AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
RSS
RSS


 :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: 2nd étage

La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul]

Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t35-grand-lilith-de-choi
Nationalité : Ambrosienne
Messages : 2781
Date d'inscription : 14/01/2017
MessageSujet: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Sam 27 Jan 2018 - 15:02
Ma tante, ses filles, leurs époux, leurs enfants, mon oncle, mon frère, mon cousin … cela en fait des de Choiseul à une même table ! N’est- ce pas ?

J’aurais aimé que mon esprit soit plus léger ce matin. Mais il n’en ait rien. Il est fort probable que je n’ai dormi qu’une ou deux heures, juste ce qu’il faut pour pouvoir chercher à prendre les bonnes décisions. La tempête a été d’une rare violence, si je n’ai pas peur de grand-chose, l’idée que les serviteurs corrompus s’en soient pris à la cité me provoque des frissons. A l’aube je me suis rendue à la chapelle du Palais pour y déposer les offrandes à ma déesse et lui poser des questions. Sans réponse certes, mais je dois seulement savoir écouter les futures réponses que la vie me donnera.

Devant la table dressée et déjà installée, je n’ai guère faim. A dire vrai je pense déjà aux gens en souffrance de la ville, les premiers rapports n’ont rien de glorieux. Ameth pourrait nous fournir des denrées, je pense, mais à quel prix ? Je les entends déjà s’enthousiasmer pour tout et rien, Neymar à l’affut de tout ce que cela pourrait lui apporter ! Quant aux restes…

Non, je n’ai pas faim, je réfléchis, j’envisage, je calcule…devant la fenêtre de la salle à manger de l’étage, je peux observer la ville. Un épais manteaux blanc la couvre, déformant ses aspects métallique par sa présence et trahissant ce qu’elle est. Debout, tournant le dos à la porte, je finis par me détourner pour aller chercher un cigarillo dans l’étui d’argent posé en bout de table. Ma pensée dérive sur l’automate en face de moi. Parfois j’aurais aimé n’avoir que le souci de créer toutes sortes de créature de métal et puis, je me souviens, que au fond, j’aime ces complications quotidiennes…

Les cheveux dans un habillage haut en chignon, et le corps enfermé dans un corset bleu nuit, sur une chemise blanche et la veste redingote assortie, toute filée d’argent, je n’ai pas eu l’audace de passer une robe alors que j’ai fais impasse à cela hier soir. Au contraire, un pantalon et des bottes aux talons raisonnables, je finis par m’installer dans un siège.

J’espère que tout se déroulera agréablement, Philippe sera-t-il en retard ? Je me le demande, en tous les cas, je réfléchis à la possibilité de marier les deux derniers hommes célibataires de la famille, voir le veuf aussi. Ne nous leurrons pas,mon oncle peut-être un avantage diplomatique si besoin, tout dépendra de beaucoup. Mais Philippe et Nicolas, restent des éléments clés dont je ne peux absolument pas me passer. Toutes les femmes du côté de ma tante sont célibataires et je n’envisagerais jamais Amélia…elle causerait plus d’incident diplomatique que cela n’en résoudrait.

Je pousse un soupir…me perdant dans mes pensées, les chiens installés à mes pieds, j’aurais dû être celle qui arrive en dernier, mais je suis incapable de tenir en place. J’aurais dû repousser le petit déjeuner familial mais…pour une fois qu’ils pouvaient être là, je crois que je n’ai su me le refuser. Mon oncle aura fort à faire de me le reprocher, après que les petits ne l’aient rendus gâteux…


avatar
Nemrod L'Envers
Maître espion
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 94
Date d'inscription : 05/03/2017
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Jeu 15 Mar 2018 - 13:48
La nuit avait été compliquée… et vous n’étiez pas rentré chez vous. Pour preuve, quand vous vous rendiez à ce moment en famille vous portiez les mêmes vêtements que la veille, vois aviez des cernes sous les yeux qui semblaient vouloir toucher terre, et vous bailliez à vous en décrocher la mâchoire… sincèrement, même le Kaf de Richard Welton, pourtant foutrement corsé, n’était pas assez fort, sans doute… mais bon, vous tacheriez de faire bonne figure… la nuit…. Enfin le morceau de nuit… vous n’en aviez jamais eu que deux autres dans le reste de votre existence, la mort de votre frère, et celle du prince consort… car là ça avait été intense, vous aviez détalé comme un lapin dans tout le palais pour régler des soucis, taché de vérifier les dégâts matériels avant de faire le rapport à votre nièce, et encore, tout n’avait pas été évalué… ça allait coûter une vraie fortune pour le palais, et plus encore, il y avait le risque de disette, avec le gel occasionné sur les plantations, possiblement… vous attendiez un rapport de votre agent sur place pour connaitre l’ampleur des dégâts. Et surtout que si c’était ainsi, il fallait que vous le sachiez vite fin d’étudier les possibilités d’emprunt de nourriture aux voisins… le protectorat risquait encore de se gaver, alors peut être vaudrait-il mieux acheter le grain et les produits un peu plus cher à la ligue ? Pour ne pas trop dépendre d’eux ? Compliqué tout cela… parce qu’il fallait le faire sans vexer trop de sensibilités déjà mises à rudes épreuves...

Qu’est-ce que vous détestiez ce genre de moments…. Et s’il n’y avait que ça, il se passait d’autres choses bien plus graves… mais ce n’était le moment de les aborder… vous soupirâtes alors que nous vous appuyiez plus que jamais sur une canne, qui était bien plus décorative, habituellement. Votre tenue laissait clairement à désirer. Mais vous ne voyiez pas qui vous reprocherait de n’avoir eu le temps que de mettre un coup d’eau sur votre visage, mais la chemise était froissée, la veste aussi, et vous ne parliez même pas de l’état de votre pantalon… enfin bref !  Vous regardâtes un peu la salle encore vide… il n’y avait que Lilith. Vous vous contentâtes d’approcher en silence, boitant beaucoup plus qu’à votre tour. Vous ne la saluiez pas, et vous vous contentiez de lui lancer d’un ton bourru, en guise de salutation.

« Je suis trop vieux pour ces conneries ! »

Oui, enfin, non, pas pour le repas, hein ! Mais pour le travail… vous auriez dû prendre votre retraite, comme officiellement, mais vous ne pouviez vous y résoudre, à cause du fait que Nicolas n’était pas prêt à reprendre le flambeau. Il en était encore loin, alors vous tiendriez. Vous écartâtes un peu sèchement les deux chiens. Des sales bêtes qui vous aviez montré les dents pendant des années avant de reprendre la parole.

« Tout cela va couter cher… et pas que sur le plan financier… »

Et ça promettait encore de très nombreuses heures d’insomnies à venir. Enfin, pour vous, pas pour elle. Elle, vous feriez glisser un somnifère dans sa dernière boisson du soir. Il fallait qu’elle garde bonne figure, il fallait qu’elle montre qu’elle restait elle-même. Vous, si on ne vous voyait pas pendant trois ou quatre jours, personne, ou peu s’en fallait, ne s’inquiéterait !

« Je ne m'attendais pas à être là avant la marmaille... »
avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 157
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Lun 19 Mar 2018 - 10:24
Paul et Julie, les derniers de cinq ans, courent devant nous, suivant rapidement par Sophie. Les plus jeunes des enfants -8 et 5 ans- se chamaillent pour savoir qui seraient assis à côté de Grand-Tonton Nemrod. Christophe et Emilie sont plus réservés et surtout plus anxieux à l’idée de revoir leur cousine l’Impératrice. Ils réfléchissent aux manières de saluer, de se présenter et d’autres choses. Lorn est le seul à hausser des sourcils en se tenant parfaitement droit à mon côté, tentant d’éviter les piailleries de ses tantes.

Il faut avouer que l’entrée des enfants précèdent celles des adultes. Les plus petits poussent brusquement la porte en hurlant après mon oncle, et foncent vers lui pour lui sauter sur les genoux en le serrant fortement dans les bras. Et ils hurlent et ils rient, et ils m’agacent déjà ! Je serre les dents.

Mon humeur de chacal résonne à l’intérieur de moi par la faute de Lascelle. Il va être temps que je le chasse ou que je le congédie. MA mère m’a agacé en disant qu’il devrait nous accompagner à ce déjeuner de famille, je lui ai rétorqué, abruptement, qu’il n’était rien de plus qu’un cavalier quelconque. Ce à quoi, mon fils, soutient, a répondu. S’il souhaite aller plus loin, il devrait demander à notre oncle la permission, non ? Ma mère a pouffé en indiquant que si cela arrivait, nous aurions bien l’air bête à pinailler.

Idiote.

J’entre à la suite de mes sœurs, dans une robe carmine de bel effet. Le rouge est ma nouvelle couleur, comme l’or et je me sens plus forte de tout dans ces habillages. Les enfants plus sages saluent l’Impératrice d’une révérence et vont s’installer à table. Emilie souffle à ses frères et sœur qu’ils devraient se tenir, si discrètement, qu’elle ne l’est pas et devient écarlate alors qu’elle croise le regard de l’Impératrice.

-Lilith, quel plaisir de te voir, toujours aussi audacieuse Cousine. Les robes te vont pourtant mieux, quelle idée de te parer de masculinité. N’est-ce pas mon oncle ? Je rayonne d’un sourire, alors que je me suis avancée vers Lilith, prenant ses mains dans les miennes, comme si elle fut ma meilleur amie. C’est répugnant ! Je vais être agréable, autant que faire ce peu. Je suis femme de cours,après tout ? Non ? Mais il n’y a que toi, qui peut porter ce genre d’audace. Et les lesbiennes, mais je me retient de lui souligner !

Je m’éloigne et laisse ma mère la saluer, tout le reste, avant de saluer mon oncle et de prendre place.

-Nicolas et Philippe sont en retards ? Quelqu’un est-il allé vérifier que notre cher Philippe n’est pas mort étouffé dans son laboratoire ? Il devait être là hier soir. Et ça ne m’étonnerait pas que ce genre de chose arrive. C’est étonnant de Nicolas de ne pas être aussi en avance que vous…d’habitude, il n’est jamais loin de notre oncle. Comme l’était sa mère…

Et me voilà à commencer, oui, mais ce sont des plaisanteries, Lilith le sait, ma mère le sait, mon oncle aussi, tout le monde. Mon humeur est particulier et en famille il l’est encore plus. Je souris et me laisse aller à un rire. J’ai toujours pensé Nicolas être le fils de notre oncle, mais ce genre de rumeurs odieuses, je les ai tant fait courir plus jeune…qu’elles sont presques sans intérêt désormais.


avatar
Nicolas De Choiseul
Prince héritier / Soldat de l'armée ambrosienne
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t319-les-dignitaires-nicolas-de-choiseul-soldat-de-l-armee-ambrosienne#7164
Nationalité : Ambrosien
Messages : 516
Date d'inscription : 28/06/2017
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Lun 19 Mar 2018 - 21:52
Il n'a pas le temps ni la patience d'écouter les remontrances de son habilleur. Il n'a pas l'envie ni le désir de se retrouver en famille mais la promesse lui a été rappelé. Trop tard cependant pour qu'il émerge de la montagne de pensées qui l'étouffe depuis que le ciel s'est levé. Pourquoi la nuit ne s'était elle pas allongée ? Pourquoi le soleil doit il se lever chaque jour ? Il avançait dans les passages secrets, non pas dans le but de gagner du temps mais d'éviter les autres. Il arriva devant la porte du repas et fixa son reflet dans l'un des miroirs du couloir. Est ce qu'il avait réellement cette tête là. Il hésita un moment avant de frapper au battant et d'entrer dans la pièce. Il n'était pas dans les premiers comme à son habitude, et il savait que cela poserait des questions aux autres. Aussi il plaqua un sourire sur son visage, jouant la comédie de manière convaincante il l'espérait quand il salua sa soeur et son oncle. Il mentait, à tous. Mais était incapable de trouver de solution seul. Il avait beau avoir réfléchit toute la nuit, il savait bien que tant que Lilith n'aurait pas annoncé et fait son choix, il n'avait aucune marge de négociation. Il salua ses neveux et nièce. Ayant un mot gentil pour chacun, ne se retrouvant pas en eux, mais la gorge nouée en les voyant.

Il se tourne vers son oncle et sa sœur, eux sans doute peuvent voir à sa tête que quelque chose ne va pas, alors il prend sur lui, fait bonne figure. Il ne veut pas ternir ce moment en famille même si pour lui il manque quelqu'un maintenant autour de cette table. Il sourit à son oncle, lui serre la main sans trembler et se dirige vers sa sœur. Il sait que cela ne se fait sans doute pas en public mais il prend sa sœur dans ses bras, profitant de tourner le dos aux autres pour lui murmurer.

"Je demande audience mon Impératrice. Je sais que tu as d'autres priorités, mais c'est ... S'il te plaît..."

Il la relâche et lui serre la main légèrement avant de s'éloigner un peu, ne se mêlant pas vraiment avec les adultes, ne sachant pas si la fatigue se lisait dans son regard et son attitude. L'impasse dans laquelle il se trouvait le minait lentement et surement, il ignorait s'il saurait tenir tout un repas quand il n'avait pas faim. Mais il savait très bien qu'il inquiéterait un peu plus sa soeur et sa famille s'il n'était pas égal à lui même alors il puisa dans ses ressources pour sourire aux enfants et s’intéresser aux dernières prouesses des plus jeunes.



THEMES
&
avatar
Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t35-grand-lilith-de-choi
Nationalité : Ambrosienne
Messages : 2781
Date d'inscription : 14/01/2017
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Lun 19 Mar 2018 - 22:31
-Je sais mon oncle…je sais. Voilà donc ce que je réponds à Nemrod qui n’aime pas mes chiens et dont je vois bien le regard. Je voudrais déjà lui parler des problèmes de l’empire, que l’on recommence nos réunions, que l’on y aille, mais je tiens à réunir notre famille comme cela arrive peu souvent ! Je souris à la remarque de Nemrod qui est bien vite coupé par le brouhaha.

Je suis heureuse voir tout le monde débarquer, ma tête et celle de mon oncle sont bien moins fraîches que cella de ma tante et de mes cousines, mais je souris. J’ai beaucoup d’inquiétude pour l’Empire et la capitale, mais … tout cela est important pour moi. Le noyau familial est ce qui fait de mon rôle quelque chose d’important, ma famille, les miens, sans le savoir ils sont tous un soutient qui me fait avancer. Autant que j’aime mon rôle, certes, mais vous voyez l’idée !

Je prends les tendresses d’Amélia pour ce qu’elles sont et elle me décroche un sourire…amusée.

-Allons ne lui donnes pas du grain à moudre pour ses désapprobations ! Et ne me flatte pas alors que je sais que tu désaprouves toi aussi. Sans gêne, je la taquine, jouant dans l’échange comme des cousines. Je prends Amélia pour ce qu’elle est et je l’apprécie plus qu’elle ne m’apprécie. Je le sais parfaitement.

Avec tendresse je vais serrer ma tante dans mes bras puis mes cousines, les enfants, le monde qui arrive et me laisse aller à des paroles tendres. J’entends la fin des propos d’Amélia et je hausse un sourcil. Elle se permet des traits d’humours…mieux vaut ne pas répondre et dans le brouhaha de cette pièce, mon frère arrive enfin.

Quelle tête ! Je suis surprise. Je ne pense pas qu’il se soit penché toute la nuit sur les soucis de l’Empire… aurait-il eu une demoiselle dans sa chambre ? Avec le nombre de courtisane aux aguets au palais, ce ne serait pas improbable. Je suis surprise et le dévisage un instant alors qu’il ne salut ni Amélia, ni aucune de nos cousines, encore moins notre tante. Alors, quand il vient me serrer…

-C’est au point que tu oublies de saluer notre tante Nicolas ? une remontrance. Oui. Si ta priorité ne concerne pas l’Empire, tu attendras ce soir, nous dînerons en tête à tête, je suis navrée, la capitale a trop souffert.

Je dois trouver pour reloger des hommes, des femmes, des enfants, et j’en passe. J’ignore ce qui le tracasse, mais il attendra. J’en suis chagrinée mais je lui souris et le laisse s’éloigner. Etrangement déçue de le voir se rapprocher des enfants pour…éviter les adultes. Je jette un regard à Nemrod….un simple regard mais je me force à sourire à ma tante qui est trop bienveillante pour s’offusquer. Je crois que j’étais heureuse de nous imaginer en famille, la prise de recule de Nicolas me blesse un peu, espérons que Philippe arrive et me sorte de cela.

-Asseyons-nous et déjeunons ! Nemrod et moi avons beaucoup à faire après, mais j’étais heureuse de vous avoir tous un peu ! Philippe arrivera surement en retard, on le connait tous ! Je prends place à table, laissant qui veut s’installer comme il le souhaite. Je jette un regard à mon frère, si j’ai compris qu’il y a quelque chose qui ne va pas, j’ai du mal à laisser glisser son comportement, je ne sais pas ce qui le préoccupe, mais si cela n’a pas à voir avec l’Empire et l’état de la cité, alors je ne comprendrais pas ce qui l’inquiète !

En même temps, je suis loin d’imaginer la potentielle vraie raison !


avatar
Nemrod L'Envers
Maître espion
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 94
Date d'inscription : 05/03/2017
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Mer 28 Mar 2018 - 0:05
Bon, au moins, vous vous rassuriez en vous disant que Nicolas aussi serait fatigué, parce qu’il ne resterait pas insensible à ces difficultés que devait ressentir le peuple ambrosien. Vous vous disiez qu’il avait été suffisamment fort bien éduqué sur le sujet. ?... Il y avait tellement de choses à faire, et si peu de temps… c’était dans ce genre de cas que vous vous sentiez vieux, très vieux, si vieux… vous grognâtes votre compréhension à Lilith avant que finalement la cousine fasse son entrée, précédée de tous ses lardons que vous affectionniez tant !  Vous aviez tellement de plaisir à les revoir… et plus encore !  Vous n’aviez pas eu la chance de profiter pleinement de votre premier enfant… et vous n’aviez pas pu élever la deuxième pour des raisons politiques évidentes… aussi, ces petits, vous les aviez plus plus ou moins gâté comme l’aurait fait un père ou un grand père, vous attirant parfois les foudres d’Amelia, à qui vous ne putes pas faire une bise avant que les petits n’aient eu leurs cadeaux que vous leur promettiez de leur offrir à la fin du repas…

Et Nicolas n’était toujours pas là…. Vous espériez qu’il avait une bonne excuse, vous vous attendiez à ce qu’il soit parmi les premiers à venir… enfin bref, vous ne répondiez pas aux petites provocations rituelles d’Amelia… vous aviez laissé tomber à force la moindre idée de ce qui avait pu la rendre si… si taquine, dirions-nous… vous restates silencieux avant de finalement aller vous asseoir, soupirant un peu alors qu’elle faisait remarquer l’évidence… oui, il y en avait certain dont l’absence était plus que notable… où était Nicolas ? Vous envisageâtes de faire demander à un garde de le ramener par la peau des fesses. Vous n’aviez pas dormi, et vous espériez ne pas le faire trouver au fond de son lit à rêvasser… il lui aurait fallu une bonne campagne militaire, pour le cadrer, mais bon, faut de le pouvoir, il faudrait bien qu’il se montre plus à cheval sur les horaires.

« Il faut croire que tout le monde n’a pas tes priorités, Méli. Quant à toi, ne commence pas ou je pourrais très bien te poser des questions sur l’homme qui a dormi dans tes appartements cette nuit… »

Oui, c’était le surnom d’Amelia… rien de bien farfelu, vous le saviez, mais vous aimiez bien, et c’était comme appeler Lilith Grenouille, c’était une marque d’affection. Vous n’en dites pas plus parce que, déjà, Sophie, qui avait décidé de rester sur vos genoux pour manger et à qui vous n’aviez pas sur dire non regardait vers la porte. Nicolas, enfin… vous vous levâtes pour l’accueillir, malgré les protestations de la petite. Vous connaissiez bien Nicolas, quand il parla, c’était creux. A le voir, on aurait presque cru qu’il venait de voir mourir Jérôme une deuxième fois… que se passait-il, vous soupirâtes avant de finalement la regarder ce fils de substitution.

« Nicolas, même moi j’ai fait une trêve pour ce déjeuner, alors tes soucis, fais comme tout un chacun, laisse-les à la porte. »

Déjà qu’il était parti comme un voleur lors de votre dernier petit déjeuner ensemble. Oh, poliment, certes, mais pas pour autant comme il fallait… Donc, vous attendiez à ce qu’il se montre meilleur à ce repas, comme vous faisiez en sorte de l’être, Lilith et vous. Vous vous rassîtes et reprîtes Sophie sur les genoux, alors que vous regardiez Nicolas un moment, jusqu’à ce qu’il se montre sous un meilleur jour. Enfin, pour détourner l’attention, vous reprîtes vos taquineries à destination d’Amelia.

« Bon, et sinon, cet homme… j’ai l’impression que c’est sérieux entre vous… » 


avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 157
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Mer 28 Mar 2018 - 22:17
-Je ne désapprouves pas…je me dis juste que tu veux toujours trop montrer que c’est toi qui a la couronne… Lâchais-je en riant. Ils le savent déjà tous ! Lui dis-je avec connivence, je sais parfois si bien paraître…

Mais quels visages de déterrés tout un chacun, regardez-les, les héros de la capitale. Nicolas ou Lilith et encore Nemrod, quels terribles fardeaux sur leurs épaules non ? S’ils savaient, que les élans de la tempêtes ont été mené par l’élu, et que j’ai participé. Les voir ainsi déterré me ravit, mais si je garde un sourire, certainement, c’est pour la joie de nos retrouvailles familiales non ? Ou bien seulement parce que mon teint frais et rayonnant montre tout à fait que je suis bien loin de leur trivialité de gouvernement.

Nicolas n’ignore pas les enfants, mais il m’oublie et il me donne donc la mise du jeu. J’aurais cru qu’il fasse comme hier soir, mais non, le pauvre…je constate que mon oncle et sa sœur ne lui ont encore pas fait de place dans les affaires du royaume. Il faut dire qu’ils se la partagent si bien cette place, qu’un élément nouveau doit les perturber, ce jeune homme n’est peut-être pas à la hauteur selon eux…mais quelle est la hauteur attendue par Lilith et Nemrod ? L’empire toujours l’Empire et rien d’autre…

J’ai hâte de voir un jour le petit prince étouffer sous ses géants de papier…

Etrangement, je garde un sourire amusée, dieu que je me sens narquoise.

-Vous pourriez mon oncle, encore faudrait-il que j’ai l’idée de vous répondre. Souriais-je. Comme si j’allais lui parler de cela. Mon père est mort, qu’il ne pense pas en prendre la place, je ne suis pas sa progéniture ! Et qu’il cesse ce surnom insipide. Ce n’est pas parce qu’il porte vieillesse que cela lui permet de m’infantiliser.

-Notre oncle est terriblement paternel aujourd’hui. Soufflais-je à une de mes sœurs. Avant d’être nouveau la cible de mon oncle. Vous êtes en manque de potin mon oncle ? pris-je le parti de rire, c’est une conversation stérile et je m’amuserais volontiers à ne pas répondre. En plus, je suis certaine, que ça n’intéresse personne ! N’est-ce pas Nicolas ?

Je souris, que ma mère ne tente point de faire une réflexion ou elle aurait droit au pire regard du monde.


avatar
Nicolas De Choiseul
Prince héritier / Soldat de l'armée ambrosienne
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t319-les-dignitaires-nicolas-de-choiseul-soldat-de-l-armee-ambrosienne#7164
Nationalité : Ambrosien
Messages : 516
Date d'inscription : 28/06/2017
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Jeu 29 Mar 2018 - 17:08
Ce n'est pas que cela ne concerne pas l'Empire, son sommeil oui, sa tranquillité d'esprit aussi. Cependant, les remontrances de sa sœur et de son oncle, il les supporte les encaisse comme il sait le faire. Délaisse alors les plus jeunes pour saluer sa tante, ses cousines et ceux qu'il n'a pas fait dans les règles. Un baise main aux femmes, une poignée de main. Il le sait, paraître c'est essentiel. Mais ils n'ont pas eu sa nuit ou plutôt son absence de nuit. Il regarde les enfants, sait bien pourtant qu'il ne doit en rien s'attendre mais les voir lui rappelle. Il ferme les yeux se compose un visage, remet comme son oncle le désire ses pensées en second plan. Il se ment à lui-même, il s'ingénie à faire comme s'il n'était là que pour la joie de voir sa famille. Est-ce seulement le cas, hier lui semble à la fois si loin et si irréaliste qu'il n'ose même imaginer les états des autres. Il s'incline face à l'Impératrice et son soutien avant de prendre la parole d'une voix plus ferme. Si les cernes ne s'atténuent pas pour autant, il enfouie profondément sa demande. Plus tard, peut être... Il s'ouvrirait à ces dirigeants.

« Je vous présente mes excuses pour mon retard, la nuit à été mouvementée pour chacun je n'en doute pas mais ne m'excuse en rien. »

Il se tourne ensuite vers sa cousine et lui sourit. Amélia a beau n'être que des piques par moment il a l'impression qu'une souffrance reste cachée tout cela. Il pencha la tête sur le côté et fait mine de réfléchir à la question qu'elle lui pose.

« Ma chère cousine détrompez vous, savoir qui aura la faveur de vos grâces pourrait me sauver moi même de certains sujets, alors je me joins à notre oncle, qui est donc le mystérieux qui se glisse dans votre intimité ? Sait il vous faire sourire au moins ? »

Il n'est pas vraiment trop taquin mais son oncle à raison sur un point, parler d'autre chose l'éloigne de ses ennuis actuels. Il s'installe à la table sur une place qui ne semblait intéresser personne et sourit aux plus jeunes avant de se tourner vers les autres personnes de l'assemblée.

« De plus je suis certain que notre tante serait ravie d'avoie également des renseignements sur ce mystérieux visiteur. Est il resté longtemps ? »

Il se prend au jeu, détourne ses pensées, parait plus enjoué qu'il ne l'est, ferme lentement ses soucis et son visage semble réellement s'amuser des questions pour sa cousine. Il s'attend au retour de bâton, n'a t elle pas toujours eu la langue bien pendue ? Pourtant il ne lui en veux pas, après tout, il ne peut envier sa position quand la sienne propre lui semble si peu enviable.

« Allons chère cousine ne nous laissez pas dans l'attente d'une réponse, je suis sûr que cela ne peut qu'être intéressant. »

Il espère que ses efforts présents suffiront, il ne peut faire mieux, les traits pourtant détendus par habitudes. Ses yeux observent par moments Lilith, il ne peut lui en vouloir de remettre au soir l'audience, déjà ce soir ce sera bien s'il parvient à mettre des mots sur la catastrophe en devenir. Il sourit à sa soeur et aux autres, mettant plus de chaleur qu'il ne l'avait fait en entrant.



THEMES
&
avatar
Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t35-grand-lilith-de-choi
Nationalité : Ambrosienne
Messages : 2781
Date d'inscription : 14/01/2017
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Ven 20 Avr 2018 - 16:35

Je garde un sourire sur les lèvres, observant ma famille. Je dois avouer que mon cœur s’étreint avec plaisir de leur présence, l’absence de Philippe me fait prendre conscience que j’aurais pu être comme lui, mais au fond, je sais qu’aujourd’hui, je ne saurais me passer de mon rôle, peut-être m’y suis-je habituée ? En tous les cas, j’observe les miens avec un cœur posé, je voudrais parfois être plus souvent avec eux, mais je ne le peux. Parfois, je repense à l’enfant qui aurait pu s’ajouter à cette table et une bouffée de tristesse me gagne la gorge, que j’éteins dans un sourire.

Je sais que mon père aimait à observer de même manière sa famille et je me sens comme une matriarche. Je suis peut-être un peu jeune pour ce rôle, mais au fond, il me sied tout à fait. De la branche principale régnante, il ne reste que Nicolas et moi, je me sens soucieuse. J’aimerais parfois aborder le sujet avec mon frère, et je pense en profiter maintenant qu’il est ici, je voudrais…je ne sais pas, envisager de pouvoir parler avec lui du possible s’il m’arrivait malheur. Je sais que l’idée ne lui va pas, que son refus du pouvoir vient en partis aussi de l’idée qui y est lié : s’il venait à avoir le pouvoir, c’est parce que cela signifierait qu’un malheur s’est abattu sur moi…mais j’aurais tellement besoin de lui plus à ma proximité…

Mes pensées se dispersent alors que j’attrape un des plus jeunes enfants près de moi et l’installe sur mes genoux. Il est rare que je sois si démonstrative, mais je crois qu’avec les plus jeunes, ce n’est pas un problème. Oui, je ris un peu et me moque des hommes qui ont décidé de taquiner Amélia sur le sujet de son cavalier de hier soir.

-La comtesse Amélia de Lascelle. Finis-je par dire en souriant. Je trouve que cela sonne étrangement bien, non ? Ma tante pouffe, et je souris d’une exquise façon, amusée, alors que mes cousines se retiennent. Ma tante a choisi un roturier pour mari, pas n’importe lequel, on parle d’amour, mais il y avait aussi un peu d’argent là-dedans, et mon père m’a toujours dit, que cela permettait un apport financier annexe en cas de besoin, à défaut d’avoir pu épouser un Brisendan, je suppose qu’il y a beaucoup de vérité en celle-ci.

-C’est dommage que nous ne l’ayons pas à table, cela aurait été réellement officiel, tu n’as pas pris le risque Amélia !

Elle va nous en vouloir que de ces assauts faciles, mais si l’on ne peut plus se taquiner en famille, alors mince !


avatar
Nemrod L'Envers
Maître espion
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 94
Date d'inscription : 05/03/2017
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul] Mar 1 Mai 2018 - 18:19
Vous n’étiez pas dupe, la situation était tendue, c’était évident, et ce, même s’ils essayaient de faire en sorte que cela se passe bien. Vous étiez un bien trop bon observateur pour ue vous ne puissiez pas vous rendre compte de tout cela. Oh, certes, parler d’Amélia était la chose la plus sensée à faire. Cette enfant était du genre un peu malcommode, mais il fallait reconnaître qu’elle avait de qui tenir. Quand Vous vous souveniez de votre père… vous vous disiez qu’elle était peut être celle qui lui ressemblait le plus.  d’où votre affection particulière pour elle. Dommage qu’elle ne s’en soit jamais rendue compte… sa mère avait du le lui dire, mais ça… c’était autre chose… je lui faisais un petit sourire avec un rien d’amusement et en même temps de tristesse. Plus jeune, elle n’était pas aussi…. Comme ça… son mariage avait beaucoup participé à l’aigrir, il fallait reconnaître. Chose étrange, ses enfants, aussi. Et l’idée qu’elle refasse sa vie, même en essayant d’étouffer le sujet… vous reprîtes Lilith quand elle donna son point de vu sur la chose…

« Non, Grenouille, tu te foires… vu son caractère de cochon, c’est lui qui va devoir changer de nom... »

Vous rites à votre petite pique d’humour avant de reprendre un peu de sérieux, laissant un instant planer la chose… puis vous vous décidiez à relancer sur autre chose, oh, pas trop de changements de sujet, bien sur, mais plutôt pour asticoter Nicolas. Il avait besoin de se détendre, a priori et donc il était nécessaire de le mettre au cœur du sujet. Vous lui fîtes un sourire avant de prendre la parole sur un ton qui laissait bel et bien entendre que vous plaisantiez – même si vous ne plaisantiez pas tant que cal dans le fond. IL était temps pour lui, et ce, depuis quelques saisons déjà.

« Il y avait pléthore de jeunes femmes d’excellentes lignées qui pourraient être des partis de choix, ne les as-tu pas vu te faire de l’œil, Nicolas ? Alors, qu’en penses-tu… as-tu vu un parti intéressant ? Il commence à être temps… regarde, tu n’as même pas encore commencé à chercher que déjà ta cousine a trouvé deux fois un gendre pour ta tante... »

Oui, chambrer Amelia est beaucoup trop tentant pour vous en priver… vous lui sourîtes avant de finalement reprendre sur ce même ton léger.

« Une de mes oreilles traîne bien et elle a entendu qu’une demande officielle d’union serait en cours d’élaboration par une riche faille raclusienne… l’offre promet d’être très intéressante… peut être s’agira-t-il de cette charmante demoiselle, présente au bal, une grande beauté, aux cheveux paille… je n’arrive pas à retrouver son nom… elle a essayé de danser plusieurs fois avec toi mais tu l’as esquivé comme une anguille… tu es peut être le seul célibataire qui n’ait pas cherché à danser avec elle…. »

Oui, vous enfonciez le clou, et alors ?

« Ah non, je confonds, elle, c’est la fille aînée du Duc Lornel. Très bon parti aussi… l’un des meilleurs que l’on puisse trouver, et cette délicate enfant est une demoiselle charmante à ce que j’ai entendu... »


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: La famille, il n'y a que cela de vrai, non? [les de Choiseul]
Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chroniques d'Ambrosia :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: 2nd étage-
Sauter vers:  
Il était une fois AmbrosiaNos Partenaires

Retrouver nous sur