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Clos | La famille avant tout ? [Pv]

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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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MessageSujet: Re: Clos | La famille avant tout ? [Pv] Dim 15 Oct 2017 - 18:13
Je comprenais qu’elle souhaitait attendre le plus longtemps possible. En quoi pourrais-je l’aider ? J’essaierais d’être un bon intermédiaire en la faveur de la satisfaction de ma cousine. Je ne pouvais pas lui promettre mieux, et cela me fendait le cœur d’avance, parce que quelle que soit la décision qu’elle prendrait, elle ne pourrait être complétement ravie de la situation… quand elle me parla d’attendre avant de faire son choix, je haussais les épaules, je demanderai à notre oncle, et nous verrions bien, mais… mais d’un autre côté… d’un autre côté, je me demandais si ce n’était pas préférable qu’elle prenne une décision rapidement. Car si elle en venait à devoir se débarrasser de l’enfant une fois né, il valait mieux qu’elle n’y soit pas trop attachée... c’était le risque, et elle le savait, d’ailleurs, sans doute. La prendre pour une idiote ne serait pas une de mes erreurs. Elle avait l’esprit fin et aiguisé de la famille, j’en aurai mis ma main à couper.

« Je verrais ce que je peux faire pour retarder cette décision, mais je ne peux pas promettre que tout se passera comme vous… pardon, je veux dire comme nous le voulons ! Comprenez-moi bien, je suis de votre côté, mais je ne peux aller contre les ordres du Premier Intendant… »

Manière de rappeler qu’elle comme moi étions soumis à sa volonté… car oui, tel était le cas. Nul ne s’opposait à un tel homme… au mieux, on pouvait lui parler pour tenter de faire infléchir son avis… mais je n’y croyais qu’à moitié… je soupirais un peu… elle me mettait dans une situation qui n’était pas évidente. Mais bon, je ferais ce que je pourrais. C’était déjà ça… je ne pouvais pas lui promettre mieux, et elle le savait, mais au moins comprendrait-elle que j’étais de son côté. Ou du moins que je l’étais autant que je le pouvais sans trahir tout le reste. C’était plus que ce qu’elle ne pouvait espérer, n’est-ce pas ?

La suite me surpris, je ne m’attendais pas à ce qu’elle se confesse à moi… j’avouais volontiers que je m’attendais à ce qu’elle se confesse à un autre qui me dirait juste qu’elle s’était confessée, non ? Alors, je prononçais les paroles idoines et je l’écoutais parler, l’écoutais se confesser. Je ne disais pas un mot, gardant le masque du confesseur, sans jugement, ni procès d’intention, je comprenais même un peu pourquoi elle s’était laissée avoir.

Patiemment je l’écoutais, et comme j’avais appris à le faire, je ne jugeais pas ses propos, ni en mal, ni en bien, et je me montrais le plus empathique possible, maaaaiiiiiiiiis…

Mais j’avouais que quand j’entendis le nom du père, mes poings se serrèrent et mes jointures blanchirent… ce petit cancrelat répugnant…. Allez, il fallait respirer et passer outre, la confession et uniquement cela.

« Mon enfant, par les lois offertes par la Lignée d’Ameth et par l’autorité que me confère en ce pays sa divine majesté Saahar Namar Ur’ten Ameth, je vous annonce que nul péché n’a été commis en cet action, que ce soit conscient ou inconscient. Et par là même, je déclare que nulle repentance pour avoir été abusée par un homme se servant de sa position…. Vous n’avez pas à vous reprocher quoique ce soit… »

Est-ce que je laissais penser à un viol avec ma manière de prendre les choses ? Oui, un peu, il ne pouvait en être autrement… elle s’était laissée embobinée… et indépendamment de cela, quand j’apprendrais que le jeune de Choiseul serait à la salle d’armes, je ferais en sorte d’avoir une petite discussion musclée avec lui… même si je réprouvais la violence, j’imaginais avec délice mon bâton de combat venir lui frapper brutalement l’entrecuisse… et dire que je ne pouvais pas même intervenir pour le faire punir par Lilith à cause de sa position, déjà, et le secret de la confession… c’était d’un frustrant.

« Comprenez que, ceci étant dit, et même si j’essaierai de préserver le secret de la confession, je ne mentirai pas à Nemar Wyross s’il me demande le nom du père… »

La situation était beaucoup plus délicate…. Et il y avait des incidents diplomatiques dans l’air… je devais y réfléchir, y penser, et commencer à travailler sur les manières d’éviter le moindre ennui… et cela passait par des questions.

« Est-il au courant de sa paternité ? Si non, promettez-moi que vous ne lui en ferez pas part avant de m’en parler. C’est tout ce que je vous demande… cet immonde cafard putride nous met dans une situation délicate… lui, bien sûr, ne craint rien, le frère de l’impératrice, autant vous dire qu’il doit bien profiter… mais là… c’est l’incident diplomatique assuré… je me dois d’être honnête, avec cette information, je vous le dis d’emblée : vous n’aurez pas 3 ans pour clarifier votre situation… trop complexe pour attendre votre bon vouloir pour trouver la bonne manière d’agir… »


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MessageSujet: Re: Clos | La famille avant tout ? [Pv] Mer 18 Oct 2017 - 3:16
Je me rajustais dans mon fauteuil alors qu'il m'assurait que je n'avais commis aucun péché. Mais ses paroles étaient... étranges. J'en fronçais les sourcils alors qu'il me traitait comme une victime de viol. Ce que je n'étais pas ! J'étais pleinement consentante de tout ça ! Qu'est-ce qu'il lui prenait ?

"Je... Non, Everard..."

Mais il ne semblait pas m'écouter et était perdu dans ses pensées. Sa remarque me cingla mais ça, je le savais déjà. Personne ne pouvait mentir à Nemar Wyross. Il savait toujours tout et même avant tout le monde. Qui sait s'il n'était pas déjà au courant de la chose d'ailleurs.

"Je comprends Everard, je connais moi aussi notre oncle mais..."

Encore une fois, avant que je ne puisse ajouter quoi que ce soit il repartit dans ses insinuations et... Il l'insultait ma parole ! Se pourrait-il qu'il y ait une histoire que je ne connaissais pas entre eux ? Et puis, il me mettait tout à coup la pression. Et je me sentis mal encore une fois. Je manquais d'air. Je me dis que je n'aurai peut-être pas dû aller jusqu'à lui révéler son nom. Et... Je commençais à respirer difficilement et...

"Ça suffit !" criais-je alors. "Nicolas n'est pas un cafard putride ! Et... Et je sais que ce que j'ai fais est stupide ! Mais j'étais consentante ! Et j'ai même aimé ça !"

Oui je craquais complètement. Je ne supportais pas tout ce poids sur mes épaules. J'aurai dû dire que c'était Valerian tiens le père, comme il me l'avait suggéré. On m'aurait peut-être moins embêté ! J'étais à mille lieux de me douter que mon pupillat serait une source de problèmes en embarquant sur ce bateau. Je me levais alors et me dirigeai vers la fenêtre histoire de sentir un peu le frais, appuyant ma tête contre les carreaux. Là je repris doucement mon souffle.

"Il ne m'a pas abusé Everard. Je ne suis pas aussi bête. Que vous le vouliez ou non j'ai vingt ans à présent. Et j'ai des envies de femme. Il m'a traité en tant que telle et ça m'a plu. Je ne regrette rien" ajoutai-je en caressant doucement mon ventre.

Je me retournais et m'adossais à la vitre. Je passais une main sur le visage, ça allait déjà mieux. Mais il n'allait pas falloir que tout le monde s'y mette en même temps parce que sinon, je n'allais pas arrêter de m'évanouir ou de faire des crises d'angoisse. Ça me donnait tellement mal au coeur de voir à quel point mon cousin semblait détester Nicolas. Je me demandai réellement pourquoi il avait tant de colère envers lui...

"Et pour information, non il n'est pas au courant. Vous êtes le seul à connaitre le nom du père. Mais les gens vont vite faire le rapprochement. Les langues sont fines et acérées quand il s'agit de ce genre de choses, vous le savez comme moi" fis-je en riant narquoisement. "Et puis, j'ai fais cette demande en sachant très bien que je n'aurai qu'une infime chance qu'elle soit entendue. Je me plierai à ce que notre oncle voudra. Parce que après tout, c'est lui qui a toujours le mot de la fin non ?" lui fis-je avec un sourire triste. "Je vous donnerai une lettre à transmettre à mère en même temps que votre rapport. Il vaut mieux que ce soit moi qui lui dise..."
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Clos | La famille avant tout ? [Pv] Dim 29 Oct 2017 - 1:13
Oh, m’étais-je trompé ? Sa véhémence que je trouvais pour le moins déplacée me destabilisait complètement et je fronçais les sourcils, ne comprenant pas ce qu’elle voulait dire… dans son discours, tout avait laissé penser qu’elle avait été plus ou moins abusée… je restais un peu silencieux, à tout tournebouler dans ma tête… complètement consentante ? Ben voyons… consentante aussi pour l’enfant ? Non, je n’allais pas lui dire ça, ç’aurait été bien trop proche d’un persiflage mesquin. Inutile de s’appesantir là dessus, n’est-ce pas ? Cela n’aurait mené à rien du tout…

« Bref, passons sur tout cela. De toute façon, je ne vais pas changer le passé, vous non plus, et quand bien même nous le pourrions, je comprends donc que vous ne le voudriez pas. Passons outre cette grossière erreur de parcours, voulez-vous ? Le problème que je vois c’est que les intentions, aussi louables qu’elles soient à l’origine, ne seront que peu respectées dans un jeu diplomatique… »

Question purement rhétorique, vous vous en doutiez bien, n’est-ce pas ? Je restais silencieux un moment avant de finalement soupirer profondément… cela pouvait bien compliquer les choses et entacher des relations diplomatiques déjà un peu difficiles depuis la mort de mon frère… il me fallait trouver une bonne solution ! Je restais donc un peu silencieux… et je l’écoutais.

« Je lui ferai parvenir cette lettre, ne vous en faites pas… et oui, il vaut mieux que vous soyez celle qui la mette au courant… ce serait préférable… tout comme je vous conseille d’écrire une lettre à notre oncle, pour que la révélation ne vienne pas de moi. Car malgré le secret de la confession, il vaut mieux que nous l’avertissions plutôt qu’il l’apprenne de la part d’un tiers... »

Inutile de dire qu’il serait très déçu, mais je ne croyais pas qu’il le prendrait très bien. IL avait très certainement des plans à son sujet, et si je ne les perçais pas tous, j’essayais d’en entrevoir certains qui pouvaient s’avérer plus ou moins intéressants.. je comprenais bien sa situation… je ne me faisais pas de doutes quant à la suite… j’allais me faire souffler dans les bronches, et elle aussi.

« Que vous viviez chez votre tuteur est une bonne chose… cela évitera les rencontres impromptues trop « plaisantes » ! Et je vous conseille même d’éviter le palais jusqu’à ce qu’une solution émerge. Qu’en pensez-vous ? Oui, les langues vous courir, sur le sujet, mais moins vous donnerez d’eau à leur moulin, mieux ce serait ! »

Je luis souriais, un peu tristement.

« Et n’informez pas le père sans m’en parler avant, s’il vous plait… que nous puissions essayer de faire les choses le mieux possible. En cas de besoin faites moi parvenir un mot par l’intermédiaire d’Elena je ne connais que peu de gens aussi fiables et aussi dévoués… et au palais, elle n’est clairement pas une étrangère… d’autant plus qu’elle participe aux réunions de prière en petit comité qui se réunit parfois ici... »


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MessageSujet: Re: Clos | La famille avant tout ? [Pv] Mar 5 Déc 2017 - 0:44
Je hochai la tête quand à sa recommandation. En effet, notre oncle le prendrait mieux si c'était moi qui écrivait la lettre. Je soupirai quelque peu en me demandant comment j'avais fait pour en arriver là. Oh bien sûr je le savais. Mais tout s’embrouillait, tout s'enchainait si vite, je ne savais plus où donner de la tête. Je n'avais même pas le temps de me poser et d'encaisser la nouvelle qu'on me demandait déjà de faire un choix de vie. Et tout cela alors que je n'avais que vingt ans. J'étais simplement venue faire mon pupillat à Ambrosia à la base et me voilà future maman de l'enfant du frère de l'Impératrice de Vapeur...

Je le laissais parler et réfléchir pour nous deux. Je me sentais moi-même fatiguée de cette courte entrevue. Mais elle avait le mérite d'être mouvementée. Je détournai les yeux lorsqu'il parlait de rencontres trop "plaisantes" et rougissait légèrement. Mais bon, que pouvait-il arriver ? Nicolas n'allait pas me peloter là devant tout le monde. Ou même au palais tout court. Cela appuierait trop les rumeurs qui doivent déjà courir sur nous.

Et pourtant, une part de moi l’espérait fortement. Depuis combien de jours je n'avais pas senti la chaleur de son corps contre le mien ? La douceur de ses mains parcourant ma peau ?... Mes yeux se perdirent sur le spectacle blanc qui s'étendait au dehors. Je me demandais bien si nous pourrions nous revoir un jour... Qu'est-ce qu'il allait dire en apprenant la nouvelle ?...

En parlant du père... Je reportai mon regard sur mon cousin lorsqu'il évoqua le sujet. Je grimaçai en pensant à l'entrevue qu'il pourrait y avoir alors. Everard, Nicolas et moi, tous trois dans la même pièce. Ce n'était franchement pas réjouissant... S'il pensait que j'allais le convier à l'annonce, Everard se mettait un doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Je savais bien qu'il était mon cousin, mon confesseur et l'autorité d'Ameth en Ambrosia à laquelle me référer. Mais je ferai cela à ma façon et lorsque je l'aurai décidé. Et lorsque je le pourrai... Je ne savais même pas si j'aurai l'occasion d'approcher Nicolas un jour de toutes façons.

Je hochais pourtant la tête quand il m'enjoignit de faire passer mes messages par Elena. Après tout, c'était la seule intermédiaire à qui je pouvais faire confiance. Et il était vrai que je ne pouvais décemment pas envoyer des messages par voie traditionnelle concernant mon état. C'était trop risqué. Tout du moins, pour le moment.

"Si j'ai quelque chose à ce propos, je promets de passer par elle. Par contre, je ne peux promettre d'éviter le palais. Je dois au moins aller présenter mes condoléances à l'Impératrice. Je ne peux pas y déroger, je me sentirai honteuse de ne pas le faire. Mais après cela, je me tiendrai à l'écart de ces murs. De toutes façons, ce faste et ces ronds de jambes ne me plaisent guère" fis-je en grimaçant une nouvelle fois.

Je sentis mes jambes flageoler légèrement et regagnai mon fauteuil. Je me laissais glisser doucement dans celui-ci, arrangeant un coussin dans mon dos en soupirant de bien-être. J'étais bien mieux comme ça. Mais je n'allais pas coucher ici.

"Je suis désolée mon cher cousin mais tout cela m'a fortement fatiguée. Ces émotions... Elena m'a prévenu que je pouvais passer du rire aux larmes en quelques minutes. Mais j'ai encore du mal à m'y faire. Je pense que je vais rentrer. Et puis, je ne voudrai pas abuser de votre temps qui doit être précieux."

Je prenais juste un petit moment pour souffler et ensuite je me mettrai en chemin pour regagner l'appartement de Valerian. Après tout, je pouvais encore marcher toute seule, je n'étais pas impotente, juste enceinte.
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Clos | La famille avant tout ? [Pv] Mer 10 Jan 2018 - 23:35
Je ne comptais pas prolonger la rencontre au-delà de ce que ses forces lui permettrait de supporter, je savais me montrer magnanime, surtout dans son état, et puis… si la famille ne vous soutenait pas, que restait-il ? Un imbécile aurait dit les amours… mais sérieusement, la famille était bien la seule chose qui vous restait quand votre vie s’écroulait. Enfin bref, je ne me faisais pas d’illusions : si ça allait dans ses intérêts apparents, elle n’en ferait qu’à sa tête. Je ne lui le reprochais pas, c’était de famille. Et je ne blâmais pas les gens pour les erreurs qu’ils commettaient si tant était qu’ils en assumaient l’entière responsabilité. Et puis, aussi instruite par ma tante qu’elle pouvait l’être, je pensais fortement qu’elle n’était pas en mesure de comprendre tous les enjeux politiques qui la concernaient alors… j’avais matière à travailler pour des jours, des semaines, voire même des mois. Dur labeur en perspective pour éviter un imbroglio diplomatique, voire même un conflit. Par ses idiotes pensées et leurs conséquences, elle pouvait même avoir fâché notre oncle, ce serait une bien mauvaise idée… enfin, dans ce cas-là, j’essaierait d’arrondir un peu les angles…

Déjà dans ma tête, je cherchais à imbriquer ce nouveau rouage au reste mais ce n’était pas facile. Il faudrait du temps.

« Oui, oui, je comprends… eh bien j’ose espérer que vous ferez au mieux pour vous ménager étant donné le lieu où vous vous trouvez, et m’épargner du travail supplémentaire. Le prince est un homme impulsif, irréfléchi, il monterait au créneau me forçant à tacher d’aplanir la situation… fort heureusement sa sœur est beaucoup plus réfléchie, plus fine, plus intelligente. En comparaison, il n’est qu’un rustaud, et c’est une bonne que ce soit à elle que se fut échu le trône… remarquez, le cas inverse, nous n’aurions pas vraiment de soucis… »

Si cet homme avait été empereur, au moins le contrat aurait été validé sans trop de difficulté. Dans tous les cas, je préférais ne pas m’étendre. Mes mots en disaient déjà beaucoup sur l’admiration et le respect que j’éprouvais envers l’impératrice... dans tous les cas, elle me fit part de sa décision de prendre congé. Je ne pouvais qu’acquiescer à cette demande. Mais plus encore, j’allais la faire raccompagner. Une personne de confiance veillerait sur son déplacement, puis les suivants. Il s’agissait d’un jeune homme, plus d’un enfant en fait, qui faisait ses armes en tant que valet et que je payais sur mes propres deniers. Très compétent, je ne voyais pas où cela pourrait coincer si ce n’était sur le planning... en effet, avant de m’en défaire, il allait falloir que je me trouve un remplaçant, c’était un coursier plus qu’un valet, mais très compétent et très fiable, et il fallait donc que je prenne des dispositions… je me laissais… jusqu’au val du renouveau ? Oui, ce serait un bon délai.

« Bien sûr, bien sûr, je comprends, je vais demander à Jérôme de vous accompagner et lui demander de rester à votre service. C’est un jeune garçon très efficace et très vif d’esprit. Sa mère est une paroissienne très dévouée. Cela me rassurerait, et pourrait éventuellement calmer les choses si notre oncle s’énerve, si vous acceptiez qu’il vous soutienne comme page ou valet. Il ne vous décevra pas, c’est promis. Je dois d’abord prendre des dispositions pour pallier son transfert… »

Et moi, j’aurai comme ça des yeux et des oreilles dans ses cercles privés, un compte rendu de ses déplacements, de ses fréquentations, et je m’assurais aussi d’un chaperon qui ne disparaitrait pas dès qu’elle le lui ordonnerait… mais bon, ce n’était pas vraiment une offre. D’ailleurs je me levais, et je sortais de la pièce pour m’entretenir avec mon serviteur pour qu’il prenne des dispositions afin de remplacer le garçon, et lui expliquer ses futures tâches, tant d’espion que de chaperon ou de guide. J’avais entièrement confiance en lui. Enfin, je revenais vers ma cousine.

« Je sais, vous n’aimez sans doute pas que je vous impose ce garçon, mais sachez que je m’en sentirais tellement rassurer… en plus, il connait chaque couloir du palais par cœur, pour les lui avoir fait arpenté dans tous les sens, je suis sûr que vous trouverez cela pratique ! »

Elle me causait déjà bien assez de tracas comme ça !

« Par contre, je crains de devoir vous demander d’attendre avant de le prendre à votre service… c’est un garçon avec beaucoup de potentiel qui pourrait aller loin, et avant de vous le confier, je dois prendre des dispositions pour pallier son absence à mon service, d’ici là, je vais continuer à avoir recours à ses services. Disons que je vous l’enverrais… après les fêtes du renouveau, est-ce que cela vous convient ? Cela vous laisse aussi le temps d’en parler avec votre tuteur ou de prendre vos propres dispositions. Est-ce que cela vous va ? »


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MessageSujet: Re: Clos | La famille avant tout ? [Pv] Jeu 15 Fév 2018 - 6:19
Lui épargner du travail supplémentaire ? Je levais un sourcil à sa remarque. J'étais un tel poids pour lui ? Mais je me contentai de soupirer et de lever les yeux au ciel alors qu'il déblatérait encore sur Nicolas. Je préférai ne pas le contrarier. Dans la famille, nous avions des opinions bien tranchées et une forte capacité à la tête de mule. Je constatais que mon cousin ne faisait pas exception à la règle. Je tiquais cependant au fait qu'il soit si élogieux envers l'Impératrice. Mais c'était surement dû au fait qu'il était en Ambrosia depuis pas mal de temps maintenant.

Je pris finalement congé, ne voulant pas lui prendre du temps outre mesure. Et il ne me retins pas fort heureusement. Je commençais vraiment à fatiguer et je n'avais qu'une envie c'était rentrer. Mais mes yeux s’agrandirent alors qu'il me parlait de son valet. Ou plutôt du mien...

Un valet ? Mais bien sûr ! Un espion oui ! Méfie-toi Pia, ce n'est pas net cette histoire !

Oui, je voyais surtout le fait que Everard pourrait avoir ses oreilles et ses yeux partout dans tout ce que je faisais. Et cela ne me plaisait mais alors absolument pas ! Mes sourcils se froncèrent alors qu'il allait visiblement tout organiser sans me demander mon avis. A voir ma tête lorsqu'il revint, il dû bien savoir mon mécontentement. Il essaya d’aplanir les angles mais je croisai alors mes bras sur ma poitrine en signe de protestation. Je bouillonnais intérieurement. Mais je n'avais pas la force de dire quoi que ce soit là tout de suite. Je sentais mes tempes pulser alors qu'il tentait de me justifier cette sangsue sur pattes.

Alors qu'il me demandait mielleusement si cela me convenait, mon sang ne fit qu'un tour.

"Non ça ne me convient pas !" hurlais-je alors. "Mais je suppose que je n'ai pas le choix. Quand cesserez-vous de me prendre pour un bébé, très cher cousin ?"

Je me dirigeais alors vivement vers la porte, repoussant la main du soit-disant valet qu'on allait me forcer à prendre en le foudroyant du regard. Ce pauvre garçon n'avait rien demandé mais je ne pouvais m'en empêcher.

"De toutes façons, Valerian n'acceptera jamais qu'il passe les portes de son appartement" fis-je à Everard. "Sur ce mon cher cousin, je vous remercie de cet entretien et je vous souhaite une bonne journée" clôturai-je d'un ton faussement amical.

Je finis par passer la porte d'un pas décidé en rageant intérieurement alors que le fameux Jérôme me poursuivait dans les couloirs du château en criant des "Mademoiselle" comme pour se faire plus galant. Je finis par abandonner, lasse d'avoir quelqu'un sur mes talons et le laisser me conduire jusqu'à l'entrée. Puis il me fit monter dans une calèche qui me guida jusqu'à l'appartement.

"Je ne veux pas en parler" me contentai-je de dire à Valerian avant de m'enfermer dans ma chambre pour ne pas en sortir du reste de la soirée.

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MessageSujet: Re: Clos | La famille avant tout ? [Pv]
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