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 :: L'histoire Ambrosienne :: Îles alentours

Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard]

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Mereïphaïne d'Argosme
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MessageSujet: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Mer 11 Oct 2017 - 14:55
L’île de Mordon | « Les chevaliers de Mordon existent depuis autant d’année que les Roblois de Sourdan et mieux encore, existent-ils depuis le Premier Empire. Ignace de Mordon est un homme d’une quarantaine d’année, charmant, mais avec un œil de verre, une balle perdue pendant un duel. Bérénice de Mordon, est quant à elle, une aventurière intenable qui ne reste jamais longtemps au manoir de son frère, préférant partir à la conquête de contrées et de découvertes. Mais quand les jumeaux se retrouvent réunis, il est organisé un grand week end de chasse où l’on honore les Dieux, en chassant plusieurs sangliers, quelques cerfs et la plus belle biche du domaine que l’on tuera dans un certain respect.

Les amis proches des jumeaux sont bienvenue, Ignace ou Bérénice sont des amis de longues dates, malgré mon jeune âge et je fais honneur à leurs invitations dès qu’elles me parviennent désormais, possédant une affinité bien plus particulière avec la femme, que l’homme.

Sur l’île, le manoir siège dans une forêt de pin, aussi épaisse que gelé par cet hiver mordant, trois villages et des terres cultivés, c’est par ferry ou ballon que l’on se rends sur ces terre du vendredi au lundi matin pour quelques soirées de délices et des journées de chasse. »


La matinée de chasse | « Parvenue tard dans la nuit, je me suis glissée dans le manoir et jusqu’à ma chambre sans croiser personne, levée trop tôt, je n’ai croisé personne de plus qu’Ignace, d’excellente humeur, me parlant un long moment de la biche dorée de ses terres qu’il épargnerait si elle lui échappait encore ce week-end.
Nous avons délicieusement conversé, des différents invitant, et j’ai pu avec plaisir, apprendre que nous étions une petite dizaine. C’est avec enthousiasme que j’ai accepté volontiers d’aller chercher les chiens pour la chasse et de nous préparer avant les autres.

C’est donc habillée, coiffée, que je l’ai rejoint au dehors, là où m’attendait Eugénie, une jument de Lascelle à la robe brune, que j’ai depuis quelques années déjà, jeune et intrépide au caractère bien semblable au mien. Nous nous entendons plutôt bien d’ailleurs…
Ignace me complimente sur ma tenue, admirant la crinière presque libre avant de lever son nez au ciel et de dire que la neige devrait tomber en continu, sans pour autant déranger la chasse. Il fronce un peu les sourcils.

Spoiler:
 

L’échange de parole est amusée, alors que je l’entends déjà râler sur les dames qui traînent, et alors que je me détourne pour aller chercher quelque chose, je ne m’attends pas à la silhouette derrière-moi, sans la percuter, je m’arrête à temps et esquisse un sourire, faisant pétiller mes pupilles m’offrant un air assuré et confiant, mais aussi charmant.

—Monsieur Beauregard Deux-cîmes, je n’aurais imaginé que nous avions des amis communs. Je suis enchantée de vous voir.

Je ne mens pas, je n’aurais pas cru le croiser ici et cela m’enchante, pour la simple et bonne raison que cela me permettrait peut-être de me rapprocher ou d’amorcer des connaissances…je verrais bien. Je fais donc une légère inclinaison de tête, n’allant point jusqu’à la révérence, saisissant la bride d’Eugénie.»





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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Mer 11 Oct 2017 - 21:17
S’il y avait bel et bien un soutien sans famille à ma famille, c’était bien la famille des chevaliers de Mordon. Vieux amis, toujours fidèles, je n’avais pas été surpris d’avoir donc été invité par la famille pour une chasse avec les jumeaux. De fidèles sujets tous deux. Nous le savions, dans la famille, depuis de très nombreuses années. Voilà qui nous convenait très bien ! Je souris à cette idée, alors que je finissais de vérifier mon équipement, vérifiais que mes deux pistolets étaient chargés, que le mousquet était prêt à faire feu, dans sa gaine de selle, je testais l’équilibre de l’épieu. Tout était parfait.

Comme il se devait, j’étais arrivé la veille, en grandes pompes et j’avais été accueilli comme il se devait, avec diligence et déférence. Ma chambre, ou plutôt ma suite, avait été celle du maitre de séant, qui s’était bien évidemment relégué dans une chambre d’amis. Et dans la chambre, j’avais pu voir la petite touche qui me rappelait leur véritable allégeance au travers d’un petit blason face au lit, orné des cimes et de la couronne… voilà qui me semblait plus qu’approprié. Le repas de la veille avait été léger, mais suffisant, en prévision de cette journée de chasse. Et maintenant que nous y étions, j’étais impatient. Je regardais le veneur, qui réglait les derniers détails. Mon étalon pommelé renâclait légèrement. C’était un animal impulsif, un cheval de selle, idéal pour ce genre de sortie. J’étais ravi de voir qu’il semblait aussi impatient que moi ! ou alors la présence de la meute le mettait mal à l’aise. La meute ? Oui, des chiens de chasse, des limiers, des chiens aux longues pattes, qui tournaient en rond, plus ou moins, encore tenu en laisse. Je resserrais les pans de mon manteau. L’air était vif ici.

Je prenais la brie et l’éloignais donc de la meute, saluant quelques connaissances au passage. Point de vrais fidèles ici-bas, donc ! Hormis Ignace et sa sœur. Je fis d’ailleurs à celui-ci un pett signe de tête, l’autorisant presque, par ce simple geste, à lancer la chasse. Je montais en selle, me retrouvant à proximité d’une jeune femme dont je ne connaissais que trop bien la famille, et d’ailleurs, mon ton se priva d’un peu de chaleur quand je pris la parole.

« Madame. Tout le plaisir est mien. »

Oh, ce n’était pas que je n’étais plus engageant, c’était juste que je ne savais pas si je pouvais me permettre e parler à ce genre de personnes. Des traitres… tous autant qu’ils étaient… je m’installais comme il fallait en cavalier émérite, vérifiant mes étriers, calant la base de l’arme d’hast dans mon étrier, comme il fallait ! Je lui souris, enfin, pour dédramatiser mon ton, et je me décidais à reprendre la parole.

« Avez-vous souvent chassé à cour ? »

Il était vrai que je me comportais un peu comme en terrain conquis, mais ce n’était pas sans raison ! Dans tous les cas, je comptais bien, encore une fois, m’illustrer. Et cette fameuse biche dorée serait pour moi un bien beau trophée !

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Mereïphaïne d'Argosme
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Sam 14 Oct 2017 - 22:19
La confrontation | « Je n’ai pas cherché à éviter cet échange, je dois avouer que je n’ai pas même envisager le rater, pour la seule et unique raison que cela fait des années voir des siècles que nous ne sommes pas trop loin mais certainement point assez prêt de la famille des deux-cimes.

Autrefois, ils furent sur le trône impériale et gardent des fidèles, sans que je comprenne pourquoi ! Des conservateurs, des amoureux du bon vieux temps où je ne sais quoi encore. Si la famille de Choiseul n’a pas été de tout temps impeccable, il existe des ratés dans toutes les dynasties, elle a su maintes fois faire preuve de mieux. Quant à l’illustre famille de mon interlocuteur, elle a essentiellement prouvé les capacités de domination, bon ou mauvaise choses, je l’ignore, je sais qu’ils ont été destitué ainsi que les rois fainéants doivent l’être.

Sans être un canon irréprochable de beauté, mon sourire éclaire mes traits, alors que mes yeux s’ouvrent sur la présence du « Seigneur Deux-Cîmes », un homme à la chevelure blonde et aux regards sombres, d’une troublante sévérité mais d’un évident orgueil. »


L’échange | «  -- Depuis mes dix ans, chaque hiver Monsieur. Avec une étrange affection pour l’arc.  

Il est évident que si je porte un arc, ce n’est pas pour une quelconque fonction décorative. Installée en cavalier, j’ai toujours pensé que la position amazone est inadéquat pour la chasse, si le cheval s’emballe, c’est un coup à mourir piétiner soit par l’animal, soit éventré par un sanglier particulièrement contrariée. Il y a quelques années, une dignitaire raclusienne en avait fait les frais, elle avait été éventré mais n’était morte que trois jours plus tard. Une histoire comme une autre dans ce monde.

 -- Pour les biches, bien entendu. Je laisse aux soins de ces monsieur l’art de l’épieu.

Il ne faut pas se leurrer, je n’ai guère l’épaisseur pour ce genre de chose, ni même les muscles.  Sans avoir les atours d’une crevette, je n’ai pour autant pas la forme pour ce genre de prouesse et je suis loin de croire que je puis être égale d’un homme sur ce plan.. Il y a peut-être des femmes, qui le sont, mais pas moi. Je connais parfaitement mes limites.

 -- Je dois cependant avouer que j’ai un amour particulier pour la course en compagnie de l’animal et des chiens. Je pourrais expliquer l’exaltation à la sensation du vent sur mon visage et la puissance de l’animal courant farouchement dans la neige, mais je doute que cela puisse l’intéresser.  -- Et vous Monsieur ?

Je suppose bien qu’il pratique depuis toujours, brillant, étonnant, et je dois avouer que cela ne saurait être l’inverse à mon sens. Ma jument docile gage de se mettre à sa hauteur. Aux alentours, les chiens aboient déjà farouchement, excités par l’ambiance qui se propage, prêt à faire la fierté de leur maître.




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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Lun 16 Oct 2017 - 17:37
La question était, certes, un peu facile, dans la mesure où elle se promenait avec un arc de monte, assez court, donc, et un carquois plein. Moi-même, je préférais les armes à feu, pour le coup, car on pouvait atteindre la cible de beaucoup plus loin ! Ainsi, la chair de certaines proies restait tendre. En effet, il s’agissait de quelque chose d’important, notamment pour les cervidés, dont les muscles devenaient presque impropres à la consommation s’ils étaient effrayés, car trop durs… je lui souris et j’acquiesçais, au sujet de l’épieu, oui, je visais le sanglier. Le sanglier était, peut être avec le loup, le seigneur de la forêt ! nul n’avait son égal et souvent, un homme seul ne pouvait le stopper, à l’exception d’une personne avec un épieu assez solide… et encore, pas toujours. Oh, à l’arc c’était possible, mais il fallait un véritable arc de sauvage, avec sa double courbure et sa taille presque équivalente à celle d’un homme… en bref, si jamais le sanglier la chargeait, ce serait sans doute une personne de moi dans le camp de mes ennemis. Est-ce que je la pleurerais ? Pas vraiment… mais bon, la question n’était pas là…

« Je comprends votre plaisir à cela, mais… m’est avis que je préfère le début et la fin de la chasse, à savoir l’exaltation des débuts, et la traque à proprement parler, ainsi que la fin, la confrontation entre l’homme et la bête, le frisson de peur quand vous pensez qu’à un cheveu près vous allez y passer et que finalement, l’animal s’arrête, terrassé, à moins d’un mètre de vous… mais il s’agit surtout de la chasse au sanglier, pour le reste, c’est surtout le plaisir de la traque… à Eskr, je pratique beaucoup la chasse à pied, avec peu de choses d’autre que le plaisir de la traque, parfois pendant plusieurs jours, avec mon veneur et ses chiens… ça a un côté rustique et pittoresque, je suis sûr que vous aimeriez ! »

Ce n’était en rien une jeune femme stupide, et je ne le prétendais pas, mais si je reconnaissais l’intelligence et la dextérité d’un bon chasseur à l’arc, ça avait quelque chose de dépassé, de désuet, d’obsolète… nous étions à l’heure de la poudre que diable ! Enfin, je n’allais pas lui faire la moindre remarque là-dessus, alors que mon cheval piaffait, et que je peinais à le calmer, il sentait l’excitation ambiante, et y répondait en montrant que cela lui faisait bouillir les sangs. Mais c’était bien difficile, il fallait le reconnaitre. Je lui fis un sourire avant de lui proposer, fort amicalement.

« Me ferez-vous l’honneur de vous tenir à mes côtés pour cette chasse ? »

Le cortège partit d’abord l’entement avant d’accélérer pour gagner le terrain de chasse, alors je me tournais ver la jeune femme et pressais mes genoux contre ma monture qui fit un bon d’en avant.

« Enfin, si vous vous estimez capable de vous maintenir à ma hauteur ! »

Je n’avais pas été le seul à prendre le parti du galop, mais le ferait-elle ? J’en doutais… une manière de la larguer en toute sympathie… ainsi, il n’y aurait nulle animosité. Et si jamais, elle était assez joueuse pour me suivre… ; avoir une proche de l’usurpatrice dans la poche n’était pas un mal, si ?
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Mereïphaïne d'Argosme
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Lun 16 Oct 2017 - 22:53
La conversation | « Je n’aurais point cru Monseigneur que nous aurions en commun le gout de la traque. Il me plait absolument, de rester plusieurs heures, à attendre la bête et de lever ma flèche avec le but de la tuer d’un seul coup. Je ne désavoue en rien ces instants de solitude, et vous ne vous trompez pas en disant que j’aimerais.

Je n’ai pour la poudre, que quelques faibles amours, je trouve le charme désuet et l’odeur désagréable. L’on raconte que la viande n’en est en rien altérée mais j’ai pour principe de penser le contraire. Ce n’est probablement qu’une impression de préjugée, mais je ne sais pas….je dois avoir quelques plaisirs de mes attitudes sauvageonnes de l’enfance. »


L’exaltation | « Les chiens aboient (non la caravane ne passe pas !), son cheval s’impatiente, le mien l’imite, mon regard se détourne pour observer l’arrivée de plusieurs, provoquant des salue simple de visage, n’interrompant pour autant point notre échange.

Je ne saurais dire si je le trouve détestable ou intriguant, il y a une chose qui s’échappe de cet homme, de la fierté et de l’orgueil, hautain peut-être, tout en tentant de faire preuve d’un minima de sympathie. Si je ne doute en rien d’être de ses ennemis de part mon patronyme, il n’en laisse paraître aucun dégout, mais il doit savoir jouer quand il en a le désir…

Je pensais que vous ne le demanderiez jamais Messire.

Ma voix se charme de quelques volutes suaves, sans pour autant tomber dans la vulgarité, j’ai le sourire rendu sur les lèvres. Ne suis-je donc pas comme toutes ces demoiselles qui rêvent de quelques proximités avec Monsieur Beauregard, de la famille des premiers empereurs? Que les dieux m’en gardent. Aisément provoquer par le messire, je me mets à sourire avant de presser mon cheval à mon tour et de le suivre au galop »


Le terrain de chasse. | « Je ne connais guère plus exaltant que la course et le galop, le cheval lancé et la puissance de l’animal. La sensation du vent sur le visage et l’excitation. Il ne faut guère plus pour rendre heureuse la petite sauvageonne en moi, bien éduquée désormais et dressée mais avec quelques teintes farouches en moi.

Peut-être que l’homme que j’approche me surprendra ? Mais je garde aisément à l’esprit qu’il n’ait pas homme de mon Empire ! Sauf que l’on peut jouer, même dans ces instants que nous vivons. Ainsi donc me voilà à sa suite, et même à sa hauteur. Lui concèderais-je le gain ? Il faut toujours flatter un homme pour qu’il soit heureux…et plus encore, un eskrois….tout est dit non ? »




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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Mer 18 Oct 2017 - 23:43

Faire confiance à un Roblois de Sourdan, ce serait comme tendre le bras nu à un chien enragé…. Ou vouloir interrompre à mains nues une lutte territoriale entre deux ourses protégeant leurs petits… en somme, je savais que je sortirai perdant de l’histoire. Mais si je me rappelais de ne pas lui faire confiance, de ne jamais lui faire confiance. Et si je gardais cette idée en tête, je pouvais tout à fait me rapprocher d’elle pour essayer d’obtenir des informations intéressantes, tester ses loyautés, essayer de voir ce que je pouvais obtenir d’elle… Tout simplement !  Je souriais et la laissais plus ou moins me rattraper. Enfin, moins que plus, mais qu’importe… voyant qu’elle avait compris le principe de ne pas me doubler, pas si bête – il suffisait de jeter un regard derrière moi pour voir que sa jument était bridée par sa cavalière – elle me laissa donc loisir de ralentir pour aller à sa hauteur, pour continuer à converser, alors que nous atteignions le terrain de chasse. Il ne restait plus qu’à attendre le travail de la meute, déjà, et ensuite d’entendre les cors de chasse, qui, au nombre de trois, allaient mettre en branle la machine de guerre de la chasse à courre en annonçant le gibier levé.

« Tenez-vous prête, madame… une intuition me dit que ça ne devrait pas tarder. Les bois semblent foisonner et les chiens aboient fort et beaucoup… c’est bon signe en général… »

Un commentaire général qu’en bonne chasseresse, elle devait avoir remarqué… mais bon, ce genre de petit commentaire se faisait, non ? Pour attirer un peu la sympathie je faisais en sorte de me confier sur une histoire de chasse, une histoire vraie, et palpitante, quand mon cousin Lowell et moi étions allés chasser, à cour, dans le nord du royaume… nous avions fait une chasse épique et la raconter était toujours plaisante.

« Je n’ai pas eu de chasse en aussi bonne compagnie depuis six ans… et c’était avec mon cousin Lowell, vous savez, le prince régent. Au nord du royaume, nous avons traqué un orignal… il devait bien faire dans ses mille deux cents livres… un spécimen énorme… et vif qui plus est ! Nous avons dû le chasser comme un sanglier tant il s’agissait d’un monstre… trois jours, nous y avons passé… et nous avons perdu une demi-douzaine de limiers dans l’affaire… quel dommage. Mais je crois que je dois avoir une photographie de l’animal si vous le désirez. Une photo trophée, si vous préférez… pour vous donner un aperçu… en comparaison, les cerfs d’ici me semblent presque frêles… mais dites-moi, aimez-vous aussi la chasse à pied ? J’ai cru comprendre que demain, il y avait aussi de la chasse, mais au petit gibier cette fois ! »

Je fus interrompu dans mes propos par une sonnerie de cor claire et puissante, qui se faisait entendre…. Nord Nord-Est, les chiens avaient pris en chasse quelque chose, et quandla sonnerie de cor fut terminée, je fus sûr de moi ! Un sanglier ! Parfait. Un peu de sport de haut niveau ne me ferait pas de mal.

« Madame, puisque vous n’avez jamais chassé le sanglier, venez !  Je vais vous faire découvrir cet art noble ! »

Sans gêne, je saisissais sa bride et l’entrainais en direction des sons de cor qui continuaient… à bride abattue, ne lâchant la sienne que quand elle eut pris la décision de venir elle aussi. Ce faisant, je délogeais l’épieu de mon étrier pour le tenir prêt à l’embuscade. Elle disait que c’était une chasse d’homme, eh bien je ne la contredirai pas. Aussi, elle serait une femme au milieu d’une chasse d’homme, et ce serait elle qui empalerait le sangler ! Arrivé sur les lieux, je sautais à bas, sans lâcher mon épieu et demandais au veneur comment s’organiserait le piège. On me montra un demi-cercle déjà en train de se former. Il n’y avait que la moitié des chasseurs, l’autre moitié ayant pris en chasse l’animal pour l’envoyer dans ce traquenard. Bien sûr, la place d’honneur me revenait, mais je préférais inviter de ma main la dame à me précéder. Puis, je lui expliquais.

« Mettez un genou à terre, puis calez l’épieu entre votre genou, et votre cuisse de l’autre jambe, agrippez-le à deux mains et essayez de le tenir au même angle que les autres. Quand le sanglier arrivera préparez-vous à l’impact. Je serais derrière-vous et je vous soutiendrai à ce moment-là. Surtout, ne lâchez jamais l’épieu ou vous mourrez…et les défenses d’un sanglier, c’est une mort des plus sales… »

Je posais mon propre genou à terre, derrière elle, puis, je me préparais à la retenir si elle était emportée, voir à saisir l’épieu si elle le lâchait.

« Des questions ? »

C’était maintenant ou jamais ! Oh, vous vous demandez sans doute pourquoi je faisais tout cela pour ce sang de traitres ? Parce que j’avais cru comprendre la chasse comptait beaucoup pour elle. A coup sûr, elle serait reconnaissante d’une telle expérience. Par petites touches de reconnaissances successives, on faisait beaucoup de choses !
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Mar 31 Oct 2017 - 22:20
L’évidence| «  Laisser l’homme eskrois avoir le dessus dans la course, pour lui laisser le privilège de venir à ma hauteur, et de lui offrir une certaine prédominance sur l’échange. Ce n’est pas une illusion pour lui, ni pour moi. Nous baignons dans cela depuis la plus tendre enfance, et je ne vais pas faire offense à Monsieur Beauregard en pensant qu’il croit que je ne suis pas une bonne cavalière ou que je suis incapable de le rattraper.

Ma jument n’aime pas se faire brider, mais elle s’y plie. Je fais donc preuve de ma condition, sans l’audace pourtant qui me caractérise, nous serions seuls, il est fort probable que cela aurait été autre, quoi que cela dépendrait de notre entente. »


La chasse. | « Je ne devrais pas l’avouer, mais je suis emportée par la chasse et ce début, sous le couvert des aboiements des chiens qui paraissent à l’affût de tout. L’île regorge de gibier, le maître des lieux ne tuent jamais plus que de raison, il ne voudrait point offenser les Dieux en tuant plus que son dû.
Tout comme il ne désire pas éradiquer les populations sur son domaine.

Mon regard porté sur Beauregard, ses mots obtiennent un sourire pétillant, dans lequel on peut placer toute l’excitation de l’instant. Il faut avouer que ne pas vivre la chasse me parait une hérésie. Mon engouement s’enthousiasme et le haut de ma poitrine gonflée par l’impatience, je ne peux que me présenter enveloppée de cette frénésie soudaine.

Ecoutant son histoire, il éveille mon esprit. Je n’ai pas le gout du sang de l’animal, tuer pour tuer n’est pas mon truc. Mais une belle chasse est un beau rituel pour honorer les Dieux, Aernia la grande conceptrice et tous ceux à qui vous dédiez la chose. En tous cas, je le crois.

Je n’ai hélas pas le temps de lui répondre, déjà ! Mon visage suit les mouvements, avec un air plus sérieux, je n’ai pas envie de parler pour interrompre la sonnerie des cors.

--Quel honneur Monsieur, je vous suis !  

Je le laisse saisir ma bride, quelle audace, m’amusant à me laisser porter. Même si je travaille pour mon impératrice, je n’aurais pensé trouver un point commun avec cet homme. J’aurais cru cela plus déplaisant mais ce n’est pas le cas ! Le cheval à sa suite, décidée à le suivre, j’ignore encore en partie ce qu’il me prépare, pour autant, je n’imagine pas un instant qu’il me donnerait le privilège de quoi que ce soit.

N’allons pas croire que je me fais avoir, je reste méfiante. Si je ne suis au fond, presque personne, je sais parfaitement que je ne suis pas rien non plus. A quelques détails minimes prêts…

Parvenus au cœur même du piège, je suis surprise qu’il me laisse la place, mais de la surprise, mon visage laisse place à un sourire de plaisir. Je ne suis pas dupe, c’est le premier pas vers ce qu’il pourrait lui être utile, je suis assez exercée au jeu de cours et de toutes façons, je préfère encore jouer de quelques teintes de paranoïa, plutôt que de penser autrement.

—Aucune Sire. »


La bête | « J’ai toujours été une élève attentive et disciplinée, ma main sur l’épieu, j’en resserre l’emprise avec fermeté. Consciente d’être en partie observée, parce que Raimond Beauregard m’a laissé en partie sa place. Sa présence à l’arrière n’est pas évincée, mais je dois avouer que l’esprit est concentré, la respiration posée, profonde, mesurée dans un calcul adéquat. Le regard fixé sur l’objectif qui ne saurait tarder…

De la peur ? Je dirais plutôt de l’impatience et de l’exaltation. En ai-je la force ? Je n’en sais rien, mais je pourrais être honteuse de ne pas m’accorder l’essai. La toque me tient chaud, la neige sous ma robe me gèle et le corps de Raimond Beauregard derrière me réchauffe.

Ce n’est qu’une fraction de seconde, un battement de paupière et la bête arrive. Massive, énorme…je pousse un cri de rage pour me donner du courage, ainsi que nous le faisons à l’assaut des navires, gueulant ma rage en tenant l’épieu, reproduisant ce qu’il m’a expliqué. Mais heureusement que Raimond est là, il faut le concéder…je me tiens, je prends mes appuis, mais je gagne en confiance en le sentant derrière.

Une chaleur violente cingle tout mon corps, celle de la sueur et de la force, il faut plusieurs instants dont je ne calcule pas les minutes pour que tout s’arrête. Je dois avouer que je n’ose pas bouger, non pas sous le choc d’une façon négative, mais sous la retombée de l’adrénaline…j’y suis parvenue, sans que je ne puisse m’en croire capable, certes un peu aidé. Mais quand même. Je ne sourcille pas, la bouche sèche, le regard figé sur l’animal…. »




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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Jeu 2 Nov 2017 - 17:15
Je lui avais laissé mla place, la place d’honneur, bien évidemment, nul en ces lieux n’aurait été assez fou pour me voler cette place légitime, mais libre à moi de l’offrir à qui je le désirais. C’était mon droit. Et rien de tel que ce genre de moment pour amadouer une personne intelligemment placée et qui en saurait suffisamment sur la chasse pour savoir apprécier le don que je lui faisais, car oui, je lui offrais la place d’honneur, celle où il y avait le plus de chances de tuer le sanglier. En effet, cette place était face à l’endroit d’où jaillirait le anglier poursuivi et harcelé par la meute de chiens. ,

« Bon, parfait alors, tenez-vous prête ! »

Ne croyiez pas que je ne relevais pas le terme qu’elle avait employé, le mot « sire » était plus ou moins une anticipation… comprenez-le comme tel… soit je devenais sire à la mort de mon père, soit je devenais sire en devenant prince consort, en somme, il s’agissait d’une flatterie, mais suffisamment discrète poour passer inaperçue tout en étant consciente que je le remarquerais. Mais bon, je ne devais pas montrer que j’appréciais cette dénomination. Je restais silencieux et posais mon propre genou au sol derrière elle, de sorte à pouvoir l’aider à tenir et joindre mes eff)ç_-(é&ts aux siens, car un nsanglier en pleine charge était un animal difficile à arrêter, même un pour uyn homme. Mon soutien ne serait pas inutile, je le savais.

Bruits de charge, galopade, aboiements. Voilà qui était intéressant et important, le sanglier arrivait… au bruit, sans doute  un peu moins de trois cents livres… une belle bête. Pas la plus grosse que j’avais chassé, mais une belle bête quand même ! Je lui souris et je restais silencieux, tendu, et en même temps excité par le moment de la chasse que je préférais, celle où tojut se jouait en un instant… cet moment qui se déroulait juste avant, celui où l’on avait l’animal en face, l’instant où tout allait se jouer… là c’était beau. La certitude d’avoir le choix, la certitude que mes actes allaient peser lourd dans la balance. Que ce serait oist moi soit lui, indépendamment du fait que je le tue ou pas. C’était enivrant… j’en eus un frisson lors que la bête émergeait, et, sans ralentir, fonçait sur moi, ou plutôt sur nous, à toute allure…

Il ne fallut pas longtemps pour que le choc se fasse, bien au contraire, et j’eu juste le temps  de   coller mon corps au sien pour la soutenir alors que je venais saisir avec elle l’épieu pour renforcer sa prise, posant mes mains sur les siennnes pour cela. Et le choc en fit vibrer la lance entre nos mains et le sanglier resta immobil. Du sang se mit à dégouliner le long de la hampe pour finalement venir teinter nos mains. Je la lachais, me redressais, et examinais ça de plus près…  le groin de l’animal s’était stoppé à quelques centimètres de son visage… une trentaine tout au plus… ça avait été chaud… mais nous avions réussi.

Déjà le veneur faisait basculer la bête sur le côté pour lui couper les baloches afin de ne pas gater la viande. Je ne regardais pas ce spectacle mais j’appréciais la petite coupe d’eau que l’on me présenta et où je plongeais les ains pour me les laver, faisant signe d’en présenter une à la dame qui avait affronté la mort avec moi. Enfin, une fois les mains propres, je me rapprochais de celle-ci pour lui demander une chose simple.

« Alors, quelle est votre opinion  sur cette chasse ? Et surtout… tradition oblige, quel est votre pari sur le poids de l’animal ? » 
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Mereïphaïne d'Argosme
Propriétaire de mines de diamant
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Sam 4 Nov 2017 - 21:25
Emotion| « Les fesses dans la neige, je ne saurais décrire exactement la sensation qui m’a envahie. L’adrénaline pulsant à toutes vitesses dans mon corps, le souffle court et l’esprit dans un cocon d’excitation retombée, il me parvient les bruits sourds de ce qu’il se passe autour de moi.

Le sourire sur mes lippes s’étends avec un ravissement certain, le froid me revient comme une sensation brutale, venant mordre ma peau et me faisant réaliser que je suis dans la neige, les flocons continuent de tomber sur nous. »


Réalité | « Me relevant enfin, je repousse la neige de ma jupe en reprenant ma respiration, l’esprit encore dans l’étau de l’adrénaline, j’aurais pu volontiers y rester. Reprenant de ma contenance, je viens à laver mes mains puis arranger mes cheveux fous. La crinière rousse semble me donner un côté fauve. Je reprends ma respiration avec satisfaction, laissant s’engouffrer l’air glaciale dans mes poumons, alors que j’observe Raimond Beauregard.

-126 kilos ? Encore groggy par ma sensation, mon sourire charmant, je cherche les bons mots. Plus exaltante que je ne l’aurais imaginé, à vrai dire, je ne m’attendais pas à cela, mais sans vous Monsieur, je n’aurais pas réussi, ni même pu le faire.

Il ne faut pas se leurrer, après tout, il m’a cédé sa place et je dois reconnaitre que sans cela, rien ne serait arrivé. Espérait-il peut-être qu’il y ait un accident ou bien suis-je trop méfiante…en tous cas, je ne doute pas un instant qu’il n’a pas laissé sa place par bonté d’âme. Mais il faut avouer que quelles que furent ses intentions, ce fut parfait.

-Permettez-moi encore de vous remercier. Une mouvement léger de révérence, alors que nous sommes entourés et pas que de ses fidèles, m’empêchant dès lors d’utiliser une nouvelle fois le mot sire. Mais il ne faut pas abuser des bonnes choses. »


La journée | « D’un kilos je me suis trompée pour le sanglier mais cela n’a pas départis ma bonne humeur, et la journée de chasse fut aussi excellente que mon humeur, me laissant à la proximité de Beauregard sans grande difficulté.

La neige tombe d’ailleurs régulièrement sans nous empêcher de prendre deux biches, mais pas la fameuse dorée que nous chasserons le lendemain, à cause de sa rapidité, quelque chose pour autant, m’a empêché de la tuer…je ne saurais dire quel instinct, mais j’en aurais confirmation demain si nous la recroisons. »


Fin de soirée | « D’un bon dîner et d’une place honorable à la table, vêtue d’une robe d’un bleu profond, le repas s’avère d’excellente compagnie. Il est de simple coutume de voir les hommes et les femmes se séparer, pour autant je suis surprise d’entendre le maître des lieux me demander de jouer un peu comme il me le plairait. D’abord jouant sur ma fatigue, je m’excuse de ne pas me sentir, mais son insistance, faisant comprendre que c’est en vérité pour Raimond Beauregard qu’il souhaite que je joue, je m’exécute donc avec un sourire.

Tout le monde sait que j’emporte de toujours mon violoncelle. Bien que fatiguée, je pourrais facilement composée de quelques musique sla fin de la soirée. Me connaissant aussi, je pourrais oublier d’arrêter. Néanmoins, me voilà lancé, exaltant d’une frénésie qui m’est propre les premiers morceaux sont assez doux, calmes, parfois ils s’emportent, mais je dois avouer que je ne réalise qu’après mes dernières notes qu’il ne reste plus que Raimond Beauregard et moi. J’en prends conscience et cela se voit, un sourire pointe sur ma bouche, assez amusée de moi-même.

-Je n’avais pas réalisé que nous n’étions plus que tous les deux…voulez-vous que je joue encore Sire? "




"Fati constantia victrix" (la constance triomphe de la fatalité"
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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard] Ven 17 Nov 2017 - 20:32
Globalement, la chasse s’était bien passée, je devais le reconnaitre, elle avait été sans trop de surprise, et la biche dorée serait comme mon ultime trophée de ce week-end. On ne me la refuserait pas, n’est-ce pas ? Dans tous les cas, tout s’était magnifiquement bien passé et ce, même si j’avais raté le pari sur le poids de la bête, le surestimant de deux bonnes livres…. Mais bon, ce n’était pas grave, le sanglier était une bête énorme et il serait u met de choix pour le banquet du lendemain midi, car oui, chasse le matin, demain, et banquet d’adieux le midi, tout simplement, même si la simplicité n’était pas prévue au programme. Pour moi, on mettait les petits plats dans les grands. Bien la moindre des choses, mais il fallait juste le faire de manière assez discrète pour que personne ne soit coupable ou suspectable de trahison ou de sédition… donc on, inutile de chercher quelque chose de trop sophistiqué, mais non, pas de simplicité de prévue, surtout pour moi.

A peine rentré, je m’éclipsais pour mettre une tenue plus adaptée, une tenue plus à ma mesure, mais pas non plus trop ostentatoire. En fait, il s’agissait de me vêtir de façon appropriée : de manière princière, mais pas royale… juste pour le principe, donc quelque chose qui attirerait le regard, mais pas trop. Heureusement, Basile avait tout prévu, et j’appréciais de ne pas avoir à m’en soucier, juste à m’habiller. Comble de l’élégance, j’avais même par-dessus la cravate habituelle de mes tenues de soirée, un médaillon s’agrafant au nœud portant la marque des deux monts jumeaux ayant donné leur nom à mes ancêtres, les Deux-Cimes. Bien sûr, toute la tenue était de couleur vin, vous vous e doutiez bien !

La soirée, ou du moins le repas, fut charmant. Des personnes très agréables pour la discussion, en effet, même si dans les bonnes familles, les règles de discussion étaient strictes, j’avais de la chance sur le sujet… en effet mes voisins directs étaient fort bavards et férus de sujets divers, donc la conversation amena même à débattre sur mon domaine, le vin, pendant le repas. O nous servi du gibier, certes pas celui du jour, mais de l’excellent gibier quand même, notamment un morceau de sanglier qui, semblerait-il, resterait da mes mémoires comme l’un des meilleurs, si ce n’était le meilleur, que j’avais mangé !

La soirée continua délicieusement. Jusqu’à ce que notre hôte demande – sans doute pour me faire honneur – à ce que la grande violoncelliste présente nous fasse entendre quelques us de ses nombreux talents, ce que madame d’Argosme accepta, après les quelques supplications de rigueur, bien sûr ! Je m’asseyais moi-même dans un fauteuil pas trop près du feu, et assez discret pour tout écouter tranquillement, puis, comme beaucoup, je restais à écouter alors que les couples ou les personnes fatiguées s’éclipsaient peu à peu… et même, bien vite, nous nous retrouvâmes seuls. Un peu plus et j’aurai cru cela volontaire.

Je ne regardais pas les mouvements d’archet ou autres, non, je préférais regarder alentour, voir fermer les yeux pour me laisser bercer par la musique. Ce fut agréable. La musique n’était pas quelque chose qui était fait pour réfléchir, c’était quelque chose qui était fait pour être ressenti. Et elle se débrouillait fort bien en la matière ! En tout cas, c’était très beau. Et d’ailleurs j’applaudis doucement quand elle eut fini… me demandant si je désirais qu’elle reprenne et continuer à jouer.

« Je dois vous avouer que c’est réel plaisir de vous entendre, à croire que vous avez tous les talents… aussi, pourquoi pas, en effet, mais je crains, devant la douceur de vos mélodies, de finir par m’endormir, la journée fut rude… peut être quelque chose de plus en levé ? De, si je puis me permettre, robuste ? A moins bien sur que vous ne préfériez que nous ne profitions du temps ensemble pour deviser, bien sûr ? »

Je n’allais pas lui imposer quelque chose sous un toit qui ne m’appartenait pas…
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MessageSujet: Re: Week-end de chasse [Pv Monsieur Beauregard]
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