepte son offre. La jeune femme avait beau se présenter à la bibliothèque avec le baume au cœur, pour beaucoup de personnes, la plupart des livres présents étaient fastidieux à lire, et elle n'en était pas exclue. Seulement, elle venait chaque semaine pour parfaire ses connaissances, et l'homme se demanda si c'était  un quelconque pupillage qui lui donnait cette attitude studieuse. La liste avait-elle été ordonné par son tuteur ?
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Mar 1 Aoû 2017 - 7:44
Emily apprécie Monsieur Oak, le bibliothécaire qui parait s’ouvrir à chaque fois qu’elle se trouve près de lui. Il est un homme agréable et serviable qui la change de ses communs dont elle dévisage les traits jours après jours. Non que cela lui déplaise d’être entourée de certain, comme Gaël ou Nemrod, mais le changement ne fait guère de mal, bien au contraire et il lui est nécessaire.
Tendant sa liste à son acolyte de l’instant, elle le suit dès lors avec entrain, prenant certain livre dans ses bras pour les garder précieusement, plutôt silencieuse pour le coup, elle le laisse faire son travail sans trop l’assommer ! «Non vous pouvez le dire voyons ! Au final, vous êtes plus le gardien des livres que des inopportuns qui viennent les consulter et les déranger, voir corner leurs pages ! Donc oui vous pouvez le dire ! Au moins, nous nous entendons sur ce point ! »

Oui elle dit cela avec légèreté, ainsi qu’elle se présente toujours. Toujours gentleman, Emily est traitée avec beaucoup d’égard, table installée, lampe allumée, elle prend place sur sa chaise en le remerciant avec un grand sourire. «C’est gentil Monsieur Oak ! Je vais déjà me nourrir de ceux qui sont ici, j’ai de quoi faire. »

Nul doute que cela lui prendrait un peu de temps et d’ailleurs elle s’y atèle, non sans lui avoir proposé de boire le thé tout à l’heure ensemble, ce qui la changerait de sa lecture. Bien installée, elle attrape le premier de ses livres et commencent, un cahier et un crayon de papier pour prendre de notes, elle plonge son nez dans l’ouvrage mais à vrai dire, au bout de quelques instants la voilà à essayer de lire et relire des phrases dont elle ne saisit pas les sens, l’histoire des guerres eskroise est vraiment indigeste. Elle finit par abandonner pour se masser l’arrête du nez puis les temps.

«Oh…oui…c’est tellement….indigeste. » Elle tire une chaise à Dante pour qu’il s’installe, heureuse de la compagnie. «les guerres eskroises…l’auteur vous balance tout comme ça, comme s’il vous faisait sa liste de course et je ne comprends pas tout. Qui lui a laissé publier ce livre !? Tenez…mon tuteur m’a demandé de lire ces livres mais il aurait pu choisir plus plaisant ! »

Elle soupire, Lily attrape le gros livre et lui désigne un paragraphe de charabia militaire parlant d’une guerre inter duché, il y a du vieil ambrosien dedans, ce qui la bloque un peu, elle connait peut les vieux langage en vérité, mais elle détermine la plupart du temps les sens, mais là, rien, niet.




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Dante Oak
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MessageSujet: Re: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Dim 6 Aoû 2017 - 13:36
Dante prit place près de la jeune femme qui avait l'air en prise à un certain désarroi quant à la tâche à accomplir. Il se pencha sur le livre en question, celle-ci pointant un paragraphe en vieil ambrosien. Le bibliothécaire siffla doucement, prenant conscience de la difficulté qu'elle rencontrait. « Il est vrai que votre tuteur n'a pas choisi les ouvrages les plus abordables. Vous aide-t-il parfois dans vos lectures ou se contente-t-il de vous laisser seule et de demander ensuite un compte rendu ? » Il savait parfaitement que tous les tuteurs étaient différents. Chacun a sa manière de faire. Être tuteur n'était pas une évidence, et le seul modèle que beaucoup ont, n'est que celui de leur propre tuteur durant leurs années en tant que pupille. Pour preuve, Dante eut un pupillage plutôt fastidieux et ennuyant, et c'est tout ce qu'il aura connu. Cependant, il espérait bien que lorsque son tour viendrait, il ne commettrait pas les mêmes erreurs et absurdités que l'homme qui l'avait instruit.

Il se concentra sur sa lecture puis après quelques instants, reformula le contenu en des termes plus compréhensibles. « Ce qu'il vous faut retenir, c'est cette date : l'an 31 avec la signature du pacte de Lammas. C'est un point capital de l'histoire eskroise, de... votre histoire. » Il sembla réaliser qu'il tentait d'instruire la demoiselle sur sa propre histoire. Il la dévisagea comme pour voir sa réaction lors de son explication, puis demanda timidement : « Mais ceci ne vous est pas inconnu, n'est-ce pas ? Vous venez en effet d'Eskr, il doit y avoir peu de faits que vous ignorez sur votre propre pays. La difficulté vient de votre compréhension du vieil ambrosien, ou de l'écriture fastidieuse de l'auteur ? »

Le bibliothécaire continua de parcourir l'ouvrage avec Emily de Brez, s'adaptant à son rythme, répondant au mieux à ses interrogations, reformulant quand cela était nécessaire. La jeune femme était plus silencieuse durant son étude, et il ne put s'empêcher de la détailler à la dérobée, alors que son entreprise l'absorbait totalement. Ses traits étaient délicats mais tirés sous l'effet de sa concentration. Ses mains, quant à elle, étaient fines, jouant doucement avec les feuillets de son carnet. Sans l'ombre d'un doute, il devait être difficile de se défaire de l'amour d'une belle jeune femme comme elle. Ses prétendants devaient être nombreux, bien que son statut ne permettait pas réellement l'existence de potentiels amants. Elle leva alors son visage vers lui, ses lèvres remuant. Dante réalisa qu'elle était en train de lui parler. « Pardon... ? » Il lui fit une brève réponse, puis ajouta. « Que pensez-vous d'une pause ? Cela nous ferait le plus grand bien. Je reviens avec le thé. » Il l'abandonna un peu prestement puis quitta la salle, la seule présence de la jeune rousse, occupant le vaste lieu désert.

S'affairant dans la petite pièce sombre, faisant office d'arrière-salle, il mit l'eau à chauffer, pensif. Emily de Brez devait être une personne bien solitaire. Après avoir fuit sa patrie et sa « famille », il ne devait lui rester que peu de monde sur qui compter. Un tuteur, mais qui d'autre ? Cela le renvoya à sa propre solitude. Sur qui pouvait-il se reposer ? De nouveau, l'image de sa sœur cadette lui apparut. Il ne cessait de penser à elle lorsqu'il était en compagnie de jeunes femmes. Elles étaient toute une potentielle Elizabeth. La petite sœur de quelqu'un. Il se sortit de sa stupeur éveillée, puis revint quelques instants plus tard auprès de sa compagne de l'après-midi. Il lui fit un petit sourire, mi-gêné mi-sincère, puis lui servit son thé. « Je vous en prie. Désirez-vous quelque chose à manger ? » Se restaurer était la meilleure des façons selon Dante pour se réconforter et se donner du courage. Rien de mieux qu'une bonne part de gâteau, qu'un bon repas goûteux pour se redonner des forces, et surtout du baume au cœur. Difficile à avouer, mais il était un bon vivant ! Il repartit aussitôt, sans même attendre la réponse de son Altesse puis réapparu à ses côtés, deux parts d'un délicieux cheesecake à la main. « Mangez ! », l'incita-t-il.


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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Lun 7 Aoû 2017 - 21:27
«Oh nous travaillons à deux, c’est un excellent tuteur, j’ai même des professeurs, mais il est juste…exigeant. En même temps Nemrod l’Enver, l’oncle de l’Impératrice, un de Choiseul ! Il aurait été étrange de croire l’inverse ! » Même lui reconnait la difficulté ! C’est pour dire ! Emily ne parle pas bien le vieil ambrosien, elle parvient peut-être à déchiffrer mais alors, le reste. Bien sûr, elle ne rechigne pas à la tâche d’apprendre et de comprendre, mais peut-être qu’elle manque d’envie aujourd’hui…ça joue aussi sur son humeur d’élève disciplinée.

Emily pose son coude sur la table et le laisse faire, les lèvres dans une moue boudeuse, son menton dans la paume de sa main, elle le regarde. Non, elle n’a pas envie aujourd’hui, elle s’ennuie, il manque quelque chose à son esprit et à son cœur. Il lui parait changer tant et si bien avec son rôle d’ambassadrice, qu’elle ne cesse de demander à Gaël si elle n’a pas trop changé. Elle regarde le bibliothécaire comme désemparée. «J’ai pas énormément envie d’étudier aujourd’hui en fait. » Avoue-t-elle dans un murmure boudeur. «En plus l’auteur n’est pas agréable à lire. Mais il faut que je me perfectionne, je suis, de part la volonté de mon cher et tendre, l’Ambassadrice. Pfouuu quelle idée…. » Ambassadrice et femme du prince régent. Voilà un sacré CV. Contre mauvaise fortune elle fait bon cœur et entreprends de reprendre ses études avec Dante.

Concentrée, déterminée, elle s’accorde à travailler, des tics inconscients sur les traits, alors u’elle apprécie l’aide de Dante, elle finit par relever la tête pour lui parler. Il aura fallu de quelques instants pour que son cerveau ne soit en saturation, elle le regarde, alors qu’il lui redemande ce qu’elle a dit, d’un pardon. «Oh oui ! Le thé ! »

L’idée d’une pause la charme, elle en oublie de répéter et alors qu’il s’en va, elle regarde autours d’elle. C’est vide, elle pousse un énorme soupir, satisfaite de pouvoir le faire. Les livres n’iraient pas râler, un petit sourire sur les traits, elle tapote sur la table et regarde par la fenêtre, quelques instants. Elle se relève pour marcher un peu et dégourdir ses jambes…une idée derrière la tête, mais il faudrait que Dante soit là...alors elle jette des coups d’œil, vérifie et quand il revient, elle n’a pas le temps de le voir qu’il s’enfuit de nouveau pour lui ramener une part de gâteau. Elle sourit avec gourmandise…

«Non attendez, après. Il n’y a vraiment personne. C’est trop tentant, asseyez-vous, oui, là, tourné vous vers moi. »

Malicieuse comme une chipie la demoiselle le fait s’installer, chaise dos à la table et parce qu’il est un amour et tout autant, une sorte d’ami, comme elle le pense à force de passer du temps ici, elle laisse sa voix s’emporter rapidement…oh bien sûrr, il pourrait l’arrêter, en lui disant de ne pas le faire ici ! Mais Emily ne peut pas s’en empêcher, chanter dans une bibliothèque !! C’est un minuscule petit tabou qu’elle enfreint…


Elle se met à chanter, de toutes les mimiques magnifiques qu'il faut pour parfaire la chanson de La Travietta, sautant dès lors les répliques de la voix masculine et elle s'amuse...pourvu que Dante ne se fasse pas taper sur les doigts par sa faute! Oh, elle abuserait un peu de son rôle....un petit peu.




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MessageSujet: Re: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Mer 9 Aoû 2017 - 18:56
Les mots d'Emily tournaient encore et encore dans sa tête « Nemrod l'Enver, l’oncle de l’Impératrice, un de Choiseul », « je suis, de part la volonté de mon cher et tendre, l’Ambassadrice »... Bien que ridicule, cela avait le don de le rendre nerveux, d'où son agitation et sa volonté de ne pas rester en place. Il ne parvenait qu'avec beaucoup d'efforts à côtoyer ces personnes de hauts rangs, et autres dignitaires. Élevé en tant que tel, parmi eux, il n'y a rien qu'il ignorait. Cependant, il ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'aurait été sa vie si elle s'était poursuivie en ligue Raclusienne. Elle aurait été tout autre. Il serait devenu commerçant ou artisan, au choix. Et il aurait été sans l'ombre d'un doute, heureux. Avec une famille, la sienne.

La position et le statut d'Emily de Brez le troublait. Mais sa situation de jeune femme en terre étrangère l'attendrissait. Elle agissait toujours de telle manière qu'il en oubliait parfaitement de la nommer Votre Altesse. Son jeune âge y était aussi pour quelque chose. Elle s'approchait en quelque sorte de ce qu'on appelle une amie. Il avait cette sensation que ces jeudi après-midi étaient, pour lui comme pour elle, un moment à part. Un instant cocon, où l'on pouvait parler librement (surtout pour elle) et relâcher un peu toutes ces pressions sociales (là il s'agit de lui).

Et la jeune femme confirma à la seconde près ce que Dante venait de s'imager. A peine eut-il posé les assiettes sur la table, qu'elle l'agrippa par la manche, fit pivoter une chaise et le pria de prendre place. Il se laissa faire, pas inquiet pour un sou, mais un peu surpris et extrêmement curieux. Elle prit place devant lui, et alors que ses lèvres s'entrouvrirent, il eut un éclair de lucidité. Enfin. Oui, enfin il allait rencontrer le Rossignol. Sa voix claire et fluette s'éleva dans le vaste espace que lui offrait la bibliothèque et elle entama La Travietta, son visage et ses gestes s'accordant à ses paroles, animés par une grâce et une joie mêlées.

Dante resta totalement coi, pantois. Il admira ce spectacle qu'elle lui offrait, à lui seul. Son regard ne rata aucun de ses mouvements, de ses mimiques exquises, son ouïe captura chacun de ses sons, de ses notes. Son propre visage s'était comme éclairé au fil de son chant lyrique. Il se sentait étreint par une certaine émotion, relaxé, bercé. Elle occupait l'espace, par sa voix, par sa présence, par sa magnificence. Sa robe virevoltait et ses mains s'agitaient sur sa chevelure rousse. Et déjà, elle finit sur une longue note élevée et puissante. Il en eut la chair de poule, le souffle coupé, et se fit sentir un moment de flottement, où son Altesse le regarda sans bouger, reprenant de l'air dans ses poumons.

Le bibliothécaire se leva alors presque dans un bond, se réveillant de sa torpeur féerique. Il aurait voulu, oh oui, il aurait tellement aimé la prendre dans ses bras et la faire tourner encore et encore. Mais il se contint, tel un gentleman, et se contenta d'applaudir longuement et bruyamment, faisant une parfaite abstraction du lieu qui se devait d'être silencieux. Ses lèvres s'étiraient dans un sourire béat, et il était certain qu'il devait avoir l'allure d'un bienheureux. « Bravo ! Bravo ! C'était sublime Madame. » Il ne savait qu'ajouter d'autre à cela. Il s'amusait follement et savourait cet instant qui n'était rien qu'à eux, au comble du bonheur que la bibliothèque soit déserte en cette journée. Dante se sentit l'âme d'un enfant, et les yeux brillants de plaisir et d'excitation, il désirait s'amuser encore. Oserait-il réclamer plus de la dame ? « Êtes-vous en représentation à l'Opéra ou au conservatoire ? » Si tel était le cas, alors c'est bien souvent qu'elle le verrait parmi le public attentif. Toujours debout, il ne savait que faire. Elle venait d'éveiller en lui des envies de grandeur et de folies. Dante était un homme à la vie bien rangée, un peu triste même.

Il lui vint une idée et il lui recommanda de ne pas bouger de sa place. Il fila de nouveau dans l'arrière-salle, fouina dans le capharnaüm qu'elle renfermait, épousseta quelques objets, se débattit avec du matériel et enfin parvint à ses fins. L'homme croisa les doigts, priant pour que cela fonctionne. Il eut sa réponse lorsque la musique commença à s'élever avec les premières notes de la Valse de l'Empereur. Il dépassa sa tête de l'embrasure de la porte, jugeant de son effet sur la jeune femme. Celle-ci était restée étrangement muette. Il se décida à la rejoindre puis s'adressa à elle, la saluant. « Votre Altesse m'accorderait-elle cette valse ? » C'était bien la première fois qu'il usait de son titre, mais cela n'avait rien de péjoratif, au contraire, il se montrait respectueux. Dante tendit sa main à Emily après s'être redressé, n'attendant que son accord et son envie de le rejoindre.


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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Jeu 7 Sep 2017 - 8:16
Faut dire qu’Emily est heureuse, elle aime chanter et la réaction du libraire borru, la fait rire, elle cache dans ses mains sa bouche amusée, pouffant devant les agitations de son unique spectateur. Sans narcissisme aucun, elle mordille sa lèvre en glissant ses mains dans son dos, assez fière de son interprétation, et surtout, très heureuse que cela soit fait dans une bibliothèque ! Autant dire qu’elle était fière à l’idée de pouvoir dire, un jour, qu’elle avait chanté dans la bibliothèque ambrosienne !

Elle hoche la tête. «Je suis au conservatoire, ça ne se conjugue pas très bien avec le rôle d’Ambassadrice eskroise, mais je fais avec. Nous préparons la traviatta justement, et j’ai obtenu le rôle.Il y a deux mois, j’étais Juliette ! »

Elle dit cela avec une fierté non dissimulée ! Elle ignore tout à fait pourquoi cette passion lui bouffe toujours autant l’agitation, grignotant ses entrailles d’excitation et faisant frémir sa peau, mais c’est le cas. le chant est sa seule véritable manière d’être libre et cela, Lowell n’a jamais pu lui prendre. Il la suppliait parfois de chanter, il lui demandait souvent de le faire et rien, pas un son ne sortait de sa bouche pleine de refus.
Et puis des fois, quand il était occupé à des affaires lointaines, il pouvait l’entendre chanter dans sa chambre, pour le narguer !

Sans bouger, laissant Dante aller farfouiller, elle se penche juste un peu pour le regarder faire, essayant de ne pas sortir de sa place, manquant de tomber, elle le voit revenir avec un objet tout à fait prohibé dans ce genre d’endroit ! Elle se mit à rire d’un joli son cristallin, amusé rien qu’à l’idée ! Elle attends, impatiente comme une gosse, avant de prendre si volontiers sa main qu’elle relève immédiatement sa tête, dans un port altier.

«Avec grand plaisir Messire Oak ! » Répondit-elle de la même manière, se posant ainsi parfaitement, non sans lui confier. «Je suis désolé si je rate quelques pas, je prends encore des cours. »

Oui, car Lily n’est pas dans les meilleurs pour les danses de salon, hors, à l’approche du bal, elle devrait faire preuve de savoir faire, de grâce et briller comme un magnifique feu incandescent pour faire honneur à son époux ! Elle s’est mis en tête, qu’il viendrait, nonque cela l’enchante, mais et s’il venait ? Pour faire honneur à la capitale, à ‘lEmprie et seuls les Dieux savent quoi encore ! l’idée lui glace le sang et lui donne envie de hurler !

Elle prétexterait une maladie. De la fièvre ou une crise de foie ! Plutôt que de lui accorder une seule danse s’il était là.

Mais pourquoi serait-il là ? Elle se monte la tête seule et préfère sourire à Dante dans la valse, essayant de bien faire attention à ses pas. «Vous viendrez au bal de l’Hiver au palais Monsieur Oak ? Ou bien fêterez-vous l’hiver plus simplement ? Les rues doivent être si joliment agitée ! »




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Dante Oak
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MessageSujet: Re: La neige, on l'enlève, elle revient. Toujours. Encore et encore. Et nous, pauvres âmes chagrines, nous perdons notre regard dans l'horizon blanc de notre solitude. Lun 25 Sep 2017 - 9:48
C'est avec une joie non dissimulée qu'il accueillit son Altesse pour une valse. Emily prit place et il fit de même, posant sa main sur sa taille, et de l'autre serrant doucement sa main gracile. Elle lui confia ses inquiétudes, disant ne pas être très bonne danseuse et il se contenta de lui sourire avec bienveillance, signe muet qui indiquait qu'elle ne devait s'en faire pour cela. Dante la guida à chaque pas, prenant un réel plaisir et s'amusant follement, se laissant porter par la musique gaie. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait dansé et pourtant il aimait beaucoup cela. Durant ses plus jeunes années, il vouait une grande passion aux bals et n'avait de cesse que d'inviter les jeunes demoiselles pour mener danse sur danse, ne s'arrêtant que quand la fatigue se faisait sentir et que ses pieds endoloris ne lui permettaient plus de se mouvoir avec grâce. C'était donc un danseur confirmé qui se déplaçait, aux bras d'une belle jeune femme, en ce moment même entre les bibliothèques et les tables, occupant l'espace avec aise.

« Je ne sais encore si j'irai au bal de l'Hiver. Vous savez, il y a bien longtemps que je ne me rends plus à ce genre de festivités. » L'homme avait bien conscience que s'exprimer ainsi lui donner l'air d'un vieillard aigri, mais ce n'était que pur vérité. « Je suppose que si vous vous entraînez à danser, c'est pour cette occasion toute particulière. Y a-t-il quelque personne que vous souhaitez impressionner au bal ? » C'était une question un peu osée, mais posée sur le ton de la plaisanterie, de manière taquine. Il sourit à Emily avec douceur alors qu'elle venait de lui écraser le pied. « Je dois avouer que je préfère dorénavant occuper mes soirées d'hiver au coin du feu ou à de longues promenades. » Dante Oak, bibliothécaire trentenaire, et agissant déjà comme s'il était en fin de vie ! « Quoiqu'il en soit, si vous désirez des cours supplémentaires, je suis à votre disposition. » Il se ferait une joie de passer ses prochains jeudi après-midis, non plus seulement à lui amener les livres qu'elle était supposés étudier, mais aussi à l'écouter chanter ou à lui apprendre à danser.

La valse prit fin et il s'écarta d'elle, la saluant avec respect et gratitude. « Vous vous en sortez bien pour une débutante. » la rassura-t-il. Il commença seulement à s'étonner d'être si bavard en ce début de soirée. Emily de Brez exerçait sur lui quelques bienfaits, il en était certain. Lui faire la conversation était plaisant et la voir s'agiter au sein de la bibliothèque n'avait absolument rien d'irritant, bien au contraire. Il sortit sa montre gousset de sa poche pour vérifier l'heure, voyant déjà la lumière déclinée légèrement à travers les hautes fenêtres. Dante regarda Emily, son visage détendu, ses traits apaisés, et fit une petite moue, ne désirant pas la voir partir tout de suite, mais sachant qu'elle ne tarderait pas à le quitter. Il lui fit signe de se rasseoir. « Je vous en prie, mangez avant de devoir partir, Madame. » Il reprit sa place, bien qu'il n'aurait été contre une deuxième danse et s'assura que leur thé était encore suffisamment chaud. Il attendit que la jeune fille croque une part de gâteau, avant de faire de même. Silencieusement, il dégusta et s'enquit avec un regard impatient de connaître la réaction d'Emily quant à ce met préparé par ses propres soins.


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