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 :: L'histoire Ambrosienne :: Îles alentours :: île de la Pourrière

Il est des moments d'amitié qui ont la grâce de la rose sans épines. *Mereïphaïne d'Argosme*

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Hélène de Valene
Comédienne
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MessageSujet: Il est des moments d'amitié qui ont la grâce de la rose sans épines. *Mereïphaïne d'Argosme* Dim 26 Nov 2017 - 18:58
J'adorais l'hiver.
La neige tombant sur la Capitale la recouvrant petit à petit d'un long manteau blanc. Les températures baissant de plus en plus laissant les courts d'eau gelés dessinant d’innombrables sculptures de glaces. Les gens autour de nous se couvrant de plus en plus de magnifiques fourrures dissimulant délicatement ce qui se cachait en dessous. Petite robe osée, pantalon côtelé, fusil chargé ?

En ce qui me concerne, en ce jour ou les nuages bien bas promettaient neige et vent, je me dirigeais vers la Foire d'Hiver vêtue de mon épais manteau de fourrure blanche, mes gants délicats enserrant mes doigts alors que mes bottes en cuir me protégeraient de la morsure glaçante du froid.
J'avais décidé d'emmener Pilou avec moi. Cela faisait une éternité que je ne l'avais pas sorti moi-même et, je dois avouer, je culpabilisais un peu de mon comportement à son égard.
J'avais, à l'aide de Caroline, confectionné un petit manteau de laine avec des chaussons colorés assortis. N'oublions pas que Pilou était moins poilu sur le dos que moi sur les jambes. Le pauvre petit ne devait pas attraper froid.

Nous avions tous deux pris le Ferry, aux frais de l’impératrice, afin de nous retrouver sur l'île de Pourrière. Nous nous baladâmes quelques temps, juste mon adorable compagnon et moi au gré des petites rues, des spectacles de magie, de manèges ou de jeunes gens hurlaient leur mort alors qu'ils se faisaient balancer de toutes parts, enfin quelques cracheurs de feu nous réchauffèrent le cœur.
J'avais rendez vous avec une amie chère à mes yeux mais étant, comme à mon habitude, en avance, j'avais encore le temps de me promener.
Nous continuâmes à folâtrer, sur une grande place cette fois. J'achetais un café brulant afin de m'éveiller complètement à la beauté du lieu -il est vrai que je dormais toujours aussi mal- quand, face à moi, surgit le Vrai, le Beau, le Bon. Ma boisson tomba à mes pieds sans que je ne le remarque.
Un stand, LE stand.
Celui auquel j'allais depuis ma plus tendre enfance, avec mes parents.
Celui que Joël tenait depuis plus de vingt ans.
C'était un petit homme joufflu aux joues et au nez rouge écarlate, au ventre bedonnant mais à la voix franche et au regard sympathique.
C'était lui qui, le premier, m'avait fait gouter ce mets des plus particuliers.
Une pomme d'amour rouge, dure et collante. Une coque de caramel doré entourant une pomme tendre et acidulée.
Je me souviendrais tout ma vie de ce bon goût de sucre contre mon palais avant de réussir à atteindre la fraicheur de la pomme. Du regard désapprobateur de mon père et du sourire ravi de ma douce mère.

Le bonhomme me vit de loin et m'alpagua.

-Mademoiselle de Valène ! Mademoiselle de Valène !

Il criait maintenant gigotant ses bras en l'air tel un dément. L'adorable vieux fou. J'arrivai maintenant devant son stand. Le murmure de la machine à barbe à papa intrigua Pilou qui se cacha derrière mes jambes, mais, bien sûr, mon ami l'avait vu et grâce à un petit sucre donné discrètement mon compagnon à quatre pattes arrêta de faire son timide et s'allongea à mes pieds dans un grand bâillement sonore.
Si j'avais gouté cette sucrerie à la mode, puisque nouvelle, en effet sa création ne data que de quelques années, je n'étais pas friande du nuage rose collant mon visage au moindre coup de vent.
Je rie doucement avant de relever la tête vers Joël.

-Mon doux ami, une année sans voir est une grande souffrance. Comment vous portez vous ? Les affaires ? Comment va votre femme, et vos enfants ?

Alors qu'il répondait à mes questions. Un manque de ma présence. Une santé de fer, comme celle de son entreprise et de sa famille. Il me confectionna une délicieuse pomme d'amour qu'il refusa bien évidemment que je règle.
Je le remerciais un petit temps puis je me dirigeais vers le Lac.
Pas la fausse plage, emplis de touristes et de jeune Pupille, mais le côté un peu plus calme ou je devais retrouver mon amie.
Après tout, n'était-ce pas la-bas ou enfant nous passions nos après midi d'hiver ?


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Mereïphaïne d'Argosme
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MessageSujet: Re: Il est des moments d'amitié qui ont la grâce de la rose sans épines. *Mereïphaïne d'Argosme* Dim 3 Déc 2017 - 22:43
Patinage | « J’aime le son de la lame du patin sur la glace et l’air froid qui mordille mon visage. J’adore l’impression de me laisser porter par une sorte de légèreté qui n’existe que grâce aux mouvements du patinage.

Enveloppée dans un épais manteau de peau brune, doublé de fourrure fine, d’une toque de fourrure épaisse assortie, de gant et tout le reste aussi, il apparait sous les pans long du manteau, un bas de jupe ample aux teintes marrons aussi s’alliant à ravir. Une tenue de patinage à mon sens classique…dans laquelle j’évolue comme une enfant laissé à la dérive de ses plaisirs d’hiver.

Lac de glace, mouvements fluides, sourire immense et boucle d’une chevelure tenue par la toque, je me laisse porter à grand mouvement, réticente à oser trop de pirouette, mais les faisant quand même, me souvenant de mes diableries d’enfances. J’avais osé, tout osé, dans ces moments là, peu importe les risques, la glace et n’étant hélas arrêtez que par un bras cassé et les remontrances de mon père. Mais peu importe, je ne pourrais dire que je ne m’étais point amusé avait-je déclaré et aujourd’hui encore, je pense que j’aurais dis la même chose !

Prenant l’élan, je vise un coin sans trop de monde avant de m’amuser à tenter un saut. Je ne connais aucun terme de ces danses sur glace, et je n’en ai jamais cherché les noms préférant recopier seulement les spectacles admirables que j’ai pu discerner dans ma jeunesse.

La réussite de mon mouvement me donne des ailes ! »


L’amie | « Gonflée à bloc par ces quelques mouvements, je garde ma pupille sur les alentours, quand la silhouette que j’attends, gourmande à n’en pas douter, fait son apparition. Enfance à deux, familles amies, je reconnaitrais le bout de son nez entre milles ! Nul doute que ma main part vers les hauteurs pour attirer son attention, enveloppée d’un rire sortant de mes lèvres et allant vers elle !

-Helène ! Hélène ! Oh Helie !

Je suis probablement la seule à lui confier ce sobriquet, et je compte bien la voir se retourner, lui faisant de grand signe, souvenir d’un temps jadis à deux, fait de jeux et de bétise, à moins que celles-ci ne soient en général que de ma part !

-Helie ! insistais-je. La grâce…que dis-je, la perfection de l’élégance.

Une idiotie déjà venue à ma bouche par le passé, alors que je m’élance cette fois encore, pour essayer un saut, un saut sur lequel je tournerais sur moi-même dans les airs ! Je m’étais cassée le bras enfant, mais cette fois…cette fois j’y arriverais. En tous cas je prenais l’élan pour, décidée, assurée, et je m’élancais.

Le saut n’a rien de grandiose, à dire vrai c’est même un peu raté mais je suis plutôt fière de moi, pas de bras cassé cette fois ! arrivant aux abords du bords, essoufflée et les joues rouges, je pose mes mains sur mes hanches pour la regarder !

-Tu n’as pas pris tes patins ? Mais elle avait pris Pilou à qui j’offrais un petit son de bouche, en m’accroupissant, genou serré, vers le sol, lui laissant la possibilité de venir ou pas. Tu as beaucoup de style comme ça Pilou. Je ne sais pas qui est ton tailleur, mais il faudrait conseiller le même à La cousine pour habiller son jack russel.

Je pouffe, sans honte aucune, oh, on sait fort bien que je suis ainsi, ou en tous cas, Hélène le sait fort bien. Mes mots envolés à propos d’Amélia Clark et son Zenon de Lascelle, je me relève afin d’aller enlacer Hélène, toujours perchée sur mes lames de patin, avec amitié. »





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Hélène de Valene
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MessageSujet: Re: Il est des moments d'amitié qui ont la grâce de la rose sans épines. *Mereïphaïne d'Argosme* Sam 13 Jan 2018 - 21:44

-Helène ! Hélène ! Oh Helie !

Mon regard se dirigea vers une femme habillée de brun. Nul doute, c'était bien l'amie que j'attendais.
Je me fendis d'un grand sourire alors qu'elle braillait à nouveau le sobriquet dont elle m'avait affublé il y a de cela plusieurs années.

Se dirigeant vers moi, je la vis prendre de l'élan, mon sourire se figea.
Elle n'allait pas recommencer tout de même ? Pas encore ?
Mon visage se crispa alors qu'elle se projetait en l'air.
Je cachais mes yeux de ma main gantée.
Avant d'entendre une respiration de buffle âgé près de moi.
Je me détendis alors qu'elle arrivait, s’arrêtait les mains sur les hanches et m'apostrophais du manque de mes patins.

-Merei, tu sais très bien que je me refuse à patiner avec toi.

J’appréhendais de glisser sur la glace avec elle. J'étais prudente, elle impétueuse. Je n'aimais pas quitter le sol, elle s’élançait contre la gravité. J'angoissais de tomber, elle se cassait le bras.
Je rigolais doucement en me souvenait de certaines chutes, de nos parents qui nous ramenaient en ville fâchés alors que nous étions trempées et frigorifiées mais le rose aux joues et le sourire aux lèves.
Alors qu'elle parlait à Pilou, celui-ci se goinfra du sucre qu'elle lui avait tendu, sa queue frétillant de plaisir alors qu'il poussait de petits jappements de contentement.
Je souris, attendris.

La Cousine ? Son jack russel ?
Je partis d'un grand éclat de rire alors qu'elle se relevait en m'enlaçait.
Je lui rendis son étreinte et m'exclamais

-Moi parler à Amelia ? Je m'écartais doucement un grand sourire aux lèvres. Dès qu'on se retrouve dans une même soirée, il est vrai qu'elle a toujours une parole emplis d'amour et gentillesse à mon égard. Peut etre même devrais je lui proposer de promener son chien avec moi dans les jardins du Palais.

Je riais maintenant à gorge déployée à l'idée de promener Pilou accompagné d’Amélia Clarke. Du malaise qui me gagnerait alors qu'elle en profiterait pour m'asener quelques insultes à peine déguisées. Non, sans façon.

Je pris ma compagne par la main et nous dirigeais vers un petit banc à l'abri du vent.
LE banc. Celui ou à peine sortie de l'enfance, nous avions chacune gravée les initiales de l'autre, scellant une amitié profonde et sincère.
Notre banc.

Je détachais mon ami à quatre pattes qui détala en direction d'une petite butte ou quelques oiseaux semblaient picorer la terre.
Un peu d'exercice ne lui ferait pas de mal, je me détournais et m'asseyais sur la banquette de bois.
Finissant ma pomme d'amour, je regardais mon amie.

-Alors, ma chère, quelles nouvelles vas tu me raconter ?

Les nuages s’amoncelaient au loin mais j'étais confiante. Le mauvais temps de viendrait pas avant longtemps.


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Mereïphaïne d'Argosme
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MessageSujet: Re: Il est des moments d'amitié qui ont la grâce de la rose sans épines. *Mereïphaïne d'Argosme* Sam 17 Mar 2018 - 20:44
L’amusement. | « Bien entendu que je m’amuse et le rire m’échappe. Se refuser de patiner avec moi, cela ne veut pourtant pas autant dire être sauf ! Mais nos caractères ne vont pas ensembles pour la folie de la glisse. Elle est sage, moi pas. J’aime sentir le vent froid et le risque ! Elle préfère le confort !

Peu importe. Son chien reçoit le sucre qu’il dévore. Et lance quelques boutades bien placées avec élégance. Oui, je considère Zenon de Lascelle comme le Jack Russel d’Amélia Clark, il tient plus de cet animal que d’un autre !  Et puis, c’est ainsi que la cours aime à le surnommer ou bien, est-ce juste moi ? Je l’ignore !

-Voilà que j’imagine le conte de Lascelle, la queue à l’air à courir autours de vous dans les jardins du palais…. Je retiens mon sourire, avant d’éclater de rire. Oh par les Dieux, cette image !

J’en ris à pleine gorge, les yeux larmoyants sous l’image, et il me faut quelques instants pour me reprendre. Plusieurs moments pour me ressentir d’attaque et cesser, en compagnie de Hélène d’ailleurs. »


Conversation | « -Oh tu sais, le temps d’une dame de compagnie se ressemble étrangement. Il se passe toujours la même chose. Il y a toujours un nouvel homme à avoir dans ses filets. Et puis, après ces efforts sans réconforts, il y a l’Amant.

J’ai toujours parlé plus ou moins à Hélène de mes conquêtes sans les associer à l’Impératrice, tout comme la mention d’un amant. Un seul. Avec qui je partage si souvent ma couche que je ne peux nier qu’il me plait. De par sa correspondance avec mon caractère et ma façon de vivre. Je suis volage mais pas tant frivole. J’ai le corps aux langueurs, qu’y puis-je ?

-Monsieur de Beauregard est cependant bien trop intelligent pour fondre dans mes griffes…c’est fort dommage. Je le trouve bel homme. Ma main s’élance dans les airs pour dissiper mes propos. Je dis des bétises…et toi alors ? L’amour ? Les amants ? Ta vie ?

Des questions légitimes auxquelles j’adorerais des réponses ! »




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