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[CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas]

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MessageSujet: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Lun 26 Fév 2018 - 23:29
Le bal... Une catastrophe oui que cette soirée... J'avais dû évoluer au milieu des requins, écouter les rumeurs inintéressantes des courtisans, regarder le défilé des prétendants, le tout en souffrant d'être enserrée dans cette horrible robe à corsage... Heureusement que Valerian avait été là pour me soutenir. Sans ça je n'aurai sans doute pas tenu tout ce temps. Enfin, jusqu'à la tempête et le fait que ce ministre aux airs antipathiques et froids nous enferme comme des lapins... Grand bien en avait prit à mon tuteur de braver les dames et d'être venu me chercher dans mon trou de souris pour me ramener. Enfin, c'est ce que je pensais...

Au lieu de cela, me voilà dans une grande chambre aux allures princières. Certes cela avait du cachet et le lit avait le mérite d'être confortable à souhait. Mais ce n'était pas chez nous... Il avait prit soin de me porter pour nous conduire chez l'une de ses maîtresses, la Dame de Sauvignac, une Grande qui résidait au palais. Il craignait pour mon état avec toute cette neige au dehors. Je ne pouvais décemment pas lui en vouloir. Mais j'aurai aisément préféré rentrer dans ma petite chambre dans son appartement, loin de ce grand palais que je ne supportais pas... Tout ce faste, tout ce luxe... Cela ne me correspondait guère. Je ne m'y sentais franchement pas à l'aise. Définitivement pas... La dame avait été des plus courtoises néanmoins. Elle avait accepté sans trop discuter, me proposant une de ses chambres pour me mettre à l'aise, me donnant même un linge pour la nuit. En même temps, peu de femmes restent de marbre devant le jeu de mon tuteur. Il a l'art et la manière de s'y prendre avec elles.

Aussi, je regardais quelque peu le plafond de cette chambre. Il y avait aussi des dorures au plafond... Je soupirai aussitôt en le remarquant. Valerian était parti partager sa nuit avec sa dame et je me retrouvai seule dans cette grande pièce. Ce m'était pas un mal après tout, je pouvais faire plus ou moins le point sur tout ce qui s'était passé depuis mon arrivée en Ambrosia, les gens que j'y avais rencontré, les intrigues dans lesquelles je m'étais fourrée malgré moi. Si peu de temps et déjà tellement de noeuds... Plus j'y pensais et moins je savais ce que j'allais faire. Garder cet enfant avait été une évidence pour moi dès le départ. Mais maintenant, on me demandait de le laisser aux mains d'autres si je voulais poursuivre mon rêve. Et je ne pouvais décemment pas faire de lui le pion de mon oncle, comme je me doutais le devenir moi-même depuis que j'avais prit ce bateau...

Je me demandais bien ce qu'il avait répondu à ma lettre. Il avait surement froncé les sourcils, furieux que ses plans soient ainsi modifiés. Et tout cela par la faute de sa nièce. Il a sans doute été voir ma mère pour qu'ils en discutent longuement. Ou plutôt, qu'il lui expose son point de vue et qu'elle se contente d'opiner du chef. J'espérai qu'elle ne se soit pas trop fait houspiller par ma faute... C'était en ces moments-là qu'elle me manquait terriblement. J'aurais aimé lui confier mes peurs et mes doutes. Et elle aurait surement été de bons conseils.

Je soupirai une nouvelle fois et me levai finalement du lit, parée d'une chemise de nuit longue à manches tellement plus luxueuse que toutes celles que j'avais pu porter jusque là. Il ne faisait pas si froid à l'intérieur. Les cheminées étaient plutôt bien alimentée et si jamais, je pouvais ajouter quelques buches pour flamber un peu. Et dire que la plupart appelait une femme de chambre pour faire ça... Je levais les yeux au ciel en pensant au fait qu'ils n'étaient même pas capables de mettre une buche dans une cheminée par eux-même. Je me dirigeai vers la fenêtre et contemplai l'épais manteau blanc qui recouvrait la quasi totalité de la ville. La neige s'était stoppée, plus aucun flocons ne tombaient. Était-ce réellement une manifestation de l’Innommable ce soir-là ? Ou bien une simple tempête, certes plus ravageuse que ne pouvaient l'être ses prédécesseurs ? Ne connaissant nullement la neige avant de mettre un pied ici, je n'avais pas spécialement la réponse à tout cela.

Je me contentai de regarder par la fenêtre, lovée dans un fauteuil posé non loin, gardant une proximité avec les flammes dansantes de l'âtre. Mes pensées divaguèrent vers Nicolas... M'avait-il vu ce soir ? Avait-il remarqué la robe que j'avais revêtu uniquement pour lui ? Je l'espérai... Même si je savais bien que mes rêves pouvaient simplement et purement dépasser ce qu'il serait possible vu nos positions mutuelles...

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Nicolas De Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Jeu 1 Mar 2018 - 21:42
La nuit était bien avancée, s'assurer qu'une fois que la tempête fut domptée par les prières chacun trouve un hébergement cette nuit. Certes ce n'était pas son travail, mais il avait assuré Lilith de pouvoir s'en charger. Non pas qu'il n'en ait pas quelques intérêt, savoir où leur cousine par alliance logerait restait quelque chose de naturel pour être certain qu'elle trouvait une chambre à sa convenance. Il se persuadait lui même des biens fondés de sa tâche, trouvant pour chacun une place, calmant ceux qui désiraient rentrer chez eux, aidant la garde à apaiser et diriger chaque personne vers un logement de sa condition. C'était long, fastidieux, et surtout ... Surtout stressant en fait, il avait bien aperçu l'évacuation de la jeune femme mais ... Est ce qu'il avait vraiment le droit de s'inquiéter pour elle ? Quand chacun eut trouvé le sommeil, quand le silence pénétra les couloirs comme les âmes, il se trouvait seul devant sa chambre.

Il ne savait plus vraiment où était sa place, il entrevoyait bien le futur que sa famille espérait qu'il prenne, il savait ce qu'on attendait de lui. Pourtant, il hésitait aujourd'hui, face à cette porte décorée il prit une décision. Il devait au moins clarifier quelque chose, il devait simplement s'assurer qu'elle se portait bien, ce n'était rien que de très normal de s'inquiéter pour des membres même par alliance. Et le fait qu'elle ait été dans les premiers évacué n'avait rien à voir dans le fait qu'il faisait route vers son refuge de la soirée ... Il n'était pas homme à écouter les ragots, mais le fait qu'elle se trouve dans la chambre d'une des maîtresse de son tuteur l'inquiétait. Il allait bien entendu s'assurer uniquement qu'elle était remise et s'enquérir si elle avait besoin d'un .... Il s'arrêta dans ses pas et se fondit dans le noir du passage, quelqu'un venait dans sa direction et... Il n'avait pas besoin qu'on lui demande ce qu'il faisait là .. Alors il se planqua et regarda le prieur continuer son chemin sans l'avoir vu. Il retint sa respiration et laissa l'ombre s'éloigner dans les couloirs secrets du palais avant de prendre sa route en sens inverse. Restait que ... Bon au moins il aurait un peu de marge si le trouble fête n'était pas dans le coin.

Il patienta un bon moment pour être sur qu'il ne faisait pas route arrière puis continua son chemin aussi silencieux qu'il le pouvait. Il arriva devant la porte de la suite de la Grande, s'immobilisant sur la conduite à adopter. Il ne voulait pas que sa présence soit connue aussi restait le bon vieux chemin d'évacuation de toutes les suites. Il s'assura qu'il n'y avait pas de gardes dans le coin avant de pousser le panneau coulissant vers le salon de la suite. Il s'immobilisa une fois à l'intérieur, sachant parfaitement que sa présence n'était pas légitime mais au vu des sons qui s'échappaient de la chambre principale il commença ses investigations d'un autre côté de l'appartement. Il tenta sa chance en ouvrant un battant au hasard et tomba sur la salle de bain. Il soupira et passa une main nerveuse dans ses cheveux, il ne devrait pas être là ... Il le savait et marcha vers ce qu'il pensait être la sortie. il ferait quérir au matin un messager pour s'assurer qu'elle se porte bien... C'était le mieux. il poussa la porte et tomba sur la jeune fille qui occupait une grande partie de ses pensées. Elle semblait elle plongée dans les siennes... Il referma silencieusement derrière lui le battant et s'avança dans la pièce peu sûr de lui quant à la démarche à adopter.

Il ne voulait pas qu'elle sursaute aussi il tenta d'attirer son attention en râclant bas sa gorge. Voyant qu'elle était bien trop plongé dans ses réflexions il s'approcha et doucement se mit dans la ligne de vue de la jeune fille. S'agenouillant en face d'elle, il posa un doigt sur ses lèvres (à lui), priant qu'elle comprenne le silence nécessaire et tendit la main pour prendre une des siennes. La tenue n'était pas adaptée à une entrevue, mais il s'en moquait, dans son regard brillait la crainte qu'elle souffre d'un mal qu'il ne pouvait apaiser. Ses iris brillaient de promesses impossibles et de questions imposables il murmura en s'inclinant sur la main d'albâtre déposa un baise main protocolaire avant de relever le visage vers elle.

Es tu malade Pia ? La question fut la première qu'il osa poser, elle pouvait sentir le tremblement qu'il maîtrisait à peine dans leurs mains toujours jointes. Il voulait tant poser d'autres questions, s'assurer d'autres choses, mais les mots restaient scellés, impossible à prononcer.




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MessageSujet: Re: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Sam 3 Mar 2018 - 2:08
J'étais totalement absorbée par le manteau blanc qui recouvrait l'extérieur et j'entendais seulement les flammes qui crépitaient dans l'âtre. Quelques bruits annexes résonnaient ça et là mais le palais était immense, il était normal qu'il y ait tout un tas de sons non ? Mais lorsque je le vis lui, mes yeux s'arrondirent. Je restai un moment interdite. Était-ce possible que ce soit vraiment Nicolas là en face de moi ? Je restai muette, non pas parce qu'il me le demandait mais parce que je ne savais pas quoi dire. Et cela, même si mille questions hantaient mon esprit.

Je le laissais prendre ma main et souffler un baiser dessus. A sa question, je restai immobile, ne sachant quoi faire. Je fermai les yeux, me disant que c'était un rêve et que j'allais me réveiller. Mais quand je les rouvris, il était toujours là. Je me penchai et avançai prudemment mes doigts pour caresser sa joue. Je ne pouvais pas croire qu'il était vraiment en face de moi. Quand je rencontrai enfin sa peau, je souris et passais mes bras autour de son cou. Je l'avais vu de plus ou moins près sans pouvoir le faire vraiment. Nous étions seuls à présent et je me fichais que quiconque entre dans cette pièce. Nous vacillâmes cependant alors qu'il n'était pas stable sur ses genoux. Aussi, je me rassis correctement sur le fauteuil, sans pour autant quitter sa main. Sans que je puisse l'arrêter, une larme coula sur ma joue. Du bonheur ou de la tristesse ? Pour le moment, je n'en savais trop rien. Mais le sourire qui n'avait pas quitté mon visage me poussait à croire que j'étais heureuse. Heureuse qu'il soit enfin là près de moi, heureuse d'avoir la possibilité de tout lui dire autant pour ma fuite du bateau que pour ce qui grandissait en moi.

J'essuyai ma joue avec ma main libre et décidai de le rassurer un peu alors qu'il attendait surement ma réponse.

"Ne t'en fais pas" dis-je alors. "C'est... temporaire."

Je ne pouvais décemment pas lui annoncer la nouvelle de but en blanc. Je ne savais pas vraiment comment il prendrait la chose. De plus, égoïstement, je voulais profiter un peu de lui tant qu'il était là. J'avais tellement attendu de le voir, tellement espéré... Je voulais qu'il reste près de moi. Plus rien ne comptait à présent à part lui.

"Tu sais bien que les mondanités ne sont pas mon fort" ajoutai-je en souriant. "Et puis... cette histoire de tempête de neige... J'avoue avoir eu vraiment peur..."

Je me levais et le rejoignis au sol, sur le tapis, devant le feu. J'attendais qu'il prenne une position plus adéquate et me lovais contre lui. Je ne pouvais concevoir qu'il soit venu jusque là alors qu'il n'avait aucun sentiments pour moi. S'il voulait vraiment que je m'éloigne, il n'avait qu'à me repousser. Cela me ferait mal je devais l'avouer mais au moins je serais fixée sur la suite. Je frottais légèrement ma tête contre lui.

"Il faudra que tu dises à votre Ministre d'être moins austère" lui fis-je alors. "Il fait vraiment froid dans le dos" ajoutai-je en frissonnant.

J'aurai voulu lui dire tellement de choses mais je ne savais pas par où commencer. Malgré tout, je n'étais pas anxieuse. Ses bras étaient toujours un cocon dans lequel je me sentais bien. Toutes mes pensées, toutes mes peurs s'envolaient lorsque j'étais contre lui. Je me fichais bien de ce que mon cousin ou mon oncle diraient s'ils apprenaient cette entrevue. Je me sentais forte près de Nicolas. Je pouvais tout affronter. Oserais-je lui dire à quel point j'avais tant besoin de lui dans ma vie ? Peut-être devrais-je me taire et le laisser suivre son chemin princier ? Mais si je faisais ça, je m'en voudrais surement toute ma vie. Ce soir était la chance unique de jouer cartes sur table et de lui confier tout ce que j'avais sur le coeur.

"Je suis heureuse que tu sois là..." me contentai-je de dire pour le moment.


Dernière édition par Olympiane de Thiam le Ven 9 Mar 2018 - 21:45, édité 1 fois
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Nicolas De Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Jeu 8 Mar 2018 - 22:51
Elle ne bougeait pas, semblait absente et pourtant, il pouvait sentir la main dans la sienne, la douceur de cette peau qu’il avait caressé. Il ne bougea pas quand elle s’anima, levant les doigts pour les poser sur sa joue. Il ferma les yeux un instant, sentir l’hésitation dans le frôlement, il ignorait ce qu’il faisait là, il ignorait s’il saurait seulement partir maintenant qu’il se trouvait près d’elle. Il rouvrit les yeux pour voir le sourire de la jeune fille qui dégagea alors sa main pour venir l’enlacer au cou. Il n’eut pas le temps de refermer les bras sur elle, sentant son équilibre lui manquer quand le poids de la jeune femme se reporta sur lui. Non pas qu’elle soit lourde, mais il était accroupit près d’elle, et ce n’était pas une position à soutenir deux êtres. Elle se réinstalla dans le fauteuil et il conserva les doigts graciles prisonniers des siens, son pouce faisant de vague caresses rassurantes. Il était fou, si jamais on le surprenait ici … Mais il s’en moquait à cet instant, il était là, et c’était ce qui importait dans la seconde après tout. Il la regarda essuyer la larme unique qui roulait le long de sa joue, son sourire à lui vacillant de voir sa peine. Il hocha la tête sous le début d’explications, sachant parfaitement qu’elle lui avait déjà confié ses peurs quant aux mondanités. Mais sans ces bals il n’aurait même pas le loisir de la voir, et il l’avait enduré, juste pour pouvoir l’admirer de loin. Il hocha de nouveau la tête, il est vrai que l’arrivée impromptue du ministre en avait effrayé plus d’un.

Quand elle se leva pour se placer près de lui, il n’osa pas rompre le silence qui s’installait. Ses bras se placèrent naturellement autour d’elle, l’aidant à trouver une position confortable alors que le regard princier se perdait dans les braises de la cheminée. Il sentit le frisson de la jeune fille quand elle qualifia le malheureux ministre de réfrigérant, cela fit rire le prince dans le cou de la demoiselle. Il la serra juste plus doucement contre lui. Il volait, et en toute impunité, il en était conscient qu’il volait et n’en avait aucune honte. Quand elle avoua qu’elle était heureuse du moment il comprima son palpitant dans sa poitrine, traduisant cela par un resserrement de ses bras contre elle. Que les Dieux lui viennent en aide, il ignorait encore ce qu’il cherchait en venant ici… Et il se sentait de plus en plus perdu… Elle n’avait pas été claire en fuyant le bateau, il n’avait même pas pu lui expliquer ou donner rendez-vous… Même s’il se doutait que quelque chose avait dû lui faire peur, et sans doute quelque chose qu’il avait fait ou dit. Il soupira dans ses cheveux, fixant les flammes sans les voir vraiment, se confier, même avec elle ce n’était pas facile, c’était toujours quelque chose qu’il avait du mal à faire...

« Je …. Je ne devrais pas être là pourtant. Mais… Je me suis inquiétée, tu semblais tellement mal tout à l’heure… Tu es certaine que ce n’est que temporaire ? Si tu n’étais pas bien tu aurais dû refuser l’invitation… Bien que je sois heureux de voir que tu te sens mieux maintenant. »

Il fixait toujours les flammes, tant de non-dit flottaient autour d’eux, au moins on n’entendait plus les bruits de l’autre chambre… Il se perdit dans ses pensées, face à cette cheminée il se trouva à imaginer s’il n’était pas héritier, si elle n’était pas cousine de Prieur, que pourrait donner leur histoire. Si tant est qu’il put y avoir une histoire entre eux, lui-même ne pouvait rien promettre, bien que Lilith n’ait rien dit, il savait ce qu’elle, leur oncle et sans doute toute la cour attendait de lui. Sa tête tomba sur l’épaule de la jeune femme, il ne pouvait décemment pas lui confier ses problèmes. Ce n’est pas qu’il ne pouvait pas lui dire par timidité, ce n’était pas le rôle d’un homme de se reposer sur une femme. Il caressa la main dans la sienne et poussa un soupir, pas vraiment sur lui-même si c’était de contentement ou de désespoir. Il essaya de partir sur un sujet un peu moins tendancieux et reprit la parole.

« Est ce que tout se passe bien avec ton tuteur ? Ce n’est pas lui qui te rend malade j’espère ? »

S’il n’avait entendu que les rumeurs, il espérait surtout que les goûts en matière de femme de cet homme aux nombreuses couches ne s’étendaient pas à ses pupilles. Il ne pouvait contenir les quelques notes de jalousie dans sa voix, cependant il n’avait aucun droit de l’être. Il soupira de nouveau et fixa de nouveau les flammes du foyer. Est-ce que c’était tellement irréaliste de sa part d’imaginer un futur avec pour seule préoccupation d’entretenir le feu et une femme ? Il ne pouvait rien lui dire de ce qui l’agitait, ce ne serait sans doute que des rêves impossibles, du moins… Peut-être que si sa sœur officialisait sa décision avec un de ses nombreux prétendants, alors à ce moment-là … Mais qui sait quand l’Empire prendrait le temps d’informer les autres pays de son choix… Il ne pouvait pas la priver de ses années de pupillat, lui-même en avait beaucoup de très bons souvenirs.

« Je suis désolé. » Pourquoi s’excusait il au juste, d’être prince ? D’être incapable de faire le pas qui pourrait officialiser quelque chose ? « Je n’ai même pas eu le temps de t’aider alors que je te l’avais promis sur le bateau... » Non ce n’est pas ce qu’il voulait dire exactement et il le savait très bien mais n’arrivait pas à l’exprimer. « Tu penses te plaire ici ? » Tentative désespéré pour savoir ce qu’elle imaginait.. Après tout elle avait été très claire, elle voulait combattre pour sa foi… Et pour cela elle repartirait… Mais s’ils n’avaient que trois ans…. Avec des si on enfermerait des baleines dans une cité….




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MessageSujet: Re: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Ven 9 Mar 2018 - 22:55
Je sentis ses bras se resserrer autour de moi et cela me fit sourire. Je sentais qu'au final, il avait vraiment envie d'être avec moi. Je ne savais comment il avait fait pour parvenir jusqu'à moi mais je m'en fichais un peu au final. J'aurai voulu que cette nuit ne finisse jamais. Sa voix parut hésitante, ce qui n'était pas forcément dans sa nature. Tout du moins avec moi. Il avait l'air véritablement inquiet pour ma santé et cela me mit mal à l'aise. Je voulais lui dire tout tout de suite mais mes mots se figèrent et aucun son ne sortit. Je me contentai juste de lui imprimer un baiser sur la main alors qu'il gardait la mienne captive,  histoire de le rassurer au mieux.

"Ça va ne t'en fais pas" lui dis-je tout bas d'une voix douce.

Puis un léger silence s'installa entre nous. Nous fixions tous les deux le feu, l'un contre l'autre. J'aurai payé tout l'or du monde pour savoir à quoi il pensait en cet instant. Je le sentais légèrement absent alors qu'il caressait ma main presque par automatisme. Puis ces soupirs... Qu'est-ce qu'ils voulaient dire ? Je me sentis légèrement nerveuse tout à coup alors qu'une pensée traversa mon esprit. Et s'il voulait me dire ne plus vouloir me voir au final ? Mon coeur s'emballa alors et je serrai légèrement sa main. Sa remarque me tira cependant de mes rêveries et je revins sur Terre.

"Je.. euh... non voyons" lui dis-je un peu surprise. "Je t'ai dis que ce n'était rien. Cesse de t'inquiéter pour ça. Valerian prend bien soin de moi."

Alors qu'il détournait le regard, je pris soudain conscience de l’ambiguïté de ma réponse. Je voulus rétorquer ou m'expliquer mais un soupir s'échappa de ses lèvres. Suivi de près par le mien... Comment en était-on arrivé là ? Alors qu'il y avait à peine un mois nos corps se perdaient dans les délices de nuits à deux et que nous conversions sans peine... Est-ce qu'il aurait mal prit le fait que je sois partie sans rien lui dire ? Mais alors, pourquoi avait-il réagit de la sorte lors de mon entrevue avec Lilith ? Je ne savais plus quoi penser de tout ça...

Une nouvelle fois, je fus surprise par sa phrase. Il s'excusait ? Pourquoi au juste ? Je ne comprenais pas vraiment et le laissais continuer de s'exprimer. Il passait un peu du coq à l'âne et semblait perdu. Je fronçais les sourcils pour essayer de tout mettre dans l'ordre mais il n'y en avait visiblement pas. Quelque chose clochait. Mais quoi ? Seul lui pouvait le savoir. Je me contentai de le regarder et de lui adresser un léger sourire. Puis je caressais sa joue tendrement.

"Calme toi" dis-je alors. "Tu n'as pas à t'excuser tu sais. La lettre que tu m'as écrit m'a beaucoup servi. Grâce à toi j'ai pu obtenir un délai dans mon audition à l'Opéra à causes de mes maux. Et je t'en remercie. C'est moi qui devrais m'excuser. Je ne pouvais pas le faire devant ta soeur. Je... Je ne sais pas ce dont elle est au courant, tu comprends ? Et puis, je ne pensais pas le moment très approprié. Mais ce soir l'est lui."

Je continuai de caresser sa joue alors que mes yeux rencontrèrent le bleu des siens. Des images revinrent en mémoire, des souvenirs pas si lointains. Et je finis par faire ce dont j'avais envie depuis que je l'avais revu. Je passai mes bras autour de son cou et l'embrassai. Ce fut moins tendre que ce que je pensais, j'y mettais tout ce manque et tout mon amour. Je le fis durer, plus que de raison. Mais Dieu que ses lèvres m'avaient manqué. Ma main caressa ses belles boucles brunes alors que je me perdais dans la passion. Au bout de plusieurs minutes, je finis par le relâcher, me détachant lentement de lui, à contre coeur je devais bien l'avouer. Mais nous ne pouvions continuer ainsi tant qu'il ne connaissait pas la situation dans son ensemble.

"Je... désolé..." dis-je alors un brin rougissante. "C'est juste que... tes lèvres... ça me manquait..." ajoutait-je en souriant légèrement.

Je m'éclaircis finalement la gorge, ne sachant pas vraiment comment m'y prendre pour la suite.

"Je... Il faut que je te dise quelque chose Nicolas..." commençai-je alors sans oser le regarder en face. "Je..."

Je soupirai alors, réfléchissant quelques secondes, tournant le tout dans ma tête.

"Je n'ai pas le droit de te le dire mais..."

Je n'arrivai pas à sortir les mots de ma bouche, c'était comme s'ils étaient bloqués dans ma gorge et refusaient de s'en échapper. Je plongeai mon regard dans le sien puis j'eus une idée. Je pris une grande respiration puis attrapa doucement sa main dans la mienne. Je la posais alors sur mon ventre avec précaution. J'esquissais un sourire inquiet, espérant de toutes mes forces qu'il comprenne. Mes mains tremblaient ainsi que mes jambes alors même que j'étais assise près de lui. Je sentais mon coeur bondir dans ma poitrine. Je restai comme ça, sans bouger, attendant qu'il réagisse. S'il ne se passait rien, je ne savais comment j'allais réagir. Je n'avais jamais été aussi anxieuse de toute ma vie. Le silence installé entre nous n'arrangeait pas les choses.

"Je je je... je vais le garder..." finis-je par dire d'une voix hésitante.
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Nicolas De Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Lun 12 Mar 2018 - 10:27
Si elle avait sans doute eut du mal à le suivre, lui même ne comprenait pas trop ce qu'elle disait. Qu'est ce qu'elle ne pouvait pas dire devant Lilith ? Et de quoi sa soeur devait elle être au courant ? En quoi ce soir était plus propice à une révélation ? Tant de choses qui ne tournaient pas rond alors que lui se démêlait déjà avec mal de ses sentiments envers la jeune fille et la situation. Quand il croisa son regard il savait déjà qu'il n'allait pas l'en empêcher, parce que d'une part lui même en mourait d'envie, et d'autre part la raison n'avait plus sa place ici. Là dans ses bras noué à sa nuque, ses lèvres se perdant dans celles de l'Amethienne il oubliait. Tout. Son titre, son statut, le fait que sans doute cela n'avait aucun sens ni aucun avenir. Ses mains se perdirent une fois de plus dans la cascade de ses cheveux, frôlant les reins tentateurs, retrouvant marques et repères perdu depuis le lointain souvenir du bateau. Le baiser ses poursuivait, encore, étirant le temps, volant de nouveau des instants de pêché au combien délicieux. Mais toutes les merveilleuses choses de ce monde disparaissent un jour. Il voulut la retenir, s'en empêcha parce qu'il n'en avait pas le droit pour se noyer dans son regard.

Il sourit en voyant les rougeurs sur ses pommettes, levant la main pour lui caresser à son tour la joue. L'aveu qui passa ses lèvres sur le manque l'aurait fait rire mais il se contenta de hocher la tête. Point n'était besoin de s'excuser quand il souffrait du même manque en sa présence. Pourtant il plissa les yeux légèrement, le moment était passé, avait filé entre ses doigts alors qu'elle semblait hésiter. Pas le droit de lui dire quoi ? De quoi parlait elle à présent ? Il ne saisissait pas ce qu'elle disait pourquoi vouloir lui dire si on l'avait mise en garde de le faire ? Il la laissa prendre sa main et la regarda la poser sur son ventre. Il pouvait sentir les tremblements de ses membres et allait lui retourner un regard d'incompréhension quand la lumière se fit. Les malaises, son absence à l'audition, le teint relativement pâle qu'elle avait. Il se transforma en statue de sel... Est ce que c'était le sien ou celui du tuteur ? Il la fixa obtenant ses réponses sans avoir à poser les questions. Son enfant... Leur enfant... Il ne bougeait pas, sentant les tremblements des mains de la jeune fille alors qu'un tourbillon s'emparait de son esprit. La joie de l’événement était à présent noyée, étouffée sous la masse de complications qui arrivaient dans son esprit. Pour le moment il ne put que poser une seule question qu'il devait mettre au clair.

« Le mien ou Valerian ?... »

Une part horrible de lui de raison hurlait que si c'était celui du tuteur, et bien certes il serait un peu blessé, mais il y aurait une issue. Une autre partie s'insurgeait, refusant de croire que le prince eut pu être remplacé par un nobliaux d'âge avancé. Il attendit la réponse, une fois donnée son esprit s'emballa. Père... Il ne s'était pas imaginer l'être un jour, mais... Il pâlit brusquement. Des héritiers Amethiens et Ambrosiens avaient déjà été supprimé, si cela venait à se savoir, autant elle que ce qu'elle protégeait dans son ventre risquait d'être pris en cible. Quoi faire ? Que faire ? Il la prit contre lui, la serrant dans ses bras alors qu'il cherchait une solution. Il était heureux et en même temps les implications de la grossesse de la jeune fille lui sautait aux yeux. Il ne trouvait pas d’échappatoire, et il ne voulait pas lui faire peur en lui révélant ce que lui savait de la suppression de ses neveux ou nièce avant leur venue au monde. Il devait... Il ne pouvait même pas revendiquer lui même la paternité de l'enfant. Le scandale politique qui risquait d’éclater serait sans précédent. Sans compter qu'il n'aurait plus de choix. Si tant est qu'il en ait eut un .. Un jour.... Il devait la protéger, et surtout protéger le futur de l'enfant à venir. Il tentait d'ordonner ses pensées et se rappela le rêve de la jeune fille.

« Mais ton rêve Pia ... Non pas que je ne sois pas... » Heu ... Heureux ? Il l'était en même temps qu'honteux, et se traitant de pas mal de noms d'oiseux et autres gallinacés. « Oh Pia je suis tellement désolé... » Il s'en voulait, il n'avait pas fait attention, il se mit lui aussi à trembler, la serrant plus fort contre lui, sentant son impuissance à la protéger grandir alors qu'aucune solution ne lui venait à l’esprit. Dire que quelques minutes auparavant ils avaient faillit aller plus loin. Maintenant les mots qui lui venaient à l’esprit ne pouvait plus être prononcés. Il eut une pensée fugitive pour Nemrod et le pressentiment que celui-ci voudrait le tuer... Il la libéra un peu de l'étreinte de ses bras et releva son visage vers lui en posant son front contre le sien. « Olympiane je .... » Il se figea avec l'impression d'avoir entendu un bruit. Est ce qu'il avait parlé trop fort ? Il se mordit les lèvres et resta aux aguets, sachant pertinemment qu'il n'y avait qu'une fenêtre de sortie.... Et qu'il n'était pas un oiseau....




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MessageSujet: Re: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Jeu 15 Mar 2018 - 5:53
J'attendais qu'il dise quelque chose ou qu'au moins il fasse un mouvement. Et finalement, la réponse ne fut pas vraiment celle que j'aurai voulu entendre... La question me surprit à tel point que j'en restais bouche-bée. Comment pouvait-il me demander cela ? Comment pouvait-il douter de mes sentiments pour lui après ce que nous avions vécu ? Il pensait que le baiser que nous avions échangé quelques minutes plus tôt était juste physique ? Je respirais difficilement mais me forçais à le faire. Je ravalais mes larmes alors que je reprenais doucement mon calme. Je le regardai alors fixement dans les yeux, affrontant son horrible question et son horrible doute.

"C'est le tien..." me contentai-je de dire d'une voix grave et froide, repoussant légèrement ses mains de la matrice.

Je ne cillais pas, le regardais bien en face. Visiblement, mille et une choses parcouraient son esprit. Je ne l'avais encore jamais vu comme ça. Il semblait si distant par rapport à la nouvelle. Moi qui pensais qu'il serait un minimum heureux du fruit de notre amour... Je me demandais à présent s'il éprouvait véritablement quelque chose pour moi ou si ce n'était que purement physique au final. Alors que je me faisais la réflexion en tête, il me prit dans ses bras. Je ne fis rien pour l'en empêcher mais je ne mis pas vraiment de coeur à l'acte. Cette annonce semblait plus un problème pour lui qu'autre chose.

Et là, une nouvelle réflexion droite au coeur... Cette fois, les larmes perlèrent sur mes joues. Mais je restais silencieuse, le visage contre lui. Il cherchait visiblement une échappatoire à tout ça. Envolé le joli rêve doux de son sourire sur le visage alors je portais notre enfant... Comment avais-je pu être aussi sotte... Désolé ? Oui il pouvait l'être. Et puis désolé de quoi au final ? De me repousser et de me faire souffrir ? Pourquoi ne pas avoir joué cartes sur table dès le départ plutôt que de prolonger l'abcès ? Une part de moi était triste de la tournure des choses. Une autre était en colère. Non pas contre lui, mais contre moi. Pour avoir cru en quelque chose qui n'était peut-être pas réel au final.

Son front contre le mien était une torture. Le souvenir de moments que je ne partagerai sans doute plus avec lui. Je fermai les yeux alors qu'il s'apprêtait à me dire quelque chose. Surement qu'il ne voulait plus que nous nous voyions... Mais il se figea et stoppa net son élan. Je rouvris les yeux alors, l'observant. Et moi aussi j'entendis un bruit. Je me tournais vers la porte, effectivement il y avait bien quelqu'un.

Je finis par me tourner à nouveau vers Nicolas et lui colla ma main sur la bouche en mettant mon doigt sur mes lèvres pour lui signifier de se taire. Si on nous attrapait ici et maintenant, cela ne ferait qu'empirer les choses. La soirée était déjà assez horrible comme cela pour qu'on en rajoute...

Je lui fis signe d'aller se cacher un peu derrière le lit et me levai pour me diriger vers la porte. Là je collai mon oreille contre le battant et écoutait. Il y avait des bruits étranges, un peu lourds. Puis des sortes de tintements. Je tournai délicatement la poignée puis ouvris la porte. Je vis alors un domestique par l’entrebâillement. J'écartais un peu plus et finis par m'adresser à lui.

"Bonsoir" lui dis je simplement.
"B... Bonsoir" me répondit-il en sursautant, manquant de se tomber une buche sur le pied.
"Je suis désolée de vous avoir fait peur mais j'ai entendu du bruit et je me demandais ce que cela pourrait être."
"Je suis Alfred, le domestique de Madame de Sauvignac. Elle m'a demandé de m'occuper de mettre des buches dans le feu afin que celui-ci ne s'éteigne pas Je suis désolé si je vous ai réveillé Mademoiselle."
"Oh non ne vous en faites pas, je n'arrivais pas à dormir de toutes façons."

"Désirez-vous que j'attise votre cheminée ?"
"Non non ! Ne vous donnez pas cette peine !" répondis-je rapidement, légèrement paniquée.
"Vous êtes sûre ?"
"Oui oui ça ira très bien ! Ne vous en faites pas je vais le faire moi-même !"
"Très bien" fit-il d'un air un peu surpris.

Il finit par raviver le feu de la cheminée principale sous mes yeux et mon sourire puis quitta la pièce, me faisant une révérence au passage et me souhaitant bonne nuit. Je repoussais alors le battant de la porte et m'appuyais contre lui en relâchant ma respiration tant le soulagement était présent. Je ne m'étais même pas aperçu que j'avais presque arrêté de respirer. Je mis le verrou pour plus de sécurité et me dirigeais à nouveau vers Nicolas.

"C'est bon, ce n'était que le domestique. Il est reparti. Je pense qu'il ne s'est douté de rien, il m'a juste prise légèrement pour folle."

Je m'approchais à nouveau de lui mais ne m'asseyais pas sur le sol à ses côtés. Mes yeux se perdirent dans les flammes quelques secondes, essayant de remettre de l'ordre dans ce qui avait été dit et fait. Entre temps, mes larmes avaient séché sur mes joues et je m'efforçais que des nouvelles ne prennent pas leur place. Sans quitter des yeux le feu qui crépitait, je posai ma main sur mon ventre. Il n'était pas rond, juste un peu bombé. On aurait pu croire que j'avais un peu forcé sur le gâteau. Je pris alors une voix sérieuse, sans hésitation.

"Écoute Nicolas, je ne te demande rien pour cet enfant" dis-je alors. "Si tu ne veux rien avoir à faire avec lui, avec nous, je peux comprendre. Et je ne t'en voudrai pas. Je t'ai avoué mon état en allant contre la décision de mon cousin parce que j'estime que tu dois être au courant vu que tu en es le père. Si on sait que je t'ai mise au courant sans la présence ou l'aval d'Everard..."

Je m'arrêtais alors pensant à ce qu'il pourrait nous arriver à lui comme à moi. J'essuyais une larme orpheline sur ma joue avant de reprendre, n'osant toujours pas le regarder.

"Je pensais innocemment que j'avais compté pour toi. Je vois que je me suis trompée..."

D'autres larmes vinrent rejoindre leur soeur à mesure que je parlais. Mais il fallait que je le dise. Tout ce que j'avais sur le coeur, il fallait qu'il le sache. C'était ce soir ou jamais.

"Tu as été le seul et unique. Et tu le seras toujours. Parce que... Parce que je t'aime Nicolas..."

Je ne pus plus me retenir et fondais en sanglots. Je me voyais à présent comme une idiote, une femme qui a espéré quelque chose qui n'arriverait jamais, une mère qui devrait élever seule son enfant, abandonnée par l'homme qu'elle aimait. Je n'avais qu'une seule envie à présent c'était d'aller me réfugier dans les bras de Valerian. Au final, il n'y avait que lui qui me comprenait sans me juger et qui voulait sincèrement prendre soin de moi. Il n'aurait pas été en compagnie de son amante, j'aurai couru vers sa chambre pour me blottir dans son lit. Il m'aurait sans doute prise dans ses bras, raconté une pitrerie et tout aurait été mieux.
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Nicolas De Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Jeu 15 Mar 2018 - 18:21
Il guettait le bruit qu’il avait entendu, voyant qu’il ne devenait pas fou mais il sentait que cela tournait au vinaigre. Il ne bougea pas en sentant sa main sur sa bouche et hocha juste la tête, suivant ses pas pour lui s’éloigner et se mettre derrière le lit. Qui que ce soit, il le sauvait sans doute d’une discussion houleuse, pourtant… Il refusait de partir, pas maintenant, pas sans avoir éclaircie la situation. Il regarda la jeune fille alors qu’elle restait au battant et compris. Il était normal que les domestiques s’assurent que les âtres restent chauds avant le lever des nobles. Cependant, combien de temps restait-il exactement. Il voyait la silhouette d’Olympiane, forme diaphane qu’il n’arrivait pas à fixer sans se sentir fautif. Qu’avait-il fait ? Comment pouvait-il seulement réparer ? Il ne comprenait pas pourquoi elle désirait garder cet être qui pourrait faire obstacle à son rêve ? Lui-même … Qu’est-ce qu’il voulait … Tout serait tellement simple s’il n’était qu’un soldat de l’Empire et encore … Il releva la tête quand le battant se referma, la regardant revenir après avoir verrouillé le battant. Par Aernia, qu’est-ce qu’il pouvait faire ? Il avait bien vu que sa question l’avait blessée, mais…. S’était-elle entendue parler de son tuteur ?

Il la fixa alors qu’elle regardait les flammes, lui-même restait silencieux, plongé dans ses réflexions. Quand elle reprit la parole il sentit comme une gifle ce qu’elle disait. Il baissa la tête, ne désirant pas qu’elle voit le mal qu’elle lui faisait en rejetant son aide. Quand elle mentionna le Prieur il serra brièvement les poings avant de les relâcher. Est-ce qu’il le savait depuis longtemps ? Est-ce que c’était pour cela que l’homme le toisait d’un air mauvais à chaque rencontre ? Il fixa le tapis, ignorant réellement s’il pourrait en encaisser plus, à chaque mot qu’elle faisait il sentait comme des coups de poignards enfoncés loin dans son thorax. Le fait qu’elle le rejette parce qu’il n’avait fait que poser une question, mais n’avait-elle pas entendue les rumeurs sur son tuteur ? N’entendait elle pas les remous dans la chambre voisine ? N’était-elle donc qu’aveugle à sa douleur ? Le fait de savoir qu’il avait avec son aide créé une vie qu’il ne pourrait jamais approcher… Il serra ses mains, se rappelant sa propre enfance privé d’une mère, se rappelant qu’elle avait elle aussi grandie sans père. Est-ce vraiment ce qu’elle désirait ? Il reçut l’aveu de plein fouet, relevant la tête sous le coup qu’elle portait de nouveau.

Si elle s’attendait à une réponse il était trop sous les chocs successifs pour se porter vers elle ou dire simplement quelque chose. Son corps semblait lui au fait de ce qu’il fallait faire, puisqu’il se leva pour la rejoindre et l’entourer de ses bras. Aernia toute puissante était-ce lui qui tremblait ou bien elle ? Il sentait ses propres yeux piquer et retenait à grand peine ses larmes. Un prince ne pleure pas Nicolas ! La voix de son oncle fut comme un électro choc. Que dirait Nemrod ? Et Lilith ? Elle qui devait faire un choix ? Elle qui avait la possibilité de faire un choix d’amour en plus de politique. Cela lui couperait toutes possibilités avec Pia mais … Elle avait fait tant de sacrifices et Nicolas ne pouvait pas se résoudre à infliger une peine plus grande qu’à celle qu’il aimait. Mais … N’était-ce pas mieux qu’elle le croit désintéressé par la nouvelle. Le fait qu’il reconnaisse pour lui cette vie en formation…. Serait une très grande joie pour lui, mais …. Attendez un peu … Qu’il aimait ???.... Aernia qu’avait-il fait ?... Que pouvait-il faire …. Il se sentait gagné par un désespoir qu’il n’avait jamais expérimenté qu’une seule fois. Mais son père avait bien vite mis à terme à cela, et il ne l’avait d’ailleurs jamais revue… Alors pourquoi ?... Comment avait il put seulement …. Il sentit les larmes monter et les contenait à grand peine, il ne devait pas, n’avait pas le droit de lui montrer sa détresse. Il devait la protéger, même de lui… s’il le fallait. Pourtant les mots franchirent ses lèvres dans un souffle qu’elle n’entendrait peut être pas dans ses sanglots.

« Olympiane…. Pardonne moi d’avoir douté mais … Tu parlais d’une voix si enjouée de cet homme … J’ai cru … Cru que tu ne ressentais rien à mon égard… Tu m’as fui à l’arrivée… Tu n’as même pas répondu à mon pas vers toi…. Je… Je n’ai sans doute aucuns droits à la jalousie à ton égard mais je ne peux pas m’en empêcher… » Qu’Aernia toute puissante lui pardonne. « Je t’aime Olympiane… Même si je suis sans doute le pire choix pour toi …. » Il se rappela qu’elle défiait son cousin en lui parlant, lui-même défiait le destin en lui retournant ces mots. Il devait la mettre en garde, lui expliquer pourquoi elle devait faire attention mais … Comment lui expliquer alors qu’il se sentait à la fois pousser des ailes et plonger vers le néant ? Est-ce que c’était sa faute ? Cette tempête était-elle là pour protester contre leurs fautes ? Mais est-ce vraiment une faute quand on s’éprend d’une personne ? Son père n’était pas là aujourd’hui pour l’interdire mais sa sœur … Son oncle… Les récents évènements qui fragilisaient l’Empire… Que pouvait-il faire ? Il ne savait plus, était totalement perdu.. Il ne savait même pas s’il pourrait demander conseil à sa famille… Lili …. Bon sang comment est-ce qu’il pourrait seulement expliquer… Il sentit ses bras trembler alors que ses propres larmes défiaient son esprit pour couler sur ses joues. Son cœur battait follement dans sa poitrine alors qu’un pincement lui faisait perdre son souffle. Une douleur intense qui venait du palpitant le figea sur place alors que ses bras la serraient fort, trop fort sans doute contre lui. Il n’avait jamais ressenti telle douleur alors que son propre corps lui faisait finalement défaut. Il s’appuya sur elle, tentant de lutter contre les vagues qui finalement refluaient lentement, son souffle rapide le restant pourtant. Il n’osait plus bouger de peur de réveiller la douleur et resta là, incapable de se détacher d’elle ou de prononcer un mot de plus de peur que ce ne soit le dernier…




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MessageSujet: Re: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Ven 16 Mar 2018 - 5:20
Je continuais à pleurer, là, toute seule, plantée comme un arbre, devant le cheminée. J'avais beau me dire que je devais faire moins de bruits mais impossible de m'arrêter. Les vannes étaient ouvertes et ne semblaient pas prêtes de se fermer. Je fus néanmoins surprise de sentir ses bras se refermer sur moi mais le laissais faire. Pourquoi ? Je n'en savais trop rien au final... J'avais envie qu'il soit près de moi même si je savais que ça ne menait à rien. J'avais envie qu'on me console et qu'on me dise pour une fois que tout irait bien. J'avais souvent l'impression que tout allait de mal en pis depuis que j'avais débarqué sur ces côtes.

Pourtant, j'entendis ses mots. Alors qu'il me parlait, je pris sur moi d'essayer de me calmer un peu pour comprendre ce qu'il disait. Il... s'excusait ? D'être jaloux ? Et effectivement, plus il en parlait, plus je me sentais fautive. Mais c'était lui après tout qui avait insisté sur le fait de ne plus se revoir, qu'il était Prince, qu'il ne fallait rien montrer et rester caché. Comment aurait-il pu en être autrement ? Je ne pouvais crier sur tous les toits que j'aimais le Prince Nicolas de Choiseul et que je portais son enfant.

Je stoppais net mes pensées, mes divagations et mes pleurs par la même occasion lorsqu'il m'avoua le fond de son coeur. Je le sentais trembler contre moi. Je sentais son coeur battre et ses bras me serrer si fort que j'en avais mal. Je l'entourais des miens, sentant tout à coup l'inquiétude me gagner. Je ne savais plus quoi faire. S'il faisait une attaque ici et maintenant, je ne saurai comment prendre soin de lui. De même que les langues se délieraient vite si cela s'apprenait que le Prince s'introduisait dans les appartements des dames du palais la nuit.

Je restais contre lui sans rien dire, prenant sur moi et attendant que cela se calme un peu. Mon palpitant cognait si fort que j'aurai cru qu'il remontait et me serrait la gorge. J'étais si sûre qu'il ne voulait pas de moi quelques minutes plus tôt et j'avais à présent terriblement peur de le perdre. Son souffle resta court et j'attendis encore un moment, caressant son dos pour l'aider du mieux que je pouvais. Une fois qu'il parut plus calme, j'appliquai un baiser sur sa joue et me détachai lentement de ses bras. Puis je le soutins et le guidai vers le lit.

"Pas de discussions" dis-je alors en faisant les gros yeux, sachant pertinemment qu'il allait protester. "Allonge toi un moment pour reprendre ton souffle. Je me fiche qu'on nous trouve ici du moment que tu vas mieux."

Je l'aidai à prendre place sur le lit. Puis fis le tour et m'installai près de lui en passant par l'autre côté. Je ne l'oppressai pas afin qu'il reprenne ses esprits et son calme. Mais je restais tout contre lui. Je voulais en profiter après ce qu'il m'avait dit. Alors il m'aimait ?... Mes pensées divaguèrent et mon sourire s'élargit. Effectivement, je passais vraiment du rire aux larmes comme me l'avait dit Elena.

"On fait un drôle de couple, tu ne trouves pas ?" dis-je alors brisant le silence en riant quelque peu.

Je promenais nonchalamment ma main sur son torse, jouant avec les pans de sa veste et les boutons de la chemise. J'en fis sauter un puis deux et passait ma main sur sa peau. C'était doux de pouvoir le toucher à nouveau. Ce moment, il n'appartenait qu'à nous. Et personne ne pourrait nous le voler. Je posais ma main sur son coeur, il battait si fort. J'écartai alors sa chemise puis me redressai et déposai un baiser juste à cet endroit. Mes yeux croisèrent les siens alors que je me relevai, tant de souvenirs qui revenaient en mémoire. Ma main glissa dans ses boucles que j'avais maintes fois caressé. Je les aimais tellement... En fait, j'aimais tout en lui...

Sans même que je contrôle quoi que ce soit, mes lèvres rencontrèrent les siennes dans un langoureux baiser. Une douce chaleur m'envahit, laissant mon corps se presser contre le sien. Qu'Ameth me pardonne mais en cet instant, j'avais terriblement envie de lui. Était-ce bien raisonnable ? Entre tout ce qui avait été dit, son état, le mien, l'endroit où nous étions ? Je devais avouer que ma raison me faisait clairement défaut à ce moment-là et je laissais mon coeur et mon corps prendre le contrôle. Le baiser était interminable, ses lèvres étaient douces et délicieuses. Un moment je m’égarai et glissai quelques mots dans son oreille.

"Fais-moi l'amour Nicolas..." dis-je dans un murmure avant de couvrir son cou de baisers.
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MessageSujet: Re: [CLOS]Visite nocturne, confessions sur l'oreiller [PV Nicolas] Lun 19 Mar 2018 - 20:48
Il ne devait pas rester, il devait partir, trouver un plan, une solution. Il n'arrivait à rien alors qu'il ne savait plus comment retenir ce qu'il ressentait pour elle. Tant qu'elle avait mis de la distance entre eux, cela avait été facile, bien que contrariant les nuits. Maintenant, la simple idée que dès que la tempête serait levée elle partirait lui était insupportable. Il devait pourtant, il n'avait pas le droit de la compromettre plus encore. Il la sentit se détacher de ses bras et la fixa comme s'il n'était pas certain de quoi dire exactement. Elle l'entraîna vers le lit, et même s'il était faible cela lui semblait une mauvaise, très mauvaise idée de se retrouver dans un tel endroit avec elle. Cinq minutes... Il se donnait cinq minute de plus et après il partirait. Ne pas s'attarder plus, tant de mots qu'il n'aurait jamais du prononcer. A présent ... A présent qu'est ce qu'il pouvait bien .... Il fixa le plafond en se demandant quand est ce qu'il avait accepté de s'allonger, s’asseoir était ce qu'il s'était permis. Il tourna la tête et regarda la jeune fille en tenue de nuit et merci Aerni pour l'obscurité rougit quand elle parla de couple.


Son souffle qui reprenait un rythme plus calme commença à s'accélérer de nouveau quand les doigts innocents se promenèrent sur son torse. Il retint sa respiration quand elle les glissa sous son vêtement. Où est ce qu'était passé sa veste ? Ah oui.. dans sa chambre... Pour ne pas éveiller les soupçons ... Ne pas réveiller ... Il frémit en la regardant écarter les pans du vêtement et s'incliner sur son buste. Est ce qu'on peut mourir dans ces instants là ? Parce que ... Il n'était pas loin de commettre une faute de plus quand ses lèvres frôlèrent son cœur. Il s'efforça de la regarder, voulant lui dire d'arrêter, de stopper, que .. Que quoi ? Il n'en avait pas envie ? Elle pouvait sentir la force de son désir coincé dans son pantalon. Il ouvrit les lèvres et se retrouva à échanger à la place de paroles vides de sens et de foi un baiser qui aurait sans doute fait changer d'avis un homme pieu. Il .. Il ne fallait pas, il ne devait pas. Il frémit quand elle cessa le baiser. Etait elle revenue à la raison ? La sienne avait vaciller complètement. Les mots murmurés à son oreille réveillèrent un brasier de sensations et de souvenirs. Il ferma les yeux et ses mains s'égarèrent dans la chevelure de la jeune fille. C'est à ce moment là qu'ils auraient eu besoin d'interruption, avant... Avant d'aller trop loin, avant ... Avant qu'il soit incapable de ne pas exaucer la demande de la femme qu'il aimait.

Si tu es certaine ...

Les instants suivant ne furent qu'un concert de murmures et de souffles mêlés. Il se mit en devoir de s'assurer qu'elle n'oublie rien de la fin de la nuit. Ses mains se glissaient partout sur la peau diaphane, la parure blanche de la jeune femme gisait oubliée sur le flanc du théâtre des soupirs. Elle glissa lentement vers le sol, fantôme oublié de la raison rejointe par d'autres éléments rapidement. Ce n'est que lorsque la clarté s'invita dans la pièce que le prince émergea. Il sentait contre lui le souffle de la jeune fille endormie dans ses bras. Il se traita une nouvelle fois de tous les noms alors qu'il échangeait un baiser doux sur les lèvres tant aimée. Il la décala un peu pour sortir du lit et récupérer ses vêtements éparpillés dans la pièce. Une fois de nouveau décent, en partit, il remonta la tenue diaphane sur elle et lui caressa les cheveux doucement.

Je dois partir. Il resta muet un instant, il n'avait pas trouvé de solution, n'avait pas dormi de la nuit. Cependant il ne voulait pas la quitter ainsi, sans au moins ... Pia .. Je trouverais une solution ... Je viendrais te voir à l'Opéra rapidement. Je ... Je t'aime.   Il lui donna un dernier baiser avant de quitter la pièce avant de ne plus en avoir l'envie. Il avait guetté qu'il n'y avait pas de domestiques dans la suite et repartit en surveillant les passages dans le souterrain. Ce n'était pas le moment de tomber nez à nez avec le Prieur.... Il perdit du temps en détour avant de rejoindre ses appartements. Une fois dedans il retira ses vêtements et les laissa dans un coin avant de sonner. Il devait se préparer pour sa journée et il n'avait pas la foi de le faire seul, ni de rester seul avec ses pensées...




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