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 :: L'histoire Ambrosienne :: Îles alentours

A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont)

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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont) Dim 18 Mar 2018 - 20:53
Monsieur de Fremont a reçu une invitation chez sa tutrice, il y a quelques jours de cela. Une heure de rendez-vous en fin de matinée et l’indication de se retrouver au port militaire, au quai numéro 7, là où mouille la barge impériale « Le Bienveillant de cuivre », vaste navire péniche, offrant la possibilité d’un pont agréable et d’appartements intérieurs agencés à une perfection parfaite. « Le Bienveillant de cuivre » est un navire de plaisance, où les Empereurs et les Impératrices peuvent prendre repas et remonter à l’intérieur des terres, à travers le Fleuve de Lorre jusqu’au château d’été. Nous longerons les côtes passant le repas sur le pont, avant de retourner vers la capitale.

Ce sont des bottes montantes qui accompagnent mon pas, alors que ma tenue, pourrait laisser croire à une robe militaire. Le haut de la vêture ressemble à une redingote militaire d’apparat, accompagné d’une chemise blanc, au col montant fermé par une broche aux effigies de l’empire. Le bas, un pantalon sombre. Le bas arrière de la redingote laisse croire de dos, qu’il s’agit d’une robe, mais ce n’est pas le cas. Les cheveux serrés dans une tresse complexe, à multiples nattes, et d’un diadème simple au front, un porteur d’ombrelle se tient à mon flanc.

J’observe l’étendu aquatique sous mes yeux, amoureuse des ressacs des vagues. J’espère que la compagnie du jeune homme me sera agréable. Je ne connais que peu de chose de Monsieur de Frémont, si ce n’est la réputation de sa famille et les quelques lignes rapportées sur un dossier sur son comportement. Je n’y vais pas à l’aveugle, mais je tiens à découvrir quelques peu mon prétendant, comme chacun d’entre eux.

--Votre majesté, Monsieur de Fremont est arrivé. –M’informe mon majordome alors que je me retourne de mes contemplations.
-Parfait.

J’aurais aimé souligné au porteur que je n’avais pas besoin de lui, mais prendre un coup de soleil sur une peau aussi pâle que la mienne aurait été inconfortable. Rien d’insurmontable, mais j’ai connu enfant le déplaisir d’une insolation, je n’ai pas le temps pour une autre. J’avoue détester laisser le palais pour ces rendez-vous, ou même mon office, j’ai énormément de travail et de chose à prévoir ou faire, malheureusement, je ne peux y déroger. Un simple rendez-vous au palais ne suffit jamais et chaque prétendant analyse sa propre entrevue –pour les plus maniaques.- Si j’ai choisis le navire pour Monsieur de Fremont, c’est bien par rapport à l’histoire de sa famille avec l’entreprise familiale. Je me serais grès de faire quelques originalités à chacun, en marque de respect.

Je me défais de mon emplacement, pour me présenter face à l’arrivée d’Alberich, l’attendant avec patience, qu’il monte sur le navire et que nous nous saluons enfin. Les musiciens qui sont présent pour l’agrément entameront des musiques plus tard, bien que je préfère le bruit des océans, il n’est pas possible de l’imposer tout à fait. Mais j’ai bon espoir qu’ils ne jouent pas. Il est rare que je puisse me sortir du palais, alors, j’espère bien profiter du bruit de l’océan.


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Alberic de Fremont
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MessageSujet: Re: A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont) Jeu 22 Mar 2018 - 9:52
Convoqué, il fixait la lettre une fois de plus alors qu'il se sentait comme un laquais ou chien savant qu'on demande. Il savait bien que ce n'était sans doute pas l'intention de l'Impératrice, qu'elle avait sans doute milles autres choses à faire que de les recevoir lui ou les autres. Mais ... Cela ne retenait rien à l'idée qu'il se faisait convoqué comme un serviteur. L'invitation avait beau être tournée de manière à ne pas paraître un ordre, pourtant c'était ainsi qu'il le ressentait. Il fixa la pièce dans laquelle il se trouvait et son regard dériva sur le miroir. Il avait une mauvaise tête, mais après tout, il n'avait pas ménagé ses efforts. Se trouver dans le bureau de la ministre tout le temps elle avait finit par le fiche dehors à travailler avec ces lâches de militaire. Si travailler ne lui faisait pas peur, il avait à lui tout seul fait plus de travail que les ouvriers, il préférait rentrer la tête vide et les bras lourds. Il se détourna de son reflet, enfila la tenue simple et choquante d'après les autres, la chemise trois quart dévoilait beaucoup plus que la décence ne le désirait. Mais il avait chaud ici, la mer bien qu'il soit proche du port était inaccessible. Il souffrait du mal terrestre comme tous les hommes qui ont voués leurs vies à l'océan.

Une fois prêt dans le pantalon droit et moulant la veste calée sur l'épaule et la barbe taillée de près il se mit en route. Sa tutrice était bien entendue prévenu qu'il ne serait pas disponible et il n'avait toujours pas décidé ce qu'il pensait de cette femme intriguante. En sifflant il fit route à pied vers le navire sur lequel l'entrevue devait se dérouler. Est ce que l'Impératrice pensait lui faire plaisir en l'invitant sur un bateau, la réponse était définitivement oui. Même si la barge de plaisance à ses yeux n'était qu'un luxueux jouet, il ne pouvait pas retenir son sourire de remonter sur un navire. Peu ou pas de roulis, ce n'était qu'une péniche de plaisance, mais c'était tout de même un objet qui flottait. Il resta immobile, fixant la mer qui lui a tant manqué ces derniers jours, la veste retombant entre ses mains alors qu'il ne bouge pas. Un toussotement appuyé derrière lui lui fait bien comprendre qu'il est attendu, pourtant il ne peut détourner son regard de l'océan. Il regrette un instant d'être l'instrument de sa famille, son coeur appartient aux vagues qui se brise sur la coque des vaisseaux. Il se met enfin en mouvement, s'arrachant à la vision des vagues pour gravir les marches vers l'Impératrice qui l'attend. C'est une très belle femme, cela personne ne pourra le nier, avec des responsabilités sans doute écrasantes. S'il est jeune il n'ignore pas combien les pressions peuvent être intenses sur les épaules. Pourtant, est ce qu'il désire vraiment être à ses côtés ? Est ce qu'elle ne préfère pas l'un ou l'autres des prétendants. D'après les murmures de la cour, il semblerait qu'elle ait une inclinaison pour celui d'Ameth, beau frère du décédé. Cela ne le choque pas vraiment, s'ils était comme on le dit jumeau, défaire l'un de l'autre doit être difficile.

Il laisse là ses pensées, après tout, il était sur un bateau, pour distraire sans doute le temps d'un instant l'Impératrice. Non pas qu'il juge ses chances nulles, après tout il a derrière lui le soutient d'une cité d'importance, mais il sait que son jeune âge et surtout sa manière d'être peuvent choquer. Il s'approche et s'incline face à la représentante d'un Empire, dépose un baise main sur la main qu'elle lui tend, ne gardant pas la paume plus de temps que la décence ne le permet. Puis recule d'un pas, s'incline de nouveau avant que son regard tombe sur la mer. Dissipé, il ne peut se le permettre mais le sourire qui vient à ses lèvres en fixant les flots peut porter à des conclusions hâtives. Il ne sait pas trop ce que l'Impératrice attend de lui, et lui même, bien qu'intimidé sait qu'il doit faire ce pour quoi il a été envoyé. Max avait tellement tord, il doutait de lui mais n'en montrait rien. Cette impression de force qu'il avait près de son amie s'estompait dès qu'ils étaient séparés. Son regard dériva sur les musiciens et il sourit un peu plus. Il doutait que ceux ci connaissent les airs qui puissent aller avec les flots mais restait optimiste. L'avenir n'est pas décidé ni tracé. Il se lance alors, souriant à l'Impératrice en lui proposant son bras (à demi nu osera t elle y placer sa main gantée ? ) pour faire le tour des lieux, curieux d'en voir l'agencement.

Me voici Votre altesse Impériale. J'espère ne pas vous avoir fait attendre. Si c'est une surprise à mon intention que ce lieu de rendez vous, permettez moi de vous assurez que vous ne vous êtes pas trompée, c'est réellement un plaisir pour moi que de me trouver ici.


Des banalités certes, mais n'étaient ils pas là pour tenter de faire connaissance et se jauger ? Les on dit sur l'un comme sur l'autre devait peser dans la balance. Pourtant les dissiper n'était pas vraiment dans ses intentions. Il était droit, répondrait si elle posait des questions, et tacherait d'être agréable à défaut de plaisant si les sujets abordés le mettait mal à l'aise.


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont) Ven 6 Avr 2018 - 8:10

Je ne prends pas son bras, non, à la place, un sourire sur les lèvres, je m’engage à déplier les manches de son costume, où tout du moins, celle de la présentation de son bras, et sans le quitter du regard, je rajuste son habit.

-C’est une chose que votre tutrice devrait vous apprendre.

Ce n’est pas une réprimande, une remarque tout au plus, lancé avec légèreté, il est encore jeune, et en pupillat, de ce fait simple, j’accepte ses erreurs. On ne présente pas son bras nu à une femme, encore moins à une impératrice, et je me charge donc de lui remettre en place. Je ferais une allusion discrète à Estera au besoin. Elle aurait probablement dû le préparer ou lui offrir quelques conseils. Ainsi cela fait, je m’accommode de poser ma main sur son bras.

-Nullement Monsieur. Vous êtes tout à fait à l’heure.

Maintenant que le jeune homme est à bord, le navire peut tout à fait s’en aller et c’est d’ailleurs ce qui se passe. Monsieur de Frémont est une jeune personne fort agréable à regarder, charmante et bien faite. Je me demande ce que sa jeunesse peut me permettre de découvrir, certains ne savent pas encore révéler leurs potentiels, d’autres sont tout au contraire, déjà à montrer ce qu’ils valent. De quelle catégorie est Monsieur de Frémont ? Ce sera déterminant pour que je le retienne ou non, car ces rendez-vous sont une première épuration, bien, entendu ils ne le sauront pas, je ne les éliminerais pas officiellement.

-J’ai essayé de partager un moment qui vous soit agréable Monsieur de Frémont, pour vous découvrir un peu plus et que nous puissions passer un agréable moment. Connaissant votre famille, et ayant eu écho de votre arrivée à la capitale, je me suis dis que ce serait parfait.

N’est-ce pas ? D’ailleurs, me baladant sur le pont en sa compagnie, je viens à m’intéresser à lui, l’intérêt est qu’il se livre, et je compte bien qu’il le fasse, afin qu’il me révèle, de manière verbale et non verbale, ce que je dois savoir sur lui.

-D’ailleurs, votre navire n’a pas trop souffert durant la dernière tempête j’espère ?

Si je ne m’étais pas trompée sur ses passions, le jeune homme serait plus enclin à me parler de lui si j’approchais la mer et les océans, et ce qui y est relatif. Dans la mesure où je pense que c’est une chose qu’il apprécie voir qu’il adore.


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Alberic de Fremont
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MessageSujet: Re: A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont) Dim 15 Avr 2018 - 18:36
Il ne comprend pas sa remarque, lui apprendre quoi ? Il la laisse remonter ses manches et se protéger la peau du contact avec la sienne. Elle est donc prude à son âge ? Seigneur Thorgen que ces conventions sociales sont compliquées, et puis pourquoi se priver des sensations du vent sur la peau ? Vraiment ces gens de ville, jamais ils ne comprendront les bienfaits des airs du large. Il jette un regard désabusé vers les vagues sauvages alors que le vaisseau semblent plutôt se diriger sur le canal monotone. Soit ce serait toujours une balade pour quelqu'un qui n'avait pas le pied marin. Dommage qu'elle  n'apprécie pas l'océan à sa juste valeur, après tout elle n'avait sans doute jamais quitter vraiment le plancher des vaches ? Il ne se rappelait pas si on lui avait dit où elle avait passé ses premières années de pupillat ? Au contact qu'il avait eu avec les Ambrosien, il avait hâte de terminer les siennes tout simplement pour ne plus avoir ces gens sur le dos. A croire qu'ils savaient tout, peut être que oui, ils savaient nombre de choses inconnues aux autres, mais pour ce qui est de la tolérance ou de la compassion il pouvait repasser. Se découvrir, quoi dire pour satisfaire une Impératrice qui avait sans doute tout ce qu'elle désirait et bien plus ?

Ma famille a donc des échos au delà de nos mers ? Cela ravira les plus importants d'entre eux, ils aiment à savoir qu'on les reconnais à leurs justes valeurs.
Il lui sourit alors qu'ils avançaient toujours sur le pont de promenade. Mon arrivée elle aussi est arrivée jusqu'à vous ? En bons termes je l'espère ?

La première des choses que sa tante lui a répété encore et toujours, s’enquérir avant tout de ce que recherche son interlocuteur, puis le détourner si cela dessert ses intérêts. Pour le moment rien que des banalités, il essai de savoir ce qui s'est rapporté, est ce le mouillage de l'Imprévisible ? Ou bien de sa virée avec Max dans les sous étages de la cité ? Il était important qu'il sache si on les avait surpris pour protéger son amie si cela s'avérait exact. A moins que l'Impératrice ne parle de son altercation avec ses forces armées lors de sa rencontre avec sa tutrice. Il revient à la conversation quand elle lui parle de son vaisseau, loin de lui l'idée de désirer cacher quelque chose mais son regard s'obscurcit légèrement.

Je vous remercie de votre sollicitude pour l'Imprévisible Madame, le mat principal semble avoir été endommager, j'en saurais plus dans les jours à venir, et du coup de ses réparations. Le plus important reste que l'équipage est sauf heureusement.

Il se rappelle alors sa tenue lors du bal, celle reprochée par la ministre d'ailleurs. Il sait qu'il agit impulsivement quand on parle d'Elle, cependant il n'avait que voulut être fidèle à lui même. Et la terreur qu'il avait eu quand enfin il avait été libéré de la salle de bal et avait courut aux docks... Il ferma les yeux repoussant les choses affreuses qu'il avait vu, il avait passé sa soirée à aider les marins à sauver le maximum de vaisseaux, à dégager les corps de sous les décombres des mats de ceux qui s'étaient trouvés coincés. La journée l'avait marqué s'en suivant avec cette bagarre alors qu'il n'avait même pas dormi plus de quelques heures dans sa cabine. Heureusement son cousin n'avait rien eu ni ses autres matelots, il s'en serait voulut à mort d'avoir été protégé alors qu'ils risquaient leurs vies pour son vaisseau.

Qu'en est il du palais ? Et de vos gens ? Avez vous quelques pertes à déplorer en dehors des morts sous les débris ?


Ce n'était sans doute pas une conversation appropriée pour faire connaissance, mais les faits étaient récents, peut être désirait elle elle aussi en discuter ?


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont) Ven 20 Avr 2018 - 20:58
Je suis étonnée que les de Frémont ne lui ait pas soufflé les convenances sociales, mais peut-être que sa jeunesse en fait un revèche à ce genre de chose. Qui sait, n’allons pas lui en tenir ombrage, il semble offrir sa personnalité de prime abord et je suppose donc qu’il ne joue point de masque pour la société. Un mauvais point pour un prétendant, un bon cependant aussi. Un ignorant est plus aisément manipulable, tant qu’on lui apporte ce qu’il souhaite. J’ignore ce qu’il peut vouloir, mais je vais tenter, tant bien que mal, d’en apprendre un peu plus sur lui. De façon fort traditionnelle, en discutant !

-A vrai dire, ne pas connaître la présidente de la haute chaire d’Adop serait un manquement politique. Il est donc vrai que j’ai eu échos des vôtres, mais votre famille porte son nom dans le visage politique du monde, et de la Ligue. Il aurait été surprenant que je les ignore, ou alors, cela aurait pu être du mépris, ce qui n’est guère mieux et ce n’est pas le cas. En terme simple, vous êtes parvenu à la tête de votre navire, voilà tout. J’espérais donc vous rendre appréciable cette rencontre en naviguant un peu. C’est bien plus raisonnable, que la fougue océanique, j’en suis certaine, mais j’ai bel espoir que cela vous plaise.

Je suppose que la platitude de notre navigation n’aura pas la fraîcheur des rouleaux de vagues océanique, mais hélas, je ne puis m’éloigner de trop de la capitale et pire encore, j’ignore si j’ai le pied ainsi marin. Nous nous plaçons donc entre deux possibles, aux frontières, pour que cela convienne à tous deux. Je n’aime pas particulièrement m’éloigner du palais, mais je n’ai pas le choix…enfin si, mais vous me comprenez.

Ses yeux obscurcis, je prends l’air désolé de savoir son navire touché, alors mon ton s’accommode à partager ses dégâts, sans excès.

-Voilà qui est fâcheux, j’espère que cela ne vous sera point excessif mais si votre équipage est sauf, n’est-ce pas le principal ? Les pertes humaines sont bien plus tragiques…

Oui, je veux savoir s’il préfère son navire aux vies humaines, je penche tout de même pour la seconde partie, car il n’a pas laissé entendre le contraire, mais cela pourra être intéressant de voir sa réponse à cette petite phrase. Rien de méchant, les débuts d’une conversation visant à s’intéresser l’un à l’autre.

C’est à mon tour de voir mon visage s’assombrir, mais j’apprécie qu’il s’enquiert de savoir, un des attraits principale d’un futur époux est la possibilité de partager l’inquiétude, ou de le voir réellement se soucier des autres et des conséquences. Elrich faisait énormément cela, et même si je ne cherche point un autre Elrich, je ne saurais m’unir à un être qui ne s’inquiète point des autres.

-Le palais est le mieux loti, j’aurais préféré qu’il perde des tours ou son toit plutôt que ces morts au sein de la ville. J’ai perdu des sujets, c’est le pire, des vies ont été prises. Car c’est le cas, non ? Cette tempête n’a pas été faite par nos Dieux, et tous le murmurent. J’estime ces vies prises comme des pertes terribles. J’ai espoir de pouvoir reconstruire les toits qui ont été…perdu par les sujets, et qui logent comme ils le peuvent. Et me voilà à y réfléchir, il y a des bâtiments dans certains étages qui ont été…délaissé, leur rachat pourrait coûter cher, mais certains pourraient permettre de construire plusieurs appartements, si l’Empire en est le propriétaire, cela abaisserait les loyers…et cela le rendrait accessibles aux familles les moins aisés. Je sors de mes pensées. Pardonnez, le sujet est épineux, les solutions tournent dans mon esprit, et une fois lancée sur ce sujet, je me perds dans mes pensées. Mes pertes s’élèvent à celles de la nation en vérité.

Je n’ai pas perdu de proche, mais cela ne veut pas dire que cela est moins important, pas pour moi, je vis pour l’Empire, ses pertes sont mes pertes…


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Alberic de Fremont
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MessageSujet: Re: A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont) Dim 12 Aoû 2018 - 1:19
Les jeux de cour, sa tante à bien tenté de l’instruire mais un esprit aussi sauvage que celui d’Albéric à bien du mal à se trouver face à ces rouages qu’il trouve relativement peu glorieux. Un combat, qu’il soit légal ou non, se joue selon des règles précises, à la cour il semblerait que le plus faux l’emporte, et s’il sait qu’il n’a que peu de chances, il sait aussi que sa tante l’étripera vivant si on lui rapporte qu’il n’a même pas essayé. Aussi, face à l’Impératrice qui semble tenter de le jauger il ne cherche pas de fausseté et préfère même la vérité brute, de toute façon sa ministre l’a sans doute informée.

Il n’y a pas eu de blessé en effet dans mon équipage, mais sachez votre altesse que j’ai enfreint vos règles après le bal, j’ai rejoint tant bien que mal le port et j’y ai vu un spectacle affligeant de désolation. Je me doute que votre nuit à été courte à vous aussi cette nuit là, sachez que pour moi elle le fut d’autant plus qu’une fois rassuré sur mon équipage j’ai, jusqu’aux lueurs de l’aube, aidé au port.


A dégager les navires et déblayer les morceaux mais aussi les corps, mais ce n’était pas vraiment quelque chose qu’elle désirerait savoir, ou que l’on devait évoquer dans une discussion afin de mieux connaître son partenaire. Il lui aurait bien proposé son vaisseau mais l’Imprévisible à moitié démâté ne peut pas vraiment accueillir de monde surtout depuis sa mise en cale. Il se met à penser à ces vaisseaux qu’on n’utilise pas durant les saisons d’hiver et ui sont eux aussi également en cale sèche et sourit à l’Impératrice.

Ne vous excusez pas, la faute m’en reviens pour avoir lancé le sujet. Et bien pour ceux qui ont perdus un toit, je sais que ce n’est que temporaire et certains ne voudront sans doute pas mais les vaisseaux de commerce au repos peuvent accueillir des familles, au moins six chacun. J’ignore si vous en avez beaucoup en sale sèche mais cela peu temporairement suffire le temps de remettre un toit en dur sur les maisons ?


Il sait que ce n’est sans doute pas un éclair de génie, les solutions tels que celle-là ont déjà dû être soumises à l’Impératrice par ses collaborateurs. Mais lui qui n’a pour réelle maison qu’un vaisseau, sait combien c’est de souffrir de la voir ainsi en partit détruite. Alors il peut comprendre la peine et la douleur de ces gens. Pourquoi dans la colère des dieux ce sont toujours les plus démunis qui trinquent ? Le pont n’est pas long, la traversée sera paisible, peut être suffisamment pour éloigner ne serait-ce quelques instants la femme de pouvoir de ses préoccupations.

Je vous prie de me pardonnez, par ma faute vous repensez de sombres choses. Je ne suis pas versé dans l’art de la conversation vraiment, je dois être un bien piètre prétendant à vos yeux parmi toute cette foule qui se presse à vous. Nous pouvons aussi bien simplement déjeuner, qu’en pensez-vous ?


Sa tante aurait sa tête sur un piquet exposé aux vents marins, mais il ne se sentait pas l’âme d’un beau parleur avec ce sujet sombre dans les airs, de même que manger lui semblait relativement impossible avec les images qu’il avait en tête, il reprit plus léger et avec un sourire charmeur.

Parlez-moi de vous, est i vrai que vous aimez la mécanique ?



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MessageSujet: Re: A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont) Lun 13 Aoû 2018 - 17:45
– En même temps, la distance entre la cime du palais et la base, plus encore le port vous vaut presque quatre heures de marche par temps clair, et vu le temps cela a du vous amener bien au delà de l’aube…mais vous faites bien d’ainsi m’informer, je noterais que votre tutrice n’est peut-être point apte à se charger de vous, si elle n’a su vous retenir.

Je dis cela sans méchanceté et dotée même d’un sourire. A vrai dire ce qui m’étonne, c’est qu’il semble avoir mis peu de temps à descendre hors, il faut marcher longuement pour partir de la cime et arriver en bas, peut-être devrais-je admirer sa fabuleuse constitution ou m’inquiéter un peu plus sur le silence d’Estera et le risque diplomatique que nous avons encouru par cet acte stupide. Je suis certaine que sa famille se serait empressée de savourer ce genre de chose.

–Êtes-vous souvent apte à de tels gestes inconsidérés ? Vous auriez pu être un poids de plus pour les secours, c’est une chose qui ne vous a certainement pas effleuré l’esprit ?

Certes il ne l’a pas été, mais je ne vois aucun acte de bravoure, juste un besoin premier de rejoindre son équipage. S’il vient à prendre mal ce que je dis, cela sera sans importance. Je supporte mal les irrévérences inconsidérées, là où l’on voit un acte de courage, je discerne de la stupidité. Et même si, avec des si, l’on pourrait mettre Ambrosia en bouteille. Il ne faut pas omettre ces détails qui ne se sont pas miraculeusement produit.

- Pardonnez ma rudesse, on pourrait croire que je vous reproche vos actions. En vérité, vous avez aidé et c’est très noble de votre part, mais ça reste stupide car cela aurait pu faire arriver beaucoup de mauvaise chose.

La chose est ainsi vraie, et s’il pense pouvoir me faire admettre autre chose, cela sera difficile. Dans tous les cas, je lui souris avec aimabilité, avant d’écouter avec plus d’attention l’idée qu’il vient d’énoncer. Elle n’est pas mauvaise, en soi et je hoche la tête face à celle-ci. Je ne m’attendais pas à un investissement de sa personne, mais je lui reconnais un cœur plutôt noble…ce qui n’est pas négligeable. Malgré l’esprit plutôt libre ou sans convenance qu’il semble être. Cela pourrait presque rattraper cette partie de lui, que ce cœur élégant…

-Vos idées sont intéressantes, je n’ai pas lu toutes les propositions encore, j’ai d’abord pensé aux bâtisses terrestres…mais je n’oublierais ni votre idée, ni votre nom, une fois que j’aurais pris conseil. C’est une optique que je n’ai pas envisagé…

Il est vrai que penser aux navires n’est point trop dans ma nature, peut-être m’offre-t-il une nouvelle piste de réflexion, j’en perds un bref instant le fil, essayant d’envisager pour et contre, avant de revenir à lui et de sourire avec politesse.

-Nous pouvons déjeuner simplement…et discuter d’autres choses, mais je vous préfère encore, à ces discuteurs de rien qui piaillent sans raison, et me racontent les dentelles à la mode ou bien leur avis sur un courtisan, certains même adorent se dénigrer entre eux. Votre conversation est plus intéressante.

Il déride mon visage, et si je ne prends pas ombrage de sa jeunesse intrépide, je réalise que malgré des négatifs, il se présente le cœur noble, ce qui ne le place pas tout à fait dans les pages des refusés. D’un geste, nous voilà attablés pour le déjeuner et sa question me laisse un instant nostalgique.

-Les de Choiseul ont deux passions, la mécanique et la stratégie militaire. Ma passion pour la mécanique est ce qu’elle est, et même si depuis ma montée au trône, je ne puis tout à fait la satisfaire à ma guise… Voir pas du tout. Elle reste identique. Voyez-vous les mécanismes sont terriblement plus simple que les gens, il n’y a pas de duperie, un rouage mauvais et cela ne fonctionne pas…une petite erreur et cela foire. L’esprit s’occupe des moindres détails... réfléchis, pense, envisage…cela convient à mon caractère méthodique et rigoureux.

Servie d’un vin blanc, accompagnant une entrée simple, il n’y aura aucun excès pour ce repas car je n’ai jamais eu le cœur à ce genre de chose, encore moins en moment aussi délicat.

-Vous y connaissez vous un peu en mécanique ?


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MessageSujet: Re: A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont) Sam 22 Sep 2018 - 23:21
A sa première remarque sur le temps qu'il lui avait fallut il faillit rire à son nez. peut être que les pâles ambrosiens n'avaient pas habitude de donner de leurs personnes, pour sa part lui quand les siens et leurs vies étaient en jeux, il donnait tout. Certes il avait apporté son aide aux autres, mais cela après de s'être assuré que les dégâts sur l'Imprévisible étaient minimes. Par contre sur la tutrice il lança un regard surpris à l'Impératrice. Il rétablirait les faits, hors de question que la noble Estera ait quoique ce soit à se reprocher, il n'avait agit que de son propre instinct et elle avait en plus cherché à le retenir. De plus elle comme lui ignorait que l'une était tutrice et l'autre face à son mentor pour les années à venir. Il n'attendait pas louange pour son acte, les remerciements durant la journée qui avait suivit était tout à fait suffisant, et bien pus satisfaisant que des remarques puissent elles être impériales. Quant au fait d'être un poids, s'il était conscient de ses capacités, il n'allait cependant jamais au delà de ses propres limites. Il commençait cependant à se demander s'il n'y avait pas deux personnalités dans l'Impératrice, elle louait ses efforts pour les qualifier de stupide après. C'était à la fois étrange, mais il n'était pas homme à tenir compte des bizarreries chez les autres. Il y en avait tant en lui qu'il était mal placé pour en faire des remarques. Ils s'installèrent à table et regarda avec un œil intéressé ce qu'ils servaient avant de reprendre la conversation.

Avant de vous répondre sur la mécanique permettez moi juste de prendre la défense de ma tutrice, qui ne l'était pas encore le soir du bal, et qui de ce fait n'a pas à recevoir de réprimande face à mon action.

Il regarda ce qu'il avait devant lui, et le vin qu'on servait avec. Seigneurs des mers qu'est ce qu'il préférait à tout ces chichis un bon beignet et une bonne bière. Ce n'était peut être à la hauteur des attentes de son altesse toutefois. Il n'était qu'un gamin aux yeux de cette politicienne rompue à son métier, cependant une étincelle avait brillé dans son regard quand elle avait parlé de machine. Elle n'avait pas tord, la mécanique ne pouvait  mentir elle, au contraire de lui qui offrait deux visage, suivant le pavillon qu'affichait son navire. Il conserva le sourire pourtant, rompu lui aussi au manège des apparences, il doutait de parvenir au but que sa tante avait fixé en lui, mais ne désespérait pas de ne pas rentrer les mains vides.

En mécanique, sans être un complet novice, je m'y intéresse, tout vaisseau qui se respecte au jour d'aujourd’hui se doit voir plus loin que ces prédécesseur. Je sais manipuler des rouages simples, comme celui qui remonte les ancres.  

Il tentait de la faire sourire, ce n'était sans doute pas la place d'un gentilhomme de faire un travail si manuel, mais du peu qu'elle avait du voir il n'était pas de ses gringalets qui se cachait derrière ses titres ou sa famille. Il était plus de ceux qui agissent et font ce qui doit être fait plutôt que de décider derrière un bureau. Il se rendait compte que les espoirs de sa famille étaient voués à l'échec, peu importait que l'Impératrice soit une très belle femme, que la position de pouvoir qu'elle occupait faisait d'elle une cible toute prête. Pour lui, rester enfermés n'était pas envisageable, au moins ce repas lui avait ouvert les yeux. Il se plierait s'il était désigné mais pensait être trop jeune et sans doute trop imprévisible pour quelqu'un de posé comme cette femme devant lui.  Il mangea l'entrée qui lui laissa un gout étrange en bouche, et fit passer le tout avec une gorgée de vin.

Mais j'avoue que c'est un milieu que je suis prêt à explorer si c'est en votre compagnie bien sur. Il lui fit un clin d’œil reprenant une gorgée de vin lentement, il jouerait son rôle jusqu'au bout, même si cela ne lui ressemblait pas vraiment.


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: A bord du Bienveillant de Cuivre (Alberic de Frémont) Dim 14 Oct 2018 - 22:49
Les hommes aimaient à se vanter. Le soir de la tempête n’avait pu être passé comme une promenade de santé, mais je ne voulais pas que son égo se trouve amoindri. Il y avait aussi question de cela, c’était le propre du masculin, ne pas savoir accepter les choses. Je lui offrais néanmoins mes remarques flatteuses comme celles de remontrance. Il n’y avait hélas pas de juste milieu possible selon moi. Son acte était héroïque mais stupide. Enfin, héroïque était peut-être bien trop fort. Je lui souriais pour ses propos alors que nous étions installés. Un sourire calme et bienveillant, mais il ne savait visiblement pas qu’il n’était pas en mesure d’estimer les réprimandes possibles. Il était étrange de voir un aussi jeune prétendant se démarquer à la foi parce qu’il manquait de savoir vivre et pourtant capable de bonne chose.

« J’en serais seule juge. » Soulignais-je. Je comptais me renseigner sur tout cela et j’aviserais par la suite. Quant bien même j’aurais des choses à dire à ma Ministre, je le ferais comme je savais que je pouvais lui parler franchement. Estera était une personne fiable, mais je le prenais de façon minutieuse depuis la mort de mon époux. Plus rien n’avait l’absolu d’acquis.

Servis, nous parlions de mécanique. Il avait donc appris à manier des rouages simples, je n’avais pas d’énorme connaissance navale, mes mécaniques étaient plus terrestre, mais ce n’était pas un mauvais point pour lui. En tous les cas, il me surprit avec sa réflexion, de bricoler avec moi. Et je dus tirer une moue étrange à son clin d’œil. Entendons-nous que je ne suis pas une précieuse, mais il y a des limites aux familiarité, je me raclais la gorge délicatement. Un des chiens se releva lentement et traîna ça et là sur le pont, autour de nous.

« Vous savez, je ne bricole que seule quand j’en ai le temps… » Une manière polie de décliner. Le chien se rapprocha de lui et alors que je continuais la conversation, il put sentir un liquide chaud sur son pantalon, le temps de réaliser ,l’odeur d’urine du chien, je congédiais Olgor d’un ordre, et m’excusais. Je fis avec aisance ce qu’il était d’usage de faire, mais l’odeur était prenante. Et je signalais mon inconfort en m’excusant toujours, prenant choix de terminer là cet entretien en un promettant un autre. Mais visiblement je fuyais face à l’odeur…

Et je coupais là l’entretien avec un jeune dignitaire qui avait, malgré ses bonnes volontés, rajouté l’erreur de trop. Sa proposition accompagnée du clin d’œil aurait mérité qu’il passe par-dessus bord, mais je plaidais pour lui sa jeunesse…



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