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Flammes de réconforts ou de regrets ? PV

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Nicolas De Choiseul
Prince héritier / Soldat de l'armée ambrosienne
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Date d'inscription : 28/06/2017
MessageSujet: Flammes de réconforts ou de regrets ? PV Dim 25 Mar 2018 - 22:45
L'obscurité est totale dans le palais, une ombre se déplace pourtant avec un but précis. Eviter les gardes, se défaire de ses suiveurs, il rase les murs et empruntent les passages et souterrains secret. Son chemin il le connait à présent par coeur, il l'emprunte depuis une semaine déjà. Si son manège à alerter sa famille, ce soir il s'en moque. Peut importe les dire et les paroles, il doit la mettre en garde. Parce qu'ils n'en ont pas parler, parce qu'il a la certitude ce soir qu'elle est en danger certainement. Par sa faute mais pas que. Jusqu'où pourrait aller la vindicative attitude du Prieur envers sa propre famille ? Il l'ignore, il ne veut pas le découvrir et pour cela il doit la prévenir. Même si on lui a demandé de se tenir à distance, faire taire les rumeurs ce soir... Ce soir il fait ce que les autres font. Il ne se cache que pour éviter des mouchards nocturnes qui iraient voir son oncle ou sa soeur. Si tant est que l'un ou l'autre soit à son bureau. Ce dont il doute.

Il s'en veut, il aurait du trouver une solution seul, il aurait du... Du quoi ? Il doute même à présent du bien fondé de s'en être ouvert à sa famille. Il serre les dents et avance jusqu'aux écuries. Il se synchronise avec la garde depuis plusieurs jours de nuit. Et une fois de plus il selle son cheval seul. S'assure qu'il est nourrit et l'enfourche avant de passer une cape de veilleur ainsi que le casque. Il se fond dans le groupe qui se rassemble, glissant le hongre parmi les autres sans soucis avant de descendre vers la cité au pas. Cette fois pourtant le coeur le serre, il se moque des conséquences pour lui et les assumera cependant il ne peut rester sourd à ses sentiments. Ce soir, ce soir il volera de nouveau quelques heures maintenant qu'il sait.

Le chemin est long vers le deuxième niveau de la cité, la patrouille se divise comme à son habitude et le cheval noir se fond dans l'obscurité. Le cavalier et le cheval se détourne des autres pour se glisser sans bruit vers la destination. Ces derniers jours il a passé plus de temps à observer cet immeuble qu'il n'en aurait eut le droit. Cependant maintenant il sait. Il immobilise l'animal dans la rue puis le guide, l'attachant dans l'écurie de location proche et le dessellant pour qu'il puisse passer une bonne nuit. Il revient dans la rue, ombre silencieuse et s'arrête pour observer les environs. Longtemps il patiente, les lumières s'éteignent l'une après l'autre dans les domiciles proche, lui guette. Un seul endroit l'intéresse et enfin la lumière faible parait. Il se laisse le temps de s'assurer que personne d'autre ne guette les lieux et se décide. Lentement il s'approche de l'immeuble et franchit les limites de la propriété. Il se glisse jusque sous sa destination finale et commence l'ascension du mur. Une pause à chaque palier, montant chaque étage en faisant garde de ne pas se faire prendre à ses quelques pauses, il poursuit son ascension. Il s'est délesté du manteau dans l'écurie et le froid lui mord le corps quelque peu.

Sa tenue n'est certes pas orthodoxe pour son rang, un simple pantalon de lin et une chemise et une veste noire pour l'ensemble. Il a sans doute l'air louche, aussi il ne traîne pas dans son escalade s'arrêtant une seule fois le temps d'assurer sa prise avant de se hisser sur le minuscule balcon. Il heurte alors un vase et le retient de justesse, le bruit alertant sans doute l'occupante de la chambre. Il se baisse et se fait petit sur le minuscule espace et espère quelque peu qu'elle vienne. Au moins il n'aurait pas à ... toquer à la fenêtre comme le voleur de temps qu'il était...


Dernière édition par Nicolas De Choiseul le Ven 10 Aoû 2018 - 17:34, édité 1 fois




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MessageSujet: Re: Flammes de réconforts ou de regrets ? PV Mer 4 Avr 2018 - 20:47
Cela faisait quelques jours que nous étions rentrés du palais avec Valerian. Je n'avais pas encore osé lui parler de la rencontre nocturne de Nicolas ce soir-là. Chaque fois que j'avais essayé, les mots étaient restés dans ma gorge sans vouloir en sortir. Nous avions repris notre train-train quotidien. L'Opéra avait subi pas mal de dommages suite à la tempête qui avait fait rage. Mais cela n'empêchait pas les répétitions de se faire dans une salle annexe.

Nous avions d'ailleurs une nouvelle partition à apprendre. J'allumais une légère lumière dans ma chambre après avoir signifié à Gonzague que je n'avais besoin de rien. Puis je pris les premières pages et les consultais avec attention, fredonnant la mélodie à mesure que je la déchiffrais. J'étais quelque peu nerveuse, mon premier solo dans l'orchestre. Une grande preuve de confiance du chef d'orchestre, je devais l'avouer. Et une grande chance pour moi de faire mes preuves.

Alors que je battais la mesure, assise au petit secrétaire, ajoutant des annotations sur les pages au fur et à mesure, j'entendis un bruit à l'extérieur. Avec tout ce qui s'était passé récemment et tout ce que les gens disaient sur un célèbre voleur, j'avouais ne pas être tranquille. Je me levais doucement de ma chaise sans faire trop de bruit et me dirigeais vers l'âtre. J'attrapai un tisonnier et avançais doucement vers la fenêtre. Je jetais un oeil à l'extérieur, restant sur le côté de la fenêtre, mais ne voyais rien de bien probant. Puis je me décidai enfin à tourner doucement la poignée de la vitre. Ouvrant la fenêtre d'un coup je brandis mon tisonnier au dessus de ma tête, prête à frapper l'intrus.

Je me fixai d'un coup au dernier moment, les yeux ronds en voyant qui était sur mon balconnet.

"N... Nicolas ?" dis-je finalement. "Qu'est-ce que tu fais là ?..."

Un moment d'hésitation avant de poser mon arme improvisée dans un coin. Je regardai finalement autour à l'extérieur puis tirai le voleur à l'intérieur. Un dernier coup d'oeil histoire de voir si quelqu'un avait été témoin de la scène et je finis par refermer la fenêtre derrière lui, tirant les rideaux. J’agrippais son col et l'embrassai de manière impulsive. Je ne savais pas pourquoi il était là ni comment il était venu mais je devais admettre que je m'en fichais bien à ce moment là. Égoïstement j'étais heureuse qu'il soit avec moi.

"Tu es fou" lui fis-je alors en rangeant le tisonnier à sa place. "Si jamais on te savait là..."

Je ne finis pas ma phrase, il savait bien tout ce que cela impliquait pour chacun de nous.

"Tu as de la chance que Valerian ne soit pas là ce soir. Qu'aurais-tu fait si ça avait été lui qui aurait ouvert ?"

J'essayais de rester la plus raisonnable des deux mais il me connaissait suffisamment pour savoir que la leçon de morale était plus une formalité qu'une réelle dispute de ma part. D'autant plus vêtue d'une simple chemise de nuit couleur crème, légèrement transparente, dévoilant mes jambes.

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Nicolas De Choiseul
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MessageSujet: Re: Flammes de réconforts ou de regrets ? PV Ven 10 Aoû 2018 - 18:18
Les formes floues qui bougent, il distingue à peine une silhouette se mouvoir jusqu’à l'âtre, stabilise le vase qu'il replace sur son support et attend. Que pouvait il faire d'autre, redescendre ? Cela aurait été plus sage, pourtant son coeur, son âme et tout son être se sent vivant près de cette personne seule. Il le sait, il a vu le carrosse partir, il se doute qu'il y a peut être des domestiques mais mise sur le fait qu'ils sont allés se coucher. La fenêtre s'ouvre enfin, presque brusquement alors qu'il dévisage la jeune femme brandissant une arme de fortune dans une tenue tout à fait ...Stimulante mais ce n'était pas pour cela qu'il était là ce soir, quoique, il ne savait plus trop à la fixer comme un voleur alors qu'elle hésitait avant de prononcer son prénom. Au moins elle ne l'avait pas oublié c'était toujours bon à prendre.

Il posa juste un doigt sur ses lèvres, espérant qu'elle n'avait pas éveillé l'attention du domestique et accepta de pénétrer dans la chaleur de la pièce. Tient en fait il faisait froid dehors, pendant son escalade il ne l'avait pas trop ressentit mais maintenant contre elle il se rendait compte qu'il avait un air sûr gelé. La fenêtre refermé il la laissa tirer les rideaux alors qu'il s'en éloignait légèrement puis se trouva pris d'assaut par la jeune fille et ses lèvres. Dire que cela lui déplaisait aurait pure calomnies, surtout qu'elle lui avait fortement manquée dernièrement cependant. Cependant quoi ? Qu'est ce qui l'avait poussé à revenir alors que la bienséance aurait sans doute voulut qu'il demande audience au tuteur, et que l'entrevue se fasse en sa présence... Sa seconde phrase sur sa folie le conforta qu'il était en effet en train de commettre une erreur irréparable. Pourtant, et bien qu'il doive sans doute payer ce vol à grand prix il ne voulait repousser cette femme pour rien au monde.

Il la laissa poursuivre, s'éloignant e lui pour ranger son arme et un grand froid le saisit au plus profond de son être. Est ce que ces moments seraient les derniers avant longtemps ? La raison voudrait qu'il lui expose les solutions dont ils disposaient chacun, mais à cet instant, il se sentait moins prêt que tout à en parler. Il la rejoignit et sans la toucher lui répondit à voix très basse qu'on ne puisse reconnaître sa voix si on les espionnait.

« Un seul mot vous suffit Ma Dame, et je pars à l'instant. »

Une folie en plus d'un geste mais loin d'elle il se sentait si seul. Ces moments partagés sur le pont d'un vaisseau lui rappelait combien il était agréable d'être prit pour un homme et pas seulement une tête couronnée. Il baissa la tête, courbant l'échine pour observer la femme qui le rendait profondément mélancolique. Pourtant les minutes passaient et comme elle l'avait si bien dit, le fait qu'on le trouve ici n'arrangerait ni ses affaires ni celles de la jeune fille. Il résista au désir de la prendre dans ses bras de l'étendre sur ces draps pour lui rappeler ce qu'ils avaient partagé encore récemment et repris toujours très bas.

« Je ne peux rester longtemps malheureusement, cependant j'aurais aimé que l'on parle avant d'aller voir l'Impératrice. »

Est ce qu'il avait un air si abattu que cela quand il croisa son regard dans la psyché de la jeune fille ? Est ce que les seules solutions qui lui étaient venues à l'esprit n'étaient réellement que les seules issues ?

« Olympiane, la démarche que je compte faire vers ma soeur peut ne pas aboutir sur une solution ... Acceptable une ce soit pour moi ou toi. » Il tut et garda pour lui le pressentiment d'imminent désastre et poursuivit. « Si je suis là ce soir c'est pour obtenir une promesse de toi. Si j'échoue dans le fait à t'apporter une protection, ne... » Bon sang, c'était si difficile, pourtant il s'était préparé mais les mots butaient dans sa gorge. « Si jamais on t'en offre une ne la refuse pas d'avance. Pense à toi avant tout, et à cet être que tu portes. » Sauver la vie, même si cet enfant ne naît pas sous sa protection qu'il en ait une au moins ainsi que sa mère. Il sentait bien qu'il se devait de lui donner ce choix, car dans le cas où on lui refuse le droit de se retirer, qu'on lui refuse même le droit de vivre une autre vie que celle par sa naissance... Alors ... Alors qu'elle n'ait pas à en pâtir, c'était la seule chose qui lui importait aujourd'hui. Il avait pu côtoyer la noirceur du monde dernièrement et s'il ne partait pas défaitiste, sentait bien que les chances de faire entendre un mariage étaient inexistantes sinon quasi nulles.




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MessageSujet: Re: Flammes de réconforts ou de regrets ? PV Dim 12 Aoû 2018 - 3:54
Je parus peinée à sa phrase. Souhaitait-il vraiment partir si vite alors qu'il avait prit tous ces risques pour me retrouver ? Pourtant son regard trahissait clairement son émoi envers moi et il m'avait rien fait pour me détacher de lui lorsque je l'avais embrassé. Je ne comprenais pas trop son comportement. Il parlait très bas, comme pour ne pas se faire entendre. Je savais que Gonzague était un peu dur de la feuille donc cela ne me dérangeait pas mais bon, je savais je savais aussi que Nicolas était un peu suspicieux de tout et tout le monde. Aussi jouerais-je le jeu moi aussi de ne pas parler trop fort. Ne disait-on pas que les murs avaient des oreilles ?

La suite de la discussion me fit froncer les sourcils et pencher légèrement la tête. Je ne comprenais vraiment pas de quoi il voulait parler. "Aller voir l'Impératrice" ? Une "solution acceptable" ? Une "promesse" ? Une "protection" ? Mais de quoi voulait-il parler à la fin ?... J'avais beau tout retourner dans ma tête, impossible de faire la lumière sur tout ça... Il avait une tête de chien battu, je ne l'avais jamais vu comme cela encore... Et cela me faisait peur, je devais l'avouer. Ma mine se fit d'ailleurs inquiète. Je pris sa main et la porta à ma joue, me frottant contre celle-ci en fermant les yeux. J'aimais sentir son contact, sa chaleur... Je me sentais vivante à ses côtés. Je ne pouvais envisager la vie sans lui. Cela ne plaisait à personne mais après tout, nous n'y pouvions rien si nous nous aimions. Comment se pouvait-il qu'ils ne comprennent pas les élans du coeur ?

"Nicolas" dis-je à voix basse moi aussi. "Je ne comprends pas de quoi tu me parles... Pourrais-tu m'expliquer tout cela ? Qu'essaies-tu de me dire ?"

Sans savoir pourquoi, je me blottis contre lui. Je n'y pouvais rien, c'était comme un automatisme chaque fois que je me trouvais près de cet homme qui hantait mes pensées à chaque instant de ma vie. Une petite chaleur naquit dans mon ventre, comme si notre enfant se plaisait à être ainsi en compagnie de ses parents. Et cela me fit sourire. Mais je me reportai vers ce qu'il essayait de me dire. Et je me souvins d'il y a quelques nuits de cela où il avait fait un genre de malaise. Mon regard terrifié se porta vers le sien alors que je me détachais soudain de lui.

"Ne... Ne me dis pas que tu vas mourir ?" lui fis-je alors un peu plus fort que je ne l’aurais voulu. "Tu n'as pas le droit de me laisser ! Pas maintenant ! Pas alors que nous venons de nous retrouver et que je porte notre enfant !" ajoutai-je en plaçant sa main sur mon ventre.

Je me mis alors à sangloter sans même le vouloir. J'étais une vraie fontaine depuis que j'étais enceinte, c'était une véritable catastrophe...

Pia tu es vraiment pathétique à pleurer comme ça !

Pathétique peut-être, mais j'avais une réelle terreur au plus profond de moi. Je ne voulais perdre celui qui était la moitié de mon être et cela pour rien au monde. J'espérais vraiment que ce n'était pas de cela qu'il essayait de me parler, de toute mon âme. Je savais ce que c'était de vivre sans père, je ne voulait pas que cela se passe ainsi pour notre enfant. Je pleurais sans discontinuer, gardant sa main captive comme pour maintenant le lien entre nous trois et attendant qu'il me confirme ou infirme mes propos.
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MessageSujet: Re: Flammes de réconforts ou de regrets ? PV

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