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[CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv]

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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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MessageSujet: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Sam 9 Sep 2017 - 13:39
Arrêter là était une bonne décision, arrêter là était une idée que je trouvais même fameuse, c’était sans doute la meilleure idée que nous avions eue, surtout en sachant que les rumeurs annonçaient un choix imminent du prétendant… pas d’adultère, nous le savions sans même avoir besoin d’en parler. Coucher avec sa belle-sœur était déjà limite en matière de morale, alors penser à continuer alors même qu’elle aurait décidé du prochain prince consort… c’aurait été trop, sans doute… alors il valait mieux arrêter avant. Par sécurité.  Et pour nous discipliner avant le moment fatidique…

Je n’avais même pas vérifié si elle avait verrouillé ou fait verrouillé la porte du passage secret. Par tranquillité d’esprit, et par discipline. La prière m’avait beaucoup aidé. Et je supposais que comme elle ne m’avait pas rejoint, il n’y avait pas de questions à se poser… pour le reste, les couloirs étaient toujours des lieux dangereux. Et pour éliminer tout risque, je transportais partout mon clerc avec moi. Ne pas me retrouver seul avec elle. Par sécurité. Car je savais que tant qu’il n’y aurait pas de tentation. Il n’y aurait pas de risques, n’est-ce pas ? La meilleure manière d’éviter de pécher était d’éviter ce qui pourrait l’encourager. Sinon, les moines ne vivraient pas reclus… dans le même ordre d’idée, même lors de conseils restreints auxquels je participais, même aux moments informels, je gardais une bonne distance en lui parlant. Juste par principe. Juste au cas où. Car rien que sa présence me donnait envie de céder, comme un accroc à une quelconque substance illicite.

Et la situation devenait de plus en plus tendue. D’autant que mes contacts avaient pu glaner une information très intéressante. En effet, si mes contacts ne connaissaient pas le nom de la personne décidée par mon oncle et ses conseillers, mais je savais qu’une personne était décidée… et nous devions, en Ambrosia, attendre un courrier ou une communication sur le sujet. Ça passerait par moi, bien sûr, ce qui me rendait nerveux, tendu, curieux, et impatient…

Exceptionnellement, aujourd’hui, mon clerc n’était pas avec moi, alors que je quittais un office pour aller à une réunion. Pour me dépêcher, je passais par les passages secrets. Enfin, le peu que je connaissais. Et du coup, je me trouvais séparé de mon assistant qui ne devait jamais savoir pour ces passages, lui demandant de me rejoindre là-bas, qu’il fallait que je fasse un détour. Je me glissais dans un couloir désert, pour prendre au fond de cette impasse le passage secret derrière la cheminée, et quand je voulus m’y engouffrer, quelqu’un en sortit. Lilith.

Me sachant seul avec elle ici, je la plaquais contre le mur. Et je l’embrassais. J’avais trop envie.


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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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MessageSujet: Re: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Sam 9 Sep 2017 - 19:28
La meilleure façon de cesser de penser à Everard et mes sentiments installés est de simplement occuper mon esprit. Je suis aux affaires de l’empire quand je ne cherche pas de nouvelles idées pour mes créations, je dors quand je suis fatiguée, et je recommence. Dans cet enchaînement quotidien, je me retrouve efficace, triste, mais efficace. Je comprends ainsi pourquoi l’on nous explique de ne pas amener nos esprits à d’autres dépendances que l’empire lorsque nous grandissons.
Je ne me serais rien permis avec Everard, je ne ressentirais aucun manque. Je n’aurais pas agité mes nuits, je ne les trouverais pas mornes. Je n’aurais rien fait, je n’aurais pas l’impression de me priver de lui.

C’est étrange, à défaut de ne faire que coucher ensemble,nous avons eu l’idée saugrenue de parfois discuter, rire, faire quelques bétises simples comme le ferait deux êtres et au-delà du désir, c’est ce qui me manque cruellement !

Je suis une idiote. Mais le pire ? Le pire c’est que j’ai la sensation qu’il n’y a pas d’autre homme meilleur que lui pour ma proximité. J’envisage que ma jeunesse me rend idiote, je n’ai pas l’âge de céder à ces impulsions, ou je ne l’ai plus, puisque je l’ai fais déjà avec Hélène. De ce fait, c’est simple, je dois arrêter de m’attacher à ces sentiments.

Deux semaines que c’est ce que je me dis, c’est trop compliqué. J’aimerais que le Protectorat le rappelle et qu’il ne soit plus là, ce serait une merveilleuse idée…parfois j’écris des lettres que je jette au feu, elles n’ont pas de sens, et elles n’en auraient aucun pour lui. Everard est pragmatique, je le suis aussi, alors peu importe !

Peu importe puisque j’ai bien d’autres choses à faire, vivre, ou décider. Peu importe, tout cela sera réglé quand j’aurais un futur époux, je m’encadrerais au mariage, l’infidélité me répugnera et je n’aurais plus de ces pensées ! A moins que je ne choisisse Raimon Beauregard.
Je ne peux m’empêcher de pouffer à cette pensée, enveloppée dans les teintes brunes d’une robe droite, je tente désespérément de bousculer mon esprit avec des bétises. Pourquoi rire ? Beauregard pourrait être un bon parti ! Aussi excellent en fait qu’une balle dans le pied !Mon oncle en mourrait si je venais à faire ce choix, et il ferait en sorte que cela n’arrive pas.

Heureusement pour nous, ce n’est pas dans mes projets ! Et je secoue la tête en continuant ma marche, appuyant sur le passage secret. Je n’ai pas fait condamner celui de Everard, tout simplement car si je viens à condamner un passage, il peut-être oublier ou simplement…je n’en ai pas eu envie, il ne devait pas y penser, je ne devais pas y penser, nous devions être plus fort que cela. Bien plus…

Ma tête se secoue encore et un sourire étire mes lèvres quand je sors du passage, quelques instants bien nécessaire, il est là, un hoquet de surprise. Le mur qui vient à l’encontre de mon dos, mais ses lèvres. Mon esprit hurle « non », mon corps « oui », mon cœur « encore. Non pourquoi ! Bon sang ! J’ai envie de le faire reculer, nous parvenions à être si loin l’un de l’autre pourquoi diable ? Everard je n’en ai pas la force !

Pourtant je répond à ses lèvres dans une pulsion, le bal est dans quelques jours, les prétendants, les obligations ! Je suis l’Impératrice ! Je ne peux pas, je reprends mon souffle, je voudrais lui dire que je ne peux pas, ce serait lui dire la vérité et trop de chose, impossible. Non seulement nous serions blessés, mais tout deviendrait si impossible.

-Arrête…arrête. Finis-je par parvenir à murmurer à bout de souffle. Moi ?Raisonnable ? Oui,car nous allons avoir mal, mon front plein de fièvre, ma peau bouillante, mes mains m’obéissent enfin, je ne déferrais pas la ceinture de sa bure, je ne l’entraînerais pas dans ce couloir, Aernia sait que j’en ai envie, une fois, une seule….je suis essoufflée...je suis tremblante, et j'ai toute la faiblesse de mon trouble.

L'envie ou la raison?
L'envie me murmure bien plus facilement au coeur et à l'oreille, mais l'esprit essaye de hurler par dessus toute sa raison...mais ma bouche vient chercher ses lèvres, il semblerait que la raison n'a pas la force de triompher.


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Nicolas De Choiseul
Prince héritier / Soldat de l'armée ambrosienne
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MessageSujet: Re: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Sam 9 Sep 2017 - 20:08
Figé, dans le couloir sombre qui le menait voir sa sœur pour lui faire part d'une missive reçue, le prince assistait estomaqué à la rencontre dans un couloir. Non pas que cela le surprenne, il n'était pas sourd à ce que certains prennent des libertés dans ces alcôves mais pas son aînée. Celle là même qui avait condamné leur mère et qui répétait ses gestes ... Voire pire .. Voire les mêmes ... Nicolas était blanc comme un linge, le rapport entre ses doigts glissa et ne fut retenu que par mécanisme alors qu'il avançait vers le couple. Il aurait pu les ignorer, il aurait pu passer son chemin cependant il ne parvenait pas à démêler les sentiments qui s'agitaient en lui à ce moment là. Silencieux ? Peut être l'est il sans s'en rendre compte, sa formation en a fait un bon soldat et il sait être indétectable quand il le veut. Ce n'est que les deux mots murmurés qui l'ont poussé à agir, même s'il n'arrive pas à déterminer l'intonation de la voix de Lilith. Il avance et d'un mouvement simple repousse le Prieur loin de l'Impératrice, sans le pousser au sol, sans lui enfoncer son poing dans le centre du visage, ne faisant que briser leurs étreintes alors qu'une seule série de mot passe ses lèvres.

« Il me semble Prieur, que ma soeur vient de vous dire de cesser. »

La regarder elle semble au dessus de ses forces, il n'a rien d'un chevalier en armure qui sauve une princesse d'un sort funeste. Il n'est qu'un frère, qui tremble quelque peu intérieurement, agir, il l'a fait, si elle doit lui en vouloir il s'en moque. Si le Prieur s'en offusque, il n'en a cure. Il pâlit encore si c'est possible alors qu'il se rappelle ses propres cris quand on l'éloigne de sa mère, dans ce même tunnel secret. Passé et présent se mélange alors que Nicolas reste impuissant sans savoir quoi dire ou faire, il n'est qu'un soldat du royaume et aujourd’hui il ne sait plus ce qu'il veut être. Il comprend pourtant que l'ordre donné n'en était pas un, elle l'a tutoyé, signe d'une intimité bien installé. Il ne sait quoi penser, pourtant il reste devant sa soeur, droit, incapable d'un mouvement. S'il s'écoutait il fuirait, loin... Pas seul, il courrait jusqu'à une demeure en ville et il enlèverait Olympiane pour l'emmener il ne sait pas trop où... Pour ne pas revoir cette image dans sa tête.

La journée avait mal commencé, d'abord la missive de cet horrible prétendant, et maintenant cela. C'était beaucoup pour une seule journée ! Le regard de Nicolas sans qu'il s'en rende vraiment compte est flamboyant, personne ne blessera sa soeur, pas en sa présence, pas de nouveau. Il ne saisit pas ce qui a pu se passer entre eux, refuse même de l'imaginer, il n'écoute pas les rumeurs et s'en moque. Pourtant là, le bras levé devant l'Impératrice pour la protéger de l'homme en face d'eux il espère que personne d'autre n'a entendu ses paroles. Lilith seule peut percevoir la tension du prince, frémissant aux épaules alors qu'il contrôle ses émotions à grand peine, oscillant de trop d'intensité reçue. Ses pensées se tournent comme pour tenter d'éloigner de sa mémoire la vision des deux corps enlacé vers les mots prononcés par sa soeur. "Rapproche toi des prétendants, du Prieur".... Il a l'envie de lui renvoyer ses paroles mais se contient, attendant un signe ou une parole pour quitter les lieux avec l'un ou l'autre. Mais pas sans l'un d'eux !




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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Dim 10 Sep 2017 - 12:08
Arrêter… je ne savais pas ce qui était vraiment bon, arrêter ou continuer ? J’avais envie de continuer et elle me disait d’arrêter… mais elle ne voulait pas non plus… certes, nous n’étions pas dans un passage secret, mais tout de même… j’avais envie d’elle, je voulais à nouveau la sentir contre moi, avec moi, sentir sa peau se frotter la mienne, sentir ses lèvres conquérir les miennes comme s’y offrir. J’avais envie d’elle, et inutile qu’elle le cache, malgré ce qu’elle pouvait dire, murmurer, hurler, c’était entièrement réciproque, un absolu indémodable…  Mes lèvres glissaient des siennes pour son cou. Nous ne devions pas, mais nous voulions… et nous n’étions jamais que des êtres humains, faillibles… j’en frissonnais avant de finalement revenir sur ses lèvres quand je sentis une main poser son mon épaule pour m’écarter assortie d’une voix. Je ne répliquais pas physiquement, sinon, je lui aurai cassé le bras sans la moindre difficulté ! il m’aurait suffi de saisir sa main, de tordre son bras comme il fallait, tirer un coup sec et frapper. Ça aurait suffi, mais je ne le fis pas et je jetais un regard surpris à son altesse Nicolas de Choiseul, prince héritier de l’empire de vapeur… je lui souris poliment et eut une légère inclinaison de tête.

« Votre altesse… »

Je tendis la main pour qu’il baise ma bague, à défaut d’être poli, il pouvait être pieu. C’aurait bien été la moindre des choses… après tout, il ne comprenait rien à la situation, avait surpris quelque chose qu’il ne savait pas, qu’il ne comprenait pas, et qu’il était, pour ainsi dire incapable d’appréhender. Oh, je ne lui aurai pas dit maintenant, on n’insulte pas un souverain comme ça… je restai silencieux, attendant de voir s’il le ferait ou pas, et qu’il le fasse ou pas, dans le fond, ça ne changeait rien à mes propos.

« Bonjour, mon enfant ! Puisse la lignée vous bénir. Pourriez-vous, s’il vous plait, laisser deux adultes complètement libres continuer leur… « discussion » dirons-nous ? Ne prenez pas ombrage de mes paroles, je vous en prie, mais vous ne savez pas ce qui se passe et vous vous comportez comme si j’avais tenté de m’en prendre à l’intégrité physique de votre sœur, ce qui n’est pas le cas. Maintenant, n’avez-vous pas des petits soldats à faire parader ? »

Non, je ne l’insultais pas vraiment, je me moquais gentiment. Et je lui avais demandé de partir… il ne comprenait pas, ne comprenais rien… mais puisqu’il voulait comprendre, et bien soit, j’allais lui dire ce qu’il avait surpris. Comme ça se serait réglé, et le petit chefaillon pourrait retourner jouer avec ses petits soldats. Qu’il laisse la politique et les histoires de sexe à ceux qui étaient faits pour ça ! Oui, je ne l’aimais pas particulièrement. Our moi c’était un imbécile qui ne savait pas ce qu’il faisait. Chez moi, on avait une expression qui lui convenait. On appelait ça nager dans un volcan…

« Bon, très bien, il vous faut une bonne raison de nous laisser je suppose ? Soit !  Alors je vais vous expliquer. »

Je n’étais pas connu pour mentir, c’était une réputation que je savais, quitte à me desservir, parfois. Donc on ne pouvait douter de ma parole. Contrairement à d’autres ! Je lui souris et je m’approchais de la jeune femme et de son frère, d’un pas lent et mesuré. S’il me repoussait de nouveau, je lui saisissais le poignet, lui faisais une clef de bras et le forçait à mettre un genou à terre, devant moi, avec le bras tordu dans son dos, tout simplement. Je ne le lui casserai pas le bras. Pas aujourd’hui.

« Votre sœur et moi nous bécotions un peu. Son « arrêtes » n’était ni convaincant si réel dans la mesure où elle a pris l’initiative du baiser juste après. Vous êtes arrivés sur ces entrefaits. Je suppose que maintenant, vous pouvez disposer. »

Oui, je le congédiais…


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Dim 10 Sep 2017 - 12:50
Mélange de sensations…la sensation de me perdre, de vouloir, de désirer, oubliant la potentielle vue, les risques, TOUT, pour un baiser de ses lèvres. Le cœur emporté, l’adrénaline battant mes tempes, enfiévrant mes membres, l’explosion de ces petites choses dans le bas ventre qui vous torturent si aisément qu’elles vous ravissent.

Et puis…la dégringolade. L’avalanche, la chute libre ! Une voix, une scène, mon souffle couper, le corps séparer…

Il me faut quelques instants pour réaliser, la bouche pourpre d’un baiser qui ne s’est pas terminé, le regard baissé, le corps légèrement détourné. Les pommettes si rouges, si écarlates, non de honte, mais de désir, je me sens pour autant…dérangée et gênée. Perplexe, perdue, déboussolée, j’admets qu’il me faut quelques secondes !
Je suis prise sur le fait par mon frère, je ne crains pas son silence, ni son jugement. J’ose croire qu’il me connait assez pour envisager que c’est une incartade dans mon veuvage, il ne peut en penser autrement, non ? Une histoire dont il va pouvoir mesurer la porter, s’il comprend que je lui ai demandé de se rapprocher de Everard certainement pas sans raison.

Mais quelle raison peut m’agiter ? Everard ne sera pas choisis comme candidat, alors cela ne donnera rien. Je suis une sombre idiote, qui relève enfin la tête, en espérant donc, tout à fait pouvoir respirer. Si j’ose dire, je déglutis avec une certaine panique au fond de moi, pour autant, ma main vient se poser sur ‘lavant bras de mon frère, avec douceur.

-Nicolas, ça va. Je ne sais pas s’il pense que Everard tentait de me forcer la main, mais ce n’est cruellement pas le cas. Merci.

Je ne sais pas quoi dire de plus ! Répondre à ces questions ? Dans la mesure où il peut en avoir, je peux aussi dire que j’ignore si j’ai toutes les réponses et puisque je suis droite dans mes bottes, je n’ai à l’esprit aucune justification à fournir puisque mon erreur est parvenue ainsi que mon caractère l’accorde. En soit, je ne me sens véritablement troublée que de l’avalanche de sentiment…

-Everard ! Finis-je par lâcher en le regardant.Je me fiche de le réprimander, je me fiche d’avoir l’air de l’engueuler, nous étions des amants, je me fous de ça. Il ne vaut mieux pas qu’il nous laisse. Il ne vaut mieux pas que je reste.

Non, je ne peux pas, alors je parviens à me défaire de l’emprise de protection de mon frère, je ne peux pas. Si je replonge auprès de Everard alors tout est finit et ce n’est pas faisable. Bien entendu que je ne veux rien admettre ni montrer, je suis l’Impératrice, je n’ai droit à aucun épanchement de la sorte, ils dérèglent mon rôle. Je me sens blème, mais je mens et je fais face, habilement ! Si lui se doit de dire toute la vérité, moi pas !

J’ose croire qu’ils seront trop masculin pour comprendre les affinités féminines. Je suis vraiment troublée, je suis réellement mal, mais je ne veux point leur en faire part. et je ne dois toutes façons pas garder cela vivant en moi !

Il me faut de l’air et m’éloigner, alors, d’un geste, offensant si nous n’étions point à un étalage si privé, j’engage mon pas vers l’éloignement.


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Nicolas De Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Dim 10 Sep 2017 - 15:48
Les insultes bien que déguisées n'échappe pas au prince, cependant il n'y répond pas, il n'attend qu'un mot d'elle, mot qui surviennent après la litanie de justification d'un homme qui veut prendre la place de son frère. Rien que cela est une aberration aux yeux de Nicolas, est ce que cet homme avait seulement un sentiment envers sa famille ? Il n'a que peu connu son ancien beau frère, il s'est éloigné de lui même des intrigues et dessous de la cours parce qu'il refusait de repenser à des choses qui le blessait toujours autant. Quand l'homme tend la main et la bague Nicolas n'en a que faire de paraitre inculte, intolérant ou même infamant, sur le coup il ne bouge pas regardant les doigts comme s'ils étaient des serpents à sonnette. Non, il ne s'abaisserait pas à embrasser la main d'un home qui l'insulte, pourtant les conseils de Nemrod reviennent d'eux même. Alors et bien qu'il se sent souillé il s'incline sur la bague et retient l'envie d'écraser celle-ci et droit il sent sa sœur se dégager de son épaule.

Il ne ressent aucuns plaisirs à voir le Prieur rabroué comme un gamin, lui n'a prononcé que quelques mots et après avoir fait ce geste humiliant n'a qu'une envie, se laver la bouche. Souillé, c'est la sensation intense qu'il a, pour autant il est du côté de l'Impératrice, et cela ne changerait pas. Il hoche juste la tête quand sa sœur fait mention qu'il ne les laisse pas, contredisant l'ordre de ecclésiastique. Certes, ce qu'il se passe entre eux ne le regarde pas, mais il lui semble au delà de ses forces de considérer cet homme comme un prétendant honorable. Depuis combien de temps tisse t il sa toile ? A t il au moins attendu la mort de son frère ? Ou bien est ce qu'il est suffisamment noir pour avoir organisé son assassinat ? De toutes ses pensées Nicolas ne laisse rien paraitre, il reste droit puis avant de suivre sa soeur regarde l'homme devant lui. Ainsi le Prieur est capable de fauter ? Avec sa propre belle soeur ? Il n'a alors plus aucunes raisons d'avoir peur de ce être qui lui parait si calculateur qu'il n'a même pas envie de partager le même air que lui. Il tourne les pas sur ceux de son aînée, il n'a rien à lui demander, il se doute bien qu'elle n'a pas envie d'en parler. Il fera comme à son habitude, acte de présence si elle désire lui parler ou non. Avant de s'éloigner pourtant il ajoute quelques mots au Prieur.

« Je me retire en sa compagnie donc monsieur. Bonne journée à vous. »

Contrairement à l'homme qui se moque de lui, lui n'en fait rien, les insultes glissent sur lui depuis si longtemps que ce n'est pas le vieil homme face à lui le touchera. Par contre il a du coup quelques hésitations à poursuivre la mission confiée par l'Impératrice, il semblerait qu'elle n'est, pour ce candidat là, que peu d'informations qui lui échappe. Ses pas s'éloignent dans le sillage de ceux de sa sœur, laissant le Prieur à l'obscurité du couloir. Et le pire dans tout cela, c'est après tout que le Prieur ne peut le retenir, puisqu'il lui a demandé de s'en aller, Nicolas s'exécute donc et reste près de Lilith, n'osant pas pour le moment lui offrir son bras, la laissant reprendre ses esprits et parler si c'est son désir.




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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Dim 10 Sep 2017 - 17:20
Bon, au moins une chose était sure, j’avais en face de moi un bourricot. Un bourricot assez poli et assez bien élevé pour que je puisse m’entretenir de manière civilisée avec lui. Un bon point pour lui aussi, il était capable de ne pas rentrer dans la provocation… mais il n’en faisait pas assez pour que je lui sourisse franchement ! Il aurait fallu m’en offrir beaucoup plus que je puisse lui sourire, d’autant qu’il n’était là que pour nous empêcher de continuer, à nos corps défendant… et apparemment, lassée de son intervention mais soulagée que nous ne puissions pas craquer, Lilith préférait s’en aller… et bien sûr dans ce genre de cas, le silence à mon encontre de son altesse permettait en général à un imbécile de s’exprimer comme sa voix… mais… attendes un instant !  Mais oui, c’était bien ça le problème ! Il n’avait aucune autorité pour m’empêcher de voir sa sœur, d’une et de deux, il n’avait aucune autorité légale d’intervenir à sa place…

Alors, je ne l’écoutais pas. Pourquoi l’aurai-je écouté, au juste ? Je me contentais d’un signe de tête à son encontre, l’invitant donc à poursuivre son chemin dans une autre direction. Moi, je devais au moins clarifier, voir débriefer avec Lilith. Nous nous devions cela mutuellement. Et le plus beau :  le jeune prince n’avait aucune autorité pour me congédier… pourquoi lui aurais-je obéi ? Je n’avais pas à amadouer Lilith, je n’étais pas prétendant… je souriais en imaginant bien que ma réaction allait faire bisquer boucle d’or ! je rattrapais donc moi aussi Lilith, de l’autre côté, pour ne pas gêner son chien de garde et je la dépassais pour lui bloquer le chemin.

« Un mot, Lilith, je te prie. Ce ne sera pas long…mais je crois qu’il est important de revenir sur ce qui vient de se passer. Au moins pour ne plus recommencer. Peut-on discuter en privé quelques instants ? Pas assez pour tenter quoique ce soit, ni toi, ni moi ! Et j’ai aussi une information à te transmettre… ça je suppose qu’il peut l’entendre… »

Intelligent, n’est-ce pas ? Une manière de montrer à Nicolas de Choiseul que pendant qu’il allait batifoler avec son armée clinquante à l’étranger, quelqu’un était resté près d’elle quand il aurait dû rester, déjà, mais aussi comme ça, je maquais notre proximité avec une marque simple. D’ailleurs, j’accompagnais mon propos d’une simple main sur le haut de son bras. Je ne caressais pas, je posais juste un seul instant. Toutefois je n’allais pas encore ignorer longtemps le prince, aussi je le regardais.

« Vous semblez avoir quelque animosité à mon encontre, peut être pourrions-nous régler ce genre de choses sur le terrain d’entrainement ? Une manière de nous défouler, de nous connaitre un peu mieux, et de tout mettre à plat. Ce sera sans doute plus productif que les méthodes de réconciliation Amethienne autour de la prière, n’est-ce pas ? Alors qu’en pensez-vous ? »

Voilà, je me demandais comment il allait se défiler.

« En outre, pour l’exercice serein du pouvoir par votre sœur, je vous propose d’aller discuter un peu, et je répondrai à toutes vos questions, sans mensonge ni langue de bois. J’ai fait vœu de vérité, dois-je vous le rappeler ? »  


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Dim 10 Sep 2017 - 18:21
- Ce n’est pas ce que tu crois.

Marmonnais-je à mon frère. Je ne veux pas qu’il puisse s’imaginer…et bien je ne sais pas ! Cela n’avait été qu’une question de sexe, d’envie, de désir, simplement cela, aujourd’hui, il y a autre chose malgré moi ! Malgré tout. Bon sang, je ne sais contre qui je suis la plus énervée ! Moi ? Moi…définitivement. Et tout ce tapage public, même si le couloir n’est encore habité de personne.

Mon regard se voile d’une ombre furieuse, pire encore quand Everard me rattrape. Pardon ? En public ? Alors que le monde entier de ce palais a des oreilles ? Qu’il me tutoie devant mon frère, passe encore ! Qu’il m’arrête, je ne dis pas.

-Il suffit. Me repris-je avec une maîtrise entière de ma propre personne, dissimulant l’agitation dans mon regard pour devenir sa Majesté l’Impératrice de Vapeur, aussi parfaitement imperturbable et souriante que l’on a coutume de me voir. Veuillez me suivre, et paraissez d’un sérieux sans ombrage, sans colère. Pas un mot tant que nous sommes pas seuls.

Suis-je convaincue qu’il puisse me parler ? Oui, il faut que je sache, mais à cela, nous devons le faire dans un lieu privés et non à la possible vu des spectateurs de palais. Je me reprends, droite, un léger sourire aux lèvres.

-Mon frère, Ev…Prieur.

Nous sommes en public bordel ! Voilà que j’uses de mot inapproprié. Je me détourne d’eux et qu’ils ne pensent pas s’en aller, pour je ne sais quelle raison, car il s’agirait là d’offenser un ordre de l’Impératrice. Nous sommes en public ! D’ailleurs rapidement, des visages apparaissent et des révérences se font, je me retourne et observe lords, lady, et autres titres, inclinant la tête au strict nécessaire avant de me mettre à marcher.

Tête haute, port altier, mains réunies devant moi, je les entraine de ces couloirs à l’escalier, du premier au second étage et de ces appartements royaux privés, où Nicolas et moi avons grandis, à un salon. Pas mon bureau, ce serait informel, une fois la porte close.

-Maintenant nous pouvons discuter.

Voilà, c’est tout simple, non ? La pièce est glaciale, je viens peu dans ce salon, je ne sais pourquoi, peut-être parce qu’il était le préféré de notre mère, je ne sais pas, ou que j’ai déjà entendu Père et oncle Nemrod s’y disputer copieusement. Il y a des pièces que l’on aime moins que d’autres. Je réalise que Baptiste est entré alors qu’il est déjà à s’affaire à allumer un feu dans une vieille cheminée qui n’a pas été allumé depuis des années, sans même se montrer trop présent. Je secoue la tête et glisse une main dans les poches de ma jupe, y trouvant l’étui d’argent d’où je tire mes cigarillo. J’en allume un.


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Nicolas De Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Dim 10 Sep 2017 - 19:22
Apparemment le Prieur n'est pas homme à savoir se retirer avec honneur, les pas qui les rattrapent résonnent alors que Nicolas n'a même pas le temps de répondre à l'Impératrice. Ce qu'il croit ? Qu'est ce qu'il peut bien croire ? Et qu'a t il le droit de croire ? Lui même est las de ces jeux que tout un chacun semble s'amuser à jouer, il ne montre toujours aucunes réactions alors que l'homme tente d'obtenir de nouveau de sa sœur son attention. Nicolas lui ne dit rien, Lilith le sait, si elle désire son départ elle n'a qu'un geste à faire, même s'ils ont été séparés longtemps ils ont toujours leurs codes. La nouvelle insulte passe sur ses épaules sans le toucher, il n'y a que ses proches qui savent la raison exacte de son éloignement, il n'a pas à s'en ouvrir à cet homme qui ne semble pas savoir où se trouve sa place. Les phrases de l'homme semble tellement dénuées de stratégie que Nicolas en aurait presque rit, qui est il pour connaitre ses pensées et ses inimitiés ?

Le prince ne montre comme réaction qu'un sourcil interrogateur qui se lève avant de reprendre un visage impassible. Il ne parle que peu, face au flot de mots dans lequel le Prieur semble vouloir les noyer tous deux. Il ne saisit pas ? Il ne voit pas ou n'entends pas ? A moins que son dessein soit celui là ? De compromettre sa soeur ? Son regard reste posé sur l'homme ne répondant pas à sa nouvelle provocation. Il n'a pas envie de connaître cet homme mieux, il n'a aucun désir de s'en rapprocher et encore moins de se trouver sur un terrain d'entrainement. Non pas qu'il en a peur, mais il ne frappe pas les personnes âgées, surtout quand elles semblent manquer d'entrainement comme le ventre du Prieur le laisse penser. Quand au reste, vraiment, il préférerait oublier cet épisode fâcheux de sa mémoire, et ne pas repenser à ce qu'il a vu. D'ailleurs est ce que seulement le Prieur à pensé à l'Impératrice ? Si un autre que lui avait surpris l'échange ? Non sans doute que lui aurait rétorqué que c'était sa faute à elle, qu'elle l'avait confondu avec son frère et qu'il n'avait pas eu le coeur de repousser l'Impératrice ....

Nicolas ne dit rien quand sa soeur stoppe enfin l'imbu de lui même, il ne rétorque rien quand il se trouve mis dans le même panier de colère et de paroles que l'autre. Il ne montre plus rien en fait, son esprit retrouve son calme et il ne prononce pas un mot avant d'emboiter les pas de celle qui vient d'en donner l'ordre. Même la raison pour laquelle il la cherchait lui semble obsolète, si le Prieur se fait porter prétendant, il ne voit pas vraiment comment l'empêcher d'intriguer autour de son aînée ni vraiment si c'est son rôle. Il se moque de ce qu'on peut dire dans son dos, de ce que cet homme peut penser de lui. Il ne saisit pas pourquoi il doit assister à leur dispute, ni pourquoi elle lui demande sa présence à lui. Pour le coup il s'en veut presque de s'être ouvert à elle, d'avoir partagé les tourments de son coeur quand sa soeur garde tout pour elle. Il se sent blessé, mis de côté, et étouffe dès qu'il les ressent ses mauvaises pensées. Il se mure dans le silence, ne compte pas prononcer plus de mots, ni même répondre aux insultes lancées par le Prieur.

Les mains dans le dos, le papier froissé entre ses doigts il pénètre après elle dans le salon gelé. Le froid ne l'inquiète pas, lui est paré pour résister aux différentes chutes de température, mais son inquiétude va vers Lilith. Son regard se porte sur Baptiste et d'un signe celui-ci lui montre un plaid sur un des fauteuils. Il s'en approche, saisit le tissu et le porte sur les épaules de l'Impératrice avant de s'éloigner d'elle. Qu'elle ne tombe pas malade, il était bien placé pour connaître parfaitement combien elle réagissait mal aux microbes et refusait de la voir sombrer de nouveau. Il resta droit, ne comprenant pas la raison de sa présence, après tout, s'il n'est que le garde fou, Baptiste suffit bien assez pour que le Prieur se rappelle sa place. Pourtant et bien malgré lui des mots franchissent ses lèvres pour briser le silence, sa voix ne laissant passer aucune modulation autre que la politesse.

« Il me semble que c'était le Prieur qui désirait s'exprimer. » Rien dans son attitude ou son maintien ne peut laisser à deviner quelque chose. Il n'est que spectateur, si l'homme désire s'étendre qu'il le fasse, lui et bien préfèrera de loin discuter avec son aînée quand elle sera seule, ce qu'il a comme information ne regarde en rien ecclésiastique. « Pour ma part, ce dont je dois vous informer ne peut souffrir de spectateurs. » Et peu lui importe que le Prieur pense qu'il veut discuter de ce qu'il a vu, un seul regard vers elle et elle peut comprendre que cela concerne autre chose. Si tant est qu'elle ose croiser leurs iris semblables.




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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Il est dans la nature humaine, contrairement à la nature divine, de faillir... [Pv] Dim 10 Sep 2017 - 20:29
Ah, apparemment nous commencions, le gamin et moi… nous l’avions tous les deux passablement énervée, et je savais que j’en subirais les conséquences… car oui, bien évidemment, il y en avait deux poids deux mesures pour le coup ses réactions sembleraient normales, mais pas les miennes, n’est-ce pas ? Je supposais par avance sans estimer avoir trop tort qu’elle statuerait de cette manière… mais bon, ce n’était pas faute d’avoir proposé d’enterrer la hache de guerre, d’une manière sans doute peu conventionnelle mais qui avait pour mérite de lui permettre de penser à me mettre une raclée. Et pour cela, j’avais tendance à penser que je pouvais bien me laisser prendre une raclée si ça calmait les choses… mais il avait dû entendre parler de la raclée que j’avais mis à sa sœur… forcément… et à mains nues. Donc sans aller dire qu’il se ferait dessus, il devait lourdement hésiter… mais qu’il reprenne sa place et cesse de jouer les chiens de garde, qu’il aille enquiquiner quelqu’un qui en valait le coup ! Oh, qu’il parte à la chasse aux chimères par exemple ! Qu’il aille donc mettre fin au blocus de Thémis, comme un bon soldat… et qu’il me permette de dialoguer, de deviser, sereinement avec Lilith.

« Bien votre Altesse. »

Quand elle avait dit de cesser et de la suivre avec l’air sérieux, j’avais reconnu son ton alors j’avais pris la formule adéquate, tout simplement, dix contre un que cette andouille allait faire le malin à un moment ou à un autre. Mais bon, je suivais, poliment, et je restais dans son sillage jusqu’à atteindre le petit salon glacial. Moi je n’étais pas une midinette aux boucles soignées, je ne passais pas l’heure avant de sortir à me peigne et à profiter de la chaleur d’un bain, alors le froid, ça ne me dérangeait pas. Bien au contraire ! Maintenant nous pouvions discuter. Non, apparemment pas… après tout, ren ne m’obligeait à parler devant le prince, mais je le repris.

« Pour mémoire prince, on s’adresse à moi ou en parlant de moi avec les termes « son éminence, ou votre éminence quand c’est adressé directement à moi. »

Je l’avais dit poliment et simplement, pas de menace, pas de réel reproche. Elle avait dit que nous pouvions discuter, alors il s’agissait du ton d’une discussion, même plus, avec de l’amusement ! Je lui souris avant de reporter mon attention vers Lilith.

« Ce dont je souhaitais discuter en privé ne concerne que nous, quant au reste, puisque tu estimes que poser la main sur un homme de Dieux, j’estime alors que te donner des informations pertinentes et en avant-première, personne n’est encore au courant j’en suis certain, n’est plus de mon ressors, je suppose qu’il suffira d’attendre que d’autres l’apprennent tardivement et te préviennent trop tard. »

Je retourne mon regard vers le petit frère.

« Et je suppose, mon enfant, qu’il est inutile de demander à ce que l’on me présente la moindre excuse pour avoir porté la main sur moi. Non que je crois que je ne les mérite pas, mais plutôt que je peux m’asseoir dessus venant de vous, alors je pense que je vais simplement signaler que vous avez de la chance que je ne vous ai pas cassé le bras dans la foulée. Si vous m’aviez vu me battre, vous le sauriez. Donc je me contenterai de vous conseiller de faire attention où et sur qui vous posez les mains. »

Voilà les avertissements étaient passés, ensuite une petite phrase à cœur ouvert.

« Concernant votre sœur, je suis désolé de vous dire ça, mais que j’ai eu une liaison avec elle ne nous concerne qu’elle et moi. Oui, ça a un peu duré, oui, nous avons cessez, non, je ne regrette pas un seul de ces moments et oui, ça me manque, et à sa réaction, ça lui manque aussi. Vous pouvez vous opposer auquel cas nous serons en désaccord tous les deux, et chacune de nos rencontres se fera à couteaux tirés, ou vous pouvez vous comporter en adulte et faire exactement ce que ce brave Baptiste a fait : fermer les yeux sur le peu de liberté que Lilith s’est accordée. Maintenant tout dépend de vous. Lilith, j’espère que tu m’accorderas un vrai moment en privé, et non un moment à supporter le regard insquisiteur de quelqu’un qui juge sans connaitre, sans comprendre, et pire, sans chercher à connaitre ou vouloir comprendre. J’ai d’autres chats à fouetter. »

Je me dirigeais vers la sortie pour ajouter.

« Ah et transmets à ton ministre de la justice que j’ai repris la laisse des traqueurs plus près, et je lui ferai parvenir sous dizaine la proposition de coopération que nous sommes en train de crée, eux et moi. »

Voilà, je posais la main sur la poignée, je n’avais rien à dire devant ce gougnafier !

« Si tu souhaites qu'on en parle ensemble, Lilith, tu sais comment me trouver... »


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