AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
RSS
RSS


 :: L'histoire Ambrosienne :: Îles alentours

Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
avatar
Alberic de Fremont
Héritier raclusien / pirate
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t383-pupille-de-fremont-alberic-pretendant
Nationalité : Raclusien / Amethien
Messages : 136
Date d'inscription : 03/10/2017
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Dim 7 Oct 2018 - 0:12
Il la regarda reculer, gardant sa posture, rester lui même face à elle était toujours plus facile que le rôle éternel qu'il jouait face aux autres. Il laissa un sourire s'agrandir sur son visage, elle feintait de nouveau, mais il ne pouvait jamais aller contre sa roublardise et hocha la tête. Il lui concédait le point bien qu'en effet il avait fait la majorité du travail, elle avait enduré bien pire qu'il n'avait imaginé qu'elle aurait. Les marques sur son cou, il battit des cils et détourna le regard, allant vers son bureau encombré. Il chercha quelques minutes essayant de se concentrer sur ce qu'il cherchait plutôt que sur les froufrous suggestifs qui parvenait du coin de la pièce. Il trouva ce qu'il cherchait s'assurant qu'il était propre et revint vers la table principale. Il retira la lame qu'il avait fichée dedans, soupesant l'arme et se disant qu'en effet, elle conviendrait à parfaitement à un lanceur de sa connaissance. Et peut être que cela lui éviterait le sermon d'ainsi faire monter en catimini des jeunes femmes de bonnes familles sur le vaisseau.

Il la rangea dans le tiroir, préférant la conserver quelques temps pour avoir un objet d'échange avec son cousin, et posa également le jabot sur le côté de la table. Certes, il était en tiss ouvragé, plus prévu pour un homme que pour une femme, mais, après tout ce serait mieux qu'un tissu taché de sang. Il chercha quelques instant de plus un ciseau et coupa dedans pour que le jabot se retrouve transformé en foulard certes atypique mais convenable et propre surtout pour la jeune femme. Elle revint de son changement et il l'observa avant de lui sourire. Certes la tenue était convenable mais sans doute moins serrée que plus tôt, le manque d'une femme de chambre pour l'aider. Il aurait pu lui proposer son aide mais n'était pas certain lui même de ses gestes.

- Applique là sur la zone en mouvements circulaires, et sinon tandam !


Il lui présenta l'objet de mode revisité pour l'occasion donnée de sauver les apparences. Restait que bien qu'ils fassent voiles vers le large, elle ne pourrait pas forcément monter sur le pont sans croiser des membres d'équipages. Et bien que le mousse avait sans doute répandu la rumeur, il doutait de réussir une extraction de la demoiselle sans qu'elle soit repérée et peut être jugée par ces imbéciles emprunts de règles qui le fatiguait déjà. Il la regarda faire, laissant la jeune femme passer le produit en lui souriant tout occupé à trouver une solution à sa problématique. Il avait bien une solution mais cela restait relativement risqué et il avait suffisamment risqué la vie et l'honneur de la jeune femme.

Sa tante en ferait un infarctus si jamais Perce les trahissait en lui rapportant cela, surtout que ce n'était pas n'importe qui dans sa cabine, mais une jeune femme de bonne famille, et de Raclus en plus. Pour autant Al ne voyait pas le problème, ils se connaissaient depuis très longtemps, ils n'étaient pas étranger l'un de l'autre. Et en plus se connaissait très bien, peut être trop justement dirait certains. Mais il ne saisissait pas le mal qu'il pouvait y avoir à se balader avec son amie. Les garçons semblaient avoir plus de liberté dans la réalité des états, et il était heureux d'être né homme. Pour ne serait ce que vivre sur son bateau, une femme aurait plus de mal et devrait lutter tout le temps. Il attendit qu'elle ait finit de passer la pommade pour glisser autour de son cou l'étoffe, se penchant vers elle il glissa ses doigts pour s'assurer que le foulard improvisé masquait bien les marques et troublé se releva en se raclant la gorge et détournant le regard. Il ne comprenait pas le trouble qu'il avait à sa proximité, elle était son amie, sans doute celle qui saisissait le mieux sa vision du monde, alors, quoi qu'il lui arrive il ne voulait pas la perdre, serait ce pour un trouble dont il ne comprenait pas l'origine.

- Et voila, ça devrait passer, garde la pommade on sait jamais si les jours prochains tu continues d'avoir mal applique là.

Il n'aurait pas du la laisser monter sur le ring, si elle avait ces marques c'était sa faute pleine et entière, rien de plus rien de moins. Il laissa sa main caresser sa joue, un peu comme quand ils étaient petits, pourtant ils étaient adulte maintenant, et ce simple geste laissait comprendre bien trop de choses qu'il ne voulait sans doute en dire. Il détourna le regard vers l'hublot et lui sourit avant de lui poker le nez doucement du doigt.

- On arrive bientôt, prête à un peu d'escalade pour sortir d'ici ?


avatar
Maxine Van Pelt
Espionne raclusienne
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t423-pupille-maxine-van-pelt-terminee
Nationalité : Raclusienne
Messages : 59
Date d'inscription : 04/01/2018
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Dim 7 Oct 2018 - 18:38
Elle est mal mise et ça la gêne grandement. Un corset moins serré est assez agréable à porter, elle ne pense pas le contraire mais l'idée qu'elle ne soit pas parfaitement habillée en dessous de sa robe la met extrêmement mal à l'aise. Elle a besoin de ce confort pour bien se sentir. Là, elle a l'impression de porter une paire de chaussures trop grandes pour elle et elle risque de tomber à chaque pas qu'elle fait. Bref, elle ne dit rien, en experte solitaire du port du corset sur ce navire, la jeune femme a bien conscience que personne ne pourrait le nouer mieux qu'elle. La pommade en main, elle revient donc vers le bureau, accueillie par le sourire de son ami.

“Pas mal... je vais peut-être lancer une nouvelle mode !”

Elle laisse le jabot amélioré sur le bureau et attrape le miroir de poche. A la lumière du jour, elle observe ses marques bleutés qui virent vers le violet. Elle sait combien le maquillage peut aider à les masquer mais il va falloir qu'elle fasse très attention. Si elle ne l'applique pas convenablement, on finira pas voir ses ecchymoses et cela pourrait être dangereux. Comme l'a indiqué son ami, elle passe la crème sur sa peau en mouvement circulaire. L'odeur du baume est agréable. Elle s'apprête ensuite à enfiler le jabot mais son ami est plus rapide qu'elle.

Elle le fixe alors qu'il l'ajuste sur son cou. Ses mains rugueuses de marin la chatouille et elle sent son cœur s'emballer sans s'expliquer pourquoi. La tête relevée, immobile, elle croise son regard, il détourne le sien en s'éclaircissant la gorge. Confuse, elle regarde ailleurs également. On l'a déjà attrapé à la gorge de façon brutale, déjà ce matin avec l'autre brute mais, sur le bateau, Al l'a fait deux fois en montrant une douceur nouvelle. Une attention toute particulière à son égard. Par le passé, il se montrait déjà protecteur de son groupe mais, adulte, les gestes qu'il avait pour elle engendrait des réactions embrumées d'inexpérience chez elle. C'était son ami et elle devait en ignorer les effets, il ne faisait que prendre soin d'elle comme lui seul savait le faire.

En réponse, elle hoche la tête. Si d'ordinaire, elle aurait répliqué, elle s'abstient en cet instant. Elle a déjà de la crème dans ses affaires et sa mémoire s'évade, tant pis, elle aura un pot d'avance. Comme pour confirmer son instinct chevaleresque envers elle, Maxine sent la main de son ami caresser sa joue. Cela lui rappelle les attentions qu'il avait envers par le passé, son attitude fraternel. Troublée mais ravie qu'il lui porte encore ce genre de prévenance elle lui sourit en relevant les yeux. Voyant son doigt s'approcher de son nez, elle sait pertinemment ce qu'il va faire et le laisse procéder mais attrape sa main doucement alors qu'il l'éloigne.

Ah les hommes... il avait passé son temps à s'occuper d'elle sans se soucier de lui. Il a encore ses phalanges bandées en prévision de se battre. Elle lui sourit en levant un sourcil ironique. Arriver ainsi pour se présenter au bureau des pupilles aller lui attribuer de sacré points de popularité. Elle lui enlève donc les bandes pleines de poussières et de sangs graduellement en les déposant sur le bureau. Son opération à peine commencée, elle rit.

“Je croyais que mes jupons n'étaient pas assez épais pour ça.” dit-elle en référence au commentaire qu'il lui avait adressé plus tôt dans la journée. “Laisse-moi deviner...”

Elle lève les yeux vers lui, continuant de défaire les bandages noués autour de ses doigts sans regarder préférant observer son ami. Il a toujours cet éclat de jeunesse dans les yeux et son éternelle mèche de cheveux qui tombe d'un côté de son front mais le reste de son visage s'est affiné. Elle doit bien admettre qu'il a changé et il est devenu bel homme. Une fois sa main libre des bandages, elle passe à l'autre sans lui demander son avis.

“... je vais m'éclipser par l'hublot pendant que tu fais diversion sur le pont ?” demande-t-elle enfin calmement.


avatar
Alberic de Fremont
Héritier raclusien / pirate
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t383-pupille-de-fremont-alberic-pretendant
Nationalité : Raclusien / Amethien
Messages : 136
Date d'inscription : 03/10/2017
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Dim 7 Oct 2018 - 22:27
C'était à la fois comme quand ils étaient enfant, et à la fois comme s'ils hésitaient à être adultes, la douceur de sa joue n'avait pas changée pourtant. C'était les mêmes gestes, les mêmes attention et pourtant, son coeur s'emballait, il savait contrôler sa respiration et il devait le faire à ces instants précis. Son sourire était la plus belle chose qu'il avait vu, il éclairait son visage et atténuait le poids de sa famille qu'elle portait. Il lui rendait le même, souriant en oubliant ce qu'il devait être, c'était si simple d'être lui en sa présence, elle lui avait énormément manquée, de cela il était certain. La vie continue toujours, se poursuit, se bataille, mais ces quelques moments restaient privilégiés. Il sentit sa main le retenir, s'arrêtant dans son mouvement alors qu'elle lui lance un regard ironique. Il baisse les yeux vers ses mains toujours bandées et fait une moue d'enfant pris en faute.

Il sent sa respiration se couper quand elle commence à retirer les bandages, incapable de lui retirer sa main, son coeur lui semble entamer un marathon qu'il ne lui a pas commandé. Il cligne des yeux, tentant de se concentrer sur ce qu'elle dit. Ses jupons .. Ah oui, c'est vrai qu'il l'avait taquiner sur leurs épaisseurs, et qu'elle devait avoir du mal à se déplacer avec ce genre d'encombrement. Mais le simple frôlement de ses doigts sur les siens semblait anesthésier son esprit, et il se trouvait incapable de trouver de quoi rétorquer. Elle est calme, comme toujours, c'est sans doute ce qui le surprend le plus, lui étant relativement imprévisible elle reste elle imperturbable. Il sourit à sa pensée, ne quittant pas le regard levé sur lui alors qu'elle achève sa tâche sur sa main pour poursuivre avec la seconde.

Sa voix semble s'être coincée dans sa gorge, sa réponse reste quelques instants dans son esprit mais il finit par répondre d'un simple mouvement de tête. Oui, c'est ce qu'il avait pensé, en grande partie mais son sourire revient alors qu'il chasse les émotions que ses doigts fins créé en lui. Il déplie et replie les doigts libérés ne lui retirant pas la deuxième main qu'elle commence à dénuder à son tour de ses protections. Il s'appuie avec la main libre sur le bureau et lui fait un clin d'oeil complice.

- Et bien pour la deuxième partie tu as tout bon, mais je pense plus faire un appel de rassemblement et que tu passes par l'arrière du vaisseau pour en descendre. Parce que, aussi menue que vous soyiez rester ma chère amie, je pense que ce hublot retiendrait vos jupons en ces lieux et vous laisserait fort démunie en extérieur.

Il pouffa de rire en imaginant les remarques qui fuseraient si de sa fenêtre flottait des jupons féminins, et reprit un air semi sérieux ses yeux pétillants de l'idée avant de se reprendre.

- En fait la partie escalade sera pour descendre, sans échelle, parce qu'il n'y en a pas derrière. Je peux sortir une corde d'ici, mais il te faudra l'atteindre. Je vais manœuvrer le navire pour que la poupe soit à contre jour et te permette de t'éclipser sans qu'on te remarque de trop. Tu penses que tu n'auras pas trop d'ennuis à descendre avec ta jupe ? Sinon et bien garde le pantalon en dessous, je doute qu'on le remarque si tu glisses dans tes bottines le bas.

Il avait eu du mal à expliquer son idée, d'une part parce que ses doigts sur lui éveillait pleins de sentiments qui étaient contradictoires en lui. Et d'autre part parce que personne à part peut être ses parents n'avaient ainsi jamais pris soin de lui. A toujours s'occuper des autres, on s'en oublie soit même. Une fois sa tâche achevée, et sans prévenir de son geste il déposa un baiser sur sa joue, comme quand ils étaient petit, pour la remercier. Et s'imagina son cousin ou sa tante surprendre le geste, il finirait alors pendu haut et court au mat. Surtout en privé, sans chaperons, sa mère en ferait une attaque des libertés qu'il prenait avec la bienséance. Et pourtant... Pourtant il avait eut envie d'embrasser autre chose que sa joue.. De cela il devrait bien l'admettre un jour. Les cris sur le pont commençaient à retentir, et il se redressa en massant ses mains l'une contre l'autre, attendant qu'elle lui dise si le plan lui convenait ou pas, son sourire sur les lèvres toujours aussi doux, adressé à elle seulement celui là.


avatar
Maxine Van Pelt
Espionne raclusienne
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t423-pupille-maxine-van-pelt-terminee
Nationalité : Raclusienne
Messages : 59
Date d'inscription : 04/01/2018
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Lun 8 Oct 2018 - 13:05
Sourire contre sourire, son expression s’ouvre et s’adoucit à mesure qu’ils se regardent. Alberic a ce pouvoir surprenant de réveiller le peu de bon qu’il y a encore en elle. Cette petite portion de bienveillance, elle le lui devait. Sans leur enfance ensemble, sans sa prévenance à son égard et son amitié, elle aurait perdu cette parcelle infime d’humanité depuis longtemps. Il ne le sait pas mais elle a une dette envers lui et une seule vie ne serait pas assez pour le repayer. Maxine n’aurait jamais pris l’initiative de retirer des bandages à une autre personne, elle ne se serait jamais tenu si proche d’un homme alors qu’ils étaient seuls tous les deux et plus encore, elle ne l’aurait pas fait instinctivement. Tous ses gestes et paroles étaient calculés, méthodiquement choisis pour l’effet qu’ils créaient. Avec cet homme qui avait accompagné sa vie depuis tant d’années, elle ne réfléchissait plus. Il l’avait longtemps accepté pour ce qu’elle était et elle avait fait de même.

De Frémont et Van Pelt, Adop et Thémis, leur titre, rang, , origines, obligations, tout disparaissait lorsqu’ils se retrouvaient tous les deux. Ces moments volés, arrachés au destin, étaient une source de légèreté dans une vie régentée et inspectée à la loupe. Elle se demandait d’ailleurs comment elle avait pu s’en sortir sans le voir pendant de nombreuses années avec pour seul confort les lettres qu’ils échangeaient. Savoir qu’il pensait à elle avait suffi semble-t-il pourtant, elle s’en voulait de ne pas trouver les moments pour le lui dire. Il méritait mieux que ce pâle remerciement mais ne trouvant pas les mots, elle se replie sur les gestes et libère une main, puis l’autre tout en le regardant. Il est indéniablement séduisant et son expression est relâchée pour une fois. Il a toujours les sourcils légèrement froncés d’ordinaire et là, décontracté, il lui fait même un clin d’œil.

Une expression victorieuse naît sur son visage. Ainsi donc, elle avait raison. En partie, certes, mais tout de même. Par chance, ses mains sont occupées, il peut s’estimer heureux car une telle réflexion mérite normalement rétribution mais il pouffe de rire et l’éclat de ses yeux l’arrête.

“Soit… j’aurai grande peine à expliquer leur disparition à ma femme de chambre.” commente-t-elle avant de le laisser finir. “La jupe j’en fais mon affaire, mais je vais devoir t’emprunter des gants si je dois descendre à la corde.”

Manœuvrer une robe pendant une descente en rappel est une chose, le faire alors que la corde vous entaille les mains, en est une autre. Elle enlève la dernière bande et la dépose avec les autres sur le bureau. A cet instant, le jeune homme s’approche d’elle et dépose un baiser sur sa joue. Elle se redresse, plus inquisitrice et apaisée que jamais et plonge ses yeux dans les siens. Des picotements de sa barbe à la douceur de ses lèvres, elle réprime un embarras nouveau,  une impression encore inconnue. Par le passé, il la remerciait ainsi et elle ne s’explique pas l’émoi qu’elle a ressenti. Leurs gestes enfantins prennent une toute nouvelle grandeur alors qu’ils se font face, flirtant vers l’âge adulte.

Sans doute est-ce une erreur… répondre par un autre acte qui semblait si innocent à l’époque mais qui prend une toute autre dimension désormais et qui frise l’indécence. Elle passe ses doigts dans cette éternelle mèche de cheveux qui lui tombe sur le front et lui rend son sourire caressant. Troublée, plus qu’elle ne veut l’admettre et sa joue encore brûlante par ce baiser, elle lui tourne le dos et s’approche du hublot. De là, il ne peut pas voir son expression et c’est mieux ainsi. Elle ouvre le carreau pour observer la poupe en préparation de sa descente et en profite pour reprendre une figure plus composée.

“Les choses que tu me fais faire…” dit-elle en s’éloignant de l’ouverture pour récupérer son manteau. “… mais le jeu en valait la chandelle.” conclut-elle en remplissant ses proches profondes.

Elle collecte donc ses bourses, sa pomme et les divers objets qu’elle avait emporté avec elle sans oublier la bague qu’Alberic lui a donné. Elle le laisse installer la corde à sa convenance et noue ses cheveux en queue de cheval pour être plus à son aise. Soudainement, elle se retourne vers lui réalisant que…

“Tu ne vas pas venir avec moi ? Tu ne séjournes pas sur l’île ?”


avatar
Alberic de Fremont
Héritier raclusien / pirate
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t383-pupille-de-fremont-alberic-pretendant
Nationalité : Raclusien / Amethien
Messages : 136
Date d'inscription : 03/10/2017
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Mar 9 Oct 2018 - 12:56
A la mention des gants il hoche la tête c’est vrai qu’il doit avoir exactement ce qu’il faut ce ne sont pas les cordages a manipuler qui manque ici après tout. Il ne sait pas trop ce qu’il attend,  le baiser n’était auparavant qu'un geste qu’il faisait sans arrières pensées, mais enfant on lui donnait plus de liberté.  Il sait très bien qu’une autre lui aurait déjà retourné la tête d'un geste de main mais c’est Max.  Est-ce qu’elle avait grandit vraiment ? Lui-même commençait a douter de vouloir le faire entièrement a l'image dun enfant qui s’imagine pouvoir empêcher le destin d’interférer dans ses jeux. Mais a cet instant il ne joue pas,  quelque part qu’ils le veuillent ou non l’âge fait qu’ils avancent et sont adultes.  Peut être n’aurait il pas du faire ce simple mouvement.  C’était pourtant quelque chose qu’il voulait conserver,  même si la vie en décidait autrement.  Il lui souriait alors que ses doigts se levaient pour écarter ses cheveux.  Combien de fois sa mère avait elle hurlé contre sa coiffure et lui avait il fuit les ciseaux.  Son premier réel acte de rébellion suivit de mains autres qui marquait ses bras et son corps de tatouages.  

Mais le moment passa trop vite, les doigts fins glissèrent une dernière fois avant qu’elle ne se détourne. Le temps file vite,  par la fenêtre quelle ouvre privilège de capitaine que ce volet roulant, il voit la terre déjà. Il grimace légèrement,  Perce va lui faire un sermon carabiné une fois qu’il sera monté.  Pour le moment reste l’évasion des lieux à orchestrer.  Il se dirige vers l’un  des placards et en sort sa corde de sortie.  Ce n’est pas la première fois qu’elle est déroulée et sans doute pas la dernière. Réfléchissant rapidement il va dans son bazar organisé à côté et farfouille quelques instants jusqu’à trouver le trésor qu’il cherchait.  Comme tout le matériel de piraterie le cuir est le meilleur qui soit et il prit le temps de vérifier qu’il n’y a ni trou ni risque de blessures pour la jeune femme avant de revenir vers elle chargé de ses trouvailles. Il pouffe de rire a sa remarque et taquin se tourne vers elle en lui tirant la langue.

- Et qu’est ce que je ne ferais pas pour toi moi ? C’est toujours..  Hummm..  Enrichissant nos rencontres !

Il la taquine,  et il accepte volontiers la punition de cela pourtant une fois de plus il est sincère parce qu’il ne pense pas a cet instant a l’argent.  Mais plus au plaisir de la retrouver et de sa compagnie. Il s’active ensuite a enrouler l’extrémité du cordage par le nœud coulant autour d'une amarre interne prévue a cet effet,  preuve flagrante que le jeune homme utilise souvent ce moyen de sortie. Il tend le tout en s’aidant de son poids et vérifiant l’attache avant de lancer la corde vers le large. Il se tourne vers elle alors qu’elle semble lui parler, avec une voix un peu inquiète ? Il s’approche de la jeune femme pour lui caresser  doucement la joue.

- Je te manque déjà trésor ? Il a un air mi sérieux et mi joueur sa main se décalant pour lui attraper le nez entre deux doigts rompant l’instant de charme en riant.  Bien sur que si je vais sur cette île voir cette harpie et obtenir les papiers. Mais…  humm.  Si on sort tous les deux par ici ça va jaser non ? Donc laisse ton vaillant capitaine se charger de te trouver un bon terrain d’atterrissage et vient l’accueillir sur le port comme si tu ne l’avais pas vu depuis des années ?

Il était moitié sérieux moitié taquin,  il lui donna les gants et se retint de justesse.  Le temps d' un bref instant il avait voulut glisser ses doigts dans ses cheveux,  en apprécier la douceur,  l’attirer a lui et poser ses lèvres sur un tout autre endroit que celui auquel il avit le droit.  Seulement la raison l’emporta et il se pencha sagement pour déposer une dernière fois ses lèvres sur sa joue avant de s’éloigner vers la porte.  Carrant les épaules il lui adressa un dernier clin d’œil avant de passer le seuil et prendre sa plus grosse voix possible en hurlant.  

- ÉQUIPAGE TOUT LE MONDE A SON POSTE !!!


Il était ainsi certain que tout le monde se ruerait dans tous les sens et que personne ne penserait a venir voir l’arrière du vaisseau.  Sa voix portait il le savait mais il monta sur le pont rapidement allant au poste de pilotage pour prendre les commandes de la manœuvre. Il venait de prendre la barre a un Perce au regard acéré qui voudrait certainement avoir le pourquoi du comment.  Et Al lui adressa seulement un sourire neutre avant de hurler ses ordres en changeant la manœuvre pour amener le navire a aborder la terre par le flanc en douceur et la poupe a portée de pont.  Son cousin amorça un regard derrière son dos et un sourire innocent passa sur les lèvres du pirate.  Un soupir dramatique plus tard son second relayait les ordres pour que le changement de cap se fasse sans heurts. Fallaient ils qu’ils soient loyaux l’un envers l’autre pour se faire confiance ainsi, mais la famille est quelque chose de sacré chez les de Fremont.  Al dirigeait l'Imprévisible  dune main ferme mais douce pourtant pour la première fois il pensa qu’il y avait quelque chose de plus intense qu’être sur son vaisseau.  Ils accostèrent sur le port,  le déchargement se préparant des caisses a remplir et échanger la courte pause a Ambrosia ayant permit de se faire quelques deniers pour ravitaillement de l’île. L’ancre lâchée et l’équipage  s’affairant dans leurs taches le capitaine relâcha la barre,  caressant le bois avec un air étrange avant de se secouer.  Il avait une vielle bique a rabrouer et s’est avec grand plaisir qu’il allait le faire.

Il redescendit dans sa cabine en esquivant l’effervescence de l’arrivée sachant pertinemment que dans son dos, son second le suivait de près.  Il entra dans sa pièce suivit de son cousin et se pencha a la fenêtre ouverte comme pour respirer les embruns remontant la corde lentement après s’être assuré qu’aucune jupe ne flottait dans le sillage et qu’il n’y  avait plus personne de pendu au bout. En sifflotant il attendit que son cousin rumine jusqu’à ce qu’il semble  prêt a le sermonner et leva la main l’autre chargée du cordage qu’il alla tranquillement replacer a sa place. En repassant devant son bureau il attrapa la bourse des gains et lança le contenu au jeune homme avant de sourire et sortir la dague pour lui donner.

- Épargne ta salive Perce,  je changerais jamais vraiment tu le sais,  je le sais,  et toute la famille le sait.  Personne ne nous a vu,  voilà de quoi te permettre de faire une jolie prime aux gars et d’en plus avoir une lame de plus.  Alors respire et détend toi ok ? Je te confie le bateau le temps que je m’occupe des papiers et je reviens te dire si vous repartez vers la capitale avec ou sans moi dac ?


Il fit vite fait un baluchon composé de quelques tenues au cas ou il serait contraint de rester sur l’île et espéra que son cousin ne remarque pas la joie qu’il avait lui a descendre a terre pour une fois.  C’était suffisamment exceptionnel pour être noté par son perspicace de cousin et celui-ci posa juste un bras pour le retenir avant qu’il ne sorte et murmura simplement.  « Fais attention de ne pas brûler le pont, tout même...  Vas y,  j’attendrais ton signal. » Il recula et sortit de la cabine laissant un Al un peu un surpris mais qui oublia bien vite le conseil qu’il n’avait pas compris.  Sifflotant de nouveau il monta sur le pont et s’engagea sur la passerelle de nouveau,  se chauffant la voix pour remettre la harpie a sa place !


avatar
Maxine Van Pelt
Espionne raclusienne
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t423-pupille-maxine-van-pelt-terminee
Nationalité : Raclusienne
Messages : 59
Date d'inscription : 04/01/2018
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Mar 9 Oct 2018 - 18:44
La descente ne sera pas sans risque. La coque est mouillée et elle n’a pas fait ce genre d’escalade depuis longtemps mais c’est le seul moyen possible. Elle s’était permise cette remarque en effet, bien qu’elle ne soit pas nécessaire. Il ne le savait peut-être pas mais elle aurait été capable de beaucoup pour lui, de trop aurait dit certains. D’un extrême à l’autre, elle pensa un instant si une limite en effet existait mais elle n’en trouvait aucune.

“C’est le mot, en effet.” dit-elle en souriant.

Elle le laissa sécuriser la corde en vérifiant qu’elle n’a rien oublié. Il lui serait difficile de revenir pour aller le chercher plus tard, autant être attentive et ne rien manquer. En effet, il y avait quelques effets qu’elle avait laissé sur le bureau et elle en profite pour s’occuper des bandages tâchés et les jette à la poubelle. Encore distraite par la douceur de ses doigts et de ses lèvres sur sa peau, elle parle sans réfléchir. Mince ! Sachant pertinemment que ce genre de détail ne lui échappera pas et déjà, il s’avançait vers elle en lui caressant la joue. Elle en oublia d’être troublée alors qu’il se met à la taquiner. Trésor… voilà un surnom approprié venant d’un pirate ! Elle aurait pu lever les yeux au ciel en réponse mais ce sobriquet lui plait.

“Nous ne voudrions pas faire jaser, n’est-ce-pas ?” répond-t-elle moqueuse à son tour en attrapant les gants. “Allez Capitaine, allez jouer au héro pour que je puisse m’enfuir incognito !” ajoute-t-elle en mimant son ton solennel.

La jeune femme le voit hésiter un instant. Elle penche la tête sur le côté légèrement, comme elle le fait souvent lorsqu’elle est intriguée. Plus que tout dans ces moments qu’ils ont partagé, c’est ce dernier baiser sur sa joue qui lui fait se poser des questions. Il ne l’a pas fait en remerciement ou pour lui dire au revoir, puisse qu’elle va l’attendre pour remonter la falaise, alors pourquoi ? Était-ce pour lui souhaiter bonne chance ? Oui, ça devait être pour la chance ! Aucun doute... Résolue par sa logique imparable, elle décida donc de profiter de la commotion sur le navire pour tirer sa révérence.

Enfilant les gants, elle suivit le chemin qu’Albéric lui avait indiqué pour arriver à la poupe du bateau sans être vu et sans croiser personne. Elle se hissa de la cabine supérieure vers le pont. Un simple coup d’œil lui indique qu’il est arrivé à la barre, il n’y a que quelques membres d’équipage à ce poste et tous sont bien trop occupé pour regarder à l’arrière. Tous sauf un. Perceval choisit en effet ce moment précis pour se retourner et croiser son regard. Elle le soutient malgré l’irritation qu’elle y découvre et, loin de se décontenancer, elle le nargue même, tout sourire en enjambant le bastingage pour commencer sa descente de la poupe. Comme elle l’avait prévu, la coque n’est pas des plus pratiques ! Elle dérape plusieurs fois sur sa robe mais parvint à s’accrocher grâce aux diverses encoches dans le bois jusqu’à ce qu’elle atteigne la corde.

Là elle souffle, se jurant d’essayer de ne pas se retrouver dans une telle situation de sitôt mais elle sait que l’influence que le pirate a sur elle la ramènera dans ce chemin plus prématurément qu’elle ne l’aurait voulu… ça se passait toujours ainsi. Une fois l’ancre lâchée, elle se laissa glisser jusqu’au ponton parvenant sur le sol avant que les amarres ne soient jetées. Elle recule ensuite le long du port désert gardant son regard sur le navire jusqu’à ce qu’elle atteigne le chemin vers la falaise. Se rappelant y avoir vu un banc en y passant la première fois et elle s’y installe donc en enlevant les gants. C’est la première fois depuis qu’elle a décidé de faire cette sortie matinale qu’elle se retrouve seule avec un moment à elle. Au loin sur le ponton, elle voit les marins s’activer et elle sourit dans le vide en sortant une cigarette et en l’allumant.

De sa poche, tombe la bague qu’Albéric lui a donné et elle s’aventure un sourire et la ramassant et en l’observant. Là, profitant d’un instant au calme elle se mit à réfléchir doutant soudainement de cette logique qui ne lui fait pas souvent défaut. Son instinct la poussait à considérer qu’il pourrait y avoir plus qu’un « bonne chance » dans les dernières attention du pirate. Elle reste déroutée par l’effet qu’il y a eu sur elle avec des gestes d'enfance qui n’auraient pas dû tant l’atteindre. De plus, elle se demande si cette hésitation qu’elle a surpris dans son regard trahis quelque chose d’autre et cela la déroute encore plus. Comme s'il l'avait entendu, son ami s'approchait déjà et elle leva les yeux sur sa silhouette. Rechignant à ce qu'il la surprenne à admirer le bijou, elle le rangea dans sa poche et se redressa sur le banc en continuant de fumer. Il avait l'air jovial avec son baluchon, elle nota que sa démarche était beaucoup plus décontractée que tout à l'heure. L'homme qui criait sur la falaise ce matin s'était envolé, remplacé par cette toute autre stature qui la désarçonnait.

“Albéric de Frémont, quelle surprise ! Je ne pensais pas vous trouver ici !” dit-elle ironique en se levant. “Pas trop de soucis avec ton cousin ?” dit-elle plus bas lorsqu'il fut arrivé à sa hauteur.


avatar
Alberic de Fremont
Héritier raclusien / pirate
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t383-pupille-de-fremont-alberic-pretendant
Nationalité : Raclusien / Amethien
Messages : 136
Date d'inscription : 03/10/2017
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Mar 9 Oct 2018 - 21:21
Quitter l'Imprévisible d'habitude est une déchirure, surtout quand il ignore combien de temps il s'en éloigne, alors pourquoi alors que son regard balaie le chemin et y voit la silhouette de la jeune femme c'est si aisé de laisser derrière lui ses responsabilités de capitaine ? Il ne s'attarde pas vraiment sur cela, les réflexions il les laissait aux autres, le vent le portait lui au gré de ses caprices, et aujourd'hui c'était vers une jeune femme. Est ce qu'elle était déjà aussi belle avant ? Ou bien avait elle embellie pendant leurs séparations prolongées et une lettre ne peux évidemment pas exprimer ces changements là. Son coeur semblait battre plus fort à ses côtés, il monta la pente d'un pas allègre, le ballot comme les marins sur le dos, sa mère en ferait une crise cardiaque si elle avait vu comment son fils se baladait avec ses tenues sur l'épaule. Mais c'était le moyen le plus pratique sur un bateau, elle s'y ferait un jour, même si elle avait finit par préférer la terre à la mer. Son regard azur capta celui de la jeune femme et il se sentit pousser des ailes, grimpant pourtant tranquillement jusqu'à elle, montrant la plus grande surprise sur son visage en l'apercevant.

- Maxine Van Pelt, la surprise est agréable de vous trouver ici.


Il s'inclina devant elle en bon gentilhomme et se redressa en lui souriant, de loin si jamais on les observait ce n'était que deux connaissances qui se retrouvaient. Il tendit la main pour prendre celle qui ne tenait pas la cigarette et déposa n baise main dessus avant de se redresser et de la lui lâcher. Figure public, il était encore quelque peu lui même sans plus l'être vraiment, affichant le masque qu'on lui imposait et qu'il s'était composé en public. L'éclat de son regard restait vif toutefois et son sourire franc adressé à celle qui se tenait devant lui et à qui il emboîtait le pas pour monter vers le bâtiment.

- Perce va bien, il s'en remettra, la lourdeur des gains l'a fait plier, et le cadeau de la dague, il apprécie ce genre d'objets, j'espère que tu ne m'en veux pas de lui avoir donné. Mais cela m'a sauvé d'un sermon, cela valait la peine de m'en séparer.


Il observait autour d'eux, guettant des présences humaines qui le ferait changer tout aussitôt de sujet que de ton. Si Perce ne faisait pas un rapport sur son escapade il serait déjà sauvé. En espérant qu'il ne mentionne pas Max si jamais il le faisait d'ailleurs. Un soupir passa ses lèvres, ce n'était décidément pas facile de satisfaire tout le monde. Cependant, le séjour ici s'il devait avoir lieu serait peut être plaisant en compagnie d'une amie de longue date. Il se mit à rire et s'approcha d'elle passant son bras sur son épaule pour avancer de concert vers les portes.

- Tu m'aides à affronter la Gorgone ? Où suis je destinée à périr sous les papiers à signer seul ? Esseulé ? Solitaire ?


Il pouffa de rire de sa propre prestation digne d'une grand théâtre et se sentait prêt en fait à affronter cent monstres marins avec cette présence à ses côtés. Elle avait ce don de faire ressortir le meilleur de lui et de le pousser parfois aux pires bêtises. Pourtant, il se sentait vivant avec elle, comme quand il était avec l'Imprévisible mais pas de la même façon. Un jour s'il avait à choisir entre les deux il ignorait profondément quel serait son choix, et il reculait cette échéance refusant d'imaginer cette possibilité.



avatar
Maxine Van Pelt
Espionne raclusienne
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t423-pupille-maxine-van-pelt-terminee
Nationalité : Raclusienne
Messages : 59
Date d'inscription : 04/01/2018
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Mer 10 Oct 2018 - 14:17
Et quelle stature... Il avançait d’un pas serein, dégageant une élégance désinvolte et sauvage, une de ses larges épaules chargée de son baluchon. Il approchait avec la mer en arrière-plan et, pour la première fois, elle se disait que les embruns et l’ambiance salée des vagues n’était pas si désagréable. A l’encontre d’Albéric, les flots n’étaient pas une seconde nature chez elle mais elle les appréciait de plus en plus, surtout lorsque ce séduisant jeune homme s’approchait complimentant la houle de ses yeux azurs. Elle glissa sa main dans la sienne en se levant et s’inclina à son tour en lui rendant son sourire. Voilà la deuxième fois qu’ils jouaient la comédie des retrouvailles mais autant commencer avant d’atteindre le bâtiment. Elle doutait que l’administration Ambrosienne verrait d’un bon œil leurs tendres échanges.

“Point du tout, la dague était à toi et si tu as pu apaiser Perce avec, tant mieux. Il m’a vu quitter le bateau…” dit-elle en réprimant une grimace un brin honteuse en jetant sa cigarette finie. “Je croyais être plus discrète que ça…”

Elle s’en voulait d’avoir été repérée si facilement et n’hésitait pas à l’admettre devant son ami. Il devait être au courant afin d’avoir tous les éléments si une future conversation avec son cousin sur le sujet se faisait sentir. Elle avait l’impression que Perce n’était pas vraiment d’accord avec les fréquentations qu’Albéric avait… et ce depuis longtemps. Elle-même n’avait vraiment d’atomes crochus avec lui, elle se fichait complètement de ce qu’il pensait mais elle n’appréciait pas que son amitié soit jugée et ce, par qui que ce soit. Si il y a bien une chose qu’elle défendrait envers et contre tout, envers et contre tous d’ailleurs, c’était ce penchant unique, ce lien intime qu’elle avait avec le pirate.

Elle rit doucement à sa plainte dramatique. Quel comédien !

“Qui suis-je pour aller contre le destin ? C’est trop pour moi, je ne peux pas lutter…” dit-elle en imitant son ton. “Ceci étant dit, aucun Quartier-Maître qui se respecte n’abandonnerait son Capitaine à la merci de la pétrifiante Gorgone.”

Elle lève les yeux vers lui, complice, acceptant son accolade. Pourtant, ils s’approchent dangereusement du bâtiment et leur proximité pourrait provoquer bien des questions si ils étaient vus. A regret, elle se dégagea donc de son emprise mais garda son bras pour y glisser le sien afin de respecter des règles de bienséance plus appropriée. Arrivés aux portes, les gardes les laissent passer sans encombres, ils doivent avoir l’habitude de voir des pupilles débarquer. A la réception, elle voit donc la vieille bique dont Albéric parlait et elle réprime un sourire. Pauvre femme, elle avait été si serviable avec elle la veille lorsqu’elle était arrivée.

“Observe et apprends…” lui chuchote-t-elle alors que la réceptionniste la reconnait. “Bonjour Madame, je suis ravie de vous revoir. Merci encore pour votre aide hier au soir, je me serai perdue sans vos indications.
M. de Frémont et moi-même souhaiterions nous inscrire au registre des pupilles. Auriez-vous par chance nos documents ?”


Elle a un brin surjoué… mais ça a l’air de passer. La réceptionniste les conduisit à un pas d'escargot dans un bureau vide et les laissa seuls alors qu’elle allait chercher leurs papiers et le registre, à l'évidence ils étaient partis pour patienter un long moment. Elle s’appuya contre la table négligemment en le regardant.

“Tu vois, on arrive à beaucoup de chose avec un sourire et un mot gentil. Tu devrais essayer… cela t’irait si bien…” ajoute-t-elle moqueuse à l’excès.


avatar
Alberic de Fremont
Héritier raclusien / pirate
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t383-pupille-de-fremont-alberic-pretendant
Nationalité : Raclusien / Amethien
Messages : 136
Date d'inscription : 03/10/2017
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Mer 10 Oct 2018 - 21:27
Si Albéric avait une attitude de commandant sur son bateau, en dehors, sa carrure pouvait surprendre et déranger. Ce qui le servait en général face aux hommes mais le desservait face aux femmes en général. Quoique certaines trouvent peut être qu’il avait c quelque chose de sauvage dans le regard. Ses iris couleur marine n’étaient pas forcément parlant, les flots pouvaient sans peine se calquer sur ses yeux et démontrer qu’une mer calme peut se transformer en océan déchaîné. Face à ce qu’elle disait sur son échappée du vaisseau il grimaça à son tour. Sans doute qu’il en entendrait parler par lettre si son cousin caftait la chose. Pour une raison qu’il ne comprenait pas celui-ci restait méfiant envers toute la population féminine et surtout celle qui s’approchait de lui ou de ses autres cousins. Certes la famille était le pilier de leurs vies, mais pas au point de ne se marier qu’entre eux. Perce tant qu’il y songeait avait toujours été seul, il n’avait jamais été vers qui que ce soit de sa connaissance ou se lier avec d’autres que les siens.

Il ne cherchait pas plus loin, depuis longtemps sa famille pouvait compter sur lui en tout, mais il ne tolérait pas les médisances sur la seule de ses connaissances qu’il défendrait sans état d’âmes contre eux. Un sourire s’agrandit sur son visage alors qu’elle acceptait la nouvelle quête, bien moins drôle et divertissante que la première mais nécessaire à l’établissement sur l’île. Cependant, si son âge allait surprendre qu’en était-il de sa deuxième corde à tirer ? Il sourit pourtant, ne voulant pas y penser de suite, ce n’était qu’une possibilité qu’on lui avait donné et pourtant, certains étaient prêts à tuer pour saisir l’opportunité du pouvoir. Lui-même ne s’y intéressait que moyennement, si pendant ces quelques années à l’étranger il arrivait à se glisser dans les entrepôts de montage des vaisseaux, ce ne serait pas si mal. De là à emprunter des données serait sans doute plus compliqué. Mais il ne désespérait pas, il trouverait bien un moyen d’arriver à ses fins piratesques.

Son bras se trouva repoussé, il savait bien qu’elle avait raison, mais … Qu’est-ce que cela pouvait être ennuyeux la bienséance et pourquoi tout le monde s’y pliait ? Il ne refuse pas pourtant son bras, et lui sourit avant de parvenir au bâtiment, fixant les gardes armés du regard la main ferme sur le baluchon prêt à s’en servir comme arme. D’ailleurs il n’a pris que le nécessaire, mais est toujours équipé au cas où. Les pas dans le hall résonnent alors qu’elle lui murmure quelques mots, attirant un sourire ironique sur ses lèvres alors que la jeune femme s’avance au-devant de la harpie.

- Je suis prêt à apprendre maître, montrez-moi votre art.


Il laisse la jeune femme faire, écoutant avec attention et sourire ironique placé sur ses lèvres, défiant du regard la gorgone alors qu’elle le toise. Bon sang, il l’aurait bien remise à sa place mais laisse la jeune femme montrer des manières parfaites et ne dit rien. La vieille femme sembla soupirer avant de les conduire à pas si lent qu’il avait l’impression de reculer dans le couloir. C’était pour l’agacer de nouveau ? Cela ne marcherait pas, tout simplement parce que cela prolongeait la présence de la jeune femme à ses côtés. Et rien que pour cela, il était … Attendez elle était arrivée la veille ? Mais dans ce cas la frégate qu’il avait nargué et doublé pour déposer les neufs et revenir devait être la coquille de noix qu’elle avait du prendre ? Il n’avait pas noté les pavillons, Perce avait du le faire, c’était un maniaque comme on n’en fait plus. Une fois dans la pièce et l’escargot partit chercher à pas lent ce qu’on lui avait demandé, il soupira et lâcha son paquetage. Il allait avancer un siège à la jeune femme, suspendant son geste puis attendant que la vieille bique soit partit ailleurs pour lui rétorquer. S’approchant pour la dominer de sa hauteur et se pencher sur elle coincée contre la table et se pencha sur elle. Lui souriant tout en répondant, beaucoup trop prêt que ce que la décence permettait, presque à son oreille dans un souffle.

- Je réserve ces mots à mes proches uniquement, les autres peuvent courir pour obtenir ce genre d’attentions, je prends en général ce qu’il me faut, et le reste, je ne m’en préoccupe pas.

Et à cet instant c’était bien autre chose qu’il avait en tête de prendre que des papiers, sa main se glissant sur la joue si douce de son ami, le regard indéchiffrable, les pas dans le couloir le rappelant à la raison. Il se recula, rendant son espace vital à la jeune femme et en gentleman lui avança le siège qu’elle s’y installe alors que le registre semblait prendre toute la place dans les bras de la harpie. Il recula en attendant les documents qu’elle posa et repartit à lenteur de mollusque dans le couloir, sans explications. Avait-elle oublié des papiers ? Ou bien les avait-elle oublié tellement dans son monde que leurs présences n’avait plus prise dans sa réalité ? Il croisa les bras et s’adossa au mur en soupirant, attendre n’avait jamais été son fort, et les paperasseries encore moins. Le seul point positif était la jeune femme et sa présence, même s’il avait peut être poussé trop loin la plaisanterie quelques secondes auparavant. Mais… Etait ce vraiment une plaisanterie ?...


avatar
Maxine Van Pelt
Espionne raclusienne
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t423-pupille-maxine-van-pelt-terminee
Nationalité : Raclusienne
Messages : 59
Date d'inscription : 04/01/2018
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~ Jeu 11 Oct 2018 - 14:18
Acculée contre le bureau, elle se retrouva coincée entre le meuble et Albéric, son corps pratiquement collé au sien. Tout en elle lui souffle de le repousser, que ce soit les règles de conduites qu’on lui a appris ou ses instincts de défense. Si quelqu’un d’autre que lui s’était aventuré à une telle proximité, elle l’aurait mis à terre sans ménagement et sans état d’âme. Pourtant, c’est bien son ami qui est face à elle, son seul ami au monde et elle savait pertinemment qu’il ne lui ferait jamais de mal. Qu’espère-t-il en s’approchant autant ? Est-ce un réflexe dominant ou souhaite-t-il faire passer un message un précis ? Elle avait découvert il y a bien des années qu’il n’avait aucun respect pour les convenances et, après des années en mer, elle n’espérait pas qu’il ait changé sur ce point.

A l’époque, elle ne notait pas les rapprochements physiques qui pouvaient se passer entre eux. Ils étaient des enfants, tout simplement et, ils ne se posaient pas ce genre de question. Ils se donnaient la main pour courir, échangeaient des attentions innocentes et il n’y avait rien de plus normal. Désormais adultes, ce genre de prévenances créaient des amalgames et une confusion immense en elle. Il y avait plus, un penchant dominant qui prenait le dessus, une sorte d’appel physique… Cette attirance nouvelle la subjuguait d’autant plus qu’elle voyait la même incertitude dans ses yeux et la jeune femme n’avait pas l’habitude d’avancer dans le noir et l’inconnu.

Poussée dans ses retranchements, il la dominait complètement. Elle sentait son odeur, son souffle sur sa peau qui lui chatouillait l’oreille, et lorsqu’il toucha sa joue pour la énième fois, elle eut envie d’enfouir son visage dans sa paume… elle eut envie de plus. Pourtant, des bruits de pas venant du couloir les ramenèrent à la raison. Elle fut soulagée qu’Albéric s’écarte afin qu’ils ne soient pas surpris dans une situation compromettante. Il aurait été plus que malvenu de se retrouver dans un cas de figure préjudiciable et ce n‘était pas que leur pupillage qui en aurait souffert mais sa réputation et son futur.

“Merci.” dit-elle doucement à la Gorgone qui s’éloignait.

Si celle-ci avait un peu plus fait attention à l’atmosphère de la pièce, elle aurait noté le changement de Maxine qui s’était agrippé au rebord de la chaise en la regardant partir. Elle s’installa ensuite sur son siège et commença par rapprocher des plumes et un encrier avant d’ouvrir le registre. Parcourir les pages en furetant les noms déjà inscris lui permit de se redonner contenance. Elle en reconnaissait certains, des personnalités et des membres de la haute qu’on lui avait demandé de connaître. Arrivée aux dernières lignes, elle s’énerva de ne pas voir le nom de son cousin. Tel qu’il était, Constantin devait encore dormir ou il s’était offert une sortie en ville sans penser à informer l’administration Ambrosienne de son arrivée officielle…

La jeune femme poussa le registre de côté pour ensuite consulter les documents qu’ils devaient remplir. Ils allaient passer un moment à tout compléter, chaque feuille rajoutant une multitude d’information. Elle soupira en s’adossant nonchalamment à la chaise et tourna la tête vers son ami. Adossé au mur, les bras croisés, il avait une posture sur la défensive. Le genre d’allure qu’on adopte pour montrer un signe de résistance… Il n’avait aucune envie de perdre son temps à gratter du papier. Cet air bougon, buté même, lui rappelait les maintes fois où il ronchonnait quand on lui demandait de faire quelque chose qu’il réprouvait. Un sourire nostalgique naquit sur ses lèvres et elle tendit une main vers lui.

“Viens...” dit-elle dans un souffle en l’invitant à la rejoindre. “Je t’ai promis de t’aider et le plus tôt on commencera, le plus tôt on pourra sortir d’ici.” conclut-elle doucement.


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Île recluse, bateau mon beau bateau où es tu ?? ~Max~
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chroniques d'Ambrosia :: L'histoire Ambrosienne :: Îles alentours-
Sauter vers:  
Il était une fois AmbrosiaNos Partenaires

Retrouver nous surDes mêmes auteurs