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 :: L'histoire Ambrosienne :: 4 ème niveau de la cité

Quand les enfants s'en mêlent [Zenon]

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Amélia Clark
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MessageSujet: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Lun 19 Mar 2018 - 16:50
Je n’ai pas revu Zenon de Lascelle depuis…son audace déplacée. Je ne veux pas le revoir. Et j’ignore si mon humeur s’est envenimée car je ne l’ai pas vu ou parce que je n’ai pas digérée ! Quel toupet a pu le prendre de venir ainsi m’embrasser ? Qu’est-ce qui a pu lui prendre ? Le printemps ne devrait pas tarder et je suis bien aise d’avoir pu ne pas avoir à la supporter ! Tout en étant pourtant pas certaine d’avoir apprécié son absence. Je nierais en bloc ces paroles, je les refuserais corps et âmes et mon entêtement de mule n’y changera rien.
Je ne suis pas une de ces femmes qui succombent après un baiser, je n’ai certes jamais été embrassé de la sorte, le père de mes enfants ne s’en prenaient pas la peine, et je …non, je refuse d’avoir aimé cela. POurtant, parfois, j’y pense, et je souris, je l’admets. Mais il est impensable que je tombe dans ses filets. Je n’ai pas de plaisir à ces plaisirs et je ne veux pas en trouver. Je connais ces choses, j’ai eu six enfants, il n’est pas nécessaire de se mentir.

-Je n’ai pas le temps Sophie !

Je tergiverse et j’oublie que cette enfant va me rendre folle. Elle a décidé de faire de ma journée un enfer. Elle sera bien moins souriant quand je l’aurais attrapé et que je l’aurais mise au coin, les bras levés sur sa tête ! J’ignore quelle lubie lui a prise, depuis que je ne vois plus Zenon, les enfants le réclament, et redoublent de stupidité quand ils ne sont pas satisfaits des réponses. Sophie m’a pris mon carnet de comptabilité et … elle court dans la maisonnée. Mon majordome tente de me transmettre une information, mais le brouhaha me donne la migraine.

-Qui que ce soit James, je n’ai pas le temps ! Si ce n’est pas d’une importance capitale, je n’ai pas le temps !

Sèchement, je le rabroue, qu’il se débrouille, j’ai dis que je n’étais là pour personne alors qu’il ne m’enquiquine pas avec ses visites, qu’il s’en sorte sans moi. Sophie me fait descendre les marches et faufiler dans la demeure, au son de pitrerie que les plus jeunes font avec elle. Quand je croise ma seconde fille, celle-ci rougit comme une pivoine et m’indique que Sophie s’est cachée dans le salon du piano. Parfait.

Je passe la porte, ignorant de prime abord la silhouette qui se trouve là et je vois d’abord la petite courir en lâchant le carnet au sol. Je le ramasse et entends le cliquetis de la porte à mon arrière, surprise, je hausse un sourcil avant de…

-Vous ? Comment osez-vous Monsieur de Lascelle !Je me détourne pour aller ouvrir la porte. C’est fermée. Sophie ! SOPHIE ouvrez cette porte sinon je jure que…
-NON !
-Sophie !
-NON ! Nous voulons que vous parliez avec Zenon ! Nous l’aimons beaucoup ! Et vous lui faites la tête ! Alors, on fait comme père quand il veut qu’on se réconcilie. Quand vous aurez discuté, on ouvrira !
-Ouvrez cette porte petite sotte ! M’échinais-je sur la poignet. JAMES !

Je tape au bois de la porte avant de comprendre que c’est peine perdue. Les enfants ont probablement caché les clés ! Mais comment ils ont fait venir de Lascelle ? Il est leur complice. Je le dévisage, furieuse, prête à être odieuse, pour changer.

-C’est votre idée ?


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Mar 20 Mar 2018 - 19:58
Bon, elle faisait encore la gueule... Oh, je vais être honnête, ça lui prenait comme ça… et sauf que cette fois, je comprenais vraiment pourquoi. En fait, cette fois, ce que je ne comprenais pas, ce n’était pas son silence, mais son retour à la parole… en fait, pour les précédentes périodes de froid, il avait fallu que je lui force la main, en fait… alors, là, le message, c’était incompréhensible… attendez, je vous le montre, vous allez comprendre. Oui, le problème était flagrant.

Monsieur le comte,
Suite à notre dernière sortie ensemble, j’ai pris un temps de réflexion qui m’a permis d’aboutir à une certitude :  je souhaiterai vous revoir pour en parler, mardi en huit à seize-heures.
Je me rends compte que de vous laisser dans le silence et sans nouvelle n’est guère poli de ma part, et ce, malgré vos deux lettres. Je vous prie d’accepter mes excuses pour cela.

Bonne journée,

Amelia Clark



Rien ne vous choquait ? Moi il y avait deux choses qui me choquais dans cette lettre. Primo, Amelia qui présentais des excuses – déjà rien que ça, ça n’était jamais arrivé – mais en plus de cela elle me souhaitait une bonne journée. Une bonne journée. Vous ne vous rendiez pas compte, mais c’était… d’accord, c’était laconique, mais ça c’était habituel, mais le vrai problème, c’était qu’elle n’était pas une femme douce et aimable. Donc il y avait un problème. Elle était malade ? Ou alors elle devait se sentir sacrément coupable… ou peut être qu’elle succombait à mon charme…. Dans tous les cas, j’avais résolu de venir voir le jour J et avoir des explications ! Parce que là… tellement de gentillesse de sa part, ça foutait les jetons !

*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~

Nous y étions, je descendais de cheval, laissant ma jument aux bons soins de son maitre des écuries avant de finalement me diriger vers la bâtisse elle-même. Je fus intercepté par les enfants d’Amelia… je les adorais, sauf le plus grand, c’était une sale race, comme sa mère. Je les souris et ils me firent un cortège pour m’emmener où attendait leur mère. J’aurais dû me douter que ça sentait le sapin tout ça, surtout avec cet engouement à m’emmener auprès d’elle… mais bon, je me laissais emporter par leur bonne humeur. J’entrais dans la pièce où ils me disaient de l’attendre… et j’entendis le cliquetis de la serrure… mais que….

Nouvelle tempête de petits pieds d’enfanter, puis la tornade Amelia qui entra dans la pièce à sa suite et en un tour de main, nous nous retrouvâmes enfermés tous les deux. Je la laissais tempêter à la porte, et comme ça ne menait çà rien, forcément, elle se retourna contre moi.

« Je n’ai pas besoin de vois enfants pour venir vous voir, si je veux venir, je fais comme la dernière fois, je me pointe tout simplement. Maintenant si vous voulez vous défouler, allez-y, seulement après, j’aimerai avoir des explications sur ça ! »

Je lui tendais la lettre que je sortais de ma veste.

« Avouez que c'est curieux, venant de votre part... »



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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Mer 28 Mar 2018 - 21:13
Arrachant la lettre de ses mains, je le dévisage avec froideur, avant de lire l’écrit sur le papier. Je le déteste, pour ce qu’il est, un vieil imbécile dont le charme m’agace et m’attire, et c’est parce qu’il m’attire, que cela m’agace. J’ai envie de faire preuve de dédain et d’être pire encore qu’à mon habitude, pour me protéger de ce qui arrive. Je n’ai aucune envie de me faire avoir dans quelque chose, et j’ai bien assez donné avec mon ancien époux. Les gens font une montagne de ces choses là, et ce ne sont que des minutes d’ennuis et de supplice.

D’un geste, je lui rends la lettre, comme si je lui jetais au visage.

-Ce n’est pas moi qui ait écrit cela ! C’est une évidence !

Il aurait dû le deviner, et sentir le piège, mais je ne lui demande pas de trop réfléchir. Agacée, au bord d’une humeur massacrante, ou non, en plein dedans, je le dévisage toujours. Je suis incapable de m’en empêcher, j’ai envie de m’adoucir un instant, mais je ne vais pas le faire. Car ce n’est pas possible.

Je me détourne au final et retourne vers la porte.

-Ouvrez, je ne fais plus la tête à Monsieur de Lascelle !
-Mère, c’est pas beau de mentiir. –Clame une petite voix au niveau de la serrure.
-Je vais réengager la vieille Tavernier pour vos leçons, croyez-moi !
-Et non non, père ne voudra paaaaas.

Elle ricane cette peste ! C’est bien la seule qui me tient ainsi tête ! Je pousse un grognement et retire un mouchoir de ma poche, pour le nouer autours de la porte, de telle sorte à faire disparaitre la vue par le trou de la serrure.

-Voilà, et attendez un peu que je sorte de là. Une fessée lui serait administrée. Passez par la fenêtre pour ouvrir. Lançais-je à Zenon, comme un ordre, mais c’est un homme et il peut passer par là, moi, c’est impossible avec ma robe, je me suis rapprochée de lui. Quoi ? Vous n’allez pas me dire que vous ne pouvez pas ? Il n’y a que les roses en dessous, ça ne va pas vous tuer !

Quelques égratignures en sommes en perspective. Je ne le supporte pas si proche et je le dévisage. Pourquoi est-il si calme ? Cela doit l’amuser, ces bétises l’amusent toujours !


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Mer 28 Mar 2018 - 22:10
« Oui, merci, je sais bien que ce n’est pas de vous, vous n’êtes ni assez polie, ni assez aimable pour avoir écrit des mièvreries pareilles. Mais cette lettre, rien qu’au papier, je peux deviner que ça vient de chez vous, donc, en toute logique, je suis venu pour des explications. Je crois qu’entre temps, nous l’avons eu, maintenant, si vous le permettez… »

J’allais tester chaque poignée juste au cas où, sans forcer pour éviter de casser quoique ce soit. Je la laissais, pendant ce temps, tenter de convaincre la petite qui n’est pas dupe… une jeune fille qui avait un bel avenir. Si elle arrivait déjà à tenir tête à sa mère, j’imaginais déjà quelle remarquable jeune femme elle serait. J’eus un sourire amusé… une jeune fille à surveiller, car soit elle serait meilleure que sa mère, soit elle serait pire… à l’idée qu’elle soit pire, j’en eus un frisson glacial le long de l’échine… frisson qui s’estompât bien vite alors que je lançais à Amelia :

« Les chats ne font pas des chiens… »

Et c’est moi qui ricane, et alors qu’elle me parlait de passer par la fenêtre, je ne m’énervais pas, restant silencieux mais n’obéissant pas. Je restais silencieux et je me dirigeais presque vers la fenêtre jusqu’à ce que mes pas croisent un fauteuil où je m’installais fort agréablement, en un soupire de plaisir. Oui, c’était hors de question que je lui obéisse, ça commençait à m’amuser, de la voir enrager. D’ailleurs j’en eus un petit sourire narquois.

« Allons, Amelia, vous me connaissez, je suis un esthète, j’ai beaucoup aimé voir ces roses… aussi, je ne voudrais pas abimer le massif. Cette année, elles pourraient être si belles, selon le jardinier... »

Je ricanais silencieusement avant de finalement lui poser la question fatidique, la question qui n’allait pas lui plaire.

« Et si vous réfléchissiez un instant, vous comprendriez que vous réconcilier avec moi, puisque c’est leur but, ne prendrait pas cinq minutes, même en faisant semblant. Alors pourquoi ne vous contentez-vous pas d’agir en bonne intelligence ? »

Je m’expliquais.

« Vous êtes une infâme garce, Amelia ! Le fait est là ! Et je trouve ça bien amusant de voir quelqu’un de plus têtue que vous… et reconnaissez qu’il y a bien une chose qu’on ne peut pas enlever à cette gamine, c’est son intelligence qui frôle le machiavélisme… et elle est butée… ça me rappelle quelqu’un… je doute qu’elle abandonne avant vous. Maintenant, à vous de voir. Je ne passerai pas par la fenêtre comme un voleur. Ce serait inconvenant pour gentleman. »

Je lui fis un sourire ironique.

« Vous êtes battue par votre propre chair… à votre place j’en serai presque fier… maintenant, à vous de voir ! Et si vous être piégée…. Convainquez-moi ! »



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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Mer 28 Mar 2018 - 22:38
-Un gentleman vous ? Je suis certes une garce et vous êtes le plus affable des hommes. Je le dévisage, la fureur dans la pupille. Si je me tiens droite, je sais que je tremble intérieurement de colère, comment aurais-je pu compter sur lui pour une chose si simple que de contourner au lieu de céder ? Et le voilà donc assis, à me tenir, lui aussi tête. Je voudrais lui lacérer la gorge d’un coupe papier pour le voir perdre cette face si…si…cette face !

-Vous convaincre, de quoi ? Vous prouvez encore votre inutilité en dehors des affaires. Et de ce simple fait, je n’ai que mépris à votre égard. Par les Elus me voilà à proférer des mots sanglants pour me convaincre moi-même de la manière dont je le déteste le plus. Exposer tout ce qui m’agace en lui et me répugne. Je ne céderais en rien à une enfant têtue. Son père lui laisse croire qu’elle a toute les libertés du monde mais elle va vite comprendre son erreur, croyez moi.

Je n’ai aucune crainte à punir sévèrement mes enfants, elle pourrait se souvenir de la badine qui tapera son fessier quand je lui aurais administré sa correction, sans remord, sans scrupule. Et personne ne pourra m’en empêcher !

J’inspire, comme une dragonne qui tente de garder sa patience, avant de me détourner et d’aller prendre place dans le sofa. Non je ne suis pas calme, mais puisqu’il veut faire cela, soit, je m’assois et passe ma main sur les pans de ma robe pour en extirper les plis. Têtue jusqu’au bout et plus que ma propre enfant, je vais donc me contenter de l’ignorer –autant que possible – et d’attendre. Plus les heures vont passer, plus la petite comprendra son erreur.

J’attrape un livre qui traîne sur la table et vient en ouvrir la première page, parfait, j’ai de quoi m’occuper. Je ne compte pas jeter un seul œil à Zenon, je ne supporte pas ce comportement qu’il peut avoir et cette attitude qui lui colle aux basques. Il veut s’amuser, parfais, quand il en aura assez, il se décidera bien à faire quelque chose.

Je ne suis pas fière de cette gosse, pas un seul instant, je la vois comme une méprisable petite créature décidée à me tourner en bourrique. Quand l’ainé aura décidé de sortir de sa chambre, il saura bien remettre les choses en ordre !


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Mar 3 Avr 2018 - 21:47
La réplique ne se fit pas attendre… et je ricanais silencieusement C’était petit, très faible, et au fond, bien loin du niveau d’Amélia dans ses bons jours. Je lui fis un sourire avant de me contenter d’une petite courbette de la tête pour qu’elle puisse constater que je prenais ce simulacre de compliment comme si c’en était réellement un… même si c’en était très loin. Je restas toutefois silencieux hormis les remerciement d’usage, comme si de rien n’était. Oui, qu’elle s’amuse, qu’elle s’égosille. Le temps jouait contre elle, encore et toujours. Et elle le savait, non ? En effet, me si l’aîné se levait, encore faudrait-il qu’il soit mis au courant rapidement de cette affaire, ce qui n’était en rien assuré… je lui fis un léger sourire amusé avant de finalement plonger mon regard dans le sien et rester là, à attendre, sans rien dire pendant un temps.

Je ne disais rien parce qu’il n’y avait rien à dire, elle s’énervait toute seule. Et moi, je me contentais de la laisser se monter le bourrichon toute seule. Ce n’était en rien mon problème. Je me contentais d’attendre, de rester coi et d’attendre qu’elle cesse de parler, qu’elle commence à essayer de penser à autre chose. Puis, quand elle parla de la correction de la gamine, je me contentais, alors, d’un ton calme, de prendre la parole, sur le ton de la tranquillité de celui qui sait ce qu’il dit, avec toute l’assurance des mots.

« Vous n’en ferez rien. Pour la simple et bonne raison que si vous le faite, je vous traîne sur le parvis de chacun des temples de cette foutue ville à l’heure des grands offices et je vous embrasse avec toute ma fougue et tout mon talent. Et quelque chose me dit que ce sera plus dommageable pour vous que pour moi. Pire encore, faites et je vous jure que je demande votre main à votre famille dans toutes les formes les plus abouties en émettant l’a possibilité que vous soyez à nouveau enceinte. De moi, cette fois. »

Oui, dit comme ça, ça avait l’air ridicule. Mais ne jamais me sous-estimer. Elle l’avait compris, n’est-ce pas ? Je pouvais être assez convainquant pour que même le trône y croit… et ce n’était ps moi que ça gênerait. Puis, je la laissais commencer à bouquiner, avant de soupirer, me disant qu’il fallait tout que je fasse moi-même, et me lever en grognant avant de finalement m’approcher de la porte. Puis, je parlais à la gamine au travers de la porte.

« Sophie, regardez bien  par la fenêtre depuis l’extérieur, je vais vous donner une première raison d’ouvrir le porte pour que votre Mère et moi puissions sortir. »

Je lui fis un petit sourire et je restais silencieux attendant  d’entendre confirmation de la petite avant d’entendre des bruits de pas courants, puis de la voir débarquer à la fenêtre. Alors je m’approchais d’Amélia, lui arrachais son libre, le laissais choir, posais mes mains  autour de sa tête avec douceur, puis, je me décidais à agir, et je commençais à l’embrasser. IL ne s’agissait pas forcément d’un baiser tendre, ou doux, mais d’un baiser fougueux, plein d’envie. Passionné.

Voilà pour la première preuve.



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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Mar 10 Avr 2018 - 21:57
Du baratin, ni plus, ni moins ! Voilà ce que fait Zenon de Lascelle. Du baratin. Comme à son habitude, il parle, il parle et il parle encore. Il ne sait rien faire de plus, il n’est pas capable de plus et je ne crois en rien de ce qu’il me dit. Sophie se prendrait quelques coups de badines pour calmer ses idées stupides et elle comprendrait alors, qu’on ne joue pas avec moi. Son père viendrait me faire un scandale, mais qu’importe, si elle n’est pas éduquée maintenant, elle ne le sera jamais. Comme n’importe quel animal je vous dirais.

Oui je compare cette gamine à un animal mal dressé. C’est ce que sont les enfants. Et même si je n’ai jamais reçu de punition de toute ma vie, par mes parents, l’éducation que je donne à ma meute est différente. Quoi qu’il en soit, c’est à peine si je calcule de Lascelle, pour la simple et bonne raison qu’il remue du vent et qu’il pense que je vais le croire. Il connait mes faiblesses, il veut simplement s’amuser à me tenir en laisse en m’énonçant quelques petites choses qui peuvent me faire peur et…il n’est pas question que cela arrive.

Je retiens mon soupir d’exaspération mais lèves les yeux au ciel quand il parle à l’enfant. Il m’épuise rien que de sa présence, il appesantit mon humeur. Mon livre m’est cependant bien vite arraché et je dévisage Zenon, mais qu’est-ce qu’il a encore en tête cet imbécile heureux ! Quand ses mains touchent mon visage, je me raidis immédiatement, j’exècre son contact, mais la suite…par tous les élus…

Je veux le gifler. Lui arracher la langue. Le repousser. L’éloigner. Le détruire et … mais…rien. Mon esprit fulmine et hurle, mon corps ne bouge pas. Je ne sais pas donner de baiser passionné, ni même m’avancer à des échanges buccaux poussé. Nous n’avons jamais plus qu’échanger des embrassades de bout de lèvre avec mon ancien mari et je me retrouve à offrir une réponse maladroite. Ma main se pose pourtant sur son torse pour essayer de le repousser, mais la forme me quitte. Un trouble vient à naître, je n’ai aucune envie d’aller plus loin, mais aucune envie de cesser, sa barbe me pique, mes yeux se sont clos, je parviens pourtant, après avoir réussi à me raisonner, à le repousser un peu et me relever.

Je m’éloigne, je le fuis, je veux quitter cette pièce et je me détourne. Troublée, je ne sais que pire, je ne veux plus de sa présence. Mais je suis là, je rêverais de le gifler, mais Sophie me laisserait là. Je ne veux pas sourire pourtant.

-Ne vous approchez pas, ne vous approchez plus… Je le préviens. Le dos tourné, je viens effleurer mes lèvres échauffées par le baiser. Un tremblement à la main, je ne sais pas. Je ne sais plus. Je veux m’éloigner, qu’il reste, qu’il voit les enfants, j’ai … besoin, seulement, d’être seule. Sophie court, je l’entends, quand la clé tourne dans la porte, je me précipite pour sortir, oh je sais, elle mériterait une claque, mais je n’en ai pas la force. Jamais, vous entendez ? Jamais. Lui lâchais-je à cette gosse, mais cette intonation. Elle hoche la tête. J’aurais dû la faire enlever pour les sacrifices !

-Zenon peut rester ?

Je hoche la tête, mais je m’en vais, j’ai besoin de solitude et surtout de ne pas rester à sa proximité. Fuir est une solution, il doit s’étonner de ne pas avoir reçu de gifle, mais je ne lui en donnerais pas. A vrai dire, les enfants me demandent s’il peut rester, l’invite à dîner même avec mon autorisation et je me tiens loin de lui, sans pique, sans cri, sans rien. Seulement…loin. Et les gamins l’accaparent bien trop pour que cela soit différent. Jusqu’au moment du coucher des enfants, il reste là, et je me retrouve seule avec lui dans le couloir après avoir fermé la chambre des plus petits. Mes yeux le dévisagent.

-Ne me touchez pas. Lui ordonnais-je alors que je me suis rapprochée, je lui répète d’ailleurs, avant de venir l’embrasser moi. Mais à défaut de sa passion, je prends temps de découvrir, il va s’en rendre compte. Je ne veux pas de ses mains autours de mon visage, ni même rien d’elles. Je l’embrasse. Je recule mon visage, après quelques instants de ce baiser bien moins fougueux que le sien. Une latence entre nous, quelques secondes, avant que ma main ne vienne brutalement à sa joue. C’est simplement pour tout à l’heure.

Je le dépasse, m’enveloppant un peu plus du châle que je tiens à mes épaules. J’ai besoin d’une cigarette et d’un verre personnellement et c’est bien ce que je vais chercher à mon bureau.


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MessageSujet: Re: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Sam 14 Avr 2018 - 21:48
Bon point : pas de gifle. Mauvais point : elle venait de me repousser… mais cela manquait cruellement de conviction, il fallait le reconnaitre… je lui fis un sourire et je restais un moment en silence avant de finalement entendre le déverrouillage de la porte. Ça avait marché… je lui souris quand bien même elle me tournait le dos et ne l’approchais plus… ou du moins, j’aurais sans doute dû, mais bon, je savais que je ne m’arrêterai pas en si bon chemin… d’où mon sourire. Et trop réceptive, aussi ! Et vous connaissez, je suis comme un papillon… je veux la lumière quitte à me brûler !

Mais je restais pour le reste de la journée, passant plus de temps avec les enfants qu’avec Amelia qui faisait en sorte de m’éviter le plus possible. Pour être honnête, hormis les repas qui se passaient dans un silence religieux, je ne la vis pas avant qu’elle soit allée veiller au coucher des enfants, enfin, juste après. Je la croisais dans un couloir… elle semblait presque redevenue elle-même, en fait, aussi, en la croisant, je lui souris, n’obéissant, ni ne désobéissant à son injonction de ne pas la toucher… oui, ne pas la toucher n’était pas vraiment dans mes objectifs, mais je pouvais attendre, aussi je me contentais, l’air espiègle, de hausser les épaules.

Ah, la gifle… je portais la main à ma joue et ne me séparais pas de mon sourire. Finalement, je lui souris et je restais un moment silencieux avant de finalement lui emboiter le pas, faisant fi de toute forme de politesse en me portant à sa hauteur malgré la manière qu’elle avait eu de me laisser entendre qu’il ne fallait pas que je l’approche. Je ne la touchais pas pour autant, l’accompagnant comme si de rien n’était dans son bureau, puis, une fois sur place, je prenais un fauteuil, m’installais, comme si de rien n’était, avant de finalement lui sourire et lui lancer, l’air de rien.

« Je dois avouer, Amelia, que je ne m’attendais à davantage de fermeté dans votre gifle. Vous commencez à perdre la main ou la volonté de me frapper… »

Je restais silencieux avant de finalement rajouter, me relevant pour m’approcher d’elle, croisant les bras devant moi avant de finalement plonger mon regard dans le sien avec un peu d’amusement en reprenant la parole, sur le ton qui allait avec l’attitude.

« Et je devrais demander des excuses… tout ce que j’ai fait, c’est exécuter votre volonté. Vous souhaitiez que nous sortions, et j’ai arrangé les choses de la seule manière qui me semblait la plus intelligente et la plus digne de moi. Et cela évitera qu’ils recommencent. Alors votre gifle était in justifiée ! »

Je ne bougeais pas immédiatement, attendant juste le temps qu’elle cherche à parler pour l’embrasser avec envie, et même une certaine forme de fougue – contenue, bien sûr… je cessais uniquement pour lui susurrer alors, sur un ton plein de chaleur.

« Voilà. Ça, c’était pour la gifle… comme ça au moins je l’aurai méritée… et ça, c’est pour les intérêts. »

Je recommençais, de manière plus appuyée. Maintenant, nous étions quittes !



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MessageSujet: Re: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Jeu 19 Avr 2018 - 20:34
-Mais cessez, vous ne … vous n’avez pas mieux à faire que ce genre de chose ! Je suis horrifiée. De moi-même d’abord, car j’apprécie ses emportements, tout en les détestant autant ! Non, que diable, je ne veux pas !! Ou plutôt, je veux sans le vouloir ! Ce genre de chose n’en amène qu’à une autre et j’ai assez donné pour en supporter la rapidité et la conséquence ! Je ne saisis pas pourquoi j’éprouve une envie quelconque à ce sujet, alors que j’exècre totalement la finalité !

Qui peut apprécier, hormis un homme, ces quelques minutes de vas et viens qui donnent au final, la naissance d’un braillard après neuf mois insupportable de trahison du corps ! être mère, mais cela n’a rien de beau, que les idiotes qui s’en extasient en est consciente. Ce n’est ni plus, ni moins que neuf mois d’enfers, à devoir faire survivre un parasite qui se nourrit de vous, de vos humeurs, de vos envies, pour en plus, s’expulser de vous dans la douleur et n’avoir aucune utilité avant des mois, que dis-je, des années !

Le plaisir ! Ah oui, je vous en donnerais du plaisir, je n’en ai jamais vu ou eu et je ne suppose pas que ce soit Zenon qui va m’en procurer ! Je finis par m’agacer et le repousser, rajustant une mèche de mes cheveux.

-Pour un baiser, vous allez sans cesse recommencer, encore, toujours, allons donc ! Je ne coucherais pas avec vous, quoi que vous espériez, vous ne valez sûrement pas les quelques minutes de la chose et encore moins le risque que cela engendre !

Non, je ne vais pas lui mentir, j’ai le sexe en horreur, parce que je n’ai jamais éprouvé de quelconque plaisir à la chose, et je ne pense pas en connaître un jour. Quand j’entends ces femmes s’extasier sur la chose, je ne vois que les vas et viens de mon ancien mari et le bruit de son achèvement suintant mon oreille. Pire encore, j’imagine la possibilité d’un nouveau ventre plein ! J’aurais du prier l’infécond bien plus souvent !! Croyez-moi !

-Cessez donc, c’est agaçant ! Tout cela est…

Je ne finis pas ma phrase, furieuse, en colère, je peste. Mon corps est face au sien, je n’ai pas voulu m’éloigner tant que cela, serait-il possible qu’il adoucisse la vipère ? Ou bien qu’il parvienne à la dompter ? Ou mieux encore, à l’approcher ? Il faut croire, mais qu’il cesse cet empressement agaçant, je n’aime pas aimé cela et je ne veux pas, pourtant nulles lèvres ne m’a jamais embrassé ainsi…c’est étrange.

-Et arrêtez de sourire vous avez l’air encore plus stupide qu’à votre habitude !


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Mar 1 Mai 2018 - 8:48
« Mieux à faire que quoi ? De plus, vous râler toujours après, mais jamais pendant, pas plus que vous ne m’interrompez, alors ne me faites pas croire que cela vous laisse de marbre ou vous dégoûte... »

J’avais ce petit sourire insolent et sur de moi, qui faisait en général penser que je me fichais d’elle, mais pas vraiment… en fait j’étais complètement sérieux quand je disais qu’elle pouvait davantage se débattre si elle n’en voulait pas. C’était la meilleure manière de me montrer qu’elle n’en voulait pas. Je restais un moment silencieux avant de finalement lui sourire quand elle reprenait la parole me parlant du fait que je ne coucherai pas avec elle. Je me contentais de hausser les épaules. En était-elle vraiment sure ? Pour le moment, peut être. Mais après ? Rien n’était moins sur… je lui rétorquais donc.

« Le seul risque que vous courez c’est d’être déçue. Il n’y a pas un seul autre risque si vous savez comment vous prémunir. Alors si ce n’est que cela, je ne doute pas que c’est un peu faible. Mais ne vous inquiétez pas. Je ne vous force à rien que vous ne désiriez… aussi, si vous ne désirez pas coucher, alors je ne vais pas vous y forcer. Mais  ne me dites pas que vous n’aimez pas mes baiser car si je ne suis pas le plus intelligent, ou le plus cultivé, mais je suis loin d’être un imbécile et je suis suffisamment habile pour savoir que vous les aimez, même quand vous dite le contraire… en fait je crois que c’est justement parce que vous les aimez que vous réagissez de manière aussi épidermique. »

Je lui souris alors que doucement, je posais mes mains sur sa taille l’attirait contre moi pour l’embrasser de nouveau, mais pas sur ses lippes, non je baisais tendrement sa peau découverte, en haut du cou. Beaucoup de tendresse. Rien de plus. Je lui fis un sourire avec tendresse alors qu’elle me disait de cesser de sourire… mon cul. Sourire était sans doute l’un de mes points fort, car il était assez charmeur, assez chaleureux pour faire fondre un iceberg. Et elle ne pouvait pas être plus froide qu’un iceberg.

« Écoutez, je vous le dis et le répète :  je ne fais rien que vous ne vous ne vouliez pas.. ; et vous ne vouliez pas m’encourager, il ne fallait ni m’inviter à être vôtre cavalier au bal du renouveau, ni m’inviter à partager votre couche dans la foulée. AU final, c’est de votre faute, tout simplement… moi je me demande surtout si vous n’êtes pas tout simplement incapable de savoir ce que vous voulez. Et je pourrais pousser plus loin mon analyse, mais je vais finir par me faire gifler, encore. »

Doucement ma main, dans un geste sans doute exécuté trop tôt, venait doucement se poser sur sa joue alors que je l’embrassais à nouveau, mon autre bras autour de sa taille.

« Prouvez-moi que, catégoriquement, vous n’aimez pas et je vous lâche… bien sur cela ne marche que si je ne peux pas apporter de contre argument. Mais démontez déjà celui-ci : pour quelqu’un qui n’aime pas, vous vous débattez fort peu. »

Je lui fis un clin d’œil.

« Mais c’est intelligent et sournois de votre part… vous me faites espérer afin de garder un bon sous-fifre à votre botte... »

Oui, là c’était de l’humour.



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