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 :: L'histoire Ambrosienne :: 2nd niveau de la cité :: Grand Théatre

« Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy]

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Dante Oak
Bibliothécaire à l'Université
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MessageSujet: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Lun 24 Juil 2017 - 9:08
Qu'on lui donne de l'air, qu'on lui amène de nouvelles rencontres, qu'on lui présente de nouveaux visages ! Dante avait un besoin urgent de sortir de cet endroit serein mais pesant au fil des journées, qu'était la bibliothèque de l'université. Le schéma était toujours le même, se répétant inlassablement. Le jeune homme s'enfermait dans sa prison de solitude, se contentait de ce qu'il préférait le plus, se cloîtrant entre quatre murs, que ce soit au travail ou dans sa propre maison. Il répugnait à sortir, à se montrer en société. Pourtant l'inévitable se présentait à chaque fois, dans un cycle mensuel. Le bibliothécaire devait respirer un peu d'air pur, rencontrer âme qui vive, avoir un échange avec un être humain, pour ne pas sombrer dans la folie. Et qui plus est, en tant que dignitaire, il savait que c'était un devoir que de se montrer en public.

C'est donc le chemin du théâtre qu'il prit. Lieu bien pratique selon lui pour se faire voir, affirmer sa présence, mais pour autant la discussion se faisait restreinte. Les échanges étaient réduits durant le temps de la représentation, et cela l'arrangeait bien. Et puis, il aimait vraiment le théâtre, et cela faisait des lustres qu'il ne s'y était pas rendu. Deux bonnes raisons qui le décidèrent à se présenter dès le soir même au Grand Théâtre. Il y avait une foule compacte et bien que cela lui fut désagréable, il en déduit que la pièce devrait être très attendue et très appréciée du public. Il reconnut quelques visages familiers à qui il adressa signes de tête et saluts courtois. Les gens allaient encore parler, ils le font toujours. Ils parleraient sans aucun doute sur le fait que Dante Oak soit encore paru seul. Quelle personne censée et bien élevée viendrait seul au théâtre ou à l'opéra ? Pas lui, manifestement.

Son calvaire cessa lors de son entrée dans le fameux bâtiment. Assis à sa place, il ne put s'empêcher de lever les yeux au plafond, d'admirer la scène, le cadre, les moulures dorées. Ce lieu était réellement somptueux. Enfin, il le serait avec un peu moins de bruit et d'agitation... Bientôt les comédiens apparurent et le silence se fit. Il s'agissait de toute évidence d'une pièce racontant les déboires amoureux d'un jeune couple, la femme étant une personne de haut rang, d'un sang pur, d'une lignée de dignitaires, l'homme quant à lui, un simple roturier. Un drame des plus classiques. Rien de bien neuf dans le domaine de la dramaturgie. Cependant, l'attention de Dante fut rapidement attiré par le comédien jouant un rôle secondaire, celui du valet de la jeune héritière. Comme tout bon valet, l'homme était présent mais discret, placé en recul. Pourtant, il semblait porter une certaine démesure quant à son rôle. Sa simple présence marquée une ambiance particulière et quand il se mit à déclamer son texte, Dante eut la surprise de le trouver... fantasque. C'était bien cela, le comédien était tout simplement fantasque. Il avait le beau rôle, celui du fripon qui amuse la galerie, le cabotin dans toute sa splendeur. Le public réagissait à la moindre de ses interventions, riant aux éclats. Dante, lui, ne put détacher son regard du jeune homme. Il passa le reste de la représentation, les yeux fixés sur cette silhouette élancée, détaillant le moindre changement d'attitude, regardant avec attention ce visage qui se modifiait au fil des scènes et des agissements de chacun. Il finit par se pencher vers sa voisine, une femme d'un certain âge qui paraissait fort aimable et encline à engager la conversation.

 - Qui est ce jeune homme qui joue le rôle du valet ? , demanda-t-il discrètement à celle-ci.

Elle le regarda quelque peu désappointée et Dante comprit qu'il avait du manquer quelque chose de capital.

- Comment cela est possible ? Vous ne connaissez pas le Valere ?

Dante lui offrit pour toute réponse, un faible sourire contrit, comme pour s'excuser de son ignorance. La femme lui rendit son sourire et passa un bras en-dessous du sien, l'attirant un peu plus à elle pour lui fournir plus d'explications, d'un ton jovial.

- Valerian d'Andressy est un comédien remarquable comme vous pouvez le voir. Mais il est avant tout vicomte. On dit que son domaine se meurt et qu'il tend à la pauvreté... Peut-être est-ce pour cela d'ailleurs qu'il tente de gagner sa vie avec ce métier... Enfin passons, une amie proche m'a rapporté qu'il aurait plusieurs enfants mais personne ne les a jamais vu, là-dessus la femme gloussa grassement. Il fréquenterait pas mal de jeunes filles en mal d'amours et les mettraient enceintes avant de disparaître. Malgré tout cela, c'est une jeune homme parfaitement charmant.

Dante haussa les sourcils, amusé et consterné par cette dernière remarque. Cette femme avait beau être agréable et sympathique, elle ne devait pas être d'une grande intelligence. Il la remercia, et fut contraint de passer le reste de la soirée, son bras coincé sous celui de la dame. Il s'empressa de quitter le lieu après avoir encore longuement discuter avec sa voisine le temps d'une soirée qui l'avait pris en affection, l'invitant à dîner. Il n'avait pu qu'accepter, ne voyant comment il était possible de refuser. Et puis pourquoi pas, cela le ferait de nouveau sortir.

D'un pas léger et déterminé, l'esprit encore embrumé par la présence et la prestance de Valerian d'Andressy sur scène, il descendit donc les marches du théâtre, s'engageant dans la rue, cherchant après une voiture. Il passa sa main dans sa poche, en sortant sa montre gousset pour se rendre compte de l'heure tardive qu'il était. Tête penchée, et tout occupé à remonter sa montre, il tourna le coin de la rue et ne vit pas la personne qui arrivait à grands pas. Ils se percutèrent l'un l'autre, de manière lamentable, et Dante leva la tête, surpris et confus, pour adresser ses excuses à l'homme.  
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Dim 30 Juil 2017 - 22:43
Voilà donc mes amis, un instant de vie. Il pourrait être commun, mais il appartient à tout à chacun. Un homme dans une salle de théatre, qui me regarde faire le bellâtre. Je joue, je m’amuse, je suis valet ! Le premier rôle me déplaisait, je voulais m’emporter et m’envoler, de frasques sur jouées et endiablées que vous pourriez tous admirées. Je n’ai pas l’humeur à être un amoureux exalté, tirailler par les mœurs de la société, les barrières imposées mais être le valet…ah ça, ça me plait.

Regardez !Voyez comme je captive la scène sans même forcer, on rit, on me suit, on ne cesse de me regarder ! Je dois avoir le gout d’être contempler, mais cela fait partie de mes excès, soyez par Valerian captivée et Lampré ainsi vous oubliez ! Quoi de plus aisé en vérité ? Rien je peux vous le confier !


Acclamations, plaisir, le public tend à me ravir. Quelques courbettes pour finir de saluer, des baisés envoyés, mon cœur même est enchanté. Je dois vous avouer que mes amours sont un peu sur moi centré, j’aime être acclamé, je me nourris de ses reconnaissances endiablées, et dans les loges, une fois démaquillée, je m’exalte avec succès, je joue, je charme les autre qui ont joué, je n’ai pas encore cessé de représenter. Ma vie tout entière est une mise en scène, sur laquelle je tiens le rôle du comédien et du mécène !

Mais je ne suis tout ma nuit continuer, j’échappe à quelques petites choses obligées, ronds de jambes et autres joyeusetés, pour enfin m’échapper. A l’air libre de la nuit enfin livré, une cigarette sur mes lèvres vient trôner. Je ne sais que trop bien vers où me diriger, moi qui en cet instant chercher à m’échapper de ma notoriété, pour quelques petits délits dont j’ai la fameuse idée !

Je suis en train de marcher, à grande enjambés, la cigarette à se consumer, j’ai l’esprit ailleurs ainsi que mes pensées, à réfléchir de quelle manière je puis me présenter, à un certain grand inspecteur de la cité. Ambrose Lampré est accusé et je me dois de tout rectifier, ou en tous les cas essayer, je n’ai pas d’autre possibilité, vous ne pouvez songer combien mon âme et mon cœur sont chagrinés d’être désigné ainsi traître à mon impératrice adorée !

Ainsi la tête ailleurs comme le cœur, je ne fais que peu d’attention à la silhouette vers laquelle je tends à me rapprocher, de trop près, car me voilà à percuter un homme que je ‘ai pas vu arriver. L’épaule dans un élan, frappe et le pousse sans ménagement, ma cigarette vient à chuter sous mes airs étonnés et ainsi, hors de ma pensée, expulsé, je reviens à la réalité !

-Mais qui ! M’écriais-je sans mépris, plutôt dans le ton surpris. -Mais qui vient ainsi chachuter mon esprit dans ma nuit ! Ah ! vous ! Mon ami. Je ne le connais pas, ainsi je vous le dis. Vous ! Où étiez-vous donc passé ? Non, non, arrêtez de penser ! Je ne vous cherchais pas en vérité, mais si nous en sommes à nous percuter, c’est que nous devions nous rencontrer ! Ah votre montre, vous voyez, vous la remontiez. Vous étiez en retard, et nullement pressé, on aurait risquer de se manquer ! Vous imaginez ?

Voilà que je délirais pour le plaisir de le faire, avec tout le désir de me rendre tout sauf austère. Voilà donc un pauvre bougre qui ne m’a rien demandé, sujet de mes délires adorées….mais c’est parfait ! PARFAIT ! Quel autre délicieux moyens pouvions-nous avoir pour nous rencontrer !


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
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Dante Oak
Bibliothécaire à l'Université
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MessageSujet: Re: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Ven 4 Aoû 2017 - 10:31
Sacre bleu ! Le pauvre bougre avait laissé tomber sa cigarette de ses lèvres, et elle avait manqué de peu d'enflammer sa barbe adorée. Son regard mécontent se leva sur l'homme, qui n'était autre que Valerian d'Andressy lui-même. Que faisait-il à cette heure, à cet instant dans cette rue sombre ? Ne devait-il pas plutôt jouer de sa notoriété auprès de ces dames et de ces gentlemen au sein du théâtre ? Dante ne saurait sûrement jamais cela, car le vicomte se lança à cœur joie dans une tirade des plus enflammées. Le bibliothécaire le regarda, les yeux ronds, l'air sans doute un peu hébété, face à cet énergumène qui déclamait son texte personnel. Souhaitait-il prolonger un peu la fantaisie lyrique de sa prestation ou était-il lui-même, maître de ses paroles et de son expression ?

Dante ne le quitta pas des yeux, quelque peu déboussolé, ne sachant quoi répondre au jeune homme. Des rencontres il en avait fait, il en faisait encore régulièrement, et il était souvent maladroit, bien qu'il eut été élevé auprès d'une famille de haut rang dont l'éducation avait été parfaite. Sa timidité et son esprit de conservation lui soufflaient souvent de se méfier de quiconque et de ne pas trop se dévoiler. Rester seul pour mieux se protéger. Seulement, ce soir il n'était point prévu qu'il percutât le vicomte d'Andressy. Ce n'était pas écrit non plus que sa réaction face au spectacle qu'il lui offrait serait de partir d'un grand éclat de rire. Pourtant c'est ce qu'il se produisit. Dante se mit à rire, tellement naturellement. Cela lui vint de nulle part.

C'était purement improbable. Comme un songe au milieu de sa modeste vie monotone. Il était littéralement pris d'un fou rire, les larmes lui mouillant le coin des yeux, une main tenant son ventre. Il devait retrouver son calme, reprendre ses esprits. Tant bien que mal, il se redressa et sans se défaire de son sourire joyeux, il parvint enfin à répondre :

- Je vous prie de me pardonner. J'espère que mon attitude ne vous a en rien offensé, Monsieur le Vicomte.

Diantre ! Comme il se donnait en spectacle ! Il regarda un instant autour d'eux, voulant s'assurer que personne n'avait été témoin de cette scène. Il soupira, les yeux toujours brillants de sa courte mais intense joie passée. L'homme n'avait plus rit ainsi depuis bien des années. Il se tint droit et tendit la main à Valerian d'Andressy, se présentant.

- Je suis Dante Oak, bibliothécaire de l'université de cette ville. Et je suis heureux que nous nous soyons percutés en vérité...

Aurait-il du dire « rencontrés » plutôt que « percutés » ? Sûrement. Il prit enfin le temps de recouvrer ses esprits, se remettant à étudier de nouveau son vis-à-vis. Maintenant qu'il n'était plus sur les planches, mais bien en face de lui, il eut loisir à dévisager discrètement le vicomte. C'était ce même moment qui revenait sans cesse : que dire ? Il n'était pas un bavard, pas un exubérant poète comme lui. Il marmonna plus qu'il ne dit :

- En retard ? Non, je ne l'étais pas. Je m'apprêtais seulement à quitter cet endroit pour rentrer chez moi.

Comme pour appuyer ses dires, il se tourna vers la grande rue, cherchant de nouveau une voiture du regard. Il pouvait sentir le regard du vicomte sur sa petite personne, et ce n'était pas pour le mettre à l'aise. Naturellement, avec ce qu'il venait de se passer, il le prendrait pour un fou. Il essuya une dernière trace de larme au coin de son œil, n'en revenant toujours pas d'avoir craqué devant un inconnu, de s'être laissé submerger par cette émotion incongrue. Dante joua machinalement avec sa montre dans sa poche, n'osant plus adresser un regard à Valerian d'Andressy.


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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Sam 12 Aoû 2017 - 14:04
Mais quel regard contrarié ? Je me demande ce que j’ai fais ! Oh que m’importe en vérité, je me joue en ville comme si j’étais, encore sur ma scène adorée ! De quoi lui donner, à cet inconnu, une expression hébétée comme convenue ! Oui, s’il n’avait pas été tout surpris de ma diatribe élancée, je me serais fortement inquiété. A moins qu’il ne soit fous, mais j’ai envie de dire, qu’il n’y en a pas deux comme nous ! Nous ? Oui, moi et Ambrose Lampré, vous vous souvenez ? le plus grand voleur de la capitale ! Qui ne sert point du tout la Kabbale, mais qui se permet ainsi de vous offenser, en dérobant ainsi qu’il lui plait !

Quand le rire vint à fuser, je le regardais se bidonner, et je vais l’avouer, avec un sourire satisfait ! Oui, vous savez, j’ai toujours pensé que si Valerian était ardemment regardé, Lampré ne serait jamais discerné. Occuper l’esprit à gauche je vous le dis, et à droite prenez ce dont vous avez envie ! C’est d’une facilité !!

-Non en vérité,je suis satisfait, le rire est merveilleux pour la santé et simplement il me plait. Mais que cherchez-vous à ainsi regarder autour de nous ?

Voilà qu’il surveillait la nuit fermée, alors que nous n’étions que deux diables esseulés ! Peut-être se souciait-il de qui aller nous regarder, moi, cela, peu m’importait ! Prenant sa main, c’est avec chaleur que je la serrais, le secouant aussi vivement au passage il faut l’avouer tout est une question d’excès.

-Ah un homme qui me connait, et qui est heureux de me rencontrer ! Si vous me dites charmés alors, je serais comblé et je viendrais à vos nuits, agité votre lit ! Envolée indécente, s’il est amethien je suis foutu ! Il me tuera si ça le chante, de la vie je suis repu ! Voilà que je dis des insanités ! HA ! Que les diables restent rangés, je ne voudrais point les souffleter, pour qu’ils cessent de me lorgner ! Et vous, mon ami, les diables vous lorgnent-ils ? Ou bien restent-ils paisibles ?

Allez-t-il me prendre pour un fou ? Ce n’est pas mon intention, je l’avoue,mais pour suivre mon rythme effréné, il faut, clairement s’accrocher ! Et j’ai tendance à vouloir perdre les gens, quand je manque de temps.

-C’est tout ? Juste..rentrer chez vous ? Voilà qui est une triste fin de soirée quand on sort d’une pièce si finement jouée ! Le valet, il était….non ? Magnifique je dirais ! Je l’ai adoré ! Et cet homme qui l’incarnait… je suis subjugué ! Je me mis à rire en vérité. Pardonnez-moi, je m’amuse il va se soit, peut-être n’étiez-vous-même pas à la représentation ? Dans ce cas, je vous offre une invitation ! Je sors de scène en vérité et je suis toujours transporté ! Que direz-vous de m’accompagner dîner ? Je connais un endroit tout à fait charmant où la propriétaire a un de ces déhanchements…Je ne cesserais jamais de l’admirer. Il y fait bon manger, fumer, discuter et si nous restons un peu tardivement, nous aurons la salle pour nous seulement, et les serveuses….et elles ne désapprouvent pas que les mains soient baladeuses, en tous cas, elles ne disent rien quand je fais cela. Alors que dite vous de ça ? L’idée vous plait ?

Je ne devrais pas m’attarder, mais si je l’ai rencontré, j’ose croire que ce n’est pas seulement pour si vite m’en aller !


Lampré ou d'Andressy?
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Dante Oak
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MessageSujet: Re: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Mar 22 Aoû 2017 - 14:26
Le vicomte se disait satisfait, et non vexé, par ce rire tonitruant qui l'avait secoué et Dante en tira un certain soulagement. L'homme, avec cet aveu, gagna en sympathie auprès du bibliothécaire. Cependant, bien que la poigne vigoureuse lui plu également, il en fut quelque peu gêné, et sa main replongea bien vite dans sa poche, encore chaude de leur poignée de mains. Pour une fois, Dante aurait voulu avoir une longue conversation. Son intérêt pour le comédien grandissait à chaque seconde, à chaque phrase qu'il prononçait. Mais, là était le problème. Bien que fort intéressant, Valerian d'Andressy était un véritable moulin à paroles. Pourquoi regardait-il ainsi autour de lui ? C'était bien sa question ? Il cherchait... il cherchait une... Peu importait, puisque déjà il enchaînait son discours, sa verbe hâbleuse monopolisant la discussion, sa voix s'élevant et emplissant l'air vide et froid de cette ruelle.  

Puis le visage de Dante se ferma de nouveau, peu à peu, au fil des mots qu'empruntaient le vicomte. « Charmé » et « comblé » étaient de bien jolis termes, fort adaptés à la situation. En revanche, la promesse d'agiter son lit lors de futures nuits... Il eut bien conscience que son teint devait en ce moment même passer d'un léger pâle à un rouge pivoine. Il cligna des yeux, comme abruti par ce qu'il venait d'entendre. Un instant... venait-il de... ? Il dévisagea l'homme qui ne se démontait pas et s'enquerrait de savoir si « les diables le lorgnaient ». Fichtre ! Comme la demande était magnifiquement bien tournée ! Ses pommettes s'empourprèrent un peu plus, non plus de gêne mais de plaisir. Vraiment, il ne fallait que cela se sache. Mystérieusement, un blanc se fit dans l'envolée lyrique de son compagnon, et là, il aurait enfin eu le loisir de lui offrir une réponse. Ses lèvres s'entrouvrirent mais il ne put prononcer un mot, son regard toujours fixé sur lui, comme hypnotisé.

Finalement, il pu respirer de nouveau correctement quand l'autre reprit la parole. Il passa négligemment une main dans sa barbe, l'écoutant d'une oreille attentive, mais également perdu bien loin dans des pensées qui l'ébranlaient quelque peu.

- J'étais bien à la représentation moi aussi, dit-il dans un faible sourire en l'entendant faire louange de son jeu d'acteur. Nul besoin de le complimenter dans ce cas, il savait lui-même le faire à merveilles. J'accepte votre invitation avec joie.

C'était bien là ses sentiments qui parlaient à sa place et non sa raison. Depuis quand se rendait-il dans de tels établissements ? Ce n'était pas l'idée de femmes légères qui l'avait fait approuver, mais bien l'évocation d'un bon repas qui s'en suivrait d'une conversation passée à fumer avec Valerian d'Andressy. Il avait ouïe dire un jour, au détour d'un couloir, lors d'une soirée à l'opéra (qu'il exécrait purement et simplement, devait-il encore faire cette précision ?) que Dante Oak que l'on ne voyait qu'en compagnie de femmes, se devait forcément d'être un coureur de jupons. Un de ces hommes qui parcourent dîners et événements mondains afin de choisir sa future malheureuse proie qui céderait après quelque belles paroles, tout son argent, mais aussi sa vertu. Tout son corps s'était alors figé dans une surprise des plus totales et son esprit avait comme court-circuité, le laissant paralysé et hébété. Enfin... les gens réfléchissaient-ils vraiment avant d'ouvrir leurs grandes... Il avait eu envie de rire, puis se sentit empli d'une sourde colère devant l'absurdité de la rumeur. Cela lui avait valu de rentrer aussitôt chez lui, pour une soirée morose à se morfondre dans son fauteuil favori devant l'âtre de la cheminée. Quoiqu'il en soit, même après plusieurs années, il entendait encore parfois des murmures subjugués et outrés lorsqu'il paraissait en public. Son choix avait été de laisser dire. Hélas, comment pouvait-il démentir ? Paraître auprès d'un homme, et ce soir il s'agissait bien du comédien, pourrait peut-être faire taire les idioties à son sujet, car cela était en effet très peu dans ses habitudes. Mais se montrer dans un établissement comme l'avait décrit le vicomte n'était sûrement pas un choix du meilleur goût, après réflexion...

Dante secoua la tête vivement en lâchant un lourd soupir. Il avait besoin d'un bon verre. Et surtout, il avait besoin d'arrêter de penser et de ruminer.

- Je vous suis, Monsieur le Vicomte, menez-moi à cet endroit. Que diriez-vous d'y aller en marchant ? Ce ne doit pas être bien loin, je me trompe ?

En vérité, c'est qu'il ne voulait en cet instant se retrouver coincé dans une voiture, en sa présence. D'un geste, il l'invita à prendre le bon chemin, emboîtant aussitôt son pas au sien, faisant de grands enjambées pour suivre le rythme. Le regard fixait au sol, il marchait en silence, luttant en son for intérieur, cherchant à s'expliquer ses émotions diverses et variées qui l'emplissaient ce soir. Il tourna alors son visage, ses yeux désormais perçants braqués sur l'individu détendu et serein à ses côtés, comme cherchant à démasquer l'homme qui se cachait derrière toute cette mascarade. Si lui parlait peu, l'autre était son exact opposé. Si on ne s'exprimait que si peu, c'est que l'on se protégeait de quelque chose. Et si l'on parlait autant, c'est que l'on cachait sûrement quelque chose. Tels étaient sa conclusion et son avis sur Valerian d'Andressy.


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MessageSujet: Re: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Mer 6 Sep 2017 - 17:34
-Parfait en marche !

Voilà, observez, deux hommes, marchant dans la cité, au bordel, je pourrais l’emmener, mais je n’ai pas envie de tout de suite m’acoquiner ! Non, un bon dîner, une belle soirée, et puis, après, des demoiselles qui savent s’amuser ! je suis un amuseur, un tentateur, j’aime je prends,quelque soit l’heure. Nous voilà en chemin, et il n’y a pas d’instant pour le laisser serein, dans la course tardive qui finira au matin, je me laisse aller à parler, l’entraînant et ne le laissant que virevolter, entre mes mots et mes pensées avouées.

Voilà, c’est l’établissement, une auberge se tient séant, au cœur tremblant, une maison de bouche et non de couche. J’y ai mes habitudes, loin de toute turpitude, la bouffe est bonne, et je ne parle même pas de la patronne, les donzelles ont la cuisse légère et des cœurs sans pierre. C’est parfait !


-Ah ! Mes amies, mes amours, mes tendres voluptés, me voilà enfin arrivé ! J’ai faillis être en retard, mais j’ai un ami avec moi ce soir ! Voilà qu’il est mon compagnon de tablée !

Je prends Dante par les épaules, m’amusant de mes propres fariboles, alors que l’intérieur de la maisonnée, abrite diverses tablées, visages d’artistes et de rêveurs affamés, parlant, remuant, tout est si vivant ! Un nid d’artiste que vous dis-je sous le regard cajoleur de la trinité artistique, qui est peinte sur un des murs de brique. Dante n’a jamais mis pied dans ce genre d’endroit, je suis certain de moi et j’espère qu’il se plaira.

-Venez, asseillons-nous, soyons un peu plus fous, retirez votre veste pardi ! Dites moi au fait, vous ne tremblez point à l’idée que l’on vous accuse de quelques vilénies ? Non car ma proximité risque de vous entâcher. Noble, désargenté et coureur de jupon, amoureux de tout ce qui porte un con, ils pourraient tout à fait trop parler ! Mais là, ej réalise que c’est foutu en vérité !

Une serveuse, dans un rire caché, vient ma veste ôté, attendant qu’il en fasse de même cet invité alors que je m’avances sans gêne dans la grande pièce étriquée. Des visages d’artiste cours sur les faciès, tous ou presque, bien assis sur leur fesse.  On accompagne chaque paiement de repas, d’un peu de sa propre joie, de ses propres créations ou de ses agitations ! Mes soirées en cette maisonnée sont toujours couronné d’une histoire parfaitement endiablée, dont je joue l’improvisation avec frivolité !

Me voilà entrée, on me salut tous ou presque d’un cri plein de gaiété et je vais de quelques pas à une banquette m’installer.

-Voici la charmante Lélia, auteur des Frasques d’ambrosia, roman magnifique et impudique, le Maître Rosaro, avez-vous déjà vu de ses tableaux ?

Est-il désormais perdu dans cet endroit plein de tohubohu ? Quelle grande question ! Nous le verrons ! Pour le moment je me permets de me faire servir un coktail au nom Elixir, un mélange savoureux au gout goûteux, du rhum et de la menthe, quelques bouts de citron, du sucre et un peu d’épice de saison. Cela me plait !


Lampré ou d'Andressy?
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MessageSujet: Re: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Ven 22 Sep 2017 - 17:58
Pour sûr Dante ne fréquentait pas ce genre d'établissements, mais lorsqu'il y pénétra aux côtés du vicomte, il sut instantanément que cela lui plairait. Ce n'était que folle agitation et grands fracas dans le moindre recoin de la pièce. Et c'était ce dont l'homme avait le plus besoin en ce moment même. Il lança un regard intense à Valerian d'Andressy, presque reconnaissant et déjà tout amusé, alors que celui-ci le prenait par les épaules, le présentant aux quelques jeunes filles présentes. D'un signe de tête, il salua la petite assemblée féminine, ne se défaisant pas de son doux sourire ravi.

Comme depuis les premières minutes de leur rencontre, Dante se contentait pour beaucoup d'écouter son hôte de la soirée, ne lui répondant que quand celui-ci attendait réellement une réponse de sa part. Une belle jeune femme vint lui retirer sa veste à son tour, effleurant ses épaules au passage, glissant une main manifestement curieuse et joueuse tout contre sa joue, mêlant brièvement ses doigts dans sa barbe. Sacre bleu ! Il sentit sa moustache frétillait alors qu'il retenait un petit rire et la remercia de manière muette alors qu'elle s'éloignait, leurs regards rivaient l'un à l'autre un long moment encore.

- Devrais-je tout simplement vous abandonner dans cet endroit sordide et exécrable ?, lui demanda-t-il sur un ton taquin, ne pensant pas un traître mot de ce qu'il venait de dire. Et puis, sérieusement, pouvait-il encore juste partir ainsi, disparaître tout bonnement, se volatiliser pour ne pas entacher sa... quoi ? Il n'y a en vérité pas grand chose à entacher Monsieur le Vicomte, rassurez-vous. Je saurai faire la part des choses et me défendre le moment venu, si votre nom, ainsi que le mien venez à paraître conjointement dans une quelconque conversation.

A vrai dire, cela le rendait plutôt envieux. Dante était curieux de nature, et s'il devait encore être victime d'une quelconque rumeur sur sa propre personne si sérieuse et inintéressante, il devait s'avouer que d'entendre possiblement son nom associé à celui du vicomte, et surtout de comprendre de quelle manière, le mettait d'une humeur joyeuse.

L'homme fut salué, acclamé, et même décrié, lorsqu'il fit son apparition au plus grand nombre. Quel accueil ! Dante se contenta de le suivre jusqu'à leurs sièges, tout de même confus par cette entrée triomphante.

- Je ne connais cette chère Lélia, lui accorda-t-il pour toute réponse. De toute manière, Valérian d'Andressy l'écoutait-il seulement un petit peu ?

On leur servit les verres commandés, et le bibliothécaire se rua presque sur le sien, avalant goulûment son doux breuvage d'alcool fort. Il savait très bien que ce n'était pas la meilleure idée qu'il ait eu, les précédentes fois où il s'était laissé aller à boire le démontraient parfaitement, mais il devait assouvir et combler ce désir qui lui nouait les entrailles. Il reporta son attention sur ce qui les entourait, remarquant combien ici chacun était libre de tout mouvement, de toute décision, de toute envie. Loin des conventions, absolument pas concernés par les convenances habituelles. Cette nuit promettait d'être une parenthèse réconfortante dans sa triste vie. Dante glissa son regard vers son compagnon et lui demanda, sans réfléchir (pour dire vrai, cela faisait un moment qu'il ne réfléchissait plus vraiment correctement) :

- Vous arrive-t-il souvent d'amener de nouvelles personnes ici ? Que me vaut ce traitement de faveur ? Nous venons à peine de nous rencontrer et déjà vous m'inviter dans cet... antre fabuleux.

Cela lui semblait être le mots qui convenaient, en effet. Son ventre gargouilla bruyamment d'envie lorsqu'une serveuse passa les bras chargés d'un lourd plateau aux mets succulents. Soyons précis, Dante et son ventre avaient faim et envie de nourriture, et non pas de la resplendissante rousse qui se trémoussait entre les tables, pour aller servir un homme aux allures de déluré un peu plus loin. Il remarqua alors les quelques personnes s'adonnant à des jeux d'argents et autres paris, leurs voix s'élevant parfois avec véhémence à travers le capharnaüm ambiant. Il crut également entendre une chanson paillarde au fond de la pièce et sourit légèrement, secouant la tête pour lui même, ne savant s'il approuvait ce genre d'activité. Puis ses yeux se portèrent de nouveau vers son centre d'attention à lui. Plus proche de la Valère que jamais, il le détailla lentement, profitant que celui-ci ait le regard ailleurs. Buvant une nouvelle gorgée de son verre, il tenta de le sonder intérieurement, comme s'il pouvait le faire simplement avec ses globes oculaires.


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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Sam 23 Sep 2017 - 7:58
-Si j’étais facétieux, je vous dirais mon vieux, que c’est votre barbe qui m’a convaincu, mais ce serait de l’abus. Si j’étais un peu fou, je dirais que quelque chose en vous, m’a soufflé de vous emmener, sans plus chercher. Si j’étais un peu léger, je dirais que je n’y ai pas vraiment pensé. Mais comme je suis Valérian et que la fantaisie est de ma folie, je vous dirais séant, que j’ai fais comme j’en avais envie. Vous emmenez ou ne pas le faire, voilà des choses à penser dont je n’en ai que faire. J’ai suivi l’idée, l’impulsion, celle qui venait sans aucune raison. Les dieux nous ont fait nous rencontrer, l’occasion il ne fallait pas manquer.

Voilà là toute la vérité, et puisqu’il a décidé de me suivre sans chercher, je suppose que j’ai étonnamment bien fait. Il sera mon compagnon de soirée, dans la nuit à l’habitude solitaire,d’un noble désabusée qui est un peu sectaire.
Je n’ai pour mes semblables en mes vérités que quelques dégouts dû à une enfance détestée, les nobles, le sang bleu, je ne les aime guère eux. Surtout les plus égocentrique, qui ne pensent qu’à leur fric et j’envoie sur eux Lampré, en me demandant encore, qui de nous deux est le vrai.

Mais pour ce charmant compagnon barbus, je ne prévois aucun abus. Si ce n’est celui de l’amusement dans ce cadre ma foi, plus que charmant.

-Ainsi cela vous plait, c’est tout à fait parfait. Pour en revenir aux rumeurs qu’on pourrait énoncer, je dois vous avouer que je n’en ai rien à peser. Je laisse dire les gens, je leur donne même de quoi se satisfaire le présent et j’oublie même parfois quel rôle ils me donnent ma foi. Désargenté forniqueur, qui ravit couches et cœur.

En disant cela, mes bras élevés viennent saisir la taille de ma serveuse adorée. Rousse tentatrice,avec de merveilleuses cuisses, je l’assois sur mon genou et lui offre un sourire doux.

-Et le comité d’accueil pour le nouvel arrivé ? Je vous ai connu plus distinguée mon aimée !
-Allons Valère arrête tes fariboles, je ne voulais pas le brusquer, tu l’accompagnes déjà, il a de quoi se retrouver chamboulée !
-Moi qui suis aussi calme comme un nouveau née.
-Braillard comme un gosse qui beugle son repas oui ! Monsieur ? Un baiser de bienvenue ?

La voilà qu’elle se penche vers lui, un sourire ravis, son joli cul sur moi posé, et qu’elle offre alors à un Dante, la possibilité d’un baiser. J’ai tout à fait remarquer que la donzelle avait son œil attiré, ainsi je ne voudrais pas le priver, de gouter ces lèvres délicieuses, légèrement rêveuse, qui vous font vibrer comme on ne saurait l’imaginer.


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
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Dante Oak
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MessageSujet: Re: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Lun 25 Sep 2017 - 11:09
Ce devait être cela qui lui plaisait tant en Valérian. Cet air de défi constant, ce désintéressement total des qu'en dira-t-on. Quoiqu'il en dise, au plus profond de lui, Dante se souciera toujours un peu de ce que l'on raconte sur son compte. Il fait parti de ces hommes qui ne font de vagues, qui sont la courtoisie à toute épreuve, qui ont des principes fortement ancrés et qui les font agir de telle sorte. Mais qui se souciera vraiment de son comportement ce soir. Il avait l'occasion de se montrer tel qu'il était, de laisser de côté la bienséance, la sienne, l'espace d'une nuit. Il regarda le vicomte attirer la jeune femme à lui alors qu'il parlait toujours et celle-ci lui proposa son baiser de bienvenue. Dante arqua un sourcil interrogateur. Valerian d'Andressy et sa jolie hôtesse étaient-ils en train de le tester ? Il crut voir dans le regard de son compagnon, une lueur amusée. Doutaient-ils qu'il ne le fasse ? Chamboulé, il l'était un peu oui. Personne ne semblait ignorer l'effet que la Valère exerçait sur autrui lorsqu'on le rencontrait. Il prit une nouvelle gorgée de son délicieux alcool, puis se pencha en avant, faisant se rencontrer leurs lèvres avec une certaine tendresse, un regard déterminé planté dans celui de la jolie rousse. Il s'écarta après quelques secondes de parfaite douceur puis la gratifia de nouveau d'un léger sourire.

- Je dois vous avouer que mon estomac crie également famine. Si vous aviez la bonté de nous amener ce que vous avez de meilleur, je vous en serai reconnaissant.

La jeune femme se leva, quittant les genoux de l'homme en face de lui, et ce, non sans montrer une moue un peu déçue de devoir les quitter tous les deux si vite. Les yeux de Dante s'attardèrent un instant sur ses épaules fines et délicates, découvertes, puis sur ses hanches affirmées et tentatrices. Il porta instantanément son regard devenu accusateur sur son vis-à-vis. Celui-ci devait être satisfait par le déroulement de la soirée. Mais Dante décida alors que tout ne se déroulerait pas selon le bon vouloir de son nouvel ami. Intrigué et admiratif, il l'était, mais ensorcelé tout de même pas. Il ne se laisserait pas mener en bateau par cet homme extravagant dont il ne connaissait absolument rien, dont il ignorait encore le nom et l'existence il y a peine quelques heures plus tôt, avant le Grand Théâtre. Il ne sera pas son jouet d'un soir, sa marionnette vivante, son pantin désarticulé.

- Hum... Ainsi c'est ici que vous passez vos soirées à cumuler vos dettes ?

Il n'y avait rien d'accusateur dans sa question, sa curiosité primant toujours. Le bibliothécaire se tourna vers ses voisins qui s'adonnaient toujours avec autant de ferveur à un quelconque jeu d'argent dont il ignorait parfaitement les règles pour ainsi dire.

- Dois-je vous retenir de les rejoindre plus tard ou vous n'avez cure de mon aide et de mon secours ?

Il retint un sourire taquin. Vraiment, il désirait savoir si Valérian vivait son infortune comme un fardeau encombrant et douloureux, ou s'il n'avait que faire de s'endetter un peu plus. N'avait-il pas dit il y a un instant qu'il se tenait pour le moment comme un nouveau né ? Que serait-ce lorsqu'il aurait envie de se laisser dicter tout entier par ses désirs impétueux ? Dante secoua doucement la tête, comme désapprobateur, commençant à se fatiguer seul avec toutes ses pensées incohérentes. Il finit son verre d'une traite et en réclama un nouveau après avoir appeler une serveuse.

- Je vous offre un autre verre, Monsieur le Vicomte ?


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MessageSujet: Re: « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » [PV Valerian d'Andressy] Lun 9 Oct 2017 - 18:35
Baiser donné, accueil fait…

Ni test, ni essai, simplement l’accueil de mon lieu adoré. La jolie rousse parait charmer et laisse poindre sur ses joues quelques nuances rosées. L’homme a l’air d’avoir les lèvres pleines de douceurs, promesses de couches pleines d’ardeurs. Mais on dit aussi que les barbus savent y faire avec leurs poils drus, et que leurs bouches deviennent si plaisantes, que même les diables s’y tentent !

Je souris pour moi-même dans mes pensées, buvant l’alcool frais, avant de hocher la tête, à sa demande de nourriture salée.
Etrangement calme dans mon comportement, j’observe le monde présentement, l’œil avide de m’amuser et l’esprit tout au dignitaire que j’ai embarqué ! J’aimerais être dans ses pensées pour savoir quelle genre de bétise y née, je suis curieux de ce qu’il peut penser, de moi en particulier et j’ai un rire franc et amusé quand il me parle de dette que j’aurais.

-Je les cumules, les faits grossir, les développes, vous comprenez c’est un art qui a la côte. Je ne me prive jamais de rien et je paierais probablement demain. Les roues me glisse entre les doigts, sans que je me fasse quelque mourron que ce soit ! car je vous le dis mon ami, plaie d’argent n’est pas mortelle, au pire, ça vous vide un peu l’écuelle !

Rire léger, alcool irgurgité, l’épaule je viens lui taper. Il ne saurait imaginer combien je me fiche en vérité, j’ai des dettes, je dois l’avouer, c’est ainsi que Valère se fait, mais elles sont calculées et mesurées, elles entretiennent bien les rumeurs, et occupent les gens pendant des heures.

-Oh laissez-les jouer, nous pourrons si vous le voulez envisager de les accompagner, mais à la place, je vais vous proposer de monter avec moi sur scène en vérité. Savez-vous improvisé ? Et surtout êtes-vous tenter ? Je ne veux pas vous forcer, mais le public est bon et nous sommes là de toutes façons !

L’envie me démange en vérité, je la sens grandir et fourmiller,et si mon ami veut avec moi y aller, ce sera un plaisir en vérité ! Mais est-ce qu’il le voudrait ? Je suis en train de me le demander. Terminant mon large verre d’un trait, sa question tombe à point nommé !

-Bien volontiers mon nouveau complice de soirée, maintenant vous venez ? Ou vous regardez ?

Il faut que je sache en vérité, car ‘jadore ce genre de jeu pour la soirée, je pourrais ainsi lui montrer des jeux qu’il ne connait, et une mise en bouche adorée ! J’ai déjà une petite idée de ce que je ferais mais je dois savoir s’il veut participer, ce serait dommage qu’il reste dans son coin en vérité, alors un grand sourire pour l’embarquer, et pour charmer son esprit aventureux, qui sait, il semble aimer ces jeux !


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner

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