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[CLOS]Cadeau et faveur[Pv]

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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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Nationalité : Amethien
Messages : 1329
Date d'inscription : 14/04/2016
MessageSujet: Re: [CLOS]Cadeau et faveur[Pv] Lun 19 Mar 2018 - 13:08
J’avais eu raison de me taire ; C’était normal de réagir comme je l’avais fait. Elle avait fait vacillé avant d’éteindre ma résolution… à l’Innommable les beaux principes (Puissiez-vous me pardonner, seigneur Ameth, pour un tel écart de parole), j’avais beaucoup d’affection, trop même, pour elle. Et je ne voyais pas de raison de ne pas le lui faire comprendre et tant pis pour sa conscience... maintenant elle savait. Et _ça me soulageait tout en me mortifiant aussi. Je n’aurai pas dû lui dire, je le savais, mais je n’aurai pas dû faire tant de choses, en fait, quand j’y pensais…

« L’ignorance avait donc du bon, pour le coup… »

L’ignorance, quelque chose que je ne savais pas encourager en temps habituel, et que tout scientifique comme elle ne pouvait que chercher à éliminer… pourtant, il était nécessaire, parfois, de laisser quelques zones d’ombre. Juste pour le bien d’autrui. Il y avait des choses que certains n’étaient pas prêts à entendre, à voir. Et il y avait aussi des choses que les autres n’avaient pas besoin de savoir. Tout simplement. Je lui souris et je restais silencieux un moment. Je n’avais rien à dire. Alors pourquoi parler. Je devais, et donc, devrais pouvoir, me contenter de sa présence.

Je lui souris de nouveau alors que je replongeais mon regard dans le sien. Je lui avais promis beaucoup, restait encore à voir si elle avait assez entendu ou pas… moi, je ne comptais pas me répéter. Sur quoique ce soit, ; J’estimais avoir assez dit, en fait. Alors je m’étais contenté de cette étreinte. Et j’espérai ne pas me laisser aller à beaucoup plus… ç’aurait été tellement déplacé… je lui souris et attendais, en silence, histoire de voir ce qu’elle pourrait bien avoir à dire. Mais il n’y avait rien de nécessaire à duire, et pendant un moment, je fus ravi que nous restâmes ainsi, en silence. Nous étions bien…

Avec douceur, ma main vint essuyer ses larmes, enfin, des larmichettes. Mais je ne faisais pas davantage de commentaire. Ilm n’y avait rien à dire, n’est-ce pas ? Je lui souirs alors qu’elle relevait mes paroles. Au moins l’avais-je fait rire… c’était déjà ça. Pour le reste… oui, il fallait reconnaitre que son éducation sentimentale laissait à désirer. Je ne parlais pas de chair, juste de sentiments. Grosses différences ! Elle n’avait, je l’avais constaté de visu, en étant très impliqué, aucun problème dans ce domaine ! Je lui fis un léger sourire, encore un, elle était gâté, alors que je réfléchissais.

« Oui, cela promet d’être difficile, mais nous ne pouvons jamais espérer que cela. Mais non, tu n’es pas folle, tu espères, et c’est magnifique. Qu’y a-t-il de mal, ou qu’avons-nous à perdre à essayer ? »

Je n’essayais pas de la convaincre de me choisir, parmi les prétendants, cela aurait été un peu déplacé, à mon avis, et je la savais assez intelligente pour savoir se reposer – hélas – sur sa raison plus que sur ses sentiments. Autant se fier à ce qu’elle comprenait. Car oui, pour les sentiments, elle était un peu à la ramasse, comme disaient les jeunes… donc oui, elle avait besoin de se reposer sur ce qu’elle maitrisait.

« Peut-être un peu de foi… d’intuition, aussi… mais là je ne t’apprends rien, je parie ? Sinon, je suppose qu’il te manque tout simplement le fait de ne pas avoir pris le temps de découvrir cela quand il fallait, aussi, il s’agit beaucoup de découvertes en retard… mais bon, ne t’en fais pas tu n’es pas un cas désespéré… »

Les émotions, peut-être, mais j’avais envie de m’asseoir. Aussi, je l’entrainais vers un petit canapé confortable où je m’asseyais, l’invitant, en l’entrainant par la main, à s’asseoir à mes côtés…

« Je ne sais pas si je serais en mesure de résister éternellement à toi, mais je suppose qu’il suffit de mettre fins aux rencontres au bon moment… et puis… et puis il existe un proverbe, une maxime, qu’aimait beaucoup Elrich pour ce genre de situation… est-ce que tu t’en rappelle ? »


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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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Nationalité : Ambrosienne
Messages : 2781
Date d'inscription : 14/01/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Cadeau et faveur[Pv] Lun 19 Mar 2018 - 13:41
-L’ignorance est une chose que je ne peux encourager… Murmurais-je.

Oui, ne pas savoir ou plutôt ne pas comprendre est une chose qui m’a tourmenté, une chose vorace, prenant bien trop mes pensées et affolant mes sens. Mais je pouvais me prémunir d’une autre souffrance, pour autant, je n’y concède pas le bienfait. Je préfère ma nouvelle souffrance, celle de la compréhension, celle du savoir, celle qui me souffle que je ne peux pas juste avoir le choix et le prendre. Peut-être que je serais agitée et que je jetterais à mon propre reflet des regards implorants, mais…savoir l’affection m’apporte quelque chose…que je ne saurais définir.

Une paix agitée ? Peut-être…

La présence de Everard est une chose qui me suffit, pourrais-je m’en contenter ? Je le crois. Je ne partage pas toutes ses convictions, soyons lucide, nous sommes différents, beaucoup, mais ces différences me sont possessives, en quelques sortes, il m’apparait comme un prolongement. Je crois que je n’ai jamais concilié mon cœur ainsi. J’ai aimé Hélène mais je sais parfaitement que je faisais d’elle ce que je désirais, trop facilement, l’art ou la manière d’une jeunesse d’expérience, mais à tout cela je ne nie pas pour autant mes sentiments.
J’ai aimé Elrich, mais nous avions un lien paisible. Alors que quelque chose de plus passionnel m’envahit en la présence de Everard, tout autant que je me sens seulement bien à son contact. Je n’ai pas besoin de mot, pas besoin de geste, il suffit qu’il soit là.

Et c’est troublant, parce que maintenant que je sais, je me sens comme épanouie de comprendre…

-Rien, rien à perdre. Je crois que nous pouvons au contraire découvrir quelque chose, qui laissera en nous une belle empreinte, quel que soit la forme des choses.

Quel que soit la forme oui. Je ne peux pas le choisir pour être mon époux, seulement par la force des sentiments, cela va plus loin, rien n’est compliqué, c’est une question de politique, mais au fond, peu importe. Lui ou pas, nous pourrons nous souvenir, plus tard, que nous avons connu cela et vécu cela.
N’est-ce pas mieux que le regret ?

-Ah ? Je ne suis pas un cas désespéré ? Riais-je tendrement. Oui, je me sens l’humeur tendre, complice, je n’y peux rien, comme si un poids était retiré de mes épaules. Je crois que c’est cela. Main à main, je vais prendre place dans le canapé, trouvant le confort du sofa et de sa proximité. Je n’ai guère envie de me laisser aller à des câlineries, ce n’est pas trop dans mes habitudes, mais à sa proximité, je me contente de glisser mes doigts dans les siens, posant ma tête sur son épaule.

- Heureux les amis qui s'aiment assez pour se taire ensembles.

Murmurais-je en réponse,  me souvenant parfaitement de cette maxime qu’il nous soufflait souvent, assez pour que nos silences me fassent toujours sourire. Je reste un peu muette, m’apaisant à l’odeur de sa peau, tout comme la force qu’il dégage.

Je reste contre lui ainsi, silencieuse, un petit moment, avant de laisser mon visage se pousser un peu pour le regarder. Les traits de son visage possèdent quelque chose de fort et d’imposant, l’arrête de sa mâchoire est aussi séduisante que son regard perçant et même si j’observe ce visage un instant, je reste à son flanc, nous ne sommes pas des sauvages l’un et l’autre et je sais que nous pouvons…apprendre à nous éloigner quand la chose devient trop possessive.

-Je ne sais pas ce qui se passera pour nous, mais je me sens apaisée. J’ai conscience de nos troubles futurs et de nos difficultés à venir, mais…je sais que tu es là comme jamais personne ne le sera.

Non personne, puisqu’il n’est ni mon oncle ou mon frère, il est là comme l’homme d’une vie, avec ou sans enlacement fougueux et passionnel, sans physiquement remplis de nus. Nous avons quelque chose, il ne faut pas le nier et maintenant que j’en ai la certitude, alors…

-Comment se fait-il que ton oncle t’ait mis en avant pour être prétendant, ils ne t’avaient pas jugé incapable du poste il y a quelques années ? Demandais-je par curiosité,me souvenant de nos discussions à ce propos et du fait que Elrich avait été une évidence. Remarque je préfère que ce soit toi… Imaginons un autre améthien et le malaise serait possessif. Même si tu n’es peut-être pas du même avis.

Je me suis tourné vers lui, glissant ma main à ses cheveux, une caresse proche d’une remise en place de mèche, je laisse ma main revenir à moi.


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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
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MessageSujet: Re: [CLOS]Cadeau et faveur[Pv] Lun 19 Mar 2018 - 13:54
Se contenter d’un grain quand on a déjà engrangé la moisson… voilà quelque chose qui pouvait sans doute me convaincre, moi, Everard Zullheimer, reconnu comme quelqu’un qui privilégiait une vie simple au sein même du palais… et pourtant, pour être honnête, je savais que pour une fois, je ne voulais pas m’en contenter. Toute la différence entre volonté, pouvoir et devoir. Je devais me contenter de sa proximité limitée, et je ne savais pas si je pourrais m’y restreindre, m’en contenter. Nous n’aurions jamais dû. Voilà qui était la seule et véritable chose à retenir. Nous avions fauté, et aujourd’hui nous assumions des conséquences que nous n’aurions su prévoir. Mais voilà qui n’était pas sans me faire dire mentalement que mieux valait ce que nous avions partagé qu’il ne se soit rien passé… je lui fis un sourire un peu forcé, alors que je me contentais donc de sa proximité ; savourant juste la tendresse de l’instant. Vais-je le choix ? Pas vraiment.

« C’est ça… »

Oui, elle ne s’était pas trompé en citant le proverbe de mon frère… mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle l’ait oublié. Elrich… avais-tu organisé cela à notre insu ? Trop bon pour ne pas savoir que nous nous entendrions… il en aurait été capable… mais il ne l’aurait pas fait, sachant que cela n’aurait pas été une bonne idée. Mais je ne pouvais pas ne pas me demander… je soupirais et j’attendais un peu alors qu’elle posait la situation à venir, qui ne me plaisait pas, mais qui était plus pesante que de tout perdre… être là comme jamais personne ne le serait… je me demandais si je ne m’avançais pas à ce sujet…. Car si mon oncle me renvoyait au monastère, je ne refuserai certainement pas… donc être là comme jamais… voilà qui était compliqué… et il y avait tant de questions complexes en lien avec tout ça… je soupirais un peu avant de finalement la regarder dans les yeux, comme attendant quelque chose de sa part… qu’elle me dise clairement qu’elle rendait la pareille, peut-être ? Je ne savais pas trop… je soupirais un peu et je silencieux, attendant de voir si quelque chose sortirait de ses lèvres en ce sens…

Mais tout ce qui vint fut de la politique, aussi, doucement, je l’écartais légèrement de moi. De la politique Amethienne, il n’était pas question de discuter. Tabou. Comme sa propre politique. Surtout que la situation était complexe entre les deux nations… donc je ne préférais pas en parler et je ne lui répondais d’ailleurs pas avant de finalement la voir changer de sujet, à mon grand soulagement.

« Je ne préfère rien du tout. La situation ne me plait pas entièrement, c’est tout. Que ce soit moi ou pas. Les choix de mon oncle sont avisés. Alors je ne doute pas qu’il ait fait le bon choix. »

Je ne disais rien de plus, la laissant me caresser les cheveux alors que, doucement, ma main venait se glisser entre deux monts de chair, pour sentir sous ma paume le doux battement de son cœur que je connaissais par cœur. Légèrement plus rapide que le mien, toujours. Le stress, c’était une forme d’évidence. Puis, doucement, je me contentais de lu baiser délicatement la joue, pour lui susurrer un secret.

« Si ça avait été un autre Amethien, je lui aurai lancé tous les protecteurs de la foi aux trousses. »

Un fait, ni jubilatoire, ni attristé. Je l’aurai fait, sans mentir, mais je l’aurai fait quand même, pour la simple et bonne raison que je ne supportais ni n’imaginais quelqu’un d’autre avec elle, et encore moins un Amethien.

« Je pense que je vais y aller…. Ce sera plus prudent… »

Ou j’allais céder… réduits à de courts moments ainsi…. Ce n’était clairement pas l’idéal…


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Cadeau et faveur[Pv] Lun 19 Mar 2018 - 15:29
Je sais que je pourrais me contenter d’une proximité sans indécence, je le sais, car je ne pourrais pas me contenter du rien, s’il n’était pas là, alors…je devrais me dire que je pourrais continuer mon existence, c’est le cas, soyons réaliste, mais pas sans ressentir un manque cruel. Voilà tout et devant cette évidence, je plie le cœur comme la raison. C’est une fantaisie étrange qui vient agiter ma vie mouvementée, mais…mais hélas, je la chérie étrangement.

Face à lui, légèrement tremblante et le cœur battant plus vite à son contact, il m’arrache un sourire et même un petit rire, me faisant baisser le visage. Je ne devrais probablement pas adorer cette idée n’est-ce pas ? Je ne devrais pas dire que je me sens…non je ne vais pas le dire, je déteste –et j’adore le comble- cette sensation qu’il provoque ! Par les Dieux, je suis ridicule.

Il s’apprête à partir, d’ailleurs et je l’en empêche, retenant un instant Everard par le poignet, je le regarde, laissant un sourire sur mon visage si doux et si tendre que je ne me suis jamais vu avec, un comble non ?

-Dans les livres que je ne lis presque jamais, ou les histoires de Grands Monarques, l’amante offre quelque chose de très intime à l’amoureux, ce qui les perds tôt ou tard, laissant une preuve qui fera tout basculé. Soufflais-je. Promesse de tas de chose, et j’en passe. Déglutis-je.

Je me sens idiote, à marcher sur les œufs dans mes paroles, mais convaincues qu’elles doivent venir à mes lèvres, je continue. Je devrais le laisser partir, tout simplement, je devrais même le pousser moi-même vers la porte mais non, encore un peu !

-Du coup, je ne pense pas te donner quoi que ce soit de matériel. Mais…laisses-moi te faire la même promesse que tu m’as faite en retour. Je ne risque pas de quitter le palais, c’est vrai, mais je serais toujours là, pour nos silences…

Je le regarde, même si j’ai essayé un peu d’humour en parlant de palais, je réalise que ce n’est pas cela. Et s’il devait repartir au monastère ? Pourrions-nous seulement échanger des courriers cordiaux dont nous serions les seuls connaisseurs des sous-entendus ? Quelles idées ! Pourquoi elles me viennent si bêtement !

-Pour toi…

Les yeux sur ses traits, mon visage trop près, il me faut quelques instants pour me retenir, encore quelques autres pour baisser la tête, et inspirer en lâchant son poignet, à contre cœur. Je m’éloigne un peu, me détournant, histoire d’arrêter de le voir, j’ai encore l’odeur de sa peau autours de moi et ça me colle un terrible frisson…mieux vaut qu’il parte…s’il tarde, je ne promets rien.

Qu’Aernia me pardonne, je n’ai peut-être pas si honte de mes nouvelles faiblesses, elles me paraissent des forces nouvelles dont j’ignorais tout et qui me donnent envie de vivre avec un appétit nouveau et démesuré.


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