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Clos | Briser les chaînes, abattre les barrières [Pv Amelia]

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Zenon de Lascelle
Propriétaire (fauché) d'un hippodrome
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Nationalité : Ambrosien
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MessageSujet: Clos | Briser les chaînes, abattre les barrières [Pv Amelia] Sam 17 Mar 2018 - 17:19
La soirée avait été pour le moins rude… entre le tremblement du palais, les tempêtes de neige, l’imbécile qui, on l’avait découvert plus tard, était passé par une fenêtre pour sortir en pleine tempête… ça commençait à faire beaucoup pour une seule soirée, niveau émotions… j’espérais juste qu’il y n’y aurait pas trop de dégâts à l’hippodrome… ce serait alors catastrophique… mais pour le moment, l’heure était venue de ne pas y penser, j’aurai tout loisir de le faire, le lendemain. Ce soir, il y avait eu assez d’émotions, et puisque j’étais fort gracieusement invité à résider, pour la nuit, dans les appartements des Clarke, je n’allais pas gâcher la fin de soirée qui s’annonçait meilleure qu’une bonne partie de la soirée. Amelia avait presque été agréable, ce soir, preuve que quelque chose se passait, et aussi, avant la nuit, j’avais accepté son offre de boire un petit verre de porto en comité privé – nous – en l’honneur de la nouvelle année qui commençait sur les chapeaux de roues, il fallait le reconnaitre.

Le verre de porto avait été vite fini, entre nous assis côte à côte, aussi étrange que cela puisse paraitre, et le silence s’installa, un silence qui n’était pas si pesant que ça, mais qui signifiait bien sur que nous allions devoir aller nous coucher. Je ne savais d’ailleurs même pas où était ma chambre, si j’en avais une, parce que je doutais fortement de dormir avec elle, d’abord parce que cela signifiait que je serai châtré sur le champ, et ensuite parce que ce n’était pas dans les manières de cette Dame, de laisser n’importe qui – de laisser quelqu’un – pénétrer dans sa chambre à coucher… Je me levais, et poliment, je tendais la main à Amelia pour qu’elle se relève, laissant seulement paraitre mon avis qu’il était l’heure d’aller se coucher au travers d’un léger commentaire.

« La journée, et la soirée, fut éprouvante… »

Je ne mentionnais pas le repas du lendemain qui, je le savais, ne la faisait pas rêver, loin de là. Je lui souris et l’accompagnais à la porte de sa chambre, mais, mu par un instinct soudain, je l’empêchais d’y entrer, sourire aux lèvres, alors que je la plaquais contre le mur et l’avertissait de la suite, à ma manière.

« Je vous prie, par avance, d’accepter mes excuses. »

Je lui posais les mains sur les épaules et venais déposer mes lèvres sur les siennes, délicatement, d’abord, puis, plus fougueusement, l’embrassant sans retenue, les émotions de la soirée conjuguées au dernier verre de porto ayant fini de me faire prudence. Et, doucement, si elle ne me repoussait pas, mes mains glissèrent sur ses hanches, comme pour la maintenir dans cette proximité plus ou moins forcée…



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Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
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MessageSujet: Re: Clos | Briser les chaînes, abattre les barrières [Pv Amelia] Lun 19 Mar 2018 - 10:01
Mon esprit est occupé, je pense à l’échec, à la lutte d’un des élus face à l’écœurante supplication des gens pour leur soit disant Dieu. Mais…je sais que nous ne nous arrêterons pas là, je sais aussi que d’autres moments viendront et que nous pourrons frapper. Je suis tant dans mes pensées, que le verre de Porto en main, j’en oublie presque Zenon de Lascelle à mon flanc. Il est si discret pour une fois, comme s’il était secoué par ce qui venait d’arriver ce soir.Certainement pense-t-il qu’avec sa chance, son cher hippodrome n’aura pas survécu, ou bien que l’un de ses précieux canassons aura passé l’arme à gauche.
Peu m’importe, je me moque de ces sorts possibles, pourtant, il me sort enfin de mes pensées et je pousse un soupir. L’air las de mes traits suffit en guise de réponse quant à la justesse de ses propos. Eprouvante, cela va s’en dire et demain n’est pas encore arrivé, demain sera pire qu’aujourd’hui, je devrais avoir l’air aimable et ravie de la tablée, hors je sais par avance que j’ai la chose en horreur.

Mais soit. Si tel est mon lot d’épreuve ! Je n’exagère en rien !

J’aurais espéré ne pas avoir plus de fardeau en ce jour, et j’imagine déjà le confort d’une chemise de nuit et de mon lit. Je pourrais bien laisser de Lascelle dormir au-dessus des draps de ma couche, de son coté, puisque ma mère n’a pas eu bon esprit de faire demander une chambre supplémentaire, pensant que…je ne sais quoi ! Cette femme pense mal. Il s’est assez bien conduit pour que je ne sois pas vache jusqu’au bout des griffes ! Non que l’envie ne m’en manque pas. Par principe.

Dans cette pensée, me voilà surprise, le corps projeté contre le mur, tous les muscles de mon corps se raidissent d’une fureur immédiate. Dévisager Zenon est une première chose, sentir mon cœur s’affoler une seconde, sa phrase une troisième et le reste…un enchaînement impossible. Mon souffle veut s’arrêter et mon esprit fuir. Mais mes jambes ne bougent pas, mon corps ne…il répond au baiser sans rien faire de plus que rester contre le mur. Un instant la surprise me semble agréable et je réponds, assez brièvement, je crois que je ne parviens pas à réfléchir, je tente au moins d’arrêter ses mains, de tenir l’une d’elle…

-Mère ? –Me sort une petite voix ensommeillée.-Que fait Zenon avec votre bouche !

La voix de ma plus jeune fille me raidit, je repousse brusquement Zenon, furieuse et m’extirpe de cet échange en lui lançant un regard noir. Me détournant, je regarde la petite.

-J’ai fais un cauchemar, grand-mamie m’a dit d’aller dans son lit si…
-Aller dans votre lit, vous êtes entourés de vos frères et de vos sœurs. Rien ne vous arrivera !
-Oui mère…-Renifle la petite.-
-Zenon va vous raccompagner.

C’est un ordre, je m’approche de l’enfant pour déposer un baiser sur sa tête, elle ne dit rien et attends le comte, alors que je rentre dans ma chambre, seule, furieuse. Bien rapidement, je défait mes atours pour m’envelopper dans une robe d’intérieur qui sera parfaite pour dormir. Agitée par une colère noire, et par la sensation d’avoir aimé…cet…échange, je prends deux coussins, le dessus de lit et les balance sur le sol.

Il n’a pas intérêt à se coucher dans le lit ou me parler, sinon, je l’égorge, et quand il pénètre dans la chambre, seule la lueur furieuse de mes yeux éclairent la pièce. Je ne lui ai JAMAIS permis ce genre de chose et ce n’est pas maintenant que je vais commencer. Ce n’est pas non plus maintenant que cela va me plaire ! Jamais ! Vous m’entendez ? Jamais !


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: Clos | Briser les chaînes, abattre les barrières [Pv Amelia] Lun 19 Mar 2018 - 11:58
Je restais donc là, à l’embrasser contre le mur, comme pour l’empêcher de fuir ce baiser… mais elle ne comptait apparemment pas se défaire de cet emprisonnement, répondant au baiser, si ce n’est avec passion, au moins avec un relatif empressement une fois la surprise passée… je ne pouvais que m’en féliciter. Amelia était clairement une femme magnifique. Glaciale, certes, mais particulièrement belle, surtout avec ses cheveux plus courts et blonds… ça lui allait particulièrement bien, il fallait le reconnaitre. Je souris en me disant que cette mise en pli aurait très pu être à la source de ce baiser, mais pas seulement… je devais être un peu masochiste, fallait-il croire… je lui souris et je restais silencieux avant de finalement la laisser retirer ma main de ses hanches… tant qu’elle n’arrêtait pas le baiser… il avait un côté enivrant… et elle savait relativement bien embrasser. Normal, selon vous, puisqu’elle avait été mariée… mais vous ne connaissiez pas le genre de femme qu’il m’arrivait d’embrasser, aussi, ça ne voulait absolument rien dire ! Je ne pouvais donc que reconnaitre des qualités à ce baiser. Et il y avait une autre qualité qu’il fallait prendre en compte : je n’avais pas encore pris de gifle.
Mais tout ne pouvait pas durer, n’est-ce pas ?

En effet, j’entendis une petite voix et Amelia nous sépara… qu’est-ce que je faisais avec la bouche de sa mère… je regardais la petite, ignorant la spécialité de madame Clark. Et je regardais la jeune fille… oh la pauvre, elle avait fait un cauchemar ? Oh, pauvre petite… Amelia était définitivement très sèche avec ses enfants et, sans doute en sachant que je saurai l’amadouer, elle me refila le bébé… non que cela me dérange… je lui souris et doucement, la souleva du sol, la prenant dans mes bras alors que je m’éloignais avec elle pour la ramener à sa chambre…
Sur le trajet je lui demandais de me raconter et je la rassurais autant que je pouvais, et, quand elle fut couchée, elle me demanda si je pouvais rester un peu avec elle, et j’acceptais de rester avec elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme, lui caressant doucement les cheveux, et, tout sourire, avec un soupire de contentement, elle se rendormit. Je lui souris et je restais encore un peu, toujours à lui caresser la tête, les cheveux, avec une tendresse non feinte. Je l’aimais bien, cette petite, et j’aimais bien tous les enfants d’Amelia, sauf l’ainé, qui ressemblait déjà trop à sa mère.

Enfin, assuré qu’elle dormirait jusqu’au lendemain, je rejoignais la chambre d’Amelia, sachant très bien que j’allais en prendre pour mon grade. Mais le baiser valait très largement le coup. Je restais tranquille et avisais, dans la pénombre, mon « lit » une couverture et un oreiller, au sol, puis je posais mon regard dans le sien, toujours furieux, et je souris, m’approchant, lui baisant le front et lui souhaitant bonne nuit comme si de rien n’était avant de reculer pour aller me coucher. Mais qu’elle ne se fasse pas d’illusion, je me coucherais sans doute dans le petit salon, pas dans sa chambre, par respect pour elle… donc sauf si elle m’interrompait, je prenais la couverture et l’oreiller pour aller dormir près de la cheminée flambante du salon où je pourrais savourer le craquement des buches dans l’âtre.



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MessageSujet: Re: Clos | Briser les chaînes, abattre les barrières [Pv Amelia]

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