AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
RSS
RSS


 :: L'histoire Ambrosienne :: 4 ème niveau de la cité

Discussion au fumoir [Raimond Beauregard]

Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 175
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Mar 27 Fév 2018 - 20:39
Le dîner s’est déroulé de la plus exquise des façons, réunissant autour d’une large table, les grands esprits d’Ambrosia : politiques, philosophiques, religieux et même, un peu, scientifiques. Une ébauche de ce qui se fait de plus intéressant, Zenon n’avait pas été convié. Pour la bonne raison que je ne recevais en ce soir qu’une poignée précise d’esprit d’avant-garde et que je ne voulais pas le voir faire l’idiot ! Quoi qu’il en soit, après une tablée de débat sur la récente tempête, mais surtout, la foi même des ambrosiens, nous nous retrouvons tout simplement une poignet, maigre, au fumoir.

Les enfants chez leur père, à mon grand plaisir, décidés d’aller à la rencontre de leur nouveau frère, il n’y a que mon aîné qui soit resté, afin de participer au dîner, relevant une aisance assez plaisante dans la conversation malgré son jeune âge. Mais il n’est plus avec nous. Nous voilà en comité restreint, de quatre personnages, dont un invité que l’on aurait pu ne jamais croire voir au sein d’une maisonnée de ma lignée, mais je n’ai que du sang de Choiseul et pas de nom.

Parée d’un blond parfait, et d’un ras de cou en or, sertie d’une pierre bleu identique à la robe, je m’avance dans le fumoir.

-Vous avez de la chance Messieurs, les derniers Altego de la capitale sont pour vous ce soir…

Un sourire, alors que le domestique s’est déjà pressé de rentrer dans le salon pour préparer le nécessaire, alcool, cigare disposé, les Altego sont les cigares qui se sont le plus vendu l’an passé, et pour cause, ils ont été les meilleurs en production, se faisant tout bonnement dévalisé, au point de laisser la capitale dans l’attente. Le produit est plus que de Luxe ressortira peut-être cette année, tout dépendra des productions.

-La tempête de neige a-t-elle mis à mal votre production Madame Clark.

-Disons que nous n’avons pas été épargné, mais que mes prières ont été écouté.

Un fin sourire sur les lèvres, s’ils savaient la vérité. Je n’ai pas prié un de ses Dieux avilissant, mais mes élus et la tempête a moins frappé sur mon territoire. Sans pour autant l’épargner tout à fait. Heureusement que les serres de production existent.

-Je crains cependant qu’il n’y ait pas d’Altego cette année, je mise sur une nouvelle création.

Le Marquis de Blanchard en est visiblement ravi, si je puis entendre son petit soupir de satisfaction, alors qu’il va s’installer. En parfaite dame de commande et de maison, j’invite mes invités à s’asseoir. Le Marquis de Blanchard est donc là, philosophe, le Père Strauss, second prêtre d’Aernia à la capitale, le Professeur Olivet un scientifique de l’air, fantasque et Monsieur Beauregard…ainsi que moi.

-Dites-moi, mes amis –Dit Olivet- Avez-vous entendu parler de ce nouveau jeu de soirée à la mode ? Plusieurs invités se retrouvent en soirée, comme vous en organisé, en petit comité, et une d’entre elle est tué ! Pas pour de vrai, facticement. Chacun reçoit une enveloppe, avec des faits secrets et l’on doit résoudre le problème !

-J’en ai entendu parler oui…

Répondis-je simplement en prenant le verre de liqueur de violette, alcool féminin et parfait pour finir la soirée, accompagné pour ma part d’un cigare plus fin et long : un balto. Ma gourmandise, mon plus fidèle produit.

-Et vous Monsieur ? –Demande-t-il à l’ancien héritier, dont, je crois, étrangement, apprécier la compagnie.-



Spoiler:
 


avatar
Raimond Beauregard
Héritier d'un comté
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Eskrois
Messages : 76
Date d'inscription : 29/08/2017
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Mer 14 Mar 2018 - 20:11
Il y avait des diners qui ne se rataient pas. Oh, il n’était jamais question d’affaire, mais de bonne chair, de bonne conversation, et, sans doute aussi, de bonne compagnie. N’y voyiez pas une quelconque forme d’insulte ou autres à la femme qui nous accueillait tous, ne serait-ce parce que de son sang, c’était la seule dont je supportais et appréciais la compagnie. Oui, définitivement, les repas de Madame Amelia Clark était une occasion qu’il ne fallait pas manquer. Et j’avais la chance d’y être régulièrement convié comme un invité de marque… voilà qui n’était pas si mal…plus encore, outre le repas, j’étais convié à l’après repas, dans le fumoir, pour un moment très agréable et bien plus informel… encore un écrémage mais qui nous amenais à un total de cinq en comptant mon ôte, et je ne pus que sourire et la contredire…

« Vous faites erreur, ma chère, il s’avère que j’ai encore une boite de vingt cigares Altego… mais en conséquence, je crois que je vais la garder pour une occasion particulière… s’il n’y en aura plus, ce serait bête de les gâcher… »

J’acceptais le cigare offert, néanmoins et l’allumais avant de le porter à mes lèvres, appréciant beaucoup le gout du cigare avant de finalement exhaler un rond de fumée parfait vers le ciel alors que j’entendais tout un chacun s’extasier, et ce, jusqu’à entendre cette histoire de meurtre factice… j’en avais entendu parler sans pour autant y trouver un réel attrait… si encore nous vivions dans une capitale sans meurtres, possible, oui, que cela me semble intéressant… mais là… je trouvais cela fort déplacé… mon peuple en souffrait après tout… mais ce ne fut pas moi qui en parlait le premier, mais deuxième plus haut représentant du culte d’Aernia qui donna son avis.

-Je trouve cette méthode quelque peu… barbare et irrespectueux, non ? Je veux dire, je conçois qu’au théâtre un meurtre puisse être mis en scène, mais ainsi, comme ça, parmi nous, ne serait-ce pas pécher ? Et quand bien même, ne serait-ce pas vulgaire ? »

La question se posait et j’étais relativement d’accord alors que je portais à mes lèvres dans un verre d’un alcool relativement corsé mais que j’affectionnais, pour le coup, une sorte de… j’aurai dit qu’il y avait de la sauge, sans doute… oui, de la sauge semblait être une composante majeure… et je trouvais ça délectable. J’émettais un nouveau rond de fumée alors d’enfin donner mon avis sur le sujet.

« Je suis d’accord avec vous, Strauss… Je trouve ce genre de choses assez vulgaires, de plus, en toute logique, il s’agit d’un jeu qui oblige à nous « détester », je trouverais ça fort déplacé, surtout en compagnie de aussi haut vol… ma sœur m’a parlé d’y avoir assisté et a beaucoup aimé… sans doute est-ce un jeu plutôt pour les jeunes impudents ? Oui, cela pourrait vous faire bizarre de m’entendre parler de personnes guères plus jeunes que moi, mais ce n’est jamais que mon avis… »

Je souris et renchérissais.

« Mais vous, ma chère, je ne crois pas avoir entendu votre avis sur le sujet, ma chère… »
avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 175
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Lun 19 Mar 2018 - 18:04

-Vous êtes bien plus précautionneux que la plupart de mes acheteurs Monsieur. Ils fument trop vite un objet de qualité rare et ils s’attristent de ne plus en avoir. Vous ferez des jaloux…

J’apprécie Raimond Beauregard, je ne lui voue aucun respect démesuré à cause du statut de sa famille, mais je sais reconnaitre l’art qu’il peut avoir à avoir un œil sévère et aviser sur notre montre C’est bien pour cela qu’il fait partie de mon dernier écrémage ! Et que nous nous retrouvons ainsi au fumoir en un nombre limité.

Je laisse les avis se donner, c’est après tout le but de ces fins de soirées, de la conversation, et quand on m’invite à offrir mon avis, je laisse un sourire naître sur mon visage.

-L’intérêt de ce genre de dîner est d’offrir une nouvelle mode. De résoudre une enigme en faisant participer les gens. C’est un jeu étrange, que de jouer à la mort. Je crois que les esprits essayent d’innover. N’est-ce pas tant ce que prone ma cousine ? L’air de mes paroles est moqueur. Oui, je me moque sans le dire. Je n’ai personnellement aucun attrait pour résoudre des mystères, si j’aime les romans d’intrigues policières, il ne m’amuserait pas de le vivre. Je pense qu’il s’agit d’une fantaisie, qui passera ou se démarquera chez quelques nouvelles générations. Cela deviendra un instant à essayer et voilà tout. A moins que les prêtres d’Ameth ne gouvernent le monde et disent que c’est impie.

Là encore je plaisante et je me laisse aller à mes malices tout à fait déplacée si un Amethien se trouvait là. Ce n’est pas chose que l’on fait en leur présence ! On ne fait rien en leur présence en fait. Savourant le breuvage de mon verre.

-Pour autant, je reconnais qu’il faut un esprit assez aiguisé pour organisé ce genre de chose, monter le stratagème et distribuer les rôles ! Je ne saurais aucunement le faire !


avatar
Raimond Beauregard
Héritier d'un comté
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Eskrois
Messages : 76
Date d'inscription : 29/08/2017
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Mer 28 Mar 2018 - 12:27
On ne conservait pas la mainmise sur l’une des plus grandes fortunes du monde, voir la plus grande fortune du monde sans savoir gérer la rareté et l’exclusivité… c’était ainsi que fonctionnait mon vignoble après tout ! Nous jouions sur les quantités réduites pour faire monter les prix, et cela fonctionnait particulièrement bien… pour preuve, la majeure partie de chaque cru était réservé deux ou trois ans à l’avance…

« Oh mais je le sais, pourquoi croyez-vous que je l’aie gardée, cette caisse ? »

Je riais et je ne fus pas le seul… l’un des autres convives émit l’idée que je devrais partager, mais je répondais avec un simple sourire. Un sourire qui voulait clairement dire que je n’en avais pas l’intention dans l’immédiat. J’attendrai bien sur qu’il n’y ait plus un seul cigare de ce genre avant de l’ouvrir…. Et savourer d’être le seul à pouvoir encore en fumer. Je fis un sourire amusé à notre hôte alors qu’elle donnait son avis sur ces histoires de faux meurtre organisé. Elle avait le don de savoir manier les mots et le ton pour que je m’entende bien avec elle. Sa désapprobation vis-à-vis de sa cousine était aussi un point qui faisait que nous nous entendions bien… Et je comprenais son point de vue, une fantaisie sans réel intérêt… je finissais doucement mon verre avant de prendre une nouvelle bouffée du barreau de chaise.

Ah mais je suis d’accord, il faut bien cela pour organiser cela… d’ailleurs j’ai cru entendre dire qu’il y a des personnes qui font de l’organisation de cela leur métier, tant cela devient populaire… mais vous avez raison, cela passera, comme tout, surtout quand la bonne société verra que vous n’en êtes pas friande, cela cessera… nous savons tous ici que ce qui ne vous satisfait pas en société n’y fait pas long feu… »

Il ne s’agissait pas d’une moquerie, mais d’un fait que personne n’ignorait ici, et pour preuve, l’un des convives prit la parole.

« Allons, allons, on ne sait pas si l’on a pas testé. Amelia, vous devriez… à première vue j’étais de votre avis, mais une fois que l’on est impliqué c’est follement amusant ! Je vous l’assure ! »

Pour ma part, je souriais… il était en train de s’enfoncer…
avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 175
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Jeu 19 Avr 2018 - 18:50
Raimond Beauregard me décroche un sourire, je reconnais un homme qui aime le luxe et qui l’apprécie, assez, quand j’en vois un. Si les tabacs Clark sont prisés, c’est qu’ils peuvent avoir une rareté tout à fait vitale pour les plus aisés et entre gens qui savent, ce sourire est de connivence, sans qu’il soit pour autant, déplacé. Mais je note que s’élargit mon champs de possible pour le prochain produit Clark. Car oui, il est dans mes projets de faire venir sur le marché un cigare particulièrement onéreux mais tout aussi parfait qu’il le soit, ce sera certainement pour cet été si je viens à déterminer assez de client potentiel, rajoutant ceux-ci aux grès de détails, avec un coffret d’un de ces fameux cigares offerts, en avant-gout…

La discussion dévie sur ces nouvelles activités de dîner, je ne sais pas si j’aime cela, je n’aimerais sûrement pas y être prise en porte à faux et cela m’agacerait grandement, je n’ai pas un esprit aiguisé pour les intrigues de ce genre de toutes façons et Raimond sait me répondre comme il me plait. J’ai conscience que nos esprits sont rapprochés, et qu’il nous plait d’avoir du temps ensemble, en tout bien tout honneur.

Je n’ai hélas pas le temps de répondre à ce cher Raimond, alors qu’un des autres m’assure que si j’essayais j’adorerais.

-Vous avez donc pour préférence, de vous amuser en vous plongeant dans un fantasme de tuerie, consistant à deviner qui a tué une tierce personne, sans même plus vous élevez l’esprit qu’à des conversations inutiles ? J’ai pour ma part bien plus d’appréciation à converser avec mes invités sur des sujets réels, mais je concède que ce genre d’amusement doit plaire…et qu’il faut un peu de piment neuf, personnellement, je vais le dire sans concession, je ne suis pas inspectrice, je lis les romans policiers avec grand plaisir mais de là... à aller plus loin. C’est un plaisir morbide, à mon sens, que ce genre de chose, et bien assez déplacé..

Ce genre de dîner verrait bien que l’occasion ferait le larron, le mort mourrait pour de vrai et personne ne s’en rendrait compte, de quoi ravir les amateurs de sensation  forte. Au moins, j’ai tot fait de calmer l’enhardit et je le regarde avec amusement.

-Ne faites pas cette tête, si un jour je concède à tenter, je ne manquerais pas d’y aller en votre compagnie. Et il est fort à parier que l’organisateur me choisira en victime.

Plaisantais-je, car oui, l’évidence est là, l’occasion d’assassiner la faiseuse de dîner de la bonne société, indétrôné, voilà une opportunité fictivement intéressante.


avatar
Raimond Beauregard
Héritier d'un comté
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Eskrois
Messages : 76
Date d'inscription : 29/08/2017
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Sam 5 Mai 2018 - 0:12
Je ne vous mentirais pas en disant que je trouve particulièrement blasphémateur que ce nouveau jeu… mais sans doute pour cela suis-je un peu vieux-jeu… enfin, je n’en savais rien, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’elle avait assez raison dans ce qu’elle disait un plaisir morbide et déplacé. Exactement… nous étions d’accord… même si, personnellement, je ne risquais pas de m’impliquer. Si des idiots voulaient jouer au mort eh bien grand bien leur fasse, je n’irai pas faire des offrandes à Mirai en leur nom pour apaiser son courroux divin… je soupirais un peu et regrettais presque qu’Amelia Clark n’ait pas un cercle intime plus réduit… réduit à des gens peut être moins… farfelus… et ayant des conversations de plus haute volée ?
Oh, ce n’était pas pour ça que je bouderai les diners de madame Clark. Bien au contraire. J’opinais du chef dans un signe de compréhension avec elle avant de me redresser et interpeller le serviteur présent pour lui demander d’apporter ce que j’avais amené plus tôt. Il s’agissait d’une liqueur toute particulière… et je pensais que le moment était approprié maintenant que nous avions bu par soif les liqueurs proposées par notre hôtesse.

« Madame, j’aimerai vous prier de bien m’excuser, ce que je m’apprête à faire n’est en rien la conduite idéale d’un gentilhomme. Mais nous sommes tous des gens de gout, ici. Et il n’y a pas de meilleure occasion d’obtenir un avis sur la dernière création des vignobles de Tercorail. Aussi, si vous voulez bien gouter, je vous présente notre tout nouveau produit. Il s’agit d’une liqueur non pas faite avec du raisin, nous le conservons pour le vin, mais nous avons la chance de vivre en bord de mer, mais des explorations de spécialistes en apnée nous ont ramené de l’or rouge de grottes sous nos terres. Des grottes sous-marines. Nous y avons trouvé une plante similaire à l’or rouge, et nous avons tenté de l’utiliser. Mesdames, messieurs, voici la première bouteille d’eau de vie d’or rouge. Pour une meilleure filtration du contenu, sachez que nous avons filtré le liquide avec de la poudre de diamant. Je vous préviens, la saveur est forte. Qui est partant pour jouer le jeu et gouter cette bouteille qui n’est pas encore commercialisée ? Oh ne vous en faites pas, elle a déjà été testée par nos soins et personne n’est tombé malade, rien. »

J’ouvrais la bouteille du liquide légèrement orangé, puis, finalement je me tournais vers Amelia.

« Me ferez-vous l’honneur, Madame ? »

La liqueur était forte, assez peu à cause du l’alcool mais surtout à cause de la composition originale… elle avait un léger gout salé, un gout marin, mais en même tempsn des forces qui ne pouvaient venir que d’épices assez puissantes… mais le gout était bon, car le mélange était bien dosé.
avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 175
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Dim 6 Mai 2018 - 19:07
Me voilà intriguée par le breuvage de Monsieur Beauregard, à vrai dire, j’ai le gout de la découverte et des nouveautés, plus encore quand il s’agit de produit de luxe. Je dois néammoins avouer, sans vouloir être moqueuse, car je n’aime point l’être avec un homme comme Beauregard, qu’il a l’art et la manière de vendre son produit comme un véritable marchand, pour un illustre détrôné, voilà qui est…réellement triste. Non ? Vous comprenez ce que je veux dire…et pourtant, je n’en dis mot et n’en relève rien de plus. Il est fort dommage que les Beauregards soient connus et reconnus pour être si fervent priant de Neiman, avec tout le déshonneur qu’il leur a fait en laissant ma propre famille les renverser, mais soit, je ne suis point regardante sur les faux-dieux et leurs décisions. A vrai dire, je m’en moque tout à fait même.

-Bien évidement mon cher. Souriais-je en offrant mon verre de liqueur. Il ne faut point grand-chose pour goûter, et j’ai le goût de ses verres minuscules, à haute tige, pour porter le réceptacle de cristal à mes lèvres. Je le laisse me servir, prenant soin de venir sentir le breuvage de prime abord.

-L’odeur est intéressante, différente, intriguant pour un premier essai…il y a des épices, le fait que ce ne soit pas coutumier est fort intéressant. Je ne suis point experte dans les breuvages, donnez moi du tabac à reconnaître et vous serez bluffé, toute fois, il n’est pas question que je sois ignorante, je sais tout à fait utiliser mes sens et je prends un temps certain. Doucement, je porte le rebord de la petite coupe à mes lèvres, y trempant mes lèvres. La sensation est piquante, sans l’être trop, ma bouche chaude et je laisse glisser le nectar sur ma langue, le savourant doucement avant de le boire.

Mes traits restent neutres, avant que je ne vienne discrétement récupérer sur mes lèvres, les traces du breuvage.

-Un gout épicé assez agréable, nouveau, une douce sensation de chaleur entre les lèvres, un goût revenant assez fort, mais assez plaisant une fois la chaleur estompé. Bravo Monsieur, c’est déroutant !

Un compliment de ma part, je ne suis pas adepte de l’extravagance, ou d’une originalité quelconque, mais je dois avouer que je viens de découvrir une gourmandise dont je ne soupçonnais pas l’existence et je reprends une petite gorgée, avant de laisser mon verre et de fumer avec plaisir.

-Vous avez une ingéniosité délicieuse Monsieur Beauregard.

Et comme si ma parole était vertu, les convives restant s’empressent d’avoir envie de goûter, un sourire reste sur ma bouche et les agitations passent, délicieusement. On parle durant l’heure suivante, d’ailleurs, de la fabrication du nectar, l’on demande à Raimond comment il a pu avoir une telle idée et puis, au bout de quelques instants, un sujet fort désagréable vient sur le tapis, ma cousine et les prétendants. Je voudrais arracher les yeux de celui qui en a eu la charmante idée et pourtant je garde un sourire. Ces messieurs déblatèrent, et invitent Raimond même dans leur conjecture. On finit même par me demander mon avis.

-Parce que l’un de vous croit sincèrement, que ma cousine, se risquerait à ne pas respecter le contrat avec le protectorat établie avant sa naissance ? Elle doit une progéniture aux pays des fanatiques…il me serait grandement étonnant qu’elle leur fasse injure, veuillez m’excuser, ce petit cigare se déguste mieux en extérieur.

Me relevant, alors que ces monsieurs font de même par politesse, je prends la boite de fin cigarillo pour aller en extérieur, sur la terrasse adjacente qui donne au jardin de la maison.


avatar
Raimond Beauregard
Héritier d'un comté
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Eskrois
Messages : 76
Date d'inscription : 29/08/2017
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Mer 16 Mai 2018 - 22:28
Je laissais tout le monde goûter, tout le monde déguster, et je laissais chacun donner son avis… oui, c’était le but. Je faisais confiance aveuglément à Amelia Clark en matière de gout. Pas que gustativement, mais aussi en matière d’entourage, aussi, je savais que cela ne pouvait que bien se passer, de cette manière… je lui fis un petit sourire amusé alors que je la regardais jouer les expertes en herbe… je croyais volontiers à ses paroles. D’autant qu’il y avait une chose d’assurée : au-delà du simple goût du produit, Amelia saurait bien m’indiquer si en effet, il serait apprécié dans la bonne société ou si c’était un produit voué à l’échec – quoique la réputation seule du Don suffise à le faire vendre à épuisement… mais je préférais que cela soit fait pour sa qualité propre, bien sûr… je lui souris et approuvais d’un signe de tête alors qu’elle parlait… ravi de savoir que ça la déroutait de la sorte… c’était le but, de créer un gout nouveau, unique. Il nous fallait quelque chose qui marque et qui change, qui montrât que nous ne nous reposions pas que sur notre passé de viticulteur…

« Je vous remercie de votre avis, sachez qu’il compte beaucoup… quant aux compliments, ils me vont droit au cœur… je transmettrais ceux-ci à qui de droit. »

Je lui fis un sourire alors que finalement nous changions de sujet. Ah, toutes ces histoires de prétendances au rôle de prince consort… ce titre me faisait toujours un peu grincer des dents… empereur. C’était le seul titre que je méritais. C’était le seul titre qui m’était dû, tout le reste n’était jamais qu’injure, quoiqu’on en dise… mais bon, je ne préférais pas remettre le couvert.

« Le problème c’est surtout qu’elle n’a pas le choix. Si elle rompt sa promesse, elle perdra crédibilité sur la scène internationale. Si le lardon était arrivé à terme, ç’aurait été différent… mais là, il n’y a plus cette possibilité… si elle n’épouse pas le prieur, elle aura de graves déconvenues avec le protectorat et sa parole comme sa crédibilité en sera gravement entaché…. Alors pourquoi les autres se présentent ? Eh bien, comme moi, beaucoup espèrent qu’elle sapera cela en en choisissant un autre, moi le premier… »

Et je ne disais pas cela car cela rendrait le trône précaire, bien sur que non… je lui fis un sourire avant de finalement m’arrêter là…. En tout cas, passer en extérieur était une bonne idée… je la suivais donc à l’extérieur, avec un cigarillo pris dans une poche intérieure de ma veste, dans une petite boite métallique prévue à cet effet. Parfait. Je l’allumais et proposais ma flammèche à Amelia pour l’inviter à l’utiliser. Enfin, seulement, je laissais le silence s’installer… ainsi fait, les autres discutaient encore à l’intérieur. Mais pour être honnête, je préférais la compagnie de notre hôtesse que de ses amis…

« Madame, l’idée de sortir était excellente, mais puis-je me permettre ? »

Je retirais ma veste pour la lui déposer sur les épaules si elle acceptait, le fond de l’air était frais et il n’y avait pas d’acte plus proche de celui d’un gentleman que de donner sa veste de la sorte. Je lui fis un petit sourire encourageant, avant de reprendre la parole.

« Nous nous connaissons suffisamment je pense pour que je me permette de parler franchement… pardonnez-moi d’en revenir à une affaire aussi personnelle, mais votre avis compte beaucoup pour moi en la matière, car vous êtes une figure de proue… si vous penser que cela fonctionnera, alors ça fonctionnera. »

J’hésitais un moment avant de finalement lui faire part de mes doutes.

« Ne pensez-vous pas que le Don Rouge soit trop particulier pour convenir à la bonne société ambrosienne ? Vous savez mieux que personne ce qui se fait et ne se fait pas dans la haute société… aussi, votre jugement est le plus fiable que je connaisse… je m’y fierai plus qu’à moi-même en la matière. »

Je riais intérieurement à cette vérité…
avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 175
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Jeu 7 Juin 2018 - 13:42
Enfin libérée des discussions inintéressantes agitant pourtant la capitale, j’observe les fleurs sous la lune. Rien qui ne m’intéresse réellement, cela n’étonnera guère si je dis n’avoir aucune fibre émotionnelle pour la nature sous le clair de l’astre lunaire ? Si cela vous étonne c’est que vous ne me connaissez pas ! En tous cas, c’est dans l’apaisant silence et la fraîcheur nocturne, que me rejoint Monsieur le prince déchu, me proposant la flamme de son briquet pour allumer mon fin bâton de tabac. D’un mouvement gracile, j’en approche l’extrémité, savourant de faire rougir le tabac et de me délecter de ses accords sur ma langue.

-Avec plaisir Monsieur.

Soufflais-je lui laissant m’offrir avec galanterie sa propre veste pour couvrir mes épaules. Silencieuse, mais présente à notre début de conversation, je laisse le tabac m’imprégner, écoutant ses questions quant aux Dons Rouges, un sourire sur les lèvres.

-Oh il va plaire, croyez-moi. Premièrement parce qu’il est de la création de vos terres, et moi-même je l’apprécie grandement. Et puis, la bonne cour de notre chère capitale apprécie ce qui sort des coutumes comme un besoin maladif que cela sorte de l’ordinaire. Et cela, sort de l’ordinaire, autant par son goût que par sa couleur et par ses composants ! Au-delà de la tendance possible, je crois que je vais adorer le servir en digestif à la fin de mes diners. Oh ne vous méprenez pas, j’aime seulement beaucoup ce breuvage, il a quelque chose qui me ressemble.

Qu’il n’aille pas croire que je fasse quelconque promotion de ce produit, mais je ne sais pas, il a quelque chose qui me ressemble ce nectar et le goût me reste en pensée de façon délicieuse, cela risque de vouloir dire que j’apprécierais de le boire encore et le populariser lors de mes dîners, mais bon, il est rare que je serve quoi que ce soit qui ne soit pas à la hauteur. Et les breuvages des Beauregards sont des produits de luxe parfaits.

-Le don Rouge va faire des ravages…

C’est une simple vérité.


avatar
Raimond Beauregard
Héritier d'un comté
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Eskrois
Messages : 76
Date d'inscription : 29/08/2017
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] Lun 18 Juin 2018 - 17:18
Cette complicité était particulière. Oh, nous étions proches, peut-être pas assez pour s’appeler des amis, certes, mais j’aimais l’idée de la connaitre et de la comprendre, au moins un peu. Je lui fis un sourire avant de finalement attendre son avis. Oh, je n’étais pas inquiet, pas au point de le montrer vraiment. Mais j’étais intelligent, je savais que l’avis d’une personne comme Amelia Clarke comptait et je m’y remettais volontiers dès qu’il s’agissait de comprendre la société ambrosienne. Ou du moins la haute société. Et son ascendance n’avait d’importance :  elle n’était pas, ou du moins elle n’était plus, une De Choiseul… je lui fis un sourire et je restais silencieux avant de finalement opiner du chef devant son avis. Oui, je le comprenais et je l’acceptais. Son avis était très positif. Je me permis un sourire avant de finalement prendre la parole.

« Je vous remercie de tous ces compliments, et j’ose espérer qu’en remerciement pour votre avis sincère, vous accepterez un modeste cadeau… l’exclusivité de la première cuvée vendable… six bouteilles… »

Oui, c’était quelque chose d’intelligent, quelque chose de malin… en fait c’était de la pure stratégie : savoir susciter le désir, l’envie, et le besoin. Ainsi quand on saurait que Madame Clark disposait d’une boisson unique au monde, cela susciterait l’envie et la jalousie, et les commandes afflueraient pour l’année suivante… avant même le lancement de la production. ? donc je lui faisais un cadeau et je ne le faisais pas en vain… et puis… et puis il était bon de rester dans les bonnes grâce d’une personne comme Amelia Clark.

« Voyez-vous, j’ai un autre projet, quelque chose d’encore plus haut de gamme… mais je ne sais pas si cela ne serait pas trop ostentatoire… en effet, pour filtrer les boissons avant la mise en bouteille on utilise généralement une variété de sable local, très très fin, seulement… seulement j’envisageais de passer au niveau au-dessus. Le processus serait si cher que si je produis ainsi une ou deux caisses par an, je serai bien content, mais je me dis, pour plaire à cette société qui change… »

Oui, j’allais aborder des secrets plus ou moins de fabrication… mais bon. Avec Amelia, c’était comme parler de producteur à producteur, sans concurrence, même plus en partenariat. Après tout, quoi de mieux pour finir une bonne soirée qu’un verre de Don et un cigare Clark ?

« J’envisageais de passer d’une filtration sableuse à quelque chose de plus rare… une filtration au travers d’une poussière de diamant… c’est encore plus fin, et cela offrirait moins de particules, encore moins de dépôt… et une filtration, donc de meilleure qualité… peut être même faire flotter dans la bouteille quelques pierres précieuses… c’est très ostentatoire, certes, mais je me dis que tous ces nouveaux riches, tous ces jeunes… il semblerait que ce soit à la mode… »

Non qu’ils n’achèteraient pas du don normal, mais… mais c’était un plus non négligeable.

« C’est là où vous avez un avantage certain… le cigare… il n’y a pas besoin de repenser son apparence et sa fabrication à chaque nouvelle vague… un cigare reste un cigare… et au fond, les gens ne sont généralement que des béotiens sans gout et ne font même pas semblant, comme avec le vin… alors qu’il y a des différences notables… par exemple, cette année, vos cigares ont eu un gout légèrement plus acide, je me trompe ? »
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Discussion au fumoir [Raimond Beauregard]
Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chroniques d'Ambrosia :: L'histoire Ambrosienne :: 4 ème niveau de la cité-
Sauter vers:  
Il était une fois AmbrosiaNos Partenaires

Retrouver nous surDes mêmes auteurs