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 :: L'histoire Ambrosienne :: 1er niveau de la Cité :: Quartier des arts :: Passaretti Luthier

Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine

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MessageSujet: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Lun 5 Fév 2018 - 23:57
Une journée de plus à travailler, le temps semblait s'être apaisé quelque peu après la tempête qui avait secoué la capitale. Heureusement qu'il logeait au dessus de la boutique, celle ci c'était trouvée quelque peu malmenée comme pas mal d'autres. Une autre chance qu'il ait refusé les invitations à sortir. Festival... tsss... Qui donc perdait son temps à ce genre de futilités ? Le luthier regarda l'échafaudage de la devanture. un arbre avait transpercé la vitre, brisant tout sur son passage. un coup de chance phénoménal que le violon ne soit qu'une coquille de présentation, Ed n'aurait pas apprécié qu'une oeuvre termine en copeaux de bois. Copeaux qu'il s'occupait à tailler dans la boutique d'ailleurs à grand renfort de coups de haches. Le soir même il avait colmaté les ouvertures avec des draps et tout ce qui lui était passé sous la main mais au matin les dégâts étaient en fait moins importants qu'il l'aurait penser. Restait que ces profiteurs d'ouvrier lui avait demander une fortune pour retirer le tronc, alors pour économiser il l'avait tranché lui même et les avait juste laissé évacuer le bois à l'extérieur.

Celui à l'intérieur il était en train de le débiter, lentement et surement, cela lui coûtait moins cher et surtout il avait pleinement maintenant de quoi réparer les outils brisés dans la catastrophe. Il avait d'ailleurs bien contre sa volonté laissé de côté les commandes et instruments en révision pour s'acharner sur le morceau de bois qui prenait une grande partie du magasin. La vitre n'était pas encore remplacée et même si la pancarte ouverte était bien posée en évidence sur la porte, la devanture était totalement bouchée par les planches de bois qu'il avait posé en hâte pour empêcher neige et intempéries d'envahir son lieu de travail. Les instruments d'ailleurs avaient tous été délocalisés de la boutique à l'étage, il ne voulait prendre aucuns risques avec l'humidité de la neige et de l'air. Il triait les morceaux de bois qu'il arrachait au morceau de tronc, suivant la longueur et la résistance, totalement absorbé dans sa tâche.

Sa soeur était passée plus tôt dans la journée et avait laissé un plat chaud pour le déjeuner qui trônait toujours sur l'établi encombré. Manger il le ferait plus tard, quand il aurait résolu tous les soucis qui avaient envahis sa vie avec cette catastrophe naturelle. Il n'était pas à plaindre, il n'avait eu pas de mort dans sa famille déjà réduite, la tempête n'avait pas perturbé la troisième grossesse de sa parente. D'ailleurs, le moral de son beau frère l'épatait, la supporter dans ses sautes d'humeur était au delà de sa compréhension de frère. Il portait un morceau particulièrement imposant dans l'arrière boutique quand la sonnait de la porte d'entrée retentit. Il posa dans un bruit mat ce qu'il portait étouffant une exclamation de surprise en sentant un écharpe pénétrer sa peau et fila vers la boutique pour saluer la personne qui venait d'entrer dans le magasin.


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Mélusine Duval
Ministre de l'éducation et des pupilles
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MessageSujet: Re: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Sam 10 Fév 2018 - 16:51
La capitale reprenait peu à peu ses habitudes après la violente tempête. Il y avait eu beaucoup de dégâts matériels et les petites mains ambrosiennes s'affairaient aux réparations diverses dans la cité. Par chance la maison Duval et le Ministère de l'Education n'avaient pas été trop touché, seulement quelques tuiles et arbres arrachés.

Mélusine ne travaillait pas au Ministère aujourd'hui, elle était chez elle et avait soudainement décidé de faire un peu de rangement. Debout, observant la chambre de son fils, elle était pensive. Cela faisait des années depuis sa mort qu'elle n'avait pas touché à quoique ce soit dans sa chambre. Tout était en ordre, sa domestique y passant toujours un coup de chiffon sans rien déranger. La pièce était comme figé dans le temps, chaque objet et chaque meuble était resté à sa place, immobile, comme attendant désespérément qu'Esteban revienne pour leur redonner vie. La Ministre poussa un soupir. Elle avait toujours du mal à entrer dans cette pièce, les souvenirs douloureux d'un temps passé étaient toujours présents dans son esprit.

Un carton à ses pieds, elle vidait soigneusement l'armoire de son fils. Son odeur était encore imprégné dans ses chemises, et Mélusine rassemblait tout son courage pour ne pas défaillir, les larmes ruisselant sur ses joues. Les vêtements d'Esteban allaient avoir une seconde vie, elle les apporterait à ceux qui en ont besoin, ses petits protégés des Orphelinats. Elle leur apporterait aussi des jouets et des livres.

Après avoir fermé encore un carton, elle releva la tête et fixa un étui posé dans un coin de la pièce. Elle s'approcha, le prit et décida de l'ouvrir sur le lit. L'étui lui révéla sans mal ce qu'il contenait : la guitare de son fils. Avec un pincement au cœur, elle posa la main sur le précieux objet, en caressant le bois du bout des doigts. Elle se souvenait d'Esteban, de sa joie lorsque ses parents lui avaient offert cet instrument lors d'un de ses anniversaires, de la rigueur à laquelle il s'était entraîné chaque jour à composer des rythmes harmonieux jusqu'à ce qu'il sût enfin maîtriser les notes et chanter en même temps. Il tenait beaucoup à sa guitare.

C'était un instrument de belle facture, mais il était abîmé par le temps et les manipulations de son fils. Une corde était cassée, les autres piquetées de rouille, et le bois avait quelques bosses et quelques égratignures sur l'éclisse. Mélusine ne se faisait pas à l'idée de se séparer de cette guitare. Elle n'était pourtant pas musicienne, mais peut être pouvait-elle la garder encore un peu ? Jusqu'à ce qu'elle se décide à l'offrir un jour. De toute façon, il fallait la réparer, elle prendrait une décision plus tard.

C'est ainsi que dans l'après-midi, la Ministre de l'Education descendit du fiacre qui l'avait conduite devant la boutique d'un luthier. On le lui avait recommandé particulièrement cet homme pour son savoir faire et son travail méticuleux avec les instruments. L'étui à la main, chaudement habillé de son manteau noir doublé de fourrure et de gants, les cheveux relevés par un chignon moins strict que d'habitude tombant en une cascade de boucles noires sur ses épaules, Mélusine observait la devanture. La tempête ne l'avait pas épargné, et un échafaudage était en place, pourtant la boutique n'était pas fermée d'après la pancarte. Mélusine hésita un instant avant de pousser la porte. Le luthier était peut être occupé à réparer les dégâts. Elle entra malgré cette pensée en faisant sonner la clochette de la porte.

A l'intérieur une odeur de bois lui vint aux narines, elle observa la pièce, qui semblait vide d'instruments, avant de se retourner sur la fenêtre brisée. Un homme apparu soudain pour l'accueillir.

- Bonjour Monsieur, euh... je tombe peut être mal apparemment. Elle pointa du doigt la vitrine. Je peux repasser un autre jour si vous le souhaitez.

Sans doute l'homme avait omis la pancarte « ouvert », il devait avoir du travail avec la catastrophe. Peut être avait-il eu de la casse même dans sa boutique vu que Mélusine ne voyait rien sur les étagères. Elle serra la poignée de l'étui dans sa main gantée, prête à repartir si elle le dérangeait.


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MessageSujet: Re: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Mar 27 Fév 2018 - 21:48
Si Edgard s'étonna de voir une ministre dans sa boutique il n'en montra rien, quand elle supposa qu'il était débordé il ne pouvait pas vraiment aller dans un autre sens. Les lieux étaient en effet dévastés par la tempête et même s'il avait fait un minimum de ménage il restait encore beaucoup tr travail. S'il n'avait pas son mental de battant sans doute qu'il aurait fermé la boutique. Cependant, ces lieux, c'était tout ce qu'il restait de sa famille, et il n'allait pas abandonner son héritage. Il s'avança vers la jeune femme et tendit les mains vers l'étui qu'elle tenait contre elle avec un sourire professionnel.

Bonjour Madame la ministre,non vous ne tombez pas mal, cet arbre lui est mal tombé.


Il essaya de relativiser et de faire rire son interlocutrice, il gardait les mains tendues vers l'instrument en gardant son sourire.

Ne vous en faites pas, je suis tout à fait disposé à vous donner un diagnostique quant à votre instrument, qu'est ce ?

Il espérait qu'elle concéderait qu'il était disponible et parfaitement au fait de pouvoir apporter une réparation digne de ce nom à son instrument. Il avait bien remarqué son regard sur les étagères vides et soupira avant de désigner l'arrière boutique.

Pardonnez le dénuement des lieux, au vu de l'invasion du bois non prévue ils sont remisés à l'arrière boutique pour éviter qu'ils ne soient endommagé par le vent et le froid.

Il était sincère, il souffrait toujours dans la main mais refusait de regarder de suite privilégiant comme toujours le travail. Il se hâta de sortir un drap de velours et le disposa sur la table attendant qu'elle se défasse si elle le désirait de l'étuis. Il tenta de faire la conversation et de s'enquérir des préoccupations possibles.

Et vous mêmes, avez vous eu des dégâts à votre domicile ou au ministère ?


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Mélusine Duval
Ministre de l'éducation et des pupilles
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MessageSujet: Re: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Ven 23 Mar 2018 - 16:04
Cela faisait un peu plus de deux ans qu'elle était devenue Ministre de l'Education et des Pupilles, et elle avait toujours du mal à ce qu'un inconnu la reconnaisse immédiatement. Elle qui autrefois était une petite orpheline qui courait pieds nus sur les pavés de la capitale était aujourd'hui devenue une grande dame de notoriété publique. Que de chemin parcouru !

Mélusine fit un sourire en tapotant l'étui de sa main libre.

- C'est une guitare.

Elle lui tendit l'objet précieux, en observant son interlocuteur. C'était un jeune homme au regard doux et au sourire accueillant. Elle ne put aussi s'empêcher de jeter un coup d'oeil à son outil de travail, ses mains, qu'elle espérait voir calleuses, crevassées par les outils et le bois. L'état de ses mains pouvaient démontrer le dur labeur d'un artisan.

Elle s'approcha de la table tout en écoutant l'explication du luthier.

- Je comprends, vous avez bien fait. La tempête a causé tellement de dégâts dans la ville. Néanmoins, j'aurais été curieuse de voir vos instruments, mais peut être en aurais-je l'occasion un autre jour.

La Ministre ôta délicatement ses gants qu'elle fourra dans ses poches puis ouvrit l'étui qui céda en émettant un cliquetis.

- Nous avons eu beaucoup de chance, il n'y a eu que quelques tuiles arrachées et quelques branches cassées, rien de préoccupant, aucun blessé. Ce qui malheureusement n'a pas été le cas pour tout le monde.

Mélusine caressa le bois de la guitare avec un air nostalgique.

- Voyez, elle est un peu abîmée et les cordes sont à remplacer, vous pensez pouvoir faire quelque chose pour le bois ? Je ne vous cache pas que je tiens beaucoup à cet instrument qui a pour moi une valeur sentimentale.

Elle baissa les yeux qui se voilèrent soudainement de tristesse, en fixant la guitare. La douleur était toujours là, en elle, et elle ne pouvait dissimuler cette émotion à chaque fois qu'elle repensait à son fils. Bien que la majeure partie du temps la Ministre avait un visage impassible, son talon d'Achille restait cette famille disparue et une vie bouleversée. Elle se reprit aussitôt et fixa le visage de son interlocuteur en attendant le diagnostic.


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MessageSujet: Re: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Sam 24 Mar 2018 - 23:18
Il était heureux de ne pas avoir à ouvrir les portes vers l'atelier, d'une part parce qu'il était en désordre, d'autre part parce que l'humidité avait pour le moment préservé la pièce et qu'il était primordial que cela continue. Il laissa la ministre lui annoncer le type d'instrument et pensa immédiatement au stock nécessaire de cordes à approvisionner. Il laissa la jeune femme sortir la guitare et quelque part il se demanda si les pertes étaient celles qui donnaient cet air si triste à la femme politique. Il prit entre ses mains la guitare et l'ausculta avec attention avant de la reposer avec milles précautions dans son étui.

Pour les cordes, cela ne posera aucuns soucis. Cela peut être fait dans la semaine. Il se tut et fixa la guitare avant de la reprendre en main et vérifier les pièces de bois à remplacer. Pour la restauration, si cela doit être fait en urgence, je dois malheureusement refuser votre demande. Rien que retrouver le bois pour refaire les pièces et morceaux pour que cela reste dans le respect de l'instrument demandera au moins un mois.

Il continuait de fixer la guitare, il ne voulait pas prendre la commande sans informer la propriétaire du délai. D'ordinaire cela ne lui prenait pas tant de temps, mais dans les circonstances actuelles, ce serait déjà un miracle s'il recevait une réponse de ses contacts. Si tant est qu'ils soient encore en activité. Il soupira et posa une main sur l'instrument. On pouvait voir qu'il était réticent à perdre une commande, mais l’honnêteté était l'une de ses plus importante qualité.

Par contre, si cela ne presse pas, je pourrais tout à fait m'en occuper, mais le délai risque d'être long, comme vous l'avez dit tout le monde panse ses plaies en ce moment.  Son regard passa sur sa devanture dévastée et une lueur de tristesse passa dans ses yeux. C'était son grand père qui avait peint les lettres sur la vitre aujourd’hui disparue. Ce n'était que quelques traces sur du verre pourtant... Pourtant il ne pourrait jamais les retrouver. Il se détourna et sortit son carnet au cas où elle décidait de lui confier le travail. Il traça d'une écriture soignée les chiffres correspondant au bois, à la remise en état de l'instrument, le coût de la recherche. Il pensait à la marge de ses fournisseurs, puis ajouta les heures de main d’œuvres d'assemblage avant de tendre le papier à la jeune femme.

Pour voir les instruments, c'est possible, cependant je dois vous avertir du désordre. Et pour la commande, voici un devis approximatif, je n'aurais le final que lorsque  j'aurais trouvé les essences et définie combien de pièces endommagées sont à remplacer sur votre instrument.  

Il espérait que cela lui conviendrait, certes ses mains contrairement aux anciennement gantées de sa cliente étaient caleuses, et en partit couvertes de cloques. A rogner le bois et le travailler, il affichait des membres travailleur et faisait en général tout pour ne pas mettre mal à l'aise la clientèle bien souvent fortunée. Il attendit la réponse ou le refus de la cliente face au temps demandé pour la réalisation des travaux.


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Mélusine Duval
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MessageSujet: Re: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Ven 30 Mar 2018 - 16:27
Mélusine n'était pas vraiment pressée pour la restauration de la guitare. Plus personne n'en jouait à présent. Cependant, elle pensait beaucoup à la petite orpheline qu'elle avait pris sous son aile, Annie, une fillette si douce et joyeuse qu'il avait fait craquer le cœur de la Ministre dès la première fois. Mélusine s'était décidée à engager une procédure d'adoption pour la jeune orpheline. Elle y avait mûrement réfléchi, ce demandant si à son âge cela était judicieux de se retrouver à nouveau maman. Non pas que la gamine remplacerait son fils dans son cœur, mais elle avait un grand besoin d'aimer à nouveau. Quelque part, si la guitare pouvait plaire à Annie, la Ministre était prête à lui en faire cadeau.

- Prenez le temps qu'il vous faudra Monsieur, je ne suis pas pressée, je souhaite juste que vous en preniez soin et que vous puissiez lui redonner une seconde vie.

Une seconde vie. Oui, c'était ce que Mélusine avait décidé d'avoir. Elle se sentait terriblement seule depuis la perte de ses proches, et cette petite fille méritait tellement d'avoir un foyer et d'être heureuse. Si on lui accordait le droit de l'adopter, l'existence de la Ministre allait en être totalement bouleversé, mais dans le bon sens cette fois.

Mélusine observa le devis que lui tendait le luthier, certes le prix était onéreux, mais elle ne doutait pas qu'il allait respecter le choix du meilleur bois pour l'instrument. Et elle était prête à y mettre le prix qu'il fallait.

- Si cela ne vous ennuie pas, j'aimerais vraiment beaucoup voir votre travail. Je ne ferais pas attention au désordre n'ayez crainte. Quant au devis, cela me convient.

La Ministre voulait être sûre des compétences du jeune homme avant de lui laisser la guitare. Elle voulait observer son travail de près, et constater par elle-même que le luthier méritait sa réputation. Et qui sait, peut être aurait-elle un coup de cœur, peut être que si elle devenait mère, Annie voudrait jouer plutôt d'un autre instrument, cela valait le coup d’œil.


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MessageSujet: Re: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Dim 15 Avr 2018 - 15:08
Il soupira de soulagement, apparemment le temps ne pressait pas et cela l'arrangeait d'en avoir un peu. Avec ce temps néfaste beaucoup de ses commandes devraient attendre les approvisionnements qui seraient différés. Il hocha la tête et s'inclina, il recouvrit la guitare et l'étuis d'une capeline de velours avant de guider la ministre vers l'arrière boutique. La porte ne grinça pas quand il l'ouvrit, il alimenta l'éclairage de la pièce avant de pousser du pied les morceaux de bois qu'il avait coupé le matin même. Une fois la jeune femme dans la pièce il repoussa le battant pour contenir la fraîcheur ailleurs. Là dans l'espace de travail de nombreuses chutes de bois patientaient, d'autres entamées laissaient apparaître le début de son travail. D'autre encore suspendu à des fils séchaient, œuvres finies ou restaurations terminées. Un seul objet n'était pas dans le même état que les autres, dans une vitrine simple, il reposait sur un coussin de velours. Le violon, car il s'agissait bien entendu de cet instrument, semblait patienter de retrouver sa vitrine une fois que celle-ci serait refaite.

Le regard du luthier s'attarda une seconde sur son rescapé. Il s'en était fallu de peu, Heureusement que l'arbre n'avait démolit que la vitrine, rompant alors les liens invisibles qui suspendait dans les airs l'objet qui était retombé sur son coussin. Il ne s'en serait pas remis si jamais il avait été détruit. C'était le dernier violon créé par son aïeul, et à lui seul il valait sans doute plus que la boutique en elle même. Il alluma l'établi encombré d'instrument qui reposaient tous soit dans leurs étuis, soit dans sur des supports de toutes sortes. Il avait passé une nuit horrible à sauver tous les instruments, certains avaient été endommagés par les branches, d'autres avaient souffert de la neige qui avait profité de l'éventration de la boutique pour s’introduire dans les lieux. Dans un coin s'entassaient toutes sortes de fragments de bois sous des toiles de tissu, coincé entre divers câbles ou morceaux de cuivre qui eux semblaient avoir vécu. Le jeune homme tenta de sortir un tabouret pour la ministre, dépoussiérant au maximum avant de lui tendre si elle désirait s'asseoir. Lui même remit le tablier qu'il avait retiré pour accueillir la cliente et resta attentif si jamais la sonnette résonnait de nouveau.

Avec précautions il sortit de sous la toile un violon au corps seul, il le posa sur l'établi non loin de la ministre avant de sortir les autres partie qui termineraient l'instrument. Il n'était pas peu fier de celui là, il jouait avec un matériau qu'il n'avait encore jamais essayé et était curieux du résultat que cela donnerait. En effet, l'objet semblait transparent, fait de verre. Il n'avait pas hésité, après tout ce n'était qu'un prototype et si elle désirait voir son travail, celui là restait dans ses derniers outre ses restaurations. Et même s'il n'était pas satisfait des liserés d'or qu'il avait gravé, le violon restait une oeuvre en lui même. (Image de l'instrument)

Voici l'un de mes derniers nés, même si je doute qu'on puisse en jouer un jour, il sera plus à même d'être exposé dans la vitrine pour remplacer celui de mon grand père. C'est celui là bas, sous la vitrine.

Il dirigea son regard sur celle-ci avant de descendre du soutien aérien un autre violon, de bois cette fois-ci. Il était pourtant relativement étrange comparé au premier destiné à l'exposition, un support pour l'archer semblait être placé en travers sous les cordes. Il sortit un socle et plaça le violon dessus avant d'aller chercher un archer et le positionna sur l'instrument. (Image ici)

Plus classique j'ai juste imaginé un endroit pour l'archer supplémentaire, on cherche toujours à le placer et c'est dans ces cas là qu'il s'égare ou s'abîme. Voila sinon dans le bazar et bien ce sont plus les restaurations qu'on 'ma demandé, dont certaine auront besoin de mois entier à présent. Il ne voulait pas être défaitiste, après tout il s'était toujours relevé mais cette fois, si les commandes abondaient le temps lui allait lui manquer à moins qu'il ne rogne sur le peu d'heure de repos qu'il s'accordait...



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Mélusine Duval
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MessageSujet: Re: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Lun 23 Avr 2018 - 16:19
Mélusine suivi le luthier jusqu'à la porte de son atelier, absolument ravie que celui-ci accepte de lui montrer ses instruments. En entrant dans la pièce, elle observa les étagères, en faisant fi du désordre et des bouts de bois accumulés un peu partout. Cependant sans regarder où elle marchait, sa chaussure trébucha sur quelque chose au sol et elle se rattrapa rapidement au bras du jeune homme. Ce contact lui provoqua immédiatement un frisson qui lui parcouru le corps, tandis qu'elle le lâcha, un peu confuse et honteuse de ne pas avoir fait attention où elle mettait les pieds.

- Oh, excusez-moi... Une maladresse...

La Ministre accepta le tabouret qu'on lui proposait surtout pour éviter de trébucher encore avec ses talons sur quelque chose. Elle contempla alors l'atelier et les divers instruments qui étaient exposés hors de leur étui, puis observa le jeune homme lui présenter un violon merveilleux. Il avait cependant l'air très fragile, comme fait dans du verre, et même si la Ministre avait très envie de le toucher, elle n'en fit rien, de peur de l'abîmer ou d'y laisser des traces de doigts.

- Je n'ai jamais vu un instrument comme celui là, il est magnifique.

Le deuxième violon qu'il lui présenta ne faisait que confirmer que ce luthier méritait bien la réputation qu'on lui vouait. L'instrument était finement travaillé, et c'était un bel objet rien que pour les yeux. La Ministre regrettait de ne pas être musicienne, car elle aurait vraiment aimé posséder un objet aussi splendide, pouvoir en jouer et sortir des sons mélodieux.

- Vous êtes un véritable artiste, Monsieur. Je ne voudrais pas abuser de votre temps, mais... Est-ce que vous pouvez me jouer un air de violon, s'il vous plaît ? Je suis prête à payer le temps que vous me consacrez en plus, si vous le désirez.

Mélusine ne souhaitait pas embarrasser le luthier, mais elle eut envie d'entendre le son de ce chef d’œuvre. Peut être que la jeune Annie préférera jouer d'un instrument comme celui-ci ?


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MessageSujet: Re: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Dim 12 Aoû 2018 - 11:28
Il s'en voulut que l’encombrement des lieux ait presque amené un accident surtout pour la ministre pourtant le contact chaud sur son bras ne fut pas désagréable au contraire. Le parfum de la jeune femme s'attardait autour de lui alors qu'elle s'excusait et reculait trop tôt ? Trop vite ? Il n'arrivait pas trop à déterminer cela alors qu'il lui présentait ses derniers nés. Fier comme si c'était vraiment ses enfants, il ne pouvait s'empêcher de croire et d'espérer qu'ils trouveraient tous un jour une famille. Même s'il est vrai qu'il passait trop de temps aux restaurations. Pourtant, quel que soit on travail il s'acharnait à redonner l'âme initiale aux instruments, et ravir leurs propriétaire maintenait la réputation de la boutique intacte. Il était à la fois fier de ses créations et quelque peu triste de voir que certains attendaient le retour de leur propriétaire qui ne venait pas malgré les relances envoyée. Il entendit la demande de la ministre, mais, même si en effet le temps était filant dernièrement il pouvait tout à fait accorder le temps à chaque client. Il se rattraperait sur le travail à faire cette nuit. Il se leva et alla chercher l'un des violons qui attendait son propriétaire. S'il n'était pas dans un orchestre, il savait jouer parfaitement de ses créations. Celui-ci lui avait pris du temps, violon âgé que l'on voulait réutiliser après une décennie, il avait pourtant signaler à ses propriétaires qu'il était tout à fait restaurer, accompagné de la note. C'est sans doute elle qui avec les derniers dégâts retardait le départ decette oeuvre.

Je peux vous faire une démonstration, point n'est besoin de payer en plus Madame. Je vais vous présenter celui-ci  qui a été restauré et attend son propriétaire, vous pourrez vous rendre compte de la qualité que j'apporte à chaque instrument que je rends.

Il plaça l'instrument à sa place sous son menton et commença à jouer. C'était un air qui portait l'espoir, le renouveau, l'avancement. Bien que son métier soit à la fois dans la création et la restauration, il voyait dans chaque pièce qu'il travaillait une nouvelle vie qui commençait pour les instruments. S'il n'était pas musicien professionnel, il était artiste, jusque dans sa façon de jouer et son âme elle même tourmentée pouvait s'entendre dans les cordes qui vibraient. Ce n'était rien qu'un air de musique, mais il pouvait réchauffer le corps et les âmes, il se rendit compte qu'il se laissait emporter par ce qu'l jouait et termina le morceau dans un souffle retenu. Il reposa l'instrument dans son étuis, et revint vers la ministre en espérant que le bref morceau l'aura satisfaite, profitant d'avoir reposé l'instrument sous la lumière pour examiner l'écharde. Elle n'était pas si grosse mais enfoncée profondément, sans doute qu'il lui faudrait un outils pour l'extraire. Son regard s'éloigna de la jeune femme en se tenant la main et parcourut les étagères et repéra ce qu'il lui faudrait. Enfin plus tard il ne pouvait pas vraiment le faire devant la jeune femme. Se charcuter soi même reste relativement peu glorieux.  

Je puis vous assurer que la guitare aura ce même type de restauration une fois terminée, est ce que je la ferais livrer au ministère ?

Il replia le doigt blessé dans sa paume, il n'aurait pas du jouer ce qui avait sans doute enfoncé plus avant le morceau de bois dans sa chair. Mais il restait professionnel avant tout même si la jeune femme était il doit de le reconnaître plus que ravissante. Un bref émoi qu'il réprima rapidement, se rappelant ses propres déboires sentimentaux et préférant ne pas imaginer d'autres choses. Il sortit le carnet de commande, tria les feuillets pour voir la date éloignée certes mais qu'il espérait conviendrait à la jeune femme et attendit ses informations pour la livraison de l'instrument une fois réparé.


Dernière édition par Edgar Passaretti le Sam 22 Sep 2018 - 12:52, édité 1 fois


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MessageSujet: Re: Bisogna lasciar far il mestiere a chi sa ( Laissons faire le métier à qui le sait) PV Melusine Dim 16 Sep 2018 - 14:12
Le jeune homme accepta de jouer pour le plus grand plaisir de la Ministre. Lorsque les premières notes se firent entendre, elle ferma un instant les yeux en écoutant une musique si nostalgique qu'elle se laissa presque emporter dans un tourbillon de souvenirs. Bien qu'elle n'était pas musicienne à son grand regret, elle savait parfaitement apprécier la musique. D'ailleurs lors de soirées mondaines où elle se trouvait bien souvent dans un coin sans se mêler à la foule, c'est ce qu'elle faisait. Écouter la musique et les orchestres pendant que les gens racontaient leurs ragots... jusqu'à ce qu'une personne en général viennent la saluer et troubler ses songes solitaires.

Mélusine ouvrit les yeux à la fin du morceau, tapant trois fois dans ses mains pour féliciter le luthier sur le magnifique morceau qu'il interpréta. Elle remarqua cependant qu'il avait l'air de s'être fait mal même s'il cherchait à cacher ce qu'il avait dans la main.

- C'était absolument magnifique. Vous êtes un véritable artiste Monsieur, je ne doute pas un seul instant du travail que vous allez faire sur la guitare. Donnez-moi une date, je viendrais moi-même la chercher ici.

Mélusine ne souhaitait pas qu'on la livre sur son lieu de travail, c'était un objet trop personnel, et elle avait aussi un peu peur que l'on puisse abîmer l'instrument à la livraison. Elle pointa la main du jeune homme sans oser la toucher.

- Vous vous êtes fait mal ? Montrez-moi s'il vous plaît.

La Ministre aurait très bien pu prendre sa main pour l'inspecter, mais elle ne le fit pas. Elle n’arrivait pas à se faire au contact charnel avec des inconnus. Même lorsqu'on lui proposait un simple bras, cela lui était presque difficile. Pourtant elle pensait qu'avec le temps les frissons qu'elle ressentait à chaque fois allaient se dissiper, qu'elle arriverait à les maîtriser, mais pour l'instant cela ne semblait pas être le cas. Peut être que la petite orpheline qu'elle allait adopter l'aiderait à surmonter ces peurs...


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