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 :: L'histoire Ambrosienne :: 4 ème niveau de la cité :: Ministère de la Justice

Clos | Guet Apens [Pv]

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Richard Welton
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MessageSujet: Clos | Guet Apens [Pv] Sam 14 Oct 2017 - 3:01
J’avais été giflé par Mélusine… je comprenais donc fort bien qu’elle était en rage, et je n’avais rien fait pour être sympathique la dernière fois que je l’avais vu ! La gifle je l’avais largement mérité, je le savais !  Je le comprendrais, et je n’avais même pas cherché à esquiver. Si ça pouvait la défouler, ça me faisait un bien fou de savoir qu’elle serait en sécurité, ou du moins, davantage en sécurité que pendant ses investigations. Puisqu’elle avait refusé de penser logiquement, alors je m’avais faite sortir de ses gonds… et comme ça, au moins, j’avais pour travailler l’esprit libre donc, pour faire arrêter ces meurtres !  Mais j’avais un problème. Disons qu’il me fallait un appât, et que cet appât était un peu… problématique, pourrait-on dire ! Je savais que j’aurai droit à une nouvelle gifle, voire même deux. Oui, vous l’aviez compris, ce plan impliquait la coopération de la ministre de l’éducation. Ça n’allait pas être facile… mais bon. Ce n’était pas comme si j’avais un autre plan, une autre idée. Du coup, j’avais envoyé un coursier avec une missive de la plus haute importance directement au ministère de l’éducation, plus simple qu’un téléphone, et plus poli, sans doute.

Madame la ministre,

Dans un effort de collaboration, je vous prie de bien vouloir vous déplacer au ministère de la justice quand vous le pourrez. Je n’en parlerai pas davantage ici : il s’agit d’un sujet confidentiel et qui nécessite votre collaboration. Afin de pouvoir mettre en place cette collaboration, il serait préférable de discuter de vives voix.

Cordialement

Richard Welton.


Tout cela avait été laborieux, mais j’avais enfin eu une réponse positive…. Vous pensez bien, Mélusine était quelqu’un de rancunière, très rancunière, même ! Ou du moins, elle l’était en cette occasion, et pour la voir se déplacer ici, ça avait été particulièrement ardu !  Mais au moins avions-nous pu convenir d’un rendez-vous, pour lequel j’avais tout préparé. Quelques officiers de gendarmerie étaient là, notamment Rivère, sans doute le meilleur. Nous allions tendre un piège à l’orphelinat White, et pour cela, il faudrait toutes les participations… enfin, elle arriva. Nous étions tous dans la salle de réunion, dont la grande table était couverte de cartes, de croquis, de notes… il ne manquait plus que Mélusine.

Ah, enfin Morticia vint me prévenir qu’elle était arrivée. Je me portais à sa rencontre.

« Madame la ministre. »

Très protocolaire suite à la dernière réunion, je tendais la main.
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Mélusine Duval
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MessageSujet: Re: Clos | Guet Apens [Pv] Dim 15 Oct 2017 - 16:09
Mélusine était installée confortablement dans le petit canapé de son bureau, un verre de vin à la main. Elle se détendait un peu avant de partir à un rendez vous soit disant important. Elle avait reçu une missive par coursier du Ministère de la Justice, et plus précisément de Richard Welton, l'homme qu'elle avait osé gifler dans les couloirs du Palais.

Elle n'avait pas répondu tout de suite à cette missive, d'une part étant débordée par le travail, d'autre part parce qu'elle n'avait vraiment pas envie de se retrouver face à face avec le Ministre après la conversation plutôt houleuse qu'ils avaient eu. Mais elle avait tout de même répondu en précisant le jour et l'heure de sa venue.

La Ministre de l'Education n'avait pas fait de vagues dans les suites de l'affaire des orphelins disparus, se contentant de suivre les investigations de Naomi et Aÿmerik de loin, ce qui devait certainement satisfaire Richard. Elle se demandait pourtant ce que signifiait le mot « collaboration » présent dans sa lettre.

Elle se leva enfin de son canapé en reposant le verre vide sur la table, passant par la salle d'eau pour se rafraîchir et ôter l'odeur alcoolisée de sa bouche, adoptant un maquillage léger. Elle était vêtue d'une veste noire cintrée à la taille et d'une jupe longue de même couleur ce qui lui donnait une allure stricte mais qui faisait ressortir ses courbes généreuses. Elle se mit enfin en route en direction du Ministère de la Justice.

C'est la boule au ventre qu'elle parcouru les couloirs du Ministère avant d'entrer dans la pièce où se trouvait Richard. Elle se tenait droite, sûre d'elle, le visage froid et impassible comme à son habitude quand on l'annonça. Elle entra et fut cependant étonnée de voir qu'elle ne serait pas seule en présence de Richard Welton, il s'était entouré de gendarmes pour cette occasion. Mélusine éprouva quelque part un petit soulagement de ne pas se retrouver en tête à tête avec le Ministre.

Elle salua poliment les personnes présentes et serra d'une main froide celle de Richard, ne lui faisant aucun sourire.

- Monsieur le Ministre.

Bien, maintenant qu'elle était présente, il allait certainement lui dire en quoi consistait cette fameuse collaboration...


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Richard Welton
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MessageSujet: Re: Clos | Guet Apens [Pv] Ven 20 Oct 2017 - 1:10
Le moins que l’on pouvait dire c’était que madame a ministre était polaire avec moi, et si j’étais du genre à aller me charger de regarder sous ses jupons, je verrais des stalactites… en bref, elle était tellement glaciale avec moi, que je me doutais que la réunion ne se passerait pas bien. Je lui souris néanmoins et l’invitais à entrer dans la salle de réunion qui réunissait les principaux intéressés pour l’opération en cours de préparation. Sa collaboration à tout cela quel était-elle ? Elle l’apprendrait bien vite. Dans tous les cas je lui présentais poliment toutes les personnes présentes, pour bien régler les détails.

« Madame la ministre, je vous remercie de vous être déplacée. Nous serons aussi brefs que possible ! »

Je ne voyais pas comment mieux tourner les choses. Dans tous les cas je laissais à Edmond, celui à qui on devait la paternité de l’idée la présenter, il le ferait mieux que n’importe qui, et pendant qu’il prenait place à un coin de la pièce, j’invitais mélusine à s’asseoir dans un siège dur, raide, en bois, aussi confortable que celui dans lequel je m’asseyais. Puis, je faisais signe à mon assistant de se lancer. Il était promis à un très brillant avenir s’il réussissait ce coup de maitre Et idem, s’il y avait la moindre bavure, sa carrière était finie. Aussi, il était normal qu’il présente toute son idée.

« Mesdames, messieurs. Voici ce que nous avons… »

Pendant une quinzaine de minutes il exposa un historique des meurtres, ainsi que les dernières découvertes en la matière, notamment celles que j’avais fait d’un schéma récurent dans les emplacements des meurtres et leur rythme. J’vais suffisamment extrapolé pour déterminé des données assez fiables, mine de rien… mais bon, je le laissais expliquer, donc que le temps était venu de tendre un piège au meurtrier, ou aux meurtriers. Ce fut à ce moment-là que je me levais pour prendre la parole. Le bras de fer commençait. Il fallait que je sois convaincant.

« Les questions auront lieu après, alors pas d’interruption ! »

Je ne demandais pas qu’ils se taisent, et si qui que ce soit posait une question je l’ignorais durant toute ma petite tirade.

« Avec les schémas déjà appliqués nous avons pu déterminer une zone d’environ six pâtés de maison où le prochain meurtre aura lieu, et ce, dans trois jours. Le hic c’est que dans cette zone où tendre un piège, il y a l’orphelinat White, et donc nous supposons qu’il s’agit de la cible, que le meurtre aura lieu sur l’un des enfants, et nous voulons avoir votre entière collaboration pour mettre au point ce piège en se servant de l’orphelinat et de ses résidents comme appât. »

Je prenais un peu mon souffle.

« Madame la ministre, votre collaboration nous est-elle acquise ? »

Bien sûr, j’espérais d’elle plus que e borner à ses émotions, déjà, et ensuite, d’être capable de faire la part des choses entre ce qu’elle me reprochait, et ce que lui imposerait sa charge. Au pire, nous pouvions en discuter en tête à tête, mais elle n’était pas assez bête que cette demande de collaboration était surtout une question de courtoisie, non ?
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Mélusine Duval
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MessageSujet: Re: Clos | Guet Apens [Pv] Lun 23 Oct 2017 - 15:59
Mélusine salua toutes les personnes qui lui étaient présentées beaucoup moins froidement qu'elle ne le fit avec Richard. Puis elle vint s'asseoir sur le siège qu'on lui indiquait, se tenant toujours très droite dessus. Le mobilier n'était pas aussi confortable que dans son bureau, mais elle ne fit aucune réflexion à ce sujet.

Elle écouta patiemment sans rien dire la personne qui prit la parole, sans jeter un regard sur le Ministre. Ainsi donc on l'avait fait venir pour le dossier White, mais en quoi consistait cette collaboration ? Est-ce que Richard était revenu sur ces dernières paroles contre l'implication de Mélusine dans cette affaire ? La Ministre de l'Education ne pouvait que trouver cela curieux. Néanmoins, s'il l'avait fait venir, c'était bien pour quelque chose.

Mélusine était cependant satisfaite de voir que la justice avait travaillé sur ce dossier, même s'il n'y avait pas franchement de grandes avancées sur le sujet, peut être parviendraient-ils finalement à trouver les coupables avant que d'autres horreurs ne se produisent.

C'est alors que le Ministre prit la parole. Mélusine l'observa d'un visage impassible et écouta ce qu'il avait à dire. Il voulait donc tendre un piège, pourquoi pas. Mais la Ministre de l'Education tiqua au mot « appât ». Avait-elle bien compris ? Que signifiait exactement ce mot ? Mais bien sûr, Richard ne s'étendait pas plus sur le sujet passant directement à la fameuse question de la collaboration de la Ministre de l'Education.

Mélusine joignit ses mains sur ses jambes et regarda tour à tour les personnes autour de la table. Ils attendaient une réponse positive de sa part. Tout avait l'air de reposer sur ses épaules quant à cet accord. Alors calmement, la Ministre s'adressa à eux, sans regarder Richard Welton.

- Messieurs, dans cette affaire délicate, je ferais tout ce qui est en mon possible pour vous assister, que vous puissiez retrouver le ou les coupables et que les orphelins soient sains et saufs. Elle prit une brève inspiration avant que Richard ne puisse intervenir. Mais avant de parler de collaboration – elle insista sur le mot - j'aimerais comprendre vos méthodes plus en détails et si les résidents de l'orphelinat White courent un danger potentiel.

Elle fixa alors le regard d'Edmond. Bien que ce regard était pourtant très naturel chez la Ministre, il pouvait en déstabiliser plus d'un tellement il était insistant et froid. Elle n'avait clairement pas aimé le terme « d'appât » que le Ministre avait lancé, aussi souhaitait-elle plus de détails, ce qui était logique.

Non, Mélusine n'accordait pas si facilement ses faveurs, et même si elle mettait de côté ses sentiments et émotions, elle voulait clairement évaluer la situation avant de faire un choix.


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Richard Welton
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MessageSujet: Re: Clos | Guet Apens [Pv] Dim 29 Oct 2017 - 1:17

Je savais que ça coincerait ! Parce que ce que je ferai n’avait pas que des avatages, mais il fallait parfois prendre des risques, alors, je me décidais à la regarder, attendant d’avoir ce que j’estimais être le minimum : son entière collaboration ! C’était nécessaire ! Tout bêtement ! Mais je connaissais Mélusine : elle s’aveuglait trop facilement à cause de ses émotions… donc je me doutais qu’elle y verrait beaucoup d’objections possibles… voilà de belles idées que je lui proposais, mais elle refuserait tout en bloc, d’autant que le simple fait de la mettre dans la confidence risquait de tout faire capoter ! Je lui souris, néanmoins ! Je restais un peu silencieux, et j’attendais les pots qu’elle allait casser, car elle allait en casser, de toute évidence ! Elle allait commencer à grincer des dents, puis elle tempêterais, puis je me contenterais de faire bon gré mal gré. Je savais que je réussirais. Alors soit elle pourrait être associée à ma réussite, soit elle allait payer le pri de son opposition, tout simplement. Je ne lui demandais, dans le fond, son accord que pour le principe !

Ah voilà, elle jouait les dures, elle jouait la froideur, comme pour nous déstabiliser. Cela fonctionnait avec Edmond. Pas avec moi. Aussi, prévoyant les éclats, je me tournais vers lui pour lui parler. Le reste n’étit pas que de lui, et il valait mieux nous laisser seuls. Mais à la liite, qu’ils attendent dehors et écoutent Seulement, je ne souhaitais pas qu’ils soient dans la pièce, par principe.

« Laissez-nous, je vous prie. »

Je me contentais de soupirer profondément avant de répondre à tout ce qu’elle disait, quand bien même ce serait peu agréable.

« Les enfants de l’orphelinat courront un danger que je tende un piège ou pas. La seule chose qui compte, c’est que si jamais victimes il y a, ce soient les dernières tout simplement. Mais bon, après, accord ou pas, collaboration ou pas, nous tendrons ce piège… Quant aux méthodes, elles ne seront révélées qu’une fois la collaboration obtenue. Je ne fais confiance à personne au sein du ministère de l’éducation pour que les informations filtrent car quelqu’un de confiance n’aura pas su tenir sa langue. »

Voilà tout ce qu’elle saurait avant son aval. Je m’asseyais, laissant un bon espace entre nous.

« Et ne jouez pas la froideur avec moi, vous savez très bien que cela ne sert à rien. Maintenant, vous devez choisir : soutenir l’opération ou vous y opposer. Une fois la réussite avérée, soit vous serez associée à cette réussite pur votre maigre contribution et votre collaboration, soit vous risquez la destitution pour une entrave à la justice, aucun ministre n’est au dessus des lois. Ni vous, ni moi ! »
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MessageSujet: Re: Clos | Guet Apens [Pv] Lun 13 Nov 2017 - 15:07
Ce que redoutait Mélusine, c'était de se retrouver seule à seule avec Richard. Et visiblement, c'est ce qu'il se passa. Il avait congédié ses hommes et la Ministre poussa un petit soupir en voyant les gendarmes sortir de la pièce. Elle s'était promise de garder son calme quoiqu'il puisse arriver. Aussi elle restait toujours aussi droite et impassible sur sa chaise, écoutant ce qu'il avait à lui dire.

Mélusine observa ce que cet homme était devenu, arrogant, à la limite de l'insolence avec elle. Mais elle gardait toujours ce masque de froideur, ne laissant aucune émotion s'échapper même lorsqu'elle remarqua que bien qu'ils soient en tête à tête, il continuait à la vouvoyer. Elle comprit bien vite que le dossier des orphelins avait brisé à jamais l'amitié qu'ils avaient tissé entre eux au fil des ans. Il n'y avait plus qu'un Ministre face à un autre Ministre. Au fond, cela la peinait énormément, mais puisqu'il continuait à se comporter ainsi, elle ne ferait pas non plus d'efforts.

- J'ai toujours cru que le rôle des gendarmes était de protéger la population sans distinction sociale. Hors, utiliser des orphelins comme « appâts », ce n'est pas ce que je considère comme une protection. Je ne remets pas en cause vos méthodes, mais pourquoi ne pas simplement faire évacuer les lieux ?

Mélusine avait parlé très calmement, néanmoins elle ne comprenait pas pourquoi elle était là, puisque tout semblait déjà préparé avec ou sans son consentement. Bien sûr que non elle n'était pas d'accord avec ce piège, mais à quoi bon défendre sa position puisque Richard s'en fichait royalement ?

- Monsieur le Ministre, j'avoue ne pas comprendre pourquoi vous m'avez convoquer. Que je collabore ou non, vos choix stratégiques sont déjà définis. Et vous saviez très bien ce que j'allais en penser. Pour ma part, je ne peux vous accorder ce soutien tant qu'il y a un danger auprès des résidents de l'orphelinat. Mais qu'importe au final ? Vous êtes la loi, et vous ferez ce que bon vous semble.

Elle s'attendait à ce qu'il s'énerve et que son visage devienne rouge de colère. Il pensait vraiment réussir dans sa stratégie douteuse, c'est ce qui faisait le plus peur à Mélusine. Peu importe qu'elle soit liée ou non à la réussite, ce qu'elle voulait c'est que plus aucun enfant ne meurt ou ne disparaisse, et que les coupables soient retrouvés. Elle ne collaborerait pas, mais elle n'entraverait pas non plus la justice. Elle avait dit simplement ce qu'elle en pensait, mais elle ne voulait pas être associé à ce choix qu'elle considérait comme un risque énorme de dommage collatéral.


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Richard Welton
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MessageSujet: Re: Clos | Guet Apens [Pv] Jeu 16 Nov 2017 - 16:58
Je n’étais pas quelqu’un qui avait du mal à écouter les autres, seulement quand je faisais quelque chose, c’était rarement sur un coup de tête, alors j’étais déterminé, le fait que cela ne convienne pas à tout le monde, je l’avais anticipé, plus ou moins, alors, je l’avais fait venir à moi, en sortant Mélusine de sa zone de confort, en la faisant arriver sur mon terrain, je pouvais limiter ses appuis en ces lieux, ensuite, l’isoler. En face à face, elle ne me cacherait aucune de ses réticences, oui, je la piégeais comme ‘importe quel criminel pour l’amener à coopérer… je n’avais pas le choix. Je misais très gros sur cette opération. J’étais sûr de moi, en même temps… comment ne pas profiter de mon assurance et de ma certitude en cet instant ? Ses questionnements étaient aberrants, c’était l’évidence même, mais encore aurait-il fallu qu’elle comprenne mes raisons, des raisons logiques, implacablement logiques…

Je soupirais profondément quand elle parla de mes méthodes et de mes errements dans mon devoir… je sentais qu’elle était curieuse, mais je ne réagissais pas, qu’elle vide son sac si elle le désirait. Elle ne m’atteindrait pas. Pas avec si peu. Je savais ce que je valais, c’était bien là toute l’histoire. Et si je faisais une affaire personnelle de mes dossiers, jamais je ne faisais intervenir mes émotions dans mes décisions. Pas au travail. Et si mon instinct parlait, je le vérifiais avant de l’utiliser que j’y crois ou non… Je restais silencieux avant de finalement entendre la suite. Pas de soutien. Je m’en doutais. Mais si je l’avais fait venir, c’était en espérant qu’elle serait capable de faire intervenir sa raison, sa logique et son ses émotions débordantes… oui, ses émotions débordaient sur ses décisions, beaucoup trop pour être fiable. Je restais silencieux et laissais donc la ministre s’égosiller dans le vide, juste au cas où… et quand elle eut fini de parler, je m’asseyais, très posément, face à elle, je plongeais un regard calme dans le sien, un regard aux émissions anesthésiés, à l’exception de la confiance, bien sûr. Puis, enfin, je prenais la parole, comme si je m’adressais à une enfant.

« Mélusine, cesse de penser comme s’il s’agissait de tes enfants… ils ne le sont pas. Et essaye de faire parler la raison, un peu. Je vais te réexpliquer toute ma logique point par point. »

S’il fallait la traiter comme une gosse, alors je le ferai, mais pas de gaité de cœur. Mais puisqu’elle ne comprenait pas, alors j’allais lui expliquer, et même avec des schémas à la craie sur un tableau noir. Je me détournais et prenais ladite craie avant de finalement faire un schéma au tableau, une représentation schématique de la ville, en blanc, puis je dessinais cinq petits cercles sur des zones et que je légendais, puis, je faisais des croix aux endroits déjà souillés par le meurtre.

« Contrairement à ce que nous aurions pu penser les meurtres ne se commettent pas au hasard. Chez les enfants comme chez les femmes, nous avons pu faire émerger un schéma, c’est-à-dire un ordre logique, des règles, etc. Donc nous avons pu déduire que le prochain meurtre serait logiquement à l’orphelinat White. Il y a plusieurs centaines d’années, il y avait eu un meurtre ici aussi, lié aux autres par un schéma, quand ce n’était qu’un entrepôt… »

Je lui montrais la zone et je continuais.

« Cela signifie que nous pouvons anticiper le prochain meurtre, et donc, prendre le ou les coupables la main dans le sac. Maintenant, comment faire ? A priori on pourrait penser que de simplement évacuer le lieu règlerait le problème : plus de lieu pour commettre le meurtre, plus de meurtre. Mais cela ne ferait que repousser à un moment imprévu le meurtre… et le ou les coupables continueraient sans que nous ne soyons capables de déterminer le prochain meurtre. Je préfère que le schéma s’opère, ainsi, nous ne pourrons pas nous louper, il suffit juste que nous ayons l’appui d’une personne importante qui puisse infiltrer les bons éléments dans l’orphelinat sans que le ministère de la justice soit concerné. »

Oui, voilà qui était logique. Et pour conclure, je lui balançais :

« Quant à sacrifier des enfants…. Oui, je pourrais sacrifier quelques enfants. Je trouverai ça pas cher payé, une ou deux vies contre des millions. Mais cela ne veut pas dire que je compte laisser le meurtre se dérouler sans intervenir. Réfléchis un peu ! Tu crois vraiment que je sacrifierai sciemment des vies sans avoir des idées pour les en empêcher. Si tu n’as pas pu comprendre tout ça, tu devrais démissionner… car cela signifie que tu n’es pas faite pour un poste aussi important que celui que tu occupes. Le devoir n’est pas tout rose. Il faut parfois accepter d’avoir les mains sales : le bien commun, tu comprends cette idée ? Parfois, il faut choisir entre deux maux… parce qu’il n’y a pas de solution parfaite, il y en a rarement. Le moindre mal, ça te parle, comme notion ? »

Peut-être penserait-elle que je la trouvais stupide ? Mais en fait… eh bien, c’était un peu le cas. Pour le coup, elle n’avait pas réfléchi, et elle s’était contentée de laisser les humeurs féminines lui obscurcir le jugement…
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Mélusine Duval
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MessageSujet: Re: Clos | Guet Apens [Pv] Lun 8 Jan 2018 - 14:50
La réaction de Richard n'était pas celle qu'espérait la Ministre. Au lieu de s'emporter comme il le faisait d'habitude, il avait pris un ton posé en la regardant droit dans les yeux, en passant au tutoiement. Mais Mélusine aurait peut être préféré qu'il s'énerve plutôt qu'il lui parle comme si elle était une demeurée. Elle serra les dents pour ne pas faire une réflexion déplacée, serrant ses mains sur ses genoux mais gardant toujours un visage neutre.

Elle savait bien que ce n'était pas ses enfants, même si elle les connaissait plus ou moins, mais c'était des enfants, des êtres totalement inoffensifs et vulnérables, qui n'avaient pas à subir de telles atrocités. Peut être que quelque part ses émotions prenaient parfois le dessus, elle avait été elle-même une orpheline et une mère ayant perdu son fils, et cela n'aidait pas, mais objectivement faire du mal à un enfant, Mélusine ne pouvait tolérer cette idée.

Elle ne desserra pas les dents pas autant et observa attentivement ce que Richard lui dessinait au tableau. Il semblait tellement sûr de lui, qu'il arrivait à en faire presque douter la Ministre. Elle comprenait parfaitement le schéma simplifié qu'exposait le Ministre de la Justice, en analysant bien le processus du ou des meurtriers. Cependant, Mélusine fronça les sourcils, quelque chose lui échappait.

- Il y a eu un meurtre suivant le même processus à cet endroit il y a plusieurs centaines d'années ?

Mélusine n'était pas du tout experte en la matière, mais elle trouvait cependant étrange que les meurtriers reproduisent un même schéma d'aussi longue date. Ce n'était plus une simple affaire de meurtre d'orphelins, il y avait quelque chose d'autre. Richard devait en savoir plus, mais il n'avait peut être pas envie de tout détailler à la Ministre de l'Education. Elle avait posé la question naturellement intriguée par cette révélation.

Richard avait cependant raison sur un point, repousser le problème n'arrangerait pas les choses. Il fallait en finir une fois pour toute avec ces meurtres, et si possible sans pots cassés.

- Quel sera mon rôle ?

Si Mélusine avait bien compris, la personne qui devait infiltrer les éléments dans l'orphelinat devait être sans aucun doute elle-même, ainsi le terme de « collaboration » semblait plus approprié.

Richard lui faisait la morale, ce qui irritait vraiment la Ministre. Elle ne voulait pas déplorer une vie de plus dans cette affaire. Elle lui jeta un regard noir lorsqu'il eu fini son discours moralisateur, mais garda toujours son calme.

- Et que fais-tu des 5 enfants portés toujours disparus ? Quand bien même tu arrives à mettre la main sur les coupables, penses-tu qu'ils révéleront l'endroit où ils sont ?

Mélusine gardait encore l'espoir de les retrouver vivants. Ils devaient être caché quelque part, apeurés, attendant de l'aide, et le temps ne jouait pas en leur faveur...


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Richard Welton
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MessageSujet: Re: Clos | Guet Apens [Pv] Mer 10 Jan 2018 - 23:22
Mon cours de logique et de gouvernance pour les assistés étant fini, j’attendais de voir si elle avait des questions. Car oui, une personne intelligente en aurait eu, sur le fonctionnement, sur le pourquoi, ce genre de choses… mais apparemment, il fallait croire que ce ne serait pas elle qui poserait des bonnes questions. Si ? Dans tous les cas, quand elle parla pour plus ou moins répéter ce que j’avais dit je me contentais de lever les yeux au ciel, impatient de passer aux choses sérieuses.

« Oui, oui, c’est ça. »

Oui, si elle voulait confirmation, je pouvais bien la lui donner, mais je ne croyais pas que ça changerait grand-chose. Je lui exposais mes raisons d’agir, si elle voulait, mais il fallait qu’elle le demande. Je savais que j’avais un sens de la déduction bien au-delà de la moyenne. Et je le savais. Parfois, m’expliquer prenait plus de temps que d’agir. Elle me connaissait suffisamment pour savoir que je savais ce que je faisais… ou du moins le croyais-je… maintenant, je doutais, étant donné qu’elle avait perdu beaucoup de sa finesse… le deuil de son mari et de son lardon, sans doute… certains ne s’en remettaient jamais vraiment, de ce genre de deuils… Certaines personnes, selon un éminent docteur que je comptais parmi mes amis, un homme qui croyait aux problèmes de l’esprit et tentaient de les comprendre, c’était comme si on se fracturait un os et qu’il se ressoudait n’importe comment…

Enfin, je supposais que l’absence de mots, ou de violences était un bon point… parfait. Maintenant, il fallait que tout se passe bien pour la suite. Donc maintenant, j’allais lui expliquer ce que j’attendais d’elle. Et c’était d’autant plus parfait qu’elle le demandait d’elle-même. Seul point négatif, elle ne semblait pas avoir deviné… en effet, j’avais la possibilité de collaborer avec elle, cela me simplifierait la tâche.

« Ton rôle ? Allons… celui pour lequel tu as été nommé : bureaucratie. Appuyer des nominations, affecter le nouveau veilleur de nuit de l’orphelinat, comme tu le ferais normalement. Rien ne doit donner l’impression d’un quelconque changement. Alors j’ai besoin de discrétion, et de nominations. Tu recevras, comme d’habitude, les demandes de mutation, et tu approuveras celles qui vont pour ledit orphelinat… mes agents sont parmi eux. »

Il n’y en avait pas qu’un, mais ils ne l’étaient pas tous. Rien ne devait filtrer et devant les débordements émotionnels de Mélusine, je préférais éviter qu’elle en sache trop… je restais un moment silencieux, histoire de voir si elle avait de nouvelles questions et y répondent sur le sujet, sinon, je l’aurai proposée à prendre congé quand elle me posa une dernière question… les cinq enfants disparus. Quels disparus ? A ma connaissance on avait retrouvé les corps de tous les disparus…. Avais-je loupé un élément ? Ou était-elle déjà en train de débloquer ?

« Quels enfants ? N’a-t-on pas retrouvé tous les cadavres, le bon nombre ? »

Plus rhétorique qu’autre chose, , j’étais sur de mon fait, mais je ne comprenais pas ce dont elle parlais…
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Mélusine Duval
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MessageSujet: Re: Clos | Guet Apens [Pv] Lun 12 Fév 2018 - 16:24
Mélusine restait un moment à fixer le schéma simpliste de Richard. Elle avait un tas de questions mais étant donné sa « simple » position de Ministre de l'Education, elle se doutait que le Ministre de la Justice n'allait pas tout lui révélé. Cependant elle se décida à poser à tout hasard certaines interrogations.

- A qui profite ces crimes, et comment allez-vous reconnaître le ou les coupables ? Ces personnes ont l'air très organisées et dangereuses, comment allez-vous agir sans vous faire remarquer ?

Peut être que Mélusine en demandait trop, et sans doute Richard ne lui dirait rien, mais on ne savait jamais cela ne coûtait rien de poser ces questions, s'il pouvait lui donner quelques éclaircissements sur la situation, et si les enfants de l'Orphelinat serait bien protégés.

Elle sentait que la conversation devenait moins tendue, du moins l'un et l'autre était moins à cran et campés sur leurs positions. Mélusine du moins semblait plus conciliante quant à envisager cette collaboration, s'il était certain que tout se passerait bien sans dommage collatéral.

Bien sûr elle n'envisageait pas autre chose que d'être derrière un bureau après les dernières vagues qu'on lui avait reproché dans cette affaire. Tout ce qu'il lui demandait était à sa portée, elle mettrait tout en œuvre pour infiltrer les agents tout en restant discrète dans l'affaire. Même si elle aurait voulu en faire plus. Elle acquiesça de la tête.

- D'accord, je m'en occupe.

Mais à la question des enfants disparus, les deux Ministres n'avaient pas l'air de se comprendre. Mélusine se redressa sur son siège en essayant de trouver une réponse sur le visage de son interlocuteur. Les cadavres, en bon nombre ?

- Aux dernière nouvelles, il y avait toujours cinq enfants disparus... Vous les avez retrouvé ? Et je n'ai pas été mise au courant ? Pourquoi ne m'a-t-on rien dit ?

Mélusine s'agita un peu en reprenant une expression froide sur son visage, fixant sévèrement Richard du regard. Finalement elle se demandait si une collaboration était juste, étant donné qu'on ne lui avait caché ce point. Pourquoi négliger ainsi la communication avec la Ministre de l'Education et ne pas lui dévoiler un détail si important ?

- Ils sont tous... morts ? Sa voix s'étrangla sur ce dernier mot. Elle avait les mains crispées sur ses genoux. Elle avait maintes fois prié Aernia que l'on sauve ces enfants, qu'ils ne connaissent pas le même sort que leurs camarades, et ses espoirs étaient totalement anéantis devant un Ministre de la Justice impassible qui avait totalement oublié de communiquer ce détail. Elle sentit peu à peu la colère lui monter, elle essayait de garder son calme depuis un moment, mais encore combien de temps avant qu'elle n'explose ?


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